samedi, septembre 18, 2004

Revue de presse du samedi 18 septembre 2004

Petite actualité éducative aujourd’hui. Libération tente de faire le point, deux semaines après la rentrée sur l’application de la loi sur la laïcité. Jacqueline de Romilly défend toujours le latin et le grec et c’est – bien sûr – dans le Figaro.
Bonne Lecture...
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Libération du 18/09/04

Voile: l'Irak en toile de fond
Le sort des otages français complique l'application de la loi pour les élèves qui persistent à garder leur foulard.
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Les enseignants contre le jour férié à la carte
Choisir à la carte le jour férié qui deviendra jour travaillé ou fixer le lundi de Pentecôte ? Le ministre de l'Education a déclaré, vendredi, qu'il poursuivait «la concertation pour la fixation de la journée de solidarité» à l'école. Le ton a changé : il y a dix jours, François Fillon laissait entendre qu'un arrêté ministériel ferait du lundi de Pentecôte un jour travaillé. Entre-temps, les députés de la majorité ont pris le relais de l'opposition et des parents d'élèves opposés à une démarche autoritaire. Dans un entretien publié vendredi par le Figaro, le Premier ministre a tranché : les recteurs d'académie seront libres de choisir le lundi de Pentecôte ou «un autre jour» pour financer le plan dépendance en faveur des personnes âgées et handicapées.
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Le Figaro du 18/09/04

Jacqueline de Romilly : «Continuons le combat pour le latin et le grec !»
Huit mois après la publication dans nos colonnes de son «appel à l'aide» (nos éditions du 29janvier 2004) en faveur de l'enseignement des langues anciennes qui nous avait valu des milliers de lettres de soutien, l'académicienne Jacqueline de Romilly déplore que cet élan ne se traduise guère dans les faits. Préoccupée par le délaissement des humanités traditionnelles ainsi que par les méthodes actuelles d'apprentissage des langues, l'helléniste, auteur de près d'une centaine de travaux reconnus dans le monde entier, conserve son optimisme et poursuit son combat de toute une vie. Explications.
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L'Humanité du 18/09/04

Rien vu...

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Le Parisien du 18/09/04

Rien vu...

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La Croix du 18/09/04

Rien vu...

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20 minutes du 18/09/04

Pas de 20 minutes le week-end…

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Le Monde daté du 19-20/09/04

Rien vu...

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vendredi, septembre 17, 2004

Revue de presse du vendredi 17 septembre 2004

Les pilules sont en vedette aujourd’hui, celle du lendemain dans 20 minutes, celle des antidépresseurs dans le Figaro et enfin celle du Lundi de Pentecôte que Fillon doit avaler…
Bonne Lecture...
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Libération du 17/09/04

Rien vu...

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Le Figaro du 17/09/04

Antidépresseurs : danger pour les adolescents
Des experts américains estiment à leur tour que la consommation de ces molécules augmente les risques de suicide
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L'Humanité du 17/09/04

La Seine-Saint-Denis se met la Terre en tête
Lieu de sensibilisation aux enjeux de l’écologie urbaine et de confrontation des approches, la Biennale départementale pour le développement durable - 23 au 26 septembre - prend une dimension nouvelle.[…]
Enfin l’éducation, d’une part, et la fête, d’autre part, ne seront pas les moindres dimensions de ces quatre journées. La prise de conscience des questions environnementales et de leurs dimensions économiques et socioculturelles est un objectif désormais officiellement pris en compte par l’éducation nationale. Il ne s’agit pas d’une nouvelle discipline mais d’une question que les enseignants sont invités à faire vivre à travers tous les enseignements disciplinaires. D’aucuns s’en préoccupent déjà : plusieurs dizaines de classes seront les hôtes de la Biennale dans le cadre de travaux de plus longue haleine.
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Le Parisien du 17/09/04

Lundi de Pentecôte : François Fillon poursuit ses «concertations»
Ce matin, dans une interview au Figaro, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, prenant le contre-pied de M. Fillon, a déclaré qu'il laisserait les recteurs d'académies libres de choisir le lundi de Pentecôte ou «un autre jour» comme jour travaillé afin de financer le plan dépendance.
Le 6 septembre, le ministère de l'Education nationale avait annoncé son intention de signer un arrêté ministériel après un vote du Conseil supérieur de l'Education, instance consultative. Selon les syndicats d'enseignants, M. Fillon leur avait expliqué qu'il préférait procéder par arrêté afin d'«éviter que chaque recteur fasse des choix différents». A l'annonce du choix du lundi de Pentecôte par M. Fillon, les syndicats d'enseignants et de parents d'élèves avaient rappelé leur opposition de principe à la suppression d'un jour férié mais leur soulagement que celui-ci soit fixé au niveau central et non dans chaque académie. [...]
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L'école, l'obsession des parents
L'ÉCOLE OBSÈDE les élèves, mais surtout leurs parents. C'est même - et de très loin ! - leur préoccupation quotidienne par rapport à leur enfant. C'est le principal résultat d'un sondage TNS Sofres réalisé pour les éditions Atlas*, que nous dévoilons aujourd'hui.
Les résultats à l'école plus importants que les relations familiales. Qu'est-ce qui vous préoccupe en premier lorsque vous pensez à votre progéniture ? A cette question, les sondés répondent sans hésiter ses résultats scolaires et sa réussite en classe
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Le soutien scolaire, c'est... maintenant
CONSÉQUENCE LOGIQUE de l'obsession des parents en termes de réussite : ils n'hésitent pas à faire donner des cours de soutien scolaire... dès septembre. « Il y a encore peu de temps, j'avais surtout des demandes en décembre, juste après les résultats décevants du premier bulletin, raconte Ivan, étudiant en lettres à la Sorbonne, qui propose ses services via une petite annonce à un tarif de 20 € de l'heure.
Là, je n'ai pratiquement plus de créneau disponible. Mes élèves sont d'ailleurs plutôt bons en classe, mais leurs parents veulent les pousser à encore plus travailler. »
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La Croix du 17/09/04

Entraînez et entraidez-vous en ligne !
Si les sites de soutien scolaire payants pullulent sur Internet, quelques niches offrent des espaces d'échanges entre jeunes et moins jeunes. En toute liberté.[...]
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20 minutes du 17/09/04

La pilule du lendemain normalisée
C’est Ségolène Royal, alors ministre de l’Enseignement scolaire, qui a décidé en 1999 de délivrer gratuitement ce contraceptif aux étudiantes. Un choix qui avait à l’époque déchaîné les oppositions. Les associations familiales craignaient notamment une banalisation de l’acte sexuel chez les ados, mais aussi de l’acte contraceptif. Depuis l’avis du Conseil d’Etat en 2001, les infirmières scolaires ne peuvent délivrer le contraceptif qu’en cas d’« urgence caractérisée » et de « détresse ». En un an, 15 000 mineures ont demandé la pilule dans l’enceinte du collège ou du lycée. Une proportion stable par rapport aux deux dernières années, d’autant que 12 000 demandes sont considérées comme totalement justifiées.
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Le Monde daté du 18/09/04

Rien vu...

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jeudi, septembre 16, 2004

Revue de presse du jeudi 16 septembre 2004

« I got the blouse » Encore une fois , le thème de l’uniforme revient dans l’actualité à l’occasion de l’enquête de l’Union des Familles en Europe déjà évoquée hier. Articles dans Libération, l'Humanité et 20 minutes.
Bon, pour me calmer, je vais faire une petite dictée...
Bonne Lecture...
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Libération du 16/09/04

De la marque pour se démarquer
Less collégiens et leurs parents vivent un enfer. «A l'école, les enfants sont plongés dans une jungle, avec ses lois invraisemblables.» Cela «rend la vie dingue» aux adultes. La faute aux marques et à la surenchère qu'elles induisent (Libération du 1er septembre). Pis, chaque classe a ses «rejetés», les moutons noirs qui ne s'habillent pas comme les autres moutons.
Ce sombre tableau est dressé par l'Union des familles en Europe (UFE), une association familialiste et traditionaliste, dissidente de Familles de France. Hier, sa présidente Béatrice Stella présentait une enquête lancée l'an dernier. Pour cette mère de famille de 44 ans, 5 enfants du CP à la terminale, «la pression des marques n'a jamais été aussi forte, c'est une agression qui perturbe la vie de famille et la vie des collèges».
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La panoplie de l'ado à la mode
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Un PC portable par étudiant : les constructeurs sceptiques
L'opération du ministre de l'Education nationale doit démarrer le 28 septembre.
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Quid du palmarès universitaire ?
Jean-Yves Mérindol, professeur, président honoraire de l'université Louis-Pasteur- Strasbourg-I, membre du Comité national d'évaluation des universités (CNE).
Un palmarès des 100 meilleures universités en Europe sur la base de leur notoriété avait été publié par Libération en décembre 1989, ce qui était alors une nouveauté. A l'exception des mathématiques, la France n'était en position dominante dans aucune discipline. En 2003, l'université Jia Tong de Shanghai a publié un classement mondial des 500 meilleures universités basé sur leurs capacités de recherche. Il montre une suprématie écrasante des universités nord-américaines (15 des 20 premières, 65 des 100 premières), une faiblesse des universités européennes (31 des 100 premières), une quasi-absence des universités d'Asie-Pacifique et d'Afrique. Sur des indicateurs légèrement modifiés, la version 2004 note une amélioration des positions françaises (Libération du 7 septembre), ce qui constitue une piètre consolation. […]Des raisons de fond contribuent à ces mauvais classements. La plus évidente tient aux ressources dont disposent les établissements. Il n'y a rien de commun entre les financements (public et privé) de Harvard, Stanford, Cambridge, Berkeley et MIT (les cinq premières) et ceux des universités et écoles françaises.[…]
Notre organisation est aussi en cause : séparation entre universités et écoles, entre universités et hôpitaux, entre universités et organismes de recherche, entre sciences et humanités, etc.[…]
Il est temps de changer pour constituer des ensembles universitaires comparables à ce qui se fait de très bon ailleurs. [...]
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Le Figaro du 16/09/04

Rien vu...

