Quelle pagaille ! Ce lundi fut un jour bizarre : trop de monde dans les rues pour un jour férié et pas assez pour un jour ordinaire… Tous vos journaux reviennent sur cette journée et sur les conséquences dans l’Éducation nationale en particulier.
Autre sujet dans l’actualité, le déménagement de nuit d’une partie des locaux du CNDP à Montrouge pour transférer le matériel à Chasseneuil du Poitou. On applique aujourd’hui dans l’administration, les méthodes des pires entreprises qui délocalisent sauvagement… A lire dans le Figaro
Bonne Lecture...
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Libération du 16/05/05
A Rouen, un concours régional pour se tenir au Coran
Une vingtaine de jeunes ont testé samedi leurs connaissances islamiques.
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Pour un oui de combat
Par Monique VUAILLAT
Monique Vuaillat ancienne cosecrétaire générale de la FSU (fédération syndicale unitaire).
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Le Figaro du 16/05/05
Incertitudes sur les examens du lundi de Pentecôte
Des milliers de lycéens et d'étudiants passeront des épreuves du bac ou de grandes écoles sur fond de grève prévisible
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Les tribulations d'une «prépa» en concours
Ce lundi de Pentecôte, la grande affaire ? Mathilde, 18 ans et élève en prépa, n'est pas contre cette «journée de solidarité en faveur des personnes âgées». Mais, pour elle, la grande affaire, ce sont les concours qu'elle a soigneusement, ardemment, obstinément préparés pour entrer dans une grande école de commerce, après deux années de travail acharné dans un lycée de banlieue parisienne. Et la voilà, au final, devant ce challenge inattendu du lundi de Pentecôte. Le stress s'ajoute au stress, l'incertitude d'un concours... de circonstances. Car, ce fameux lundi, elle doit passer des épreuves d'anglais et de maths, au lycée Chaptal, en plein Paris.
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Coups et blessures pour le déménagement du CNDP dans le Poitou
Avec trois blessés lors d'une réunion, le conflit entre le directeur du Centre national de documentation pédagogique (CNDP) et son personnel a pris une tournure violente en cette fin de semaine. Les contestataires n'admettent pas la décision du gouvernement, prise en décembre 2002, de transférer une partie de cet organisme de Paris à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne), le fief de Jean-Pierre Raffarin. Ils y voient le fait du prince et préfèrent la rue d'Ulm, où ils sont installés depuis 1879, au voisinage moins prestigieux du Futuroscope. Le directeur de cet organisme, Alain Coulon, considère que ce déménagement s'inscrit naturellement dans la décentralisation : «Le CNDP n'est pas installé dans un champ de betteraves. Il rejoint d'autres organismes comme le Cned et l'école de formation des cadres de l'Éducation nationale regroupés dans un pôle de compétitivité[…]
Furieux de cette décision prise, selon eux, «sans concertation», une trentaine de membres du personnel ont empêché le départ du matériel informatique dans la nuit de jeudi à vendredi en faisant rempart de leurs corps..»
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L'Humanité du 16/05/05
Rien vu...
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Le Parisien du 16/05/05
Rien vu...
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La Croix du 16/05/05
Un lundi de Pentecôte bien mal luné
Aujourd’hui, pour la première fois, le lundi de la Pentecôte devait être travaillé. Mais le gouvernement doit faire face à une hostilité générale telle que de nombreuses entreprises et services devraient être fermés. Jean-Pierre Raffarin a commandé un rapport d’évaluation pour la fin du mois de juin
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20 minutes du 16/05/05
Pentecôte bien raide pour Raffarin
Les personnels de l’éducation et des transports sont à la tête de la contestation du jour férié travaillé
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Ouest-France du 16/05/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 16/05/05
François Fillon promet la création de 3 000 postes pour la recherche en 2006 et en 2007
« La création de 3 000 emplois est d'ores et déjà prévue en 2006", et "cet effort sera renouvelé en 2007 », a annoncé François Fillon, le ministre de l'éducation et de la recherche, vendredi 13 mai, à l'occasion d'une visite au Commissariat à l'énergie atomique à Bruyères-le-Chatel (Essonne).
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Lundi de Pentecôte : contestations et appels à la grève
Le lundi de Pentecôte, qui devait être une grande journée de solidarité aux yeux du gouvernement, risque de se transformer en cacophonie sociale et administrative, avec un risque de vraie pagaille, en particulier dans les transports urbains et les écoles.
Sommés de travailler pour les uns, contraints de rester à garder les enfants qui n'ont pas classe pour d'autres, en "RTT" pour ne pas risquer de passer une journée de galère..., les situations seront très contrastées.
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Activité réduite à l'éducation nationale
Grève des enseignants et absentéisme des élèves : l'éducation nationale a connu une activité réduite, lundi 16 mai, pour la journée de solidarité. Aucune difficulté majeure n'avait toutefois été signalée, lundi matin, par le ministère ou les syndicats, notamment en ce qui concerne l'organisation des examens, peu nombreux, prévus dans dix-huit académies. Le service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France (SIEC), le plus grand de France, n'avait ainsi recensé aucun incident.
Le SNES-FSU, principal syndicat de professeurs du secondaire, indiquait attendre un impact plus important dans les lycées où la grève des enseignants devait s'ajouter à l'absentéisme des élèves et aux problèmes de transports. Dans les écoles primaires, le SNUipp-FSU, principal syndicat d'enseignants, attendait également une mobilisation disparate et des effectifs d'élèves réduits. Une partie des familles avait choisi de prolonger le week-end. D'autres avaient suivi l'appel de la FCPE, fédération de parents d'élèves, préconisant de ne pas envoyer les enfants à l'école.
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Le lundi de Pentecôte voit fleurir les mouvements de grèves
C'était prévisible, le lundi 16 mai officiellement travaillé, voulu par le gouvernement, n'a pas fait l'unanimité en France. Ainsi, on constatait, à la mi-journée, 22 % d'enseignants grévistes et un taux similaire dans les hôpitaux parisiens. "A midi, le taux moyen de participation à la grève est évalué chez les enseignants à 22% ", a constaté le ministère de l'éducation nationale. " Une majorité d'élèves était présente ce matin en cours", a-t-il également souligné.
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lundi, mai 16, 2005
vendredi, mai 13, 2005
Revue de presse du vendredi 13 mai 2005
La rupture des négociations entre « sauvons la recherche » et le Ministère est évoquée dans Libération. Le lundi de pentecôte suscite toujours des articles . On lira aussi la lettre ouverte d’une parente d’élève aux proviseurs dans L’Humanité.
Bonne Lecture...
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Libération du 13/05/05
Les chercheurs vont au clash
Rupture de dialogue. C'est le nouvel état des relations houleuses entre le gouvernement et les scientifiques. Hier, syndicats et Sauvons la recherche (SLR) ont annoncé leur décision de «rompre les discussions» et de ne plus se rendre aux réunions convoquées par les ministres à partir du 15 mai. Et entonné l'air de la mobilisation. SLR donne rendez-vous aux scientifiques d'Ile-de-France pour une assemblée générale le 17 mai, à midi, au couvent des Cordeliers. Et annoncé des manifestations le 20 mai à Paris et dans sept villes de province, dans le cadre d'une journée d'action «pour la recherche et l'enseignement supérieur». Coup de sang, ultimatum ? Les scientifiques ont surtout perdu patience. Au cabinet de François d'Aubert, on annonce une réaction du ministre demain, lors de la visite d'un centre du Commissariat à l'énergie atomique.
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«Des demi-mesures ignorant les propositions»
Alain Trautmann, porte-parole du mouvement Sauvons la recherche
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Le Figaro du 13/05/05
Pentecôte : Les établissements scolaires sur le front du refus
Le lundi de Pentecôte s'annonce comme un véritable casse-tête pour les parents d'élèves. L'Education nationale est en effet à la pointe de la contestation. Georges Dupon-Lahitte, le président de la FCPE, principale fédération de parents d'élèves, annonce d'ores et déjà la «pagaille». Avec les appels à la grève des syndicats enseignants (FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA) et ceux de la FCPE à ne pas envoyer les enfants en classe, le fonctionnement des établissements devrait être fortement perturbé. Hier, académies et syndicats se disaient dans l'incapacité de prévoir l'étendue du mouvement.
Les arrêts de travail devraient concerner essentiellement les collèges et les écoles car les professeurs du second degré faisaient appel, eux, à «la responsabilité de chaque enseignant au regard d'une année fortement perturbée par des grèves lycéennes à répétition».
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L'enseignement catholique ne s'exprime pas en choeur
«Il est évident que nous devons nous conformer à la loi, le jour de la Pentecôte sera donc un jour ouvré.» Gilles du Retail, directeur de la communication de l'enseignement catholique, est très clair. «On n'imagine pas, poursuit-il, qu'un système éducatif puisse y contrevenir. A moins qu'il s'agisse d'une décision prise au niveau de l'académie comme c'est le cas à Nîmes.» Au niveau local, une exception, au moins, vient confirmer la règle. Dans une circulaire du 29 avril dernier, les responsables des établissements catholiques de Beauvais ont ainsi décidé de ne pas travailler lundi. Ils s'appuient, entre autres, sur des recommandations transmises par les évêques de Picardie.
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L'Humanité du 13/05/05
Lettre ouverte d’une parente d’élève à un représentant de proviseurs
Il y a quelques jours, à la radio, un représentant de proviseurs a tenu des propos qui m’ont glacée sur place : « Il ne reste plus qu’un commando de quinze à quarante individus pour occuper les lycées, ce ne sont pas des lycéens mais des anarchistes. » « On connaît les noms », dit-il, et d’en appeler au ministère de l’Intérieur pour opérer un coup de filet. Pourquoi pas une rafle ou une ratonnade...
Et pour finir, le soir même, c’était plus de 150 lycéens en garde à vue, répartis dans les différents commissariats parisiens. Effectivement on totalise, depuis, une dizaine de mises en examen. Le compte y est, Monsieur le Proviseur, le baccalauréat 2005 promet ses meilleurs scores. Cette République-là est celle de la honte, cela impose un droit de réponse de la part d’une simple parente d’élève.
Lire la suite de l’article
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Le Parisien du 13/05/05
Rien vu...
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La Croix du 13/05/05
Rien vu...
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20 minutes du 13/05/05
Nantes : Les parents d’élèves mobilisés contre les expulsions
Les bagages de la famille sont désormais dans le hall de l’école. Une cinquantaine de parents d’élèves ont investi hier l’école primaire Stalingrad, entre la gare et la Manufacture. Ils protestent contre le rejet de la demande d’asile d’une famille kurde dont la fille de 5 ans et demi est scolarisée dans l’établissement.
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Toulouse : Les étudiants toujours sur le pont
Près de 300 lycéens et étudiants ont manifesté hier après-midi dans les rues de Toulouse contre la loi sur la recherche (Lopri), pour réclamer le retrait de la loi Fillon sur l’éducation mais aussi pour des revendications locales sur l’université du Mirail. Lors de son arrivée devant le rectorat, le défilé était attendu par des forces policières et des échauffourées ont eu lieu.
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Ouest-France du 13/05/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 13/05/05
Rien vu...
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Bonne Lecture...
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Libération du 13/05/05
Les chercheurs vont au clash
Rupture de dialogue. C'est le nouvel état des relations houleuses entre le gouvernement et les scientifiques. Hier, syndicats et Sauvons la recherche (SLR) ont annoncé leur décision de «rompre les discussions» et de ne plus se rendre aux réunions convoquées par les ministres à partir du 15 mai. Et entonné l'air de la mobilisation. SLR donne rendez-vous aux scientifiques d'Ile-de-France pour une assemblée générale le 17 mai, à midi, au couvent des Cordeliers. Et annoncé des manifestations le 20 mai à Paris et dans sept villes de province, dans le cadre d'une journée d'action «pour la recherche et l'enseignement supérieur». Coup de sang, ultimatum ? Les scientifiques ont surtout perdu patience. Au cabinet de François d'Aubert, on annonce une réaction du ministre demain, lors de la visite d'un centre du Commissariat à l'énergie atomique.
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«Des demi-mesures ignorant les propositions»
Alain Trautmann, porte-parole du mouvement Sauvons la recherche
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Le Figaro du 13/05/05
Pentecôte : Les établissements scolaires sur le front du refus
Le lundi de Pentecôte s'annonce comme un véritable casse-tête pour les parents d'élèves. L'Education nationale est en effet à la pointe de la contestation. Georges Dupon-Lahitte, le président de la FCPE, principale fédération de parents d'élèves, annonce d'ores et déjà la «pagaille». Avec les appels à la grève des syndicats enseignants (FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA) et ceux de la FCPE à ne pas envoyer les enfants en classe, le fonctionnement des établissements devrait être fortement perturbé. Hier, académies et syndicats se disaient dans l'incapacité de prévoir l'étendue du mouvement.
Les arrêts de travail devraient concerner essentiellement les collèges et les écoles car les professeurs du second degré faisaient appel, eux, à «la responsabilité de chaque enseignant au regard d'une année fortement perturbée par des grèves lycéennes à répétition».
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L'enseignement catholique ne s'exprime pas en choeur
«Il est évident que nous devons nous conformer à la loi, le jour de la Pentecôte sera donc un jour ouvré.» Gilles du Retail, directeur de la communication de l'enseignement catholique, est très clair. «On n'imagine pas, poursuit-il, qu'un système éducatif puisse y contrevenir. A moins qu'il s'agisse d'une décision prise au niveau de l'académie comme c'est le cas à Nîmes.» Au niveau local, une exception, au moins, vient confirmer la règle. Dans une circulaire du 29 avril dernier, les responsables des établissements catholiques de Beauvais ont ainsi décidé de ne pas travailler lundi. Ils s'appuient, entre autres, sur des recommandations transmises par les évêques de Picardie.
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L'Humanité du 13/05/05
Lettre ouverte d’une parente d’élève à un représentant de proviseurs
Il y a quelques jours, à la radio, un représentant de proviseurs a tenu des propos qui m’ont glacée sur place : « Il ne reste plus qu’un commando de quinze à quarante individus pour occuper les lycées, ce ne sont pas des lycéens mais des anarchistes. » « On connaît les noms », dit-il, et d’en appeler au ministère de l’Intérieur pour opérer un coup de filet. Pourquoi pas une rafle ou une ratonnade...
Et pour finir, le soir même, c’était plus de 150 lycéens en garde à vue, répartis dans les différents commissariats parisiens. Effectivement on totalise, depuis, une dizaine de mises en examen. Le compte y est, Monsieur le Proviseur, le baccalauréat 2005 promet ses meilleurs scores. Cette République-là est celle de la honte, cela impose un droit de réponse de la part d’une simple parente d’élève.
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Le Parisien du 13/05/05
Rien vu...
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La Croix du 13/05/05
Rien vu...
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20 minutes du 13/05/05
Nantes : Les parents d’élèves mobilisés contre les expulsions
Les bagages de la famille sont désormais dans le hall de l’école. Une cinquantaine de parents d’élèves ont investi hier l’école primaire Stalingrad, entre la gare et la Manufacture. Ils protestent contre le rejet de la demande d’asile d’une famille kurde dont la fille de 5 ans et demi est scolarisée dans l’établissement.
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Toulouse : Les étudiants toujours sur le pont
Près de 300 lycéens et étudiants ont manifesté hier après-midi dans les rues de Toulouse contre la loi sur la recherche (Lopri), pour réclamer le retrait de la loi Fillon sur l’éducation mais aussi pour des revendications locales sur l’université du Mirail. Lors de son arrivée devant le rectorat, le défilé était attendu par des forces policières et des échauffourées ont eu lieu.
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Ouest-France du 13/05/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 13/05/05
Rien vu...
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jeudi, mai 12, 2005
Revue de presse du jeudi 12 mai 2005
Le Figaro se déchaîne contre un livret scolaire du primaire considéré comme un « sommet de jargon pédagogique » et comble de l’abomination, ce livret évalue des « compétences ». Certes, il est nécessaire que ce type de document soit compréhensible par les parents. Mais s’en prendre au « jargon » pédagogique est souvent un procédé facile. On en appelle au « bon sens » opposé à cette « pseudo-science » que serait la pédagogie, et on oublie que le « jargon », c’est souvent seulement le moyen, comme dans toute profession -, toute discipline de désigner de manière précise et rigoureuse une idée ou un concept.
Bonne Lecture...
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Libération du 12/05/05
Rien vu...
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Le Figaro du 12/05/05
Un livret scolaire sommet de jargon pédagogique
«Regardez ce qu'on nous fait faire !» : ce cri du coeur est celui d'un enseignant des Hauts-de-Seine face au projet de livret scolaire concocté par une quinzaine de pédagogues (pas moins !) de l'inspection académique du département. Si ce document touffu et jargonnant reste en l'état, parents et professeurs des écoles risquent de s'arracher les cheveux à la rentrée prochaine. Il fait 17 pages et ne compte pas moins de 400 «compétences» à noter sur une échelle de A à D. La précision digne de l'horlogerie fine pour les enfants des classes de CE 2, CM 1 et CM 2, âgés de 9 à 11 ans, confine parfois au ridicule et souvent à l'incompréhensible.
Qu'on en juge : dans les compétences disciplinaires littéraires, il s'agit de savoir si l'enfant a «compris et retenu que le sens d'une oeuvre littéraire n'est pas immédiatement accessible, mais que le travail d'interprétation nécessaire ne peut s'affranchir des contraintes du texte». Une phraséologie obscure pour le profane, digne d'un cours de faculté. De même, au lieu d'évoquer simplement une rédaction, le carnet scolaire précise qu'il s'agit d'un «texte à dominante narrative, explicative, descriptive ou injonctive, dans le cadre d'un projet d'écriture relevant de l'un des grands domaines disciplinaires du cycle 3, à partir des outils élaborés par la classe». Une récitation de poésie ou de théâtre se transforme en «mettre sa voix et son corps en jeu dans un travail collectif portant sur un texte théâtral ou sur un texte poétique».
L'enfant doit par ailleurs savoir lire «en s'appuyant sur un traitement correct de substituts des noms, des connecteurs, des formes verbales, de la ponctuation et en faisant les inférences nécessaires». Pour décrypter, les parents n'ont plus qu'une solution : se plonger dans un dictionnaire !
