jeudi, juin 16, 2005

Revue de presse du jeudi 16 juin 2005

L’école est déjà finie ! C’est le titre du Parisien (attention les articles sont payants). Et il est vrai qu’après les conseils de classe au collège, on ne voit pas bien comment les enseignants peuvent retenir les élèves…
On peut apprendre dans Le Monde que "les empereurs romains organisaient des combats de radiateurs" . Eric Fottorino, dans sa chronique revient sur les perles du bac 2004. C’est de saison…
Bonne Lecture...
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Libération du 16/06/05


Borloo renonce aux chambres de moins de 9 m2
La location de chambres de bonne version mouchoir de poche ne sera pas autorisée. Pour faire face à la crise du logement étudiant et des personnes en situation précaire, Jean-Louis Borloo avait envisagé de permettre la location de «piaules» d'une surface de 7 à 9 m2. Un amendement devait être glissé dans la loi de service à la personne débattue hier à l'Assemblée. Mais, pour «éviter tout malentendu», le ministre de la Cohésion sociale a renoncé.
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Le Figaro du 16/06/05


Le multilinguisme préférable au «tout-à-l'anglais»
Une politique publique mettant en oeuvre le plurilinguisme dans l'enseignement des langues étrangères est «préférable à court et moyen terme» à une politique de «tout-à-l'anglais», même si elle coûte plus cher. Telle est l'une des conclusions de la version préliminaire du rapport intitulé «L'Enseignement des langues vivantes étrangères comme politique publique», réalisé par François Grin, directeur adjoint du Service de la recherche en éducation (SRED) à Genève.[…]
L'enseignement «plurilingue ne réduit pas les coûts, mais les inégalités entre locuteurs». «A court et moyen terme», il s'agit du scénario «préférable» en termes de politique publique des langues, selon l'auteur, «ne serait-ce que parce qu'il jouit d'une plus grande acceptabilité politique». C'est sans doute le scénario le plus conforme à l'idée d'une Europe bâtie sur la diversité des langues et des cultures. François Grin détaille quelques mesures d'accompagnement. A l'école, il faudrait «renforcer l'enseignement, à côté de celui de l'anglais, de langues de partenaires économiques et culturels importants – en particulier, dans le cas de la France, l'allemand, l'espagnol et l'italien».
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L'Humanité du 16/06/05


La loi suspendue, mais... appliquée à la rentrée
La loi Fillon sera appliquée dès la rentrée. C’est, en substance, et selon Bernard Accoyer, président du groupe UMP, la déclaration que s’est empressé de faire Gilles de Robien devant les députés de la majorité. Même s’il y a discussion, a-t-il fait valoir, la loi d’orientation sur l’école sera appliquée dès septembre. Affichage politique visant à rassurer la droite, a priori. Gilles de Robien le disait déjà la semaine dernière : une partie des mesures seront appliquées dès septembre mais les plus polémiques attendront. Cela dit, la déclaration du ministre montre à quel point la pression est forte. Empressée d’user des lois qu’elle a votées, la majorité entend aller le plus loin et le plus vite
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Le Parisien du 16/06/05


Les collèges se croient déjà en vacances
L'absentéisme atteint des sommets, en juin, dans les collèges où jusqu'à un tiers des élèves désertent la classe. En cause : l'inertie d'un système avec ses conseils de classe précoces, et parfois la complicité parentale...
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« Un phénomène inacceptable »
L'absentéisme dans les collèges en juin, c'est une fatalité ? Gérard Blanchard . Non, mais il est vrai qu'entre les conseils de classe, les orientations et les examens, c'est un mois particulièrement difficile à gérer pour l'Education nationale....
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« Garder les élèves, c'est une bataille permanente »
EN CETTE FIN d'après-midi, des centaines d'élèves s'égayent dans le bois de Cergy, l'écrin de verdure qui enveloppe le collège des Touleuses, un établissement de banlieue ni très sensible ni franchement calme.
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A Marseille, la plage est tentante
LE COLLÈGE Vallon-des-Pins, sur les hauts de Saint-Antoine dans le XV e arrondissement de Marseille, est classé en zone sensible. Ici, tout près de l'hôpital Nord, dans cet établissement entouré de cités - La Martine, Val-des-Pins - le taux...
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Retour au pays avant l'heure
IL EST À PEINE PLUS de 7 heures du matin, ce mercredi, sous l'immense hall du terminal 3 de Roissy. Vincent, 14 ans, s'apprête à rendre visite à sa grand-mère et à une ribambelle de cousins. Une bise à ses deux parents, et le voilà parti à bord du vol...
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La Croix du 16/06/05


Rien vu...


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20 minutes du 16/06/05


Lille : Collège: la sécurisation au coeur des réflexions
«Jusqu’à présent, le collège était un îlot de tranquillité aux Trois Ponts. Mais, depuis quelques semaines, l’agitation du quartier pénètre à l’intérieur.» Après les incendies intervenus lundi et mardi au collège Van der Meersch de Roubaix, Anne-Françoise Depraetre, enseignante, exprime un constat partagé par tous : les six hectares couverts par le groupe scolaire (collège et lycée compris) sont trop difficiles à préserver des intrusions malveillantes. Ainsi, l’incendie des voitures d’un agent et d’un enseignant (qui ont porté plainte, tout comme le principal du collège) pourraient être une vengeance d’élèves exclus. La sécurisation des accès à l’établissement a déjà été demandée voici plusieurs années par le principal du collège (notamment le relèvement des grilles qui entourent le site), mais le conseil régional, propriétaire des locaux du lycée, n’avait pas donné de suite à cette demande. Les enseignants espèrent donc la présence d’élus à la journée de réflexion organisée aujourd’hui, qui permettront d’avancer sur ce point.
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Ouest-France du 16/06/05


Le jeudi, la dictée de Jean pousse à la faute
La fin des cours approche. Redoublement ou passage dans la classe supérieure ? Les étudiants de l'université tous âges de Vannes s'en fichent. Et continuent de perfectionner leur orthographe. Tous les jeudis, ils sont des dizaines à redouter la dictée de Jean Le Vaillant. Le ' Pivot ' vannetais a plus d'un piège dans ses textes.
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Le Monde daté du 16/06/05


Le bac en perles, par Eric Fottorino
Pour le plaisir, sans cruauté aucune, sourire aux lèvres, on s'est offert une petite tranche de rigolade avec les perles du bac, qui s'enfilent joyeusement sur la Toile. Millésimées 2004 (en attendant le cru en cours), elles donnent une idée de ce que peuvent découvrir les examinateurs. Preuve que leur boulot n'est pas seulement formidable : il peut aussi être rigolo, quoique inquiétant quant à la clarté de leurs explications.[…] Si l'on remonte vraiment dans le temps, on peut encore apprendre que "les empereurs romains organisaient des combats de radiateurs" (des combats très chauds, on suppose). Clovis mourut "à la fin de sa vie" et Charlemagne "se fit châtrer en l'an 800" .
En sciences naturelles, il est intéressant d'apprendre que, "pour faire des œufs, la poule doit être fermentée par un coq" . Encore mieux : "les escargots sont tous des homosexuels" et "les calmars géants saisissent leurs proies entre leurs gigantesques testicules" , tandis que "l'artichaut est constitué de feuilles et de poils touffus plantés dans son derrière" .
On est aussi très heureux, et édifié, de savoir que, "pour mieux conserver la glace, il faut la geler" , et que 1 kilo de mercure "pèse pratiquement 1 tonne". Au rayon des mœurs étrangères, précisons qu'autrefois "les Chinois n'avaient pas d'ordinateurs car ils comptaient avec leurs boules".
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Face à la pression, M. Borloo renonce à la location de chambres de moins de 9 m2
Le gouvernement a renoncé, mercredi 15 juin, à autoriser la location de chambres de bonne de moins de 9 m2 pour les étudiants et les personnes défavorisées, cédant à la pression trois semaines après avoir annoncé ce projet très largement critiqué.
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Mgr Jean-Pierre Ricard, président de la Conférence des évêques de France
"Le débat sur la laïcité induit une lecture restrictive de la loi de 1905"

[…]Le débat sur la laïcité a induit une lecture parfois très restrictive comparée à l'esprit d'ouverture qui a prévalu dans l'application de la loi de 1905. Nous n'acceptons pas que la dimension sociale des religions ne soit pas prise en compte, que l'appartenance religieuse soit reléguée dans le seul domaine des convictions individuelles.[…]
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mercredi, juin 15, 2005

Revue de presse du mercredi 15 juin 2005

Bien que mis en ligne avec un jour de retard, L’Humanité du 14 jin mérite qu’on s’y attarde. On revient en effet sur les condamnations des lycéens impliqués dans les manifestations anti-Fillon des mois derniers. L’éditorialiste rapproche cette situation de la tendance à la criminalisation de l’action sociale et syndicale. Le journal propose au Ministre de la justice d’être…Clément…
Oublié e(ou plus précisément pas encore mis en ligne sur le site du journal) dans la chronique d’hier, il faut évoquer la tribune d’Alain Bentolila dans le journal Le Monde . On peut y lire la position suivante « […]On constate en effet que l'affirmation du primat du plaisir a produit au cours de ces trente dernières années des effets extrêmement pervers et a induit des pratiques qui, loin de lutter contre l'échec scolaire, ont eu plutôt tendance à l'aggraver ». Et le professeur de linguistique de poursuivre en considérant que si les enfants des classes populaires ont des difficultés de lecture « c'est parce qu'ils arrivent malheureusement au cours préparatoire avec un bagage lexical qui leur interdit l'accès au sens »
Bonne Lecture...
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Libération du 15/06/05