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L'Humanité du 16/09/04

Les griffes démoralisent les parents
Et si l’uniforme retrouvait sa place dans les cours de récré ? L’enquête sur les ados et les marques que vient de divulguer l’Union des familles en Europe pose la question sans ambages. La réponse fournie par les parents interrogés est, elle aussi, dénuée d’ambiguïté. C’est oui, pour 48 % d’entre eux, quand ils ne sont que 44 % à s’y opposer. Et c’est sans doute l’élément le plus neuf qu’apporte cette étude. Pour le reste, elle confirme avec rigueur ce qui se dit depuis un certain temps déjà : les jeunes sont accrocs aux marques. Évoquer l’addiction est à peine trop fort. Certes, les collégiens disent avant tout viser la qualité dès lors qu’ils optent pour un vêtement de marque. 60 % des garçons et 50 % des filles affirment faire leur choix sur un critère esthétique. D’ailleurs, ils ne sont que 11 %, au total, à trouver important de s’habiller griffé. [...]
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Le Parisien du 16/09/04

Rien vu...

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La Croix du 16/09/04

L'école s'adapte au handicap
Les élèves handicapés devraient avoir été mieux accueillis dans les collèges et lycées. En 2003, le ministère de l'éducation nationale s'était engagé à ouvrir, d'ici à cinq ans, un millier d'unités pédagogiques d'intégration (UPI), ces structures d'accueil collectif d'élèves handicapés dans le secondaire. «Notre politique volontariste se poursuit», affirme aujourd'hui un conseiller du ministre de l'éducation, François Fillon. Il était prévu que 200 UPI nouvelles ouvrent à la rentrée scolaire. Chacune devait accueillir une dizaine d'élèves.
Qu'en est-il réellement sur le terrain ? Pour la rue de Grenelle, il est encore un peu tôt pour tirer un premier bilan. Le ministère souligne néanmoins que les UPI et, pour le primaire, les classes d'intégration spécialisée (Clis) se diversifient. Elles s'adressent à des publics nouveaux, comme les enfants autistes. Parallèlement, l'effort sur l'intégration individuelle des élèves se poursuit, grâce, notamment, à l'augmentation du nombre d'auxiliaires de vie scolaire (AVS), chargés d'accompagner les élèves, qui dépasse désormais le nombre de 6.000. Enfin, une formation des enseignants du secondaire a été pour la première fois mise en place et, dans le primaire, celle des professeurs des écoles a été rénovée. [...]
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20 minutes du 16/09/04

Le débat sur l’uniforme reprend forme
Si l’on en croit une enquête publiée hier par l’Union des familles en Europe sur le comportement des adolescents vis-à-vis des marques, près de la moitié des parents interrogés (48 %) seraient favorables à l’instauration d’une tenue identique pour tous au collège. Cela permettrait, selon eux, de « gommer les différences entre les familles qui ont les moyens (d’acheter des vêtements de marque à leurs enfants) et celles qui ne les ont pas », ainsi que d’«éviter les rivalités et surenchères entre les enfants», impitoyables en matière de mode. Pour le président de la fédération de parents d’élèves FCPE, Georges Dupon-Lahitte, « il s’agit d’une vraie-fausse solution qui renvoie sur l’école une problématique globale d’attitude à avoir face aux phénomènes de mode». Et de pointer du doigt les adultes qui ne seraient « pas si distanciés » que ça des marques, ainsi que la logique économique qui fait de la jeunesse un « véritable marché ».
De son côté, la fédération PEEP invite les parents à « jouer leur rôle éducatif », concédant néanmoins que le port de l’uniforme pourrait être envisagé « dans les établissements confrontés à des violences scolaires et au racket ». [...]
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Un temple du textile pour les 15-25 ans
Les Galeries Lafayette ouvrent aujourd’hui Version Originale, un espace pour jeunes branchés
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Le DAEU, un autre bac vers les études
Cécilie, 21 ans, avale les marches qui mènent à l’amphi, bébé sous le bras. Ce n’est pas pourtant pas la rentrée à la formation continue de Lille-III (FCEP) : accompagnée de sa fille Ludivine, six mois, Cécilie se rend à la réunion sur le diplôme d’accès aux études universitaires, une passerelle pour ceux qui n’ont pas le bac. [...]
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Le Monde daté du 17/09/04

Obésité infantile : lancement d'une campagne d'information
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Voile : débat sur la tenue des mères accompagnant les sorties scolaires
Une mère voilée peut-elle emmener une classe en sortie scolaire ? Rien dans la loi du 15 mars 2004, qui interdit aux élèves de porter des "signes ostensibles" religieux, ne l'empêche : elle ne concerne pas les parents. Mais elle a eu pour effet collatéral de remettre à l'ordre du jour des textes plus anciens sur le sujet. Conséquence, la question de la tenue des parents accompagnateurs de sorties scolaires, dans le premier degré, fait aujourd'hui débat. Et tout le monde n'y apporte pas la même réponse. [...]
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mercredi, septembre 15, 2004

Revue de presse du mercredi 15 septembre 2004

Dans l’Humanité on apprend qu’un lycée de Turin a instauré des codes barres pour surveiller les absences des élèves. C’est sous le titre « Ils ont osé le faire… ». Bien vu…
Tous les journaux ou presque nous informent de la distribution d’une copie de Shoah à tous les lycées.
Très présente dans la presse également, la question de l’habillement des ados et de leur rapport aux marques. Ces différents articles sont en partie basés sur une enquête de l’Union des Familles en Europe.
Parution de l’enquête annuelle de l’OCDE « Education at a glance. Libération souligne les bons points pour la France alors que Le Monde s’attarde sur les points négatifs en particulier pour l’enseignement supérieur

Sites :

La présentation de l’étude de l’OCDE citée dans Libération et Le Monde


L’étude de l’Union des familles en Europe

Bonne Lecture...
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Libération du 15/09/04


L'école française bien notée
A l'échelle de la (petite) planète des pays développés, l'école française se porte raisonnablement bien. C'est ce qui ressort du rapport annuel de l'OCDE sur l'éducation. Il confirme que la France se situe dans la bonne moyenne en matière de dépenses d'éducation _ elle investit plus aujourd'hui qu'en 1995. Idem pour les taux de scolarisation, l'espoir de faire des études longues, la durée d'enseignement offerte aux élèves, la taille des classes ou le niveau des élèves... Son enseignement supérieur fait partie du top 5 des pays qui attirent le plus d'étudiants d'autres pays (9 % en France), loin derrière les Etats-Unis (32 %), mais quasiment à la hauteur du Royaume-Uni (13 %), de l'Allemagne (12 %) et de l'Australie (10 %). […]
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5 500 lycées et autant de copies de «Shoah»
«Vous devez être des combattants de la liberté et de la fraternité.» Hier, le ministre de l'Education, François Fillon, s'est adressé en ces termes aux élèves du lycée Sophie-Germain à Paris. L'objet de sa visite était double : rappeler que le racisme est une réalité contre laquelle le gouvernement entend lutter. Et motiver la communauté éducative, dont l'une des missions est d'apprendre aux jeunes à vivre ensemble. Face au ministre, des lycéens de terminale L et ES. A son côté, Claude Lanzmann, réalisateur de Shoah _ un DVD comprenant des extraits de ce film va être envoyé dans les prochains jours aux 5 500 lycées de France. […]
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«Elle arrivait des Somalies, Lily...»
C'est l'une des armes mises à la disposition des enseignants par le gouvernement pour lutter contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie. Un guide républicain listant des récits, poèmes et chansons célébrant les valeurs de la République sera envoyé à 5 500 lycées. Florilège des chansons proposées…
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Le Figaro du 15/09/04

Une circulaire contre le racisme et l'antisémitisme
L'émotion était une fois de plus très palpable hier au lycée parisien Sophie-Germain alors que Claude Lanzmann présentait des extraits de son film Shoah devant un groupe de lycéens. L'occasion pour François Fillon, qui se trouvait à ses côtés, de réaffirmer sa ferme volonté de lutter contre tous les actes à caractère raciste et antisémite. «Trop souvent, on véhicule l'idée que l'Éducation nationale ne fait rien, a précisé le ministre de l'Éducation. Au contraire, elle agit en profondeur. Aucun acte ne doit être banalisé, tout acte doit être sanctionné, mais parallèlement, la pédagogie du quotidien doit nous apprendre à vivre ensemble.»
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L'Humanité du 15/09/04

Coup de barre
On pense à Orwell. Mais aussi aux Pink Floyd : " We don’t need no education ", chantaient-ils. Depuis lundi dernier, des codes-barres ont été attribués aux élèves du lycée scientifique et technique Guiseppe Peano à Turin, afin de contrôler leurs retards voire leurs absences. Chaque matin, les 1 100 élèves doivent passer entre 7 h 45 et 8 heures leur livret scolaire, sur lequel a été inscrit le fameux code-barres, devant les lecteurs optiques qui quadrillent six des couloirs d’un établissement spécialisé dans l’électronique, l’informatique et les télécoms
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Le Parisien du 15/09/04

« Shoah » dans tous les lycées
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Les jeunes s'aiment en « racaille »
ÇA N'EST PAS un Ostrogoth, c'est votre ado ! Détaillez-le, il a toutes les chances de ressembler à un homme-sandwich, habillé de pied en cape avec des vêtements siglés. La griffe est son nouvel eldorado, la basket son signe de reconnaissance, et le « shall » son style préféré, si l'on en juge par l'enquête que révèle aujourd'hui l'Union des familles en Europe sur « les collégiens et les marques qu'ils portent ». Le look des jeunes ne doit rien au hasard, il est même codifié, et gare à ceux qui ne sont pas dans le coup, menacés d'être rejetés par leurs congénères.
Une dictature des apparences, pas forcément assumée, qui pèse d'autant plus que l'enfant grandit, et qui leste sacrément le budget des parents. C'est au point que certains pensent revenir à l'uniforme. Zoom sur la façon dont les jeunes sortent leurs griffes.[…]Lire la suite de l’article

