Le Monde consacre plusieurs articles à la pauvreté. Certes, les questions économiques ne sont pas tout à fait l’objet de cette chronique, mais on peut admettre sans difficulté qu’elles ont une incidence forte sur la vie de l’école et sur les difficultés d’apprentissage.
Le Figaro revient sur la hausse de la violence scolaire et l’Humanité sur le rapport Thélot .
Bonne Lecture...
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Libération du 16/10/04
Ce week-end, la science infuse
La treizième édition de la Fête de la science se clôt dimanche. L'occasion de réconcilier chercheurs et citoyens.
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Pour les enfants, où faire la fête toute l'année
Pourquoi les petits bateaux, etc. Les enfants ont une soif de savoir, qui bien souvent s'éteint au fil de la scolarité... De nombreuses initiatives tentent de cultiver cet appétit et montrent, toute l'année, que la science n'est pas toujours rébarbative. Echantillon.
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Leçon d'éthique pour les officiers de Saint-Cyr
L'école militaire a inauguré un nouveau pôle d'enseignement et de recherche.
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Le Figaro du 16/10/04
Violence à l'école : les chiffres qui dérangent
Violences physiques à caractère sexuel en hausse de 26%, consommation et trafic de stupéfiants respectivement en augmentation de 25% et 19%, tels sont les chiffres que vient de livrer le ministère de l'Éducation nationale en présentant les résultats de l'enquête Signa pour l'année scolaire 2003-2004 dans le secondaire. Cette étude, mise en place il y a trois ans dans l'ensemble des 7 900 établissements publics du second degré, vise à recueillir de manière exhaustive les signalements d'actes de violence survenus à l'école et à proximité des établissements.
Avec plus de 81 000 incidents lors de l'année scolaire écoulée, la hausse par rapport à l'année 2002-2003, marquée par une longue grève, s'élève à 12%. Du coup, les statistiques se retrouvent globalement au même seuil qu'en 2001-2002.
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Le principal Müller: «Une brutalité qui se développe»
Jean-Marc Müller est principal du collège La Courtille à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), établissement classé en ZEP et zone violence depuis 1999.
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L'Humanité du 16/10/04
Des pistes de réforme à démontrer
[…]Des recherches démontrent que plus un élève peine scolairement, plus il a tendance à bouder les enseignements fondamentaux. Et plus ses difficultés s’en trouvent accentuées. En le faisant choisir trop tôt entre l’approfondissement de matières « utiles » (lire, écrire...) et d’autres plus générales (histoire, sciences), le risque existe de l’enferrer dans son échec. Les couches les plus populaires étant confrontées les premières à ce problème, est-il absurde de redouter le retour à une écolede classes ? Il appartient désormais au Parlement de définir précisément le contenu de la future loi. Au regard des politiques éducatives mises en oeuvre récemment, cela ne pousse aucunement à l’optimisme.
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Le Parisien du 16/10/04
Rien vu...
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La Croix du 00/09/04
Rien vu...
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Le Monde daté du 17-18/10/04
La pauvreté touche d'abord les femmes, les jeunes et les étrangers
Même si les chiffres de l'Insee pour 2002 et 2003 ne sont pas encore connus, "plusieurs indices permettent de penser que le taux de pauvreté a augmenté", souligne l'Observatoire national de l'exclusion sociale, dans son rapport 2003-2004
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Seule, Marie-Laure élève ses deux enfants et vit avec 400 euros par mois
La pauvreté est un combat de tous les instants. Marie-Laure élève, seule à Brest (Finistère), ses deux garçons. Quand elle a payé ses charges, il leur reste à peine 400 euros pour vivre. "Et pourtant, s'indigne une bénévole du Secours catholique, elle a toujours travaillé ou voulu travailler
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Trois questions à Christophe Guilluy, géographe consultant et auteur, avec Christophe Noyé, de l'Atlas des nouvelles fractures sociales en France
On assiste à un nouveau phénomène de relégation de certaines catégories de la population - ouvriers, petits paysans, chômeurs ou employés - dans des lotissements pavillonnaires bas de gamme ; cela dépasse la question des quartiers dits "sensibles"
Aujourd'hui, les couches populaires qui autrefois résidaient en banlieue sont reléguées pour partie dans des zones périurbaines ou rurales. Quand elles accèdent à la propriété, c'est le plus souvent comme elles peuvent, et non comme elles veulent. Elles ne le font plus vraiment dans une logique de promotion sociale mais pour fuir un habitat social dévalorisé, ou parce qu'elles ne peuvent plus y accéder.
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Décès : Gérard Mendel
Le psychanalyste et anthropologue Gérard Mendel est mort des suites d'un cancer, jeudi 14 octobre, à Saint-Jeannet (Alpes-Maritimes). Il était âgé de 74 ans.
Le "psychanalyste militant", longtemps proche des socialistes, a voulu bâtir une vaste réflexion sur les relations entre le pouvoir et l'autorité, pour envisager les conditions d'une autre démocratie : le concept d'"actepouvoir" lui a permis d'imaginer comment tel ou tel groupe (travailleurs d'usine ou élèves de lycée) pouvait réfléchir à la portée de ses actes pour s'en réapproprier le sens et la portée.
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samedi, octobre 16, 2004
vendredi, octobre 15, 2004
Revue de presse du vendredi 15 octobre 2004
« La violence scolaire a augmenté de 12 % en 2003-2004 dans le second degré », c’est l’information principale à retenir. A lire dans le Monde
On trouvera aussi dans Libération un interview de Pierre-André Périssol, ancien membre de la Commission Thélot et président de la commission parlementaire qui prend le « relais » dans l’élaboration de ce fameux « socle commun »
Le Parisien et l’Humanité nous rappelle, quant à eux, que ce sont les élections des parents d’élèves ce samedi. Nouveauté cette année les deux parents peuvent voter. Mais est-ce que cela augmentera le taux de participation toujours très faible ? Rien n’est moins sûr.
Bonne Lecture...
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Libération du 15/10/04
«La nation doit s'engager sur le patrimoine à transmettre».
C'est l'une des propositions les plus polémiques de la commission Thélot : demander à l'Assemblée nationale d'élaborer le cahier des charges du futur «socle commun» de savoirs, avant de faire plancher experts et techniciens pour le traduire en programmes scolaires. L'affaire avance déjà. Le 5 octobre, une mission d'information parlementaire sur «la définition des savoirs enseignés à l'école» a été créée. Sa présidence a été confiée à Pierre-André Périssol, ancien ministre, député (UMP) de l'Allier, et membre de la commission Thélot - dont le rapport reprend plusieurs pistes défendues dans un livre publié en 2002 [A bonne école. Nos engagements pour l'Education, Plon.] par Périssol, alors secrétaire national à l'éducation du RPR. Il croit à l'avenir de la réforme.
[…] le coeur des propositions reflète bien l'essentiel des idées et des valeurs que j'ai toujours défendues.
A savoir ?
Le triptyque socle commun-personnalisation-diversité. L'idée d'identifier un «socle commun indispensable» est fondatrice. Contrairement à ce que certains affirment depuis la remise du rapport, elle est porteuse de progrès et non d'une baisse du niveau. En disant très clairement quel patrimoine culturel chaque enfant doit obligatoirement maîtriser, quel que soit le niveau final qu'il atteindra, nous faisons coup double. Nous permettons aux 20 % d'élèves environ qui, aujourd'hui, ne maîtrisent pas les fondamentaux de le faire en y consacrant les efforts qui leur seront nécessaires. Mais nous permettons aussi à ceux qui les dominent plus vite de se cultiver encore plus, d'approfondir grâce aux «enseignements complémentaires choisis».
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Le Figaro du 15/10/04
Rien vu… .
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L'Humanité du 15/10/04
Éducation Les parents aux urnes .
Les coïncidences calendaires tombent parfois bien à propos. Trois jours après que la commission Thélot a rendu public un rapport prêchant l’éducation concertée avec les parents, ces derniers élisent, aujourd’hui et demain, leurs représentants aux conseils d’école et d’administration. Un rituel post-rentrée, dont le mode de scrutin a, cette année, été sérieusement toiletté. Pour la première fois, les deux parents d’un élève auront, chacun, le droit de voter et d’être candidat. Un bouleversement puisqu’ils n’étaient, jusqu’à présent, électeurs et éligibles qu’à raison d’un seul suffrage par famille.
Le ministère de l’Éducation justifie la mesure au regard des révolutions sociologiques survenues au fil des dernières décennies. L’augmentation des couples séparés conduit un grand nombre d’enfants à ne plus vivre avec leurs deux parents. Ce qui n’empêche en rien le père, comme la mère, de vouloir s’impliquer, à part égale, dans la scolarité de son rejeton. « De plus, la recomposition des familles rend parfois difficile l’attribution du droit de suffrage, relève le ministère. La loi du 4 mars 2004, relative à l’autorité parentale, a généralisé l’exercice conjoint de l’autorité parentale et a étendu les possibilités pour un enfant d’avoir sa résidence fixée alternativement chez ses deux parents. »
Il fallait donc respecter cet imbroglio familial. C’est désormais chose faite, pour le plus grand plaisir de la FCPE, singulièrement, qui revendique depuis longtemps le principe du « un citoyen, une voix ». Et même si, techniquement, la chose n’est pas simple à gérer pour les fédérations de parents : deux fois plus d’enveloppes à distribuer, et le pire les attend avec le dépouillement...
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Le Parisien du 15/10/04
Polémique autour de CD distribués dans les lycées.
C'est à la police que « la Kompil » devra sa plus grande publicité. Ce CD douze titres, enregistré à Bobigny (Seine-Saint-Denis) par des rappeurs locaux, et produit par le centre culturel Canal 93, a été distribué à 4 000 exemplaires à la rentrée de septembre dans les collèges et lycées, publics et privés de la ville, avec un agenda citoyen. Par cette vaste distribution, le maire (PC), Bernard Birsinger, qui n'avait pas écouté les chansons, voulait « nouer le contact avec les adolescents » en vue de la création du conseil local de la jeunesse. Il ne se doutait pas que certains titres feraient siffler les oreilles de la police.
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Pourquoi les parents votent si peu ? .
QUELQUE seize millions de parents sont appelés aux urnes aujourd'hui ou demain. Un corps électoral record : pour la première fois, les mères et les pères disposent chacun d'une voix (lire en encadré) et, malgré tout, les principales associations craignent une mobilisation moins importante. Pourquoi ? Peu d'informations des familles, peu de facilités pour le vote (impossible par Internet, pas aisé par correspondance), désintérêt de certains parents qui estiment que « cela ne sert à rien », peur de certains autres de franchir le seuil des établissements, notamment les foyers modestes ou étrangers (qui peuvent, contrairement à tous les autres scrutins, participer quelle que soit leur nationalité).
Les raisons de la désaffection sont nombreuses. Depuis quelques années, la participation ne dépasse plus les 30 % dans les collèges ou les lycées et atteint difficilement les 40 % dans le primaire.
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La Croix du 15/10/04
La Catho stimulée par la laïcité.
Un colloque organisé par l’Institut catholique de Paris a permis de voir comment l’Église était, elle aussi, questionnée par les débats récents autour de la laïcité
Et l’Église catholique ? Elle donne l’impression d’être à la marge du débat sur la laïcité – dominé par l’islam – qui traverse la société française depuis deux ans. Un paradoxe à la veille du centenaire de la loi de 1905, véritable socle de la laïcité qui frappait l’Église au premier chef. D’où l’intérêt du regard porté sur la laïcité cette semaine lors d’un colloque organisé par l’Institut catholique de Paris.
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20 minutes du 15/10/04
Le ramadan débute officiellement aujourd’hui.
Les musulmans de France pratiquants entament un mois de jeûne et de prières.
Lire la suite de l’article
Scandale après une distribution de CD à Bobigny.
C’est dans le cadre d’« un travail sur la citoyenneté » que la ville de Bobigny (93) a distribué, depuis le 2 septembre, 4 000 CD de chansons de rap à des collégiens et lycéens de la ville. A la mairie, personne n’avait pris la peine d’écouter les chansons au préalable. Un défaut de vigilance « scandaleux » pour le syndicat de police Synergie : deux chansons comportent des paroles « injurieuses à l’encontre de la police et de la magistrature, et appellent à des violences contre des policiers ». Le syndicat Alliance va plus loin, parlant d’appel au « meurtre ».
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Le Monde daté du 16/10/04
La violence scolaire a augmenté de 12 % en 2003-2004 dans le second degré.
La violence scolaire a augmenté de 12 % pour l'année 2003-2004 dans les collèges et lycées par rapport à 2002-2003, selon les données publiées, vendredi 15 octobre, par le ministère de l'éducation nationale (10 % si l'on exclut les mois de juillet et d'août). Au total, plus de 81 000 signalements d'actes de violence ont été recensés dans le second degré, soit un peu plus de 14 actes en moyenne par établissement. Ce recensement est effectué grâce au logiciel Signa, alimenté par les chefs d'établissement et mis en place à la rentrée 2001-2002. Le taux de réponses oscille entre 70 % et 80 %. En 2002-2003, la violence avait baissé de 11,4 % pour atteindre 72 000 actes.
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Un cercle patronal lance des propositions iconoclastes pour lutter contre les discriminations.
[…]L'Institut Montaigne propose de mettre en œuvre une politique d'"égalité positive", qui ne soit ni celle des quotas, ni celle du laisser-faire. Il s'agirait d'une "vigilance" aux obstacles dressés dans l'accès des jeunes issus de l'immigration et des étrangers à l'entreprise qui conduirait à une meilleure représentation des minorités visibles en son sein.
La première urgence pour réaliser cette politique serait la mise en place d'"indicateurs quantifiés" pour saisir la représentation de ces minorités. En clair, un outil statistique capable de "mettre en lumière les discriminations". L'auteur préconise d'introduire des catégories permettant d'avoir une "connaissance ethno-raciale" des salariés d'une entreprise : un tel dispositif servirait à la fois à mettre en lumière des discriminations existantes et à montrer les progrès vers une plus grande diversification des recrutements. Il prône l'adoption, par les entreprises, d'indicateurs objectifs basés sur des "déclarations anonymes et volontaires" par les salariés de leur appartenance nationale ou d'origine. Une proposition qui ne manquera pas de provoquer des réactions.
Lire la suite de l’article
Personnes en situation de handicap : l'heure du rendez-vous, par Charles Gardou et Julia Kristeva.
L'annonce, Monsieur le Président de la République, de votre grand chantier destiné à assurer une interaction personnalisée avec les citoyens en situation de handicap suscite beaucoup d'attentes et d'espoirs auprès des intéressés et, au-delà, un début de mobilisation citoyenne et médiatique. Cependant un décalage persiste entre les intentions proclamées et la réalité des mesures en cours. Le projet de "loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées", tel qu'il a été adopté en première lecture par l'Assemblée nationale le 15 juin dernier, présente, à côté de courageuses innovations, de nombreux sujets d'inquiétude, voire de déception. […]
Ainsi, et lors des débats parlementaires l'ensemble des formations politiques républicaines de droite comme de gauche l'ont à juste titre souligné, le projet de loi repose sur une représentation dépassée du handicap. Celle-ci continue à parler de la seule "personne handicapée", alors que, depuis plus de vingt ans, la communauté internationale, y compris européenne, reconnaît des "personnes en situation de handicap", considérant à la fois leur déficience et l'inadaptation de l'environnement. Comment, dès lors, prétendre favoriser leur participation sociale en déniant la responsabilité de la société dans la construction du handicap ? […]
Le souci d'éducation et de soin doit dominer cette réforme de la fraternité citoyenne. Notre nation sait-elle que des dizaines de milliers d'enfants susceptibles d'être scolarisés ne le sont pas, car nos écoles ne peuvent leur offrir des enseignants formés, et que les passerelles avec les instituts spécialisés sont aussi fragiles que mal définies ? Que pour les dizaines de milliers de Français affectés par le polyhandicap, qui ne sont pris en charge nulle part, on réclame et espère vainement, depuis des années, un plan d'urgence ?
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On trouvera aussi dans Libération un interview de Pierre-André Périssol, ancien membre de la Commission Thélot et président de la commission parlementaire qui prend le « relais » dans l’élaboration de ce fameux « socle commun »
Le Parisien et l’Humanité nous rappelle, quant à eux, que ce sont les élections des parents d’élèves ce samedi. Nouveauté cette année les deux parents peuvent voter. Mais est-ce que cela augmentera le taux de participation toujours très faible ? Rien n’est moins sûr.
Bonne Lecture...
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Libération du 15/10/04
«La nation doit s'engager sur le patrimoine à transmettre».
C'est l'une des propositions les plus polémiques de la commission Thélot : demander à l'Assemblée nationale d'élaborer le cahier des charges du futur «socle commun» de savoirs, avant de faire plancher experts et techniciens pour le traduire en programmes scolaires. L'affaire avance déjà. Le 5 octobre, une mission d'information parlementaire sur «la définition des savoirs enseignés à l'école» a été créée. Sa présidence a été confiée à Pierre-André Périssol, ancien ministre, député (UMP) de l'Allier, et membre de la commission Thélot - dont le rapport reprend plusieurs pistes défendues dans un livre publié en 2002 [A bonne école. Nos engagements pour l'Education, Plon.] par Périssol, alors secrétaire national à l'éducation du RPR. Il croit à l'avenir de la réforme.
[…] le coeur des propositions reflète bien l'essentiel des idées et des valeurs que j'ai toujours défendues.
A savoir ?
Le triptyque socle commun-personnalisation-diversité. L'idée d'identifier un «socle commun indispensable» est fondatrice. Contrairement à ce que certains affirment depuis la remise du rapport, elle est porteuse de progrès et non d'une baisse du niveau. En disant très clairement quel patrimoine culturel chaque enfant doit obligatoirement maîtriser, quel que soit le niveau final qu'il atteindra, nous faisons coup double. Nous permettons aux 20 % d'élèves environ qui, aujourd'hui, ne maîtrisent pas les fondamentaux de le faire en y consacrant les efforts qui leur seront nécessaires. Mais nous permettons aussi à ceux qui les dominent plus vite de se cultiver encore plus, d'approfondir grâce aux «enseignements complémentaires choisis».
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Le Figaro du 15/10/04
Rien vu… .
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L'Humanité du 15/10/04
Éducation Les parents aux urnes .
Les coïncidences calendaires tombent parfois bien à propos. Trois jours après que la commission Thélot a rendu public un rapport prêchant l’éducation concertée avec les parents, ces derniers élisent, aujourd’hui et demain, leurs représentants aux conseils d’école et d’administration. Un rituel post-rentrée, dont le mode de scrutin a, cette année, été sérieusement toiletté. Pour la première fois, les deux parents d’un élève auront, chacun, le droit de voter et d’être candidat. Un bouleversement puisqu’ils n’étaient, jusqu’à présent, électeurs et éligibles qu’à raison d’un seul suffrage par famille.
