lundi, janvier 01, 2018

Bloc-notes de l’année 2017



Depuis 2014, je propose une rétrospective de l’année écoulée sur mon blog consacré à l’actualité éducative. Pour de multiples raisons, j’ai cessé mes revues de presse hebdomadaires. Est-ce une pause ou un arrêt définitif ? je ne le sais pas encore. Mais il me semblait impossible de ne pas porter un regard sur l’ensemble de 2017. D’abord parce que l’année a été marquée par l’élection présidentielle et l’arrivée d’un nouveau ministre et d’une nouvelle politique. Un ministre qui parle plus à l'opinion qu'aux enseignants.


Les mots (et les maux) de 2017
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Pour débuter cette rétrospective, laissez moi vous présenter ce « nuage de mots » qui l’accompagne. A la fin de l’année 2017, je me suis livré à un petit « sondage » sans prétention, sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Le principe est simple. J’ai demandé à qui voulait bien répondre trois mots ou expressions pour résumer, selon eux, l’année éducative. Ce sont près de 150 réponses que j’ai recueillies et passées ensuite à la moulinette d’une application permettant de fabriquer ce type d’images. Bien sûr, elles ne sont pas "représentatives" (au sens des sondeurs) puisque ce sont des personnes qui me suivent sur les réseaux sociaux. Un « microcosme » dirait Jean-Michel Blanquer...

Quoi qu’il en soit, les mots qui reviennent le plus souvent sont assez significatifs d’un ressenti chez une partie des enseignants. Pour le dire rapidement, ce sont ceux qui sont favorables aux changements dans l’École mais qui ont été choqués par la remise en cause des réformes précédentes et la communication redoutable et adroite (à droite ?) du nouveau ministre destinée à complaire à l’opinion. Nul doute d’ailleurs que les mots seraient différents si on sondait l’opinion publique dans son ensemble et pas seulement les enseignants les plus progressistes et réformistes. Mais il serait utile que le ministre actuel entende malgré tout ce qui est exprimé ici... 


Grimace
Une des images que l’on retiendra de cette année est celle, captée par une caméra de télévision, de Najat Vallaud-Belkacem découvrant le nom de son successeur. La grimace est expressive et tient presque d’une prémonition.
Que retiendra t-on du passage de Najat Vallaud-Belkacem au Ministère de l’éducation nationale ? La réponse est difficile tant son successeur s’est employé à détricoter systématiquement ce qui avait été mis en place. Au delà de la personne, c’est la politique mise en place durant le quinquennat qu’il faut analyser. En 2012, la « jeunesse » et l’éducation avaient été mises au centre de la campagne de François Hollande. La « refondation de l’École » portée par Vincent Peillon tout d’abord puis brièvement par Benoît Hamon reposait au départ sur un semblant de consensus. Et la promesse de création de 60 000 postes avait obtenu un accueil favorable chez les enseignants. J’avais essayé en avril 2016 dans trois billets successifs de dresser le bilan de cette politique. 

Celle-ci s’est heurtée à la contrainte du temps et aux blocages de toutes sortes. D’abord avec l’enlisement dans la réforme des rythmes devenue un enjeu politique. L’élaboration des programmes a pris du retard. Et la conjonction des nouveaux programmes avec la réforme du collège mise en place en une seule et dernière année (2016) a donné un sentiment de précipitation néfaste. Mais l’erreur majeure a été la décision par le premier ministre Valls de publier le décret sur le collège le lendemain d’une grève importante, au détriment du dialogue social (encore possible). De plus, la réforme du collège a été ressentie par de nombreux enseignants comme une remise en cause de leurs disciplines. La revalorisation des enseignants du premier degré est, elle aussi, venue bien tardivement.
Avec le temps, la cohérence d’ensemble de la refondation s’est perdue et on y a vu seulement une succession de réformes.
Plus globalement,  l’action dans le domaine de l’éducation a pâti aussi d’un ressentiment plus général d’une bonne partie du corps enseignant à l’égard de la politique menée par le gouvernement.