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La Croix du 15/09/04

Tenue correcte exigée à l'école
Victimes de la mode, les adolescents le sont et l'admettent volontiers. À un âge - et dans une société - où l'image contribue grandement à définir l'identité, les lycéens, mais aussi les collégiens, soignent leur «look». Accessoires divers, vêtements de marque, signes de reconnaissance, tatouages ou piercings, tendances lolita, sport ou musicale (rap, pop, reggae, baba, techno, «gothique»)... Chacun y va de son style pour se singulariser, communiquer son état d'esprit en affichant clairement son appartenance à une sensibilité, une «tribu culturelle». Ce phénomène d'identification est bien connu et a été largement commenté par les psychologues et les sociologues de la jeunesse.
Les variations de la mode posent parfois quelques problèmes dans les établissements scolaires. Chaque année, professeurs, principaux et proviseurs peuvent ressentir la nécessité d'intervenir pour modérer certains élans. Suscitée par de jeunes stars internationales de la musique, la mode des T-shirts courts laissant le ventre nu fait fureur chez les jeunes filles depuis plusieurs années. À l'intérieur comme à l'extérieur des établissements scolaires, elle a aussi nourri les conversations des adultes, nombre d'entre eux se disant choqués par cette sexualisation précoce de l'apparence. […]
L’école peut-elle aider les adolescents à prendre un peu de distance face à des attitudes de consommation exacerbées, à des stratégies marketing bien huilées ? «Rares sont les professionnels de l’éducation qui interviennent réellement sur la question, fait remarquer Françoise Lorcerie, politologue, spécialisée sur les questions d’éducation. Ils s’attaquent surtout aux comportements vestimentaires, exigeant qu’on enlève les casquettes et les blousons dans la classe.»
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20 minutes du 15/09/04

Hervé Hamon L’écrivain publie le résultat de deux ans d’enquête dans les collèges et les lycées
«L’école discrimine socialement et ethniquement»
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Les ados marqués des pieds à la tête
Une enquête présentée aujourd’hui révèle l’importance du port de vêtements siglés pour les collégiens
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« Si je mets des chaussures de marque, c’est pour qu’on me laisse tranquille. Pour être considéré. » S’ils l’avouent difficilement, les adolescents sont soumis, dans le microcosme de la cour de récréation, à un véritable diktat des marques. C’est ce qui ressort d’une enquête nationale réalisée en 2003-2004 par l’association Union des familles en Europe, auprès de 539 collégiens et 472 parents issus de catégories socioprofessionnelles diverses. « J’ai été très frappée, souligne la présidente de l’association, Béatrice Stella, par le degré de souffrance de ces enfants qui sont exclus par leurs pairs dès lors qu’ils ne portent pas de vêtements siglés. »
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Le pauv’mec « n’a qu’à changer d’école »
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Toulouse : La fac du Mirail colmate et construit
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Le Monde daté du 16/09/04

L'OCDE souligne les retards de l'enseignement supérieur français
Taux d'échec élevé dans les filières générales, effort budgétaire insuffisant : la comparaison internationale est en défaveur de la France sur plusieurs points. L'étude annuelle met aussi en lumière la réussite du développement des études courtes et les progrès dans l'accueil des étudiants étrangers
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Ecoles, collèges, lycées : la France se place dans la moyenne des pays développés
La France , élève moyen de l'OCDE en matière scolaire. Qu'il s'agisse des résultats des élèves, du budget consacré aux écoles, collèges et lycées ou du salaire des enseignants, le rapport de l'OCDE, publié mardi 14 septembre, confirme les précédentes enquêtes de l'organisme qui attribue à la France un satisfecit global, contrairement à des pays comme l'Allemagne où l'enseignement scolaire semble en difficulté. […]
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Education : la rupture du rapport Thélot
Et si le rapport Thélot préparait une rupture dans la conception du système éducatif ? La commission chargée par le premier ministre de réfléchir à l'organisation et aux missions de l'école pour les quinze prochaines années n'a pas encore terminé son travail.
Mais le prérapport, rédigé à l'issue du débat organisé dans toute la France entre octobre et novembre 2003, possède un fil conducteur qui ne sera pas modifié : la définition d'un "socle commun" de connaissances et de compétences sur laquelle le système éducatif bute depuis près de trente ans.
[…] Pourquoi cette focalisation sur une question qui peut paraître déconnectée des difficultés actuelles de l'école ? Parce que l'instauration d'un socle commun marquerait une rupture : en donnant à l'éducation nationale la mission de garantir son acquisition, on ne définit plus les exigences par le haut - ce que doit savoir un candidat au baccalauréat - mais par le bas - ce qu'aucun élève ne doit ignorer à la fin de la troisième.
Ce choix remonte aux années 1970 : deux conceptions s'affrontent à l'intérieur de la Fédération de l'éducation nationale (FEN), alors hégémonique. D'un côté, les maîtres du primaire (représentés par le Syndicat national des instituteurs) défendent une "primarisation" du collège : dans cette logique, le collège est conçu comme le prolongement de l'école primaire avec une pédagogie destinée au plus grand nombre. De l'autre, les professeurs de lycée (représentés par le SNES) revendiquent la "secondarisation" du collège : celui-ci reprend alors le modèle du lycée avec ses découpages disciplinaires et la préparation aux orientations et sélections futures.
Depuis 1975, la seconde logique l'emporte nettement et le collège s'apparente à un "petit lycée"[…] Le collège dit "pour tous" a ainsi repris les méthodes pédagogiques du lycée - pourtant conçues pour l'élite - et se trouve désarmé face à l'hétérogénéité des élèves. […]
Ce qui a échoué ces trente dernières années peut-il fonctionner aujourd'hui ? Le contexte pourrait être plus favorable. En premier lieu parce que l'épuisement du modèle actuel est reconnu par tous les acteurs. L'objectif des 80 % d'une classe d'âge au niveau du baccalauréat est perçu comme irréaliste avec l'organisation actuelle. Le principe du "collège unique" est, lui, jugé utopique par des enseignants qui estiment ne pas disposer des moyens de cette ambition. D'où une interrogation considérée comme légitime par tous : comment relancer la machine sur d'autres objectifs ?
L'autre point positif - sur lequel compte s'appuyer la commission Thélot - est le renouvellement du corps enseignant avec le départ à la retraite, d'ici dix ans, d'un tiers des professeurs. Ce mouvement s'ajoutant à celui accompli ces dernières années, la moitié des enseignants en poste seront eux-mêmes des enfants du "collège unique". Des professeurs pour qui les débats des années 1970 ressemblent de plus en plus à une sorte de Moyen Age éducatif. Cela ne suffira pas à susciter l'adhésion à l'idée d'un socle commun, mais permettra de ne pas avoir, comme par le passé, d'opposition idéologique sur le sujet. La fenêtre de tir existe, même si elle est étroite.
Lire la suite du texte de Luc Bronner


Claude Lanzmann explique "Shoah" à des élèves avant sa distribution dans les lycées
Raconter. Expliquer. Encore et toujours. Nourrir la mémoire des jeunes. Claude Lanzmann s'est une nouvelle fois attelé à la tâche, mardi 14 septembre, devant quelques élèves du lycée Sophie-Germain, à Paris, dans le 4e arrondissement, et le ministre de l'éducation, François Fillon.
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Philippe Watrelot
CRAP-Cahiers pédagogiques

Site http://www.cahiers-pedagogiques.com

mardi, septembre 14, 2004

Revue de presse du mardi 14 septembre 2004

« De Fillon à M6, la nostalgie d’un ordre scolaire disparu » C’est le titre de Une du Monde (daté du 15/09). Le journal revient sur les déclarations de Fillon dans Le Figaro de la semaine dernière et le recours aux « bonnes vieilles méthodes » et met cela en parallèle avec le succès d’audience du « Pensionnat de Chavagnes » sur M6. On y lira avec intérêt l’interview de Hervé Hamon qui remet bien nos pendules à l’heure (alors qu’elles ont tendance à retarder ou même à marcher à l’envers…). Au fait, 1848 en chiffres romains ? Ça s’écrit MDCCCXLVIII !
Bonne Lecture...
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Libération du 14/09/04

La mise au ban de la maîtresse d'école
Dans le Doubs, des parents d'élèves mécontents ont boycotté l'enseignante du village et scolarisé leurs enfants dans une commune voisine. L'école et sa classe unique ont été fermées.
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Les manuels d'occasion font leur rentrée
Une petite liste à la main, ils attendent en file. Devant les rares librairies scolaires de leur quartier. Mais une fois entrés, ils en ressortent aussitôt. Avec, dans les bras, seulement la moitié des bouquins tant convoités. Pour les autres il faudra repasser, le stock est épuisé. A moins de se connecter sur l'Internet, où quelques sites proposent une «bourse aux livres scolaires».
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Le Figaro du 14/09/04

Des repas diététiques dès la maternelle pour lutter contre l'obésité chez l'enfant
Dans les écoles de Nice, les enfants apprennent à manger sainement à la cantine
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L'Humanité du 14/09/04

Le privé ne cède pas le terrain
La rentrée 2004 s’est imposée sous le signe de la laïcité, certes. Ce qui n’empêche pas l’enseignement privé - autant dire religieux - de connaître une courbe de vie que beaucoup d’autres secteurs commerciaux seraient en mesure de lui envier. Les demandes d’inscription dans l’enseignement catholique, qui représente 90 % du privé et scolarise 19 % du total des élèves de France, connaissent, cette année, une stagnation. Mais celle-ci intervient après un véritable boom en 2003, lui-même précédé, ces dernières années, d’une augmentation sensible du nombre de postulants. Quant à la stabilité constatée en septembre 2004, elle n’est pas tant le fruit d’un désamour que, semble-t-il, d’une saturation des capacités d’accueil.
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Le Parisien du 14/09/04

Rien vu...

