samedi, février 21, 2015

Mes mésaventures avec Facebook (suite)



Certains pourront trouver cela dérisoire et ils auront sûrement raison... Mais j’ai envie de vous faire part de la suite de mes mésaventures avec Facebook. Car cela peut être intéressant pour ceux qui pourraient se trouver confrontés à la même difficulté et surtout cela me semble dire des choses intéressantes sur l’évolution des réseaux sociaux.


Résumé de l’épisode précédent
Comme je l’ai déjà expliqué dans un précédent billet de blog, mon compte a été déconnecté, jeudi 19 février. Je me suis retrouvé dans l'impossibilité d'accéder à mon profil et avec le message suivant qui apparaissait : «  Il semblerait que vous utilisiez, un profil pour représenter une organisation. une entreprise, une marque ou une personnalité publique.  Les profils personnels sont réservés aux individus et doivent comprendre un vrai nom et prénom (par exemple Jean Dupont) Les Pages Facebook sont similaires aux profils, mais elles offrent plus d'outils aux organisations, entreprises, marques et personnalités publiques pour entrer en contact avec les personnes susceptibles de s'intéresser à elles.  Afin de respecter les Conditions d'utilisation de Facebook et de vous permettre de mieux atteindre votre audience, nous allons devoir convertir votre profil en Page. Les amis de votre profil actuel seront transférés vers votre nouvelle Page en tant qu'abonnés. »
Je déteste les situations qui vous mettent devant le fait accompli...
Mais après avoir pesté, tenté de joindre un quelconque service en vain, je me suis résigné à faire cette manipulation.

Déconvenues
1er constat : j'ai perdu tous les messages précédents (sauf les images) ainsi que les commentaires associés à ces messages. Mon mur Facebook était une sorte d’archive et de forum et cela vient de disparaitre. Dommage...
2ème  constat : c'est nettement moins pratique. Il faut avoir à la fois un compte personnel pour administrer une page et pour lire les messages des autres (la seule page ne permet pas de voir ce que publient les abonnés, or pour faire de la "veille" c'est indispensable). Vous devez donc sans cesse naviguer entre les deux.
3ème  constat : la visibilité est nettement plus faible et suscite moins de réactions. En plus on ne peut pas être notifié des commentaires quand il y en a, ce qui rend vraiment plus difficile l’interaction et aussi le contrôle de la teneur des messages (insultes, propos répréhensibles,...)
4ème  constat : dès qu’on rentre dans la logique des pages, on vous considère comme une source de monétisation et il faut payer pour être plus visible et augmenter son organic reach" et le transformer en “paid reach”...
5ème constat : je ne comprends pas pourquoi c'est tombé sur moi alors qu'il y a plein d'autres comptes qui pourraient rentrer dans cette catégorie de la confusion entre individu et organisation. La rançon du succès ou de la malveillance ?

Leçons
Amis, apprentis “community managers” d’associations et autres organisations non marchandes attendez vous à vivre des jours difficiles...
Car, visiblement, le durcissement de la politique de Facebook sur la véracité des comptes personnels ne semble pas être lié à une volonté de lutter contre l’anonymat ou d’autres principes éthiques. Il s’agit d’abord et avant tout de “monétiser” le réseau social. Celui-ci reste gratuit pour les particuliers mais devient très vite payant pour tous ceux qui sont susceptibles de rentrer dans une logique marchande. “Quand c’est gratuit, le produit c’est vous...” dit un célèbre dicton de l’Internet. La formule devient un peu plus complexe et s’inscrit dans la logique de remise en cause de la neutralité du web : “si tu veux être vu, il faut payer...” Et dans une logique monopoliste, pas moyen de négocier...