Lire la suite de l’article
«Un parent sur deux ne comprend rien»
La réforme du livret scolaire, votée en 1989 et généralisée peu à peu à partir de 1995, ne fait l'unanimité ni chez les enseignants ni chez les parents.
«Un parent sur deux ne comprend rien», résume Brigitte, enseignante du primaire en Moselle, qui continue à noter ses élèves à l'ancienne. Lettres, coups de fil, courriels, le ministère de l'Education croule sous les doléances. Grande révolution de ce livret, on ne raisonne plus en termes de notes mais de «compétences» à acquérir en trois cycles : la maternelle, puis de la dernière année de maternelle au CE 1 et, enfin, du CE 2 au CM 2
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L'Humanité du 12/05/05
Rien vu...
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Le Parisien du 12/05/05
Ados : repérer les vraies crises et les faux drames
Comment faire le tri entre le malaise grave et la bonne crise d'adolescence normale ? Le gotha des experts, réunis aujourd'hui à Paris, travaille à un meilleur repérage. Pour aider, aussi, les parents à ne pas s'affoler pour rien.
Lire la suite de l’article
« Elle s'est habillée en noir, avec des pics et des clous »
IPOS-SANTÉ A RÉALISÉ une enquête « qualitative », 25 entretiens approfondis avec des adolescents de 13 à 18 ans conduits du 1 e r au 25 mars derniers : riche « matériau », intime et spontané, qui révèle leur perception des moments où tout peut basculer...
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« Trop de parents ont peur de s'opposer »
Professeur Philippe Jeammet. Pédopsychiatre
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Les signes qui alertent
Les ados les plus vulnérables. Les hypersensibles, les filles, la tranche d'âge 15-16 ans, les ados dont les parents sont séparés.
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La Croix du 12/05/05
Rien vu...
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20 minutes du 12/05/05
« Une fille peut être une excellente métallo »
Devenir métallurgiste peut aussi être un rêve de jeune fille. L’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) a réuni environ 10 000 jeunes femmes hier lors de sa première rencontre « IndustriELLES », organisée au Palais omnisports de Bercy. But de cette opération séduction : démontrer que la notion de sexe faible n’existe pas dans leur secteur et que chacune peut y travailler.
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Les lycéens reprennent la rue
La Coordination nationale lycéenne appelle à une manifestation aujourd’hui à 14 h, de République à Nation. « Cette initiative est destinée à montrer que le mouvement de protestation contre la loi Fillon n’est pas terminé et que les lycéens n’ont pas baissé les bras. Elle est destinée également à protester contre la répression policière », a déclaré un des porte-parole de la coordination. Il a aussi rappelé qu’une quarantaine de lycéens ou de personnes ayant soutenu leur mobilisation doivent comparaître en justice les 25 et 26 mai, puis les 1er et 6 juin. « Des rassemblements auront lieu à ces dates et des initiatives de protestation se dérouleront. »
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Ouest-France du 12/05/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 13/05/05
Rien vu...
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Bonne Lecture...
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Libération du 12/05/05
Rien vu...
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Le Figaro du 12/05/05
Un livret scolaire sommet de jargon pédagogique
«Regardez ce qu'on nous fait faire !» : ce cri du coeur est celui d'un enseignant des Hauts-de-Seine face au projet de livret scolaire concocté par une quinzaine de pédagogues (pas moins !) de l'inspection académique du département. Si ce document touffu et jargonnant reste en l'état, parents et professeurs des écoles risquent de s'arracher les cheveux à la rentrée prochaine. Il fait 17 pages et ne compte pas moins de 400 «compétences» à noter sur une échelle de A à D. La précision digne de l'horlogerie fine pour les enfants des classes de CE 2, CM 1 et CM 2, âgés de 9 à 11 ans, confine parfois au ridicule et souvent à l'incompréhensible.
Qu'on en juge : dans les compétences disciplinaires littéraires, il s'agit de savoir si l'enfant a «compris et retenu que le sens d'une oeuvre littéraire n'est pas immédiatement accessible, mais que le travail d'interprétation nécessaire ne peut s'affranchir des contraintes du texte». Une phraséologie obscure pour le profane, digne d'un cours de faculté. De même, au lieu d'évoquer simplement une rédaction, le carnet scolaire précise qu'il s'agit d'un «texte à dominante narrative, explicative, descriptive ou injonctive, dans le cadre d'un projet d'écriture relevant de l'un des grands domaines disciplinaires du cycle 3, à partir des outils élaborés par la classe». Une récitation de poésie ou de théâtre se transforme en «mettre sa voix et son corps en jeu dans un travail collectif portant sur un texte théâtral ou sur un texte poétique».
L'enfant doit par ailleurs savoir lire «en s'appuyant sur un traitement correct de substituts des noms, des connecteurs, des formes verbales, de la ponctuation et en faisant les inférences nécessaires». Pour décrypter, les parents n'ont plus qu'une solution : se plonger dans un dictionnaire !
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«Un parent sur deux ne comprend rien»
La réforme du livret scolaire, votée en 1989 et généralisée peu à peu à partir de 1995, ne fait l'unanimité ni chez les enseignants ni chez les parents.
«Un parent sur deux ne comprend rien», résume Brigitte, enseignante du primaire en Moselle, qui continue à noter ses élèves à l'ancienne. Lettres, coups de fil, courriels, le ministère de l'Education croule sous les doléances. Grande révolution de ce livret, on ne raisonne plus en termes de notes mais de «compétences» à acquérir en trois cycles : la maternelle, puis de la dernière année de maternelle au CE 1 et, enfin, du CE 2 au CM 2
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L'Humanité du 12/05/05
Rien vu...
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Le Parisien du 12/05/05
Ados : repérer les vraies crises et les faux drames
Comment faire le tri entre le malaise grave et la bonne crise d'adolescence normale ? Le gotha des experts, réunis aujourd'hui à Paris, travaille à un meilleur repérage. Pour aider, aussi, les parents à ne pas s'affoler pour rien.
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« Elle s'est habillée en noir, avec des pics et des clous »
IPOS-SANTÉ A RÉALISÉ une enquête « qualitative », 25 entretiens approfondis avec des adolescents de 13 à 18 ans conduits du 1 e r au 25 mars derniers : riche « matériau », intime et spontané, qui révèle leur perception des moments où tout peut basculer...
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« Trop de parents ont peur de s'opposer »
Professeur Philippe Jeammet. Pédopsychiatre
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Les signes qui alertent
Les ados les plus vulnérables. Les hypersensibles, les filles, la tranche d'âge 15-16 ans, les ados dont les parents sont séparés.
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La Croix du 12/05/05
Rien vu...
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20 minutes du 12/05/05
« Une fille peut être une excellente métallo »
Devenir métallurgiste peut aussi être un rêve de jeune fille. L’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) a réuni environ 10 000 jeunes femmes hier lors de sa première rencontre « IndustriELLES », organisée au Palais omnisports de Bercy. But de cette opération séduction : démontrer que la notion de sexe faible n’existe pas dans leur secteur et que chacune peut y travailler.
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Les lycéens reprennent la rue
La Coordination nationale lycéenne appelle à une manifestation aujourd’hui à 14 h, de République à Nation. « Cette initiative est destinée à montrer que le mouvement de protestation contre la loi Fillon n’est pas terminé et que les lycéens n’ont pas baissé les bras. Elle est destinée également à protester contre la répression policière », a déclaré un des porte-parole de la coordination. Il a aussi rappelé qu’une quarantaine de lycéens ou de personnes ayant soutenu leur mobilisation doivent comparaître en justice les 25 et 26 mai, puis les 1er et 6 juin. « Des rassemblements auront lieu à ces dates et des initiatives de protestation se dérouleront. »
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Ouest-France du 12/05/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 13/05/05
Rien vu...
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mercredi, mai 11, 2005
Revue de presse du mercredi 11 mai 2005
La loi 2005-158 du 23 février "portant reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés" continue à alimenter le débat sur la manière d’écrire et de transmettre l’histoire. Deux avis différents sur ce sujet sont à lire dans Le Monde
On pourra lire aussi dans Libération un article sur les déboires actuels de la PEEP et dans le Le Figaro un éloge des prépas.
Bonne Lecture...
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Libération du 11/05/05
Les adhérents allument la présidente de la Peep
La Peep a perdu l'esprit. En attendant peut-être de perdre sa tête : Josette Daniel, présidente de cette fédération de parents d'élèves qui revendique 280 000 familles adhérentes, a été durement mise en cause lors du congrès annuel de la fédération le week-end dernier. Et ce devant des dizaines d'adhérents effarés par l'âpreté des luttes de pouvoir qui minent l'association depuis des mois et qui ont relégué «l'intérêt de l'enfant», si souvent invoqué, au dernier rang des préoccupations des congressistes.
Ce week-end, dans un village vacances de Gujan-Mestras, près d'Arcachon (Gironde), la piscine, la forêt et les chapeaux de paille des organisateurs n'ont pas longtemps masqué un climat qualifié de «délétère» aussi bien par la direction actuelle que par ses opposants.
Dès le premier jour, une partie de l'assistance quitte la salle pour marquer sa défiance à l'égard de Josette Daniel au moment où François Fillon s'apprête à lui remettre l'Ordre du mérite. Mais, surtout, le même jour et pour la première fois dans l'histoire de l'association, le rapport d'activité, dit rapport moral, est rejeté par les adhérents.
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Le Figaro du 11/05/05
Vive la «prépa», le bagne préféré des étudiants !
Gérer soixante heures de travail par semaine, des colles régulières, un classement permanent, une batterie de concours ultrasélectifs à la fin : vécue comme un calvaire par certains, comme un investissement rentable pour d'autres, la prépa n'en est pas moins une véritable course d'endurance, tant quantitative que qualitative. Une compétition où sur les 73 000 élèves concernés chaque année (dont 45 400 scientifiques, 17 100 économiques et 10 500 littéraires), peu accèdent au podium.
Dans une note sur «la disparité des emplois du temps» publiée au début du mois, l'Observatoire de la vie étudiante (OVE) souligne que les élèves de classes préparatoires aux grandes écoles travaillent deux fois plus que les étudiants des «filières universitaires traditionnelles »[…]
Si certains se plaignent de cette surcharge de travail et la vivent jusqu'à l'épuisement – ou jusqu'à la réussite –, d'autres, pour diverses raisons, y trouvent un réel intérêt.[…] Une grande majorité des élèves de prépa expriment à l'égard de leur filière une très grande satisfaction. La part des «très satisfaits» atteint 47%, voire 69% dans les classes littéraires, contre 27% chez les étudiants de l'université. Par ailleurs, 62% d'entre eux se disent optimistes quant à leur avenir, tandis que les étudiants de deug ne sont que 39% dans ce cas
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L'Humanité du 10/05/05
L’action lycéenne sur la sellette
Sarah va comparaître, le 23 mai à Bobigny, pour avoir occupé, le 12 avril, les locaux de l’inspection académique de Seine-Saint-Denis.
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Le Parisien du 11/05/05 (payant)
Et si on les envoyait en colo ?
A L'HEURE où les parents s'arrachent les cheveux pour établir le planning de l'été, l'idée de la colo risque au moins de les effleurer. Mais toutes les familles n'ont pas la chance de bénéficier des tarifs préférentiels d'un comité d'entreprise
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La Croix du 11/05/05
L'aîné de la fratrie, une place à part ?
Même si sa place est singulière, l’aîné ne doit pas être enfermé dans un rôle. Mieux vaut privilégier la souplesse du lien entre frères et sœurs
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20 minutes du 11/05/05
Toulouse : Les lycéens toujours mobilisés
Hier après-midi, 200 lycéens et étudiants ont manifesté dans les rues de Toulouse pour marquer leur opposition au projet de loi sur la recherche et demander le retrait de la loi Fillon sur l’éducation.
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Ouest-France du 11/05/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 12/05/05
Le piège des mémoires antagonistes
par Gilbert Meynier, professeur émérite d'histoire à l'université Nancy-II.
La loi 2005-158 du 23 février "portant reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés" risque, surtout en ses articles 1 et 4, de relancer une polémique dans laquelle les historiens ne se reconnaîtront guère. En officialisant le point de vue de groupes de mémoire liés à la colonisation, elle risque de générer en retour des simplismes symétriques, émanant de groupes de mémoire antagonistes, dont l'"histoire officielle" , telle que l'envisage cette loi, fait des exclus de l'histoire.
Car, si les injonctions "colonialophiles" de la loi ne sont pas recevables, le discours victimisant ordinaire ne l'est pas davantage, ne serait-ce que parce qu'il permet commodément de mettre le mouchoir sur tant d'autres ignominies, actuelles ou anciennes, et qui ne sont pas forcément du ressort originel de l'impérialisme ou de ses formes historiques passées comme le(s) colonialisme(s).
L'étude scientifique du passé ne peut se faire sous la coupe d'une victimisation et d'un culpabilisme corollaire. De ce point de vue, les débordements émotionnels portés par les"indigènes de la République" ne sont pas de mise.[…]
Lire la suite de l’article
Nouveau révisionnisme,
par Farid Laroussi, professeur de littérature française contemporaine et de littérature francophone du Maghreb à l'université Yale (Connecticut).
Sans doute l'exercice de réécriture de l'histoire par le corps législatif est-il autant conditionné par les idéologies ambiantes que par une mauvaise conscience qui ne dit pas son nom. Le dernier exemple français de moquerie historique a eu lieu cet hiver à l'Assemblée nationale. La loi du 23 février 2005 consacre "le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord" , déclarant tout net que le colonialisme français a été un bienfait.
Auteur du projet de loi, le député Diefenbacher (UMP, Lot-et-Garonne) a sérieusement évoqué devant l'Assemblée "les attentes de la mémoire" et "la vérité historique" . Moi qui avais longtemps cru que le colonialisme avait été affaire d'exploitation économique, de répression politique, d'éradication culturelle et de mascarade identitaire - des deux côtés, d'ailleurs -, j'en ai été pour mes frais. Ce fut ma matinée chez la princesse de Guermantes, version temps retrouvé à travers le révisionnisme.
Une pétition conjointe d'universitaires et de la Ligue des droits de l'homme (LDH) circule contre ce qu'ils désignent comme une "loi historicide" . Mais tant que le monde politique ne sera pas l'initiateur d'une impulsion critique, n'en référera-t-on pas à une mystification qui, outre qu'elle n'enseigne rien, historiquement parlant, contraint la réalité sociale à plus de tensions ?
[…] Si l'on désire que l'aliénation d'une époque donnée devienne plus ou moins surmontable pour tous, il faut que les institutions politiques et culturelles de ce pays cessent de refaire l'histoire et prennent conscience de leur rôle historique. Un demi-siècle a été nécessaire à la France pour qu'elle fasse son mea culpa pour son judéocide, sous le gouvernement de Vichy. Il existe désormais un jour du souvenir des déportés. A quand celui des colonisés ?[…]
Lire la suite de l’article
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On pourra lire aussi dans Libération un article sur les déboires actuels de la PEEP et dans le Le Figaro un éloge des prépas.
Bonne Lecture...
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Libération du 11/05/05
Les adhérents allument la présidente de la Peep
La Peep a perdu l'esprit. En attendant peut-être de perdre sa tête : Josette Daniel, présidente de cette fédération de parents d'élèves qui revendique 280 000 familles adhérentes, a été durement mise en cause lors du congrès annuel de la fédération le week-end dernier. Et ce devant des dizaines d'adhérents effarés par l'âpreté des luttes de pouvoir qui minent l'association depuis des mois et qui ont relégué «l'intérêt de l'enfant», si souvent invoqué, au dernier rang des préoccupations des congressistes.
Ce week-end, dans un village vacances de Gujan-Mestras, près d'Arcachon (Gironde), la piscine, la forêt et les chapeaux de paille des organisateurs n'ont pas longtemps masqué un climat qualifié de «délétère» aussi bien par la direction actuelle que par ses opposants.
Dès le premier jour, une partie de l'assistance quitte la salle pour marquer sa défiance à l'égard de Josette Daniel au moment où François Fillon s'apprête à lui remettre l'Ordre du mérite. Mais, surtout, le même jour et pour la première fois dans l'histoire de l'association, le rapport d'activité, dit rapport moral, est rejeté par les adhérents.
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Le Figaro du 11/05/05
Vive la «prépa», le bagne préféré des étudiants !
Gérer soixante heures de travail par semaine, des colles régulières, un classement permanent, une batterie de concours ultrasélectifs à la fin : vécue comme un calvaire par certains, comme un investissement rentable pour d'autres, la prépa n'en est pas moins une véritable course d'endurance, tant quantitative que qualitative. Une compétition où sur les 73 000 élèves concernés chaque année (dont 45 400 scientifiques, 17 100 économiques et 10 500 littéraires), peu accèdent au podium.
Dans une note sur «la disparité des emplois du temps» publiée au début du mois, l'Observatoire de la vie étudiante (OVE) souligne que les élèves de classes préparatoires aux grandes écoles travaillent deux fois plus que les étudiants des «filières universitaires traditionnelles »[…]
Si certains se plaignent de cette surcharge de travail et la vivent jusqu'à l'épuisement – ou jusqu'à la réussite –, d'autres, pour diverses raisons, y trouvent un réel intérêt.[…] Une grande majorité des élèves de prépa expriment à l'égard de leur filière une très grande satisfaction. La part des «très satisfaits» atteint 47%, voire 69% dans les classes littéraires, contre 27% chez les étudiants de l'université. Par ailleurs, 62% d'entre eux se disent optimistes quant à leur avenir, tandis que les étudiants de deug ne sont que 39% dans ce cas
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L'Humanité du 10/05/05
L’action lycéenne sur la sellette
Sarah va comparaître, le 23 mai à Bobigny, pour avoir occupé, le 12 avril, les locaux de l’inspection académique de Seine-Saint-Denis.
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Le Parisien du 11/05/05 (payant)
Et si on les envoyait en colo ?
A L'HEURE où les parents s'arrachent les cheveux pour établir le planning de l'été, l'idée de la colo risque au moins de les effleurer. Mais toutes les familles n'ont pas la chance de bénéficier des tarifs préférentiels d'un comité d'entreprise
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La Croix du 11/05/05
L'aîné de la fratrie, une place à part ?