Contestataires du lycée Fénelon à l'amende
Soulagement dans les rangs lycéens. Salah Moughabel, 18 ans, et Adrien Nicolas, 23 ans, étaient accusés d'avoir endommagé la porte du lycée Fénelon (dans le IVe à Paris) lors de son occupation le 7 avril, et causé une bousculade entraînant la chute de la proviseure deux côtes cassées. Ils n'ont finalement écopé hier «que» d'une grosse somme à payer : 2 495 euros chacun. Les deux jeunes risquaient gros. Le 1er juin, Samuel Morville, 18 ans, l'un des meneurs de la coordination nationale des lycéens, avait été condamné à cinq mois de prison avec sursis, assortis d'une amende de 500 euros, pour un simple outrage à agent.
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le bac pas à pas «Toute la journée, ça a été le stress...»
Camille, 17 ans, fait partie de ces lycéens que libération.fr avait rencontrés le 10 juin à la sortie de l'épreuve de philo du bac • Nous la suivrons jusqu'au 4 juillet, jour des résultats • Aujourd'hui, elle passe les épreuves d'histoire-géographie et de physique-chimie • Hier soir, au téléphone, la pression était à son maximum •
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Azouz Begag, le nouveau ministre à la Promotion de l'égalité des chances :
«Pour l'égalité, je vais faire le crabe entre les ministères»

Il y a une semaine, en franchissant le seuil de l'Assemblée nationale dans le sillage du chef du gouvernement, Azouz Begag, le nouveau ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, a accompli sa part de vérité. Pour l'ancien gamin des bidonvilles de la banlieue lyonnaise, ce rendez-vous avec la République vaut programme politique. Au printemps 1997, il l'avait confessé lors d'un de ces déjeuners privés qu'organisait Alain Juppé à Matignon. Questionné sur le parti dont il aimerait porter les couleurs, l'écrivain et sociologue au CNRS avait simplement répondu : «Je veux être le premier représentant des banlieues à l'Assemblée nationale.» Dans la foulée de la dissolution, il avait respecté cette ligne iconoclaste, se présentant aux législatives sous l'étiquette Divers gauche, faute d'avoir obtenu l'investiture du RPR, avec ce simple slogan : «Un Arabe à l'Assemblée». Invité à rejoindre le gouvernement, Azouz Begag n'a pas hésité longtemps. Il se doute que la rivalité entre le n° 1 et le n° 2 du gouvernement sur ses sujets de prédilection l'intégration et l'égalité des chances pourrait lui compliquer la tâche. L'auteur du best-seller autobiographique le Gone de Chaâba passe outre, confiant dans la «carte blanche» que lui a donnée Dominique de Villepin et convaincu qu'il ne peut pas manquer l'opportunité de représenter la «France arc-en-ciel» au sommet de l'Etat.
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Le Figaro du 15/06/05



Dix débouchés pour les bacs «pro» et «techno»
Après les filières antichômage destinées aux bacheliers généraux, voici dix secteurs qui recrutent des bacs professionnels et technologiques. Il existe de nombreuses spécialités de bacs «pro» : aéronautique, artisanat et métiers d'art, comptabilité, restauration, secrétariat, travaux publics, vente-représentation... Pour les bacs techno, voici les huit disciplines enseignées : STT (sciences et technologies tertiaires), STI (sciences et technologies industrielles), SMS (sciences et techniques médico-sociales), STL (sciences et technologies de laboratoire), STAE (sciences et technologies de l'agronomie et de l'environnement), STPA (sciences et technologies du produit agroalimentaire), hôtellerie et TMD (techniques de la musique et de la danse). Pour tous ces jeunes bacheliers, le marché de l'emploi offre de nombreuses possibilités
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L'Humanité du 14/06/05 (un jour de retard)


Après les coups faites entrer les accusés
Arrêtez tout ! Appel à la raison ou injonction, c’est, quoi qu’il en soit, le cri lancé par une cinquantaine d’organisations, politiques, syndicales ou associatives qui réclament l’abandon des poursuites judiciaires engagées contre les lycéens qui ont combattu la loi Fillon. Les signataires s’adressent à Gilles de Robien, ministre fraîchement nommé de l’Éducation nationale, prenant au mot sa volonté d’user de la concertation. Le collectif de soutien qui s’est constitué autour d’eux dénonce la démesure des procédures et n’hésite plus à parler de « chasses aux sorcières » et de « procès politiques ». Des mots sévères, qui mettent directement en cause le fonctionnement démocratique.
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Les cent trente jours qui ébranlèrent Fillon

12 janvier. François Fillon publie son projet de loi d’orientation sur l’école. Tollé général.
[…]6 juin. Gilles de Robien, nouveau ministre de l’Éducation, suspend l’examen des décrets d’application de la loi Fillon.
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« Le ministre doit envoyer un signe d’apaisement »
Députée communiste des Hauts-de-Seine, Jacqueline Fraysse demande à Pascal Clément de faire preuve de retenue, de sérénité et de renoncer aux poursuites judiciaires vis-à-vis des lycéens.
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« Les lycéens ne sont pas violents »
Thierry Lefebvre, historien, décortique la mise sous tension d’un mouvement victime de la répression.
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La comédie humaine du lycée Balzac
Retour sur la mobilisation dans cet établissement parisien, théâtre de conflits entre élèves et direction.
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Des policiers entre zèle musclé et laxisme volontaire
Deux dates : la manifestation du 8 mars, à Paris, et les dérapages des CRS du 7 avril, à Lille, mais un seul objectif, dénigrer la mobilisation et les prises de positions lycéennes pour mieux les décourager.
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Éditorial : Casser du rebelle
Pourquoi poursuivre, comme si de rien n’était, la répression d’un mouvement dont l’objet a été reconnu quasi caduc par la société comme par le gouvernement ? Gilles de Robien, nouveau ministre à l’Éducation, a développé un discours apaisant à son arrivée, il doit maintenant l’inscrire dans les faits. L’abandon des poursuites contre les lycéens arrêtés lors des différentes actions contre la loi Fillon s’impose. Tout comme les sanctions disciplinaires, ou de tous ordres, dans les établissements, doivent être effacées.
Cette volonté de criminaliser les jeunes, de casser du rebelle, n’est pas inédite mais son retour en force dans notre société est récente. […]Continuer à condamner des jeunes qui criaient dans leurs manifs « Nous ne sommes pas de la chair à patron, nous voulons une vraie éducation » renvoie, en écho, aux récentes tentatives de criminaliser l’action sociale ou syndicale. Elle ne peut laisser indifférent. D’autant que ces mêmes lycéens ont été, au cours du printemps, victimes d’une répression policière bien souvent disproportionnée ou parfaitement inadéquate, et que la commission parlementaire créée pour enquêter sur ces « bavures » est, elle, enterrée.
Intimidations, condamnations, le gouvernement ne lésine pas sur les moyens pour faire rentrer dans le rang les rebelles qui s’en étaient écartés. Il existe d’autres moyens plus vertueux, démocratiques, de le faire. Monsieur de Robien, ne laissez pas la justice obscurcir l’horizon de jeunes gens à l’aube de leur vie. Mettez fin à toutes les poursuites judiciaires à leur encontre.
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Le Parisien du 15/06/05


Rien vu...


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La Croix du 15/06/05


Rien vu...


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20 minutes du 15/06/05


Après la classe, c’est encore l’école
Au Royaume-Uni, les familles monoparentales se multiplient et davantage de femmes travaillent. Afin d’éviter que les enfants ne restent seuls chez eux après l’école, le gouvernement souhaite maintenir les établissements scolaires ouverts de 8 heures du matin à 18 h, contre 9 h-15 h aujourd’hui. D’ici à 2010, les écoles offriront même le petit déjeuner aux élèves et des activités sportives ou artistiques après les cours, a précisé le ministère de l’Education.
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Deux jeunes condamnés à des amendes après une manif lycéenne
Un important dispositif de forces de l’ordre avait été une nouvelle fois mis en place, hier aux abords du Palais de Justice de Paris. Mais cette fois, le jugement à l’encontre de deux jeunes, poursuivis pour dégradations et violences lors d’une manifestation lycéenne, s’est fait dans le calme. Adrien Nicolas, 23 ans, militant de la LCR, et Salah Mougharbel, 18 ans, lycéen, ont chacun écopé de 1 000 e d’amende. Ils comparaissaient à la suite de la manifestation devant le lycée Fénelon à Paris (6e) le 7 avril, au cours de laquelle la proviseure avait été bousculée et une porte détériorée. Ils devront par ailleurs payer, solidairement, 2 000 e de dommages-intérêts à la proviseure, et 490 e de frais de réparation.
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Ouest-France du 15/06/05


Rien vu...