Une autre leçon de cette mésaventure est à rechercher dans la standardisation et la réduction des usages imposée par Facebook. Au début de l’informatique, on distinguait les logiciels “ouverts” des logiciels “fermés”, ceux qui permettaient plusieurs usages de ceux qui imposaient un seul mode d’action. On peut tenir le même raisonnement aujourd’hui pour les outils numériques. Facebook au départ était un “trombinoscope” (c’est ce que veut dire le nom en anglais) mais est très vite devenu un outil multi-usages permettant aussi bien de partager des photos de famille que des informations militantes ou des messages commerciaux avec une frontière assez floue entre personnes physiques, personnes morales, personnalités/militants/individus... Mais aujourd’hui on semble aller vers une typologie plus rigide. On est soit une “organisation”, soit une “personnalité publique” ou un individu lambda... Et de chacun on attend un mode d'action et un seul.
Et la confusion, ou plutôt la complexité de la vie, n’est plus de mise dans un monde paradoxalement à la fois de plus en plus marchand et d’une extrême rigueur bureaucratique.

La suite ?
Je vais donc m’adapter à cette difficulté supplémentaire. Car je continue à penser, malgré tout, que c’est un outil pour fabriquer du réseau, échanger et diffuser des idées (et pas forcément des “produits”).  Or, dans ma démarche personnelle et militante, c’est ce qui m’intéresse. Je compte sur les amis/abonnés pour rester sur cette dynamique.
Mais, je suis un peu amer de constater que ce réseau patiemment construit depuis 2009 est remis en question par cette décision unilatérale qui complique grandement les choses et m’oblige à recommencer presque à zéro...
L’amertume est aussi de constater que dans le mot « réseau social », le “réseau” a tendance à se distendre et le “social” laisser un peu plus la place à l’“économique”...

Philippe Watrelot


Ajout du 24 février 2015 : 
J'ai retrouvé mon compte Facebook initial (moins la mention “Cahiers Pédagogiques") avec toutes les archives et les commentaires. J'avais envoyé un peu au hasard une demande de réactivation de compte avec une copie de ma carte d'identité et j'ai reçu une réponse d'un certain "René, Community Operations Facebook" qui me dit "Nous vous remercions d’avoir confirmé votre identité. Nous avons débloqué votre compte et vous devriez maintenant pouvoir vous connecter. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.
Merci René ! Je ne pense pas que ce soit le résultat d'un revirement de la part de Facebook mais simplement le fait que j'ai joué sur plusieurs tableaux. 
Quant à la “gêne occasionnée" Facebook m'a juste fait perdre du temps et de l'énergie en m'obligeant à créer une page et un nouveau compte perso (que je viens de désactiver) et m'a pourri la vie pendant quelques jours mais on va espérer que maintenant c'est du passé...

jeudi, février 19, 2015

A propos de Facebook...

Ce jeudi 19 février, entre deux quintes de toux et en luttant contre la grippe, j'ai constaté que mon compte Facebook avait été bloqué. Plus précisément, à la place de mon “mur", on trouve le message suivant...