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La Croix du 14/09/04

Rien vu...

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20 minutes du 14/09/04

Rien vu...

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Le Monde daté du 15/09/04

L'éducation nationale face à la nostalgie d'un âge d'or mythique
Succès de l'émission de M6 "Le Pensionnat de Chavagnes", floraison de livres et de films consacrés aux années 1950, discours de M. Fillon sur la restauration de l'autorité et des méthodes traditionnelles : ces dernières semaines, les signes d'un retour à un ordre disparu se sont accumulés.[…] Peu d'experts croient en une adhésion des professeurs à ces discours, critiqués par la plupart des syndicats. "Il s'agit d'un phénomène qui touche plus l'opinion publique que le monde enseignant , relativise le pédagogue Philippe Meirieu, directeur de l'institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Lyon. On voit surgir cette nostalgie chaque fois que l'école a du mal à trouver ses marques." "C'est un passé mythique, la référence à un âge d'or imaginaire, qui traduit l'angoisse face au système actuel", relève Philippe Savoie, historien de l'éducation. Son collègue, Antoine Prost, est plus sévère encore : "C'est la nostalgie du vieillard face à son image de petit enfant en culottes courtes. Cela n'a aucun sens - c'est même pathologique - tant la France a radicalement changé depuis", explique l'historien. [...]
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Hervé Hamon : "Les gens ne savent plus à quel point l'école des années 1950 était brutale, bricolée, peu performante"
Question : François Fillon veut "restaurer l'autorité" à l'école, revenir aux fondamentaux que sont la dictée et la récitation...
Il n'a pas d'argent. Ce n'est pas une catastrophe en soi : plus qu'un problème de moyens, l'éducation nationale souffre d'un problème de gestion de ses ressources humaines. Mais il n'a pas non plus de projet, de point de vue. Voilà pourquoi M. Fillon se réclame des fondamentaux. Etre réactionnaire, c'est être laxiste.
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Les enseignants sceptiques sur la restauration des "bonnes vieilles méthodes"
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Du temps du certif : "Ecrivez 1848 en chiffres romains"
Quinze ans après sa disparition, officialisée en 1989, il se trouve un éditeur qui sent un filon éditorial et republie les épreuves en un ouvrage grand public destiné à tester ses propres connaissances et "décrocher le diplôme" de nos grands-pères. Cela donne Vive le certif ! (éd. Le Pré aux Clercs, 10 euros, sortie le 16 septembre), écrit par Jacques Gimard, passionné d'histoire de l'éducation, accessoirement "nègre" pour des hommes politiques en mal d'écriture.
L'auteur a pioché dans les annales officielles les questions posées aux élèves depuis le début du siècle. L'arithmétique y est gratinée - et volontiers moraliste. "Un ouvrier qui fait des dépenses quotidiennes de tabac, eau-de-vie, boisson ne s'aperçoit pas qu'il gaspille ainsi 143 francs par an. Combien cela représente-t-il de journées de sa femme qui est brodeuse et gagne 2,75 francs par jour ?" Les rédactions sont aussi l'occasion de faire passer des messages. "Qu'est-ce que la paresse ? Montrez comment le paresseux fait tort à lui-même, à son maître, à sa patrie."
Les épreuves de morale sont encore plus transparentes : "Doit-on rougir d'être ouvrier ?", "Envers qui convient-il, surtout à un jeune homme, de se montrer poli ? ", "Quelles sont les qualités d'un bon patron ?", "Que pensez-vous d'un mari qui frappe sa femme ? ". Le calcul mental - qui a lieu à l'oral - peut être redoutable. "Quelle est la meilleure manière de diviser 12/25 par 4 ?", "Ecrivez 1 848 en chiffres romains", "Multipliez rapidement de tête 842 par 50".
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L'ouvrage alarmiste qui a inspiré François Fillon
Pour ses vacances, François Fillon s'était choisi deux livres de chevet. Le premier -Collèges de France, de Mara Goyet, gros succès de la rentrée précédente chez Fayard (Le Monde du 22 janvier 2003) - relate la plongée d'une jeune enseignante dans un collège de la Seine-Saint-Denis. Le second - Et vos enfants ne sauront pas lire... ni compter !, de Marc Le Bris (Stock) - est un pamphlet contre l'école actuelle, qui ne saurait plus apprendre le b.a.-ba à nos enfants. Le ministre de l'éducation y a trouvé un "fond de vérité", assure son entourage. Un fond de vérité qui a contribué à le convaincre de lancer, dès son retour Rue de Grenelle, la préparation d'une circulaire sur le français au collège.
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lundi, septembre 13, 2004

Revue de presse du lundi 13 septembre 2004

Libération consacre un mini dossier aux difficultés des langues vivantes face à l’hégémonie de l’anglais. Dans le Monde, on trouve des échos du colloque organisé par « A gauche en Europe », samedi dernier à la Sorbonne. Cet article permet aussi de faire le point sur les positions du PS en matière d’éducation.
Bonne Lecture...
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Libération du 13/09/04

A l'école, la diversité linguistique n'a pas cours
C’était il y a trois ans. Une éternité. Un vaste plan pour le développement de l'enseignement des langues vivantes avait été lancé par Jack Lang, alors ministre de l'Education nationale. Lors d'un séminaire de haut niveau, chercheurs et cadres de l'Education avaient rivalisé de déclarations en faveur de la diversité linguistique, de la nécessité de combattre le «tout-anglais», des vertus de l'apprentissage précoce, du rôle des langues dans l'ouverture à l'autre … Ce n'était pas la première fois. François Bayrou avait déjà lancé un vaste programme en faveur de l'enseignement précoce des langues vivantes. Un flop aussi […]Libération a posé la question aux inspecteurs généraux de trois langues confrontées, pour diverses raisons, à la difficulté de grignoter des «parts de marché»
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Joseph Philipps, inspecteur général d'allemand
«L'allemand fait l'objet d'une désaffection continue»

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Bruno Levallois, inspecteur général d'arabe
«L'assimilation a eu des effets ravageurs sur l'arabe»

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Joël Bel Lassen, inspecteur général de chinois
«Le chinois connaît un engouement record»

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Le Figaro du 13/09/04

Un guide de la laïcité pour les universités
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L'Humanité du 13/09/04

Rien vu...

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Le Parisien du 13/09/04

Des menus anti-obésité à la cantine
LE PACTE DES PETITS LOUPS : c'est le joli nom de l'opération anti-obésité qui vient d'être déclenchée dans les cantines scolaires de Nice. Cette initiative - la première en France de cette envergure - concerne plus de 20 000 demi-pensionnaires des classes maternelles et primaires de l'agglomération. Avec la mise en place depuis la rentrée de repas minutieusement équilibrés en protéines (12 %), lipides (33 %) et glucides (55 %) servis par la société Azur Restauration, il s'agit de combattre une obésité précoce qui touche désormais au plan national près de 16 % d'enfants et environ 20 % dans le sud du pays. Le Pacte des petits loups, qui mobilise auprès de l'école et des parents des experts en nutrition, permet d'appliquer des recommandations alimentaires essentielles. [ …]
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La Croix du 13/09/04

Rien vu...

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20 minutes du 13/09/04

Des lycéennes réclament leur «droit au bandana»
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Lille : Tout petits ch’tis et déjà à l’école
Dans le Nord, plus de 60 % des enfants sont scolarisés dès l’âge de 2 ans quand la moyenne nationale n’est que de 35 %. Une spécificité dont l’inspection d’académie (et le ministère) se passerait volontiers, mais que l’on revendique haut et fort sur le terrain.
« C’est une tradition liée au travail des femmes », explique Ariane Capon, adjointe au maire de Lille. « C’est surtout en rapport au manque de place en crèche », analyse plutôt Pasquier Cognacq, directeur de l’Union des associations familiales du Nord (Udaf). « Les structures d’accueil collectives coûtent cher aux communes. D’où leur intérêt à favoriser la scolarisation précoce. » […]
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Le Monde daté du 14/09/04

Dominique Strauss-Kahn présente son projet pour réduire les inégalités scolaires
Alors que le Parti socialiste reste discret sur ses projets en matière d'éducation, Dominique Strauss-Kahn a décidé de se saisir du sujet, dans le cadre de son club A gauche, en Europe. Samedi 11 septembre, il organisait un colloque sur les moyens de réduire les inégalités scolaires
"Depuis un peu plus d'un an, j'ai le sentiment que la gauche doit nourrir un projet éducatif, explique-t-il. Tout ce qu'on a fait à gauche, depuis la IIIe République, c'est d'essayer de donner la même chose à tout le monde, d'assurer ce que j'appelle l'égalité formelle. Mais le problème, aujourd'hui, c'est de donner différemment, de donner plus aux zones défavorisées. De chercher une égalité réelle." Une manière de prôner plus de discrimination positive à l'école. […] Mardi 31 août, Yves Durand, secrétaire national chargé de l'éducation, a présenté au bureau national, dans une indifférence quasi générale, un texte sur "le droit à l'excellence pour tous : une exigence démocratique". Le PS s'y engage pourtant à "remplacer les départs à la retraite" des enseignants, qui, d'ici à dix ans, représenteront le tiers des effectifs actuels. "La question, c'est de savoir s'il faut aller plus loin", ajoute M. Durand, qui refuse d'envisager une baisse du nombre d'enseignants alors même que la démographie recule. […] M.Durand s'oppose à une orientation avant la fin de la troisième et envisage de porter de 16 à 18 ans l'âge de la scolarité obligatoire. François Hollande préfère parler d'une "exigence de formation-qualification jusqu'à 18 ans" et n'est pas favorable au maintien des jeunes jusqu'à leur majorité "dans les structures actuelles de l'école, avec ce qu'on sait des classes-parking et de l'échec scolaire". Afin d'affiner ses positions, le PS prévoit d'organiser une série de colloques sur l'éducation d'ici au printemps. Il devra pourtant préciser ses intentions avant la fin de l'année, quand le gouvernement présentera son projet de loi d'orientation sur l'école.
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Un conseiller principal d'éducation en grève de la faim Rue de Grenelle
Garé devant le ministère de l'éducation nationale, rue de Grenelle, dans le 7e arrondissement à Paris, Roland Veuillet, conseiller principal d'éducation (CPE), est en grève de la faim depuis le lundi 30 août. Il proteste contre sa mutation d'office de l'académie de Montpellier vers celle de Lyon intervenue à l'issue des grèves du printemps 2003.
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Revue de presse des hebdomadaires
(semaine du 6 au 13 septembre 2004)

