mardi, novembre 13, 2012

Revue de presse du lundi 12 novembre 2012

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Glou Glou – Bingo socle – Moi, Charles Amédée… - Dico –

Après une pause de près de trois semaines pour cause de vacances et de préparation intensive d’une journée de réflexion et de célébration autour du numéro 500 des Cahiers Pédagogiques , la revue de presse revient et a forcément un côté rétrospectif. Et même si les vacances scolaires ont été plus calmes, l’actualité éducative reste dense.

Glou Glou
C’est à la suite des arbitrages rendus par le ministre le 16 octobre sur les rythmes scolaires que les tensions se révèlent. Car beaucoup souhaitent poursuivre la négociation et ne pas laisser ces arbitrages en l’état. De plus, dans le primaire, le climat ne semble pas très favorable à ces changements qui sont jugés à la fois dérisoires et peu favorables et qui conduit certains à douter de l’action syndicale. Ce qui pousse aussi les syndicats à renforcer leurs revendications et à chercher à peser pour rouvrir des négociations.
On a vu apparaître ces derniers jours un collectif des “dindons” qui dit rassembler près de 4000 enseignants autour d’une pétition qui considère que la remise en question des rythmes scolaires n’est “absolument pas prioritaire, tant que d'autres points fondamentaux n'ont pas été revus ” et ils revendiquent l’allègement des programmes, la baisse des effectifs, la remise en place des RASED et une revalorisation salariale. . Sur leur page Facebook , ils déclarent par ailleurs : “Non à une refondation de l'école sans l'avis des professeurs des écoles”. Dans son éditorial, François Jarraud du Café pédagogique donne la parole à une porte parole de ce collectif. Celle-ci affirme “on est pas contre les syndicats” et demande par ailleurs un recentrage sur les fondamentaux et demande “comment faire plus avec moins de temps ?”. Elle déclare “ comment faire plus quand les redoublements sont décriés par notre hiérarchie et les « experts » et les décisions de maintien laissées à l’appréciation des parents et que , en conséquence , nous arrivent au CE2 des enfants qui ne savent pas lire et qui n’ont pas compris les bases de la numération décimale ? ”. On est toujours circonspect face à ces collectifs “spontanés” et qui rencontrent facilement l’intérêt et même l’emballement des médias. D’autant plus qu’à l’heure d’Internet et des réseaux sociaux, il est assez aisé de faire le buzz et de diffuser l’information. Le “mouvement” s’appuie sur un malaise réel et des interrogations légitimes sur la portée des réformes. Mais on peut aussi constater que ce mouvement qui se défie de la parole des “experts” et se méfie des corps intermédiaires qui, selon eux, ne les représentent pas, développe des positions ambigües qui peuvent passer pour conservatrices. C’est un enjeu énorme pour cette refondation de l’école que de parvenir à dépasser le scepticisme et à redonner confiance aux enseignants. Et pour cela, il faut concilier l‘obligation de l’explication et de la négociation avec la nécessité d’avancer malgré tout rapidement.
"Vincent Peillon veut aller trop vite". Pour Claire Leconte, chercheuse et spécialiste des rythmes biologiques interrogée par l’Express : “Vincent Peillon est courageux de s'attaquer à une réforme des "rythmes scolaires". Mais ce qui va être mis en place n'est pas du tout innovant ” et cela tient au calendrier qu’il s’est fixé puisqu’il veut mettre en place cette réforme dès la rentrée 2013 (et avant les municipales…). Et elle poursuit son analyse : “Vincent Peillon est, il est vrai, pris entre plusieurs étaux. Les enseignants veulent un cadre national unique -ce qui, à mon sens, est une erreur. Les collectivités ont demandé à n'intervenir que sur le moins de temps possible, ce qui a aboutit à des demi-heures de prises en charge quotidiennes. ”. La chercheuse déplore que dans un tel réseau de contraintes et un délai si court “ très peu de projets éducatifs reposant sur des partenariats éducation nationale-collectivités locales pourront ainsi être construits. ”. Pour rependre le titre de son interview, on pourrait dire que le Ministre va peut-être trop vite et pas assez loin...