Le ministère de l’Éducation justifie la mesure au regard des révolutions sociologiques survenues au fil des dernières décennies. L’augmentation des couples séparés conduit un grand nombre d’enfants à ne plus vivre avec leurs deux parents. Ce qui n’empêche en rien le père, comme la mère, de vouloir s’impliquer, à part égale, dans la scolarité de son rejeton. « De plus, la recomposition des familles rend parfois difficile l’attribution du droit de suffrage, relève le ministère. La loi du 4 mars 2004, relative à l’autorité parentale, a généralisé l’exercice conjoint de l’autorité parentale et a étendu les possibilités pour un enfant d’avoir sa résidence fixée alternativement chez ses deux parents. »
Il fallait donc respecter cet imbroglio familial. C’est désormais chose faite, pour le plus grand plaisir de la FCPE, singulièrement, qui revendique depuis longtemps le principe du « un citoyen, une voix ». Et même si, techniquement, la chose n’est pas simple à gérer pour les fédérations de parents : deux fois plus d’enveloppes à distribuer, et le pire les attend avec le dépouillement...
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Le Parisien du 15/10/04
Polémique autour de CD distribués dans les lycées.
C'est à la police que « la Kompil » devra sa plus grande publicité. Ce CD douze titres, enregistré à Bobigny (Seine-Saint-Denis) par des rappeurs locaux, et produit par le centre culturel Canal 93, a été distribué à 4 000 exemplaires à la rentrée de septembre dans les collèges et lycées, publics et privés de la ville, avec un agenda citoyen. Par cette vaste distribution, le maire (PC), Bernard Birsinger, qui n'avait pas écouté les chansons, voulait « nouer le contact avec les adolescents » en vue de la création du conseil local de la jeunesse. Il ne se doutait pas que certains titres feraient siffler les oreilles de la police.
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Pourquoi les parents votent si peu ? .
QUELQUE seize millions de parents sont appelés aux urnes aujourd'hui ou demain. Un corps électoral record : pour la première fois, les mères et les pères disposent chacun d'une voix (lire en encadré) et, malgré tout, les principales associations craignent une mobilisation moins importante. Pourquoi ? Peu d'informations des familles, peu de facilités pour le vote (impossible par Internet, pas aisé par correspondance), désintérêt de certains parents qui estiment que « cela ne sert à rien », peur de certains autres de franchir le seuil des établissements, notamment les foyers modestes ou étrangers (qui peuvent, contrairement à tous les autres scrutins, participer quelle que soit leur nationalité).
Les raisons de la désaffection sont nombreuses. Depuis quelques années, la participation ne dépasse plus les 30 % dans les collèges ou les lycées et atteint difficilement les 40 % dans le primaire.
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La Croix du 15/10/04
La Catho stimulée par la laïcité.
Un colloque organisé par l’Institut catholique de Paris a permis de voir comment l’Église était, elle aussi, questionnée par les débats récents autour de la laïcité
Et l’Église catholique ? Elle donne l’impression d’être à la marge du débat sur la laïcité – dominé par l’islam – qui traverse la société française depuis deux ans. Un paradoxe à la veille du centenaire de la loi de 1905, véritable socle de la laïcité qui frappait l’Église au premier chef. D’où l’intérêt du regard porté sur la laïcité cette semaine lors d’un colloque organisé par l’Institut catholique de Paris.
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20 minutes du 15/10/04
Le ramadan débute officiellement aujourd’hui.
Les musulmans de France pratiquants entament un mois de jeûne et de prières.
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Scandale après une distribution de CD à Bobigny.
C’est dans le cadre d’« un travail sur la citoyenneté » que la ville de Bobigny (93) a distribué, depuis le 2 septembre, 4 000 CD de chansons de rap à des collégiens et lycéens de la ville. A la mairie, personne n’avait pris la peine d’écouter les chansons au préalable. Un défaut de vigilance « scandaleux » pour le syndicat de police Synergie : deux chansons comportent des paroles « injurieuses à l’encontre de la police et de la magistrature, et appellent à des violences contre des policiers ». Le syndicat Alliance va plus loin, parlant d’appel au « meurtre ».
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Le Monde daté du 16/10/04
La violence scolaire a augmenté de 12 % en 2003-2004 dans le second degré.
La violence scolaire a augmenté de 12 % pour l'année 2003-2004 dans les collèges et lycées par rapport à 2002-2003, selon les données publiées, vendredi 15 octobre, par le ministère de l'éducation nationale (10 % si l'on exclut les mois de juillet et d'août). Au total, plus de 81 000 signalements d'actes de violence ont été recensés dans le second degré, soit un peu plus de 14 actes en moyenne par établissement. Ce recensement est effectué grâce au logiciel Signa, alimenté par les chefs d'établissement et mis en place à la rentrée 2001-2002. Le taux de réponses oscille entre 70 % et 80 %. En 2002-2003, la violence avait baissé de 11,4 % pour atteindre 72 000 actes.
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Un cercle patronal lance des propositions iconoclastes pour lutter contre les discriminations.
[…]L'Institut Montaigne propose de mettre en œuvre une politique d'"égalité positive", qui ne soit ni celle des quotas, ni celle du laisser-faire. Il s'agirait d'une "vigilance" aux obstacles dressés dans l'accès des jeunes issus de l'immigration et des étrangers à l'entreprise qui conduirait à une meilleure représentation des minorités visibles en son sein.
La première urgence pour réaliser cette politique serait la mise en place d'"indicateurs quantifiés" pour saisir la représentation de ces minorités. En clair, un outil statistique capable de "mettre en lumière les discriminations". L'auteur préconise d'introduire des catégories permettant d'avoir une "connaissance ethno-raciale" des salariés d'une entreprise : un tel dispositif servirait à la fois à mettre en lumière des discriminations existantes et à montrer les progrès vers une plus grande diversification des recrutements. Il prône l'adoption, par les entreprises, d'indicateurs objectifs basés sur des "déclarations anonymes et volontaires" par les salariés de leur appartenance nationale ou d'origine. Une proposition qui ne manquera pas de provoquer des réactions.
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Personnes en situation de handicap : l'heure du rendez-vous, par Charles Gardou et Julia Kristeva.
L'annonce, Monsieur le Président de la République, de votre grand chantier destiné à assurer une interaction personnalisée avec les citoyens en situation de handicap suscite beaucoup d'attentes et d'espoirs auprès des intéressés et, au-delà, un début de mobilisation citoyenne et médiatique. Cependant un décalage persiste entre les intentions proclamées et la réalité des mesures en cours. Le projet de "loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées", tel qu'il a été adopté en première lecture par l'Assemblée nationale le 15 juin dernier, présente, à côté de courageuses innovations, de nombreux sujets d'inquiétude, voire de déception. […]
Ainsi, et lors des débats parlementaires l'ensemble des formations politiques républicaines de droite comme de gauche l'ont à juste titre souligné, le projet de loi repose sur une représentation dépassée du handicap. Celle-ci continue à parler de la seule "personne handicapée", alors que, depuis plus de vingt ans, la communauté internationale, y compris européenne, reconnaît des "personnes en situation de handicap", considérant à la fois leur déficience et l'inadaptation de l'environnement. Comment, dès lors, prétendre favoriser leur participation sociale en déniant la responsabilité de la société dans la construction du handicap ? […]
Le souci d'éducation et de soin doit dominer cette réforme de la fraternité citoyenne. Notre nation sait-elle que des dizaines de milliers d'enfants susceptibles d'être scolarisés ne le sont pas, car nos écoles ne peuvent leur offrir des enseignants formés, et que les passerelles avec les instituts spécialisés sont aussi fragiles que mal définies ? Que pour les dizaines de milliers de Français affectés par le polyhandicap, qui ne sont pris en charge nulle part, on réclame et espère vainement, depuis des années, un plan d'urgence ?
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jeudi, octobre 14, 2004
Revue de presse du jeudi 14 octobre 2004
Le Parisien nous rappelle que le Ramadan commence demain. Cela n’est pas sans incidence sur la vie des écoles, collèges et lycées. ” Grosse fatigue et petites tensions” comme le titre ce journal.
Bonne Lecture...
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Libération du 14/10/04
Les savoirs, moteur d'insertion
Par Annie THOMAS secrétaire nationale de la CFDT et Vincent MERLE professeur au Cnam.
Quel peut être le rôle de la formation initiale dans la société de la connaissance où nous vivons désormais ?. Le rapport Thélot, remis le 12 octobre au Premier ministre, nous met devant un choix historique : l'école est enfin invitée à prendre toute sa place dans une formation tout au long de la vie conçue comme une éducation et un apprentissage permanents. L'enjeu est capital. Il s'agit de transformer l'idée même de scolarité, en en faisant non plus une étape isolée dans l'existence d'un individu, mais le lieu dynamique d'où il pourra se projeter dans un parcours placé sous le signe du mouvement.
[…]Le cloisonnement actuel entre le monde de la formation initiale et celui de la formation continue est à cet égard un obstacle majeur. La question n'est pas de les confondre, bien sûr, mais de développer entre eux une véritable interface. C'est un défi pour les institutions, qui vont devoir apprendre à travailler ensemble et à changer d'horizon : le diplôme ne sera plus le mot de la fin, il signera moins l'épuisement d'un parcours que le début d'un autre. La chance de l'école, l'importance fondamentale de sa mission se trouvent dans l'élan initial qu'elle peut donner aux jeunes. Sa réussite se mesurera à leur capacité à se projeter dans un parcours, à sortir du système avec un projet, et non plus seulement un diplôme et un capital de connaissances. Le monde où un diplôme vous accorde une rente à vie n'est pas un monde juste : essayons d'en sortir. Ce qu'il nous faut offrir aux élèves, ce n'est pas la maîtrise d'une somme de connaissances, mais la capacité d'assimiler de nouvelles connaissances ; ce n'est pas une masse, mais une énergie. Et c'est un système qui permettra à cette énergie de circuler librement : un ensemble d'institutions non pas closes sur elles-mêmes, mais formant un continuum qui accompagnera chaque individu dans son apprentissage, d'une institution à l'autre, d'un savoir à l'autre et d'un métier à l'autre. Loin des barrières et des rigidités qui, à l'entrée comme à la sortie, entravent la circulation et la progression des personnes, nous devons construire un système attentif aux connexions entre deux cycles, reconnaissant la diversité des modes d'accès au savoir, un système non plus segmenté mais articulé, où le passage d'un espace à l'autre sera aussi fluide que possible, où les adultes pourront, par exemple, retourner à l'école. Il y a ici bien des frontières à faire tomber, bien des barrières à abaisser.
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Lyon-III appelle à la suspension de Gollnisch
L'université où enseigne le n° 2 du FN sollicite une sanction du ministère.
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Le Figaro du 14/10/04
Raffarin veut s'approprier la réforme de l'école
La deuxième phase de préparation de la loi sur l'école est engagée. Une loi demandée par Jacques Chirac et dont on ne sait très bien qui du premier ministre Jean-Pierre Raffarin ou du ministre de l'Éducation, François Fillon, entend en porter la paternité.
C'est en effet le premier ministre qui a installé à l'automne 2003 la commission présidée par Claude Thélot et, de la même manière, a réceptionné mardi dernier le rapport élaboré par ladite commission. Un petit livre jaune de 160 pages qui donne en huit chapitres des pistes de réformes destinées à permettre «la réussite de tous les élèves», comme inscrit sur la couverture. C'est encore Jean-Pierre Raffarin qui, après avoir présenté ce qui ressemble à une feuille de route pour son ministre, va organiser «avant la fin du mois d'octobre» une grande table ronde sur l'école avec les organisations syndicales et les associations de parents d'élèves. Et c'est toujours le locataire de Matignon qui a décidé de faire de l'école un des trois volets «fondamentaux» de son «contrat France 2005».
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Voile dans les établissements scolaires : premiers conseils de discipline
La phase de dialogue avec les élèves refusant de retirer les signes religieux ostensibles à l'intérieur de l'école touche à sa fin. Prévue pour deux semaines, elle s'est étirée jusqu'en octobre pour retarder les exclusions qui, paraît-il, auraient pu peser sur le sort des otages français en Irak. «Nous avions reçu la consigne de temporiser», reconnaît-on dans l'entourage du ministre de l'Education nationale. C'est finalement l'expulsion de l'imam de Vénissieux, Abdelkader Bouziane, renvoyé le 5 octobre dernier en Algérie, qui a mis un terme à l'attentisme.
Depuis, neuf conseils de discipline ont été convoqués. Ils se tiendront la semaine prochaine et devraient conduire à des exclusions. Ces cas font figure de test.
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L'Humanité du 14/10/04
Rien vu...
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Le Parisien du 14/10/04
Comment l'école vit pendant le ramadan
Demain matin, les musulmans de France débutent le ramadan. Un mois de jeûne pour des milliers d'enfants ou d'adolescents scolarisés. Profs, élèves, établissements doivent s'adapter à cette fête de plus en plus pratiquée par les jeunes.
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Grosse fatigue et petites tensions
« Le ramadan est toujours une période plus fatigante, une broutille peut se transformer en conflit », relève un principal de Seine-Saint-Denis, qui « souhaite ardemment » qu'aucune des élèves dévoilées ne revienne maintenant avec un bandana. Comme beaucoup de ses collègues, il observe que « de plus en plus d'élèves respectent le ramadan et y attachent une réelle importance ». « La question du ramadan, qui se pose maintenant même en école primaire où les enfants fatiguent encore plus, est prise en compte dans la vie des établissements, ce qui n'était pas vrai il y a encore quelques années, confirme Hanifa Chérifi, inspectrice générale de l'Education nationale. Le jour de l'Aïd (NDLR : fête qui clôt le ramadan) , certains établissements comptent jusqu'à 80 % d'élèves absents.»
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La Croix du 14/10/04
Rien vu...
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20 minutes du 14/10/04
Rien vu...
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Le Monde daté du 15/10/04
L 'université Lyon-III demande la suspension de Bruno Gollnisch
Bruno Gollnisch pourrait être suspendu de ses fonctions d'enseignant à l'université lyonnaise Jean-Moulin. Le président de Lyon-III, Guy Lavorel, en a fait la demande mercredi 13 octobre à François Fillon et a annoncé parallèlement sa décision de saisir la section disciplinaire de l'université.
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Plurilinguisme : la dernière bataille, par Claude Hagège
Deux langues étrangères enseignées à l'école primaire : telle est la suggestion qui circule depuis de nombreuses années et qu'il est heureux de voir ici clairement exprimée. Le français et l'allemand sont une illustration parmi d'autres, certes non négligeable puisque l'Allemagne est le premier partenaire politique et commercial de la France.
On ne peut manquer d'être fort surpris quand on rapproche ces propos d'un texte adressé par le ministère de l'éducation nationale, dans le Bulletin officiel n° 6 du 5 février, à tous les recteurs, inspecteurs et directeurs des académies et services départementaux. On y apprend, en effet, que le projet du ministère est de "proposer aux élèves des parcours linguistiques cohérents de l'école au lycée, reposant sur une diversification maîtrisée (...), sur un pilotage académique fort, prenant appui sur la carte des langues et associant étroitement premier et second degré (...). Dans ce cadre, on veillera (...) à favoriser l'apprentissage à l'école primaire des langues enseignées au collège du secteur et à assurer la poursuite de cet apprentissage au collège en affichant explicitement l'obligation de continuité".
Cette obligation est soulignée à plusieurs reprises dans la suite du texte. Il n'y aurait pas lieu de s'en inquiéter si l'étrange notion de "diversification maîtrisée" et celle de "pilotage académique fort" s'appliquaient à l'enseignement bilingue donné dès l'école primaire, tel qu'il est souhaité au sommet de l'Etat comme nécessaire à la construction européenne. Or la seule mention qui en soit faite ici demeure aussi vague que peu compromettante : "On encouragera également toutes les possibilités de commencer l'étude de la langue vivante II avant la classe de 4e."
En réalité, ce texte, inspiré par le souci de maintenir le volume actuel du personnel enseignant, est un instrument de promotion d'une seule langue, évidemment non désignée. On voit de quoi il s'agit quand on sait que la majorité des professeurs des écoles considérés comme compétents dans une langue le sont en anglais. Si de surcroît, comme le préconise le texte, des pôles regroupent l'enseignement de telle ou telle autre langue, il est clair que l'éloignement du domicile conduira les familles à les abandonner au profit de l'anglais.
L'espagnol pourrait conserver une place, mais une menace pèse sur l'allemand, déjà en déclin rapide (le choix en a décru de 10 % entre 2001 et 2003 dans le premier et le deuxième cycle). Cette situation est d'autant plus absurde que, pour un francophone, à rebours d'un préjugé tenace, une compétence moyenne pour la communication est plus facile à acquérir en espagnol ou en allemand qu'en anglais.
C'est donc l'apprentissage de deux langues étrangères qu'il faut promouvoir à l'école primaire.
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Bonne Lecture...
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Libération du 14/10/04
Les savoirs, moteur d'insertion
Par Annie THOMAS secrétaire nationale de la CFDT et Vincent MERLE professeur au Cnam.
Quel peut être le rôle de la formation initiale dans la société de la connaissance où nous vivons désormais ?. Le rapport Thélot, remis le 12 octobre au Premier ministre, nous met devant un choix historique : l'école est enfin invitée à prendre toute sa place dans une formation tout au long de la vie conçue comme une éducation et un apprentissage permanents. L'enjeu est capital. Il s'agit de transformer l'idée même de scolarité, en en faisant non plus une étape isolée dans l'existence d'un individu, mais le lieu dynamique d'où il pourra se projeter dans un parcours placé sous le signe du mouvement.
[…]Le cloisonnement actuel entre le monde de la formation initiale et celui de la formation continue est à cet égard un obstacle majeur. La question n'est pas de les confondre, bien sûr, mais de développer entre eux une véritable interface. C'est un défi pour les institutions, qui vont devoir apprendre à travailler ensemble et à changer d'horizon : le diplôme ne sera plus le mot de la fin, il signera moins l'épuisement d'un parcours que le début d'un autre. La chance de l'école, l'importance fondamentale de sa mission se trouvent dans l'élan initial qu'elle peut donner aux jeunes. Sa réussite se mesurera à leur capacité à se projeter dans un parcours, à sortir du système avec un projet, et non plus seulement un diplôme et un capital de connaissances. Le monde où un diplôme vous accorde une rente à vie n'est pas un monde juste : essayons d'en sortir. Ce qu'il nous faut offrir aux élèves, ce n'est pas la maîtrise d'une somme de connaissances, mais la capacité d'assimiler de nouvelles connaissances ; ce n'est pas une masse, mais une énergie. Et c'est un système qui permettra à cette énergie de circuler librement : un ensemble d'institutions non pas closes sur elles-mêmes, mais formant un continuum qui accompagnera chaque individu dans son apprentissage, d'une institution à l'autre, d'un savoir à l'autre et d'un métier à l'autre. Loin des barrières et des rigidités qui, à l'entrée comme à la sortie, entravent la circulation et la progression des personnes, nous devons construire un système attentif aux connexions entre deux cycles, reconnaissant la diversité des modes d'accès au savoir, un système non plus segmenté mais articulé, où le passage d'un espace à l'autre sera aussi fluide que possible, où les adultes pourront, par exemple, retourner à l'école. Il y a ici bien des frontières à faire tomber, bien des barrières à abaisser.
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Lyon-III appelle à la suspension de Gollnisch
L'université où enseigne le n° 2 du FN sollicite une sanction du ministère.