Encore une fois c’est dans l’Express qu’on trouve les articles les plus intéressants. Un point de vue de Jacques Marseille montre les effets pervers de la gratuité des manuels scolaires. Un autre article se penche sur les mécanismes de la mémoire. Dans le Nouvel Obs, un reportage décrit la rentrée d’une jeune enseignante dans un collège sensible d’Évry.
Bonnet d’’âne pour Le Point qui ne trouve rien de mieux que de chroniquer un nouveau livre sur les « perles » des élèves…
J’ai remis les références des articles du Figaro évoqués dans ma revue de presse de samedi. Il faut en effet lire la position du Ministre F.Fillon sur le retour à l’autorité et aux bonnes vieilles méthodes…
Bonne lecture
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Le Nouvel Observateur du jeudi 9 septembre 2004 - n°2079

A Evry, dans un collège «sensible» Le premier cours d’Anne-Sophie
Comment fait-on pour s’adapter dès la première heure et pour enseigner le français à des élèves venus de tous les continents? Caroline Brizard a suivi les premiers pas d’une jeune prof ...
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Le Point du 9 septembre 2004

Rentrée scolaire : Perles de culture
«Qu'allèges trouver à l'intérieur ? » Marjorie, en seconde, est dubitative. Le lecteur, lui, trouvera dans les fascicules que publient les éditions Horay, à l'occasion de la « rentrée des crasses », un florilège des bévues, fantaisies et confusions de nos jeunes potaches : classique mais toujours irrésistible
« Perles d'élèves », « Perles de lycéens », « Perles de collégiens » (Horay, 7,50 euro chacun).
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L'Express du 13/09/04

Manuels scolaires : Coûteuse gratuité
par Jacques Marseille, historien et économiste
A l'occasion de cette rentrée, la gratuité des manuels scolaires, inaugurée par la région Centre en 1998, s'est généralisée à l'ensemble des régions, à l'exception de la Corse, qui attend 2005. […]Premier effet de la gratuité pour les régions qui, comme l'Ile-de-France, la Bourgogne, le Centre ou Paca, ont choisi de verser directement la subvention aux lycées, cette décision a favorisé les grossistes et les grands distributeurs au détriment des librairies, qui ont vu baisser leur fréquentation et s'effondrer leurs achats d'ouvrages autres que scolaires, tels les dictionnaires. Concentration des ventes au profit des structures capitalistes et détournement des familles des lieux de médiation culturelle, voilà vraiment une mesure sociale! Obligés, par ailleurs, de rendre les ouvrages à la fin de l'année et de verser une pénalité en cas de détérioration, de nombreux élèves, surtout les plus modestes, se gardent de les... ouvrir, de peur de les abîmer! […]
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Cécile Corre, Psychologue «Non à la banalisation du racisme chez les enfants»
Des ados m'ont rapporté qu'au collège, lorsqu'un enfant ne veut pas prêter un stylo, on lui balance (qu'il soit juif ou non): «Arrête de faire ton juif!» Des étudiants, pions dans des collèges parisiens, m'ont confirmé que les propos racistes étaient désormais l'ordinaire. On ne dit plus: «Toi, va te faire...», mais: «Toi, le renoi (si c'est un copain), toi, le négro (si ce n'en est pas un), toi, le rebeu, toi, le jaune, toi, le niac, toi, le feuj, va te faire...» […]
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L es secrets de la mémoire
Depuis une quinzaine d'années, les neurosciences ont accumulé les découvertes sur le fonctionnement du cerveau. Il est temps d'en tirer des enseignements pratiques et d'améliorer ainsi les capacités de notre organe central. C'est ce que propose Votre mémoire. Bien la connaître, mieux s'en servir (Larousse, 320 p., 25 €.). Coordonné par le Dr Bernard Croisile, neurologue à l'Hôpital neurologique de Lyon, cet ouvrage rassemble les contributions d'une vingtaine de spécialistes. Tous les aspects du problème sont traités, de la description des circuits neuronaux aux maladies cérébrales. Cette encyclopédie, d'accès très facile, permet de dédramatiser le sujet. Une simple peur des «trous de mémoire» ne doit pas en effet se transformer en angoisse obsessionnelle. Voici 20 questions auxquelles ce livre permet de répondre
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Le Figaro-Magazine samedi 11 septembre 2004

François Fillon à l'école du Grand Meaulnes
Lire l'interview de François Fillon


École : Le passé fait recette...
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Politis du 2 septembre 2004

Rien vu...

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samedi, septembre 11, 2004

Revue de presse du samedi 11 septembre 2004

Un trou béant dans la première tour,et puis d’un seul coup une boule de feu dans la deuxième. Le silence brutal des passagers du métro dans lequel je me trouve pour me rendre au travail. Les bruits des sirènes, des avions de chasse. Les new-yorkais qui marchent encore plus vite que d’habitude, la panique des élèves du lycée français. Et puis la poussière et les débris qui s’abattent sur la ville et surtout l’odeur…
Pardonnez moi, mais il est des jours où il plus difficile de lire la presse tant les souvenirs qu’ils évoquent sont encore présents en moi...

Revenons à la revue de presse. Deux articles dans le Figaro à signaler.Une interview de F.Fillon dont j’extrais les dernières phrases « Je veux revenir à des règles simples qui donnent des objectifs clairs et rationnels. Je ne serai pas le ministre des grandes déclarations enflammées, des discours théologiques pour savoir si «l'enfant est au coeur du système», otage de méthodes de lecture toujours plus «révolutionnaires», dans des classes où le redoublement serait à la carte... Je suis porteur d'une vision finalement simple de l'éducation : le savoir est chose sacrée, l'autorité ne doit plus être une conquête permanente des maîtres, la décision scolaire appartient en dernier lieu à l'enseignant qui est l'unique capitaine de son vaisseau. L'autorité est le corollaire clair et objectif de la réussite des élèves. Je serai toujours du côté des maîtres. »
Il y a aussi un article sur le « Pensionnat de Chavagnes », l’émission de M6 du jeudi soir qui a beaucoup de succès. Cela interroge et inquiète et mérite au moins qu’on aille voir un des épisodes pour se faire une opinion.


Bonne Lecture...
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Libération du 11/09/04


Désamiantage escargot à Jussieu
Au bout de huit ans, le chantier de la fac parisienne n'en est qu'à mi-parcours.
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Le Figaro du 11/09/04