L’éducation dans la campagne 
L’éducation n’a pas été au cœur de la campagne présidentielle de 2017. Certes, tous les candidats avaient un volet « éducation » dans leurs programmes (je les ai analysés dans une série de billets) mais ce sujet n’a pas été déterminant y compris pour les enseignants. D’ailleurs, l’idée même de l’existence d’un « vote enseignant » est très discutable. Ce qui est également notable c’est que les clivages Droite/Gauche ne sont pas toujours opératoires dans les débats sur l’éducation. On a vu des positionnements très à gauche être très conservateurs sur le plan pédagogique...
Le seul domaine qui a semblé vraiment faire consensus entre tous les candidats, c’est la priorité au primaire qui était déjà affirmée dans la loi de refondation du quinquennat Hollande. En revanche, la question des postes a été un vrai sujet de débat. Il n’est pas inutile de rappeler qu’à l’époque Emmanuel Macron se situait dans le camp des nouvelles créations de postes puisque son programme prévoyait « 4000 à 5000 créations de postes » en plus d’une réorientation des postes déjà créés vers le primaire. Depuis, la loi de finances 2018 a été votée sans création de postes nouveaux.
La campagne électorale a donné lieu à quelques réels débats sur les finalités de l’éducation. Ainsi, François Fillon à droite (tout comme l’extrême droite) remettait  en cause de la scolarité à 16 ans et du socle commun avec l’apprentissage à partir de 14 ans et la fin du Collège unique.  Veut-on une école du tri ou une école de la réussite pour tous ? C’est en quelque sorte la question centrale qui était posée.
Chez l’un comme chez l’autre, on trouvait aussi un couplet sur les « pédagogistes prétentieux » (Fillon) et les « prétendues sciences de l’éducation » (Le Pen) et bien sûr le refrain sur la « restauration de l’autorité ». Marine Le Pen prônait également l’uniforme à l’école. D’une manière générale, le débat sur l’éducation n’a pas échappé à la tentation du populisme éducatif avec des mesures destinées à complaire à une opinion publique plutôt conservatrice. Tout cela s’accompagnant dans la presse d’un discours sur la recherche de boucs émissaires qui seraient la cause de tous les maux de l’École. La suite de l’année nous montrera que cette petite chanson nostalgique continuera à être chantée en chœur avec l’aide du nouveau ministre.