Même si sa place est singulière, l’aîné ne doit pas être enfermé dans un rôle. Mieux vaut privilégier la souplesse du lien entre frères et sœurs
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20 minutes du 11/05/05
Toulouse : Les lycéens toujours mobilisés
Hier après-midi, 200 lycéens et étudiants ont manifesté dans les rues de Toulouse pour marquer leur opposition au projet de loi sur la recherche et demander le retrait de la loi Fillon sur l’éducation.
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Ouest-France du 11/05/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 12/05/05
Le piège des mémoires antagonistes
par Gilbert Meynier, professeur émérite d'histoire à l'université Nancy-II.
La loi 2005-158 du 23 février "portant reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés" risque, surtout en ses articles 1 et 4, de relancer une polémique dans laquelle les historiens ne se reconnaîtront guère. En officialisant le point de vue de groupes de mémoire liés à la colonisation, elle risque de générer en retour des simplismes symétriques, émanant de groupes de mémoire antagonistes, dont l'"histoire officielle" , telle que l'envisage cette loi, fait des exclus de l'histoire.
Car, si les injonctions "colonialophiles" de la loi ne sont pas recevables, le discours victimisant ordinaire ne l'est pas davantage, ne serait-ce que parce qu'il permet commodément de mettre le mouchoir sur tant d'autres ignominies, actuelles ou anciennes, et qui ne sont pas forcément du ressort originel de l'impérialisme ou de ses formes historiques passées comme le(s) colonialisme(s).
L'étude scientifique du passé ne peut se faire sous la coupe d'une victimisation et d'un culpabilisme corollaire. De ce point de vue, les débordements émotionnels portés par les"indigènes de la République" ne sont pas de mise.[…]
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Nouveau révisionnisme,
par Farid Laroussi, professeur de littérature française contemporaine et de littérature francophone du Maghreb à l'université Yale (Connecticut).
Sans doute l'exercice de réécriture de l'histoire par le corps législatif est-il autant conditionné par les idéologies ambiantes que par une mauvaise conscience qui ne dit pas son nom. Le dernier exemple français de moquerie historique a eu lieu cet hiver à l'Assemblée nationale. La loi du 23 février 2005 consacre "le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord" , déclarant tout net que le colonialisme français a été un bienfait.
Auteur du projet de loi, le député Diefenbacher (UMP, Lot-et-Garonne) a sérieusement évoqué devant l'Assemblée "les attentes de la mémoire" et "la vérité historique" . Moi qui avais longtemps cru que le colonialisme avait été affaire d'exploitation économique, de répression politique, d'éradication culturelle et de mascarade identitaire - des deux côtés, d'ailleurs -, j'en ai été pour mes frais. Ce fut ma matinée chez la princesse de Guermantes, version temps retrouvé à travers le révisionnisme.
Une pétition conjointe d'universitaires et de la Ligue des droits de l'homme (LDH) circule contre ce qu'ils désignent comme une "loi historicide" . Mais tant que le monde politique ne sera pas l'initiateur d'une impulsion critique, n'en référera-t-on pas à une mystification qui, outre qu'elle n'enseigne rien, historiquement parlant, contraint la réalité sociale à plus de tensions ?
[…] Si l'on désire que l'aliénation d'une époque donnée devienne plus ou moins surmontable pour tous, il faut que les institutions politiques et culturelles de ce pays cessent de refaire l'histoire et prennent conscience de leur rôle historique. Un demi-siècle a été nécessaire à la France pour qu'elle fasse son mea culpa pour son judéocide, sous le gouvernement de Vichy. Il existe désormais un jour du souvenir des déportés. A quand celui des colonisés ?[…]
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mardi, mai 10, 2005
Revue de presse du mardi 10 mai 2005
Pour éviter que les enfants, notamment les fillettes, deviennent de futurs incontinents, il faut exiger des établissements scolaires des toilettes propres, insiste l'Association française d'urologie qui organise la "3e semaine nationale de l'incontinence". C’est à lire dans le Parisien
Lisez aussi le reportage sur la Grande Borne dans Libération. Cette cité dont viennent une bonne partie de mes élèves souffre d’une réputation détestable mais il faut entendre ses habitants s’exprimer.
Bonne Lecture...
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Libération du 10/05/05
La Grande Borne, Grigny, Essonne. 3 500 HLM, 11 000 habitants...
Le quotidien d'une banlieue raconté par ses habitants, chaque semaine, dans «Libération».
Lire la suite de l’article
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Le Figaro du 10/05/05
Rien vu...
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L'Humanité du 10/05/05
Rien vu...
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Le Parisien du 10/05/05 (payant)
Attention aux toilettes à l'école
A l'occasion de la Semaine nationale de l'incontinence, les médecins urologues dénoncent... les toilettes des établissements scolaires. Leur état déplorable empêche souvent les élèves, en particulier les fillettes, de bien se soulager.
Lire la suite de l’article
«Avant de m'asseoir, je suis obligée de faire le ménage»
LES ENFANTS évitent-ils toujours les WC scolaires ?
Lire la suite de l’article
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La Croix du 10/05/05
Rien vu...
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20 minutes du 10/05/05
Bordeaux Les lycéens, grandes stars du week-end à La Teste
Un festival pour et par les jeunes. La Teste-de-Buch accueille jeudi et vendredi prochain la 6e édition du Festival des lycéens avec, au programme, des journaux, des expériences scientifiques, des créations d’arts plastiques, des expositions photos, des concerts, des pièces de théâtre... Depuis trois mois, les lycéens d’Aquitaine travaillent sur 120 projets qu’ils présenteront à 5 000 jeunes et 800 adultes. Cette manifestation encouragée par la région (qui débloque un budget de 940 000 e) est destinée à faire émerger des prises d’initiative de lycéens.
Lire la suite de l’article
Nantes : Diwan fait chou blanc en Loire-Atlantique
Les écoles bretonnes au point mort en Loire-Atlantique. L’association Diwan, qui vient d’annoncer son souhait d’ouvrir « deux nouveaux sites par an », n’en envisage pour l’instant aucune dans le département. Non sans regret. « On préfère attendre que des personnes motivées sur place nous contactent, explique François-Gaël Rios, l’un des responsables du mouvement. Or, aujourd’hui, ce n’est pas le cas. »
Lire la suite de l’article
Toulouse : Lycéens et étudiants solidaires
Des lycéens seront présents sur le campus de Rangueil ce matin pour soutenir les étudiants mobilisés contre le projet de loi sur la recherche (Lopri). Après la distribution de tracts hier, ces derniers tiendront ce matin des piquets de grève avant de se réunir en assemblée générale pour décider de la suite à donner au mouvement. Du côté du Mirail, les étudiants ont levé les piquets mais ont voté le maintien de la grève. Ils seront présents cet après-midi sur la place du Capitole pour manifester aux côtés des chercheurs. En signe de solidarité envers les lycéens ayant fait grève durant des semaines, les étudiants assureront mercredi après-midi sur le campus de la fac de lettres une action de soutien scolaire avant de retourner dans la rue jeudi.
Lire la suite de l’article
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Ouest-France du 10/05/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 10/05/05
Portrait : Azouz Begag, notable lyonnais
Aux murs de son appartement du quartier de la Guillotière, à Lyon, Azouz Begag a accroché son insigne de chevalier. Ses costumes élégants portent le ruban rouge. Cette Légion d'honneur, il l'a reçue des mains du ministre de l'intérieur, dans les grands salons de la préfecture du Rhône. Ultime reconnaissance pour cet écrivain, auteur d'une quarantaine de livres, élevé dans un bidonville par des parents algériens, analphabètes, ne s'exprimant qu'en arabe.
[…]De ce parcours personnel, il s'est forgé une certitude : l'intégration des immigrés et fils d'immigrés passe nécessairement par l'éducation. "Le premier problème des immigrés, ce sont leurs lacunes en français. Il leur faut habiter la langue avant même d'avoir un logement. Il faut donc multiplier les moyens dans les écoles des quartiers" , plaide-t-il. Lui n'a jamais connu ces lacunes. Amoureux des lettres, joueur des mots, Azouz Begag est venu à l'écriture par hasard en racontant le récit de ces années au bidonville dans Le Gone du Chaâba, paru en 1986 (le "gone" est un "gamin" dans la région lyonnaise ; le Chaâba, le bidonville dans lequel il a grandi).
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Lisez aussi le reportage sur la Grande Borne dans Libération. Cette cité dont viennent une bonne partie de mes élèves souffre d’une réputation détestable mais il faut entendre ses habitants s’exprimer.
Bonne Lecture...
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Libération du 10/05/05
La Grande Borne, Grigny, Essonne. 3 500 HLM, 11 000 habitants...
Le quotidien d'une banlieue raconté par ses habitants, chaque semaine, dans «Libération».
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Le Figaro du 10/05/05
Rien vu...
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L'Humanité du 10/05/05
Rien vu...
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Le Parisien du 10/05/05 (payant)
Attention aux toilettes à l'école
A l'occasion de la Semaine nationale de l'incontinence, les médecins urologues dénoncent... les toilettes des établissements scolaires. Leur état déplorable empêche souvent les élèves, en particulier les fillettes, de bien se soulager.
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«Avant de m'asseoir, je suis obligée de faire le ménage»
LES ENFANTS évitent-ils toujours les WC scolaires ?
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La Croix du 10/05/05
Rien vu...
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20 minutes du 10/05/05
Bordeaux Les lycéens, grandes stars du week-end à La Teste
Un festival pour et par les jeunes. La Teste-de-Buch accueille jeudi et vendredi prochain la 6e édition du Festival des lycéens avec, au programme, des journaux, des expériences scientifiques, des créations d’arts plastiques, des expositions photos, des concerts, des pièces de théâtre... Depuis trois mois, les lycéens d’Aquitaine travaillent sur 120 projets qu’ils présenteront à 5 000 jeunes et 800 adultes. Cette manifestation encouragée par la région (qui débloque un budget de 940 000 e) est destinée à faire émerger des prises d’initiative de lycéens.
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Nantes : Diwan fait chou blanc en Loire-Atlantique
Les écoles bretonnes au point mort en Loire-Atlantique. L’association Diwan, qui vient d’annoncer son souhait d’ouvrir « deux nouveaux sites par an », n’en envisage pour l’instant aucune dans le département. Non sans regret. « On préfère attendre que des personnes motivées sur place nous contactent, explique François-Gaël Rios, l’un des responsables du mouvement. Or, aujourd’hui, ce n’est pas le cas. »
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Toulouse : Lycéens et étudiants solidaires
Des lycéens seront présents sur le campus de Rangueil ce matin pour soutenir les étudiants mobilisés contre le projet de loi sur la recherche (Lopri). Après la distribution de tracts hier, ces derniers tiendront ce matin des piquets de grève avant de se réunir en assemblée générale pour décider de la suite à donner au mouvement. Du côté du Mirail, les étudiants ont levé les piquets mais ont voté le maintien de la grève. Ils seront présents cet après-midi sur la place du Capitole pour manifester aux côtés des chercheurs. En signe de solidarité envers les lycéens ayant fait grève durant des semaines, les étudiants assureront mercredi après-midi sur le campus de la fac de lettres une action de soutien scolaire avant de retourner dans la rue jeudi.
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Ouest-France du 10/05/05
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Le Monde daté du 10/05/05
Portrait : Azouz Begag, notable lyonnais
Aux murs de son appartement du quartier de la Guillotière, à Lyon, Azouz Begag a accroché son insigne de chevalier. Ses costumes élégants portent le ruban rouge. Cette Légion d'honneur, il l'a reçue des mains du ministre de l'intérieur, dans les grands salons de la préfecture du Rhône. Ultime reconnaissance pour cet écrivain, auteur d'une quarantaine de livres, élevé dans un bidonville par des parents algériens, analphabètes, ne s'exprimant qu'en arabe.
[…]De ce parcours personnel, il s'est forgé une certitude : l'intégration des immigrés et fils d'immigrés passe nécessairement par l'éducation. "Le premier problème des immigrés, ce sont leurs lacunes en français. Il leur faut habiter la langue avant même d'avoir un logement. Il faut donc multiplier les moyens dans les écoles des quartiers" , plaide-t-il. Lui n'a jamais connu ces lacunes. Amoureux des lettres, joueur des mots, Azouz Begag est venu à l'écriture par hasard en racontant le récit de ces années au bidonville dans Le Gone du Chaâba, paru en 1986 (le "gone" est un "gamin" dans la région lyonnaise ; le Chaâba, le bidonville dans lequel il a grandi).
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lundi, mai 09, 2005
Revue de presse du lundi 9 mai 2005
Retour de la revue de presse. L’actualité du jour tourne essentiellement autour du Lundi de Pentecôte. Faut-il faire grève ou non ? Y aura t-il des élèves ? Les avis sont partagés.
Vous trouverez aussi dans cette chronique, quelques références à des articles parus dans la quinzaine qui vient de s’écouler. Il y a eu plusieurs éléments intéressants. Signalons les articles consacrés au soutien scolaire privé et ceux sur l’antisémitisme.
Bonne Lecture...
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Libération du 09/05/05
Cours de pique-nique pour les élèves
Invité au congrès de la PEEP jeudi à Bordeaux, le ministre de l'Education nationale a durci le ton : «Aucun établissement ne pourra fermer ses portes» ce jour-là. Au Snes (majoritaire dans le secondaire), l'idée serait plutôt de consacrer cette journée à tout sauf à faire cours : journée portes ouvertes pour débattre ou journée de rassemblements ludiques et festifs. Dans les Pyrénées-Orientales, le Snes invite à un pique-nique sur le port de Collioure. A Bordeaux, rendez-vous est pris sur la dune du Pyla. A Montpellier, ce sera sur la place de la Comédie. A Dunkerque, sur la plage. A Lille, dans le jardin Vauban. Dans l'Yonne, en guise de pied de nez, 600 à 700 enseignants se sont inscrits à une journée de stage syndical.
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Farid Hamana, secrétaire général de la FCPE, qui représente environ 320 000 familles:
«Ce texte ne concerne pas les usagers»
«Nous réitérons notre appel à ne pas envoyer les enfants à l'école le lundi de Pentecôte. Cette loi concerne les salariés et les fonctionnaires, en aucun cas les usagers. Il n'y a donc aucune obligation d'envoyer les enfants en classe le 16 mai. Si les enseignants souhaitent travailler ce jour-là, ils peuvent très bien le faire sans accueillir pour autant les élèves : il existe déjà des journées sur l'année scolaire où les enseignants sont seuls à l'école, comme lors de la prérentrée des profs. Ils consacrent ce temps à des actions pédagogiques ou de concertation entre eux. […]
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Josette Daniel, présidente de la PEEP, qui représente environ 280 000 familles:
«La loi est votée, on la suit»
Dès l'instant où le ministère l'a décidé, les enfants doivent aller à l'école. La loi est votée, on la suit. On ne va tout de même pas se rendre responsables d'un mauvais apprentissage de la citoyenneté, et cette décision a d'ailleurs fait la quasi-unanimité dans nos rangs. Il est vrai cependant qu'un problème pratique se pose : les syndicats ont appelé à la grève et les parents sont confrontés à la garde des enfants. Ils devront encore avoir recours aux haltes-garderies lorsque celles-ci seront ouvertes, ou aux grands-mères, pour ceux qui en ont la possibilité. Comme pour n'importe quelle journée de grève. Mais notre rôle est de défendre l'intérêt de l'enfant. Rien d'autre. Nous n'avons donc pas à prendre position sur cette question. Et ce n'est pas parce que la FCPE donne son avis que nous devons faire de même.[…]
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Fille ou garçon côté coeur ou côté corps
Décryptage des questions des ados sur le Fil santé jeunes.
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A l'écoute des jeunes
Le Fil santé jeunes a 10 ans. C'est un espace d'écoute anonyme et gratuit, où les ados peuvent parler de leur santé mais aussi de leurs relations amoureuses, de leur sexualité ou de leur mal-être. Soit par e-mail, soit au téléphone, de 8 heures à minuit, 7 jours sur 7.
Lire la suite de l’article
Le soutien scolaire à l'ère industrielle
(édition du 27 avril 2005)
Du primaire au supérieur, de plus en plus d'élèves suivent des cours parallèles et payants, faisant le bonheur d'un secteur en plein boom.
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«Pour les enfants, le Net est un outil de communication»
(édition du 28 avril 2005)
«Que font vraiment nos enfants sur Internet ?» La question faisait l'objet d'une table ronde, organisée mardi soir à Paris par le Forum des droits sur l'Internet et la Cité des sciences et de l'industrie. Eléments de réponse avec Isabelle Breda, responsable des nouveaux médias au ministère de l'Education, Dominique Caron, sociologue, Marie Plassard, rédactrice en chef du site Momes.net et Serge Tisseron, psychiatre de l'adolescence.
Lire la suite de l’article
Ecole privée : des parents pragmatiques
(édition du 29 avril 2005)
Les parents d'élèves de l'enseignement privé ont des pudeurs singulières. Dans l'enquête que le Credoc (Centre de recherches pour l'étude et l'observation des conditions de vie) vient de leur consacrer sur commande de l'Union nationale des parents de l'enseignement libre (Unapel), ils ne sont ainsi que 33 % à indiquer comme critère de choix prioritaire du privé qu'ils ne sont «pas satisfaits [de l'enseignement] public».
Comme depuis des années, la motivation religieuse ahane en bas de classement. Elle pointe cette fois à la dernière place, avec 14 % de citations. Même la proximité du domicile fait mieux (29 %). Les raisons principales sont ailleurs : la fréquence des liens avec les enseignants (47 %), l'adaptation de l'école à l'enfant (55 %), la qualité du niveau (58 %), la transmission de «valeurs morales» (67 %), l'épanouissement de l'enfant (76 %) et un «bon encadrement» (81 %)
Lire la suite de l’article
L'ambition contrariée des enfants d'immigrés
édition du 3 mai 2005)
Encouragés par des parents qui n'ont quasiment pas connu l'école dans leur pays d'origine, les enfants d'immigrés nourrissent de grands rêves pour leur scolarité. Comparés à ceux des enfants nés de deux parents français, leurs souhaits de formation sont nettement plus ambitieux : tous veulent faire des études supérieures. Mais en appartenant dans le même temps aux milieux sociaux les plus défavorisés, ils sont davantage vulnérables à l'échec scolaire. Un décalage qui nourrit un sentiment d'injustice ainsi qu'une désillusion plus grande à l'égard de l'école.