Les syndicats sont aussi de la partie. Les trois principaux syndicats du primaire réclament la réunion d'une "une table ronde des représentants des collectivités territoriales, des familles et des enseignants", afin que "les acteurs parties prenantes de ce dossier se parlent"."Au cours des dernières semaines, vous avez entamé des discussions afin de revoir les rythmes scolaires à l'école primaire. Nous partageons avec vous l'idée qu'il faut repenser les temps et les contenus pédagogiques pour assurer la réussite des élèves. Néanmoins, vos premières propositions ne pouvaient pas susciter notre accord", écrivent les trois syndicats (SNUipp, SE-UNSA, SGEN-CFDT) . . "Toute modification des rythmes implique de repenser l'ensemble des temps scolaires, éducatifs et sociaux des élèves et en conséquence les temps de travail des enseignants afin de permettre pour tous un cadre d'apprentissage et de travail plus harmonieux", ajoutent-ils. On doit signaler aussi que André Laignel, le secrétaire général de l'Association des maires de France (AMF), a récemment affirmé que bla la réforme des rythmes sco­laires pourrait être repoussée à la rentrée 2014 dans certaines communes. L'association a réclamé un "délai de deux ans" pour qu'"une évaluation précise" du coût de la mesure soit effectuée.
"Je vois qu'il y a un débat" sur la mise en place de cette réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2014, a affirmé le ministre lors d'un débat sur le projet de loi de finances à l'Assemblée nationale. "J'écoute chacun et je ne crois pas qu'on puisse faire une réforme contre les parents, contre les professeurs, etc. Mais j'attire votre attention sur le fait que cette réforme a été préparée depuis longtemps et à l'unanimité de tous les groupes politiques de cette assemblée". "Je continue de penser que, dans l'intérêt des élèves, nous devons faire cette réforme à la rentrée" 2013, a-t-il poursuivi, estimant que "quand on passe aux travaux pratiques, il y a toujours de bons motifs pour ne pas le faire". Mais après ces déclarations, lundi soir, M. Peillon a invité les syndicats d'enseignants au ministère pour discuter . La réunion s’est, paraît-il terminée à 2h du matin après sept heures de discussion. Le principe d’une table ronde avec les collectivités territoriales a été acté. Le ministre s’est aussi engagé à maintenir à 24h la présence des enseignants en classe entière et il a demandé aux collectivités de prendre en charge "trois heures par semaine" au lieu "d'une heure trente". Selon des sources syndicales, le ministère aurait également promis de discuter "d'une compensation financière" pour les enseignants du premier degré
On apprend aussi que le texte de la loi de programmation et d’orientation devait être présenté en conseil des ministres au plus tard le 19 décembre mais cette date risque d'être repoussée. Notonsque le Snes, qui s'était fait discret jusqu'ici, menace de mobiliser la profession contre les évolutions du métier enseignant et en particulier la bivalence qu’il voit derrière le rapprochement entre l’école et le collège et l’“école du socle”. Marie-Caroline Missir dans L’Express estimait que le syndicat “joue son va-tout dans le peu de temps qui lui reste”. Mais si le délai est repoussé ? Pour rester dans la métaphore animalière, c’est l’histoire du lièvre et de la tortue… ”

Bingo socle
La période qui vient de s’écouler a aussi été marquée par de vives contestations autour du socle commun et du travail par compétences. Ça commence avec un dossier de Libération du 30 octobre essentiellement à charge contre le livret personnel de compétences. Les quatre enseignants interrogés énoncent une série d’affirmations que la journaliste se garde bien de vérifier ensuite (mais le “fact checking”, on le réserve au sujets qui en valent la peine…. Tout comme elle ne s’inquiète pas de les situer sur le champ syndical alors que deux d’entre eux sont des responsables syndicaux. Si l’on veut poursuivre le travail d’analyse, on pourra aller lire une réaction de Jean-Michel Zakhartchouk ou le blog de Laurent Fillion qui a intitulé son billet “à propos de la compétence « utiliser le micro trottoir en journalisme » ”…