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Le Figaro du 14/10/04
Raffarin veut s'approprier la réforme de l'école
La deuxième phase de préparation de la loi sur l'école est engagée. Une loi demandée par Jacques Chirac et dont on ne sait très bien qui du premier ministre Jean-Pierre Raffarin ou du ministre de l'Éducation, François Fillon, entend en porter la paternité.
C'est en effet le premier ministre qui a installé à l'automne 2003 la commission présidée par Claude Thélot et, de la même manière, a réceptionné mardi dernier le rapport élaboré par ladite commission. Un petit livre jaune de 160 pages qui donne en huit chapitres des pistes de réformes destinées à permettre «la réussite de tous les élèves», comme inscrit sur la couverture. C'est encore Jean-Pierre Raffarin qui, après avoir présenté ce qui ressemble à une feuille de route pour son ministre, va organiser «avant la fin du mois d'octobre» une grande table ronde sur l'école avec les organisations syndicales et les associations de parents d'élèves. Et c'est toujours le locataire de Matignon qui a décidé de faire de l'école un des trois volets «fondamentaux» de son «contrat France 2005».
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Voile dans les établissements scolaires : premiers conseils de discipline
La phase de dialogue avec les élèves refusant de retirer les signes religieux ostensibles à l'intérieur de l'école touche à sa fin. Prévue pour deux semaines, elle s'est étirée jusqu'en octobre pour retarder les exclusions qui, paraît-il, auraient pu peser sur le sort des otages français en Irak. «Nous avions reçu la consigne de temporiser», reconnaît-on dans l'entourage du ministre de l'Education nationale. C'est finalement l'expulsion de l'imam de Vénissieux, Abdelkader Bouziane, renvoyé le 5 octobre dernier en Algérie, qui a mis un terme à l'attentisme.
Depuis, neuf conseils de discipline ont été convoqués. Ils se tiendront la semaine prochaine et devraient conduire à des exclusions. Ces cas font figure de test.
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L'Humanité du 14/10/04
Rien vu...
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Le Parisien du 14/10/04
Comment l'école vit pendant le ramadan
Demain matin, les musulmans de France débutent le ramadan. Un mois de jeûne pour des milliers d'enfants ou d'adolescents scolarisés. Profs, élèves, établissements doivent s'adapter à cette fête de plus en plus pratiquée par les jeunes.
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Grosse fatigue et petites tensions
« Le ramadan est toujours une période plus fatigante, une broutille peut se transformer en conflit », relève un principal de Seine-Saint-Denis, qui « souhaite ardemment » qu'aucune des élèves dévoilées ne revienne maintenant avec un bandana. Comme beaucoup de ses collègues, il observe que « de plus en plus d'élèves respectent le ramadan et y attachent une réelle importance ». « La question du ramadan, qui se pose maintenant même en école primaire où les enfants fatiguent encore plus, est prise en compte dans la vie des établissements, ce qui n'était pas vrai il y a encore quelques années, confirme Hanifa Chérifi, inspectrice générale de l'Education nationale. Le jour de l'Aïd (NDLR : fête qui clôt le ramadan) , certains établissements comptent jusqu'à 80 % d'élèves absents.»
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La Croix du 14/10/04
Rien vu...
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20 minutes du 14/10/04
Rien vu...
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Le Monde daté du 15/10/04
L 'université Lyon-III demande la suspension de Bruno Gollnisch
Bruno Gollnisch pourrait être suspendu de ses fonctions d'enseignant à l'université lyonnaise Jean-Moulin. Le président de Lyon-III, Guy Lavorel, en a fait la demande mercredi 13 octobre à François Fillon et a annoncé parallèlement sa décision de saisir la section disciplinaire de l'université.
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Plurilinguisme : la dernière bataille, par Claude Hagège
Deux langues étrangères enseignées à l'école primaire : telle est la suggestion qui circule depuis de nombreuses années et qu'il est heureux de voir ici clairement exprimée. Le français et l'allemand sont une illustration parmi d'autres, certes non négligeable puisque l'Allemagne est le premier partenaire politique et commercial de la France.
On ne peut manquer d'être fort surpris quand on rapproche ces propos d'un texte adressé par le ministère de l'éducation nationale, dans le Bulletin officiel n° 6 du 5 février, à tous les recteurs, inspecteurs et directeurs des académies et services départementaux. On y apprend, en effet, que le projet du ministère est de "proposer aux élèves des parcours linguistiques cohérents de l'école au lycée, reposant sur une diversification maîtrisée (...), sur un pilotage académique fort, prenant appui sur la carte des langues et associant étroitement premier et second degré (...). Dans ce cadre, on veillera (...) à favoriser l'apprentissage à l'école primaire des langues enseignées au collège du secteur et à assurer la poursuite de cet apprentissage au collège en affichant explicitement l'obligation de continuité".
Cette obligation est soulignée à plusieurs reprises dans la suite du texte. Il n'y aurait pas lieu de s'en inquiéter si l'étrange notion de "diversification maîtrisée" et celle de "pilotage académique fort" s'appliquaient à l'enseignement bilingue donné dès l'école primaire, tel qu'il est souhaité au sommet de l'Etat comme nécessaire à la construction européenne. Or la seule mention qui en soit faite ici demeure aussi vague que peu compromettante : "On encouragera également toutes les possibilités de commencer l'étude de la langue vivante II avant la classe de 4e."
En réalité, ce texte, inspiré par le souci de maintenir le volume actuel du personnel enseignant, est un instrument de promotion d'une seule langue, évidemment non désignée. On voit de quoi il s'agit quand on sait que la majorité des professeurs des écoles considérés comme compétents dans une langue le sont en anglais. Si de surcroît, comme le préconise le texte, des pôles regroupent l'enseignement de telle ou telle autre langue, il est clair que l'éloignement du domicile conduira les familles à les abandonner au profit de l'anglais.
L'espagnol pourrait conserver une place, mais une menace pèse sur l'allemand, déjà en déclin rapide (le choix en a décru de 10 % entre 2001 et 2003 dans le premier et le deuxième cycle). Cette situation est d'autant plus absurde que, pour un francophone, à rebours d'un préjugé tenace, une compétence moyenne pour la communication est plus facile à acquérir en espagnol ou en allemand qu'en anglais.
C'est donc l'apprentissage de deux langues étrangères qu'il faut promouvoir à l'école primaire.
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mercredi, octobre 13, 2004
Revue de presse du mercredi 13 octobre 2004
Il faut que chacun sache «désobéir à ses propres nostalgies»
. Qui a dit cela ? Réponse : Le Premier Ministre à propos du débat sur l’école. Surprenant en ces temps couleur sépia où le verbe apprendre se conjugue au passé (trop) simple…
François Fillon, quant à lui, est interviewé dans Le Figaro et prend déjà ses distances avec le rapport Thélot. A noter aussi la réaction très vigoureuse de l’Humanité contre ce même rapport.
Bonne Lecture...
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Libération du 13/10/04
Education : le plan d'action de Matignon
Rapport Thélot à l'appui, Raffarin a assigné à Fillon sa feuille de route. La future loi d'orientation doit être présentée début janvier.
La conviction exprimée hier par Raffarin est inversement proportionnelle à la disette qu'il a imposée au débat éducatif. La feuille de route assignée à François Fillon est ainsi à la fois claire et ouverte : «Il s'agit de moderniser la loi [Jospin] de 1989 [...] et de se fixer une nouvelle ambition : celle de la réussite pour chaque élève.» Pas de «grand soir», a insisté le Premier ministre, mais des ajustements : plus de référence, par exemple, aux «80 % au niveau du bac», mais «il faut que chaque élève obtienne un diplôme». Ces choix politiques devraient inscrire la future loi dans la filiation des grands textes qui, depuis 1945, ont conduit la droite comme la gauche à allonger la scolarité et à multiplier les parcours possibles (rapport Langevin-Wallon, réforme Berthoin de 1959, réforme Haby de 1975, création des bacs pros en 1985 par Chevènement, loi Jospin donc). Citant Jean-Claude Guillebaud, Raffarin a même plaidé pour que chacun sache «désobéir à ses propres nostalgies», propos inattendu alors qu'une vague sépia a submergé l'école depuis la rentrée.
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Les points-clés du rapport Thélot vus par les profs
Tour d’horizon des positions des syndicats sur les différents points du rapport Thélot
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Editorial : Rangs dispersés
Le rapport Thélot s'est attiré suffisamment de critiques convergentes, de droite ou de gauche, pour qu'il puisse se targuer d'avoir été objectif. Mais le meilleur rapport du monde ne vaut que par ce qu'il en reste après mastication et régurgitation par le gouvernement, le Parlement et l'administration, c'est-à-dire le plus souvent bien peu de chose. Du coup, ce qu'il écarte importe sans doute plus que ce qu'il propose positivement. Ce rapport refuse notamment de céder à la nostalgie autoritariste de mode chez les républicains de George Bush comme chez ceux de Chevènement. L'échec scolaire, vraie raison d'être de la commission Thélot, méritait mieux que ce simplisme. Mais le rapport écarte aussi implicitement une surenchère budgétaire, même si certaines de ses recommandations dérogent au principe de réforme à coût constant dont se revendique le Premier ministre.
Pourtant, il sera difficile de concrétiser l'effort spécifique souhaité par la commission en faveur des élèves les plus pénalisés socialement sans engager de nouveaux moyens.
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Le Figaro du 13/10/04
François Fillon : «Le gouvernement est libre vis-à-vis du rapport Thélot»
Passer en quelques semaines du rapport Thélot au projet de loi Fillon. L'enjeu est là pour le ministre de l'Education nationale qui va désormais s'atteler à la rédaction de la loi d'orientation et de programmation pour l'école. Le calendrier est serré. Le texte doit être présenté en Conseil des ministres en décembre ou janvier prochain pour un examen au Parlement au printemps et une mise en application à la rentrée 2006. En attendant, Claude Thélot et la plupart des membres de la commission qu'il présidait tenaient hier la vedette dans les salons de Matignon où ils ont remis leur rapport au premier ministre qui a affirmé : «Cette nouvelle loi doit donner des perspectives claires pour l'école des quinze ans à venir, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle ce sera une loi d'orientation mais aussi de programmation.» Quelle utilisation le ministre de l'Education va-t-il faire du rapport Thélot ? François Fillon annonce déjà les pistes qu'il souhaite explorer et celles qu'il a d'ores et déjà écartées (voir l'interview). Un nouveau processus de consultation est lancé auprès des partenaires sociaux, ainsi que des formations politiques.
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L'Humanité du 13/10/04
un smic scolaire au rapport
Interrogé sur l’avenir de son groupe de travail, Claude Thélot marquait le pas et répondait avec une pointe ambiguïté. « Treize mois de travail en commun, cela laisse une nostalgie, mais aussi de la lassitude. Nous poursuivrons nos travaux, sans doute de façon informelle », expliquait celui dont le nom restera associé quoi qu’il en soit aux futures orientations de l’école. Quel rôle jouera-t-elle à présent dans le cadre de l’élaboration de la loi ? « Les compétences individuelles ou collectives pourront éventuellement être mises à profit. » Point barre. Car pour le reste, « le temps du politique est arrivé », concluait Claude Thélot.
La remarque n’est pas anodine. Alors que la commission invite à ce que soit mise en place une haute autorité indépendante qui travaillerait à la définition des enseignements contenus dans « le socle commun des connaissances indispensables », le premier ministre n’en a, lui, pas pipé un seul mot durant la demi-heure qu’a duré son discours. Cette question de socle commun constitue pourtant la clé de voûte des propositions, qui semblerait, maintenant, n’appartenir qu’aux seuls parlementaires. Alors qu’il peut, à lui seul, transformer du tout au tout le visage de l’école des quinze prochaines années, on devine que le débat sera polémique, sans doute épineux, à tout le moins pointu. Et, quoi qu’il en soit, politique.
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Rapport Thélot. Réactions.
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« Pour une scolarité obligatoire de 3 à 18 ans »
Il y avait peu de chances que le rapport Thélot plaise au Parti communiste. En juin déjà, la sénatrice Annie David avait donné sa démission de la commission. Motif : ses propositions étaient « inau- dibles » par les autres mem- bres du groupe de travail. L’élue ne voulait plus « s’associer » à la rédaction du rapport, doutant de la « bonne foi du gouvernement », a-t-elle redit hier, en présence de la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet. À ses yeux, le grand débat sur l’école, commencé l’an dernier et qui a mobilisé des milliers de personnes, n’a pas eu l’attention méritée de la part des ministres Luc Ferry et François Fillon. Dès le début, la sénatrice avait tiqué sur « l’orientation des questions, largement guidée par les choix gouvernementaux ».
Les représentants du PCF voient dans le rapport « une attaque d’envergure contre la qualité de la formation des jeunes, le métier d’enseignant et le service d’éducation ». Les présentes propositions sont cohérentes avec la loi de finance et le projet de « modernisation » de la fonction publique, accusent-ils. Autrement dit, le document gage sur une démobilisation de l’État, au prétexte d’une diminution des coûts.
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« Une culture commune au rabais »
Stéphane Bonnéry est maître de conférences en sciences de l’éducation à Paris.
Socle commun, parcours diversifiés, orientation en fin de troisième...En quoi ces mesures transforment-elles le système éducatif ?
[…] Soit l’école a pour mission de donner à chacun les outils d’émancipation intellectuelle de développement de l’être humain. Soit on fait le choix d’une école à plusieurs vitesses qui naturalise les besoins de chaque élève. C’est un retour à l’idéologie des dons. Et c’est tuer l’idée même de la culture commune que de dire que l’école ne pourrait transmettre des connaissances abstraites et pointues qu’à ceux qui en bénéficient déjà. Les recherches montrent que plus les élèves rencontrent de difficultés, et plus ils ont un rapport utilitaire au savoir. Par exemple, ils considéreront la littérature comme secondaire, mais seront attentifs à l’orthographe dans le cadre d’une lettre de motivation. Or, moins ils s’approprient les savoirs fondamentaux, plus ils échouent... Cette idée de la culture utile est dangereuse. C’est pourtant celle que diffuse le rapport. Il justifie, en outre, ce qui doit être enseigné par les besoins de l’économie et l’achat de la paix sociale. […]
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Chronologie Du grand débat au projet de loi
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Le Parisien du 13/10/04
Le rapport Thélot mieux accueilli que prévu
C’est loin d'être le tollé. Evidemment, le rapport Thélot, remis hier au Premier ministre, suscite quelques critiques, mais dans l'ensemble, les propositions pour « une école plus juste au XXI e siècle » sont globalement bien accueillies. « Nous n'en sommes pas au grand soir, a d'ailleurs résumé Jean-Pierre Raffarin, hier.Il ne s'agit pas aujourd'hui, pour le gouvernement, de mettre en oeuvre la énième réforme de l'école qui prétendra tout changer. Il s'agit de se fixer une nouvelle ambition, celle de la réussite pour chaque élève. »
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Vingt grandes écoles s'ouvrent aux lycéens de banlieue
La secrétaire d'Etat à l'Intégration et à l'Egalité des chances, Catherine Vautrin, a révélé lundi soir à Cergy que le programme Une grande école, pourquoi pas moi ? de l'école de commerce Essec, serait repris en janvier prochain par dix à vingt autres grandes écoles. Vieille de deux ans, cette opération vise à augmenter les chances des lycéens de milieu modeste ou de quartiers difficiles de réussir le concours d'entrée de ces établissements.
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La Croix du 13/10/04
Elever ses enfants à la campagne
Parce qu'ils en ont assez des inconvénients de la ville, des parents partent élever leurs enfants en zone rurale. Sans regrets
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20 minutes du 13/10/04
L’élève Thélot frise la moyenne
Le rapport de Claude Thélot sur l’école, qui a été remis hier officiellement au Premier ministre, servira de base à une réforme profonde de l’école pour les quinze années à venir. Quatre préconisations du texte visent à réformer le métier d’enseignant. Réactions mitigées des syndicats.
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Le Monde daté du 14/10/04
Commission Thélot : le premier ministre fait de la réforme de l'école l'une des trois priorités de 2005
[…]Le premier ministre a précisé le calendrier qui allait conduire à la nouvelle loi d'orientation sur l'éducation. Avant la fin du mois, il réunira à l'Hôtel Matignon l'ensemble des organisations syndicales de l'éducation nationale et les associations de parents d'élèves pour une table ronde sur l'école. Le ministre de l'éducation nationale, François Fillon, recevra ensuite ces organisations individuellement pour écouter leurs propositions et présentera, courant novembre, les grandes lignes du projet de loi du gouvernement. Présent lors de la remise du rapport, le ministre de l'éducation nationale ne s'est pas exprimé. "Je souhaite que le projet de loi soit présenté au conseil des ministres à la fin du mois de décembre ou au début du mois de janvier, a précisé Jean-Pierre Raffarin. Il sera ensuite inscrit à l'ordre du jour du Parlement de manière prioritaire." Et "les grandes décisions entreront en vigueur à la rentrée 2006".
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Pour le SNES, un projet qui "tire vers le bas le système"
Le rapport Thélot a donné lieu, mardi 12 octobre, à une avalanche de réactions contrastées. Critiqué par les deux principaux syndicats d'enseignants (SNES, SNUipp) affiliés à la FSU, et par le Snalc, il est, en revanche, bien accueilli par le SGEN-CFDT et le SE-UNSA. Le SNES, syndicat des enseignants du second degré, y voit "une école repliée sur le socle commun" et conteste "l'essentiel des préconisations du rapport". "La maîtrise d'un socle commun, reposant sur une conception réductrice des savoirs, des compétences et des comportements, ne pourra que conduire à tirer vers le bas l'ensemble du système", estime le syndicat. Il dénonce la logique du rapport Thélot, "largement inspirée par un contexte de rigueur sans précédent" et préconise, notamment, "une progression de l'accès au niveau du bac d'un point par an en moyenne".
Le SNUipp, pour le premier degré, considère que "le rapport ne répond toujours pas à la question" de savoir "comment faire réussir tous les élèves". Critiquant, lui aussi, le socle commun "très dépouillé", le SNUipp craint que les enseignements différenciés préconisés par la commission Thélot "n'ouvrent la voie à une orientation précoce".
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. Qui a dit cela ? Réponse : Le Premier Ministre à propos du débat sur l’école. Surprenant en ces temps couleur sépia où le verbe apprendre se conjugue au passé (trop) simple…
François Fillon, quant à lui, est interviewé dans Le Figaro et prend déjà ses distances avec le rapport Thélot. A noter aussi la réaction très vigoureuse de l’Humanité contre ce même rapport.
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Libération du 13/10/04
Education : le plan d'action de Matignon
Rapport Thélot à l'appui, Raffarin a assigné à Fillon sa feuille de route. La future loi d'orientation doit être présentée début janvier.
La conviction exprimée hier par Raffarin est inversement proportionnelle à la disette qu'il a imposée au débat éducatif. La feuille de route assignée à François Fillon est ainsi à la fois claire et ouverte : «Il s'agit de moderniser la loi [Jospin] de 1989 [...] et de se fixer une nouvelle ambition : celle de la réussite pour chaque élève.» Pas de «grand soir», a insisté le Premier ministre, mais des ajustements : plus de référence, par exemple, aux «80 % au niveau du bac», mais «il faut que chaque élève obtienne un diplôme». Ces choix politiques devraient inscrire la future loi dans la filiation des grands textes qui, depuis 1945, ont conduit la droite comme la gauche à allonger la scolarité et à multiplier les parcours possibles (rapport Langevin-Wallon, réforme Berthoin de 1959, réforme Haby de 1975, création des bacs pros en 1985 par Chevènement, loi Jospin donc). Citant Jean-Claude Guillebaud, Raffarin a même plaidé pour que chacun sache «désobéir à ses propres nostalgies», propos inattendu alors qu'une vague sépia a submergé l'école depuis la rentrée.