J'utilise les réseaux sociaux depuis de nombreuses années (avril 2009 précisément). Et comme je l'ai déjà expliqué ici même sur ce blog, c'est pour moi un outil de veille et d'échanges et surtout une tribune. 
J'ai fait le choix de l'indiquer clairement dans le nom que j'utilise sur Facebook : “Philippe Watrelot-Cahiers Pédagogiques”. C'est donc bien mon vrai nom mais avec la mention de ce qui motive ma présence sur ce réseau social. Il en découle un certain nombre de principes. En particulier, je ne fais pas ou très peu mention de ma vie privée sur ce statut. Je publie essentiellement des informations en lien avec l'éducation. J'indique quand je représente l'association dans telle ou telle instance ou manifestation. Je fais aussi état de mon activité d'enseignant car, pour moi, il est important que l'on comprenne qu'un président de mouvement pédagogique comme je le suis est d'abord et avant tout un enseignant "de terrain". Je suis donc d'abord un individu, militant et représentant d'une “organisation”
Cela ne semble pas correspondre aux catégories pré-établies de Facebook. On m'indique que “les profils personnels sont réservés aux individus” (mais j'en suis un !) et que pour les “organisations”, il faut ouvrir une page. Et bien sûr, l'information est donnée de manière brutale et sans possibilité de discuter. Essayez de trouver une adresse ou pire encore un numéro de téléphone !
D'après ce que j'en ai compris, il y a quand même des différences notables entre “mur” et “page”. En particulier, il y a moins d'interactions puisque l'information devient alors essentiellement descendante. Or, mon mur était un espace où d'autres personnes pouvaient contribuer et signaler des informations intéressantes et surtout un lieu de débats souvent riches et argumentés. L'autre grande différence tient au fait qu'avec une page on n'est plus “ami”  avec les personnes qui vous suivent (qui passent, eux, du statut d' “ami” au statut de “fan"— je ne me ferai jamais à ce vocabulaire...  —) et qu'on ne peut donc plus lire leurs propres informations. Pourtant, c'était une dimension importante de mon travail de veille sur les réseaux sociaux et en particulier Facebook. Je pouvais répercuter et rediffuser ce qui pouvait intéresser l'ensemble de mon réseau. Cela va devenir plus compliqué à faire puisqu'il va falloir naviguer entre plusieurs comptes pour parvenir au même résultat... Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? 
On me rétorquera que je n'avais qu'à lire attentivement les “Conditions générales d'utilisation” de Facebook où le cadrage des usages doit être sûrement indiqué explicitement. Mais on accepterait plus facilement de telles limites si, par ailleurs, des dérives bien plus graves étaient mieux encadrées. Quand on constate que des accusations gratuites, des injures publiques ou des appels à la haine sont publiés sans que cela suscite la moindre réaction du réseau social, on se dit qu'il y a deux poids, deux mesures...
Un dernier mot, (sans tomber dans la paranoïa). Avec près de 4000, je n'étais pas arrivé encore à la barre fatidique des 5000 contacts numériques (“ami” dans le langage Facebook), cette annonce brutale et sans sommation conduit à s'interroger sur ce qui a pu déclencher ce soudain intérêt des administrateurs psycho-rigides de Facebook. Que quelqu'un ait pu “signaler” mon profil pour me nuire n'est pas à exclure. 
En tout cas, même si cela complique un peu les choses, je reste malgré tout persuadé que les réseaux sociaux sont aujourd'hui un moyen utile pour susciter le débat, créer du réseau et diffuser des idées. Et pas seulement des photos de petits chats mignons !


dimanche, février 15, 2015

Bloc Notes de la semaine du 9 au 15 février 2015





- Vendredi 13... – Un peu d’espoir... ? – Programme des programmes - .



Le bloc notes bloque sur les notes... ! L’essentiel de celui ci portera sur l’annonce du vendredi 13 ( ! ) que la ministre ne retenait pas la proposition de la Conférence Nationale sur l’Évaluation d’interdire les notes jusqu’en 6ème. On essaiera d’analyser cette décision et sa portée en en proposant une version pessimiste et une version “optimiste”.
Et on s’intéressera aussi à la dernière version du socle commun qui a été votée le 12 février dernier.