Coup sur coup, ce sont ensuite trois tribunes qui ont marqué l’attaque contre le socle. La première est celle de Denis Paget sur le site de l’institut de recherche de la FSU. Intitulé “Que faire du socle ?”, l’article repère trois niveaux de débats sur cette question. En premier lieu, la “faute originelle” pourrait-on dire est que le socle est marqué à droite et, pire, il correspondrait à une injonction européenne. Autre critique, selon l’ancien secrétaire général du SNES, il serait un instrument du “new management” et vécu comme un instrument de contrôle et de contrainte des enseignants. Enfin, le socle serait une remise en question des disciplines ainsi qu’une étape vers un retour à une école fondamentale destinée à unifier école primaire et collège. En apparence, un texte essentiellement critique, mais la tribune de Denis Paget est plus nuancés qu'une première lecture pourrait le laisser penser. Il faut en effet lire entre les lignes pour y voir des avancées et des propositions de compromis par rapport à une position syndicale initiale. Et rappelons que Denis Paget a aussi produit des analyses plus nuancées que celle qu'il nous livre ici.
Beaucoup moins de nuances dans la tribune d’Henri Baron (CGT Éduc’action) dans L’Humanité : “ Socle commun version hard ou version light : débarrassons-nous en ! ”. Pour lui, c’est la définition de savoirs a minima destinés à satisfaire le patronat : “nous en venons à une école ségrégationniste, une école de l’apartheid social. écrit-il, Quand l’école de Jules Ferry devait fournir à la Nation de la chair à canon, celle du socle commun cherche à fournir de la chair à patron, main d’œuvre malléable, corvéable et docile.” Il convoque même Philippe Meirieu à l’appui de sa thèse qui a émis des nuances et des doutes sur le terme de “socle” et sur l’usage qui pourrait en être fait.
Il faut citer aussi une tribune, toujours dans l’Humanité de François Cocq et Francis Daspe tous deux membres du Parti de Gauche. La rhétorique est la même. Ils dénoncent une “dérive minimaliste et utilitariste des savoirs ”. “En segmentant les savoirs entre un socle pour la plèbe et les programmes pour les autres, la voie est ouverte à l’instauration d’une école à multiples vitesses, créant de surcroît les conditions à la marchandisation des savoirs.” ajoutent-ils.
On le voit, l’offensive est forte contre le socle et le travail par compétences. Cela a donné lieu d’ailleurs à une contre-offensive avec plusieurs tribunes et billets de blogs. On peut citer pêle mêle, ceux de Annie Di Martino , Mila Saint-Anne , Guillaume Caron et Bernard Desclaux . On peut aussi jouer au jeu du “BingoSocle” proposé par Laurent Fillion . Son principe est simple : que vous soyez devant votre ordinateur à lire certains blogs, sites ou un forums, devant certaines revues syndicales ou journaux ou encore dans une salle des profs, sortez votre grille de bingo dès que le sujet du socle commun ou de l’approche par compétences est discuté. Il suffit ensuite de cocher dès qu’un lieu commun, une caricature ou une contre-vérité est énoncée…

Moi, Charles Amédée…
L’Histoire est avec les sciences économiques et sociales, une des disciplines qui a été le plus l’objet de polémiques au cours des dernières années. Peut-être parce qu’elle touche à la question de la mémoire qui est si importante dans les discours politiques. On a l’impression en tout cas que les livres sur la critique de l’enseignement de l’histoire sont une sous-catégorie autonome et tout à fait rentable de l’abondante “littérature” de déploration sur l’École.