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Les points-clés du rapport Thélot vus par les profs
Tour d’horizon des positions des syndicats sur les différents points du rapport Thélot
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Editorial : Rangs dispersés
Le rapport Thélot s'est attiré suffisamment de critiques convergentes, de droite ou de gauche, pour qu'il puisse se targuer d'avoir été objectif. Mais le meilleur rapport du monde ne vaut que par ce qu'il en reste après mastication et régurgitation par le gouvernement, le Parlement et l'administration, c'est-à-dire le plus souvent bien peu de chose. Du coup, ce qu'il écarte importe sans doute plus que ce qu'il propose positivement. Ce rapport refuse notamment de céder à la nostalgie autoritariste de mode chez les républicains de George Bush comme chez ceux de Chevènement. L'échec scolaire, vraie raison d'être de la commission Thélot, méritait mieux que ce simplisme. Mais le rapport écarte aussi implicitement une surenchère budgétaire, même si certaines de ses recommandations dérogent au principe de réforme à coût constant dont se revendique le Premier ministre.
Pourtant, il sera difficile de concrétiser l'effort spécifique souhaité par la commission en faveur des élèves les plus pénalisés socialement sans engager de nouveaux moyens.
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Le Figaro du 13/10/04
François Fillon : «Le gouvernement est libre vis-à-vis du rapport Thélot»
Passer en quelques semaines du rapport Thélot au projet de loi Fillon. L'enjeu est là pour le ministre de l'Education nationale qui va désormais s'atteler à la rédaction de la loi d'orientation et de programmation pour l'école. Le calendrier est serré. Le texte doit être présenté en Conseil des ministres en décembre ou janvier prochain pour un examen au Parlement au printemps et une mise en application à la rentrée 2006. En attendant, Claude Thélot et la plupart des membres de la commission qu'il présidait tenaient hier la vedette dans les salons de Matignon où ils ont remis leur rapport au premier ministre qui a affirmé : «Cette nouvelle loi doit donner des perspectives claires pour l'école des quinze ans à venir, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle ce sera une loi d'orientation mais aussi de programmation.» Quelle utilisation le ministre de l'Education va-t-il faire du rapport Thélot ? François Fillon annonce déjà les pistes qu'il souhaite explorer et celles qu'il a d'ores et déjà écartées (voir l'interview). Un nouveau processus de consultation est lancé auprès des partenaires sociaux, ainsi que des formations politiques.
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L'Humanité du 13/10/04
un smic scolaire au rapport
Interrogé sur l’avenir de son groupe de travail, Claude Thélot marquait le pas et répondait avec une pointe ambiguïté. « Treize mois de travail en commun, cela laisse une nostalgie, mais aussi de la lassitude. Nous poursuivrons nos travaux, sans doute de façon informelle », expliquait celui dont le nom restera associé quoi qu’il en soit aux futures orientations de l’école. Quel rôle jouera-t-elle à présent dans le cadre de l’élaboration de la loi ? « Les compétences individuelles ou collectives pourront éventuellement être mises à profit. » Point barre. Car pour le reste, « le temps du politique est arrivé », concluait Claude Thélot.
La remarque n’est pas anodine. Alors que la commission invite à ce que soit mise en place une haute autorité indépendante qui travaillerait à la définition des enseignements contenus dans « le socle commun des connaissances indispensables », le premier ministre n’en a, lui, pas pipé un seul mot durant la demi-heure qu’a duré son discours. Cette question de socle commun constitue pourtant la clé de voûte des propositions, qui semblerait, maintenant, n’appartenir qu’aux seuls parlementaires. Alors qu’il peut, à lui seul, transformer du tout au tout le visage de l’école des quinze prochaines années, on devine que le débat sera polémique, sans doute épineux, à tout le moins pointu. Et, quoi qu’il en soit, politique.
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Rapport Thélot. Réactions.
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« Pour une scolarité obligatoire de 3 à 18 ans »
Il y avait peu de chances que le rapport Thélot plaise au Parti communiste. En juin déjà, la sénatrice Annie David avait donné sa démission de la commission. Motif : ses propositions étaient « inau- dibles » par les autres mem- bres du groupe de travail. L’élue ne voulait plus « s’associer » à la rédaction du rapport, doutant de la « bonne foi du gouvernement », a-t-elle redit hier, en présence de la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet. À ses yeux, le grand débat sur l’école, commencé l’an dernier et qui a mobilisé des milliers de personnes, n’a pas eu l’attention méritée de la part des ministres Luc Ferry et François Fillon. Dès le début, la sénatrice avait tiqué sur « l’orientation des questions, largement guidée par les choix gouvernementaux ».
Les représentants du PCF voient dans le rapport « une attaque d’envergure contre la qualité de la formation des jeunes, le métier d’enseignant et le service d’éducation ». Les présentes propositions sont cohérentes avec la loi de finance et le projet de « modernisation » de la fonction publique, accusent-ils. Autrement dit, le document gage sur une démobilisation de l’État, au prétexte d’une diminution des coûts.
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« Une culture commune au rabais »
Stéphane Bonnéry est maître de conférences en sciences de l’éducation à Paris.
Socle commun, parcours diversifiés, orientation en fin de troisième...En quoi ces mesures transforment-elles le système éducatif ?
[…] Soit l’école a pour mission de donner à chacun les outils d’émancipation intellectuelle de développement de l’être humain. Soit on fait le choix d’une école à plusieurs vitesses qui naturalise les besoins de chaque élève. C’est un retour à l’idéologie des dons. Et c’est tuer l’idée même de la culture commune que de dire que l’école ne pourrait transmettre des connaissances abstraites et pointues qu’à ceux qui en bénéficient déjà. Les recherches montrent que plus les élèves rencontrent de difficultés, et plus ils ont un rapport utilitaire au savoir. Par exemple, ils considéreront la littérature comme secondaire, mais seront attentifs à l’orthographe dans le cadre d’une lettre de motivation. Or, moins ils s’approprient les savoirs fondamentaux, plus ils échouent... Cette idée de la culture utile est dangereuse. C’est pourtant celle que diffuse le rapport. Il justifie, en outre, ce qui doit être enseigné par les besoins de l’économie et l’achat de la paix sociale. […]
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Chronologie Du grand débat au projet de loi
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Le Parisien du 13/10/04
Le rapport Thélot mieux accueilli que prévu
C’est loin d'être le tollé. Evidemment, le rapport Thélot, remis hier au Premier ministre, suscite quelques critiques, mais dans l'ensemble, les propositions pour « une école plus juste au XXI e siècle » sont globalement bien accueillies. « Nous n'en sommes pas au grand soir, a d'ailleurs résumé Jean-Pierre Raffarin, hier.Il ne s'agit pas aujourd'hui, pour le gouvernement, de mettre en oeuvre la énième réforme de l'école qui prétendra tout changer. Il s'agit de se fixer une nouvelle ambition, celle de la réussite pour chaque élève. »
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Vingt grandes écoles s'ouvrent aux lycéens de banlieue
La secrétaire d'Etat à l'Intégration et à l'Egalité des chances, Catherine Vautrin, a révélé lundi soir à Cergy que le programme Une grande école, pourquoi pas moi ? de l'école de commerce Essec, serait repris en janvier prochain par dix à vingt autres grandes écoles. Vieille de deux ans, cette opération vise à augmenter les chances des lycéens de milieu modeste ou de quartiers difficiles de réussir le concours d'entrée de ces établissements.
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La Croix du 13/10/04
Elever ses enfants à la campagne
Parce qu'ils en ont assez des inconvénients de la ville, des parents partent élever leurs enfants en zone rurale. Sans regrets
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20 minutes du 13/10/04
L’élève Thélot frise la moyenne
Le rapport de Claude Thélot sur l’école, qui a été remis hier officiellement au Premier ministre, servira de base à une réforme profonde de l’école pour les quinze années à venir. Quatre préconisations du texte visent à réformer le métier d’enseignant. Réactions mitigées des syndicats.
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Le Monde daté du 14/10/04
Commission Thélot : le premier ministre fait de la réforme de l'école l'une des trois priorités de 2005
[…]Le premier ministre a précisé le calendrier qui allait conduire à la nouvelle loi d'orientation sur l'éducation. Avant la fin du mois, il réunira à l'Hôtel Matignon l'ensemble des organisations syndicales de l'éducation nationale et les associations de parents d'élèves pour une table ronde sur l'école. Le ministre de l'éducation nationale, François Fillon, recevra ensuite ces organisations individuellement pour écouter leurs propositions et présentera, courant novembre, les grandes lignes du projet de loi du gouvernement. Présent lors de la remise du rapport, le ministre de l'éducation nationale ne s'est pas exprimé. "Je souhaite que le projet de loi soit présenté au conseil des ministres à la fin du mois de décembre ou au début du mois de janvier, a précisé Jean-Pierre Raffarin. Il sera ensuite inscrit à l'ordre du jour du Parlement de manière prioritaire." Et "les grandes décisions entreront en vigueur à la rentrée 2006".
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Pour le SNES, un projet qui "tire vers le bas le système"
Le rapport Thélot a donné lieu, mardi 12 octobre, à une avalanche de réactions contrastées. Critiqué par les deux principaux syndicats d'enseignants (SNES, SNUipp) affiliés à la FSU, et par le Snalc, il est, en revanche, bien accueilli par le SGEN-CFDT et le SE-UNSA. Le SNES, syndicat des enseignants du second degré, y voit "une école repliée sur le socle commun" et conteste "l'essentiel des préconisations du rapport". "La maîtrise d'un socle commun, reposant sur une conception réductrice des savoirs, des compétences et des comportements, ne pourra que conduire à tirer vers le bas l'ensemble du système", estime le syndicat. Il dénonce la logique du rapport Thélot, "largement inspirée par un contexte de rigueur sans précédent" et préconise, notamment, "une progression de l'accès au niveau du bac d'un point par an en moyenne".
Le SNUipp, pour le premier degré, considère que "le rapport ne répond toujours pas à la question" de savoir "comment faire réussir tous les élèves". Critiquant, lui aussi, le socle commun "très dépouillé", le SNUipp craint que les enseignements différenciés préconisés par la commission Thélot "n'ouvrent la voie à une orientation précoce".
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mardi, octobre 12, 2004
Revue de presse du mardi 12 octobre 2004
Toute la presse (sauf l’Humanité) parle du rapport Thélot. La question qui se pose aujourd’hui est double : c’est celle de la manière dont il va être entendu et compris dans la salle des profs et celle de l’usage qui va en être fait par le Ministre.
Sur l’un, comme sur l’autre, on peut être inquiet. La presse met essentiellement l’accent sur deux points : le socle commun et le service des enseignants avec beaucoup d’approximations et de schématismes. Tout cela n’aide pas à avoir une pensée nuancée…
On peut craindre par ailleurs que François Fillon dans un contexte de réduction budgétaire se serve de certaines des conclusions de la Commission Thélot dans un sens purement comptable et de régression.
Lire le rapport Thélot sur le site du Débat National
Bonne Lecture...
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Libération du 12/10/04
Un rapport pour enseigner autrement.
C'est un rapport à dix milliards d'euros. Tel est le coût, évalué par l'Education nationale, des propositions du rapport de la Commission nationale sur l'avenir de l'école, que Claude Thélot ,son président, devait remettre ce matin au Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Lequel devrait confirmer la présentation d'une loi d'orientation d'ici à la fin de l'année, point d'orgue d'un processus engagé au mois de juin 2003 sur les braises du mouvement social du printemps.
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«Dépasser la simple transmission» du savoir.
La version finale du rapport Thélot , qui sera remis ce matin, diffère peu de la version qui avait fuité fin août, et moins encore de la pénultième mouture, discutée le 29 septembre, et dont Libération a eu connaissance. La première partie, intitulée «Que signifie "faire réussir tous les élèves"», fixe quatre objectifs à l'école : «Eduquer, instruire, intégrer et promouvoir.» Elle précise que «l'école doit cultiver la civilité», et que «l'apprentissage de la politesse, le respect d'autrui et le sens des responsabilités précèdent l'initiation à la Chose publique» - le tout démarrant désormais obligatoirement à 5 ans et non à 6. Le rapport propose également la définition d'un «socle commun» qui fera jaser, ainsi que la «personnalisation» des enseignements. Autre principe : pour «égaliser l'efficacité de l'offre», le rapport défend l'idée «d'un pilotage du système par les résultats et les progrès des élèves plus que par les normes». Il ressort enfin le slogan de la défunte FEN (Fédération de l'Education nationale) : il faudrait que les enseignants «travaillent autrement»[…].
Le rapport maintient également une proposition en forme de casus belli : «clarifier»le temps de travail des enseignants du secondaire (préciser qu'ils font autre chose que l'enseignement stricto sensu) et allonger «de quatre à huit heures par semaine» leur temps de présence dans l'établissement. Cette proposition, qui justifierait une rémunération supplémentaire, ne serait pas obligatoire : elle s'appliquerait aux nouveaux enseignants, les autres ayant le choix.
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Au collège, un tableau pas si noir.
Malgré les difficultés, les établissements difficiles ne sont pas les zones de non-droit décrites par les tenants d'un retour aux «bonnes vieilles» méthodes.
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«La pédagogie est saturée d'idéologie».
Roland Goigoux, directeur d'un labo de recherches sur l'enseignement, dénonce les thèses du livre de chevet de François Fillon : «Et vos enfants ne sauront pas lire ni compter (Stock) » de Marc Le Bris.
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Editorial : Illusion.
Le rapport Thélot a le mérite de proposer des pistes qui dérangent, celle d'un niveau minimal à acquérir pour les élèves, celle d'une présence plus grande des profs à l'école, celle d'une discrimination positive plus importante. Cela pourrait faire une bonne base de discussion avant la loi d'orientation promise pour l'an prochain. Mais compte tenu de la façon dont Fillon a engagé le débat, le pire est à craindre.
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Le Figaro du 12/10/04
École : la loi d'orientation entrera en vigueur en 2006 .
Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a annoncé ce matin que le projet de loi sur l'école serait présenté en Conseil des ministres «fin décembre» ou «début janvier» et ensuite inscrit à l'ordre du jour du Parlement «de manière prioritaire» pour entrée en vigueur à la rentrée 2006.
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Les propositions timides du rapport Thélot .
[…]Doit-on en conclure que la remise aujourd'hui au premier ministre du rapport final de la commission est le simple aboutissement d'une réflexion tout aussi sereine que consensuelle, menée par le reste des membres, intellectuels, hommes politiques ou hommes de terrain de tous horizons ? Pas vraiment, si l'on en croit le philosophe Alain Finkielkraut ou le professeur de lycée Elizabeth Altschull, qui ont bruyamment démissionné de la commission il y a quelques jours arguant, aux côtés de la philosophe Monique Canto-Sperber et du sénateur communiste Annie David, d'un désaccord profond avec le rapport.[…]
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Huit pistes de réforme entre prudence et timidité.
Quelque cent cinquante pages d'une écriture dense et huit grands chapitres afin de répondre à une question : comment faire réussir tous les élèves ? Tel est l'ambitieux objectif du rapport que va remettre aujourd'hui très officiellement Claude Thélot au premier ministre, au nom de la commission qu'il a présidée pendant un an. «Une école de la réussite est une école utile aux élèves, même et surtout aux plus faibles d'entre eux», souligne le rapport. Pour cela, elle doit remplir trois missions prioritaires : éduquer, instruire, intégrer et promouvoir. Eduquer nécessite «de garantir l'ordre et de restaurer la confiance et le respect sans lesquels les professeurs ne peuvent faire travailler les élèves dans la sérénité», soulignent les auteurs du rapport. L'instruction passe, elle, par la définition d'un socle commun de connaissances, de compétences et de règles de comportements que chaque élève pourra acquérir à son rythme. Enfin, intégration et promotion supposent un renforcement de l'égalité des chances. Et l'ambition n'est pas mince : «Pour être juste, l'école ne doit pas être formellement égale mais également efficace partout», est-il expliqué dans le document. En conséquence, elle doit «tendre vers la réussite de chacun». C'est au travers de huit chapitres détaillés, mais d'inégale importance car d'inégale portée, que les membres de la commission expliquent comment atteindre ces objectifs qui n'ont rien de révolutionnaire.
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Le discours de la méthode d'un cartésien de l'éducation .
Claude Thélot voit dans cette mission le «couronnement» de sa carrière. De fait, l'enjeu est de taille. Préparé depuis un an, ce rapport sur l'avenir du système éducatif auquel son nom, plus qu'à d'autres écrits, restera attaché, sera-t-il pour autant son ultime examen ? Voire. […]A 58 ans, l'ancien polytechnicien, statisticien ayant exercé différentes fonctions à l'Insee pendant vingt ans, a conservé les attitudes d'un fort en thème. L'ampleur de la tâche, les critiques, les chausse-trapes : rien ne semble le désarçonner. «C'est un chef d'État major», dit de lui un membre de sa commission, qui a vu son président supporter stoïquement les objections des uns, les esclandres des autres, tout en précisant peu à peu ses propres conceptions. Sans cesse, son esprit classe, structure, résout. Et il avance vite, méthodique, sûr de lui, comme jadis, comme toujours, scolairement premier.
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Editorial : Occasion manquée .
Le mammouth a de beaux jours devant lui. Des consultations, des débats et des travaux de la commission Thélot, est ressorti un rapport prudent où l'on amende plutôt que l'on réforme. Au lieu de la confier à un atelier de haute couture, on a déposé l'école dans une boutique de retoucheur.
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L'Humanité du 12/10/04
Les Conseillers et psychologues ne seront pas plus nombreux
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Suppression de concours pour les filières pro.
Quatorze mille postes seront ouverts aux concours de recrutement 2005. En deux ans, ce chiffre aura dégringolé de 17 %.
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Le Parisien du 12/10/04
Le rapport Thélot prône le retour aux fondamentaux .
Fruit de près d'un an de travail, le rapport « pour la réussite de tous les élèves » est remis ce matin au Premier ministre. Il propose de recentrer l'école sur sa mission première en redéfinissant ce que les enfants doivent vraiment savoir.
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Fillon a deux mois pour convaincre.
JEAN-PIERRE RAFFARIN a donné à François Fillon « deux mois ». Deux mois pour prouver qu'il veut vraiment conduire cette réforme de l'école. Deux mois pour convaincre Matignon qu'il a bien l'intention de « mettre toute son énergie » dans la réalisation de cette promesse du candidat Chirac.
Drôle de climat pour une réforme si importante. Mais c'est un secret de polichinelle : rien ne va plus entre les deux hommes.
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Six pistes pour l'avenir .
Comment concrètement se recentrer sur les apprentissages fondamentaux ? Voilà les idées de la commission Thélot. Des propositions qui, si elles sont retenues par le gouvernement, ne rentreraient pas en application avant la rentrée de septembre 2006.