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Le Monde daté du 16/06/05


Apprendre à lire : un chemin aride, par Alain Bentolila (édition du 15/06)
Dans un monde où la recherche forcenée d'un plaisir vite consommé est devenue un principe de vie ; dans un monde où le droit à "l'euphorie perpétuelle" fait quasiment partie du catalogue des avantages acquis, pourquoi donc l'école en particulier et l'apprentissage en général échapperaient à cette tendance majeure ?
Bizarrement, à mesure que l'échec scolaire se fait plus inquiétant, s'est installée l'idée que le plaisir devait être consubstantiel de toute démarche d'apprentissage. Cette consubstantialité a été présentée comme la meilleure garantie du succès des apprentissages. A l'opposé, l'obscur labeur a été dénoncé comme responsable de l'échec scolaire et de la désaffection des élèves.
L'idée d'apprendre sans souffrir exagérément et sans s'ennuyer prodigieusement ne me paraît pas sans intérêt ; mais faire du plaisir la condition sine qua non de toute démarche d'apprentissage me paraît au moins exagéré, et peut-être dangereux. On constate en effet que l'affirmation du primat du plaisir a produit au cours de ces trente dernières années des effets extrêmement pervers et a induit des pratiques qui, loin de lutter contre l'échec scolaire, ont eu plutôt tendance à l'aggraver.
Considérons ce qu'a occasionné l'obsession pédagogique du plaisir dans l'apprentissage de la lecture et voyons comment on a confondu le plaisir de lire avec le plaisir d'apprendre à lire. Pour faire plaisir à un enfant, on fait semblant de croire et on lui fait croire qu'il sait lire alors qu'il en est encore incapable.[…] Il faut au contraire qu'il accepte le fait que le plaisir de lire est au bout du chemin d'un apprentissage qui sera parfois aride, parfois répétitif mais qui lui donnera le pouvoir de conquérir tout seul et avec précision le sens d'un texte.
Pendant ces trente dernières années, certains ont tenté de faire croire aux instituteurs du cours préparatoire que le grand ennemi de la lecture était le déchiffrage : c'était, disait-on, parce que l'on obligeait ces malheureux élèves à établir des liens entre les lettres qu'ils découvraient et les sons qui leur correspondaient que certains en restaient au stade du ânonnement besogneux privé de sens.
En bref, c'est parce que l'on différait le plaisir de comprendre tout de suite en les obligeant à dominer d'abord les mécanismes de la lecture que l'on en faisait de futurs illettrés. Cette supercherie s'énonçait sur le plan idéologique de la façon suivante : "Si les enfants de bourgeois comprennent alors que les fils d'ouvriers ânonnent, c'est parce que l'école, dans sa volonté têtue de reproduction sociale, forme les seconds au déchiffrement privé de sens."
Cette affirmation a conduit à présenter la maîtrise des mécanismes du code écrit comme l'ennemie jurée de la lecture. Dénoncée, aujourd'hui, par l'immense majorité des recherches sérieuses, cette croisade de trente années a eu des résultats catastrophiques sur les performances des élèves en France.[…] Ce n'est donc pas le fait de déchiffrer qui est responsable d'une lecture dépourvue d'accès au sens, mais c'est le déficit du vocabulaire oral qui empêche l'enfant d'accéder au sens des mots écrits.En bref, si les enfants de classes défavorisées sont plus que d'autres portés à une syllabation privée de sens, ce n'est certainement pas parce que des instituteurs malveillants ou incompétents les y ont conduits, c'est parce qu'ils arrivent malheureusement au cours préparatoire avec un bagage lexical qui leur interdit l'accès au sens.
Travail patient et obstiné pour enrichir le vocabulaire des enfants, notamment par la lecture assidue à haute voix de textes variés ; manipulation précise des mécanismes du code écrit pour en percer les secrets ; c'est bien dans l'exigence et la précision que se gagne la bataille de la lecture et non dans une approche globale qui, sous prétexte de plaisir facile et immédiat, conduira bien des élèves à une impasse.
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François Bayrou obtient la suspension de Gilles de Robien de la direction de l'UDF
Façon de nier l'ampleur des tourments qui l'agitent, l'UDF a "réglé" le cas Robien en diffusant, mardi 14 juin, un communiqué lapidaire : "Gilles de Robien ayant choisi de participer au gouvernement en contradiction avec les décisions des instances compétentes de l'UDF, le comité exécutif (...) a constaté à l'unanimité que cette situation entraînait sa suspension de ses responsabilités dans les instances exécutives de l'UDF."
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mardi, juin 14, 2005

Revue de presse du mardi 14 juin 2005

Libération nous offre un très beau portrait, plein de sensibilité et bien écrit, de Salah Moughabel. Un des lycéens qui passent actuellement en jugement après le mouvement anti-Fillon. La journaliste conclut son article par ce très bel extrait d’une chanson de Brassens : «Quand je vois lutter sur la plage/Des soldats à la fleur de l'âge,/Je ne les décourage pas,/Quoique je sache, ayant naguère/Livré moi-même cette guerre,/ L'issue fatale du combat.»
Éric Fottorino chroniqueur au journal Le Monde convoque pour sa part Simenon et Romain Gary pour nous conter l’histoire extraordinaire du Caméléon…
Bonne Lecture...
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Libération du 14/06/05


Peau rouge
Salah Moughabel, 18 ans, lycéen. Hyperactif dans le mouvement anti-Fillon. Au PCF et fils agité de parents assagis, il est passé en correctionnelle. Jugement aujourd'hui.
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Le Figaro du 14/06/05


Les fournisseurs d'accès condamnés au filtrage
Pour la première fois en France, les fournisseurs d'accès à l'Internet vont devoir mettre en place une mesure de filtrage pour interrompre l'accès au site négationniste AARGH. Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a estimé hier, à l'issue d'une longue saga juridique, que les difficultés techniques invoquées par les fournisseurs ne «sauraient justifier un renoncement à agir». Les dix sociétés de connexion à Internet citées par les associations antiracistes doivent prendre, dans les dix jours, toutes les «mesures appropriées» pour rendre indisponible ce site, véritable bibliothèque d'écrits antisémites et révisionnistes.
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Vingt et une propositions pour des autocars plus sûrs
Vingt et une mesures pour renforcer la sécurité des transports en autocar, y compris les cars scolaires, c'est ce que propose le rapport Bonduelle, remis à l'ancien ministre des Transports Gilles de Robien juste avant son départ pour le ministère de l'Education, et présenté aux partenaires sociaux il y a quelques jours.
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L'Humanité du 13/06/05 (un jour de retard)


Rien vu...


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Le Parisien du 14/06/05


Rien vu...


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La Croix du 14/06/05


Rien vu...


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20 minutes du 14/06/05


Rien vu...


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Ouest-France du 14/06/05


Rien vu...


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Le Monde daté du 14/06/05


Le juge des référés impose aux fournisseurs d'accès à Internet le filtrage d'un site négationniste
L’immobilisme n'est plus permis. Dans une ordonnance rendue lundi 13 juin, le juge des référés au tribunal de grande instance de Paris, Emmanuel Binoche, a décidé que les fournisseurs d'accès à Internet devront s'efforcer de filtrer l'accès des internautes français au site Aaargh, qui diffuse des textes négationnistes et antisémites. Ce filtrage devra avoir lieu dans un délai de dix jours à compter du 13 juin.[…] La décision est toutefois loin de mettre fin à l'irruption sur le Net de sites tels que Aaargh. Ses animateurs ont déjà fait savoir qu'ils allaient "prendre le maquis" . En clair, actuellement accueilli sur le site vho.org, ils pourraient se transférer vers un nouvel hébergeur. "L'ordonnance ne règle pas le problème du nomadisme" , confirme Me Weber. "S'ils changent d'hébergeur, précise-t-il, on sera contraint d'attaquer le nouvel hébergeur."
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Le caméléon, par Eric Fottorino
[…]Le souvenir de ce personnage improbable nous est revenu ce matin en découvrant les aventures d'un drôle de gus, Frédéric Bourdin, que la police a interpellé en fin de semaine dernière dans un lycée de Pau. L'individu s'était fait passer pour un enfant fugueur et orphelin de père comme de mère, portant le nom un rien donquichottesque de"Francisco Hernandez-Fernandez" . Or le Frédéric Bourdin en question, au visage certes juvénile et glabre, qui se prend à ses heures pour Peter Pan, est âgé, pour l'état civil, de... 31 ans.
Bien connu des services de police, comme dit l'expression consacrée, fort d'une réputation d'usurpateur récidiviste, le bonhomme avoue tranquillement son imposture : "Je suis arrivé dans un foyer le 4 mai, à Orthez [Pyrénées-Atlantiques], en me faisant passer pour un mineur de 15 ans, et j'ai aussitôt demandé à être scolarisé en quatrième au collège Jean-Monnet, à Pau."
Visiblement, le personnel enseignant a marché dans la supercherie, pour le plus grand bonheur de cet étrange passe-muraille de l'enfance capable de se rajeunir de la moitié de son âge. "Ma vie, a-t-il raconté à nos confrères de Sud-Ouest, c'est d'être un enfant parmi d'autres et d'être traité comme tel. Etre aimé, faire partie d'un groupe, aller à l'école." A Pau, il était comme un poisson dans l'eau, en orphelin sans papiers confié à l'affection des éducateurs et de ses camarades de classe. "J'ai eu ce que je voulais, j'adorais les gamins et les gens qui s'en occupaient ; ils me traitaient comme l'un d'entre eux" , a ainsi raconté Frédéric Bourdin, affirmant "rechercher de l'amour et de l'affection" à travers ces usurpations d'identité.
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lundi, juin 13, 2005

revue de presse du lundi 13 juin 2005

Aujourd’hui, tous les journaux s’appellent Libération. Jamais un titre de journal n’a autant été mérité…
La grande nouvelle du retour de Florence Aubenas occupe une grande place dans vos journaux. Il y a peu de choses sur le sujet de l’éducation.
Bonne Lecture...
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Libération du 13/06/05


Nouvelle attaque des distributeurs de bonbons
L es professionnels des distributeurs de friandises et de boissons chaudes ne veulent pas lâcher le morceau. Pas question pour eux de déboulonner leurs appareils installés dans les écoles à la rentrée comme le prévoit la loi de santé publique d'août 2004. Alors ils s'acharnent. Aujourd'hui, ils viennent par le biais de sénateurs complaisants de faire déposer un nouvel amendement pour imposer la présence des distributeurs à l'école. Le troisième en moins d'un an. «Cela devient invraisemblable, observe Serge Hercberg, directeur de l'Institut de la nutrition. Ils empruntent une nouvelle porte détournée.» Et tentent de passer par la loi sur les petites et moyennes entreprises examinée cet après-midi au Sénat.
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Le Figaro du 13/06/05


Rien vu...


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L'Humanité du samedi 11/06/05


Apprentissage : une situation difficile
Le rapport Dutreil et le projet Borloo fixent l’objectif de 500 000 apprentis en 2007 contre 350 000 aujourd’hui (...). En 1975, l’apprentissage était bel et bien sur le point de disparaître. Avec les trente glorieuses, le développement des qualifications et l’offensive de l’enseignement public, les CET étaient sur le point de gagner la bataille. Le retour en force du chômage et la propagande pour « l’entreprise formatrice » ont renversé la situation. Et pourtant l’évolution de la formation pour répondre à la demande et la mise en place des lycées professionnels avec des filières qui tiennent compte de la nécessaire élévation des niveaux de connaissances ont été réalisées. Ces lycées professionnels délivrent des diplômes dont la valeur a été vite reconnue sur le marché du travail. Ils offrent à leurs détenteurs certaines garanties que le patronat cherche à remettre en cause.
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Le Parisien du 13/06/05


Rien vu...