Le Figaro-Histoire a beaucoup œuvré pour populariser les thèses de Dimitri Casali qui a publié “L’Histoire de France interdite. Pourquoi ne sommes-nous pas fiers de notre histoire ?”. Dans la même veine, on peut citer aussi les livres de Laurent Wetzel et Vincent Badré. Tous ces auteurs ont en commun de se référer à un “roman national” plutôt qu’aux recherches historiographiques et de privilégier une certaine vision très “identitaire” (pour ne pas dire autre chose) de la France “éternelle”. Pour une analyse plus approfondie de cette polémique, on peut se tourner vers le collectif aggionarmento dont les principaux animateurs ont publié récemment une tribune dans l’Humanité. Leur jugement sur les thèses défendues par les auteurs précités est sévère : “Accueillies sans broncher dans un climat de banalisation des mots d’ordre du Front national, ces idées reçues participent selon nous d’une « vague brune » qui s’installe discrètement mais sûrement dans le paysage intellectuel français. ”.
Pour “varier” les points de vue, le Figaro a aussi donné la parole à un “lycéen”, èlève en terminale L (à Dax) qui dit tout le mal qu’il pense des programmes actuels avec des arguments très voisins de ceux de Casali. On pourra lire sur le site “Goliards.fr une réponse pleine d'humour en forme de pastiche. Elle commence ainsi : “Moi, Charles-Amédée, 4 ans, élève à l’école maternelle de la Sainte Savate de Verseuilly, je soutiens mon camarade de lutte Jean-Baptiste Lucq. En Maternelle aussi, l’histoire est victime « d’une épuration scandaleuse » par « le couperet de la sacro-sainte pensée unique »…

Dico des écoliers
«père : C'est le mari de la maman, sans lui la maman ne pourrait pas avoir d'enfants. C'est le chef de famille parce qu'il protège ses enfants et sa femme. On dit aussi papa.» ; « femme: C'est une maman, une mamie ou une jeune fille. Elle peut porter des bijoux, des jupes et des robes. Elle a de la poitrine. »”. On trouvait ces définitions dans le dictionnaire des écoliers en ligne sur le CNDP depuis 2011. Sur le site aujourd’hui indisponible, on pouvait lire la présentation suivante : “« Amis lecteurs, ce dictionnaire a été rédigé par des enfants des écoles maternelles et élémentaires au cours de l’année scolaire 2010 – 2011. Cette œuvre lexicographique est le fruit de l’imagination et du travail de milliers d’élèves guidés par leurs maîtres. En consultant ce dictionnaire, vous allez trouver des définitions et des exemples ; vous trouverez aussi des illustrations, des jeux, des poèmes. Vous pouvez y chercher un mot précis, et voir comment les enfants le définissent, mais vous pouvez aussi vous laisser aller à flâner de mot en mot, au gré de l’alphabet ou porté par le hasard des rencontres. Ce dictionnaire est vivant, riche déjà de plus de 17 000 définitions, il va s’enrichir encore au fil des années. Alors, visiter et revisiter le dictionnaire des écoliers, c’est aller de rencontre en rencontre, c’est faire le chemin de trésors à découvrir. » ” Mais ce projet a fait l’objet d’une polémique qui a abouti à la fermeture du site. En effet, plusieurs commentateurs, lorsqu’ils ont découvert ces “définitions” ont été choqués par leur caractère sexiste. Après une période assez brève, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé la suspension du Dictionnaire des écoliers : "Ce dictionnaire collectif et collaboratif a été lancé dans le cadre d'un plan de prévention contre l'illettrisme (...). Mais certaines des définitions proposées ne sont pas admissibles en l'état". "Nous suspendons la mise en ligne du site collaboratif", ajoute le ministère. "Et nous allons lancer une évaluation de l'ensemble du dispositif, notamment sur l'articulation entre la production et la diffusion du dictionnaire".