Ce constat, le statisticien Jean-Paul Caille, responsable des panels d'élèves pour le département évaluations et prospectives (DEP) au ministère de l'Education, l'a mesuré au cours d'une étude entamée en 1995. Le DEP a suivi le parcours de 17 830 élèves depuis leur entrée en sixième. L'idée : recueillir leurs jugements sur leur parcours scolaire et comprendre leurs projets d'avenir. Ainsi, même si les situations sont très contrastées, sept ans après leur entrée au collège, seul un peu plus d'un enfant d'immigré sur quatre prépare un bac général (27 %, contre 40 % pour des enfants nés de deux parents français et 48 % pour les enfants nés de familles mixtes). Ils sont en revanche surreprésentés dans les filières technologiques et professionnelles. Et cette orientation à l'écart des sections générales le plus souvent mal vécue se reflète dans l'amertume de leur récit : le conseil de classe s'apparente à leurs yeux à un «tribunal» ou à une «gare de triage»
Lire la suite de l’article
Manuels sans mémoire (édition du 6 mai 2005)
Par Le collectif Devoirs de mémoires (Olivier Besancenot, Myriam Boudjeroudi, Leila Dixmier, Vanessa Gregory, Boris Mendza, Stéphane Pocrain, Anne-Bénédicte Queneau, Joey Starr, Jean-Claude Tchicaya, Mickael Trajan et Fanta Traoré)
[…]Trop de pages de notre histoire ont déjà été écartées ou arrachées de nos manuels scolaires : les épisodes subversifs comme la Commune de Paris de 1871 ; les sales guerres comme la guerre d'Algérie ; les actes honteux comme la traite des esclaves... On dirait bien que l'histoire officielle a la mémoire sélective.
La date du 8 mai serait, par exemple, une bonne occasion de lutter contre l'amnésie. Célébrer la défaite du régime nazi, le 8 mai 1945, est en effet une piqûre de rappel nécessaire à l'heure où l'extrême droite n'a toujours pas dit son dernier mot. Mais le faire en restant aveugle et sourds aux événements qui se sont produits à Sétif en Algérie le même jour, c'est dissimuler un bain de sang qui en dit long sur le «rôle positif» de la France en Afrique du Nord.[…]
Taire les discriminations d'hier, c'est entretenir les discriminations d'aujourd'hui, les cultiver, les rendre légitimes dans les consciences, individuelles et collectives. Car si l'histoire imprègne les esprits et les mentalités, elle alimente d'abord les systèmes et les pouvoirs publics. Un passé qui digère mal ses fractures pèse lourd sur le présent, sur ses représentations. Il ne s'agit pas de mettre tout le monde d'accord mais de restituer les vérités auprès des jeunes générations notamment. Le gouvernement parle de rétablir le chant de la Marseillaise à l'école ; Marseillaise qui a été sifflée par un Stade de France entier, jeunes et moins jeunes, lors d'un match France-Algérie. On ne règle pas le passif de l'histoire coloniale française à coups de match de football ou en mettant tout le monde au garde à vous devant le drapeau bleu-blanc-rouge.
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Le Figaro du 09/05/05
La Peep se divise sur la loi Fillon
C'est la zizanie à la Peep, la deuxième fédération de parents d'élèves avec ses 270 000 adhérents. Pour la première fois de son histoire vieille de bientôt 80 ans, elle n'a pas réussi à élire son conseil d'administration ce week-end. Pis, la présidente Josette Daniel s'est fait chahuter par certains de ses membres qui ont réclamé sa démission. Les contestataires reprochent aux instances dirigeantes un manque de réactivité. Mais aussi des positions trop fluctuantes, notamment sur la loi Fillon.
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Bras de fer sur le lundi de Pentecôte à l'école
Qui ira, qui n'ira pas à l'école le lundi de Pentecôte ? L'image des classes à moitié vides des écoles du Gard ou du Territoire de Belfort, où les autorités locales avaient choisi d'organiser cette journée de solidarité le lundi de Pâques, trotte encore dans les esprits. La «journée de solidarité» instituée par le gouvernement s'annonce compliquée à mettre en oeuvre dans l'Education Nationale[…]
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Deux ans à la maternelle, c'est trop tôt
(édition du 6 mai 2005)
Plus de 250 000 bambins de 2 ans vont déjà à l'école maternelle, une spécificité purement française. Le plus souvent faute de solutions alternatives. Cette scolarisation ultraprécoce, présentée à la fin des années 80 comme un «progrès social», mais qu'aucun autre pays européen n'a jugé raisonnable de mettre en place, répond-elle vraiment aux exigences de développement et d'épanouissement d'un très jeune enfant ? Alertée par plusieurs enseignantes qui lui avaient confié leurs difficultés avec des classes de «25 à 30petits, très agités ou qui ne cessent de pleurer car submergés par un trop grand désespoir», Claire Brisset, défenseure des enfants , a organisé à l'Assemblée nationale un colloque scientifique sur ce sujet qui engage l'avenir des plus jeunes générations.
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L'Humanité du 09/05/05
L’école rejette cette idée folle
(édition du 28 avril 2005
Le lundi de Pentecôte travaillé n’a pas la cote à l’école. Moralisateur, injuste, inefficace : les mots fusent de la bouche des personnels de l’éducation autant que de celle des parents d’élèves. « En quoi la présence contrainte des élèves sur les bancs de l’école le lundi de Pentecôte est-elle un acte de solidarité envers les personnes âgées ? », questionne la FCPE dans un communiqué.
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Lycéens Radicaux, pas commandos...
(édition du 2 mai 2005)
La mise en examen de jeunes interpellés lors des récentes actions provoque la polémique.
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Le Parisien du 09/05/05 (payant)
Les lycéens ne pensent plus
Les élèves franciliens et bordelais reprennent les cours ce matin. Notamment les « irréductibles » de Paris.
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« Je vais lever le pied mais j'y crois encore »
A LA VEILLE de sa rentrée au lycée Montaigne (Paris VI e ), Théo, 17 ans, suivait encore une nouvelle assemblée générale de la coordination lycéenne depuis un amphi de Jussieu ouvert pendant les vacances.
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« Pour moi, les blocages sont terminés »
DUR DUR de reprendre le train-train des révisions après avoir été au coeur de l'actualité de si longues semaines. C'est pourtant ce que Grégoire, 16 ans, s'est résolu à faire pendant ses vacances, qu'il a en partie passées chez sa grand-mère,
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« Les révisions s'imposent à eux »
Croyez-vous à de nouvelles fortes manifestations lycéennes ? Roger Establet. Cela sent plutôt la fin du mouvement. Depuis le début des vacances, ils semblent focalisés sur les examens. Ces échéances ont une importance cruciale pour eux.
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La Croix du 09/05/05
Rien vu...
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20 minutes du 09/05/05
Pas de rentrée des clashs pour les lycéens
Les vacances de Pâques, qui s’achèvent aujourd’hui avec la rentrée des élèves de la région parisienne, auront sans doute eu raison de la protestation lycéenne à la réforme du bac prévue dans la loi Fillon. La dernière semaine de classe avait été marquée par des mobilisations moins suivies dégénérant souvent en affrontements avec les forces de l’ordre. Des mouvements « irresponsables », dénonce la Fidl, l’un des principaux syndicats lycéens. « Ils étaient l’oeuvre de groupuscules d’extrême gauche où l’on trouve plus d’étudiants que d’élèves des lycées », affirme Charlotte Le Provost, sa présidente.
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Entretien avec Dominique Pasquier
Le sociologue décortique dans son dernier livre les modes de vie des lycéens
édition du 02 mai 2005
[…]L’autonomie que les jeunes ont gagnée en famille se paie à l’extérieur. Ils sont toujours à la recherche de repères, mais tout se joue désormais entre eux. Du coup, ils sont extrêmement contrôlés dans leur façon de parler, de s’habiller, de se coiffer, dans le choix de leur sport ou de leur musique. Bref, ils sont obligés d’obéir aux conformismes du groupe. Il est très difficile d’exprimer son individualité dans un système aussi oppressant.[…]
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Ouest-France du 09/05/05
Le jeune des cités et le sociologue
(édition du 6 mai 2005)
Le livre aurait pu s'intituler « Le sociologue et l'emploi-jeune ». Pays de malheur, signé du Nantais Stéphane Beaud et du jeune Younes Amrani, est le fruit d'un échange de courriels entre le maître et l'élève. On pénètre dans l'univers d'une banlieue où se dépêtrent des jeunes issus de l'immigration, stigmatisés par une société qui les a mis de côté.
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Le Monde daté du 09/05/05
Le débat sur la loi Fillon provoque une crise à la PEEP
La PEEP, Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public, traverse une grave crise interne. Son 86e congrès annuel, qui s'est tenu à Gujan-Mestras (Gironde) du jeudi 5 au samedi 7 mai, a été marqué par de vives tensions et plusieurs incidents qualifiés de "graves" par les participants.
Des opposants à l'actuelle direction ont empêché l'élection du nouveau conseil d'administration, en bloquant l'accès aux salles de réunion. Signe des divisions qui traversent la deuxième fédération de parents d'élèves, présidée par Josette Daniel : le rapport d'activité de l'association a été rejeté par une majorité de représentants des quelque 270 000 adhérents.
Très remontée contre l'absence de "visibilité" de la fédération, l'opposition interne critique la stratégie suivie par la PEEP depuis un an, notamment le manque de clarté de ses prises de position sur la loi d'orientation sur l'école.
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Des banlieues à l'Alsace, Michel Wieviorka décrit la diversité de l'antisémitisme contemporain
(édition du 6 mai 2005)
Profanations de cimetières juifs en Alsace, inscriptions judéophobes sur les murs d'immeubles dans les banlieues défavorisées, caillassage de bus transportant des élèves vers des écoles privées juives : depuis quelques années, les manifestations d'antisémitisme se multiplient en France. L'ouvrage de Michel Wieviorka, La Tentation antisémite. Haine des juifs dans la France d'aujourd'hui (Robert Laffont, 452 p., 22 euros), tombe à point nommé pour décrire la complexité de ce phénomène protéiforme.
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Les enseignants luttent "avec leurs armes"
(édition du 6 mai 2005)
Au sein de l'institution scolaire, l'antisémitisme ne concerne qu'un nombre limité d'établissements. Mais il existe : un "sale juif" lancé dans les couloirs ou en cour de récréation ; des boulettes projetées pendant la lecture d'un récit sur la déportation ; des croix gammées dessinées sur les murs ; des refus de regarder Nuit et Brouillard, le film d'Alain Resnais sur les camps de concentration ; des sourires, des sous-entendus, voire des propos plus musclés pendant des cours sur la seconde guerre mondiale ou le Proche-Orient.
Soucieux de ne pas amplifier le phénomène, de nombreux enseignants manifestent une certaine réticence à en parler. Quand ils l'abordent, tous s'attachent à démontrer qu'ils tentent d'y répondre "avec -leurs- armes" . "Ces provocations relèvent, la plupart du temps, de l'ignorance et peuvent donner lieu à d'intéressantes démarches pédagogiques. Il est possible d'y résister en prenant le temps d'analyser les faits et en les replaçant bien dans leur contexte" , explique Hubert Tison, secrétaire général de l'Association des professeurs d'histoire-géographie.
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Portrait : Carole Diamant, croisée des ZEP
(édition du 4 mai 2005)
Pour Carole Diamant, professeur de philosophie au lycée Auguste-Blanqui à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, Foued fait partie de ces élèves qui donnent du baume au cœur. Excellent au lycée, il se retrouve étudiant en littérature à la Sorbonne, complètement épanoui. La famille reconnaissante offre régulièrement des pâtisseries orientales à Carole Diamant, l'invite parfois à prendre le thé.
Un jour, le père vient chercher l'enseignante, paniqué : "Venez à la maison !" Foued s'était progressivement éloigné de la religion pour se consacrer à ses études. Il s'était fait des amis français, espagnols, néerlandais, africains. Tout cela était tranquillement accepté par la famille. Mais, à cet instant, le père est "affolé, presque effrayé" . Foued était passé dîner la veille à la maison. Le père lâche : "Il ne sait plus ce qu'il dit. Il raconte qu'il a maintenant des amis juifs !" Carole Diamant reste coite.
Son grand-père a connu les camps. Arrêté par la police française, il a été gazé trois jours plus tard. Son père est communiste et athée. "Outre l'impossibilité de dire, d'avouer une judéité presque oubliée, je ne savais pas entreprendre un exposé académique sur la fraternité nécessaire entre les peuples." Arrivée chez son ancien élève, chaleureusement accueillie par la famille, elle se demande comment agir, et finalement ne dit rien. Mais, au lycée, elle organise des travaux sur les génocides arménien, juif, rwandais. Et décide d'écrire Ecole, terrain miné, publié aux éditions Liana Levi.
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Un professeur suspendu dix-huit mois pour "non-respect des élèves"
(édition du 5 mai 2005)
La sanction d'un enseignant de l'Isère, Alain Roche, pour "non-respect des élèves et non-respect du devoir de réserve" , a provoqué de vives réactions des syndicats. Le conseil de discipline de l'académie de Grenoble, qui l'a entendu le 5 avril, lui a infligé une mise à pied de dix-huit mois, dont six mois sans traitement, assortie d'une période de surveillance de cinq ans.[…] M. Roche, qui enseigne au collège Le Vergeron de Moirans (Isère) dans des sections d'enseignement général et professionnel adapté (Segpa), destinées aux élèves en grande difficulté, a notamment reconnu avoir dit "Arrête de faire le singe" pour exhorter au calme un élève d'origine africaine.[…] Le conseil de discipline aurait également évoqué deux affiches, retrouvées sur la porte de la salle de classe de M. Roche et sur lesquelles il aurait été écrit : "Zoo de Moirans : entrée un euro" et "Elevage de porcs" . Mais il a préféré laisser à la justice le soin d'élucider l'accusation de "xénophobie et racisme" , estimant que les preuves n'étaient pas suffisamment nombreuses.
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Vous trouverez aussi dans cette chronique, quelques références à des articles parus dans la quinzaine qui vient de s’écouler. Il y a eu plusieurs éléments intéressants. Signalons les articles consacrés au soutien scolaire privé et ceux sur l’antisémitisme.
Bonne Lecture...
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Libération du 09/05/05
Cours de pique-nique pour les élèves
Invité au congrès de la PEEP jeudi à Bordeaux, le ministre de l'Education nationale a durci le ton : «Aucun établissement ne pourra fermer ses portes» ce jour-là. Au Snes (majoritaire dans le secondaire), l'idée serait plutôt de consacrer cette journée à tout sauf à faire cours : journée portes ouvertes pour débattre ou journée de rassemblements ludiques et festifs. Dans les Pyrénées-Orientales, le Snes invite à un pique-nique sur le port de Collioure. A Bordeaux, rendez-vous est pris sur la dune du Pyla. A Montpellier, ce sera sur la place de la Comédie. A Dunkerque, sur la plage. A Lille, dans le jardin Vauban. Dans l'Yonne, en guise de pied de nez, 600 à 700 enseignants se sont inscrits à une journée de stage syndical.
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Farid Hamana, secrétaire général de la FCPE, qui représente environ 320 000 familles:
«Ce texte ne concerne pas les usagers»
«Nous réitérons notre appel à ne pas envoyer les enfants à l'école le lundi de Pentecôte. Cette loi concerne les salariés et les fonctionnaires, en aucun cas les usagers. Il n'y a donc aucune obligation d'envoyer les enfants en classe le 16 mai. Si les enseignants souhaitent travailler ce jour-là, ils peuvent très bien le faire sans accueillir pour autant les élèves : il existe déjà des journées sur l'année scolaire où les enseignants sont seuls à l'école, comme lors de la prérentrée des profs. Ils consacrent ce temps à des actions pédagogiques ou de concertation entre eux. […]
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Josette Daniel, présidente de la PEEP, qui représente environ 280 000 familles:
«La loi est votée, on la suit»
Dès l'instant où le ministère l'a décidé, les enfants doivent aller à l'école. La loi est votée, on la suit. On ne va tout de même pas se rendre responsables d'un mauvais apprentissage de la citoyenneté, et cette décision a d'ailleurs fait la quasi-unanimité dans nos rangs. Il est vrai cependant qu'un problème pratique se pose : les syndicats ont appelé à la grève et les parents sont confrontés à la garde des enfants. Ils devront encore avoir recours aux haltes-garderies lorsque celles-ci seront ouvertes, ou aux grands-mères, pour ceux qui en ont la possibilité. Comme pour n'importe quelle journée de grève. Mais notre rôle est de défendre l'intérêt de l'enfant. Rien d'autre. Nous n'avons donc pas à prendre position sur cette question. Et ce n'est pas parce que la FCPE donne son avis que nous devons faire de même.[…]
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Fille ou garçon côté coeur ou côté corps
Décryptage des questions des ados sur le Fil santé jeunes.
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A l'écoute des jeunes
Le Fil santé jeunes a 10 ans. C'est un espace d'écoute anonyme et gratuit, où les ados peuvent parler de leur santé mais aussi de leurs relations amoureuses, de leur sexualité ou de leur mal-être. Soit par e-mail, soit au téléphone, de 8 heures à minuit, 7 jours sur 7.
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Le soutien scolaire à l'ère industrielle
(édition du 27 avril 2005)
Du primaire au supérieur, de plus en plus d'élèves suivent des cours parallèles et payants, faisant le bonheur d'un secteur en plein boom.
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«Pour les enfants, le Net est un outil de communication»
(édition du 28 avril 2005)
«Que font vraiment nos enfants sur Internet ?» La question faisait l'objet d'une table ronde, organisée mardi soir à Paris par le Forum des droits sur l'Internet et la Cité des sciences et de l'industrie. Eléments de réponse avec Isabelle Breda, responsable des nouveaux médias au ministère de l'Education, Dominique Caron, sociologue, Marie Plassard, rédactrice en chef du site Momes.net et Serge Tisseron, psychiatre de l'adolescence.
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Ecole privée : des parents pragmatiques
(édition du 29 avril 2005)
Les parents d'élèves de l'enseignement privé ont des pudeurs singulières. Dans l'enquête que le Credoc (Centre de recherches pour l'étude et l'observation des conditions de vie) vient de leur consacrer sur commande de l'Union nationale des parents de l'enseignement libre (Unapel), ils ne sont ainsi que 33 % à indiquer comme critère de choix prioritaire du privé qu'ils ne sont «pas satisfaits [de l'enseignement] public».