ÉCOLE : Le passé fait recette...
Deux épisodes ont déjà été diffusés, le jeudi soir, en prime time. Mais si vous les avez ratés, il en reste encore trois : un par semaine pour une expérience qui s'est déroulée durant un mois, en juillet dernier, dans le huis clos d'un véritable pensionnat, situé à Chavagnes-en- Paillers, au coeur de la Vendée. Vingt-quatre collégiens, 12 garçons et 12 filles, tous âgés de 14 à 16 ans, choisis parmi 2 000 candidats pour représenter «toutes les régions de France, tous les milieux sociaux et tous les niveaux scolaires», y ont sacrifié la moitié de leurs vacances pour vivre une aventure du troisième type : tenter d'obtenir le certificat d'études des années 50 (que les écoliers passaient alors à 11 ans, en fin de CM2), après avoir accepté d'endurer les conditions qui régnaient à l'époque : même programme scolaire, mêmes méthodes d'enseignement, même alimentation, même tenue vestimentaire, et surtout... même discipline. […]
Quoi qu'en diront sûrement les pédagogues modernes (dès qu'ils se seront aperçus des résultats qu'obtiennent les enseignants «à l'ancienne», et de leur impact potentiel sur l'opinion publique), l'internat de M6 est en effet beaucoup moins cruel et sadique que le château de TF1. Les ados n'y sont pas constamment jugés et humiliés, ni éjectés de l'émission lorsque leurs résultats ne sont pas à la hauteur. Leurs professeurs (tous enseignants du privé dans la vraie vie) ne cherchent aucunement à les «casser» physiquement ou moralement. Ils sont vraiment là pour les aider à décrocher le certificat d'études ; et le moins que l'on puisse reconnaître, c'est qu'ils s'y emploient. […]
L'émission plaît. A tous les âges. Les jeunes la trouvent loufoque, les grands-parents attendrissante, et les parents passionnante ; elle leur en apprend autant sur leurs enfants que «Loft Story», dans un domaine qui les intéresse bien davantage : la façon dont ils se comportent et travaillent à l'école. Ce qu'ils en pensent aussi. Le forum internet de l'émission a déjà commencé à ouvrir une discussion entre ados là-dessus ; et l'on peut parier que ses résultats seront beaucoup plus instructifs - notamment sur la question de l'autorité - que les nombreux rapports, toujours péremptoires, pondus depuis trente ans par les pédagogues et les sociologues sur la meilleure façon de les éduquer.
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François Fillon à l'école du Grand Meaulnes
Le ministre de l'Education nationale vit sa première rentrée des classes. François Fillon possède le goût des symboles puisqu'il a choisi à cette occasion de se rendre sur les lieux où l'écrivain Alain-Fournier fut élève de 1891 à 1898. Les murs de l'école où pénètre le ministre portent toujours la promesse d'un merveilleux à portée de main, sa salle de classe résonne des projets d'aventure d'un personnage fascinant, le Grand Meaulnes.[…]
Quel est votre regard sur les méthodes et les résultats des hussards noirs de la III e République ?
En premier lieu, il faut se défier de magnifier le passé. Les hussards inspiraient confiance et ils ne doutaient pas de leurs engagements. Cette forme de panache et de courage pour établir les bases d'une société moderne peut être remis au goût du jour... Je pense que les maîtres d'aujourd'hui conservent la même foi dans l'exercice de leurs missions. Je défie quiconque de nier qu'ils ont un véritable courage devant l'ampleur du travail à accomplir. J'emploie volontairement le qualificatif de «maître», car je crois que la véritable question est désormais celle de l'autorité. Il faut restaurer l'autorité naturelle que possédaient les maîtres d'hier, cette forme d'aura, grave et douce, qui ne se discutait pas.
Mais pourquoi, en si peu de temps, les enseignants ont-ils perdu cette autorité ?
L'école n'est pas à l'origine de la dilution des repères et de la crise de l'autorité. Il faut plutôt stigmatiser l'évolution de la société depuis ces vingt-cinq dernières années. La contestation de toutes les formes de pouvoir et l'affaiblissement de notre système politique ont miné le respect dû aux enseignants. Notre système scolaire peut retrouver son autorité, mais ce débat dépasse la simple réforme de l'école. Il s'agit d'un retour global aux valeurs républicaines. L'idéal de Jules Ferry demeure non seulement une référence mais il mérite aussi d'être entretenu et remis au goût du jour. L'ardeur des hussards n'a pas été vaine puisque notre école reçoit aujourd'hui tous les jeunes Français. Nous avons néanmoins besoin de retrouver les principes d'origine selon lesquels l'Education nationale possède une mission simple : celle d'instruire et d'assurer la promotion sociale. Au fil de ces trente dernières années, l'école a été chargée de fonctions si nombreuses que nous avons fini par oublier cette mission essentielle. Je suis partisan d'une réactualisation de l'idéal républicain.
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Est-il interdit d'interdire ?
Sociologue, chercheur au CNRS, spécialiste de l'éducation et de la jeunesse, Fize a baigné au long de sa carrière dans une culture de gauche dont il a entrepris d'évaluer l'héritage. Il s'est fait connaître d'un public élargi, l'an dernier, par un livre dans lequel il remettait en cause un tabou, à savoir la mixité scolaire. […]
En cette rentrée, Fize nous donne un ouvrage dans lequel il se penche sur la notion d'interdit. Si sa réflexion s'inscrit contre l'esprit libertaire, notamment à travers l'exemple de la famille, il dépasse les oppositions trop attendues. Refusant la logique binaire, l'auteur rappelle en effet qu'il existe des interdits légitimes, mais qu'il en est d'autres qui méritent d'être levés : ainsi, dans notre société matérialiste et mercantile, ceux qui frappent le Beau, le Bien et le Vrai. L'interdit n'est donc pas plus un absolu que la liberté : tout est affaire de sujet et de circonstances.
Les interdits - Fondements de la liberté , Michel Fize , Presses De La Renaissance 2004
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L'Humanité du 11/09/04

Quand le langage des signes est au menu
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Le Parisien du 11/09/04

Feu vert pour les fruits dans les distributeurs
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La Croix du 11/09/04

Rien vu...

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20 minutes du 11/09/04

Pas de 20 minutes le week-end...

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Le Monde daté du 12-13/09/04

Un collectif manifeste pour réclamer le droit de porter le bandana en classe
Des lycéennes coiffées d'un bandana et des membres du collectif Une école pour tous-tes ont manifesté, vendredi 10 septembre, devant le lycée Saint-Exupéry de Mantes-la-Jolie (Yvelines). Les manifestantes (une cinquantaine selon le rectorat, 200 selon le collectif) revendiquaient le droit de porter un bandana en classe et affirmaient leur solidarité avec quatre élèves voilées maintenues en salle de permanence.
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Voile islamique : au-delà de l'union sacrée
Un an après le début des travaux de la commission Stasi qui allaient relancer le psychodrame français sur le foulard et justifier le choix présidentiel en faveur d'une loi, le paysage est méconnaissable. Le voile islamique qui menaçait, exclusions légales d'élèves à l'appui, d'être érigé en symbole d'un conflit entre la République et les musulmans, a pris le sens contraire. Il fallait porter le foulard au lycée pour mettre la République devant ses contradictions, et voilà qu'on le retire pour lui rendre hommage. "Je suis musulmane. Mais la République me demande ce geste, commentait une lycéenne de Drancy avant de faire glisser sa coiffure le jour de la rentrée. On est tous français et on doit respecter les lois."
Qui aurait imaginé, quelques jours avant l'enlèvement des deux journalistes français, que ce type de propos, aux accents de propagande gouvernementale, servirait de leitmotiv à cette rentrée ? Au point qu'une semaine après, le ministère de l'éducation nationale dénombre une centaine de "cas" de foulard parmi les 12 millions d'élèves, là où l'on citait l'an passé le chiffre de 1 200.[...]
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Disparition : Jacky Beillerot, praticien de la formation et de l'enseignement
Professeur émérite en sciences de l'éducation à l'université Paris-X-Nanterre, Jacky Beillerot est mort mercredi 1er septembre. Il aurait eu 65 ans le 6 septembre.
Jacky Beillerot a joué un rôle essentiel dans la communauté des sciences de l'éducation.
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vendredi, septembre 10, 2004

Revue de presse du vendredi 10 septembre 2004

Un texte important et intéressant de Dominique Strauss Kahn dans Libération en préambule de son colloque sur l’école et les inégalités (demain samedi 11 septembre à la Sorbonne à Paris). Le Parisien se penche sur le sort des distributeurs qui devraient être supprimés dans les écoles en 2005.

En savoir plus sur le colloque "Comment rendre l'école plus juste ?

Bonne Lecture...
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Libération du 09/09/04


Les inégalités ne doivent plus avoir cours à l'école
par Dominique Strauss-Kahn député PS du Val-d'Oise
[…]En cette rentrée scolaire, tous les parents se posent les mêmes questions avec anxiété : mes enfants sont-ils dans un bon établissement, dans une bonne classe, avec de bons enseignants ? Car tous le savent bien : c'est là que se joue la promotion sociale. Les classes moyennes y investissent leur volonté de réussite sociale, les familles modestes leur espoir d'émancipation.
Notre système éducatif a fait face avec succès à des défis immenses : démocratisation du secondaire, explosion des effectifs, allongement des études... Mais il ne parvient plus, aujourd'hui, à endiguer la montée des inégalités.[…]
Pour gagner la bataille de l'égalité réelle, je propose trois priorités. La première, à l'entrée du système éducatif, concerne la petite enfance. […] il faut «investir dans les bébés» à travers la création d'un nouveau service public de la petite enfance, couvrant la généralisation des crèches, les gardes d'enfants, ainsi que le suivi médical et psychologique.
La deuxième priorité concerne la concentration des moyens à l'école. Pour la mettre en oeuvre, on ne saurait se fonder sur des discriminations positives à l'américaine, qui reposent sur des bases ethniques ou religieuses contraires à notre tradition républicaine. Une bonne approche est territoriale, car les inégalités se cristallisent d'abord sur les territoires. Les zones d'éducation prioritaire (ZEP) sont dès lors un bon instrument. Leur succès mitigé est dû à la faiblesse des moyens en raison de leur trop grand saupoudrage. […]La troisième priorité concerne la sortie du système éducatif, l'université. La problématique est simple : nous avons démocratisé le baccalauréat, il faut maintenant démocratiser l'enseignement supérieur.[…]
Petite enfance, école, université : les chantiers sont vastes. Pour aboutir, ils doivent respecter deux conditions de méthode. Tout d'abord, ils doivent obtenir le concours de ceux qui ont à l'appliquer.[…] Une réforme ne sera acceptée que si elle facilite la gestion de la classe.
La seconde condition est financière. Aucune réforme ne peut aboutir sans financement suffisant. L'Education nationale doit redevenir la première priorité budgétaire. […]
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Le Figaro du 10/09/04

1 100 élèves de Seine-Saint-Denis s'octroient des vacances prolongées
«Cette année, bon nombre d'inscrits ne sont pas rentrés le 2 septembre, jour de la rentrée des classes républicaine, s'énerve Jean-Charles Ringard, l'inspecteur d'académie de Seine-Saint-Denis. Il s'agit souvent d'élèves en vacances prolongées avec leurs familles, je trouve cela inadmissible.» Constatant que les classes n'étaient pas remplies comme prévu, le rectorat a tenté de recenser les absents. Près de 1 100 élèves seraient en «vacances prolongées». Près de 400 sont dans le primaire, 500 au collège et environ 200 sont lycéens. […]
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Un permis de conduire dès l'âge de 16 ans ?
Alors que le nombre des tués sur les routes a encore diminué (- 10% au mois d'août par rapport au même mois de 2003), un nouveau débat est lancé par Robert Namias, président du Conseil national de la sécurité routière : faut-il délivrer le permis de conduire dès l'âge de 16 ans ?[…]
L'apprentissage du code de la route pourrait commencer dès la maternelle et se prolongerait au collège. En fin de cycle, un certificat d'aptitude au code de la route pourrait être délivré : «On passerait cet examen comme on passe le BEPC», précise Robert Namias.
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L'Humanité du 10/09/04

Rien vu...