Derrière la polémique et le buzz, se pose un problème pédagogique. Doit-on exiger des enfants qu'ils pensent de la façon dont nous sommes convaincus qu'il est de bon ton de penser? Ce qu'ils expriment n'est pas faux mais traduit l'étendue et les limites de ce qu'ils "savent" ou plutôt de leurs prénotions. Le problème vient alors d’appeler cela un dictionnaire... S'il s'était agi de recueillir les représentations des élèves, pourquoi pas ? Mais s'il s'agit de présenter cela comme une sorte de "vérité" élaborée par les élèves et validée par les adultes, ça pose quand même un sacré problème. Car, à partir des représentations, l’enjeu pour l’enseignant c’est de “faire avec pour aller contre” (André Giordan). Dans les pédagogies dites "constructivistes" il ne s'agit pas de tomber dans une sorte de spontanéisme et de nier le rôle de l'enseignant. Bien au contraire, c'est l'enseignant qui crée les situations et les activités qui qui vont permettre à l'élève de dépasser ses représentations.
Et ainsi de nuancer et de comprendre que papa = chef de famille n’est pas une vérité absolue. C’est aussi ainsi, en ne donnant pas prise à ces stéréotypes, que l’École peut faire (un peu) évoluer la société…

Bonne Lecture...

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Libération.fr du 12/11/12(certains articles payants)
Formation des enseignants : un collectif dénonce le projet de Vincent Peillon
La formation des enseignants est au cœur de la refondation de l’école souhaitée par le nouveau gouvernement: comment, en effet, rêver d’une autre école si les professeurs ne retrouvent pas une formation digne de ce nom ? La réforme menée sous Nicolas Sarkozy a fait l’unanimité contre elle. Elle a rehaussé au niveau master (bac+5) le recrutement des enseignants. Mais surtout, pour des raisons d’économie, elle a supprimé l’année de formation en alternance. Et l’on a ainsi vu débarquer dans les classes des profs débutants qui n’avaient jamais été face à des élèves. Reconstruire une formation est donc aujourd’hui une priorité pour Vincent Peillon, qui travaille sur ce dossier avec sa collègue de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso. L’affaire est à la fois sensible – elle touche au métier même d’enseignant – et compliquée – elle met en jeu de nombreuses parties aux intérêts divergents, les profs eux-mêmes, les syndicats aux sensibilités différentes, les universitaires, etc. Les premières annonces du ministre sont très contestées : Vincent Peillon a notamment indiqué que les concours de recrutements se dérouleraient à la fin de la première année de master. Ce qui induit toute une série de conséquences sur le contenu même de la formation. Créé en septembre, un collectif de 150 enseignants, de chercheurs et de militants pédagogiques – le GRFDE ou Groupe Reconstruire la Formation Des Enseignants - dénonce le retour en arrière que représenterait cette réforme et fait une série de propositions. Voici le texte de son analyse.
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Sciences-Po: le feuilleton d’une succession
L’élection controversée d’Hervé Crès en remplacement de Richard Descoings illustre les dérèglements dont souffre l’école.
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Ecole : un livret de compétences qui perd des cases
Décrié massivement par les enseignants, l’outil d’évaluation des élèves de CE1, CM2 et de 3e est maintenu par le ministre de l’Education, mais dans une version très allégée.
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Des critères d’évaluation mis au piquet par quatre profs
«Côtés hilarants», «objectif idiot»… les critiques pleuvent contre le livre
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Sciences-Po à l’heure du renouvellement des élites par Dominique Reynié
Chacun sait que la réussite scolaire n’est pas qu’une affaire de talent personnel, comme le montre la faible proportion des étudiants issus des milieux sociaux populaires et intermédiaires dans nos établissements d’enseignement supérieur. La diversification sociale de l’enseignement supérieur sélectif doit moins chercher à répondre à des impératifs de justice sociale qu’aux exigences de la méritocratie, car la valeur du mérite scolaire dépend de la capacité qu’ont les institutions à réduire le rôle des facteurs sociaux dans la sélection des candidats. Il s’agit de recruter les meilleurs, non les semblables.
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La suspension des allocations familiales efficace contre l'absentéisme scolaire ?
Non, ont jugé les sénateurs socialistes en votant l'abrogation du dispositif mis en place par Eric Ciotti en 2011. Bilan d'une mesure controversée.