vendredi 13...
C’est donc Vendredi 13 février que la conférence nationale sur l’évaluation des élèves , lancée en juin 2014 à l’initiative de Benoit Hamon, a débouché sur sept recommandations. On peut en lire le détail sur le site de la conférence ou un résumé dans un article du journal Le Monde Dans sa recommandation n°3, le jury proposait de «généraliser l'abandon de la notation chiffrée tout au long des cycles 1, 2 et 3, classe de 6e comprise, et de la remplacer par un autre type de codage reflétant la situation de l'élève».
Najat Vallaud-Belkacem a fait savoir par son entourage qu’elle ne retenait pas cette proposition n°3. En ce qui concerne les autres points, les arbitrages seront rendus en avril. La ministre de l'Education nationale et le président de la République ont toujours dit qu'«une suppression des notes chiffrées n'était pas à l'ordre du jour», fait-on valoir rue de Grenelle, précisant que l'objectif était d'aboutir à une évaluation «plus fine, plus exigeante» mais qui «ne décourage pas» les élèves.
Rude vendredi 13 pour les pédagogues ! Car la première lecture que l’on peut faire de cette annonce n’est pas très positive même si on peut aussi voir, malgré tout, quelques motifs d’espérer ou en tout cas de nuancer l’impression de départ.
Le signal donné n’est en effet pas très positif. Car la première traduction que l’on peut faire de cette réponse de la ministre est : “le système n’est pas réformable”. C’est en tout cas, ainsi que beaucoup vont lire cette annonce. Et, en soi, c’est déplorable. On a l’impression que c’est la frilosité qui l’a emporté et que la dynamique de la refondation semble bien loin. Par cette non-décision, on passe par pertes et profits le travail de tous ceux qui se sont investis dans ce débat. On peut même craindre que cela menace les expériences innovantes qui se développent et qui manquent cruellement de soutien. En tout cas ce pas-de-clerc rendra les enseignants encore un peu plus sceptiques, si c'est encore possible, vis à vis de toute annonce ou consigne institutionnelle d'un peu d'ampleur, et justifiera l'à-quoibonisme de ceux qui étaient de toute façon contre. Ce n’est donc pas un signal encourageant et cela augure mal de l’attitude du gouvernement face aux prochains dossiers comme la redéfinition du socle commun et la rénovation du collège. Pour reprendre une question déjà posée : le changement, c’est maintenu ?
Autre traduction possible de cet épisode : “on se débarrasse du mistigri que nous a refilé Hamon... ”. Car il faut bien dire que ce dossier semblait piégé dès le départ. Quand on relit le bloc notes du 29 juin 2014 qui suit cette annonce par Benoît le bref, on voit dès le départ que les craintes sont nombreuses. Ainsi Marie-Caroline Missir, dans L’Express rapportait les propos d’un recteur (anonyme) qui s’interrogeait "Mais que va faire Benoît Hamon dans ce guêpier de la notation?". On trouve la même critique chez Maryline Baumard dans Le Monde qui s’interrogeait : “Benoît Hamon a-t-il bien évalué… les risques ?. ” Et elle ajoutait : “en faisant de cette discussion un objet politique et non scientifique, le ministre affaiblit la réflexion qu'il souhaite. Benoit Hamon a ouvert ce dossier de l'évaluation contre l'avis de la direction générale de l'enseignement scolaire, contre celui de l'inspection générale et sans le Conseil national d'évaluation du système éducatif (CNESCO) ”. Pour ma part (pardon de m’auto-citer), dans mon bloc-notes du 14 décembre 2014 j’alertais sur le piège politique qui était tendu : « l’enjeu de ce débat n’est pas négligeable. Si la montagne accouche d’une souris, les dégâts peuvent être importants en termes d’images et par ricochet pour l’ensemble de la “refondation” » Un article du Monde pointe un autre aspect en indiquant que ce dossier cadre mal avec le ton de fermeté adopté récemment depuis les attentats. Et on retrouve alors la sempiternelle (et idiote) accusation de "laxisme" collée à la remise en cause des notes.
Autres traductions de cet épisode : “Moi, Président de la République, je ne me suis jamais intéressé à la pédagogie, ce qui m’intéresse ce sont les voix des enseignants...”. On peut faire d’abord l’hypothèse que la décision a été arbitrée à l’Élysée plutôt que Rue de Grenelle et on suppose que l’appétence de François Hollande pour la pédagogie est faible voire nulle et que sa conception de l’enseignement reste conservatrice. "L'école doit continuer à noter", avait déclaré François Hollande le 21 janvier, lors de ses vœux à la communauté éducative. On peut y voir aussi, me semble t-il, une dimension électoraliste. La priorité accordée à la jeunesse par la promesse quantitative des 60 000 postes durant la campagne de 2012 visait essentiellement à faire revenir les enseignants dans le giron de l'électorat du PS. Mais dès qu'on sent qu'il peut y avoir des frictions avec les "conservateurs" en matière d'école, et dans la perspective de 2017, on se garde bien de bouger quoi que ce soit ... 
La suppression des notes était un sujet relativement secondaire et la question était très mal posée dans le débat public, on peut en convenir, mais c’était intéressant de savoir si le gouvernement aurait l'audace de "tenir". Cela aurait pu certainement "faire bouger les lignes” Parce qu'à force d'attendre qu'elles bougent toutes seules, ces fameuses lignes elles ne bougent jamais...
On peut donc être pessimiste et, au final, peu surpris de cette décision. La surprise ? elle est peut être surtout dans le fait qu'on se rend compte qu'il y avait des gens qui y croyaient quand même un peu...