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« Asphyxier un peu plus l'école de la République... »
JACK LANG, ancien ministre PS de l'Education nationale .
L'idée d'une culture commune n'est pas neuve. Je ne mets pas en doute la générosité ni la loyauté de la commission Thélot qui propose cela. Mais je redoute qu'un gouvernement qui, aujourd'hui, saigne à blanc l'Education nationale n'utilise cette notion pour asphyxier un peu plus l'école de la République, en grave danger actuellement. Comment croire, par exemple, à une multiplication de parcours individualisés pour aider les plus en difficulté alors que les groupes de remise à niveau en français et en mathématiques, en sixième ou en cinquième, ne peuvent plus se mettre en place en raison des restrictions budgétaires ? A cette rentrée, le gouvernement n'a pas cessé de supprimer des options. Alors l'idée d'une culture appauvrie peut l'arranger pour continuer à tailler, à couper parmi les enseignements.
Faire travailler plus les enseignants - ce qui est préconisé -, n'est-ce pas une manière de faire progresser l'école ?
Les profs se donnent déjà un mal de chien. Par expérience, je sais déjà que certains ne sont avares ni de leur patience, ni de leur énergie, ni de leur présence accrue à l'école, le tout bénévolement. Là, il est question de les rémunérer pour ces nouveaux horaires. Au moment où on supprime des milliers de postes, qui va payer ?
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Et maintenant ? .
LA REMISE du rapport Thélot aujourd'hui n'est qu'une nouvelle étape d'un processus engagé il y a deux ans lorsqu'au printemps 2002 le président Jacques Chirac lançait l'idée d'un grand débat sur l'école et la perspective d'une réforme. Pourtant, tout est loin d'être fini. Le calendrier prévu maintenant
D'ici à fin novembre.Le gouvernement va plancher. Jean-Pierre Raffarin, le Premier ministre, et son ministre de l'Education nationale, François Fillon, vont recevoir syndicats enseignants, associations de parents d'élèves et autres experts du système éducatif. Une phase de concertation après la publication du rapport Thélot qui permettra d'affiner certaines idées du rapport et éventuellement d'éliminer celles qui recueillent les plus farouches oppositions.
Fin décembre. Le projet de loi d'orientation sera écrit par François Fillon et soumis au Conseil des ministres. Printemps 2005. L'Assemblée nationale examine le texte proposé par le ministre de l'Education nationale et le vote. Son application concrète dans les établissements scolaires ne pourra pas intervenir avant la rentrée de septembre 2006.
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Le projet de loi en Conseil des ministres fin 2004 ou début 2005.
Lors de la présentation ce matin à Matignon du rapport Thélot, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a annoncé que le projet de loi sur l'école serait présenté en Conseil des ministres «fin décembre» ou «début janvier» et ensuite inscrit à l'ordre du jour du Parlement «de manière prioritaire» pour entrée en vigueur à la rentrée 2006. Par ailleurs, Jean-Pierre Raffarin a précisé que la future loi sur l'école serait «une loi d'orientation» mais «également une loi de programmation fixant des perspectives à 15 ans».
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La Croix du 01/10/04
Des lycéens notent le rapport Thélot .
La commission Thélot rend mardi 12 octobre au premier ministre son rapport sur l'avenir de l'école. Ce texte redéfinit le contenu de la scolarité obligatoire et réforme l'organisation du système éducatif. Cinq bons élèves donnent leur avis sur le rapport Thélot
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20 minutes du 12/10/04
François Dubet : «Pour que l’école soit la moins injuste possible».
Alors que le rapport Thélot vient d’être rendu, le sociologue pointe l’inégalité du système scolaire
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Le Monde daté du 13/10/04
Le rapport Thélot ébauche l'école du XXIe siècle.
Scolarité obligatoire à 5 ans, rapprochement de l'école et du monde de l'entreprise, modification du recrutement et la formation des professeurs, soutien à la mixité sociale des établissements : voici quelques-unes des propositions du rapport Thélot, dont le texte a été remis mardi matin au premier ministre et qui doit servir à la rédaction de la nouvelle loi d'orientation de l'éducation. Jean-Pierre Raffarin souhaite que le projet de loi soit présenté au conseil des ministres "en décembre ou janvier."
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Des propositions pour recentrer le système éducatif sur les apprentissages fondamentaux.
Le rapport Thélot ne préconise aucune rupture par rapport à la philosophie de la loi d'orientation sur l'éducation de juillet 1989. Remis officiellement au premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, et au ministre de l'éducation nationale, François Fillon, mardi 12 octobre, il diffère toutefois sur les modalités permettant "la réussite de tous les élèves".
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M. Fillon ne devrait faire qu'un usage limité du rapport Thélot.
Le ministre de l'éducation nationale regrette que la commission n'ait pas davantage travaillé sur certains sujets comme la pédagogie, la formation des maîtres et l'orientation, et n'ait pas chiffré le coût des réformes envisagées.
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Rapport Thélot : la FSU très critique.
Pour le secrétaire général de la fédération, Gérard Aschiéri, certaines propositions du rapport pourraient provoquer de "grosses colères".
La FSU, première fédération syndicale de l'éducation nationale, craint que le rapport Thélot sur l'avenir de l'école ne soit perçu comme une "provocation" par les enseignants.
"Globalement, ce rapport se moule assez bien dans les contraintes de réduction budgétaire du gouvernement", a déclaré lundi 11 octobre au soir son secrétaire général, Gérard Aschiéri, à la lecture de la synthèse du rapport, qui a été remis mardi 12 octobre au premier ministre, Jean-Pierre Raffarin.
Il a notamment cité la proposition Thélot d'allonger le temps de présence des professeurs dans les collèges et lycées pour assurer des "missions telles que le suivi des élèves, les relations avec les parents, le travail en équipe, etc.". "Cela peut déclencher de grosses colères et être reçu comme une provocation. Car cette proposition ignore le travail des professeurs, qui remplissent déjà ces missions d'éducation à côté de leur travail d'enseignement et réclament davantage de moyens pour pouvoir mieux les assurer", a remarqué Gérard Aschiéri.
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Sur l’un, comme sur l’autre, on peut être inquiet. La presse met essentiellement l’accent sur deux points : le socle commun et le service des enseignants avec beaucoup d’approximations et de schématismes. Tout cela n’aide pas à avoir une pensée nuancée…
On peut craindre par ailleurs que François Fillon dans un contexte de réduction budgétaire se serve de certaines des conclusions de la Commission Thélot dans un sens purement comptable et de régression.
Lire le rapport Thélot sur le site du Débat National
Bonne Lecture...
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Libération du 12/10/04
Un rapport pour enseigner autrement.
C'est un rapport à dix milliards d'euros. Tel est le coût, évalué par l'Education nationale, des propositions du rapport de la Commission nationale sur l'avenir de l'école, que Claude Thélot ,son président, devait remettre ce matin au Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Lequel devrait confirmer la présentation d'une loi d'orientation d'ici à la fin de l'année, point d'orgue d'un processus engagé au mois de juin 2003 sur les braises du mouvement social du printemps.
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«Dépasser la simple transmission» du savoir.
La version finale du rapport Thélot , qui sera remis ce matin, diffère peu de la version qui avait fuité fin août, et moins encore de la pénultième mouture, discutée le 29 septembre, et dont Libération a eu connaissance. La première partie, intitulée «Que signifie "faire réussir tous les élèves"», fixe quatre objectifs à l'école : «Eduquer, instruire, intégrer et promouvoir.» Elle précise que «l'école doit cultiver la civilité», et que «l'apprentissage de la politesse, le respect d'autrui et le sens des responsabilités précèdent l'initiation à la Chose publique» - le tout démarrant désormais obligatoirement à 5 ans et non à 6. Le rapport propose également la définition d'un «socle commun» qui fera jaser, ainsi que la «personnalisation» des enseignements. Autre principe : pour «égaliser l'efficacité de l'offre», le rapport défend l'idée «d'un pilotage du système par les résultats et les progrès des élèves plus que par les normes». Il ressort enfin le slogan de la défunte FEN (Fédération de l'Education nationale) : il faudrait que les enseignants «travaillent autrement»[…].
Le rapport maintient également une proposition en forme de casus belli : «clarifier»le temps de travail des enseignants du secondaire (préciser qu'ils font autre chose que l'enseignement stricto sensu) et allonger «de quatre à huit heures par semaine» leur temps de présence dans l'établissement. Cette proposition, qui justifierait une rémunération supplémentaire, ne serait pas obligatoire : elle s'appliquerait aux nouveaux enseignants, les autres ayant le choix.
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Au collège, un tableau pas si noir.
Malgré les difficultés, les établissements difficiles ne sont pas les zones de non-droit décrites par les tenants d'un retour aux «bonnes vieilles» méthodes.
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«La pédagogie est saturée d'idéologie».
Roland Goigoux, directeur d'un labo de recherches sur l'enseignement, dénonce les thèses du livre de chevet de François Fillon : «Et vos enfants ne sauront pas lire ni compter (Stock) » de Marc Le Bris.
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Editorial : Illusion.
Le rapport Thélot a le mérite de proposer des pistes qui dérangent, celle d'un niveau minimal à acquérir pour les élèves, celle d'une présence plus grande des profs à l'école, celle d'une discrimination positive plus importante. Cela pourrait faire une bonne base de discussion avant la loi d'orientation promise pour l'an prochain. Mais compte tenu de la façon dont Fillon a engagé le débat, le pire est à craindre.
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Le Figaro du 12/10/04
École : la loi d'orientation entrera en vigueur en 2006 .
Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a annoncé ce matin que le projet de loi sur l'école serait présenté en Conseil des ministres «fin décembre» ou «début janvier» et ensuite inscrit à l'ordre du jour du Parlement «de manière prioritaire» pour entrée en vigueur à la rentrée 2006.
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Les propositions timides du rapport Thélot .
[…]Doit-on en conclure que la remise aujourd'hui au premier ministre du rapport final de la commission est le simple aboutissement d'une réflexion tout aussi sereine que consensuelle, menée par le reste des membres, intellectuels, hommes politiques ou hommes de terrain de tous horizons ? Pas vraiment, si l'on en croit le philosophe Alain Finkielkraut ou le professeur de lycée Elizabeth Altschull, qui ont bruyamment démissionné de la commission il y a quelques jours arguant, aux côtés de la philosophe Monique Canto-Sperber et du sénateur communiste Annie David, d'un désaccord profond avec le rapport.[…]
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Huit pistes de réforme entre prudence et timidité.
Quelque cent cinquante pages d'une écriture dense et huit grands chapitres afin de répondre à une question : comment faire réussir tous les élèves ? Tel est l'ambitieux objectif du rapport que va remettre aujourd'hui très officiellement Claude Thélot au premier ministre, au nom de la commission qu'il a présidée pendant un an. «Une école de la réussite est une école utile aux élèves, même et surtout aux plus faibles d'entre eux», souligne le rapport. Pour cela, elle doit remplir trois missions prioritaires : éduquer, instruire, intégrer et promouvoir. Eduquer nécessite «de garantir l'ordre et de restaurer la confiance et le respect sans lesquels les professeurs ne peuvent faire travailler les élèves dans la sérénité», soulignent les auteurs du rapport. L'instruction passe, elle, par la définition d'un socle commun de connaissances, de compétences et de règles de comportements que chaque élève pourra acquérir à son rythme. Enfin, intégration et promotion supposent un renforcement de l'égalité des chances. Et l'ambition n'est pas mince : «Pour être juste, l'école ne doit pas être formellement égale mais également efficace partout», est-il expliqué dans le document. En conséquence, elle doit «tendre vers la réussite de chacun». C'est au travers de huit chapitres détaillés, mais d'inégale importance car d'inégale portée, que les membres de la commission expliquent comment atteindre ces objectifs qui n'ont rien de révolutionnaire.
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Le discours de la méthode d'un cartésien de l'éducation .
Claude Thélot voit dans cette mission le «couronnement» de sa carrière. De fait, l'enjeu est de taille. Préparé depuis un an, ce rapport sur l'avenir du système éducatif auquel son nom, plus qu'à d'autres écrits, restera attaché, sera-t-il pour autant son ultime examen ? Voire. […]A 58 ans, l'ancien polytechnicien, statisticien ayant exercé différentes fonctions à l'Insee pendant vingt ans, a conservé les attitudes d'un fort en thème. L'ampleur de la tâche, les critiques, les chausse-trapes : rien ne semble le désarçonner. «C'est un chef d'État major», dit de lui un membre de sa commission, qui a vu son président supporter stoïquement les objections des uns, les esclandres des autres, tout en précisant peu à peu ses propres conceptions. Sans cesse, son esprit classe, structure, résout. Et il avance vite, méthodique, sûr de lui, comme jadis, comme toujours, scolairement premier.
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Editorial : Occasion manquée .
Le mammouth a de beaux jours devant lui. Des consultations, des débats et des travaux de la commission Thélot, est ressorti un rapport prudent où l'on amende plutôt que l'on réforme. Au lieu de la confier à un atelier de haute couture, on a déposé l'école dans une boutique de retoucheur.
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L'Humanité du 12/10/04
Les Conseillers et psychologues ne seront pas plus nombreux
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Suppression de concours pour les filières pro.
Quatorze mille postes seront ouverts aux concours de recrutement 2005. En deux ans, ce chiffre aura dégringolé de 17 %.
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Le Parisien du 12/10/04
Le rapport Thélot prône le retour aux fondamentaux .
Fruit de près d'un an de travail, le rapport « pour la réussite de tous les élèves » est remis ce matin au Premier ministre. Il propose de recentrer l'école sur sa mission première en redéfinissant ce que les enfants doivent vraiment savoir.
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Fillon a deux mois pour convaincre.
JEAN-PIERRE RAFFARIN a donné à François Fillon « deux mois ». Deux mois pour prouver qu'il veut vraiment conduire cette réforme de l'école. Deux mois pour convaincre Matignon qu'il a bien l'intention de « mettre toute son énergie » dans la réalisation de cette promesse du candidat Chirac.
Drôle de climat pour une réforme si importante. Mais c'est un secret de polichinelle : rien ne va plus entre les deux hommes.
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Six pistes pour l'avenir .
Comment concrètement se recentrer sur les apprentissages fondamentaux ? Voilà les idées de la commission Thélot. Des propositions qui, si elles sont retenues par le gouvernement, ne rentreraient pas en application avant la rentrée de septembre 2006.
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« Asphyxier un peu plus l'école de la République... »
JACK LANG, ancien ministre PS de l'Education nationale .
L'idée d'une culture commune n'est pas neuve. Je ne mets pas en doute la générosité ni la loyauté de la commission Thélot qui propose cela. Mais je redoute qu'un gouvernement qui, aujourd'hui, saigne à blanc l'Education nationale n'utilise cette notion pour asphyxier un peu plus l'école de la République, en grave danger actuellement. Comment croire, par exemple, à une multiplication de parcours individualisés pour aider les plus en difficulté alors que les groupes de remise à niveau en français et en mathématiques, en sixième ou en cinquième, ne peuvent plus se mettre en place en raison des restrictions budgétaires ? A cette rentrée, le gouvernement n'a pas cessé de supprimer des options. Alors l'idée d'une culture appauvrie peut l'arranger pour continuer à tailler, à couper parmi les enseignements.
Faire travailler plus les enseignants - ce qui est préconisé -, n'est-ce pas une manière de faire progresser l'école ?
Les profs se donnent déjà un mal de chien. Par expérience, je sais déjà que certains ne sont avares ni de leur patience, ni de leur énergie, ni de leur présence accrue à l'école, le tout bénévolement. Là, il est question de les rémunérer pour ces nouveaux horaires. Au moment où on supprime des milliers de postes, qui va payer ?
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Et maintenant ? .
LA REMISE du rapport Thélot aujourd'hui n'est qu'une nouvelle étape d'un processus engagé il y a deux ans lorsqu'au printemps 2002 le président Jacques Chirac lançait l'idée d'un grand débat sur l'école et la perspective d'une réforme. Pourtant, tout est loin d'être fini. Le calendrier prévu maintenant
D'ici à fin novembre.Le gouvernement va plancher. Jean-Pierre Raffarin, le Premier ministre, et son ministre de l'Education nationale, François Fillon, vont recevoir syndicats enseignants, associations de parents d'élèves et autres experts du système éducatif. Une phase de concertation après la publication du rapport Thélot qui permettra d'affiner certaines idées du rapport et éventuellement d'éliminer celles qui recueillent les plus farouches oppositions.
Fin décembre. Le projet de loi d'orientation sera écrit par François Fillon et soumis au Conseil des ministres. Printemps 2005. L'Assemblée nationale examine le texte proposé par le ministre de l'Education nationale et le vote. Son application concrète dans les établissements scolaires ne pourra pas intervenir avant la rentrée de septembre 2006.
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Le projet de loi en Conseil des ministres fin 2004 ou début 2005.
Lors de la présentation ce matin à Matignon du rapport Thélot, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a annoncé que le projet de loi sur l'école serait présenté en Conseil des ministres «fin décembre» ou «début janvier» et ensuite inscrit à l'ordre du jour du Parlement «de manière prioritaire» pour entrée en vigueur à la rentrée 2006. Par ailleurs, Jean-Pierre Raffarin a précisé que la future loi sur l'école serait «une loi d'orientation» mais «également une loi de programmation fixant des perspectives à 15 ans».
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La Croix du 01/10/04
Des lycéens notent le rapport Thélot .
La commission Thélot rend mardi 12 octobre au premier ministre son rapport sur l'avenir de l'école. Ce texte redéfinit le contenu de la scolarité obligatoire et réforme l'organisation du système éducatif. Cinq bons élèves donnent leur avis sur le rapport Thélot
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20 minutes du 12/10/04
François Dubet : «Pour que l’école soit la moins injuste possible».
Alors que le rapport Thélot vient d’être rendu, le sociologue pointe l’inégalité du système scolaire
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Le Monde daté du 13/10/04
Le rapport Thélot ébauche l'école du XXIe siècle.
Scolarité obligatoire à 5 ans, rapprochement de l'école et du monde de l'entreprise, modification du recrutement et la formation des professeurs, soutien à la mixité sociale des établissements : voici quelques-unes des propositions du rapport Thélot, dont le texte a été remis mardi matin au premier ministre et qui doit servir à la rédaction de la nouvelle loi d'orientation de l'éducation. Jean-Pierre Raffarin souhaite que le projet de loi soit présenté au conseil des ministres "en décembre ou janvier."
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Des propositions pour recentrer le système éducatif sur les apprentissages fondamentaux.
Le rapport Thélot ne préconise aucune rupture par rapport à la philosophie de la loi d'orientation sur l'éducation de juillet 1989. Remis officiellement au premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, et au ministre de l'éducation nationale, François Fillon, mardi 12 octobre, il diffère toutefois sur les modalités permettant "la réussite de tous les élèves".
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M. Fillon ne devrait faire qu'un usage limité du rapport Thélot.
Le ministre de l'éducation nationale regrette que la commission n'ait pas davantage travaillé sur certains sujets comme la pédagogie, la formation des maîtres et l'orientation, et n'ait pas chiffré le coût des réformes envisagées.
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Rapport Thélot : la FSU très critique.