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Il est temps de changer les règles du jeu à Sciences-Po Par Christine Musselin, Directrice du Centre de sociologie des organisations (CSO) à Sciences-Po
La diffusion d’informations que contiendrait le rapport de la Cour des comptes sur Sciences-Po et la révélation des réponses que la direction par intérim a apportée au rapport provisoire remis cet été ont suscité beaucoup de réactions. On ne peut que déplorer que ces informations aient été livrées avant la sortie du rapport officiel et soient toujours à charge. Toutefois, si la direction de Sciences-Po conteste plusieurs conclusions de la Cour, elle reconnaît aussi des mésusages et s’engage à y remédier. Ces pratiques répréhensibles n’effacent pas l’ampleur du souffle réformateur qui a transformé Sciences-Po pendant les seize ans que Richard Descoings a passés à sa tête : internationalisation, ouverture à un plus grand nombre d’étudiants et à des jeunes venant de milieux défavorisés, refonte des premières années d’étude, et renforcement des activités de recherche.
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Le Figaro du 12/11/12 (certains articles payants)
École, le prix de la réussite
Vincent Peillon a répondu aux questions de nos lectrices sur la réforme de l’école
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La Mission laïque française priée de quitter le Qatar
Sur fond de tensions et d'interventionnisme de l'émirat dans les programmes, l'association qui gère le lycée franco-qatarien de Doha devra plier bagages en décembre. Le proviseur s'apprête à quitter le territoire.
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Une école gay en projet à Toronto
Le rectorat de la ville canadienne étudie l'ouverture d'un lycée pour les élèves gays. Une première consultation s'est tenue dans une ville où les écoles alternatives sont de plus nombreuses, avec des résultats mitigés.
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Histoire à l'école: ce qu'en pense un lycéen
Élève en terminale L au lycée Saint-Jacques de Compostelle de Dax, Jean-Baptiste Lucq, lycéen de 16 ans passionné d'histoire, témoigne de la façon dont est aujourd'hui enseignée cette matière à l'école.
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Des tests anti-dopage dans les collèges américains
À l'instar des athlètes professionnels, dès 12 ans, les collégiens de certains États peuvent être priés de remettre un échantillon d'urine pour s'inscrire au sport ou dans un club de théâtre. UN ARTICLE DU NEW YORK TIMES
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Erasmus, 25 ans, un million de bébés
L'Europe tente de sauver de la faillite ce programme d'échange.
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Le Monde.fr (certains articles payants) du 12/11/12
Réforme des rythmes scolaires : les enseignants ne veulent pas être les « dindons de la farce »
Alors que les négociations reprennent, ce 12 novembre, entre ministère de l’éducation nationale, collectivités territoriales et syndicats d’enseignants, pour mettre en musique la refondation de l’école promise par ce gouvernement, des enseignants font entendre leur voix - leur inquiétude, souvent ; parfois aussi leur mécontentement. Il faut bien reconnaître qu’ils sont nombreux à avoir été déçus par la première séquence de discussions avant les vacances de la Toussaint, qui a notamment porté sur la réforme des rythmes scolaires – le ministère souhaitant passer de quatre jours à quatre jours et demi d'école par semaine dès 2013, avec le mercredi matin travaillé, et réduire la journée de classe à cinq heures, contre six actuellement, mais y ajouter une demi-heure d’aide aux devoirs assurée par les professeurs, et une demi-heure d’activités organisées par les collectivités. Ainsi, même si la cloche sonne à 15 h 30, aucun enfant ne quitterait l’école avant 16 h 30… comme aujourd’hui
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"La nervosité empêche l'élève de mémoriser"
Micheline Flak, fondatrice de l'association Recherche sur le yoga dans l'éducation (Rye-france.fr), oeuvre pour que cette pratique soit introduite dans le système scolaire français.
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Le yoga apporte un nouveau souffle à l'école
Ulrika Dezé, diplômée en sciences de l'éducation et fondatrice de Yogamini, une méthode ludique et pédagogique de yoga, commence son cours avec les élèves de CE2 à l'école primaire des Francs-Bourgeois (école privée sous contrat), à Paris.