Comme depuis des années, la motivation religieuse ahane en bas de classement. Elle pointe cette fois à la dernière place, avec 14 % de citations. Même la proximité du domicile fait mieux (29 %). Les raisons principales sont ailleurs : la fréquence des liens avec les enseignants (47 %), l'adaptation de l'école à l'enfant (55 %), la qualité du niveau (58 %), la transmission de «valeurs morales» (67 %), l'épanouissement de l'enfant (76 %) et un «bon encadrement» (81 %)
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L'ambition contrariée des enfants d'immigrés
édition du 3 mai 2005)
Encouragés par des parents qui n'ont quasiment pas connu l'école dans leur pays d'origine, les enfants d'immigrés nourrissent de grands rêves pour leur scolarité. Comparés à ceux des enfants nés de deux parents français, leurs souhaits de formation sont nettement plus ambitieux : tous veulent faire des études supérieures. Mais en appartenant dans le même temps aux milieux sociaux les plus défavorisés, ils sont davantage vulnérables à l'échec scolaire. Un décalage qui nourrit un sentiment d'injustice ainsi qu'une désillusion plus grande à l'égard de l'école.
Ce constat, le statisticien Jean-Paul Caille, responsable des panels d'élèves pour le département évaluations et prospectives (DEP) au ministère de l'Education, l'a mesuré au cours d'une étude entamée en 1995. Le DEP a suivi le parcours de 17 830 élèves depuis leur entrée en sixième. L'idée : recueillir leurs jugements sur leur parcours scolaire et comprendre leurs projets d'avenir. Ainsi, même si les situations sont très contrastées, sept ans après leur entrée au collège, seul un peu plus d'un enfant d'immigré sur quatre prépare un bac général (27 %, contre 40 % pour des enfants nés de deux parents français et 48 % pour les enfants nés de familles mixtes). Ils sont en revanche surreprésentés dans les filières technologiques et professionnelles. Et cette orientation à l'écart des sections générales le plus souvent mal vécue se reflète dans l'amertume de leur récit : le conseil de classe s'apparente à leurs yeux à un «tribunal» ou à une «gare de triage»
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Manuels sans mémoire (édition du 6 mai 2005)
Par Le collectif Devoirs de mémoires (Olivier Besancenot, Myriam Boudjeroudi, Leila Dixmier, Vanessa Gregory, Boris Mendza, Stéphane Pocrain, Anne-Bénédicte Queneau, Joey Starr, Jean-Claude Tchicaya, Mickael Trajan et Fanta Traoré)
[…]Trop de pages de notre histoire ont déjà été écartées ou arrachées de nos manuels scolaires : les épisodes subversifs comme la Commune de Paris de 1871 ; les sales guerres comme la guerre d'Algérie ; les actes honteux comme la traite des esclaves... On dirait bien que l'histoire officielle a la mémoire sélective.
La date du 8 mai serait, par exemple, une bonne occasion de lutter contre l'amnésie. Célébrer la défaite du régime nazi, le 8 mai 1945, est en effet une piqûre de rappel nécessaire à l'heure où l'extrême droite n'a toujours pas dit son dernier mot. Mais le faire en restant aveugle et sourds aux événements qui se sont produits à Sétif en Algérie le même jour, c'est dissimuler un bain de sang qui en dit long sur le «rôle positif» de la France en Afrique du Nord.[…]
Taire les discriminations d'hier, c'est entretenir les discriminations d'aujourd'hui, les cultiver, les rendre légitimes dans les consciences, individuelles et collectives. Car si l'histoire imprègne les esprits et les mentalités, elle alimente d'abord les systèmes et les pouvoirs publics. Un passé qui digère mal ses fractures pèse lourd sur le présent, sur ses représentations. Il ne s'agit pas de mettre tout le monde d'accord mais de restituer les vérités auprès des jeunes générations notamment. Le gouvernement parle de rétablir le chant de la Marseillaise à l'école ; Marseillaise qui a été sifflée par un Stade de France entier, jeunes et moins jeunes, lors d'un match France-Algérie. On ne règle pas le passif de l'histoire coloniale française à coups de match de football ou en mettant tout le monde au garde à vous devant le drapeau bleu-blanc-rouge.
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Le Figaro du 09/05/05
La Peep se divise sur la loi Fillon
C'est la zizanie à la Peep, la deuxième fédération de parents d'élèves avec ses 270 000 adhérents. Pour la première fois de son histoire vieille de bientôt 80 ans, elle n'a pas réussi à élire son conseil d'administration ce week-end. Pis, la présidente Josette Daniel s'est fait chahuter par certains de ses membres qui ont réclamé sa démission. Les contestataires reprochent aux instances dirigeantes un manque de réactivité. Mais aussi des positions trop fluctuantes, notamment sur la loi Fillon.
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Bras de fer sur le lundi de Pentecôte à l'école
Qui ira, qui n'ira pas à l'école le lundi de Pentecôte ? L'image des classes à moitié vides des écoles du Gard ou du Territoire de Belfort, où les autorités locales avaient choisi d'organiser cette journée de solidarité le lundi de Pâques, trotte encore dans les esprits. La «journée de solidarité» instituée par le gouvernement s'annonce compliquée à mettre en oeuvre dans l'Education Nationale[…]
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Deux ans à la maternelle, c'est trop tôt
(édition du 6 mai 2005)
Plus de 250 000 bambins de 2 ans vont déjà à l'école maternelle, une spécificité purement française. Le plus souvent faute de solutions alternatives. Cette scolarisation ultraprécoce, présentée à la fin des années 80 comme un «progrès social», mais qu'aucun autre pays européen n'a jugé raisonnable de mettre en place, répond-elle vraiment aux exigences de développement et d'épanouissement d'un très jeune enfant ? Alertée par plusieurs enseignantes qui lui avaient confié leurs difficultés avec des classes de «25 à 30petits, très agités ou qui ne cessent de pleurer car submergés par un trop grand désespoir», Claire Brisset, défenseure des enfants , a organisé à l'Assemblée nationale un colloque scientifique sur ce sujet qui engage l'avenir des plus jeunes générations.
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L'Humanité du 09/05/05
L’école rejette cette idée folle
(édition du 28 avril 2005
Le lundi de Pentecôte travaillé n’a pas la cote à l’école. Moralisateur, injuste, inefficace : les mots fusent de la bouche des personnels de l’éducation autant que de celle des parents d’élèves. « En quoi la présence contrainte des élèves sur les bancs de l’école le lundi de Pentecôte est-elle un acte de solidarité envers les personnes âgées ? », questionne la FCPE dans un communiqué.
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Lycéens Radicaux, pas commandos...
(édition du 2 mai 2005)
La mise en examen de jeunes interpellés lors des récentes actions provoque la polémique.
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Le Parisien du 09/05/05 (payant)
Les lycéens ne pensent plus
Les élèves franciliens et bordelais reprennent les cours ce matin. Notamment les « irréductibles » de Paris.
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« Je vais lever le pied mais j'y crois encore »
A LA VEILLE de sa rentrée au lycée Montaigne (Paris VI e ), Théo, 17 ans, suivait encore une nouvelle assemblée générale de la coordination lycéenne depuis un amphi de Jussieu ouvert pendant les vacances.
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« Pour moi, les blocages sont terminés »
DUR DUR de reprendre le train-train des révisions après avoir été au coeur de l'actualité de si longues semaines. C'est pourtant ce que Grégoire, 16 ans, s'est résolu à faire pendant ses vacances, qu'il a en partie passées chez sa grand-mère,
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« Les révisions s'imposent à eux »
Croyez-vous à de nouvelles fortes manifestations lycéennes ? Roger Establet. Cela sent plutôt la fin du mouvement. Depuis le début des vacances, ils semblent focalisés sur les examens. Ces échéances ont une importance cruciale pour eux.
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La Croix du 09/05/05
Rien vu...
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20 minutes du 09/05/05
Pas de rentrée des clashs pour les lycéens
Les vacances de Pâques, qui s’achèvent aujourd’hui avec la rentrée des élèves de la région parisienne, auront sans doute eu raison de la protestation lycéenne à la réforme du bac prévue dans la loi Fillon. La dernière semaine de classe avait été marquée par des mobilisations moins suivies dégénérant souvent en affrontements avec les forces de l’ordre. Des mouvements « irresponsables », dénonce la Fidl, l’un des principaux syndicats lycéens. « Ils étaient l’oeuvre de groupuscules d’extrême gauche où l’on trouve plus d’étudiants que d’élèves des lycées », affirme Charlotte Le Provost, sa présidente.
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Entretien avec Dominique Pasquier
Le sociologue décortique dans son dernier livre les modes de vie des lycéens
édition du 02 mai 2005
[…]L’autonomie que les jeunes ont gagnée en famille se paie à l’extérieur. Ils sont toujours à la recherche de repères, mais tout se joue désormais entre eux. Du coup, ils sont extrêmement contrôlés dans leur façon de parler, de s’habiller, de se coiffer, dans le choix de leur sport ou de leur musique. Bref, ils sont obligés d’obéir aux conformismes du groupe. Il est très difficile d’exprimer son individualité dans un système aussi oppressant.[…]
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Ouest-France du 09/05/05
Le jeune des cités et le sociologue
(édition du 6 mai 2005)
Le livre aurait pu s'intituler « Le sociologue et l'emploi-jeune ». Pays de malheur, signé du Nantais Stéphane Beaud et du jeune Younes Amrani, est le fruit d'un échange de courriels entre le maître et l'élève. On pénètre dans l'univers d'une banlieue où se dépêtrent des jeunes issus de l'immigration, stigmatisés par une société qui les a mis de côté.
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Le Monde daté du 09/05/05
Le débat sur la loi Fillon provoque une crise à la PEEP
La PEEP, Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public, traverse une grave crise interne. Son 86e congrès annuel, qui s'est tenu à Gujan-Mestras (Gironde) du jeudi 5 au samedi 7 mai, a été marqué par de vives tensions et plusieurs incidents qualifiés de "graves" par les participants.
Des opposants à l'actuelle direction ont empêché l'élection du nouveau conseil d'administration, en bloquant l'accès aux salles de réunion. Signe des divisions qui traversent la deuxième fédération de parents d'élèves, présidée par Josette Daniel : le rapport d'activité de l'association a été rejeté par une majorité de représentants des quelque 270 000 adhérents.
Très remontée contre l'absence de "visibilité" de la fédération, l'opposition interne critique la stratégie suivie par la PEEP depuis un an, notamment le manque de clarté de ses prises de position sur la loi d'orientation sur l'école.
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Des banlieues à l'Alsace, Michel Wieviorka décrit la diversité de l'antisémitisme contemporain
(édition du 6 mai 2005)
Profanations de cimetières juifs en Alsace, inscriptions judéophobes sur les murs d'immeubles dans les banlieues défavorisées, caillassage de bus transportant des élèves vers des écoles privées juives : depuis quelques années, les manifestations d'antisémitisme se multiplient en France. L'ouvrage de Michel Wieviorka, La Tentation antisémite. Haine des juifs dans la France d'aujourd'hui (Robert Laffont, 452 p., 22 euros), tombe à point nommé pour décrire la complexité de ce phénomène protéiforme.
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Les enseignants luttent "avec leurs armes"
(édition du 6 mai 2005)
Au sein de l'institution scolaire, l'antisémitisme ne concerne qu'un nombre limité d'établissements. Mais il existe : un "sale juif" lancé dans les couloirs ou en cour de récréation ; des boulettes projetées pendant la lecture d'un récit sur la déportation ; des croix gammées dessinées sur les murs ; des refus de regarder Nuit et Brouillard, le film d'Alain Resnais sur les camps de concentration ; des sourires, des sous-entendus, voire des propos plus musclés pendant des cours sur la seconde guerre mondiale ou le Proche-Orient.
Soucieux de ne pas amplifier le phénomène, de nombreux enseignants manifestent une certaine réticence à en parler. Quand ils l'abordent, tous s'attachent à démontrer qu'ils tentent d'y répondre "avec -leurs- armes" . "Ces provocations relèvent, la plupart du temps, de l'ignorance et peuvent donner lieu à d'intéressantes démarches pédagogiques. Il est possible d'y résister en prenant le temps d'analyser les faits et en les replaçant bien dans leur contexte" , explique Hubert Tison, secrétaire général de l'Association des professeurs d'histoire-géographie.
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Portrait : Carole Diamant, croisée des ZEP
(édition du 4 mai 2005)
Pour Carole Diamant, professeur de philosophie au lycée Auguste-Blanqui à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, Foued fait partie de ces élèves qui donnent du baume au cœur. Excellent au lycée, il se retrouve étudiant en littérature à la Sorbonne, complètement épanoui. La famille reconnaissante offre régulièrement des pâtisseries orientales à Carole Diamant, l'invite parfois à prendre le thé.
Un jour, le père vient chercher l'enseignante, paniqué : "Venez à la maison !" Foued s'était progressivement éloigné de la religion pour se consacrer à ses études. Il s'était fait des amis français, espagnols, néerlandais, africains. Tout cela était tranquillement accepté par la famille. Mais, à cet instant, le père est "affolé, presque effrayé" . Foued était passé dîner la veille à la maison. Le père lâche : "Il ne sait plus ce qu'il dit. Il raconte qu'il a maintenant des amis juifs !" Carole Diamant reste coite.
Son grand-père a connu les camps. Arrêté par la police française, il a été gazé trois jours plus tard. Son père est communiste et athée. "Outre l'impossibilité de dire, d'avouer une judéité presque oubliée, je ne savais pas entreprendre un exposé académique sur la fraternité nécessaire entre les peuples." Arrivée chez son ancien élève, chaleureusement accueillie par la famille, elle se demande comment agir, et finalement ne dit rien. Mais, au lycée, elle organise des travaux sur les génocides arménien, juif, rwandais. Et décide d'écrire Ecole, terrain miné, publié aux éditions Liana Levi.
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Un professeur suspendu dix-huit mois pour "non-respect des élèves"
(édition du 5 mai 2005)
La sanction d'un enseignant de l'Isère, Alain Roche, pour "non-respect des élèves et non-respect du devoir de réserve" , a provoqué de vives réactions des syndicats. Le conseil de discipline de l'académie de Grenoble, qui l'a entendu le 5 avril, lui a infligé une mise à pied de dix-huit mois, dont six mois sans traitement, assortie d'une période de surveillance de cinq ans.[…] M. Roche, qui enseigne au collège Le Vergeron de Moirans (Isère) dans des sections d'enseignement général et professionnel adapté (Segpa), destinées aux élèves en grande difficulté, a notamment reconnu avoir dit "Arrête de faire le singe" pour exhorter au calme un élève d'origine africaine.[…] Le conseil de discipline aurait également évoqué deux affiches, retrouvées sur la porte de la salle de classe de M. Roche et sur lesquelles il aurait été écrit : "Zoo de Moirans : entrée un euro" et "Elevage de porcs" . Mais il a préféré laisser à la justice le soin d'élucider l'accusation de "xénophobie et racisme" , estimant que les preuves n'étaient pas suffisamment nombreuses.
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dimanche, avril 24, 2005
Pour patienter en attendant le retour de la revue de presse...
La revue de presse s'arrête pour quinze jours jusqu'au 9 mai. En attendant son retour, je vous propose de poursuivre votre information par vos propres moyens. Voici donc, non pas une revue de presse mais une webographie commentée des principaux sites d'information et des quotidiens. J’y ai ajouté aussi quelques autres adresses qui me semblent intéressantes.
Bonne lecture et bonnes visites…
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Les sites des quotidiens
Libération
Les archives sont gratuites pour le premier mois. Vous pouvez accéder ensuite en payant à tous les articles parus dans le quotidien depuis janvier 1995.
Le Figaro
Attention les archives ne sont accessibles gratuitement que deux ou trois jours…
L'Humanité
Le seul journal dont les archives sont intégralement gratuites…
Le parisien
Ce site est aujourd’hui devenant payant dès le premier jour.
La Croix
A noter le mercredi la rubrique « Parents & enfants »
20 minutes
Ne paraît pas le week-end.
Ouest France
Le plus gros tirage de la presse quotidienne.
le Monde
Nouvelle formule du site web. Moi, j’aime pas, c’est plus difficile pour s’y retrouver, mais des goûts et des couleurs…
Le Nouvel Obs quotidien est bien différent de sa version hebdomadaire, c’est devenu aujourd’hui un vrai journal quotidien de qualité sur Internet
A consulter aussi le site de Yahoo actualités consacré à l’actualité de l’école et qui reprend toutes les dépèches d’agences
Google actualités est un autre site qui peut être utile. Vous y trouverez 500 sources d’information différentes référencées. Vous pouvez même créer des « alertes » pour recevoir chez vous, la liste des sites d’information traitant du sujet qui vous intéresse.
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Les sites des hebdomadaires
Le Nouvel Observateur
Ne pas oublier de consulter aussi L’Obs de Paris
Le Point
Pour retrouver les articles déjà parus sur le thème de l’éducation il faut aller sur la rubrique thématique.
L'Express
Il y a là aussi une rubrique éducation qui rassemble les articles parus depuis très longtemps sur le sujet.
Le Figaro Magazine
Si vous voulez tout savoir sur la vie des riches, il faut aussi lire
Madame Figaro
Politis
A lire d’abord pour la chroniquede Bernard Langlois
Marianne
Site minimaliste et qui reprend très peu de choses du magazine.
---------------------------------------------------------------------
Les sites d'information généralistes sur l'école
Nos amis du Café pédagogique font un site remarquable avec très peu de moyens pour un résultat extraordinaire. Le meilleur site d'informations générale sur l'éducation. Soutenez les !
Le Café Pédagogique
Vous NousIls est un site parrainé par la Casden et qui propose une grande diversité d'entrées. Une interview par mois (celle de février est très bien lol...), des porrtaits et les « dépêches de l'éducation »
VousNousIls.fr
La maison des enseignants est une association créée par l'ancienne secrétaire générale du SNES, Monique Vuaillat. L'association basée à Grenoble et à Paris propose des évènements et un site d'informations. On y trouvera toutes les infos utiles ainsi qu'un espace de mutualisation
La maison des Enseignants
« Cartables.net » est un site d'info mais surtout de mutualisations spécialement destiné aux enseignants du primaire.