Ctrl-Z
Dans le sondage évoqué plus haut, c’est l’expression qui revient le plus fréquemment. Évidemment, il y a un biais puisque ce sont mes lecteurs et que j’ai contribué à la populariser !  Mais il n’est pas anodin que ce surnom ait été repris dans la presse (et même à l’étranger ! ) pour désigner le ministre. Car la première partie de son action a été consacrée à « détricoter » (autre terme très employé) l’action de celle qui l’a précédé.
Lorsqu’il a été nommé le 17 mai 2017, Jean-Michel Blanquer a été présenté comme un représentant de la « société civile ». Pourtant, ce n’est pas un inconnu, c’est en fait un représentant de la technostructure de l’Éducation Nationale de longue date. S’il n’a pas de mandat électif et n’est pas encarté, il n’en a pas moins participé à plusieurs cabinets ministériels de droite et été n°2 du ministère (Dgesco) sous le quinquennat Sarkozy. Et il était donné comme le possible ministre de l’Education de François Fillon (ou d’Alain Juppé). Son livre L’Ecole de demain (Odile Jacob 2016), ressemblait à une lettre de motivation ou en tout cas à un programme ministériel assumé. On pouvait y trouver des liens avec les travaux de l’institut Montaigne qui a fortement contribué à l’élaboration du programme éducation (et pas seulement) d’Emmanuel Macron. La composition de son cabinet est le reflet de ce parcours. On y trouve des membres des cabinets ministériels Darcos, Chatel ou Baroin ainsi qu’une personne issue du think tank précité.
Dès la passation de pouvoir il déclare : « Il n’y aura pas une énième loi ou une énième réforme. Il y aura tout simplement la volonté de s’attacher aux problèmes concrets » en donnant « la liberté aux acteurs et du pouvoir à nos professeurs, chefs d’établissements et à l’ensemble des acteurs de l’Education nationale ». Mais il va très vite s’employer à remettre en question plusieurs mesures emblématiques. A commencer par la réforme du collège où il « rétablit » (même si elle n’avaient pas disparu) les classes bilangues, le latin-grec et assouplit le dispositif des EPI. Et ensuite avec un décret sur les rythmes scolaires qui va aboutir au retour à la semaine de quatre jours dans les deux tiers des communes et à terme dans pratiquement toutes les collectivités locales. Ce sont deux signaux envoyés respectivement à une partie des enseignants et des parents hostiles à la réforme du collège et aux maires qui vont très vite se retrouver confrontés à une baisse de leurs moyens d’action.
Je l’ai souvent dit et écrit. Le temps de l’école n’est pas celui du politique. En matière d’éducation, on a surtout besoin de continuité de l’action. De plus, avec de tels revirements et concessions, on laisse entendre aux plus investis dans les réformes que leurs efforts ont été vains et au final, on favorise le cynisme et l’attentisme dans le corps enseignant.
Il faut signaler qu’on peut aussi étendre le Ctrl-z à d’autres terrains que le seul aspect éducatif. Les enseignants sont des fonctionnaires. Et ceux-ci ont appris successivement le (re)gel du point d’indice, le report du protocole « Parcours professionnels, carrières et rémunérations » (PPCR) et la réintroduction de la journée de carence. Ces reports sont bien plus mal vécus encore, que ceux dans le domaine strictement éducatif...


Jean-Michel « partout » Blanquer.
Au début de son ministère, à partir du mois de juin, je m’étais amusé à compter le nombre d’interviews dans la presse. À la mi septembre, on était déjà à plus de cinquante !
On reprochait à Najat Vallaud Belkacem de faire de la com’ mais avec Jean-Michel Blanquer on est passé à une autre échelle. Il s’agit d’une stratégie d’occupation du terrain médiatique de grande ampleur avec au moins trois interviews par semaine dans tous types de médias (y compris Causeur et Valeurs actuelles). Et le but est clair : il faut montrer qu’on est au travail (ce qui est légitime) et séduire l’opinion publique. Quitte à tomber dans des facilités de communication et annoncer des choses déjà existantes ou relancer des polémiques inutiles.
Successivement ou «en même temps » ( !), on a eu des annonces sur la laïcité, les chorales à l’École, l’évocation de l’uniforme, les fables de La Fontaine, le « récit national », le rétablissement du redoublement (qui existait toujours), l’interdiction du téléphone portable à l’école et au collège, la relance de la polémique moisie sur les méthodes de lecture où on a ressorti le vieil épouvantail de la méthode globale, des déclarations sur l’écriture inclusive et la grammaire, le « retour » de la dictée ... Il a aussi évoqué la nécessité à l'instruction civique  (comme si l’EMC n’existait pas). Il a également profité d’une énième polémique sur les programmes pour provoquer la démission du président du CSP... Et bien d’autres sujets encore, noyés dans le flot d’interventions médiatiques.
La technique est sensiblement toujours la même : une première déclaration tonitruante et clivante qui flatte l’opinion publique réceptive à ce discours sur l’école d’antan suivie ensuite de mesures beaucoup plus modestes et qui, au final ne changent pas grand chose. Mais on aura occupé le terrain...
« Jean Michel Blanquer bégaie » titre ironiquement Faiza Zerouala dans Mediapart. Libération le qualifie de « donneur de leçons ». Après lui avoir consacré une longue interview à la fin de l’été, L’Obs s’interroge : « Blanquer a-t-il sombré du côté obscur de la Force ? ». Mais si quelques journaux ne semblent pas ou plus sous le charme, on peut dire que Jean-Michel Blanquer bénéficie toujours d’une très bonne image dans l’opinion publique et chez les éditorialistes. Il semble « intouchable » résume Lucien Marboeuf dans une très bonne synthèse. En tout cas, on aurait tort de n’y voir que des contradictions ou de l’emphase médiatique. Il faut prendre M. Blanquer au sérieux.