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La Croix du 13/06/05


Rien vu...


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20 minutes du 13/06/05


Les médias privés de leur Université d’été
La concentration des médias est-elle dangereuse, la mondialisation de l’info est-elle souhaitable? Abordées depuis vingt-cinq ans à l’Université d’été de la communication, ces questions resteront sans réponse cette année. En août, le rendez-vous d’Hourtin, en Gironde, ne figurera pas dans les agendas des patrons de chaîne, politiques, journalistes et autres industriels liés à la planète médias. « C’est fini, faute de subventions », explique Eric Favey, organisateur de l’événement. «Le contexte économique a démotivé nos sponsors. De plus, en ces temps troublés, les ministres hésitent à s’exposer. Quant aux pros de l’audiovisuel, ils sont suspendus à la nomination du prochain président de France Télévisions.» Sociologue des médias, Jean-Marie Charon souligne «la difficulté à parler de ce secteur sur le fond. On débat du rôle des médias en certaines occasions comme le référendum, et c’est tout. Hourtin n’avait pas d’équivalent, c’est une perte.»
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Ouest-France du 13/06/05


Rien vu...


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Le Monde daté du 13/06/05


Origine sociale, santé et loisirs : les étudiants composent un univers très hétérogène, selon les filières
Les étudiants composent un univers hétérogène, très disparate selon les filières choisies. C'est le portrait que dresse l'Observatoire national de la vie étudiante (OVE) à travers une enquête rendue publique, mardi 14 juin, sur son site Internet (www.ove-national.education.fr). Réalisée sur l'année 2003 à partir d'un échantillon de 25 000 étudiants, l'étude montre que les profils des étudiants sur le plan du niveau scolaire, du temps de travail, des pratiques culturelles et même de la consommation de tabac ou d'antidépresseurs varient fortement selon les filières.
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vendredi, juin 10, 2005

Revue de presse du vendredi 10 juin 2005

A lire dans Le Figaro. Le calendrier de mise en oeuvre de la loi Fillon «dans un esprit de dialogue», comme l'a recommandé mercredi Dominique de Villepin, se précise. Les textes d'application faisant l'objet d'un consensus avec les syndicats pourraient être examinés par le Conseil supérieur de l'éducation début juillet, tandis que la discussion sur les textes «conflictuels» se poursuivrait.

«Raisonne-t-on bien quand on veut avoir raison à tout prix ?» est un des sujets de philo du bac technologique tombé hier. Quelle note aurait eu notre ancien ministre ?
Bonne Lecture...
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Libération du 10/06/05


Tant de mobiles de harcèlement pour les ados d'outre-Manche
20% des jeunes Britanniques seraient importunés, voire persécutés, via SMS ou Internet.
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Le Figaro du 10/06/05


Le marathon du bac a commencé avec la philo
Gilles de Robien poursuit ses consultations avec les syndicats et déclare avoir une pensée pour les lycéens contestataires aux prises avec la justice
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La belle assurance des candidats du lycée Turgot
Dans cet établissement parisien, beaucoup d'élèves n'ont pas attendu les quatre heures pour remettre leur copie et sont confiants dans le résultat
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Justice, liberté, langage : des sujets classiques
Les candidats au baccalauréat général avaient chacun le choix entre trois sujets.
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Loi Fillon : le calendrier se précise
Le calendrier de mise en oeuvre de la loi Fillon «dans un esprit de dialogue», comme l'a recommandé mercredi Dominique de Villepin, se précise. Les textes d'application faisant l'objet d'un consensus avec les syndicats pourraient être examinés par le Conseil supérieur de l'éducation début juillet, tandis que la discussion sur les textes «conflictuels» se poursuivrait.
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La Maison de Solenn a déjà reçu 15 000 adolescents perturbés
L'opération «pièces jaunes 2005» a rapporté 5,2 millions d'euros à la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, qui soutiendra 502 nouveaux projets visant à améliorer la vie quotidienne des enfants et des adolescents. Un montant «légèrement inférieur à celui de l'an dernier» en raison de l'émotion suscitée par le tsunami, a souligné Bernadette Chirac, présidente de la Fondation. Parmi les actions financées par l'opération figure la Maison de Solenn, structure parisienne spécialisée dans la prise en charge du mal-être adolescent. Premier bilan après six mois de fonctionnement.
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L'Humanité du 09/06/05 (un jour de retard)


Ils méritent le bac !
Habituellement, le portable de Karl est du genre à chauffer toute la journée. Mais ces dernières semaines, ce porte-parole du syndicat lycéen UNL a dû se résoudre à lever le pied. Désormais, son téléphone, il ne l’allume que lorsqu’il a le temps - ce qui arrive rarement. Le plus souvent, il confie le soin à son répondeur de décourager les gêneurs avec ce message on ne peut plus clair : « Je suis en révision... Appelez la permanence du syndicat...» C’est ainsi. Fini les calicots, les AG tardives et les bruyantes manifs. À l’image de dizaines de milliers de lycéens, Karl, en première ES au lycée parisien Montaigne, a dû mettre entre parenthèses sa mobilisation contre la loi Fillon. Et faire place, depuis plusieurs semaines, aux révisions du baccalauréat qui débute ce matin.
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Sept temps de (cyber) réflexion
Le site cyberprofs.tv propose sept vidéos philosophiques et met en ligne, ce soir, les corrigés du bac.
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Le Parisien du 10/06/05 (payant)


C'est la course aux corrigés
Hier, dès midi, le site de France Examen a été pris d'assaut par les candidats au bac. C'est là qu'ils peuvent lire instantanément les corrigés des épreuves du jour. Reportage avec ces profs qui, en temps réel, rédigent la copie
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Visite surprise du ministre
SURPRISE DU CHEF hier à midi à la sortie de l'épreuve de philo au lycée Jacques-Decours à Paris (IX e ), un établissement récemment très mobilisé contre la loi Fillon. Etonnés, les lycéens qui viennent de plancher quatre heures sur la philo...
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Si vous voulez plancher...
Les sujets de philo qui sont tombés hier : Série L Le juste et l'injuste ne sont-ils que des conventions ?Le langage ne sert-il qu'à communiquer ? Série ES Qu'attendons-nous de la technique ?L'action politique doit-elle être guidée par la connaissance de...
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La Croix du 10/06/05 (payant)


Monument national

Comme chaque année, en juin, 60 millions de Français (enfin, ceux qui lisent les journaux, regardent la télé ou écoutent la radio) sont convoqués pour le bac..
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20 minutes du 10/06/05


L’apprentissage pour bosser
Apprendre un métier est la première étape vers une embauche. Faisant écho à ce constat évident, Jean-Louis Borloo, ministre de l’Emploi et de la Cohésion sociale et Henri Lachmann, le PDG de Schneider Electric, ont réuni hier matin la fine fleur des responsables des grandes entreprises françaises pour les inciter à recourir à l’apprentissage.
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Neurones en ébullition pour la philo
Le juste et l’injuste, le langage, la technique, la liberté... Quelques semaines après la forte mobilisation lycéenne contre la loi Fillon, les épreuves écrites du bac ont débuté hier par la philosophie.
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Un employé transmet la tuberculose à dix écoliers
Réunion de crise entre parents d’élèves, représentants de la mairie et membres du conseil général de Seine-Saint-Denis, hier soir au Pré-Saint-Gervais. Dix enfants scolarisés dans la commune viennent d’être identifiés comme porteurs du germe de la tuberculose.
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Ouest-France du 10/06/05


Bonne chance aux candidats !
À quoi sert le bac ? La question peut paraître déplacée au moment où plus de 600 000 lycéens, qui viennent d'entamer la course d'obstacles des douze épreuves obligatoires, ont plutôt besoin d'être encouragés et rassurés.
Comme tous ceux qui les ont précédés depuis bientôt deux siècles, les candidats avaient, hier, la gorge nouée. Chaque année en juin, la fièvre du bac saisit aussi les parents, mobilise 130 000 examinateurs et démobilise une partie de la communauté scolaire, mise en congé prématuré pour libérer les salles d'examen.
De génération en génération, la dramaturgie, l'angoisse et la fébrilité des jeunes face à leur copie demeurent. Pourtant, les chances de succès sont aujourd'hui bien plus grandes qu'autrefois. Huit candidats sur dix sont admis au baccalauréat, ce qui représente 65 % d'une classe d'âge.
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Le Monde daté du 10/06/05


Rien vu...


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jeudi, juin 09, 2005

Revue de presse du jeudi 9 juin 2005

Un des derniers grands rituels de passage. Emmanuel Davidenkoff, dans Libération passe en revue les quatre bonnes raisons de mettre à bas ce « monument en péril » et ne trouve qu’une seul bonne raison de ne pas y toucher. J’en rajouterais une : le bac est aujourd’hui avant tout un rituel. C’est à une anthropologie du bac qu’il faudrait se livrer. La plupart des reportages mettent en évidence le stress, l’angoisse des candidats, insistent sur la présence de la famille à côté du jeune dans cette « épreuve » (au sens plein du terme) avant le passage dans un autre état.
Mélusine Harlé, dans son étude « Ecole et télévision : le choc des cultures » (L’harmattan , 2004) nous indique que la couverture du baccalauréat représente près de 30% de la totalité des reportages consacrés à l’école dans les journaux télévisés. Le bac est donc un des moments importants où l’on parle de l’école. Mais on n’échappe pas à la facilité dans vos journaux : reportages habituels aux côtés des candidats (variante avec les leaders lycéens) , sempiternels sujets sur la triche...
Quelques articles sont cependant à ressortir du lot : celui de Libération met bien en perspective le débat actuel et Ouest France propose une comparaison avec les autre systèmes européens.