Le site de Cartables.net
On finit cette partie par un site officiel. Le site du Ministère de l'Éducation Nationale est plein de ressources pas assez exploitées. Outre la parole du Ministre (Rubrique « Actualité Presse »), on y trouvera aussi le bulletin officiel et surtout la mine d’or des différentes publications de la DEP. On peut aussi y consulter des dossiers documentaires assez complets sur des thèmes précis (décentralisation, parents à l’école, enseignement spécialisé…)
Le site du Ministère
Les publications de la DEP
Les dossiers documentaires
----------------------------------------------------------------------
Divers sites intéressants
Jacques Nimier est un ancien professeur de mathématiques et de psychologie. Son site perso est une mine où l'on trouve de tout. Y compris des cactus... !
le site de Jacques Nimier
Le site du Haut Conseil de l'Évaluation de l'École vous permettra de télécharger les derniers rapports qui ont été largement commentés dans la presse.
le site du HCÉÉ
Le magazine québécois Vie Pédagogique n’est pas un magazine d’actualité mais de réflexion sur la pédagogie. Vraiment très intéressant. Beaucoup d’articles sont disponibles sur le site.
Vie Pédagogique
L’IREDU( Institut de recherche sur l'économie de l'éducation rattaché à l’université de Dijon) fait une veille documentaire, deux fois par mois sur la recherche en éducation. On peut même la recevoir par e-mail.
La veille documentaire de l’IREDU<
Thot est le site consacré à l’actualité de la formation à distance et aussi à l’utilisation des TICE
Thot
Vie Publique est le portail de la Documentation Française, un service dépendant du gouvernement. Vous trouverez, dans l’accès thématique de ce site, les liens vers les rapports publics mis en ligne, les différentes informations provenant des services publics et des dossiers documentaires. C’est très riche.
Dossier thématique « enseignements »
Dossier thématique « système éducatif »
Dossier thématique « société »
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Bonne lecture et bonnes visites…
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Les sites des quotidiens
Libération
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Le Figaro
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L'Humanité
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Le parisien
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La Croix
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Ne paraît pas le week-end.
Ouest France
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Les sites des hebdomadaires
Le Nouvel Observateur
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Le Point
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La maison des Enseignants
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Le site du Ministère
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Les dossiers documentaires
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Divers sites intéressants
Jacques Nimier est un ancien professeur de mathématiques et de psychologie. Son site perso est une mine où l'on trouve de tout. Y compris des cactus... !
le site de Jacques Nimier
Le site du Haut Conseil de l'Évaluation de l'École vous permettra de télécharger les derniers rapports qui ont été largement commentés dans la presse.
le site du HCÉÉ
Le magazine québécois Vie Pédagogique n’est pas un magazine d’actualité mais de réflexion sur la pédagogie. Vraiment très intéressant. Beaucoup d’articles sont disponibles sur le site.
Vie Pédagogique
L’IREDU( Institut de recherche sur l'économie de l'éducation rattaché à l’université de Dijon) fait une veille documentaire, deux fois par mois sur la recherche en éducation. On peut même la recevoir par e-mail.
La veille documentaire de l’IREDU<
Thot est le site consacré à l’actualité de la formation à distance et aussi à l’utilisation des TICE
Thot
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Dossier thématique « enseignements »
Dossier thématique « système éducatif »
Dossier thématique « société »
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Revue de presse des hebdomadaires
(semaine du 18 au 24 avril 2005)
L’Express livre cette semaine un volumineux dossier sur un sujet souvent traité : « Faut-il simplifier l’orthographe ? ». On y retrouve les positions très tranchées habituelles de Sauver les Lettres et de la société des Agrégés, heureusement contrebalancées par les contributions de linguistes et de spécialistes qui appellent déjà à l’application de la réforme de 1990.
On lira aussi avec intérêt dans le même numéro, le débat entre Hervé Hamon et Natacha Polony sur le mouvement lycéen. L’interview dans Le Point d’Anne Muxel, sur le même sujet est également intéressante.
Sauf actualité urgente retour de la chronique vers le 9 mai
Bonne lecture…
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Le Nouvel Observateur du jeudi 21 avril 2005 -
Les pépites de la fac
L’université propose des diplômes qui n’ont parfois rien à envier à ceux des grandes écoles. Master franco-américain d’affaires internationales, master d’ingénierie immobilière, d’informatique de gestion...
Lire la suite de l’article
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Le Point du 21 avril 2005
« La peur d'une jeunesse promise à l'incertain »
La loi Fillon sur l'école est votée depuis un mois. Elle garantit à chaque élève un niveau minimal à l'issue de sa scolarité obligatoire. Mais une poignée de lycéens refuse toujours de baisser les armes et se radicalisent. Retour, avec Anne Muxel, directrice de recherche au Centre d'étude de la vie politique française, sur ce mouvement d'autant plus inflexible que ses revendications sont brouillonnes.
Lire la suite de l’article
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L'Express du 18 avril 2005
Faut-il simplifier l'orthographe?
Les piètres résultats des élèves en dictée relancent la querelle séculaire entre ceux qui veulent rapprocher l'écrit de l'oral et les puristes qui brandissent l'argument de la sauvegarde du français. Même les modestes rectifications adoptées par l'Académie française en 1990 sont restées lettre morte. Et l'enseignement n'évolue pas plus
France, ton orthographe fout le camp! Voilà le triste constat du collectif Sauver les lettres. Selon l'enquête menée par ces professeurs à la rentrée 2004, un élève de seconde sur trois est incapable d'écrire sans faire moins de deux fautes par ligne. Et 56% d'entre eux auraient écopé d'un zéro pointé à la dictée du brevet de 1988. A la fac, ce n'est pas mieux. Exemple, cette copie d'un étudiant de première année de lettres classiques à Toulouse: «Le Dieu Arès est née des amours conflictuel d'Héra et de Zeus, dans un climat parentale tendue. Arès, qui représente la guerre cruel et istérique serra blaissé à l'épaule!»
Lire la suite de l’article
Geneviève Zehringer, présidente de la Société des agrégés de l'Université
«Elle est comme la République: une et indivisible»
Le problème tient au désengagement national vis-à-vis de l'enseignement de l'orthographe et de la grammaire. Voyez le recrutement et la formation des futurs instituteurs. Alors qu'il faudrait écarter impitoyablement tous ceux qui n'ont pas une maîtrise sûre de l'orthographe, le concours, à l'issue de l'année de préparation aux instituts universitaires de formation des maîtres, ne fait qu'une toute petite place à la grammaire.
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Charles Müller, linguiste, créateur du site Orthonet
«A force de purisme, on nuit à la langue française»
En 1990, j'ai participé à l'élaboration d'une série de rectifications lexicales modestes. Nous avons été très attentifs à ne pas toucher aux mots trop courants, pour ne pas déclencher une révolution. Résultat: cela modifiait un mot toutes les huit pages dans la Recherche du temps perdu. Malgré tout, cette réforme reste quasi inconnue. C'est dommage. A force de purisme, d'opposition acharnée à toute évolution, on nuit à la langue française. La majorité des adultes ont peur de la langue écrite, qu'ils ne maîtrisent pas. C'est un vrai drame social! Quant aux étrangers, rebutés par la complexité de notre orthographe, ils préfèrent se tourner vers d'autres idiomes.
En simplifiant l'orthographe, on améliorerait l'image du français. Au moins pourrait-on donner un signe de bonne volonté en supprimant les sottises les plus évidentes. Comme ce fameux «événement» qui doit son deuxième accent aigu au fait qu'un imprimeur, en 1736, s'est trouvé à court d'accents graves...
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Alain Bentolila, linguiste, professeur à Paris V
«Corrigeons les difficultés gratuites»
Je suis favorable à la correction de ces difficultés gratuites, inutiles, piégeuses, qui empêchent les enfants de remonter la lignée d'un mot. Les rectifications doivent aller dans le sens de l'analogie pour déboucher sur une orthographe plus régulière en elle-même, plus cohérente. En revanche, je suis opposé à une simplification drastique. La transparence totale - un son = une lettre, une lettre = un son - éviterait de nombreuses fautes d'orthographe mais desservirait la lecture: lorsqu'on lit «pain» ou «pin», «faim» ou «fin», on sait immédiatement de quoi il s'agit, car c'est l'orthographe qui différencie les mots et leur donne leur sens.
Lire la suite de l’article
Fanny Capel, professeur de lettres modernes, auteur de Qui a eu cette idée folle un jour de casser l'école? (Ramsay)
«On risque de simplifier aussi la pensée»
La volonté de simplification de l'orthographe a pour objectif de masquer ce drame: on a arrêté de l'enseigner, comme on a cessé d'inculquer la grammaire de manière systématique et cohérente. Par ailleurs, elle me semble dangereuse, car elle risque de simplifier aussi la pensée. L'orthographe, loin d'être la science des ânes, est l'apprentissage de la rigueur et de la nuance. C'est également un outil de réflexion sur la langue et son étymologie. Quant aux fameuses exceptions, elles permettent d'exercer la mémoire.
Lire la suite de l’article
Pierre Encrevé, linguiste, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales
«Servons-nous des logiciels de correction»
L'orthographe est une pure convention que les Français adultes sont libres de respecter ou non, conformément à l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, qui garantit à chacun le droit de «parler, écrire, imprimer librement». Par conséquent, un adulte ne fait pas de «fautes» d'orthographe, il prend des libertés avec la norme orthographique académique et scolaire! Par ailleurs, s'agissant des élèves, l'urgence est moins de simplifier l'orthographe que son enseignement et son usage. Commençons par respecter les textes. Les rectifications orthographiques de 1990, qui élargissent la liberté orthographique en proposant des variantes allant dans le sens d'une graphie plus logique, semblent ignorées des enseignants parce qu'elles n'ont pas été publiées au Bulletin officiel de l'Education nationale...
Lire la suite de l’article
Faut-il prendre au sérieux la colère des lycéens?
Pour
Hervé Hamon
Ecrivain, auteur de Tant qu'il y aura des élèves (Seuil)
«Leur inquiétude est légitime»
Contre
Natacha Polony
Journaliste et enseignante. Vient de publier Nos enfants gâchés (Lattès)
«Ne soyons pas jeunolâtres!»
Lire la suite de l’article
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 23 avril 2005
Ecole : le prix d'un échec
PAR ALAIN-GÉRARD SLAMA
Les Français sont-ils en proie à une «tentation antisémite» ? Ou bien s'inventent-ils, sur le sujet, une «haine imaginaire» ? Obstinément, chaque fois qu'une agression ou une provocation antisémite est signalée, les médias soulèvent les mêmes questions avec une redoutable constance.[…] Il n'en reste pas moins que, d'après le dernier rapport de la Commission des droits de l'homme, les actes de violence raciste et antisémite, rarissimes avant 2000, passés d'une centaine à 743 en 2000 après la seconde intifada, ont atteint 970 en 2004, sans qu'on puisse invoquer, cette fois, un lien direct avec la crise du Moyen-Orient. MM. Dieudonné et Ramadan trouvent des publics ailleurs que dans leur clientèle communautaire, et nombre d'arguments des années 30 refont surface, comme la surreprésentation des juifs dans la vie politique et les médias. A la différence des années 30, le surmoi de l'école fonctionne de moins en moins bien. Des maîtres imprégnés d'une culture d'extrême gauche voient dans le racisme de leurs élèves immigrés une conséquence de leur frustration sociale, au lieu d'y reconnaître et de combattre une redoutable idéologie. Le racisme «anti-Blancs» des casseurs qui ont troublé les manifestations lycéennes du 8 mars a brutalement découvert la gravité du malaise. Avant 1940, la machine scolaire à intégrer s'imposait encore. Aujourd'hui, elle est grippée. Tout le problème est de la remettre en route, dans un contexte où le système de promotion républicaine a de plus en plus de mal à fonctionner.
Lire la suite de l’article
Quel bazar dans sa chambre !
Où l’on découvre que la chambre, l’ordre et le désordre représentent bien plus que ça... Cinq questions à la psy Maryse Vaillant.
Lire la suite de l’article
Rien vu...
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Politis du 21 avril 2005
Rien vu...
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Marianne du 23 avril 2005
En Seine Saint Denis, l’école se rappelle et s’appelle Samira Bellil
L’auteur de « Dans l’enfer des tournantes », morte en septembre dernier, a été choisie parmi 55 personnalités pour donner son nom à un groupe primaire d’Ile Saint Denis, en Seine- Saint -Denis. Une véritable reconnaissance pour ses proches, qui se confient en exclusivité pour nous.
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On lira aussi avec intérêt dans le même numéro, le débat entre Hervé Hamon et Natacha Polony sur le mouvement lycéen. L’interview dans Le Point d’Anne Muxel, sur le même sujet est également intéressante.
Sauf actualité urgente retour de la chronique vers le 9 mai
Bonne lecture…
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Le Nouvel Observateur du jeudi 21 avril 2005 -
Les pépites de la fac
L’université propose des diplômes qui n’ont parfois rien à envier à ceux des grandes écoles. Master franco-américain d’affaires internationales, master d’ingénierie immobilière, d’informatique de gestion...
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Le Point du 21 avril 2005
« La peur d'une jeunesse promise à l'incertain »
La loi Fillon sur l'école est votée depuis un mois. Elle garantit à chaque élève un niveau minimal à l'issue de sa scolarité obligatoire. Mais une poignée de lycéens refuse toujours de baisser les armes et se radicalisent. Retour, avec Anne Muxel, directrice de recherche au Centre d'étude de la vie politique française, sur ce mouvement d'autant plus inflexible que ses revendications sont brouillonnes.
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L'Express du 18 avril 2005
Faut-il simplifier l'orthographe?
Les piètres résultats des élèves en dictée relancent la querelle séculaire entre ceux qui veulent rapprocher l'écrit de l'oral et les puristes qui brandissent l'argument de la sauvegarde du français. Même les modestes rectifications adoptées par l'Académie française en 1990 sont restées lettre morte. Et l'enseignement n'évolue pas plus
France, ton orthographe fout le camp! Voilà le triste constat du collectif Sauver les lettres. Selon l'enquête menée par ces professeurs à la rentrée 2004, un élève de seconde sur trois est incapable d'écrire sans faire moins de deux fautes par ligne. Et 56% d'entre eux auraient écopé d'un zéro pointé à la dictée du brevet de 1988. A la fac, ce n'est pas mieux. Exemple, cette copie d'un étudiant de première année de lettres classiques à Toulouse: «Le Dieu Arès est née des amours conflictuel d'Héra et de Zeus, dans un climat parentale tendue. Arès, qui représente la guerre cruel et istérique serra blaissé à l'épaule!»
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Geneviève Zehringer, présidente de la Société des agrégés de l'Université
«Elle est comme la République: une et indivisible»
Le problème tient au désengagement national vis-à-vis de l'enseignement de l'orthographe et de la grammaire. Voyez le recrutement et la formation des futurs instituteurs. Alors qu'il faudrait écarter impitoyablement tous ceux qui n'ont pas une maîtrise sûre de l'orthographe, le concours, à l'issue de l'année de préparation aux instituts universitaires de formation des maîtres, ne fait qu'une toute petite place à la grammaire.
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Charles Müller, linguiste, créateur du site Orthonet
«A force de purisme, on nuit à la langue française»
En 1990, j'ai participé à l'élaboration d'une série de rectifications lexicales modestes. Nous avons été très attentifs à ne pas toucher aux mots trop courants, pour ne pas déclencher une révolution. Résultat: cela modifiait un mot toutes les huit pages dans la Recherche du temps perdu. Malgré tout, cette réforme reste quasi inconnue. C'est dommage. A force de purisme, d'opposition acharnée à toute évolution, on nuit à la langue française. La majorité des adultes ont peur de la langue écrite, qu'ils ne maîtrisent pas. C'est un vrai drame social! Quant aux étrangers, rebutés par la complexité de notre orthographe, ils préfèrent se tourner vers d'autres idiomes.
En simplifiant l'orthographe, on améliorerait l'image du français. Au moins pourrait-on donner un signe de bonne volonté en supprimant les sottises les plus évidentes. Comme ce fameux «événement» qui doit son deuxième accent aigu au fait qu'un imprimeur, en 1736, s'est trouvé à court d'accents graves...
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Alain Bentolila, linguiste, professeur à Paris V
«Corrigeons les difficultés gratuites»
Je suis favorable à la correction de ces difficultés gratuites, inutiles, piégeuses, qui empêchent les enfants de remonter la lignée d'un mot. Les rectifications doivent aller dans le sens de l'analogie pour déboucher sur une orthographe plus régulière en elle-même, plus cohérente. En revanche, je suis opposé à une simplification drastique. La transparence totale - un son = une lettre, une lettre = un son - éviterait de nombreuses fautes d'orthographe mais desservirait la lecture: lorsqu'on lit «pain» ou «pin», «faim» ou «fin», on sait immédiatement de quoi il s'agit, car c'est l'orthographe qui différencie les mots et leur donne leur sens.
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Fanny Capel, professeur de lettres modernes, auteur de Qui a eu cette idée folle un jour de casser l'école? (Ramsay)
«On risque de simplifier aussi la pensée»
La volonté de simplification de l'orthographe a pour objectif de masquer ce drame: on a arrêté de l'enseigner, comme on a cessé d'inculquer la grammaire de manière systématique et cohérente. Par ailleurs, elle me semble dangereuse, car elle risque de simplifier aussi la pensée. L'orthographe, loin d'être la science des ânes, est l'apprentissage de la rigueur et de la nuance. C'est également un outil de réflexion sur la langue et son étymologie. Quant aux fameuses exceptions, elles permettent d'exercer la mémoire.
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Pierre Encrevé, linguiste, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales
«Servons-nous des logiciels de correction»
L'orthographe est une pure convention que les Français adultes sont libres de respecter ou non, conformément à l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, qui garantit à chacun le droit de «parler, écrire, imprimer librement». Par conséquent, un adulte ne fait pas de «fautes» d'orthographe, il prend des libertés avec la norme orthographique académique et scolaire! Par ailleurs, s'agissant des élèves, l'urgence est moins de simplifier l'orthographe que son enseignement et son usage. Commençons par respecter les textes. Les rectifications orthographiques de 1990, qui élargissent la liberté orthographique en proposant des variantes allant dans le sens d'une graphie plus logique, semblent ignorées des enseignants parce qu'elles n'ont pas été publiées au Bulletin officiel de l'Education nationale...