Le coup d’après
Cette communication redoutable a en effet plusieurs fonctions Tout en déclarant qu’il ne fera pas de réformes, c’est bien à un changement profond du système que le ministre se livre ainsi qu’à un reformatage du discours sur l’école (très bien décrit par François Dubet). Ensuite parce que cette stratégie de communication que j’essayai d’analyser dans un  billet récent, est justement une "stratégie" élaborée par ce bon joueur d'échec qu'est J-M. Blanquer. Complaire à l'opinion publique est toujours important. Mais c'est aussi une étape essentielle avant  le « coup d’après » C’est-à-dire une deuxième phase de l'action plus dure et où il aura besoin de ce soutien face aux enseignants.
On peut penser que cela se fera dans le second degré. On le sait bien, le lycée coûte cher par rapport au primaire à l'inverse de ce qui se passe dans bon nombre d'autres pays. Les transformations structurelles qui risquent de se mettre en place peuvent se faire dans un contexte tendu et de possible "réveil" syndical. D'où l'importance du soutien de l'opinion publique.


Quel bilan ?
Au delà de l’écume médiatique, quel est le réel bilan du ministre après huit mois aux affaires ?  Hormis les assouplissements des réformes précédentes, cela se résume surtout pour l’instant à deux mesures : les CP à 12 et le dispositif « devoirs faits ».
Ce dernier est d’abord proposé dans les collèges avant d’être étendu au primaire l’année prochaine. Les premiers retours de ce qui n’a été mis en place qu’à la rentrée de la Toussaint sont plutôt encourageants. On constate que cette mesure peut faire évoluer aussi les pratiques pédagogiques des enseignants.
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La mise en place des classes de CP à 12 élèves pour les REP + (zones d’éducation prioritaire) semble une mesure assez efficace pour lutter contre les inégalités dès le début de la scolarité. C’est incontestablement une réussite. Mais on peut avoir quelques craintes sur l’extension comme cela était promis au reste du réseau et aux classes de CE1. Car cela risque de se faire au détriment des autres niveaux et dans des conditions matérielles pas toujours faciles.
La question du bilan doit en effet se doubler d’une autre question qui est celle des moyens. La lecture attentive de la loi de finances 2018 nous montre que ces réformes se feront à moyen constants et sur la base de redéploiements. Il n’y a pas de création de postes nettes dans le budget.  Dans ses multiples déclarations, J-M. Blanquer a dit d’ailleurs vouloir en finir avec la sacralisation des moyens pour passer à la transformation pédagogique.