Bonne Lecture...
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Libération du 09/06/05


Le bac, un vieux cancre sauvé au rattrapage
Le bac, «monument national». L'origine de l'expression se perd dans la nuit des presque deux siècles d'existence de ce diplôme. Mais son actualité est plus vive que jamais : des dizaines de milliers de lycéens sont descendus dans la rue au début du printemps aux cris de «Touche pas à mon bac» et François Fillon a dû remballer sa proposition d'augmenter la part du contrôle continu dans l'examen, idée pourtant soutenue par 67 % des Français et 49 % des 15-20 ans. Alors que s'ouvre le sprint final pour les 634 168 candidats du cru 2005, avec aujourd'hui l'épreuve de philosophie, Libération passe en revue quatre bonnes raisons de mettre à bas ce monument en péril... et une de ne surtout pas y toucher.
1. Il ne donne aucun droit particulier
2. Son coût est exorbitant
3. Il paralyse le système
4. Il est injuste
5. Mais c'est l'ultime symbole de la promesse d'égalité
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Les sujets de philo au bac général
Les 329.833 candidats au baccalauréat général ont entamé jeudi matin leur première épreuve écrite de la session 2005, l'épreuve de philosophie, sur laquelle ils ont quatre heures pour plancher.
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20/20 en art de l'antisèche
C'est une tentation au moins aussi vieille que le bac (création 1808), sans doute antérieure. Du petit-beurre gravé au cours téléchargé sur Palm, l'antisèche, la pompe, la gratte, la gruge, le copion (en belge), a traversé les âges. Abécédaire pour se tenir au courant des dernières tendances, de ce qui se pratique au cours de l'année ou aux examens et de ce qu'on risque.
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Courrier : Leçon d'éducation civique

«La citoyenneté, cela commence, chez l'élève comme chez l'adulte, par l'adoption d'un ensemble de comportements responsables... et cela aboutit à la recherche de l'intérêt général et au souci du bien commun... cela commence par la compréhension que les droits entraînent des devoirs.»
Fortes paroles que celles-là, auxquelles on ne peut qu'adhérer. Prenons-les au mot bien volontiers : il faut poursuivre l'éducation civique des élèves pour en faire des citoyens...
Oui, mais l'homme qui les a prononcées solennellement devant la représentation nationale était ministre hier encore ; il apprend qu'il vient d'être limogé: grosse colère, comment peut-on lui faire cela, à lui ? «En me virant du gouvernement, ils ont fait de moi un directeur de campagne avant l'heure.» Comportement responsable ? Souci du bien commun ? Ou souci de sa carrière et de sa réussite personnelle ?
[…]Recherche de l'intérêt général ou de son intérêt personnel ? Etre élu lui semble un droit évident, un dû, est-ce utile au bien commun ? La question, d'évidence, n'est pas là...
Tel autre vient d'être nommé ministre, il explique avec une détermination républicaine dans la voix que l'intérêt général, comme celui de la France, lui impose un «devoir d'union, d'unité et de rassemblement». Bel exemple de recherche de l'intérêt général, oui, mais ce même personnage fait savoir le lendemain qu'il quittera le gouvernement au moment qui lui semblera propice pour la préparation de l'élection présidentielle à laquelle il compte bien être candidat. Sens de l'intérêt personnel... […]Enseigner l'éducation civique aux élèves ? Cela devient mission impossible quand les adultes qui gouvernent le pays adoptent des comportements irresponsables, négligent le bien commun, privilégient l'intérêt personnel, s'arrogent des droits et s'exonèrent des devoirs.
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Les droits de l'homme ? Elémentaire
A l'occasion de la sortie d'un ouvrage, Robert Badinter a dialogué avec des élèves de CM1.
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Le Figaro du 09/06/05


Coup d'envoi aujourd'hui du bac 2005
Plus de 600 000 candidats se présentent aux épreuves. La réforme de cet examen, qui a nourri la contestation lycéenne, n'est plus à l'ordre du jour
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Un an de travail pour organiser un sans-faute
«Il n'y aura pas de fuite !», promettent les services de l'Éducation nationale. Jusqu'au jour J, les 4 000 sujets du baccalauréat sont gardés au chaud dans les coffres-forts des proviseurs. Une fois imprimés dans les rectorats ou à l'Imprimerie nationale, ils ont été mis sous pli, conditionnés dans des cartons et stockés dans les locaux sécurisés des rectorats. Ils sont ensuite acheminés vers les différents centres d'examen quelques jours avant chaque épreuve. L'enveloppe cachetée n'est ouverte que devant les candidats.
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Les meneurs du mouvement lycéen à l'épreuve des examens
A la sortie de son oral d'anglais, Sylvain, 17 ans, le visage encore rougi par l'épreuve, avoue avoir pris du retard dans ses révisions. L'explication, c'est Sabine, sa camarade de classe du lycée parisien Charlemagne, qui l'apporte : «C'est normal, il a passé des nuits blanches à préparer des affiches pour les manifs contre la loi Fillon.» Dans le mille... «C'est vrai, j'étais très mobilisé, et aujourd'hui, je l'assume», peste le jeune homme déchirant du même coup sa convocation.
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L'enseignement privé obligé de refuser des inscriptions
La rentrée 2005 s'annonce chargée dans l'enseignement catholique. La vingtaine de directeurs diocésains réunis mardi à Paris pour leur point d'information trimestriel s'inquiètent de l'afflux d'inscriptions dans certaines régions. Faute de places, l'enseignement privé continue à refuser des inscriptions. Les postes accordés au privé se calent en effet sur ceux prévus pour l'enseignement public. Or ce dernier perd 5 500 postes d'enseignants cette rentrée en raison de la baisse du nombre d'élèves. Et l'enseignement catholique est logé à la même enseigne en dépit de la hausse de ses effectifs depuis trois ans !
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L'Humanité du 08/06/05 (un jour de retard)


La loi Fillon suspend son vol
Dans suspendu, il y a pendu. Ce qui ne veut pas dire occis, encore moins enterré, mais cela suscite néanmoins une salve de satisfactions de la part des syndicats. Tout juste nommé ministre de l’Éducation, Gilles de Robien semble avoir choisi l’attitude la plus apte à ramener le calme : l’expectative. Il annonçait, lundi, le report à une date non établie de la première vague de décrets d’application de la loi Fillon.
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La réforme prête à temps ?
Ce fut laborieux, mais les chercheurs avaient obtenu ça : l’engagement du ministre de l’Éducation nationale, François Fillon, que le projet de loi d’orientation et de programmation pour la recherche (LOPR) serait finalisé avant le 15 juin. De façon à ce que la nouvelle législation soit effective au 1er janvier 2006. Des groupes de travail, auxquels les syndicats n’ont pas été conviés, avaient été mis en place et avaient rendu leurs premières conclusions, il y a trois semaines. Les organisations de chercheurs avaient alors souligné des « avancées significatives ». Restait au gouvernement à produire un plan pluriannuel sur l’emploi et les moyens. Pas une mince affaire. Un changement de gouvernement plus tard, et voilà les chercheurs de nouveau dans l’expectative.
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Le Parisien du 09/06/05


Bac, c'est le jour J
Le bac démarre ce matin avec la philosophie, et cette course d'obstacles ne s'achèvera que dans dix jours. Malgré tout, les lycéens y restent attachés.
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« Les profs m'ont beaucoup aidée »
ELLE N'A PLUS LA VOIX CASSÉE comme au lendemain des manifs contre la loi Fillon du printemps dernier et son mégaphone est remisé depuis un certain temps au placard. Sabrina, élève en terminale littéraire au lycée Nobel de Clichy-sous-Bois...
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Coulisses d'un examen hors norme
INSTAURÉ EN 1808 par Napoléon, et réservé dans les premiers temps à une élite restreinte, le bac s'est profondément modifié avec le temps, jusqu'à devenir cette immense machinerie, unique au monde, qui concerne aujourd'hui 63 % d'une classe d'âge.
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« J'espère un sujet sur la religion ou les sciences »
«IL N'EST JAMAIS trop tard pour apprendre », disait Socrate. Malik, 17 ans, a manifestement fait sienne la célèbre sentence du père de la philosophie. Hier, c'est à 16 h 15 précises, chez lui à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), que cet élève de...
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La Croix du 09/06/05


Rien vu...