Pour le secrétaire général de la fédération, Gérard Aschiéri, certaines propositions du rapport pourraient provoquer de "grosses colères".
La FSU, première fédération syndicale de l'éducation nationale, craint que le rapport Thélot sur l'avenir de l'école ne soit perçu comme une "provocation" par les enseignants.
"Globalement, ce rapport se moule assez bien dans les contraintes de réduction budgétaire du gouvernement", a déclaré lundi 11 octobre au soir son secrétaire général, Gérard Aschiéri, à la lecture de la synthèse du rapport, qui a été remis mardi 12 octobre au premier ministre, Jean-Pierre Raffarin.
Il a notamment cité la proposition Thélot d'allonger le temps de présence des professeurs dans les collèges et lycées pour assurer des "missions telles que le suivi des élèves, les relations avec les parents, le travail en équipe, etc.". "Cela peut déclencher de grosses colères et être reçu comme une provocation. Car cette proposition ignore le travail des professeurs, qui remplissent déjà ces missions d'éducation à côté de leur travail d'enseignement et réclament davantage de moyens pour pouvoir mieux les assurer", a remarqué Gérard Aschiéri.
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lundi, octobre 11, 2004
Revue de presse du lundi 11 octobre 2004
Il faudrait tout le talent de Jacques Derrida pour « déconstuire » le discours des antipédagogues "républicains" décrit dans le Monde du 9 octobre dernier.
Quelle est la part de représentation de sa propre histoire personnelle, des valeurs, de l’autorité et même de la personne humaine et de son devenir dans ce déni de la réalité des élèves et de l’évolution de l’école et de la société ?
Bonne Lecture...
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Libération du 11/10/04
Une écolière tuée par la chute d'une grue
L'engin était installé dans un jardin contigu à la cour de l'école de Bellentre (Savoie).
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Le Figaro du 11/10/04
L'emploi, grand défi de l'école
PAR ÉDOUARD COURTIAL Député (UMP) de l'Oise
Il y a une vingtaine d'années, quelques esprits, probablement moins éclairés que les Français n'auraient pu l'espérer, ont fixé un objectif apparemment ambitieux pour notre système éducatif : amener 80% d'une classe d'âge au baccalauréat. Or, la qualité d'un système scolaire ne se mesure pas au pourcentage d'étudiants atteignant tel niveau mais à la proportion de ceux qui trouvent un emploi stable à sa sortie.
Sur ce point, le constat est édifiant. Durant les vingt dernières années, le niveau moyen de formation des jeunes Français n'a cessé de s'améliorer : le taux d'accès au bac, qui s'élevait à 35%, en 1982, a atteint 69% en 2002. Or, dans le même temps, le niveau du chômage des 15-24 ans a fortement augmenté (il est passé de 13,9%, en 1982, à 21,3% en 2003), dans les mêmes proportions que le taux de chômage général, il est vrai.
[…] Le grand débat sur l'école s'annonce comme la discussion la plus importante de la prochaine session parlementaire. Les responsables politiques doivent avoir conscience que l'objectif de toute réforme de l'Education nationale doit servir l'emploi des jeunes. Dans cet esprit, le gouvernement actuel pourrait, quitte à encourir le risque d'être accusé de plagiat, fixer à notre système de formation un objectif de 80% de CDI pour une classe d'âge.
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L'Humanité du 11/10/04
Rien vu...
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Le Parisien du 11/10/04
Le portable à 1 € démarre fort
ALORS QUE de nouvelles campagnes de publicité, financées par les constructeurs eux-mêmes, démarrent tout juste, l'opération Mon micro portable pour le prix d'un café par jour, jusqu'ici uniquement promue par le ministère de l'Education, démarre fort. Cinq mille ordinateurs ont été précommandés dès le lancement le 28 septembre dernier, et au moins 20 000 ont été effectivement achetés depuis. Sans compter les nombreux dossiers en attente de financement.
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Cette semaine, la science à notre portée
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La Croix du 11/10/04
Rien vu...
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20 minutes du 11/10/04
La Bourse n’a plus cours à l’école
Le jugement n’avait guère rencontré d’échos jusque-là Le mouvement altermondialiste Attac a fêté bien tardivement, ce week-end, la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise (95) rendue début juillet. Ce dernier a jugé illégal un jeu-concours d’initiation à la Bourse, organisé dans les collèges et lycées. Les Masters de l’économie, lancés en 1981 par le Crédit industriel et commercial (CIC), proposaient aux élèves de faire fructifier un capital virtuel en passant des ordres boursiers. En France, plusieurs dizaines de milliers d’entre eux ont déjà participé au jeu, avec l’aide de leurs profs d’économie ou de gestion.
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Le Monde daté du 12/10/04 et des jours précédents…
Commission Thélot : la défaite des partisans de la vieille école
(Le monde du 09/10)
Claude Thélot doit remettre mardi son rapport sur l'avenir de l'éducation. Au sein du groupe, le rapport de forces a basculé du côté des "pédagogues", favorables à une adaptation de l'école à ses nouveaux publics, opposés aux "républicains", partisans d'une approche traditionnelle de l'enseignement.
Ce contexte politique rend les membres de la commission assez optimistes. Claude Thélot, en particulier, voit trois éléments favorables quant à la possibilité d'une réforme ambitieuse de l'école. Le premier est lié à l'inquiétude collective sur l'échec scolaire. "Depuis un ou deux ans, il y a une cristallisation autour de l'idée qu'il existe une inégalité fondamentale entre ceux qui maîtrisent les compétences de base et ceux qui ne les maîtrisent pas." Le discours sur le socle commun devrait donc, selon lui, rencontrer un écho favorable.
Le deuxième facteur est le renouvellement des personnels. La moitié des enseignants et les deux tiers des cadres de l'éducation nationale doivent partir à la retraite d'ici dix ans. Dans l'esprit de M. Thélot, ce renouvellement permettra de faire évoluer les pratiques pédagogiques.
Le troisième élément est lié à l'engagement du premier ministre et du président de la République dans l'opération. "C'est la première fois qu'avec une telle vigueur le sommet de l'Etat s'est intéressé à la question éducative", affirme-t-il. Une manière de souligner que c'est maintenant au pouvoir politique de reprendre la main sur le dossier.
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Les "républicains", unis dans la dénonciation de la "baisse des exigences"
(Le monde du 09/10)
Dans un amphithéâtre de la Sorbonne, Jean-Pierre Chevènement (MRC), ministre de l'éducation nationale de 1984 à 1986, et Nicolas Dupont-Aignan, chef de file des "nationaux républicains" au sein de l'UMP, devaient conclure, samedi 16 octobre, un colloque sur la formation des enseignants.
L'ancien ministre PS et le député UMP vont oublier leurs étiquettes politiques pour dénoncer les travers du "pédagogisme" et les conclusions de la commission Thélot.
Rassemblés autour de la chevénementiste Elizabeth Altschull, membre démissionnaire de la commission Thélot, les organisateurs ne cachent pas leur volonté de structurer la mouvance dite des "républicains" - qui défendent une vision conservatrice de l'école -, par opposition aux "pédagogues" - qui plaident pour une adaptation du système éducatif aux élèves. Mme Altschull parle ainsi du "début d'une aventure" pour ceux qui tiennent un discours très critique sur les "dérives" du système scolaire.
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Le ministre Chevènement, "Jules Ferry en kimono"
(Le monde du 09/10)
Depuis vingt ans, ils ont été nombreux, à gauche comme à droite, à vanter les mérites de l'"école d'avant", à exploiter le filon de la nostalgie pour séduire parents et enseignants en mal de repères. En remettant au goût du jour dictée, récitation et autorité à l'école, François Fillon, l'actuel ministre de l'éducation nationale, n'est que le dernier d'une longue liste.
Mais l'inventeur du concept, celui qui l'a lancé en politique, c'est Jean-Pierre Chevènement.
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Le philosophe Jacques Derrida est mort
Jacques Derrida était le philosophe français le plus connu à l'étranger, notamment aux Etats-Unis, pour son concept de "déconstruction".
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Quelle est la part de représentation de sa propre histoire personnelle, des valeurs, de l’autorité et même de la personne humaine et de son devenir dans ce déni de la réalité des élèves et de l’évolution de l’école et de la société ?
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Libération du 11/10/04
Une écolière tuée par la chute d'une grue
L'engin était installé dans un jardin contigu à la cour de l'école de Bellentre (Savoie).
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Le Figaro du 11/10/04
L'emploi, grand défi de l'école
PAR ÉDOUARD COURTIAL Député (UMP) de l'Oise
Il y a une vingtaine d'années, quelques esprits, probablement moins éclairés que les Français n'auraient pu l'espérer, ont fixé un objectif apparemment ambitieux pour notre système éducatif : amener 80% d'une classe d'âge au baccalauréat. Or, la qualité d'un système scolaire ne se mesure pas au pourcentage d'étudiants atteignant tel niveau mais à la proportion de ceux qui trouvent un emploi stable à sa sortie.
Sur ce point, le constat est édifiant. Durant les vingt dernières années, le niveau moyen de formation des jeunes Français n'a cessé de s'améliorer : le taux d'accès au bac, qui s'élevait à 35%, en 1982, a atteint 69% en 2002. Or, dans le même temps, le niveau du chômage des 15-24 ans a fortement augmenté (il est passé de 13,9%, en 1982, à 21,3% en 2003), dans les mêmes proportions que le taux de chômage général, il est vrai.
[…] Le grand débat sur l'école s'annonce comme la discussion la plus importante de la prochaine session parlementaire. Les responsables politiques doivent avoir conscience que l'objectif de toute réforme de l'Education nationale doit servir l'emploi des jeunes. Dans cet esprit, le gouvernement actuel pourrait, quitte à encourir le risque d'être accusé de plagiat, fixer à notre système de formation un objectif de 80% de CDI pour une classe d'âge.
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L'Humanité du 11/10/04
Rien vu...
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Le Parisien du 11/10/04
Le portable à 1 € démarre fort
ALORS QUE de nouvelles campagnes de publicité, financées par les constructeurs eux-mêmes, démarrent tout juste, l'opération Mon micro portable pour le prix d'un café par jour, jusqu'ici uniquement promue par le ministère de l'Education, démarre fort. Cinq mille ordinateurs ont été précommandés dès le lancement le 28 septembre dernier, et au moins 20 000 ont été effectivement achetés depuis. Sans compter les nombreux dossiers en attente de financement.
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Cette semaine, la science à notre portée
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La Croix du 11/10/04
Rien vu...
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20 minutes du 11/10/04
La Bourse n’a plus cours à l’école
Le jugement n’avait guère rencontré d’échos jusque-là Le mouvement altermondialiste Attac a fêté bien tardivement, ce week-end, la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise (95) rendue début juillet. Ce dernier a jugé illégal un jeu-concours d’initiation à la Bourse, organisé dans les collèges et lycées. Les Masters de l’économie, lancés en 1981 par le Crédit industriel et commercial (CIC), proposaient aux élèves de faire fructifier un capital virtuel en passant des ordres boursiers. En France, plusieurs dizaines de milliers d’entre eux ont déjà participé au jeu, avec l’aide de leurs profs d’économie ou de gestion.
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Le Monde daté du 12/10/04 et des jours précédents…
Commission Thélot : la défaite des partisans de la vieille école
(Le monde du 09/10)
Claude Thélot doit remettre mardi son rapport sur l'avenir de l'éducation. Au sein du groupe, le rapport de forces a basculé du côté des "pédagogues", favorables à une adaptation de l'école à ses nouveaux publics, opposés aux "républicains", partisans d'une approche traditionnelle de l'enseignement.
Ce contexte politique rend les membres de la commission assez optimistes. Claude Thélot, en particulier, voit trois éléments favorables quant à la possibilité d'une réforme ambitieuse de l'école. Le premier est lié à l'inquiétude collective sur l'échec scolaire. "Depuis un ou deux ans, il y a une cristallisation autour de l'idée qu'il existe une inégalité fondamentale entre ceux qui maîtrisent les compétences de base et ceux qui ne les maîtrisent pas." Le discours sur le socle commun devrait donc, selon lui, rencontrer un écho favorable.
Le deuxième facteur est le renouvellement des personnels. La moitié des enseignants et les deux tiers des cadres de l'éducation nationale doivent partir à la retraite d'ici dix ans. Dans l'esprit de M. Thélot, ce renouvellement permettra de faire évoluer les pratiques pédagogiques.
Le troisième élément est lié à l'engagement du premier ministre et du président de la République dans l'opération. "C'est la première fois qu'avec une telle vigueur le sommet de l'Etat s'est intéressé à la question éducative", affirme-t-il. Une manière de souligner que c'est maintenant au pouvoir politique de reprendre la main sur le dossier.
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Les "républicains", unis dans la dénonciation de la "baisse des exigences"
(Le monde du 09/10)
Dans un amphithéâtre de la Sorbonne, Jean-Pierre Chevènement (MRC), ministre de l'éducation nationale de 1984 à 1986, et Nicolas Dupont-Aignan, chef de file des "nationaux républicains" au sein de l'UMP, devaient conclure, samedi 16 octobre, un colloque sur la formation des enseignants.
L'ancien ministre PS et le député UMP vont oublier leurs étiquettes politiques pour dénoncer les travers du "pédagogisme" et les conclusions de la commission Thélot.
Rassemblés autour de la chevénementiste Elizabeth Altschull, membre démissionnaire de la commission Thélot, les organisateurs ne cachent pas leur volonté de structurer la mouvance dite des "républicains" - qui défendent une vision conservatrice de l'école -, par opposition aux "pédagogues" - qui plaident pour une adaptation du système éducatif aux élèves. Mme Altschull parle ainsi du "début d'une aventure" pour ceux qui tiennent un discours très critique sur les "dérives" du système scolaire.
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Le ministre Chevènement, "Jules Ferry en kimono"
(Le monde du 09/10)
Depuis vingt ans, ils ont été nombreux, à gauche comme à droite, à vanter les mérites de l'"école d'avant", à exploiter le filon de la nostalgie pour séduire parents et enseignants en mal de repères. En remettant au goût du jour dictée, récitation et autorité à l'école, François Fillon, l'actuel ministre de l'éducation nationale, n'est que le dernier d'une longue liste.
Mais l'inventeur du concept, celui qui l'a lancé en politique, c'est Jean-Pierre Chevènement.
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Le philosophe Jacques Derrida est mort
Jacques Derrida était le philosophe français le plus connu à l'étranger, notamment aux Etats-Unis, pour son concept de "déconstruction".
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Revue de presse des hebdomadaires
(semaine du 5 octobre au 11 octobre 2004)
Nos hebdomadaires sont plutôt faibles sur l’école cette semaine. La seule chose à noter c’est l’interview de Claude Lelièvre dans l’Express. Ce membre de la commission Thélot, qui doit rendre son rapport le 12 octobre prochain, revient sur un des points forts du rapport : la notion de socle commun.
Bonne lecture
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Le Nouvel Observateur du jeudi 07 octobre 2004 -
Luc Ferry et ses grosses têtes
Un amiral, un judoka, des intellectuels... C’est le cocktail que Jean-Pierre Raffarin a confié à son ancien ministre pour analyser la société
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Le Point du 07 octobre 2004
Rien vu …
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L'Express du 11 octobre 2004
Claude Lelièvre : «Changer notre vision de l'école»
Voilà près d'un an germaient, dans une France sceptique après les mutineries du printemps 2003, 26 000 débats sur l'école. 1 million de participants et une commission de 35 experts plus tard, Claude Thélot, le maître de cérémonies, va remettre, le 12 octobre, son rapport à François Fillon, qui devrait ficeler un projet de loi d'orientation d'ici à la fin de l'année. Auteur de L'Ecole obligatoire, pour quoi faire? (Retz), l'historien Claude Lelièvre, qui a participé aux travaux, en analyse le principal enjeu: redéfinir un «socle commun de connaissances». Un virage si décisif que quatre membres de la commission ont démissionné. Un virage qui irritera les militants de l'excellence
Lire la suite de l’article
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi O9 Octobre 2004
HUMANITAIRE : Catherine Enjolet sous l’aile d’un parrain
Pour aider les enfants en danger, leur offrir de l’amour et une autre vision de la vie, cette ex-professeur de français a tissé un réseau de solidarité. Volontairement en marge des institutions, elle propose une nouvelle forme de parrainage où tuteurs et filleuls cherchent ensemble le bonheur.
Lire la suite de l’article
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Politis du 07 Octobre 2004
Éditorial de Bernard Langlois
L’instit et la parole de l’enfant
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Bonne lecture
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Le Nouvel Observateur du jeudi 07 octobre 2004 -
Luc Ferry et ses grosses têtes
Un amiral, un judoka, des intellectuels... C’est le cocktail que Jean-Pierre Raffarin a confié à son ancien ministre pour analyser la société
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Le Point du 07 octobre 2004
Rien vu …
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L'Express du 11 octobre 2004
Claude Lelièvre : «Changer notre vision de l'école»
Voilà près d'un an germaient, dans une France sceptique après les mutineries du printemps 2003, 26 000 débats sur l'école. 1 million de participants et une commission de 35 experts plus tard, Claude Thélot, le maître de cérémonies, va remettre, le 12 octobre, son rapport à François Fillon, qui devrait ficeler un projet de loi d'orientation d'ici à la fin de l'année. Auteur de L'Ecole obligatoire, pour quoi faire? (Retz), l'historien Claude Lelièvre, qui a participé aux travaux, en analyse le principal enjeu: redéfinir un «socle commun de connaissances». Un virage si décisif que quatre membres de la commission ont démissionné. Un virage qui irritera les militants de l'excellence
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi O9 Octobre 2004
HUMANITAIRE : Catherine Enjolet sous l’aile d’un parrain
Pour aider les enfants en danger, leur offrir de l’amour et une autre vision de la vie, cette ex-professeur de français a tissé un réseau de solidarité. Volontairement en marge des institutions, elle propose une nouvelle forme de parrainage où tuteurs et filleuls cherchent ensemble le bonheur.
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Politis du 07 Octobre 2004
Éditorial de Bernard Langlois
L’instit et la parole de l’enfant
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jeudi, octobre 07, 2004
Revue de presse du jeudi 7 octobre 2004
Le rapport Spitz remis au Ministre de la Culture propose d’abonner gratuitement les jeunes fêtant leur dix-huit ans à un quotidien de leur choix pendant deux mois. C’est la mesure symbolique de ce rapport qui réfléchit aux solutions pour lutter contre la crise de la presse quotidienne.
Pas de revue de presse vendredi et samedi pour cause de déplacement à Montpellier à un colloque pour parler de l’utilisation pédagogique des médias et des images. On reste presque dans le sujet...
Bonne Lecture...
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Libération du 07/10/04
A 18 ans, un quotidien en cadeau d'anniversaire
Les 780 000 jeunes qui fêteront leur 18e anniversaire en 2005 pourront s'abonner gratuitement, pour deux mois, au quotidien généraliste de leur choix. Ils pourront choisir Libération ou le Petit Bleu du Lot-et-Garonne, mais pas l'Equipe, par exemple, qui est un quotidien spécialisé, ni les gratuits comme Metro ou 20 minutes.