Le bac et après 
La réforme du bac faisait partie des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Le programme indiquait : « Nous moderniserons le baccalauréat. Il y aura désormais 4 matières obligatoires à l’examen. Les autres seront validées par un contrôle continu. » Jean-Michel Blanquer s’est emparé de cette exigence et a chargé l’ancien directeur de l’IEP-Lille Pierre Mathiot d’une mission d’études sur ce sujet. Après de nombreuses auditions, celui-ci doit rendre un rapport en janvier 2018. Le ministre tranchera ensuite.
Très vite on a compris que la commission Mathiot allait s’intéresser aussi à ce qui se passe en amont, c’est-à-dire la structuration du lycée.
La structuration en « séries » (L, ES, S) serait donc en partie remise en question. On s’acheminerait alors vers un lycée « modulaire » où, après la classe de 2nde, les élèves choisiraient entre différents menus... Il reste alors à savoir comment se ferait ce choix et quelle serait l’aide à l’orientation et l’élaboration du projet personnel. Il y aurait en tout cas un défi à relever pour que ces choix ne soient pas discriminants socialement.
Cela suffirait-il pour remettre en question la hiérarchie des séries avec un Bac S qui permettait de « tout faire » ? On sait que les stratégies des familles sont fortes pour reconstituer contre vents et réformes les filières d’excellence...
Un autre enjeu est celui de la pédagogie. Notre système éducatif est ainsi fait que l’examen en aval détermine la pédagogie en amont. Les enseignants ont à cœur de  préparer leurs élèves à l’épreuve terminale. Changer les épreuves c’est donc aussi faire évoluer la pédagogie.
La réforme du bac s’inscrit aussi dans celle de l’accès à l’enseignement supérieur votée le 19 décembre 2017 à l’assemblée. « ParcourSup » remplace APB mais ne crée pas plus de places. On va continuer à gérer la pénurie et une sélection dont on n’ose pas prononcer le nom.
L’enjeu pour la réussite de cette réforme va être de faire la preuve qu’elle est destinée à améliorer le système et la pédagogie et pas pour faire des économies sur le dos des enseignants du secondaire.


Etat de grâce : stop ou encore ?
Jusqu’à maintenant, Jean-Michel Blanquer a semblé s’adresser plus à l’opinion publique qu’aux enseignants eux-mêmes. Doit-il se méfier d’eux ?
Un bon nombre semble toujours plutôt favorable à ce que fait le ministre. Dans le primaire, le retour à la semaine de quatre jours a été plutôt bien accueilli. De même, la remise en cause de la réforme du collège a pu séduire une partie de l’opinion enseignante.
La réforme du bac est cependant un gros morceau sur lequel le ministre pourrait bien avoir quelques difficultés. On se souvient que les précédentes tentatives de réforme avaient échoué par crainte de la réaction des lycéens qui refusaient le contrôle continu au nom de l’égalité et du refus d’un « bac à deux vitesses ». Ils étaient rejoints ou précédés par certains syndicats. Cette réforme pourrait être vue aussi par certains comme une remise en cause des disciplines et de leurs moyens. D’où l’importance pour M. Blanquer d’avoir le soutien de l’opinion pour faire passer cette réforme du Bac et du lycée.

Conservatisme ou progressisme ? De droite ou de gauche ? Ces questions reviennent souvent dans les débats sur la politique menée. Jean-Michel Blanquer se plaît à dire que l’éducation n’est ni de droite ni de gauche. On peut aussi voir la contradiction du ministre comme un atout avec à la fois un discours ancré sur le passé et en même temps l’intention affichée de réformer le système. Il est finalement  dans l’air du temps, conservateur et réformiste à la fois. Mais on pourrait aussi ironiser en remarquant qu’un œil dans le rétroviseur et un autre vers l’avant, c’est louche (et ça rend la conduite difficile)
« On ne sort de l'ambiguïté qu'à ses propres dépens » disait le Cardinal de Retz. L’année 2018 sera t-elle l’année où l’on sortira de la fascination pour déconstruire la machine communicationnelle ? C'est le travail de la presse de le faire et de donner à voir la réalité du terrain. C'est essentiel plutôt que d'en rester aux discours entre éditorialistes qui ne connaissent pas grand-chose à l'école. Confronter le discours au réel, aller au delà des affirmations péremptoires ("c'est la science") voilà le premier enjeu.
Mais il s’agira aussi pour tous ceux qu’on a traité de « pédagogistes » et qui sont avant tout des réformistes de trouver un espace dans ce jeu complexe entre une posture de critique systématique des propositions de Blanquer et un conservatisme de gauche tout aussi délétère. Comme nous y invite François Dubet dans un article majeur, 2018 pourrait  être l’occasion de reconstruire une alternative progressiste pour une école de la réussite de tous. C'est le voeu que je forme pour cette année !



Philippe Watrelot

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