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20 minutes du 09/06/05


Les bacheliers à l’épreuve dès ce matin
Nuit d’angoisse. Si les 119 723 élèves de terminale professionnelle en sont dispensés, les 329 833 candidats inscrits en filières générales et les 184 612 lycéens des branches technologiques sont convoqués ce matin à l’épreuve de philosophie. Matière qui donne le coup d’envoi des examens obligatoires du baccalauréat. Pour les 634 168 aspirants bacheliers de cette promotion 2005, l’année scolaire a été marquée par le conflit entre les lycéens, leurs profs et le ministère de l’Education. Pourtant, la préparation des candidats à cette session ne semble pas avoir été durement affectée.
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Condamnées pour avoir voulu brûler leur lycée
Quatre jeunes filles de Rosny-sous-Bois (93), âgées de 18 à 19 ans, ont été condamnées hier à huit mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bobigny, pour avoir tenté de mettre le feu à leur lycée, fin janvier. Elles avaient envie de « se taper un délire », ont-elles expliqué aux enquêteurs. Et elles n’étaient « pas contentes » d’avoir été renvoyées pour quelques jours dans le cadre d’une punition collective. Une cinquième lycéenne a été relaxée.
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Paris : Condorcet en grève pour garder ses élèves non francophones
Le lycée Condorcet (8e) se mobilise aujourd’hui pour protester contre la fermeture d’une classe d’accueil pour enfants non francophones. Cinq classes de ce type, sur trente à Paris, seront « déplacées » à la rentrée prochaine dans des lycées professionnels. Les enseignants de Condorcet condamnent cette mesure et appellent à la grève. « Ces élèves vivent dans des conditions plutôt défavorisées et sont en contact avec nous, qui sommes plutôt aisés. ça constitue un échange très riche », explique Margaret Amghar, professeur principal de cette classe d’accueil. De son côté, le rectorat certifie que « les primo arrivants formulent une très forte demande de professionnalisation » et que le lycée pro «n’est pas une voie de garage ».
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Nantes : Coup d’envoi du bac dans l’académie
Fini le bachotage. Comme partout en France, les lycéens ligériens sont sur le pied de guerre ce matin pour le coup d’envoi du bac. Dans l'académie de Nantes, ils sont 32 856 à prétendre à l'obtention du diplôme, 12 278 rien que dans le département. Comme tous les ans, c’est la filière générale qui propose le plus de candidats : 17 620, contre 8 895 pour le bac technologique et 6 341 en bac professionnel. Considérée comme l’une des meilleures de France (la 3e pour ses résutats), l'académie compte cette année 61 centres d'examens. 8 400 enseignants seront mobilisés pour corriger les copies. Les sujets, imprimés au rectorat, sont arrivés il y a quelques jours déjà.
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Lyon : Passe ton bac d’abord et après...
Que sont devenus les bacheliers ? Alors qu’ont lieu aujourd’hui les épreuves de philo du bac, l’académie de Lyon, qui regroupe les départements de l’Ain, de la Loire et du Rhône, vient de rendre publique une étude sur le devenir des lauréats de l’examen en 2004. Concernant la filière générale, 97 % des bacheliers ont poursuivi des études, dont les trois-quarts à l’université. Les bacheliers littéraires (L) sont les plus nombreux à avoir interrompu leurs études (5 %, contre 3 % pour les bac ES et 2 % pour les bac S). Dans la filière technologique, environ 90 % des bacheliers ont continué dans les études supérieures en 2005.
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Lille : Bac 2005, de 14 à 57 ans
Il est trop tard pour réviser. Le baccalauréat 2005 est officiellement lancé aujourd’hui avec, traditionnellement, l’épreuve de philosophie. Dans l’académie de Lille, ils sont 46 897 cette année à se présenter aux épreuves, toutes filières confondues . A 14 ans, la benjamine tentera d’obtenir un bac scientifique et le doyen de 57 ans se présente, lui, dans la filière professionnelle « électronique et installations électriques ». De l’autre côté de la barrière, ils sont 8 800 à les corriger et à leur faire passer les oraux dans 317 centres d’examens différents. Avec comme objectif de faire mieux que les 76,5 % de réussite obtenus l’an dernier, qui plaçait le Nord-Pas-de-Calais au 21e rang sur 26.
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Ouest-France du 09/06/05


Bac : l'Europe joue le contrôle continu
Ce matin, coup d'envoi du bac 2005 avec les épreuves de philosophie. Ailleurs en Europe, comment les élèves achèvent-ils leur cycle d'études secondaires ? Les situations sont contrastées, mais la plupart du temps, l'examen passe par le contrôle continu.
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Le Monde daté du 09/06/05


Les épreuves écrites du baccalauréat 2005 ont commencé
Ils sont 634 168 candidats au bac 2005, dont 329 833 candidats au bac général qui planchent jeudi 9 juin à partir de 8 heures, et durant quatre heures, sur la dissertation de philosophie. Le plus jeune a 13 ans et le doyen, 71. Les premiers résultats seront connus lundi 4 juillet pour le bac général et la session prendra fin le 11 juillet, à l'issue des épreuves de rattrapage.
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La loi sur l'école sera mise en oeuvre "dans un esprit de dialogue"
Mettre en oeuvre la loi sur l'école dans un esprit de dialogue avec la communauté éducative" : la feuille de route délivrée par le chef du gouvernement au ministre de l'éducation nationale va dans le sens de l'apaisement au regard d'une loi qui avait mis les lycéens dans la rue au printemps.[…]
Le premier ministre a également demandé à M. de Robien de repenser l'éducation prioritaire et de ne plus se contenter "d'une seule logique de territoires" , ce que prévoyait déjà la loi Fillon. Pour remédier aux difficultés matérielles que rencontrent les jeunes, il a proposé que "tout étudiant ayant emprunté pour financer ses études puisse déduire les intérêts de son emprunt de son premier impôt sur le revenu" . Enfin, M. de Villepin a demandé au ministre de la défense de procurer aux jeunes qui sortent du système éducatif sans qualification une formation validée par l'éducation nationale. L'objectif est de former 20 000 jeunes en 2007.
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La FCPE réclame une amnistie pour les lycéens condamnés
L’arrivée de Gilles de Robien au ministère de l'éducation nationale redonne espoir aux soutiens des lycéens poursuivis ou condamnés dans le cadre du mouvement de protestation contre la loi Fillon.
Le président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), Georges Dupon-Lahitte, a écrit, mercredi 8 juin, au président de la République, pour lui demander d'amnistier, "à l'occasion de la traditionnelle loi d'amnistie du 14 juillet", les condamnations prononcées pour des actes commis lors des blocages d'établissements ou de manifestations contre la loi sur l'avenir de l'école, au printemps. Dans son courrier, il souhaite aussi que M. Chirac intervienne "afin que soient retirées les plaintes de représentants de l'Etat à l'encontre des lycéens qui ne sont pas encore jugés aujourd'hui". Une quarantaine de jeunes font ou ont fait l'objet de poursuites pour outrages, violences à agents de la force publique ou dégradations de biens d'utilité publique.[…]
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mercredi, juin 08, 2005

Revue de presse du mercredi 8 juin 2005

Le contenu d'une enquête officielle, réalisée par la direction de l'évaluation et de la prospective du ministère de l'éducation nationale, a provoqué l’inquiétude de certains directeurs d’école.
Le questionnaire, envoyé dans 500 écoles primaires, doit, en effet, permettre d'évaluer les "attitudes" des élèves de CM2 "à l'égard de la vie en société" . Il doit notamment donner à l'éducation nationale des indications sur les "niveaux de tolérance" des élèves sur des sujets sensibles (respect de la loi, racisme, sexisme, etc.). Certaines questions provoquent la polémique, c’est à lire dans Le Monde.
«Je veux respecter le parlement et tenir compte du bouillonnement», c’est une phrase de Gille de Robien qui est abondamment commentée aujourd’hui. « Il faut prendre en compte ce qui s’est passé pour adapter au mieux ces décrets d’application au contexte et au message qui sera donné par les partenaires ». En gros, on consulte et on réécrit…
Bonne Lecture...
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Libération du 08/06/05


Louise-Michel postule pour la fac de Nancy
Enfin une université française portant le nom d'une femme ? Nancy-II (lettres, sciences humaines, droit et sciences économiques) pourrait commettre cet exploit. Une double performance d'ailleurs, car si le nom Louise-Michel est effectivement adopté, la fac nancéienne pourra se targuer de consacrer une personnalité révolutionnaire, ce qui n'est pas franchement dans l'air du temps. Le conseil d'administration devait voter hier son changement de nom. Pour l'instant, quelques universités portent des noms de personnalité. Mais pas une femme dans le lot, sauf Marie Curie, mais flanquée de Pierre, son indissociable moitié (Paris-VI).
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Le Figaro du 08/06/05


Loi Fillon : Robien veut privilégier «l'écoute et le dialogue»
Le nouveau ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, a déclaré aujourd'hui qu'il entendait «respecter le Parlement» mais «tenir compte du bouillonnement» engendré par la loi Fillon sur l'Ecole dont il a reculé l'élaboration des textes d'application. Affirmant ne «pas être là pour désavouer» son prédécesseur, il a déclaré: «je veux respecter le parlement et tenir compte du bouillonnement» lié à l'élaboration puis au vote de la loi d'orientation sur l'Ecole, en privilégiant «l'écoute et le dialogue» avec les acteurs du système éducatif. Il a estimé que le report des décrets d'application permettrait «un deuxième tour de concertation pour améliorer la compréhension et les contenus de ces textes». «Je ne vais pas commencer par signer des décrets sur un texte qui a fait autant de polémique», a-t-il soutenu, ajoutant que ce report lui paraissait «utile pour la nation».
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Dix filières antichômage après le bac
La mobilisation pour l'emploi, et singulièrement celui des jeunes – qui ont massivement rejeté le traité constitutionnel européen notamment par crainte du chômage –, est au coeur de la politique engagée aujourd'hui par le premier ministre, Dominique de Villepin. Un actif de moins de 25 ans sur quatre est actuellement sans emploi. Fait nouveau : le chômage ne touche plus seulement les non-qualifiés mais aussi les plus diplômés. Pourtant, sur les quelque 490 000 bacheliers annuels, neuf sur dix décident généralement de poursuivre leurs études. Dans leur immense majorité, ils rejoignent les filières supérieures. La plupart s'arrêtent à un niveau bac + 3, seul un étudiant sur quatre poursuivant jusqu'à bac + 5. Combien, une fois diplômés, trouveront un emploi ? Dans ce contexte morose, Le Figaro passe en revue les filières qui ne connaissent pas la crise. Cette semaine, zoom sur dix cursus postbaccalauréats généraux (L, ES, S), qui concernent 329 833 candidats au bac 2005, soit un peu plus de la moitié des élèves de terminale.
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L'Humanité du 07/06/05 (un jour de retard)


Rien vu...