C'est la proposition phare du rapport qu'a remis hier le conseiller d'Etat Bernard Spitz au ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres. Si cette suggestion est retenue par le gouvernement, comme c'est probable, l'abonnement sera proposé aux jeunes gens au moment de l'appel à la préparation à la Défense. A cette occasion leur sera remis un numéro d'identifiant personnel. Il leur suffira ensuite d'aller sur le site Internet du ministère de la Culture et de s'abonner, en donnant ce numéro personnel, au quotidien de leur choix.
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Le Figaro du 07/10/04
Les radios pour adolescents accusées de parasiter les esprits
Écoutée chaque jour par quatre millions de jeunes auditeurs, la radio Skyrock est dans le collimateur du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour ses fréquents «dérapages» lors des émissions de libre antenne. Le gendarme du PAF envoie aujourd'hui l'une de ses représentantes, Agnès Vincent-Deray, dans les locaux de la station avant de décider de la suite à donner aux plaintes des associations. Le cas Skyrock est regardé de près par les professionnels de l'audiovisuel et ceux de l'enfance.
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Rien vu...
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L'Humanité du 07/10/04
Natacha mène le jeu.
Elle dit les choses cash Natacha (le Regard de Natacha, France 3, mardi, 0 h 35), elle ne s’embarrasse pas trop de principes pour répondre à sa mère, pour expliquer à sa directrice que « oui [elle] a loupé la première semaine de cours, parce que son copain est à Caen et qu’elle n’avait pas envie de venir ». Ou pour expliquer à sa copine de l’internat : « Ma mère elle croit que je ne suis pas comme les autres, que je ne peux pas avoir de copain. ». Natacha est aveugle.
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Le Parisien du 07/10/04
Et si on abonnait les enfants à la presse...
Hier un rapport remis sur le bureau du ministère de la Culture préconise plusieurs mesures pour favoriser la lecture de la presse quotidienne auprès des 15-25 ans. La plus significative étant un abonnement gratuit de deux mois pour les jeunes de 18 ans à un quotidien d'information générale de leur choix. Au vu de ce rapport, le ministère annoncera un plan d'action accompagné d'une enveloppe de 3,5 millions d'euros.
Mais un abonnement est-il une bonne solution, et quel titre choisir ? Les réponses de Faouzia Chérifi, une spécialiste du Clemi, le centre au sein du ministère de l'Education nationale chargé de concevoir et de développer des programmes d'éducation aux médias.
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La Croix du 07/10/04
Une minorité de sikhs porte le turban
Le turban a été interdit dans de nombreuses écoles à la rentrée, au même titre que le voile. Il n'est porté que par une minorité, les khalsas
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L'antisémitisme d'aujourd'hui
Qui sont les nouveaux antisémites ? Ce sont souvent des mineurs ou de jeunes adultes peu structurés et en mal d’identité qui se rassemblent pour passer à l’acte, souvent sous le coup de la rage ou du désœuvrement
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20 minutes du 07/10/04
«Lyon-III complaisante avec ces thèses, ça ne tient pas»
Sa mission est terminée. L’historien Henry Rousso, chargé de faire la lumière sur les dérives négationnistes à l’université Lyon-III, a rendu son rapport mardi soir à François Fillon, le ministre de l’Education nationale. C’est l’un de ses prédécesseurs, le socialiste Jack Lang, qui avait commandé ce rapport. Et après plus de deux ans d’enquête, l’historien refuse dans ses conclusions d’accabler totalement Lyon-III, théâtre depuis vingt ans de plusieurs affaires négationnistes retentissantes (Plantin, Notin, Roques...). Contacté hier par 20 Minutes, Henry Rousso précise qu’affirmer que l’université « a été complaisante avec le négationnisme, ça ne tient pas ».
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Le Monde daté du 08/10/04
L'université Lyon-III accusée d'avoir été "tolérante" avec l'extrême droite
Le rapport Rousso écarte cependant l'idée qu'elle soit une "fac facho".
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Pas de revue de presse vendredi et samedi pour cause de déplacement à Montpellier à un colloque pour parler de l’utilisation pédagogique des médias et des images. On reste presque dans le sujet...
Bonne Lecture...
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Libération du 07/10/04
A 18 ans, un quotidien en cadeau d'anniversaire
Les 780 000 jeunes qui fêteront leur 18e anniversaire en 2005 pourront s'abonner gratuitement, pour deux mois, au quotidien généraliste de leur choix. Ils pourront choisir Libération ou le Petit Bleu du Lot-et-Garonne, mais pas l'Equipe, par exemple, qui est un quotidien spécialisé, ni les gratuits comme Metro ou 20 minutes.
C'est la proposition phare du rapport qu'a remis hier le conseiller d'Etat Bernard Spitz au ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres. Si cette suggestion est retenue par le gouvernement, comme c'est probable, l'abonnement sera proposé aux jeunes gens au moment de l'appel à la préparation à la Défense. A cette occasion leur sera remis un numéro d'identifiant personnel. Il leur suffira ensuite d'aller sur le site Internet du ministère de la Culture et de s'abonner, en donnant ce numéro personnel, au quotidien de leur choix.
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Le Figaro du 07/10/04
Les radios pour adolescents accusées de parasiter les esprits
Écoutée chaque jour par quatre millions de jeunes auditeurs, la radio Skyrock est dans le collimateur du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour ses fréquents «dérapages» lors des émissions de libre antenne. Le gendarme du PAF envoie aujourd'hui l'une de ses représentantes, Agnès Vincent-Deray, dans les locaux de la station avant de décider de la suite à donner aux plaintes des associations. Le cas Skyrock est regardé de près par les professionnels de l'audiovisuel et ceux de l'enfance.
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Rien vu...
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L'Humanité du 07/10/04
Natacha mène le jeu.
Elle dit les choses cash Natacha (le Regard de Natacha, France 3, mardi, 0 h 35), elle ne s’embarrasse pas trop de principes pour répondre à sa mère, pour expliquer à sa directrice que « oui [elle] a loupé la première semaine de cours, parce que son copain est à Caen et qu’elle n’avait pas envie de venir ». Ou pour expliquer à sa copine de l’internat : « Ma mère elle croit que je ne suis pas comme les autres, que je ne peux pas avoir de copain. ». Natacha est aveugle.
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Le Parisien du 07/10/04
Et si on abonnait les enfants à la presse...
Hier un rapport remis sur le bureau du ministère de la Culture préconise plusieurs mesures pour favoriser la lecture de la presse quotidienne auprès des 15-25 ans. La plus significative étant un abonnement gratuit de deux mois pour les jeunes de 18 ans à un quotidien d'information générale de leur choix. Au vu de ce rapport, le ministère annoncera un plan d'action accompagné d'une enveloppe de 3,5 millions d'euros.
Mais un abonnement est-il une bonne solution, et quel titre choisir ? Les réponses de Faouzia Chérifi, une spécialiste du Clemi, le centre au sein du ministère de l'Education nationale chargé de concevoir et de développer des programmes d'éducation aux médias.
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La Croix du 07/10/04
Une minorité de sikhs porte le turban
Le turban a été interdit dans de nombreuses écoles à la rentrée, au même titre que le voile. Il n'est porté que par une minorité, les khalsas
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L'antisémitisme d'aujourd'hui
Qui sont les nouveaux antisémites ? Ce sont souvent des mineurs ou de jeunes adultes peu structurés et en mal d’identité qui se rassemblent pour passer à l’acte, souvent sous le coup de la rage ou du désœuvrement
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20 minutes du 07/10/04
«Lyon-III complaisante avec ces thèses, ça ne tient pas»
Sa mission est terminée. L’historien Henry Rousso, chargé de faire la lumière sur les dérives négationnistes à l’université Lyon-III, a rendu son rapport mardi soir à François Fillon, le ministre de l’Education nationale. C’est l’un de ses prédécesseurs, le socialiste Jack Lang, qui avait commandé ce rapport. Et après plus de deux ans d’enquête, l’historien refuse dans ses conclusions d’accabler totalement Lyon-III, théâtre depuis vingt ans de plusieurs affaires négationnistes retentissantes (Plantin, Notin, Roques...). Contacté hier par 20 Minutes, Henry Rousso précise qu’affirmer que l’université « a été complaisante avec le négationnisme, ça ne tient pas ».
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Le Monde daté du 08/10/04
L'université Lyon-III accusée d'avoir été "tolérante" avec l'extrême droite
Le rapport Rousso écarte cependant l'idée qu'elle soit une "fac facho".
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mercredi, octobre 06, 2004
Revue de presse du mercredi 6 octobre 2004
Le Figaro consacre un long article au leader du soutien scolaire privé. Ce marché est aujourd’hui considérable : 1,5 milliards d’euros dépensés.
On trouvera aussi un article sur l’enseignement des langues étrangères en primaire. Voir l’adresse du site de Primalangues ci dessous.
L’humanité revient sur ce que nous avions évoqué : l’utilisation de vigiles privés à la place des pions.
On vit décidément une époque formidable...
Le site de Primalangues
Bonne Lecture...
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Libération du 06/10/04
Rien vu… .
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Le Figaro du 06/10/04
Les jeunes fument moins mais s'enivrent plus souvent .
ls fument moins de cigarettes, un peu moins de cannabis mais se rattrapent sur l'alcool : c'est le constat de la dernière enquête Escapad réalisée auprès de plus de 15 000 jeunes de 17-18 ans par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).
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Gagner progressivement cinq points supplémentaires .
«Tous les élèves peuvent réussir!» C'est à partir de cette vérité – optimiste – que Maxime Aïach, 40 ans, lui-même issu d'une grande école, a eu dès 1989 l'idée de créer Acadomia, devenu en quelques années numéro 1 du soutien scolaire en France et coté en Bourse (le cours ne cesse de progresser). De fait, un élève sur quatre a recours à des leçons particulières pour surmonter ses difficultés, s'adressant à des organismes publics, privés, associations de bénévoles ou de professeurs. Chaque année, les parents dépensent plus de 1,5 milliard d'euros en «petits cours» et diverses formules de soutien scolaire pour leurs enfants. Si les principaux demandeurs sont les élèves des lycées, suivis par ceux des collèges, d'après les responsables des cours de soutien, depuis quelques années, la demande gagne l'école primaire. Et malgré la sonnette d'alarme tirée par tous les responsables au sujet de la lecture et de l'écriture, les matières les plus demandées restent toujours les sciences mathématiques ou physiques. L'échec scolaire doit être pris en main dès la rentrée. Si le problème est léger, des devoirs supplémentaires réalisés avec l'appui des parents et la relecture attentive des notes prises en cours peuvent le résoudre. Lorsqu'il est plus grave, une aide extérieure sérieuse est nécessaire, à condition qu'il n'y ait pas de surcharge. Avant de se lancer dans la course aux cours de soutien, il est utile de se renseigner auprès de l'établissement où est inscrit l'enfant : des heures supplémentaires, des études dirigées et un système de tutorat ont été introduits au sein des collèges et des lycées. Un enseignement complémentaire ou de soutien de l'école maternelle au cours moyen de deuxième année (CM 2) a également été organisé dans le cadre des contrats d'aménagement du temps de l'enfant (Cate). Ces actions ne sont cependant pas en concurrence avec les pros du rattrapage privé, nombreux sur le marché, et très efficaces. Pour ceux-ci, trois options : les cours à domicile, les cours dans des établissements spécialisés ou par correspondance, toute l'année ou ponctuellement. Cédéroms et Internet peuvent également constituer une aide efficace. Zoom sur l'organisme le plus omniprésent, Acadomia.
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Alain Sotto : «Remettre l'école à sa juste place» .
Alain Sotto, psychosociologue et neuropédagogue, s'est spécialisé dans les stratégies d'apprentissage pour enfants et adultes. Notamment directeur de l'Association de recherches en neuropédagogie (ARN), il est l'auteur, avec la pédagogue et écrivain Varinia Oberto, de Dénouer l'échec scolaire (Desclée de Brouwer, 2004). Cet ouvrage, résultat d'une pratique de quinze ans avec des enfants précoces ou en difficulté scolaire, fonde une véritable pédagogie de la réussite. S'appuyant sur des cas concrets, les auteurs s'interrogent au travers d'un dialogue sur les principes d'une construction harmonieuse de l'intelligence.
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Les langues vivantes dans le premier degré .
PrimLangues, le site d'accompagnement pour l'enseignement des langues vivantes dans le premier degré, a ouvert un forum le 29 septembre sur le thème «Quelles démarches pour une approche interdisciplinaire des langues en cycle 3 ?». Organisé jusqu'au 26 novembre à l'intention de tous les enseignants et responsables éducatifs du premier degré, ce forum a pour objectif de «leur permettre d'échanger sur leurs pratiques et de réfléchir ensemble à l'articulation entre la langue étrangère, les domaines transversaux tels que la maîtrise du langage et de la langue française ou l'éducation civique, et d'autres champs disciplinaires (histoire, géographie, éducation artistique, éducation scientifique, éducation physique et sportive)», explique l'équipe du site.
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L'Humanité du 06/10/04
À Blois, les pions sont des gros bras .
C’est une méchante prophétie qui prend forme. Le genre d’anticipation qui, lue sur un tract, ferait dire que les syndicats dramatisent. Pourtant, la chose est là. Faute de personnels de surveillance, le lycée Augustin-Thierry, à Blois, est contraint de faire appel à une société privée. Cette année, ce sont donc des vigiles qui assurent le contrôle - et l’accueil - des collégiens et des lycéens quand ils pénètrent dans l’établissement.
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Dérapage raciste au lycée .
« Il y en a marre des bougnoules, vive Le Pen ! » Ce n’est pas la nouvelle campagne du Front national contre l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, mais des propos tenus en public par une fonctionnaire du lycée Saint-Exupéry, à Créteil (Val-de-Marne). Alcool, surmenage ou racisme tristement ordinaire ? L’explication du pétage de plombs n’a pas encore été révélée. Selon trois étudiantes en BTS, témoins de la scène, une dispute a éclaté entre une secrétaire et une jeune fille venue s’inscrire tardivement dans l’établissement, qui plus est sur les consignes du rectorat. Comble du courage, l’employée aurait vociféré ses insultes après le départ de sa victime. Une fois la nouvelle répandue, la réaction des élèves ne s’est pas fait attendre : la grève.
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Le Parisien du 06/10/04
« Carton rouge » contre le budget DES RASSEMBLEMENTS à Rennes, à Toulon, à Créteil, à Marseille ou à Nice, des manifestations devant le rectorat de Paris ou de Lyon, des opérations symboliques comme l'affichage de banderoles sur les grilles de la préfecture des Landes : l'opération Carton rouge au budget de l'éducation 2005 démarre aujourd'hui un peu partout en France. L'intersyndicale de l'Education, qui réunit les principaux syndicats enseignants (FSU, CGT, CFDT, Unsa et FAEN) et lycéens (UNL et FIDL), la première association de parents d'élèves (FCPE), à l'origine du mouvement, entend ainsi faire « profondément modifier ce budget en régression pour la troisième année consécutive » en faisant signer des cartons, rouges évidemment. Objectif : récolter un million de signatures d'ici au 19 octobre, date où le budget commencera à être examiné à l'Assemblée nationale, et les envoyer au Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin..
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Un collégien victime du « coup du tatoo sur la joue » .
LE COUP du « tatoo Malabar sur la joue », où l'on tente de coller le tatouage sur ses camarades, a fait son apparition dans les collèges. Un jeu apparemment inoffensif, sauf que Wilfried, 11 ans, élève de 6 e à Ribécourt-Dreslincourt (Oise), en garde un cuisant souvenir : une forte réaction allergique, une brûlure au 2 e degré et un oedème qui, huit jours après l'agression, laisse toujours des traces. Ses parents ont décidé de déposer plainte et une enquête est ouverte.
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La Croix du 01/10/04
Rien vu… .
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20 minutes du 01/10/04
Suspension pour racisme .
Une secrétaire du lycée Saint-Exupéry de Créteil (94) a été suspendue hier de ses fonctions pour propos racistes. Le 28 septembre dernier, une altercation avait eu lieu entre la fonctionnaire et une jeune fille venue s’inscrire tardivement en BTS. Selon des témoins de la scène, la secrétaire aurait déclaré « il y en a marre des bougnoules, vive Le Pen »
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Le Monde daté du 07/10/04
Le rapport Spitz veut ancrer la lecture des journaux dans les habitudes des jeunes.
Un abonnement gratuit, de deux mois, à l'âge de la majorité et la vente de quotidiens dans les écoles comptent parmi les propositions transmises par le conseiller d'Etat au ministre de la culture et de la communication.
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La géographie en plein dans l'actualité.
"La géographie, ça sert d'abord à faire la guerre", écrivait en 1976 le géographe Yves Lacoste. Mais cette science à la fois physique et humaine pourrait-elle aussi aider à faire la paix, à prévenir les famines ou à lutter contre la malnutrition qui frappe les pauvres du tiers-monde comme des pays développés ? Ou, plus simplement, les géographes doivent-ils s'engager, proposer des plans de sortie de crise, jouer un rôle citoyen sur le plan national ou à l'échelle de la planète, ne pas se cantonner dans l'étude des sols ou des hommes ?
Ce débat a transcendé le quinzième Festival international de géographie (FIG) de Saint-Dié (Vosges), dont les multiples conférences ont rassemblé plus de 30 000 personnes autour du thème : "Nourrir les hommes, nourrir le monde.
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On trouvera aussi un article sur l’enseignement des langues étrangères en primaire. Voir l’adresse du site de Primalangues ci dessous.
L’humanité revient sur ce que nous avions évoqué : l’utilisation de vigiles privés à la place des pions.
On vit décidément une époque formidable...
Le site de Primalangues
Bonne Lecture...
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Libération du 06/10/04
Rien vu… .
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Le Figaro du 06/10/04
Les jeunes fument moins mais s'enivrent plus souvent .
ls fument moins de cigarettes, un peu moins de cannabis mais se rattrapent sur l'alcool : c'est le constat de la dernière enquête Escapad réalisée auprès de plus de 15 000 jeunes de 17-18 ans par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).
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Gagner progressivement cinq points supplémentaires .
«Tous les élèves peuvent réussir!» C'est à partir de cette vérité – optimiste – que Maxime Aïach, 40 ans, lui-même issu d'une grande école, a eu dès 1989 l'idée de créer Acadomia, devenu en quelques années numéro 1 du soutien scolaire en France et coté en Bourse (le cours ne cesse de progresser). De fait, un élève sur quatre a recours à des leçons particulières pour surmonter ses difficultés, s'adressant à des organismes publics, privés, associations de bénévoles ou de professeurs. Chaque année, les parents dépensent plus de 1,5 milliard d'euros en «petits cours» et diverses formules de soutien scolaire pour leurs enfants. Si les principaux demandeurs sont les élèves des lycées, suivis par ceux des collèges, d'après les responsables des cours de soutien, depuis quelques années, la demande gagne l'école primaire. Et malgré la sonnette d'alarme tirée par tous les responsables au sujet de la lecture et de l'écriture, les matières les plus demandées restent toujours les sciences mathématiques ou physiques. L'échec scolaire doit être pris en main dès la rentrée. Si le problème est léger, des devoirs supplémentaires réalisés avec l'appui des parents et la relecture attentive des notes prises en cours peuvent le résoudre. Lorsqu'il est plus grave, une aide extérieure sérieuse est nécessaire, à condition qu'il n'y ait pas de surcharge. Avant de se lancer dans la course aux cours de soutien, il est utile de se renseigner auprès de l'établissement où est inscrit l'enfant : des heures supplémentaires, des études dirigées et un système de tutorat ont été introduits au sein des collèges et des lycées. Un enseignement complémentaire ou de soutien de l'école maternelle au cours moyen de deuxième année (CM 2) a également été organisé dans le cadre des contrats d'aménagement du temps de l'enfant (Cate). Ces actions ne sont cependant pas en concurrence avec les pros du rattrapage privé, nombreux sur le marché, et très efficaces. Pour ceux-ci, trois options : les cours à domicile, les cours dans des établissements spécialisés ou par correspondance, toute l'année ou ponctuellement. Cédéroms et Internet peuvent également constituer une aide efficace. Zoom sur l'organisme le plus omniprésent, Acadomia.