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Le Parisien du 10/09/04

Les distributeurs de fruits interdits à l'école
Alors que des écoles encouragent les enfants à manger mieux en s'équipant de distributeurs de fruits, la nouvelle « loi nutrition » bannit sans distinction ces machines automatiques pour limiter le grignotage... Sur le terrain, c'est l'incompréhension.
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POUR « Lutter contre le grignotage »
Les distributeurs de friandises et de fruits et légumes vont-ils être interdits dans les écoles à la rentrée 2005 ? William Dab. Oui. L'article 30 de la loi d'orientation de santé publique est très clair. Ce sont tous les distributeurs de boissons et de produits alimentaires qui seront interdits dans les établissements scolaires, au 1 e r septembre 2005. […]. Nous voulons lutter contre le grignotage.
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CONTRE « C'est une décision choquante »
Tous les distributeurs automatiques, y compris de fruits et légumes, seront bannis des établissements scolaires. Qu'en pensez-vous ? Ségolène Royal. C'est une mauvaise réponse à un réel problème, celui de la nutrition des jeunes. C'est vrai que la montée de l'obésité est inquiétante. Mais, enfin, les enfants deviennent-ils obèses parce qu'ils vident les distributeurs de leur établissement, notamment s'ils sont remplis de pommes ou d'oranges ? Personne ne peut le croire. Et puis, qui pourra empêcher que des lycéens ou des collégiens aillent acheter des bonbons ou des boissons sucrées dans l'épicerie du coin ? Les distributeurs ont donc leur utilité ? Pour ceux qui arrivent à l'école le ventre vide - et ils sont nombreux ! - ils peuvent être un bon dépannage.
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La Croix du 10/09/04

Les jeunes ont la parole à l'antenne
Tandis que fictions et documentaires tentent de donner une image moins caricaturale de l'univers des jeunes, de nouvelles émissions leur offrent des espaces d’expression
Les adolescents passent beaucoup de temps à regarder la télévision ou à écouter la radio. Désormais, ils sont également de plus en plus présents à l’antenne, de l’autre côté de l’écran ou du micro. Prenez ce samedi 11 septembre par exemple : à 10 h 10, ils évoquent, dans «Cas d’école» (France 5), la tentation de laisser tomber le lycée pour se consacrer à une passion comme la natation ou la musique ; à 13 h 35 sur la même chaîne, ils interrogent Malek Boutih, l’ancien président de SOS Racisme et secrétaire national du PS, sur son parcours dans le magazine de Paul Amar, «D’un monde à l’autre» ; à 15 heures, sur France-Inter cette fois, ils abordent la question du voile dans la nouvelle émission d’Isabelle Giordano, «Le monde selon WAM».
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Le combat de Dounia Bouzar
Éducatrice, spécialiste de l’islam des jeunes, chargée de mission à la protection judiciaire de la jeunesse, première femme membre du Conseil français du culte musulman, Dounia Bouzar se bat pour que l’islam trouve sa juste place dans la société française
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20 minutes du 10/09/04

Voile à l’école: un appel à «plus de dialogue»
La Fédération nationale des musulmans de France perd patience et appelle à « plus de dialogue » sur le port du voile à l’école. « Il y a eu un certain dépassement de la loi, qui stipulait que les couvre-chefs ne sont pas interdits », a déploré son président, Mohamed Bechari.
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De moins en moins pressés de rentrer
Depuis quelques années, une poignée d’élèves ne sont pas au rendez-vous de la rentrée. Beaucoup sont restés au bled avec leurs parents, en attente d’un billet retour moins cher. « Des vacances prolongées » jugées « inadmissibles » par Jean-Charles Ringard, inspecteur de l’académie de Seine-Saint-Denis, un département qui compte beaucoup de familles d’origine étrangère.
Cette année, il évoque mille absents. Une goutte d’eau dans l’océan des quelque 280 000 élèves que compte le département. Mais le phénomène « prend de l’ampleur », selon Richard Scieszyk, proviseur du collège Gabriel-Péri à Aubervilliers, qui compte chaque année un peu plus d’absents que la rentrée précédente. « La plupart du temps, ils arrivent avec une ou deux semaines de retard », témoigne Franck, prof de maths, qui se dit « agacé, mais sans plus ».Lire la suite de l’article


Sciences-Po veut s’installer à l’ENA
Jeu de chaises musicales entre grandes écoles. Sciences-Po veut s’installer à l’ENA, qui devrait être définitivement transférée à Strasbourg, le 1er janvier 2005. En mai dernier, Renaud Dutreil, le ministre de la Fonction publique, avait annoncé vendre « au plus offrant » la quasi-totalité des locaux parisiens de l’Ecole nationale d’administration.
Une mise en vente qui tombe plutôt bien pour Sciences-Po. Eclatée sur plusieurs sites, obligée de louer des salles de cours un peu partout, l’école commençait vraiment à se sentir à l’étroit rue Saint-Guillaume. L’acquisition des locaux de l’ENA, situés à proximité, rue de l’Université, devrait lui permettre de fonctionner plus confortablement.
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Le Monde daté du 11/09/04

Les chercheurs esquissent leur réforme
L'été aura été studieux pour les animateurs du Comité d'initiative et de proposition (CIP), chargé de l'organisation des Etats généraux de la recherche, et ceux de la quarantaine de comités locaux constitués en province. Samedi 11 et dimanche 12 septembre, leurs délégués se réuniront à Paris, à huis clos, pour peaufiner une première synthèse des propositions émanant de la communauté scientifique. Le texte sera ensuite soumis à la "base", avant le colloque national prévu les 28 et 29 octobre à Grenoble
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jeudi, septembre 09, 2004

Revue de presse du jeudi 9 septembre 2004

Le Monde s'intéresse à la laicité dans les universités. On a aussi plusieurs articles sur la journée d'action de la FSU de mercredi dernier. Enfin, ne ratez pas le portrait d'un "jeune" UMP dans 20 minutes, c'est savoureux...
Bonne Lecture...
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Libération du 09/09/04


L'école sort ses cahiers de doléances
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Donc la rentrée scolaire s'est bien passée. Parole de Jacques Chirac. Hier, au Conseil des ministres, il a placé l'année sous le signe du «renouveau de notre système éducatif». François Fillon, le ministre de l'Education, lui, a souligné que le budget 2004 avait augmenté de 2,83 %, «malgré une conjoncture économique tendue». A la même heure, dans toutes les villes de France, des centaines d'enseignants et de personnels d'éducation se réunissaient devant les rectorats ou les inspections d'académie pour protester contre le manque de moyens, à l'appel du syndicat Snes-FSU ou d'intersyndicales locales [...]
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Courrier : Les jours fériés, l'école en petit comité
La mesure la plus novatrice et la plus audacieuse du rapport de la commission Stasi sur la laïcité rendu en décembre 2003, des jours de congés pour les grandes fêtes juive et musulmane, est de retour sur le devant de la scène, et l'on ne peut que s'en réjouir. C'est une opportunité unique d'intégration et de compréhension entre les différentes communautés. Explication. [...] Ne pourrait-on pas imaginer une «alternance» où les enfants de religion musulmane seraient en congé le jour de l'Aïd el-Kébir, pendant que leurs camarades catholiques, juifs et laïques seraient en classe ? Ces derniers ayant alors respectivement congé le jour du Kippour, celui d'une fête du calendrier scolaire chrétien (Ascension ?) ou celui d'un jour du calendrier scolaire républicain (11 Novembre ?). Ces journées à classe réduite, au lieu d'être dédiées au programme normal, seraient consacrées à l'étude de la confession du jour.
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Le Figaro du 09/09/04

Voile à l'école : le consensus se fissure
Pour le ministère, le dialogue fonctionne. Ce que contestent les organisations musulmanes
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Neuf sikhs accrochés à leur turban
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L'Humanité du 09/09/04

Classes surchargées, lycée bloqué
Le lycée Le-Corbusier d’Aubervilliers est resté fermé hier matin. Colère des enseignants, dont les élèves, en seconde, sont plus de trente-cinq par classe.
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Le Parisien du 09/09/04

Loisirs extrascolaires : « Ne surchargez pas les enfants ! »
Une semaine après la rentrée, voici venu le temps du mercredi et des activités extrascolaires. Direction les stades, les conservatoires et autres ateliers. Les inscriptions s'enchaînent d'ailleurs, en ce moment, dans les mairies. Epanouissement personnel, découverte, plus personne ne doutedes bienfaits du sport, de la musique ou d'une activité artistique et culturelle. Toutefois, les spécialistes sont formels : pour les enfants, il faut proscrire les emplois du temps de ministre. Les conseils de la psychologue clinicienne Etty Buzyn, auteur du bien nommé « Papa, Maman, laissez-moi le temps de rêver ! » (Albin Michel).
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Théâtre pour Mattéo, 4 ans
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Danse pour Judith, 6 ans, et Louise, 9 ans
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Foot pour Adrien, 10 ans
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La Croix du 09/09/04

Rien vu...