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Le Parisien du 08/06/05


Aujourd'hui, re-po-sez-vous !
PIRE ENCORE que le jour J, il y a sans doute celui qui précède : un no man's land où l'on n'est déjà plus dans les révisions, et pas encore dans l'action.
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Loi Fillon : Robien va consulter
LES DECRETS de la fameuse loi Fillon sur l'école, tant décriée mais votée en avril dernier, ne seront pas signés ces jours-ci comme prévu. A la rentrée de septembre, rien ne sera donc mis en oeuvre si ce n'est le dédoublement de classes de langues...
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La Croix du 08/06/05


La télévision en conseillère d’éducation
Les parents sont de grands amateurs des émissions d’éducation. Qu’en attendent-ils ? Qu’y trouvent-ils pour exercer leur rôle d’éducateurs ?
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20 minutes du 08/06/05


La réforme scolaire mise au ban
« Quand on fera le bilan de Chirac, on ne se souviendra de rien. Sauf de mes réformes », avait balancé François Fillon après avoir été évincé du ministère de l’Education au profit de Gilles de Robien. Mais encore faudrait-il que ses réformes survivent. Hier, le nouveau ministre a déclaré qu’il « entendait tenir compte du bouillonnement » engendré par la loi Fillon sur l’école, dont il a déjà reculé l’élaboration des textes d’application. Cela n’annonce pas un enterrement du texte, mais plutôt une réécriture. « Il faut prendre en compte ce qui s’est passé pour adapter au mieux ces décrets d’application au contexte et au message qui sera donné par les partenaires », a expliqué Gilles de Robien. Concernant les moyens réclamés par les syndicats d’enseignants, de lycéens et les parents d’élèves FCPE, le ministre a annoncé des discussions « dans les jours et les semaines qui viennent ». La refonte du bac, elle, n’est plus évoquée.
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Nantes : La carte scolaire pour la rentrée 2005 se dessine
L’ inspection académique vient de dévoiler la carte scolaire prévisionnelle pour la rentrée 2005. Elle ne concerne que les écoles du premier degré, publiques et privées.
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Bordeaux : Le collège Emile-Combes veut plus d’heures de cours
La grogne reprend. Hier soir, parents d’élèves et professeurs d’Emile-Combes se sont réunis. L’objet de leur colère : à la rentrée, le collège perd 63 heures hebdomadaires de cours.
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Ouest-France du 08/06/05


Rien vu...


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Le Monde daté du 08/06/05


"Certains pensent que les femmes doivent obéir aux hommes"
Jusqu'où peuvent aller les questionnaires destinés à sonder l'opinion des enfants ? Le contenu d'une enquête officielle, réalisée par la direction de l'évaluation et de la prospective du ministère de l'éducation nationale, a surpris bon nombre de directeurs d'écoles primaires, qui s'en sont émus auprès du Syndicat des enseignants (SE-UNSA).
Le questionnaire, envoyé dans 500 écoles primaires, doit permettre d'évaluer les "attitudes" des élèves de CM2 "à l'égard de la vie en société" . Il doit notamment donner à l'éducation nationale des indications sur les "niveaux de tolérance" des élèves sur des sujets sensibles (respect de la loi, racisme, sexisme, etc.).
La démarche est habituelle pour les statisticiens de l'éducation nationale. Mais la nature de l'enquête, commencée le 31 mai et qui doit se terminer le 11 juin, l'est moins, surtout lorsque les personnes interrogées (environ 15 000) sont des enfants de 10 ans. Ils doivent répondre à 89 questions, dont quelques-unes ont révolté les enseignants.
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mardi, juin 07, 2005

Revue de presse du mardi 7 juin 2005

Gel ou simple répit ? Le nouveau ministre de l'Éducation a choisi de différer la mise en route de la loi Fillon sur l'école. La première décision de Gilles de Robien, a en effet été d'ajourner l'examen de textes d'application de la loi avec l'annulation du comité technique paritaire prévu le 13 juin et le retrait de ces textes de l'ordre du jour du Conseil supérieur de l'éducation du 16 juin. Le Ministre a aussi choisi son directeur de cabinet : il s’agit de Patrick Gérard, ancien directeur de la DESCO et ancien recteur. Un homme du sérail autant qu’un politique, ce que n’étaient pas ses prédécesseurs (qui étaient l’un ou l’autre), est-ce un signe ?
Le Monde s’intéresse, en cette veille de bac, au contrôle continu et aux différentes modalités d’évaluation en Europe. Où il apparaît que 1) le contrôle continu joue déjà un rôle très important dans la sélection (dossiers, admissions en prépa et filières sélectives) et 2) ce contrôle continu, pratiqué dans d’autres pays, n’empêche pas ces pays d’avoir des résultats satisfaisants et des exigences comparables aux nôtres…
Bonne Lecture...
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Libération du 07/06/05


Avec Robien, changement de programme pour l'école
Le non au référendum aura réussi là où syndicats enseignants, fédérations de parents, lycéens et Conseil constitutionnel avaient en partie échoué : la loi d'orientation sur l'éducation dite loi Fillon vient de prendre un coup peut-être fatal. La première décision de Gilles de Robien, nouveau ministre de l'Education nationale, a en effet été d'ajourner l'examen de textes d'application de la loi via l'annulation du comité technique paritaire prévu le 13 juin et le retrait de ces textes de l'ordre du jour du Conseil supérieur de l'éducation du 16 juin.
Gilles de Robien avait en fait vendu la mèche en faisant ses premiers pas dans la cour pavée de la rue de Grenelle, vendredi matin. Dès son arrivée au ministère et avant même la cérémonie de passation de pouvoir, il avait indiqué aux journalistes que son mot-clé serait «l'écoute». Interrogé sur le calendrier des réformes en cours, il avait précisé qu'il prendrait «des décisions en fonction de ce qu'[il aurait] entendu». Quant à la loi Fillon, il annonçait vouloir comprendre «pourquoi cette réforme a généré beaucoup d'hésitations, parfois même de la révolte», allant jusqu'à promettre : «Je recevrai tous ceux qui le demandent. Si un million le demande, j'en recevrai un million.» Avant de rejoindre François Fillon qui, à la fenêtre de son bureau, n'en croyait pas ses yeux de voir son successeur s'exprimer avant d'avoir pris ses fonctions , Robien avait donc a minima suspendu l'application de la loi.[…]
Autre indice du fait que le nouveau ministre a déjà intégré certaines subtilités du poste. Son directeur de cabinet sera un cacique de la maison doublé d'un politique : Patrick Gérard, 48 ans, ancien directeur de l'enseignement scolaire (Desco), ancien recteur, ancien maire (UDF) de Vincennes et ancien responsable des Jeunesses giscardiennes un double profil technico-politique qui rompt avec les choix de Luc Ferry et de François Fillon (le premier avait nommé un homme du sérail ; le second un ancien préfet). Auteur, en tant que Desco, de la circulaire qui devait préciser en juillet les conditions d'application de la loi, il est bien placé pour en connaître les pièges le moindre d'entre eux n'étant pas les 7 000 créations d'emplois nécessaires à l'application de la loi en année pleine.
Ne reste plus à Gilles de Robien, pour parfaire le tableau, qu'à lâcher un peu de mou au plan budgétaire en reprenant les recrutements de non-titulaires pour passer le cap d'une rentrée qui, sans cela, s'annonce très tendue après trois années de disette budgétaire. Et la paix sociale aura été achetée. Jusqu'à la prochaine fois.
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Les anti-Fillon toujours poursuivis
es lycéens qui ont porté quatre mois durant l'opposition à la loi Fillon peuvent se réjouir: de nouvelles concertations vont s'ouvrir. Mais la victoire est amère. «Nous avons participé à la victoire du non au référendum et à la chute de Fillon», estimait Samuel Morville, qui vient d'être condamné à cinq mois de prison avec sursis et 500 euros de dommages-intérêts pour un outrage à agent. D'autres jugements, pour des chefs d'accusation plus graves, sont attendus la semaine prochaine. Plusieurs organisations de gauche ont demandé l'abandon de toutes les poursuites. Et la coordination nationale des lycéens, ignorée par Fillon, espère être reçue par Gilles de Robien.
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Le Figaro du 07/06/05


Les décrets d'application de la loi Fillon retardés
La loi Fillon sur l'école pourra-t-elle s'appliquer dès la rentrée ? Sa mise en oeuvre est pour l'instant suspendue, son calendrier bouleversé. Le principe du dédoublement des classes de langues en terminale est certes acquis pour septembre, mais plusieurs dizaines de mesures nécessitent un décret d'application avant la mi-juillet pour pouvoir être mises en place. Or, l'entourage de Gilles de Robien, le nouveau ministre de l'Education, a repoussé à plus tard les dates fixées par son prédécesseur, François Fillon
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La communauté maghrébine salue l'entrée d'Azouz Begag au gouvernement
INTÉGRATION La plupart des responsables associatifs y voient un signe positif
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«Il connaît nos difficultés de l'intérieur»
Les jeunes issus de l'immigration espèrent que le sociologue saura être à l'écoute
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L'Humanité du 07/06/05


Rien vu...


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Le Parisien du 07/06/05


Que les étudiants sont sages
Les 18-25 ans sont sages, anxieux et sans illusions, c'est le constat d'une enquête menée par la Mutuelle des étudiants auprès de 50 000 de ses adhérents. Travail, bonne santé, amour pour toujours…
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Ce qui caracterise cette nouvelle generation
Ils bossent beaucoup Un tiers des étudiants exerce une activité professionnelle en plus de leurs études et, pour 34 % d'entre eux, cette activité les occupe plus de quatorze heures par semaine. Ils ne sont pas bien riches pour autant : 60 % des...
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Le bac S à 13 ans
A 1 AN, Elénie, la plus jeune des candidats du baccalauréat 2005, savait déchiffrer l'alphabet. A 3, elle savait lire « comme un adulte », et piochait dans la bibliothèque familiale. A 5, elle a rendu une copie sans faute à la dictée de Pivot.
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La Croix du 07/06/05


Rien vu...