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Alain Sotto : «Remettre l'école à sa juste place» .
Alain Sotto, psychosociologue et neuropédagogue, s'est spécialisé dans les stratégies d'apprentissage pour enfants et adultes. Notamment directeur de l'Association de recherches en neuropédagogie (ARN), il est l'auteur, avec la pédagogue et écrivain Varinia Oberto, de Dénouer l'échec scolaire (Desclée de Brouwer, 2004). Cet ouvrage, résultat d'une pratique de quinze ans avec des enfants précoces ou en difficulté scolaire, fonde une véritable pédagogie de la réussite. S'appuyant sur des cas concrets, les auteurs s'interrogent au travers d'un dialogue sur les principes d'une construction harmonieuse de l'intelligence.
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Les langues vivantes dans le premier degré .
PrimLangues, le site d'accompagnement pour l'enseignement des langues vivantes dans le premier degré, a ouvert un forum le 29 septembre sur le thème «Quelles démarches pour une approche interdisciplinaire des langues en cycle 3 ?». Organisé jusqu'au 26 novembre à l'intention de tous les enseignants et responsables éducatifs du premier degré, ce forum a pour objectif de «leur permettre d'échanger sur leurs pratiques et de réfléchir ensemble à l'articulation entre la langue étrangère, les domaines transversaux tels que la maîtrise du langage et de la langue française ou l'éducation civique, et d'autres champs disciplinaires (histoire, géographie, éducation artistique, éducation scientifique, éducation physique et sportive)», explique l'équipe du site.
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L'Humanité du 06/10/04
À Blois, les pions sont des gros bras .
C’est une méchante prophétie qui prend forme. Le genre d’anticipation qui, lue sur un tract, ferait dire que les syndicats dramatisent. Pourtant, la chose est là. Faute de personnels de surveillance, le lycée Augustin-Thierry, à Blois, est contraint de faire appel à une société privée. Cette année, ce sont donc des vigiles qui assurent le contrôle - et l’accueil - des collégiens et des lycéens quand ils pénètrent dans l’établissement.
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Dérapage raciste au lycée .
« Il y en a marre des bougnoules, vive Le Pen ! » Ce n’est pas la nouvelle campagne du Front national contre l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, mais des propos tenus en public par une fonctionnaire du lycée Saint-Exupéry, à Créteil (Val-de-Marne). Alcool, surmenage ou racisme tristement ordinaire ? L’explication du pétage de plombs n’a pas encore été révélée. Selon trois étudiantes en BTS, témoins de la scène, une dispute a éclaté entre une secrétaire et une jeune fille venue s’inscrire tardivement dans l’établissement, qui plus est sur les consignes du rectorat. Comble du courage, l’employée aurait vociféré ses insultes après le départ de sa victime. Une fois la nouvelle répandue, la réaction des élèves ne s’est pas fait attendre : la grève.
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Le Parisien du 06/10/04
« Carton rouge » contre le budget DES RASSEMBLEMENTS à Rennes, à Toulon, à Créteil, à Marseille ou à Nice, des manifestations devant le rectorat de Paris ou de Lyon, des opérations symboliques comme l'affichage de banderoles sur les grilles de la préfecture des Landes : l'opération Carton rouge au budget de l'éducation 2005 démarre aujourd'hui un peu partout en France. L'intersyndicale de l'Education, qui réunit les principaux syndicats enseignants (FSU, CGT, CFDT, Unsa et FAEN) et lycéens (UNL et FIDL), la première association de parents d'élèves (FCPE), à l'origine du mouvement, entend ainsi faire « profondément modifier ce budget en régression pour la troisième année consécutive » en faisant signer des cartons, rouges évidemment. Objectif : récolter un million de signatures d'ici au 19 octobre, date où le budget commencera à être examiné à l'Assemblée nationale, et les envoyer au Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin..
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Un collégien victime du « coup du tatoo sur la joue » .
LE COUP du « tatoo Malabar sur la joue », où l'on tente de coller le tatouage sur ses camarades, a fait son apparition dans les collèges. Un jeu apparemment inoffensif, sauf que Wilfried, 11 ans, élève de 6 e à Ribécourt-Dreslincourt (Oise), en garde un cuisant souvenir : une forte réaction allergique, une brûlure au 2 e degré et un oedème qui, huit jours après l'agression, laisse toujours des traces. Ses parents ont décidé de déposer plainte et une enquête est ouverte.
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La Croix du 01/10/04
Rien vu… .
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20 minutes du 01/10/04
Suspension pour racisme .
Une secrétaire du lycée Saint-Exupéry de Créteil (94) a été suspendue hier de ses fonctions pour propos racistes. Le 28 septembre dernier, une altercation avait eu lieu entre la fonctionnaire et une jeune fille venue s’inscrire tardivement en BTS. Selon des témoins de la scène, la secrétaire aurait déclaré « il y en a marre des bougnoules, vive Le Pen »
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Le Monde daté du 07/10/04
Le rapport Spitz veut ancrer la lecture des journaux dans les habitudes des jeunes.
Un abonnement gratuit, de deux mois, à l'âge de la majorité et la vente de quotidiens dans les écoles comptent parmi les propositions transmises par le conseiller d'Etat au ministre de la culture et de la communication.
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La géographie en plein dans l'actualité.
"La géographie, ça sert d'abord à faire la guerre", écrivait en 1976 le géographe Yves Lacoste. Mais cette science à la fois physique et humaine pourrait-elle aussi aider à faire la paix, à prévenir les famines ou à lutter contre la malnutrition qui frappe les pauvres du tiers-monde comme des pays développés ? Ou, plus simplement, les géographes doivent-ils s'engager, proposer des plans de sortie de crise, jouer un rôle citoyen sur le plan national ou à l'échelle de la planète, ne pas se cantonner dans l'étude des sols ou des hommes ?
Ce débat a transcendé le quinzième Festival international de géographie (FIG) de Saint-Dié (Vosges), dont les multiples conférences ont rassemblé plus de 30 000 personnes autour du thème : "Nourrir les hommes, nourrir le monde.
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mardi, octobre 05, 2004
Revue de presse du mardi 5 octobre 2004
Près de la moitié du corps enseignant sera renouvelé d'ici à 2012. L'enquête de deux sociologues, Agnès van Zanten et Patrick Rayou, souligne que, si la vocation des nouveaux enseignants est moins affirmée, ils sont plus adaptables et constituent "une chance" pour l'école. C’est le Monde qui se fait l’écho de ce livre intéressant
On trouve aussi dans le « ventre » du Monde un récit des turpitudes au sein de l’Inspection Générale…
Sinon, vous trouverez dans vos journaux les échos de deux informations qui n’ont rien à voir (quoique…) l’augmentation de la consommation de drogue chez les ados et l’instauration d’un policier « correspondant » dans chaque collège et lycée…
Bonne Lecture...
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Libération du 05/10/04
Intégration Education. Des ZEP à Sciences-Po, la discrimination positive s'installe. Petit à petit, l'école se convertit
Depuis la création des zones d'éducation prioritaires (ZEP) par Alain Savary en 1981-1982, l'introduction de dispositifs de discrimination positive s'est toujours heurtée aux mêmes obstacles dans le système éducatif. Ce fut, dès l'origine, l'opposition larvée d'une partie de la Fédération de l'Education nationale (FEN), alors toute puissante, qui voyait d'un mauvais oeil une rupture de l'égalité de traitement sur le territoire. Aujourd'hui, près de 20 % des élèves sont en ZEP, mais le «plus» offert demeure modeste eu égard aux problèmes que concentrent ces établissements.
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Quand on a 17 ans, on fume moins et on boit plus
Le tabac n'a plus la cote et le cannabis se ringardise. D'après l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), qui présentait hier la quatrième édition de l'Enquête sur la santé et les consommations lors de l'appel de préparation à la défense (Escapad), les jeunes de 17 à 18 ans se détourneraient des deux substances.
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Le Figaro du 05/10/04
Fillon et Villepin veulent lutter ensemble contre les violences scolaires
Chaque établissement se verra doté d'un correspondant, policier ou gendarme
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L'Humanité du 05/10//04
L’alcool reste la première drogue utilisée par les jeunes de 17-18 ans
La consommation de tabac et de cannabis des jeunes de 17 et 18 ans est en baisse en 2003, tandis que la consommation d’alcool et de médicaments psychotropes est en hausse. Tel est le principal enseignement de la quatrième enquête sur la consommation de substances psychoactives des jeunes Français menée lors de l’appel de préparation à la défense (ESCAPAD), réalisée auprès de jeunes garçons et de jeunes filles. Les résultats concernent les 15 710 jeunes de 17-18 ans interrogés en métropole
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Le Parisien du 05/10/04
Une école, un policier
Les ministres de l'Education et de l'Intérieur ont annoncé, hier à Dreux, que chaque collège et lycée se verrait attribuer un policier ou un gendarme « correspondant ». Un partenariat pour mieux lutter contre la violence scolaire.
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« En fait, ils ne nous veulent pas de mal »
Ils sont une petite vingtaine, rassemblés autour de tables. Tous élèves de 6 e D au collège Pierre-et-Marie-Curie à Dreux, un établissement où 90 % des jeunes sont issus de familles modestes. Autour d'eux, pas de prof mais deux policiers et deux gendarmes sanglés dans leur uniforme.
« Au début, j'étais un peu stressée quand j'ai su qu'ils allaient venir au collège, raconte Leïla, mais, en fait, ils ne nous veulent pas de mal. »
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Violence scolaire : hausse de 13 % en un an
DÈS MAI, François Fillon l'avait reconnu : les chiffres de la violence scolaire n'étaient pas bons. Le bilan de l'an dernier, communiqué officiellement hier par le ministère de l'Education, le confirme : 80 924 incidents graves ont été recensés dans les établissements entre juin 2003 et juin 2004, contre 71 740 pour la même période en 2002-2003. Bilan : en un an, la hausse est de près de 13 %.
Une vraie explosion après une baisse spectaculaire de 10 % ! Elle concerne tous les types d'établissements mais est légèrement plus marquée dans les collèges et les lycées professionnels.
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Les jeunes aiment moins le cannabis...
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...mais craquent pour l'alcool et les champignons hallucinogènes
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La Croix du 05/10/04
Rien vu...
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20 minutes du 05/10/04
Une Haute Autorité pour l’égalité
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L’école sous l’oeil de la police
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Le Monde daté du 06/10/04
Les jeunes profs ont moins la foi mais plus de souplesse que leurs aînés
Près de la moitié du corps enseignant sera renouvelé d'ici à 2012. L'enquête de deux sociologues, Agnès van Zanten et Patrick Rayou, souligne que, si la vocation des nouveaux enseignants est moins affirmée, ils sont plus adaptables et constituent "une chance" pour l'école.
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"J'ai même imaginé y rester toute ma vie"
Est-ce justement parce que c'est un établissement difficile ? Au collège Pierre-de-Geyter, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), les jeunes enseignants apparaissent très motivés. Classé sensible, zone violence, zone d'éducation prioritaire, l'établissement cumule pourtant les handicaps.
"Quand j'ai appris que j'étais nommé ici, j'ai eu une grosse crise d'angoisse", avoue Cécile, 24 ans. Bonne élève, la jeune femme a appris son métier à l'IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) de Clermont-Ferrand, mais n'a eu "aucune formation pour enseigner dans ce type d'établissement".
La première année, elle a eu une classe très difficile. Bagarres, chahut, boulettes : "Sans l'équipe, j'aurais peut-être craqué. Quand il y a des problèmes, nos aînés nous réconfortent, nous conseillent." En cette rentrée 2004, sa deuxième année, elle ne regrette plus sa nomination. "C'est une expérience très enrichissante, une sorte de défi de réussir à s'adapter", assure-t-elle. Elle n'est pas pressée d'obtenir sa mutation. "Le jour où je vais partir, j'aurai un pincement au cœur", lâche-t-elle.
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Voile : "moins de 80 cas problématiques", selon M. Fillon
Le collectif Une école pour toutes et tous dénonce des déscolarisations.
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Du rififi à l'inspection générale de l'éducation nationale
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La réforme du système éducatif américain se heurte à des résistances
L'amélioration de l'efficacité de l'école était l'un des axes majeurs du programme de George Bush. Alors que 90 % des élèves sont scolarisés dans le secteur public, les critiques concernant la nouvelle loi peinent à se faire entendre dans une campagne dominée par l'Irak et le terrorisme.
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On trouve aussi dans le « ventre » du Monde un récit des turpitudes au sein de l’Inspection Générale…
Sinon, vous trouverez dans vos journaux les échos de deux informations qui n’ont rien à voir (quoique…) l’augmentation de la consommation de drogue chez les ados et l’instauration d’un policier « correspondant » dans chaque collège et lycée…
Bonne Lecture...
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Libération du 05/10/04
Intégration Education. Des ZEP à Sciences-Po, la discrimination positive s'installe. Petit à petit, l'école se convertit
Depuis la création des zones d'éducation prioritaires (ZEP) par Alain Savary en 1981-1982, l'introduction de dispositifs de discrimination positive s'est toujours heurtée aux mêmes obstacles dans le système éducatif. Ce fut, dès l'origine, l'opposition larvée d'une partie de la Fédération de l'Education nationale (FEN), alors toute puissante, qui voyait d'un mauvais oeil une rupture de l'égalité de traitement sur le territoire. Aujourd'hui, près de 20 % des élèves sont en ZEP, mais le «plus» offert demeure modeste eu égard aux problèmes que concentrent ces établissements.
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Quand on a 17 ans, on fume moins et on boit plus
Le tabac n'a plus la cote et le cannabis se ringardise. D'après l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), qui présentait hier la quatrième édition de l'Enquête sur la santé et les consommations lors de l'appel de préparation à la défense (Escapad), les jeunes de 17 à 18 ans se détourneraient des deux substances.
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Le Figaro du 05/10/04
Fillon et Villepin veulent lutter ensemble contre les violences scolaires
Chaque établissement se verra doté d'un correspondant, policier ou gendarme
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L'Humanité du 05/10//04
L’alcool reste la première drogue utilisée par les jeunes de 17-18 ans
La consommation de tabac et de cannabis des jeunes de 17 et 18 ans est en baisse en 2003, tandis que la consommation d’alcool et de médicaments psychotropes est en hausse. Tel est le principal enseignement de la quatrième enquête sur la consommation de substances psychoactives des jeunes Français menée lors de l’appel de préparation à la défense (ESCAPAD), réalisée auprès de jeunes garçons et de jeunes filles. Les résultats concernent les 15 710 jeunes de 17-18 ans interrogés en métropole
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Le Parisien du 05/10/04
Une école, un policier
Les ministres de l'Education et de l'Intérieur ont annoncé, hier à Dreux, que chaque collège et lycée se verrait attribuer un policier ou un gendarme « correspondant ». Un partenariat pour mieux lutter contre la violence scolaire.
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« En fait, ils ne nous veulent pas de mal »
Ils sont une petite vingtaine, rassemblés autour de tables. Tous élèves de 6 e D au collège Pierre-et-Marie-Curie à Dreux, un établissement où 90 % des jeunes sont issus de familles modestes. Autour d'eux, pas de prof mais deux policiers et deux gendarmes sanglés dans leur uniforme.
« Au début, j'étais un peu stressée quand j'ai su qu'ils allaient venir au collège, raconte Leïla, mais, en fait, ils ne nous veulent pas de mal. »
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Violence scolaire : hausse de 13 % en un an
DÈS MAI, François Fillon l'avait reconnu : les chiffres de la violence scolaire n'étaient pas bons. Le bilan de l'an dernier, communiqué officiellement hier par le ministère de l'Education, le confirme : 80 924 incidents graves ont été recensés dans les établissements entre juin 2003 et juin 2004, contre 71 740 pour la même période en 2002-2003. Bilan : en un an, la hausse est de près de 13 %.
Une vraie explosion après une baisse spectaculaire de 10 % ! Elle concerne tous les types d'établissements mais est légèrement plus marquée dans les collèges et les lycées professionnels.
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Les jeunes aiment moins le cannabis...
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...mais craquent pour l'alcool et les champignons hallucinogènes
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La Croix du 05/10/04
Rien vu...
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20 minutes du 05/10/04
Une Haute Autorité pour l’égalité
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L’école sous l’oeil de la police
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Le Monde daté du 06/10/04
Les jeunes profs ont moins la foi mais plus de souplesse que leurs aînés
Près de la moitié du corps enseignant sera renouvelé d'ici à 2012. L'enquête de deux sociologues, Agnès van Zanten et Patrick Rayou, souligne que, si la vocation des nouveaux enseignants est moins affirmée, ils sont plus adaptables et constituent "une chance" pour l'école.
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"J'ai même imaginé y rester toute ma vie"
Est-ce justement parce que c'est un établissement difficile ? Au collège Pierre-de-Geyter, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), les jeunes enseignants apparaissent très motivés. Classé sensible, zone violence, zone d'éducation prioritaire, l'établissement cumule pourtant les handicaps.
"Quand j'ai appris que j'étais nommé ici, j'ai eu une grosse crise d'angoisse", avoue Cécile, 24 ans. Bonne élève, la jeune femme a appris son métier à l'IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) de Clermont-Ferrand, mais n'a eu "aucune formation pour enseigner dans ce type d'établissement".
La première année, elle a eu une classe très difficile. Bagarres, chahut, boulettes : "Sans l'équipe, j'aurais peut-être craqué. Quand il y a des problèmes, nos aînés nous réconfortent, nous conseillent." En cette rentrée 2004, sa deuxième année, elle ne regrette plus sa nomination. "C'est une expérience très enrichissante, une sorte de défi de réussir à s'adapter", assure-t-elle. Elle n'est pas pressée d'obtenir sa mutation. "Le jour où je vais partir, j'aurai un pincement au cœur", lâche-t-elle.
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Voile : "moins de 80 cas problématiques", selon M. Fillon
Le collectif Une école pour toutes et tous dénonce des déscolarisations.
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Du rififi à l'inspection générale de l'éducation nationale
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La réforme du système éducatif américain se heurte à des résistances
L'amélioration de l'efficacité de l'école était l'un des axes majeurs du programme de George Bush. Alors que 90 % des élèves sont scolarisés dans le secteur public, les critiques concernant la nouvelle loi peinent à se faire entendre dans une campagne dominée par l'Irak et le terrorisme.
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