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Faut-il prendre au sérieux la colère des lycéens?
Pour
Hervé Hamon
Ecrivain, auteur de Tant qu'il y aura des élèves (Seuil)
«Leur inquiétude est légitime»
Contre
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Journaliste et enseignante. Vient de publier Nos enfants gâchés (Lattès)
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 23 avril 2005
Ecole : le prix d'un échec
PAR ALAIN-GÉRARD SLAMA
Les Français sont-ils en proie à une «tentation antisémite» ? Ou bien s'inventent-ils, sur le sujet, une «haine imaginaire» ? Obstinément, chaque fois qu'une agression ou une provocation antisémite est signalée, les médias soulèvent les mêmes questions avec une redoutable constance.[…] Il n'en reste pas moins que, d'après le dernier rapport de la Commission des droits de l'homme, les actes de violence raciste et antisémite, rarissimes avant 2000, passés d'une centaine à 743 en 2000 après la seconde intifada, ont atteint 970 en 2004, sans qu'on puisse invoquer, cette fois, un lien direct avec la crise du Moyen-Orient. MM. Dieudonné et Ramadan trouvent des publics ailleurs que dans leur clientèle communautaire, et nombre d'arguments des années 30 refont surface, comme la surreprésentation des juifs dans la vie politique et les médias. A la différence des années 30, le surmoi de l'école fonctionne de moins en moins bien. Des maîtres imprégnés d'une culture d'extrême gauche voient dans le racisme de leurs élèves immigrés une conséquence de leur frustration sociale, au lieu d'y reconnaître et de combattre une redoutable idéologie. Le racisme «anti-Blancs» des casseurs qui ont troublé les manifestations lycéennes du 8 mars a brutalement découvert la gravité du malaise. Avant 1940, la machine scolaire à intégrer s'imposait encore. Aujourd'hui, elle est grippée. Tout le problème est de la remettre en route, dans un contexte où le système de promotion républicaine a de plus en plus de mal à fonctionner.
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Quel bazar dans sa chambre !
Où l’on découvre que la chambre, l’ordre et le désordre représentent bien plus que ça... Cinq questions à la psy Maryse Vaillant.
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Rien vu...
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Politis du 21 avril 2005
Rien vu...
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Marianne du 23 avril 2005
En Seine Saint Denis, l’école se rappelle et s’appelle Samira Bellil
L’auteur de « Dans l’enfer des tournantes », morte en septembre dernier, a été choisie parmi 55 personnalités pour donner son nom à un groupe primaire d’Ile Saint Denis, en Seine- Saint -Denis. Une véritable reconnaissance pour ses proches, qui se confient en exclusivité pour nous.
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samedi, avril 23, 2005
Revue de presse du samedi 23 avril 2005
Le Conseil constitutionnel a rejeté, vendredi 22 avril, deux articles de la loi Fillon sur l'école : le 7, qui définit les missions de l'école, et le 12, qui approuve "les objectifs et orientations" du rapport annexé. Cette décision ne devrait cependant pas avoir de grandes conséquences sur la contenu car elle n'interdit pas à François Fillon de prendre les dispositions censurées (et en particulier le rapport annexé) par la voie réglementaire. Mais c’est quand même une gifle politique…
Ce coup ci c’est vraiment les vacances. Encore une chronique demain pour les hebdos et après j’arrête… pour quinze jours !
Bonne Lecture...
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Libération du 23/04/05
Fillon corrigé par le Conseil constitutionnel
Une voie d'eau sans conséquence du point de vue éducatif. Mais un sérieux coup de grain au plan politique. En décidant vendredi de retoquer deux articles de la loi Fillon sur l'éducation, le Conseil constitutionnel a vidé de son souffle un texte qui, pourtant, n'en avait guère. François Fillon a eu beau jeu de se féliciter que le Conseil ait «validé 87 articles sur 89», d'égrener la liste des dispositions maintenues et d'annoncer une mise en oeuvre à marche forcée avec début de la concertation sur les décrets d'application dès lundi, la suppression de l'article 12 de sa loi équivaut à une gifle institutionnelle et politique. Institutionnelle, car le Conseil, soucieux de ne plus valider des lois qui n'en sont pas, avait prévenu Fillon que son texte était dans la ligne de mire. Politique, car l'objet de l'article 12 était le statut du copieux «rapport annexé» à la loi, lequel fixait rien de moins que «les orientations et les objectifs de la politique nationale en faveur de l'éducation ainsi que les moyens programmés».
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Une «sanction» annoncée
Ce n'est pas faute d'avoir été prévenu. François Fillon, comme l'ensemble du gouvernement, avait été avisé dès janvier par le président du Conseil constitutionnel de la possible censure de sa loi d'orientation.[…] Ils ont censuré des dispositions de la loi Fillon qui ne relèvent pas du domaine législatif et n'ont aucune portée normative. Autrement dit : ils dénoncent un abus de loi. […]
Le ministre de l'Education s'est rassuré en constatant : «C'est un revirement de la jurisprudence du Conseil constitutionnel. Je ne vais pas commenter (sa décision, ndlr), mais j'estime qu'il est maintenant impossible de faire des lois d'orientation. Je le regrette, car je considère important que des orientations puissent être débattues par le Parlement.» Un de ses conseillers se fait plus précis : «Avec ce Conseil, le projet de loi d'orientation de Jospin en 1990 n'aurait jamais vu le jour.» Ce que ne dément pas l'institution de la rue de Montpensier. Le premier des «sages» se nommait alors Robert Badinter. Un socialiste.
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Le Figaro du 23/04/05
Le Conseil constitutionnel censure deux articles de la loi Fillon
Le Conseil constitutionnel a rejeté aujourd'hui les articles 7 et 12 de la loi d'orientation et de programme sur l'avenir de l'école tout en validant la mesure phare du texte (art. 9) établissant un «socle commun des connaissances et compétences»
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Les Sages censurent la loi Fillon à la marge
La loi Fillon sur l'école a été censurée partiellement hier par le Conseil constitutionnel. Les Sages ont déclaré non conforme à la Constitution l'article 7, qui définit les missions de l'école, et l'article 12, qui approuve «les objectifs et orientations» du rapport annexé. C'est donc l'ensemble de ce rapport annexe de trente pages, définissant les orientations et les objectifs de l'école pour les années à venir, qui est ainsi rejeté.
La décision des Sages ne devrait pas avoir de grandes conséquences quant au contenu de cette réforme qui a suscité, précisément et en grande partie à cause de son rapport annexe, la fronde que l'on sait. Elle n'interdit pas à François Fillon de prendre les dispositions censurées par la voie réglementaire. Le fait que ces mesures soient du domaine du règlement est justement un des reproches que le Conseil constitutionnel fait à la loi.
Lire la suite de l’article
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L'Humanité du 23/04/05
Rien vu...
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Le Parisien du 23/04/05 (payant)
La loi Fillon écornée
CELA NE CHANGERA PAS grand-chose, dans le fond, mais la mésaventure fait « désordre » : deux articles de la loi Fillon sur l'avenir de l'école ont été rejetés, hier, par le Conseil constitutionnel
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Les textos et les mails, ça rend idiot !
Une étude publiée en Angleterre montre que les SMS et les courriers électroniques font diminuer le quotient intellectuel.
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La Croix du 23/04/05
Rien vu...
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20 minutes du 23/04/05
Pas d’édition le samedi
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Ouest-France du 23/04/05
La loi Fillon sur l'école écornée
« L'essentiel est validé », s'est rassuré, hier, le ministre de l'Éducation nationale. Et, de fait, 87 articles sur 89 de la loi sur l'école ont été approuvés par le Conseil constitutionnel. Il avait été saisi par le groupe socialiste du Parlement. Les Sages de la rue Montpensier censurent en réalité le rapport annexé à la loi qui fixait les objectifs (80 % d'une classe d'âge au bac, par exemple) et les moyens financiers de les atteindre, avec un engagement de deux milliards d'euros supplémentaires.
Ils ne se prononcent pas sur le fond, mais sur la forme. Pour aller vite, pour échapper à la fois à la mobilisation lycéenne et à la période référendaire, le ministère n'avait pas pris le temps de consulter le Conseil économique et social. Erreur. Cette péripétie ne va pas retarder pour autant la publication des 87 articles de la loi. Le socle des connaissances, le dispositif de soutien aux élèves en difficulté, le nouveau brevet, la création du Haut Conseil de l'Éducation, entre autres, sont validés. Juridiquement, rien n'est perdu. Le ministre peut faire passer certaines mesures censurées par la voie réglementaire.
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Le Monde daté du 23/04/05
Deux articles de la loi Fillon rejetés par le Conseil constitutionnel
Le Conseil constitutionnel a rejeté, vendredi 22 avril, deux articles de la loi Fillon sur l'école : le 7, qui définit les missions de l'école, et le 12, qui approuve "les objectifs et orientations" du rapport annexé.
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La censure partielle du Conseil constitutionnel affaiblit François Fillon
Il ne manquait plus que cela à un gouvernement contesté, pris dans une campagne référendaire difficile et dans les querelles de la droite. L'accouchement de la loi Fillon sur l'école, déjà douloureux, s'est mal terminé. Contestée par les syndicats d'enseignants, rejetée par une partie des lycéens, critiquée par la plupart des experts, la loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école a été amputée, par la décision du Conseil constitutionnel du vendredi 22 avril, d'une partie symbolique importante.[…] Le paradoxe de cette décision, motivée par des raisons de forme et non de fond, est qu'elle n'a, en théorie, pas de conséquence pratique. Bien que très longuement discuté par les parlementaires, le rapport annexé n'avait pas de valeur normative. Pour entrer en application, il devait être traduit en termes réglementaires sous la forme de décrets, d'arrêtés, voire de simples circulaires
[…] les promesses formulées dans le rapport annexé disparaissent. M. Fillon prévoyait ainsi le recrutement de 300 infirmières par an, l'octroi de 230 millions d'euros annuels pour le soutien scolaire et l'augmentation des bourses au mérite.
Qu'adviendra-t-il de ces engagements ? Leur inscription dans la loi, même symbolique, devait rassurer des syndicats, pour qui la question des moyens reste une revendication centrale. Elle devait aussi donner à M. Fillon les armes politiques au sein de la majorité pour peser face aux demandes d'économies du ministère du budget. Il ne les a plus.
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La décision intervient après plusieurs avertissements ignorés par le ministre
Après deux avertissements, le carton rouge. Le Conseil constitutionnel a rejeté, vendredi 22 avril, deux articles de la loi d'orientation et de programme sur l'avenir de l'école : l'article 7, qui définit les missions de l'école, et l'article 12, qui approuve les "objectifs et orientations" du rapport annexé. "Cette censure, précise le Conseil, porte non sur le fond, mais sur la procédure et la forme."
Il n'empêche que cette décision fait désordre. Elle succède en effet à plusieurs mises en garde, dont le ministre de l'éducation nationale, François Fillon, n'avait que partiellement tenu compte. Après que le Conseil d'Etat eut rendu un avis mitigé sur une première mouture du texte, en décembre 2004, le président du Conseil constitutionnel s'était fâché. Lors de ses voeux au président de la République, le 4 janvier, Pierre Mazeaud avait stigmatisé "la dégénérescence de la loi en instrument de la politique spectacle, la loi d'affichage", et avait averti que "le Conseil constitutionnel -était- prêt à censurer désormais" ce qu'il qualifiait de "neutrons législatifs".
Encore ces remarques étaient-elles de portée générale. Le second avertissement fut sans équivoque. S'emparant à son tour, en janvier, d'une version pourtant épurée du projet de loi Fillon, Jean-Louis Debré n'a pas caché son irritation. Soulignant que bon nombre des dispositions figurant dans ce texte ne relevaient pas de la loi, le président de l'Assemblée nationale a alors fait savoir qu'il avait mis en garde le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, ainsi que M. Fillon, contre les risques d'une censure du Conseil constitutionnel
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Ce coup ci c’est vraiment les vacances. Encore une chronique demain pour les hebdos et après j’arrête… pour quinze jours !
Bonne Lecture...
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Libération du 23/04/05
Fillon corrigé par le Conseil constitutionnel
Une voie d'eau sans conséquence du point de vue éducatif. Mais un sérieux coup de grain au plan politique. En décidant vendredi de retoquer deux articles de la loi Fillon sur l'éducation, le Conseil constitutionnel a vidé de son souffle un texte qui, pourtant, n'en avait guère. François Fillon a eu beau jeu de se féliciter que le Conseil ait «validé 87 articles sur 89», d'égrener la liste des dispositions maintenues et d'annoncer une mise en oeuvre à marche forcée avec début de la concertation sur les décrets d'application dès lundi, la suppression de l'article 12 de sa loi équivaut à une gifle institutionnelle et politique. Institutionnelle, car le Conseil, soucieux de ne plus valider des lois qui n'en sont pas, avait prévenu Fillon que son texte était dans la ligne de mire. Politique, car l'objet de l'article 12 était le statut du copieux «rapport annexé» à la loi, lequel fixait rien de moins que «les orientations et les objectifs de la politique nationale en faveur de l'éducation ainsi que les moyens programmés».
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Une «sanction» annoncée
Ce n'est pas faute d'avoir été prévenu. François Fillon, comme l'ensemble du gouvernement, avait été avisé dès janvier par le président du Conseil constitutionnel de la possible censure de sa loi d'orientation.[…] Ils ont censuré des dispositions de la loi Fillon qui ne relèvent pas du domaine législatif et n'ont aucune portée normative. Autrement dit : ils dénoncent un abus de loi. […]
Le ministre de l'Education s'est rassuré en constatant : «C'est un revirement de la jurisprudence du Conseil constitutionnel. Je ne vais pas commenter (sa décision, ndlr), mais j'estime qu'il est maintenant impossible de faire des lois d'orientation. Je le regrette, car je considère important que des orientations puissent être débattues par le Parlement.» Un de ses conseillers se fait plus précis : «Avec ce Conseil, le projet de loi d'orientation de Jospin en 1990 n'aurait jamais vu le jour.» Ce que ne dément pas l'institution de la rue de Montpensier. Le premier des «sages» se nommait alors Robert Badinter. Un socialiste.
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Le Figaro du 23/04/05
Le Conseil constitutionnel censure deux articles de la loi Fillon
Le Conseil constitutionnel a rejeté aujourd'hui les articles 7 et 12 de la loi d'orientation et de programme sur l'avenir de l'école tout en validant la mesure phare du texte (art. 9) établissant un «socle commun des connaissances et compétences»
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Les Sages censurent la loi Fillon à la marge
La loi Fillon sur l'école a été censurée partiellement hier par le Conseil constitutionnel. Les Sages ont déclaré non conforme à la Constitution l'article 7, qui définit les missions de l'école, et l'article 12, qui approuve «les objectifs et orientations» du rapport annexé. C'est donc l'ensemble de ce rapport annexe de trente pages, définissant les orientations et les objectifs de l'école pour les années à venir, qui est ainsi rejeté.
La décision des Sages ne devrait pas avoir de grandes conséquences quant au contenu de cette réforme qui a suscité, précisément et en grande partie à cause de son rapport annexe, la fronde que l'on sait. Elle n'interdit pas à François Fillon de prendre les dispositions censurées par la voie réglementaire. Le fait que ces mesures soient du domaine du règlement est justement un des reproches que le Conseil constitutionnel fait à la loi.
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L'Humanité du 23/04/05
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Le Parisien du 23/04/05 (payant)
La loi Fillon écornée
CELA NE CHANGERA PAS grand-chose, dans le fond, mais la mésaventure fait « désordre » : deux articles de la loi Fillon sur l'avenir de l'école ont été rejetés, hier, par le Conseil constitutionnel
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Les textos et les mails, ça rend idiot !
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La Croix du 23/04/05
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Ouest-France du 23/04/05
La loi Fillon sur l'école écornée
« L'essentiel est validé », s'est rassuré, hier, le ministre de l'Éducation nationale. Et, de fait, 87 articles sur 89 de la loi sur l'école ont été approuvés par le Conseil constitutionnel. Il avait été saisi par le groupe socialiste du Parlement. Les Sages de la rue Montpensier censurent en réalité le rapport annexé à la loi qui fixait les objectifs (80 % d'une classe d'âge au bac, par exemple) et les moyens financiers de les atteindre, avec un engagement de deux milliards d'euros supplémentaires.
Ils ne se prononcent pas sur le fond, mais sur la forme. Pour aller vite, pour échapper à la fois à la mobilisation lycéenne et à la période référendaire, le ministère n'avait pas pris le temps de consulter le Conseil économique et social. Erreur. Cette péripétie ne va pas retarder pour autant la publication des 87 articles de la loi. Le socle des connaissances, le dispositif de soutien aux élèves en difficulté, le nouveau brevet, la création du Haut Conseil de l'Éducation, entre autres, sont validés. Juridiquement, rien n'est perdu. Le ministre peut faire passer certaines mesures censurées par la voie réglementaire.
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Le Monde daté du 23/04/05
Deux articles de la loi Fillon rejetés par le Conseil constitutionnel
Le Conseil constitutionnel a rejeté, vendredi 22 avril, deux articles de la loi Fillon sur l'école : le 7, qui définit les missions de l'école, et le 12, qui approuve "les objectifs et orientations" du rapport annexé.
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La censure partielle du Conseil constitutionnel affaiblit François Fillon
Il ne manquait plus que cela à un gouvernement contesté, pris dans une campagne référendaire difficile et dans les querelles de la droite. L'accouchement de la loi Fillon sur l'école, déjà douloureux, s'est mal terminé. Contestée par les syndicats d'enseignants, rejetée par une partie des lycéens, critiquée par la plupart des experts, la loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école a été amputée, par la décision du Conseil constitutionnel du vendredi 22 avril, d'une partie symbolique importante.[…] Le paradoxe de cette décision, motivée par des raisons de forme et non de fond, est qu'elle n'a, en théorie, pas de conséquence pratique. Bien que très longuement discuté par les parlementaires, le rapport annexé n'avait pas de valeur normative. Pour entrer en application, il devait être traduit en termes réglementaires sous la forme de décrets, d'arrêtés, voire de simples circulaires
[…] les promesses formulées dans le rapport annexé disparaissent. M. Fillon prévoyait ainsi le recrutement de 300 infirmières par an, l'octroi de 230 millions d'euros annuels pour le soutien scolaire et l'augmentation des bourses au mérite.