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20 minutes du 07/06/05


Toulouse : Les étudiants au scanner

Les étudiants du sud-ouest sont en bonne santé mais parfois stressés, voire déprimés. C’est ce qu’indique une enquête réalisée par la mutuelle étudiante Vittavi auprès de 10 000 étudiants des régions Midi-Pyrénées, Aquitaine et Limousin.
Dans ce document 96% des étudiants s’estiment en bonne santé. Mais 27% ont aussi « vécu dans l’année écoulée une période de quinze jours où ils se sont sentis tristes, déprimés ». Pire, 8% ont eu des pensées suicidaires. Il sont plus d’un tiers à avoir eu une perte de confiance passagère et plus d’un sur dix à avoir pris des tranquillisants ou antidépresseurs. 35% des étudiants ayant répondu au questionnaire déclarent fumer, 18% consommer du cannabis et 77% boire de l’alcool.
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Carnelle et sa maman peuvent rester à Lyon
« Carnelle, 12 ans, doit rester avec nous ». La banderole, accrochée depuis la mi-mai à un mur de l’école Léon-Jouhaux (3e), en soutien à une élève angolaise menacée d’expulsion, vient d’être retirée. Sa mère a obtenu in extremis un titre de séjour temporaire. « On est soulagés ! », soupire une parente d’élève, Laurence Curtil, membre du comité de soutien à Carnelle Nkanu et à sa mère, Honorina Nzumba Nkanu, arrivées en France fin 2001 et sommées de quitter le pays après le rejet de leur demande d’asile politique.
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Ouest-France du 07/06/05


Loi sur l'école : Robien se donne du temps
Ce fut l'un des dossiers les plus chauds du gouvernement Raffarin. Pour ne pas se brûler à son tour sur la réforme de l'école, Gilles de Robien se donne du temps. Hier, ses services ont annoncé le report des textes d'application de la loi Fillon.
Son prédécesseur avait pourtant fait preuve de prudence en annonçant que seule une partie des textes serait mise en oeuvre à la rentrée. Début mai, il avait transmis aux syndicats d'enseignants et de parents d'élèves une première salve de dix projets de décrets et arrêtés. Puis avait remis ça trois semaines plus tard, mais choisissant ceux qui soulevaient le moins de difficultés. […]
Gilles de Robien va encore plus loin dans la recherche de l'apaisement. Un comité technique paritaire devait examiner les textes lundi 13 juin. Annulé. Un conseil supérieur de l'éducation était prévu jeudi 16. Le ministre de l'Éducation a fait retirer de son ordre du jour toutes les questions touchant à l'application de la loi.
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Le Monde daté du 07/06/05


L'examen des textes d'application de la loi Fillon est reporté
L'examen des textes d'application de la loi Fillon sur l'école, prévu mi-juin, a été reporté à une date ultérieure. Cette annonce a provoqué, lundi 6 juin, un certain optimisme au sein des organisations syndicales, quant aux méthodes du nouveau ministre de l'éducation nationale, Gilles de Robien.[…]
"M. de Robien veut laisser le temps de l'écoute et de l'action", a commenté, lundi, l'entourage du ministre. Le report n'intervient pas comme une surprise totale car le nouveau ministre de l'éducation nationale avait déclaré, vendredi, lors de la passation de pouvoir, qu'il entendait recevoir les acteurs de l'éducation et "écouter" avant de prendre des décisions. Interrogé sur d'éventuelles décisions sur la réforme Fillon qui a suscité des protestations syndicales et des manifestations lycéennes, M. de Robien avait affirmé : "Je vais d'abord écouter, comprendre pourquoi il y a eu tant d'hésitation et même de révolte."
"Je vais beaucoup consulter, ne pas prendre de décision hâtive. Ma méthode, c'est la concertation, l'audition, l'écoute. Je ne prendrai de décisions qu'après de larges concertations", avait insisté le ministre. Cette volonté semble rompre avec les méthodes de fermeté qui ont caractérisé les quatorze mois passés par François Fillon rue de Grenelle.
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Le contrôle continu grignote la valeur du baccalauréat
A quoi sert le baccalauréat ? Au moment où 634 168 candidats s'apprêtent, à partir du jeudi 9 juin, à passer les épreuves écrites, l'obtention du diplôme apparaît pour beaucoup comme une condition nécessaire mais pas suffisante pour poursuivre leurs études.
Considéré comme le premier grade de l'enseignement supérieur, le baccalauréat permet l'inscription à l'université, sauf pour les instituts universitaires de technologie(IUT), qui recourent à une sélection. Tous les élèves, quelles que soient leurs performances, peuvent être admis, pourvu qu'ils décrochent leur diplôme, mention ou pas.
Toutes séries confondues, un peu moins de la moitié des bacheliers qui poursuivent des études supérieures choisissent cette voie. Les autres préfèrent opter pour des filières sélectives (classes préparatoires, IUT et sections de technicien supérieur, pour l'essentiel).
Pour accéder à ces filières, l'évaluation par le contrôle continu, tant décrié par les lycéens au printemps, au moment du projet de réforme du baccalauréat, est la règle. Les bulletins scolaires sont passés au crible de commissions de recrutement et les élèves font l'objet d'un classement en fonction de leurs performances.
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En Europe, de multiples méthodes d'évaluation existent
En Europe, les méthodes pour évaluer les élèves à la fin du second degré obéissent à des modalités très diverses.
Contrôle continu. L'Espagne, la Suède et la Belgique francophone imposent une évaluation basée à 100 % sur un contrôle continu des connaissances des élèves pour délivrer leur "certificat" , qui équivaut au baccalauréat français.
Examen final. La France n'est pas la seule à se baser uniquement sur un examen final. Mais, contrairement au baccalauréat français, la plupart des examens de fin de second degré en Europe ne sont pas des examens nationaux. La crainte, exprimée en France, d'aboutir, avec le contrôle continu, à des examens dont la valeur dépendrait de celle de l'établissement où la scolarité a été suivie ne semble pas de mise ailleurs.
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Le contrôle continu est la bouée de secours des lycéens italiens
[…]Depuis la réforme, la "maturità" a perdu cette solennité qui avait stressé des générations de candidats. Finies les épreuves dans des locaux inconnus, devant des jurys anonymes, parfois loin de chez soi.
L'écrit se passe sur trois jours, dans son propre lycée, dans sa propre classe, avec ses enseignants habituels comme examinateurs et correcteurs. Une ambiance presque familiale, y compris à l'oral où le candidat défend une "thèse" de son choix devant une commission d'examen composée de professeurs qu'il a "pratiqués" toute l'année.[…]
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Sciences Po et Paris-VI créent une ambitieuse filière commune
Proposer une formation polyvalente en sciences et sciences humaines. Et créer une filière d'excellence au sein de l'université, quitte à contourner le principe de non-sélection des étudiants. Tels sont les objectifs affichés par deux des plus prestigieux établissements supérieurs français, l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris et l'université Pierre-et-Marie-Curie (Paris-VI), à travers l'annonce, lundi 6 juin, de la création d'une filière commune.
Ce double cursus, qui doit être créé à la rentrée 2005, mêlera, à parts égales, enseignements des disciplines scientifiques fondamentales et des sciences sociales. "Nous faisons le constat que les étudiants en sciences n'ont pas suffisamment de culture générale, politique, juridique et historique. Et, à l'inverse, que les étudiants en sciences humaines sont faibles en sciences" , explique Gilbert Béréziat, président de Paris-VI, première université française dans le classement international des établissements supérieurs.
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Le gouverneur de Tokyo traite le français par le mépris et l'injure
La mesure dans les propos n'est pas la qualité première du gouverneur de Tokyo, Shintaro Ishihara, connu pour ses formules provocatrices et un populisme xénophobe souvent tourné contre les Chinois responsables, selon lui, de l'augmentation de la petite criminalité.

Dans la même veine, il s'en était pris il y a quelques mois à la langue française : "Inapte au calcul, il est normal qu'elle soit disqualifiée comme langue internationale" , aurait-il déclaré. Propos aussi outranciers qu'injustifiés : l'école mathématique française, reconnue au Japon, a largement contribué, après la seconde guerre mondiale, à la diffusion de cette discipline chez les sientifiques japonais.[…] Les propos du gouverneur de Tokyo sont d'autant plus alarmants, estiment-ils, qu'ils semblent confirmer le traitement subalterne dévolu à la langue française dans la réforme de l'enseignement concoctée par la municipalité de Tokyo.
Bien que, entre 1999 et 2003, le nombre des étudiants de français ait fléchi de 10 %, 240 000 Japonais l'étudient encore dans 500 des 670 établissements d'enseignement supérieur. Le déclin du français est dû à plusieurs causes : la décision du ministère de l'éducation de rendre facultatif l'apprentissage d'une seconde langue, la focalisation sur l'anglais, exigé par beaucoup d'entreprises, et l'essor du chinois et du coréen.
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Cher journal intime
Plus de 2,7 millions de weblogs rien que sur la Toile française, dont 2 millions ouverts par des adolescents sur la plate-forme Skyrock (Le Monde daté 22-23 mai) : l'espace public que représente Internet est désormais truffé de sites personnels, sur lesquels chacun peut raconter sa vie, décrire ses centres d'intérêt ou ses états d'âme. Au vu de l'engouement exponentiel que connaît depuis quelques années ce mode d'expression individuel, on aurait pu prédire le déclin du journal intime du vrai, celui auquel on confie ce que les autres n'ont pas à connaître. Or, surprise : celui-ci ne semble pas en avoir souffert. Il ne se serait même jamais aussi bien porté auprès des lycéens, si l'on en croit l'enquête récente menée par Philippe Lejeune dans un établissement scolaire de l'Ain.[…]
Loin de ces considérations d'un autre âge, les jeunes continuent donc à découvrir, génération après génération, la pratique du journal intime. Ils lui ont adjoint des formes d'expression nouvelles : depuis quelque temps, les cahiers de texte des lycéennes regorgent ainsi d'évocations intimes, que l'on fait volontiers circuler (mais seulement entre copines). Et les weblogs, autre reflet de leur quête de soi, explosent sur Internet. Ces derniers, cependant, ne font pas appel aux mêmes ressorts psychiques que le journal intime. Recherchant ouvertement le regard extérieur, ces écrits "extimes" , outils de rencontre et de communication, se situent même à son opposé. Le cher cahier n'a donc rien à craindre de l'ordinateur. Ni de ses avatars, aussi puissants et séduisants soient-ils.
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