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20 minutes du 09/09/04


On est trop sérieux quand on a 17 ans
Alexandre-Guillaume Tollinchi, militant UMP, fils surnaturel de Sarkozy
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Comme un air de famille. Même taille (petite), même coiffure (en arrière et très plaquée) et même poignée de main (électoraliste). Alexandre-Guillaume Tollinchi a deux amours : la politique et Nicolas Sarkozy. Et l’un ne va pas sans l’autre. Encostardé à 17 ans, il passe son bac et milite à l’UMP, représentatif à sa façon de ces jeunes gaullistes qui ne jurent que par le ministre de l’Economie.
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La mauvaise impression des profs
Education La concentration des éditeurs scolaires suscite des inquiétudes sur le contenu des manuels Le prof a toujours le dernier mot. Le rachat en mai dernier d’Editis par Wendel – une holding dirigée par Ernest-Antoine Seillière, le patron du Medef – a secoué le monde enseignant. Celui-ci craint en effet une influence idéologique patronale sur la conception des manuels scolaires puisque Wendel détient des éditeurs comme Nathan, Bordas et Retz.
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La folle ambition des graines d’énarques
Sciences-Po, Normale Sup, HEC... Forts de leurs CV déjà longs comme le bras, François, Julien et les autres sortent mardi de l’épreuve écrite d’économie du concours d’entrée à l’ENA (Ecole nationale d’administration). Toute cette semaine, vont ainsi plancher les futurs hauts fonctionnaires de l’Etat.
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Pas de rentrée pour les sikhs
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Le Monde daté du 10/09/04

L'Université s'organise face aux revendications communautaires
La Conférence des présidents d'université va diffuser un guide sur l'application des règles de laïcité dans l'enseignement supérieur. De la demande de salles de prière au port du voile islamique, le document veut traiter les nouvelles tensions, minoritaires mais réelles, qui traversent les campus.
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Des présidents témoignent sur certaines dérives
L'université est-elle devenue le théâtre des communautarismes ? Au printemps, alors que les élections des représentants étudiants aux centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous) approchaient, les principaux syndicats étudiants traditionnels semblaient le croire, et dénonçaient la multiplication des listes communautaires.
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Trois questions à... Georges Felouzis
Professeur de sociologie à l'université Bordeaux-II et spécialiste de l'enseignement supérieur, comment expliquez-vous que les universités, longtemps à l'abri des questions de laïcité, semblent être touchées par le problème aujourd'hui ?
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La FSU redoute la suppression de 5 000 postes d'enseignants dans le budget 2005
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Revue de presse du mercredi 8 septembre 2004

Les sikhs se font des cheveux pour leur rentrée. C'est plus une question de poils que de voiles mais c'est per...turban...
Le Monde nous apprend aussi que les députés sont contre l'ouverture des écoles le lundi de Pentecôte proposée par François Fillon.
Bonne rentrée (?) et Bonne Lecture...
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Libération du 08/09/04

Les trois lycéens sikhs de Bobigny cantonnés à la cantine
L'accès aux cours leur est toujours refusé à cause de la loi sur la laïcité.
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Les trois élèves sikhs du lycée Louise-Michel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) ont finalement été accueillis hier matin dans l'établissement, alors que la direction les renvoyait systématiquement chez eux depuis la rentrée des classes (Libération d'hier). Visiblement embarrassée par leurs turbans, la direction du lycée préférait jusque-là maintenir ces élèves à l'écart. Appliquant enfin le dispositif de la loi sur la laïcité, le proviseur a conduit hier les trois jeunes au réfectoire, non en salle de classe. Un dialogue doit maintenant s'ouvrir avec leurs familles. S'il n'aboutit pas dans les quinze jours, Jasvir, Ranjit et Bikramjit seront traduits en conseil de discipline.
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Privé de repas à l'école pour cause d'allergie
Accès refusé, dans l'Oise, à un enfant intolérant à certains aliments.
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Pierre-Alexis, 6 ans, vient d'entrer en CP à Lamorlaye, ville voisine de Chantilly (Oise). Mais le garçon est allergique à certains aliments : arachides, petits pois, lentilles, fruits secs... Quand il était en maternelle, ses parents s'étaient, comme beaucoup de familles dans le même cas, résignés à engager une nourrice tous les midis. «On avait refusé de l'accueillir à la cantine en nous disant d'abord qu'il n'y avait pas de micro-ondes pour réchauffer ses paniers-repas. Puis, finalement, à cause de son allergie», explique Bonaventure Kpenou, son père. «C'est une forme d'exclusion alors que les enfants allergiques sont devenus un phénomène de société.» En France, un enfant sur deux déjeune à la cantine, et un sur dix souffre d'allergie. Soit environ 700 000 gamins.
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Samira Bellil, la tchatche plus forte que le viol
Une vie violente, une dénonciation radicale des tournantes, un bref espoir d'apaisement et une mort soudaine. Samira Bellil, 31 ans, vient de mourir d'un cancer à l'estomac. Elle avait publié, en 2002, Dans l'enfer des tournantes (Denoël). Ce témoignage vigoureux et agressif, cru et véhément, avait braqué les projecteurs sur les viols collectifs, la difficulté à les dire, et la nécessité de dépasser désir de vengeance et traumatisme. Son récit était dédié à ses «copines de galère pour qu'elles sachent qu'on peut s'en sortir» et à Boris Cyrulnik, psy qui plaide pour la résilience.
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Le Figaro du 08/09/04

Ordre, sport et formation
Proposer à des sportifs de préparer en alternance un Diplôme universitaire de technologie (DUT) en gestion des entreprises et des administrations (GEA), option finance-comptabilité (FC). C'est l'objet de la convention de partenariat signée au printemps dernier au stade Charléty, à Paris, entre Jean-Claude Spitz, président du Conseil régional de l'ordre Paris Ile-de-France des experts-comptables (Croec) et Guy Cornette, directeur du Centre de formation par apprentissage (CFA) «Sports et Universités».
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L'Humanité du 08/09/04

Le lundi de Pentecôte, nouvelle victime de la canicule ?
François Fillon veut imposer la Pentecôte comme jour travaillé. Les syndicats contestent, non pas le choix de la date, mais le principe même de la mesure.
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C’est le genre de chose qu’on glisse en aparté avec l’espoir - à coup sûr assouvi - qu’elle s’incruste dans une actualité où les chats à fouetter se bousculent déjà. Le lundi de Pentecôte devrait perdre son caractère férié. François Fillon ne s’est fendu d’aucun communiqué pour le faire savoir ou expliquer le choix de la date. Il s’est contenté de le dire aux organisations syndicales à qui il accordait audience lundi après-midi. Le ministre de l’Éducation nationale et de la Recherche prévoit ainsi d’élaborer un arrêté stipulant que, dès le 16 mai prochain, élèves, profs et personnels non enseignants devront emprunter le chemin des cours. Le projet sera soumis au vote - consultatif, uniquement - du Conseil supérieur de l’Éducation dans les semaines à venir.
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Les suppressions de postes ne passent pas
Rassemblements d’enseignants aujourd’hui devant les rectorats à l’appel du syndicat SNES-FSU.
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Le SNES-FSU, syndicat des enseignants du second degré, appelle à des rassemblements devant les préfectures et rectorats tout au long de cet après midi. Si elle n’avait, hier, aucune certitude quant à l’écho que rencontrerait la démarche, l’organisation espérait néanmoins que des manifestations se tiendraient dans une quinzaine d’académies. Une toute première mobilisation, donc, avec, en tête de page du cahier de doléances, la suppression de 4 500 postes d’enseignants et de 10 000 postes de personnels d’encadrement dans les collèges et lycées. Autre colère exprimée par le SNES : la hausse exponentielle de la précarité. Plus de 5 000 enseignants contractuels seraient au chômage cette année.
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Le Parisien du 08/09/04

Education : mobilisation contre les suppressions de postes
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«Oui au permis à 16 ans»
Vingt-septième mois consécutif de baisse des morts sur les routes. Mais comment aller encore plus loin ? Robert Namias, président du Conseil national de sécurité routière, prépare un projet : instaurer le permis de conduire dès 16 ans. [...] De quelle manière pensez-vous pouvoir appliquer ce permis à 16 ans ? Dans mon schéma, on intégrerait une partie de l'enseignement dans le cursus scolaire. L'idée est d'apprendre aux plus jeunes enfants, de manière ludique dès l'école maternelle et primaire, à prendre conscience des dangers de la route. Plus cette conscience du danger sera apprise tôt, mieux elle sera comprise ensuite au volant. L'enseignement se prolongerait plus formellement au collège, avec de vrais cours pour apprendre le Code de la route et, en fin de cycle et après plusieurs trimestres d'apprentissage, la validation par un examen pour l'obtention d'un « certificat d'apprentissage du Code de la route ». On passerait cet examen comme on passe aujourd'hui le BEPC. Le Code de la route en poche, les jeunes pourraient ensuite, dès l'âge de 16 ans, choisir de prendre des cours dans une auto-école pour apprendre les techniques de conduite et passer l'épreuve pratique. [...]
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La Croix du 08/09/04

Le boom des activités extrascolaires
Piano, judo, batterie ou aïkido. Les activités périscolaires occupent une place de plus en plus importante dans la vie des enfants... et de leurs parents
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20 minutes du 08/09/04

Edouard, 81 ans, passe son bac à Lyon
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Pas de rentrée pour les sikhs
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La FCPE recense 700 enfants sans école maternelle à Paris
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Effectifs surchargés... d’instits
Le Nord n’est pas en manque d’instituteurs. Jeudi, lors de la rentrée, pas moins de 200 d’entre eux n’avaient pas encore reçu d’affectation définitive... faute de classes ouvertes. Hier après-midi, le comité technique paritaire de l’inspection académique a rectifié le tir : au gré des fermetures annulées et des ouvertures de dernière minute, ce sont 26 classes qui ont été créées dans le département.
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Le Monde daté du 09/09/04


Les députés sont contre l'ouverture des écoles le lundi de Pentecôte
De droite comme de gauche, les députés ne veulent pas du lundi de Pentecôte travaillé dans les établissements scolaires. Annoncée lundi 6 septembre par François Fillon, le ministre de l'éducation nationale, l'ouverture des écoles a provoqué des réactions critiques.
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Le port du turban prive de cours neuf collégiens et lycéens sikhs
Le turban des sikhs tombe aussi sous le coup de la loi interdisant les signes religieux ostensibles à l'école. Depuis la rentrée, neuf sikhs se sont vu interdire l'accès aux cours pour avoir refusé d'ôter leur couvre-chef au moment de pénétrer dans les établissements scolaires.
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