Un peu d’espoir...
Essayons toutefois de nuancer et de prendre du recul. Dans son dernier billet de blog sur Mediapart, Claude Lelièvre se livre à une défense de la position ministérielle. Il indique que si la Conférence Nationale sur l’évaluation avait pour but de faire quelques recommandations d’ordre général, “les propositions de ''préconisations'' (précises et opératoires) dans le domaine de l'évaluation (conformément à la « Loi sur la refondation de l'Ecole ») devraient être du ressort du Conseil supérieur des programmes, en articulation étroite avec ses préconisations en matière de programmes et de maîtrises de tel(s) ou tel(s) type(s) de connaissances et/ou compétences ”. En somme, l’ami Claude Lelièvre nous dit qu’il faut attendre les autres arbitrages et surtout la mise en œuvre concrète du nouveau socle commun par le CSP pour voir les réels changements.
On rappellera en effet que dans ses propositions rendues publiques fin novembre 2014, le Conseil Supérieur des Programmes faisait déjà des propositions assez audacieuses sur l’évaluation sans aller toutefois jusqu’à la suppression des notes. Coupler socle et évaluation pourrait être une forme de session de rattrapage...
Mais surtout, ne sommes nous pas victimes d’une illusion ? Comme le dit un de mes correspondants suisses sur les réseaux sociaux qui regarde cela d’un air amusé «Demander au ministre de l'EN de se prononcer sur l'évaluation, c'est comme demander au ministre de la santé de choisir la meilleure technique pour remplacer une valve cardiaque défectueuse.» Mais dans le système très centralisé qu'est la France, il y a un fonctionnement qui reste très vertical. Toute cette affaire, aussi bien la mise en place de cette conférence que la non-décision de la Ministre montre bien les limites d'un tel système de gouvernance. «Le système n’est pas réformable», c’est le signal qui semble donné par cette non-décision, disions nous plus haut. Mais peut-être sommes nous tous victimes d’un fantasme jacobin et centralisateur qui nous fait croire encore que les réformes se font par une décision venue d’en haut et redescendant impeccablement jusqu’aux cahiers de chaque élève...

Programme des programmes
Vendredi dernier, Michel Lussault, le président du Conseil Supérieur des Programmes a remis à la ministre le résultat des délibérations de son conseil. Il s'agit de la nouvelle version du « socle commun de connaissances, de compétences et de culture ». Michel Lussault, préfère parler du “programme des programmes” un “cahier des charges pour les attendus de fin de scolarité obligatoire.Le document de 15 pages que Le Monde commente dans un article, détaille les cinq “grands domaines de formation” qui doivent succéder aux sept “piliers” nés de la loi Fillon de 2005 :
1- Les langages pour penser et communiquer
2- Les méthodes et outils pour apprendre
3- La formation de la personne et du citoyen
4- Les systèmes naturels et les systèmes techniques
5- Les représentations du monde et l’activité humaine
Comme l’indique le rapport du CSP les cinq domaines ne se déclinent pas séparément. Ils ne correspondent pas à de nouvelles disciplines qu’il serait possible d’appréhender distinctement les unes des autres, mais définissent de grands enjeux de formation. Chaque domaine de connaissances et de compétences requiert la contribution de toutes les disciplines et démarches éducatives, chaque discipline apporte sa contribution spécifique à tous les domaines. « Nous avons fait le pari de les décrire en nous plaçant non pas du point de vue de l’enseignant, mais toujours du point de vue de l’élève, ce qu’il doit savoir, savoir faire, comprendre et analyser», souligne Michel Lussault. On a envie de rajouter à cette liste “et comment il sera évalué”...!
Reste à connaître les « programmes de cycle », que le CSP doit remettre dans un mois. Ce sont eux qui donneront à un document “un peu elliptique” reconnaît M. Lussault, “une forme et un sens concrets”. Le printemps sera t-il pédagogique ?

Bonne Lecture et n’oubliez pas d’aller voir aussi la rétrospective de la semaine en dessins... !

Philippe Watrelot


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