Qu'adviendra-t-il de ces engagements ? Leur inscription dans la loi, même symbolique, devait rassurer des syndicats, pour qui la question des moyens reste une revendication centrale. Elle devait aussi donner à M. Fillon les armes politiques au sein de la majorité pour peser face aux demandes d'économies du ministère du budget. Il ne les a plus.
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La décision intervient après plusieurs avertissements ignorés par le ministre
Après deux avertissements, le carton rouge. Le Conseil constitutionnel a rejeté, vendredi 22 avril, deux articles de la loi d'orientation et de programme sur l'avenir de l'école : l'article 7, qui définit les missions de l'école, et l'article 12, qui approuve les "objectifs et orientations" du rapport annexé. "Cette censure, précise le Conseil, porte non sur le fond, mais sur la procédure et la forme."
Il n'empêche que cette décision fait désordre. Elle succède en effet à plusieurs mises en garde, dont le ministre de l'éducation nationale, François Fillon, n'avait que partiellement tenu compte. Après que le Conseil d'Etat eut rendu un avis mitigé sur une première mouture du texte, en décembre 2004, le président du Conseil constitutionnel s'était fâché. Lors de ses voeux au président de la République, le 4 janvier, Pierre Mazeaud avait stigmatisé "la dégénérescence de la loi en instrument de la politique spectacle, la loi d'affichage", et avait averti que "le Conseil constitutionnel -était- prêt à censurer désormais" ce qu'il qualifiait de "neutrons législatifs".
Encore ces remarques étaient-elles de portée générale. Le second avertissement fut sans équivoque. S'emparant à son tour, en janvier, d'une version pourtant épurée du projet de loi Fillon, Jean-Louis Debré n'a pas caché son irritation. Soulignant que bon nombre des dispositions figurant dans ce texte ne relevaient pas de la loi, le président de l'Assemblée nationale a alors fait savoir qu'il avait mis en garde le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, ainsi que M. Fillon, contre les risques d'une censure du Conseil constitutionnel
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vendredi, avril 22, 2005
Revue de presse du vendredi 22 avril 2005
Les journaux reviennent encore sur le mouvement lycéen. Plusieurs leaders de la coordination lycéenne ont été interpellés et mis en garde à vue. La manifestation de jeudi 21 à Paris a été marquée par des échanges de cailloux mais aussi de… fleurs. Enfin, le Monde donne la parole aux proviseurs qui accusent des adultes - parents d'élèves, enseignants - et des organisations d'extrême gauche d’avoir « soufflé sur les braises».
Petit rappel : cette chronique va s’arrêter pour quelques jours. Ce sont –enfin ! -les vacances de la zone C…
Bonne Lecture...
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Libération du 22/04/05
Le mouvement lycéen convoqué au tribunal
Hier soir, 26 des 157 jeunes mis en garde à vue mercredi étaient toujours retenus par la police. Dorénavant, chaque occupation de locaux se solde par des poursuites.
Lire la suite de l’article
Manifestation tendue à Paris.
C'était hier à Paris une manifestation hantée par les interpellations de la veille (lire ci-dessus). Sans camion, sans musique et quasiment sans mégaphone. Plusieurs leaders de la coordination lycéenne, toujours en garde à vue, manquaient à l'appel. «Police partout, justice nulle part», hurlent les lycéens aux CRS. Ceux-ci fouillent (paquet de chips compris) tous les jeunes qui sortent du métro et confisquent des pièces d'identité. «On nous empêche de manifester !»
Lire la suite de l’article
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Le Figaro du 22/04/05
Des écoles d'ingénieurs s'ouvrent aux défavorisés
Fidèles à leur engagement pris en janvier dernier, lors de la signature d'une charte avec le gouvernement sur «l'égalité des chances», les grandes écoles commencent à se rapprocher des étudiants défavorisés. Les démarches de Sciences po puis de l'Essec ont aussi conduit les établissements à s'interroger sur la diversification de leur recrutement.
Lire la suite de l’article
Les lycéens manifestent entre cailloux et fleurs
Des jeunes ont envoyé des cailloux et des canettes en direction des cordons de policiers qui stoppaient aujourd'hui la poursuite d'une manifestation de lycéens place d'Italie à Paris, tandis que d'autres leur ont envoyé des fleurs.
Lire la suite de l’article
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L'Humanité du 22/04/05
Les collégiens planchent sur l’eau
Dès le matin, hier, le parc départemental Chérioux a été submergé d’un flot de collégiens venus de 44 classes du Val-de-Marne pour tenir un congrès au cours duquel la charte pour une nouvelle culture de l’eau a été adoptée solennellement. Mille enfants, accompagnés de leurs enseignants et d’animateurs scientifiques et pédagogiques, ont siégé ensemble pour discuter de ce projet commun, sous un chapiteau construit pour l’occasion. L’événement, ambitieux et inédit, était le point d’orgue d’un travail collectif élaboré pendant toute une année scolaire.
Lire la suite de l’article
La taloche et le bâton
Cent quarante lycéens se trouvaient encore sous les verrous de plusieurs commissariats parisiens, hier, en fin de matinée, après avoir passé la nuit en garde à vue. La veille, ils avaient manifesté et occupé une annexe du ministère de l’Éducation nationale. Rapidement, les CRS étaient intervenus pour les en déloger. Une fois de plus, sans ménagement. Blessée à la tempe, une jeune fille a dû être prise en charge par les pompiers. La coordination lycéenne, à l’origine de cette action, parlait, elle, d’une vingtaine de jeunes blessés. Finalement, 164 lycéens ont été interpellés mercredi soir, dont 158 ont fait l’objet de mesure de garde à vue pour dégradation de biens et violences à agents de la force publique.
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Le Parisien du 22/04/05
Rien vu…
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La Croix du 22/04/05
Rien vu…
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20 minutes du 22/04/05
Les lycéens persistent malgré les arrestations
La mobilisation des lycéens contre la loi Fillon ne faiblit pas. Des centaines de lycéens ont manifesté hier à Paris au départ de la place de la République et des incidents ont éclaté avec les forces de l’ordre au niveau de la place d’Italie. Le fonctionnement de quelques lycées restait aussi perturbé, comme à Arago (12e) ou à Maurice-Genevoix, à Montrouge (92).
Toute la journée se sont succédé les protestations contre la garde à vue de 158 lycéens qui avaient occupé une annexe du ministère de l’Education nationale mercredi. A l’instar de la Ligue des droits de l’homme et d’élus communistes, les syndicats d’enseignants ont souligné leur indignation.
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Ouest-France daté du 22/04/05
Objectif : zéro enfant pauvre en 2020
Éradiquer la pauvreté en France en une quinzaine d'années, c'est possible. Un rapport remis, hier, au ministre de la Santé et de la Famille, avance quinze résolutions pour y parvenir. Il propose une révolution du système des minima sociaux.
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L'illettré est devenu gourmand des livres
Un parcours scolaire loupé, la honte de soi, une vraie souffrance : Gérard Bouchet était illettré. En l'an 2000, poussé par un vrai copain, il a frappé à la porte de l'association Envol, à Segré. Cinq ans de cours du mercredi soir et du samedi ont fait de lui un amoureux des livres.
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Le Monde daté du 22/04/05
Des proviseurs se sont sentis "lâchés" devant les dérives de la protestation des lycéens
Leurs nerfs ont été mis à rude épreuve. Depuis trois mois, des proviseurs subissent les assauts répétés de lycéens opposés à la loi Fillon. Ils ont vu le mouvement se radicaliser en même temps qu'il s'affaiblissait.
Ces derniers jours, seuls une dizaine de lycées sont apparus encore mobilisés. Turgot et Victor-Hugo dans le 3e arrondissement de Paris, Sophie-Germain dans le 4e, Montaigne dans le 6e, Rodin dans le 13e, Balzac dans le 17e : l'épicentre du mouvement est au coeur de la capitale, avec quelques ramifications à Toulouse, Lille et en Seine-Saint-Denis.
De mémoire de proviseur, on n'avait jamais vu un mouvement de lycéens prendre de telles formes. D'une mobilisation forte contre la réforme du baccalauréat, celui-ci s'est mû en une contestation minoritaire et radicalisée.[…] Confrontés à la radicalisation du mouvement, des proviseurs accusent des adultes - parents d'élèves, enseignants - et des organisations d'extrême gauche de souffler sur les braises. "On n'a pas le droit de pousser les élèves à des solutions extrêmes, estime M. Renault. J'éprouve un sentiment de révolte contre ceux qui ont encouragé les lycéens à manifester contre une loi votée." La section parisienne de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) et le Syndicat national des enseignements de second degré (SNES) ont été pris à partie par les responsables du syndicat majoritaire des chefs d'établissements, le SNPDEN.
"Comment des professeurs vont-ils être crédibles dans les cours d'éducation civique alors qu'ils ont poussé les lycéens à se battre contre une loi qui avait été votée ?", s'interroge un proviseur qui préfère garder l'anonymat. "C'est normal que nos adolescents s'enflamment pour des raisons idéologiques, considère la proviseure du lycée Turgot. En revanche, ce que je ne peux pas admettre, c'est qu'on les utilise comme forces de bataille entre courants de la gauche et de la droite."
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Cette loi déshonore la République
En Amérique, Alexis de Tocqueville (1805-1859) pensait la démocratie. En France, le même inventait la colonisation. Qui veut remonter aux sources de la pensée libérale, prolonger la confrontation de deux révolutions universalistes et, ce faisant, approfondir le dialogue entre les Etats-Unis et la France ne pourra s'empêcher de revisiter les chemins empruntés outre-Atlantique par cette haute figure intellectuelle. Mais qui veut réfléchir à la vérité de l'entreprise coloniale, à sa logique de conquêtes destructrices et de franches injustices devra aussi relire le Tocqueville d'après l'Amérique, parlementaire respecté et académicien titré faisant de la colonisation de l'Algérie "une question de salut public et d'honneur national".[…] Le 23 février, députés et sénateurs ont adopté une loi portant reconnaissance de "l'œuvre accomplie par la France" dans ses ex-colonies, au prétexte d'admettre, très imparfaitement au demeurant, les injustices commises à l'endroit des harkis. Son article 4 exige des programmes scolaires qu'ils "reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer".
Parce qu'elle impose une histoire officielle qui est aussi un mensonge flagrant, cette loi déshonore la République. Il faut l'abroger.
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Petit rappel : cette chronique va s’arrêter pour quelques jours. Ce sont –enfin ! -les vacances de la zone C…
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Libération du 22/04/05
Le mouvement lycéen convoqué au tribunal
Hier soir, 26 des 157 jeunes mis en garde à vue mercredi étaient toujours retenus par la police. Dorénavant, chaque occupation de locaux se solde par des poursuites.
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Manifestation tendue à Paris.
C'était hier à Paris une manifestation hantée par les interpellations de la veille (lire ci-dessus). Sans camion, sans musique et quasiment sans mégaphone. Plusieurs leaders de la coordination lycéenne, toujours en garde à vue, manquaient à l'appel. «Police partout, justice nulle part», hurlent les lycéens aux CRS. Ceux-ci fouillent (paquet de chips compris) tous les jeunes qui sortent du métro et confisquent des pièces d'identité. «On nous empêche de manifester !»
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Le Figaro du 22/04/05
Des écoles d'ingénieurs s'ouvrent aux défavorisés
Fidèles à leur engagement pris en janvier dernier, lors de la signature d'une charte avec le gouvernement sur «l'égalité des chances», les grandes écoles commencent à se rapprocher des étudiants défavorisés. Les démarches de Sciences po puis de l'Essec ont aussi conduit les établissements à s'interroger sur la diversification de leur recrutement.
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Les lycéens manifestent entre cailloux et fleurs
Des jeunes ont envoyé des cailloux et des canettes en direction des cordons de policiers qui stoppaient aujourd'hui la poursuite d'une manifestation de lycéens place d'Italie à Paris, tandis que d'autres leur ont envoyé des fleurs.
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L'Humanité du 22/04/05
Les collégiens planchent sur l’eau
Dès le matin, hier, le parc départemental Chérioux a été submergé d’un flot de collégiens venus de 44 classes du Val-de-Marne pour tenir un congrès au cours duquel la charte pour une nouvelle culture de l’eau a été adoptée solennellement. Mille enfants, accompagnés de leurs enseignants et d’animateurs scientifiques et pédagogiques, ont siégé ensemble pour discuter de ce projet commun, sous un chapiteau construit pour l’occasion. L’événement, ambitieux et inédit, était le point d’orgue d’un travail collectif élaboré pendant toute une année scolaire.
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La taloche et le bâton
Cent quarante lycéens se trouvaient encore sous les verrous de plusieurs commissariats parisiens, hier, en fin de matinée, après avoir passé la nuit en garde à vue. La veille, ils avaient manifesté et occupé une annexe du ministère de l’Éducation nationale. Rapidement, les CRS étaient intervenus pour les en déloger. Une fois de plus, sans ménagement. Blessée à la tempe, une jeune fille a dû être prise en charge par les pompiers. La coordination lycéenne, à l’origine de cette action, parlait, elle, d’une vingtaine de jeunes blessés. Finalement, 164 lycéens ont été interpellés mercredi soir, dont 158 ont fait l’objet de mesure de garde à vue pour dégradation de biens et violences à agents de la force publique.
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Le Parisien du 22/04/05
Rien vu…
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La Croix du 22/04/05
Rien vu…
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20 minutes du 22/04/05
Les lycéens persistent malgré les arrestations
La mobilisation des lycéens contre la loi Fillon ne faiblit pas. Des centaines de lycéens ont manifesté hier à Paris au départ de la place de la République et des incidents ont éclaté avec les forces de l’ordre au niveau de la place d’Italie. Le fonctionnement de quelques lycées restait aussi perturbé, comme à Arago (12e) ou à Maurice-Genevoix, à Montrouge (92).
Toute la journée se sont succédé les protestations contre la garde à vue de 158 lycéens qui avaient occupé une annexe du ministère de l’Education nationale mercredi. A l’instar de la Ligue des droits de l’homme et d’élus communistes, les syndicats d’enseignants ont souligné leur indignation.
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Ouest-France daté du 22/04/05
Objectif : zéro enfant pauvre en 2020
Éradiquer la pauvreté en France en une quinzaine d'années, c'est possible. Un rapport remis, hier, au ministre de la Santé et de la Famille, avance quinze résolutions pour y parvenir. Il propose une révolution du système des minima sociaux.
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L'illettré est devenu gourmand des livres
Un parcours scolaire loupé, la honte de soi, une vraie souffrance : Gérard Bouchet était illettré. En l'an 2000, poussé par un vrai copain, il a frappé à la porte de l'association Envol, à Segré. Cinq ans de cours du mercredi soir et du samedi ont fait de lui un amoureux des livres.
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Le Monde daté du 22/04/05
Des proviseurs se sont sentis "lâchés" devant les dérives de la protestation des lycéens
Leurs nerfs ont été mis à rude épreuve. Depuis trois mois, des proviseurs subissent les assauts répétés de lycéens opposés à la loi Fillon. Ils ont vu le mouvement se radicaliser en même temps qu'il s'affaiblissait.
Ces derniers jours, seuls une dizaine de lycées sont apparus encore mobilisés. Turgot et Victor-Hugo dans le 3e arrondissement de Paris, Sophie-Germain dans le 4e, Montaigne dans le 6e, Rodin dans le 13e, Balzac dans le 17e : l'épicentre du mouvement est au coeur de la capitale, avec quelques ramifications à Toulouse, Lille et en Seine-Saint-Denis.
De mémoire de proviseur, on n'avait jamais vu un mouvement de lycéens prendre de telles formes. D'une mobilisation forte contre la réforme du baccalauréat, celui-ci s'est mû en une contestation minoritaire et radicalisée.[…] Confrontés à la radicalisation du mouvement, des proviseurs accusent des adultes - parents d'élèves, enseignants - et des organisations d'extrême gauche de souffler sur les braises. "On n'a pas le droit de pousser les élèves à des solutions extrêmes, estime M. Renault. J'éprouve un sentiment de révolte contre ceux qui ont encouragé les lycéens à manifester contre une loi votée." La section parisienne de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) et le Syndicat national des enseignements de second degré (SNES) ont été pris à partie par les responsables du syndicat majoritaire des chefs d'établissements, le SNPDEN.
"Comment des professeurs vont-ils être crédibles dans les cours d'éducation civique alors qu'ils ont poussé les lycéens à se battre contre une loi qui avait été votée ?", s'interroge un proviseur qui préfère garder l'anonymat. "C'est normal que nos adolescents s'enflamment pour des raisons idéologiques, considère la proviseure du lycée Turgot. En revanche, ce que je ne peux pas admettre, c'est qu'on les utilise comme forces de bataille entre courants de la gauche et de la droite."
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Cette loi déshonore la République
En Amérique, Alexis de Tocqueville (1805-1859) pensait la démocratie. En France, le même inventait la colonisation. Qui veut remonter aux sources de la pensée libérale, prolonger la confrontation de deux révolutions universalistes et, ce faisant, approfondir le dialogue entre les Etats-Unis et la France ne pourra s'empêcher de revisiter les chemins empruntés outre-Atlantique par cette haute figure intellectuelle. Mais qui veut réfléchir à la vérité de l'entreprise coloniale, à sa logique de conquêtes destructrices et de franches injustices devra aussi relire le Tocqueville d'après l'Amérique, parlementaire respecté et académicien titré faisant de la colonisation de l'Algérie "une question de salut public et d'honneur national".[…] Le 23 février, députés et sénateurs ont adopté une loi portant reconnaissance de "l'œuvre accomplie par la France" dans ses ex-colonies, au prétexte d'admettre, très imparfaitement au demeurant, les injustices commises à l'endroit des harkis. Son article 4 exige des programmes scolaires qu'ils "reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer".
Parce qu'elle impose une histoire officielle qui est aussi un mensonge flagrant, cette loi déshonore la République. Il faut l'abroger.
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