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Vincent Peillon présente son dispositif de lutte contre les violences scolaires
C'est à Amiens, où les émeutes de l'été ont pu conduire, dans certains collèges et lycées, à une recrudescence des tensions en septembre, que le ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon, a choisi de faire sa rentrée ce 12 novembre, au lendemain des vacances de la Toussaint.
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Des apprentis journalistes envoyés en Israël pour se forger une opinion
Visite de sites archéologiques, rencontre avec des Israéliens près de Gaza, découverte du plateau du Golan… Une soixante d'étudiants de l'Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille doivent se rendre en Israël le 12 novembre, pour un voyage pédagogique d'une dizaine de jours. A l'heure où les rédactions envoient de moins en moins de reporters sur le terrain, ce séjour représente une véritable occasion de "mieux appréhender les questions liées au conflit israélo-palestinien et à son traitement médiatique", écrit l'école sur son site.
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Le dictionnaire sexiste des écoliers fermé par le ministère
Le père ? "C'est le mari de la maman, sans lui la maman ne pourrait pas avoir d'enfant. C'est le chef de famille parce qu'il protège ses enfants et sa femme. On dit aussi papa." La femme ? "Elle peut porter des bijoux, des jupes et des robes. Elle a de la poitrine." L'obèse, cette "personne malade, qui est tellement grosse qu'elle peut à peine marcher"…
Ces définitions d'un autre âge sont issues... du Dictionnaire des écoliers lancé par le Centre national de recherche pédagogique (CNDP) en septembre 2010, dans le cadre du plan national de prévention de l'illettrisme. Il comprend 17 000 définitions écrites et illustrées par des élèves de la grande section au CM2. Plus inquiétant, elles ont été validées par trois référents, comme le souligne le site 20minutes.fr. Il n'en fallait pas plus pour enflammer la Toile.
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Suspension des allocations familiales : la droite n’en démord pas
A peine abrogée au Sénat, l’idée referait-elle surface à l’Assemblée nationale ? Alors que la Chambre haute a voté, jeudi 25 octobre, la suppression de la loi du 28 septembre 2010, dite "loi Ciotti", qui avait instauré un système de sanctions pouvant aboutir à la suspension des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire, le député UMP Claude de Ganay et plusieurs de ses collègues viennent de déposer, au palais Bourbon, une proposition de loi pour "prévenir et lutter contre la violence scolaire" en utilisant le même levier. Le même "bâton", diront certains.
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Prévenir la violence scolaire, un métier d'avenir (édition abonnés)
Dorothée Flory n'a pas le profil d'un vigile ou d'un policier. Sa spécialité, c'est la psychologie, l'accompagnement éducatif, l'insertion sociale. Sa méthode, une voix douce plutôt que des gros yeux. Rien à voir avec l'image du "super-pion" qui pèse sur les 500 assistants de prévention et de sécurité (APS), dont Dorothée fait partie, recrutés au cours des mois de septembre et octobre dans les établissements les plus sensibles. Le nouveau "métier" a été créé pour lutter contre la violence scolaire par le ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon, dans le cadre de ses mesures d'urgence de la rentrée
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L’Humanité du 12/11/12
Réforme des rythmes scolaires: trois syndicats réclament une table ronde
Dans une lettre commune adres­sée ce matin à Vincent Peillon, le Snuipp-FSU, le Se-Unsa et le Sgen-CFDT manifestent leur désaccord face aux premières propositions du ministre concernant la réforme des rythmes scolaires et réclament une table ronde réunissant des représentants des collectivités territoriales, des familles et des enseignants.
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Rythmes scolaires : lettre intersyndicale au Ministre (SE-Unsa, Sgen-CFDT, Snuipp-FSU)
Le SE-Unsa, le Sgen-CFDT et le Snuipp-FSU viennent d’adresser à Vincent Peillon une lettre commune pour exprimer leur désaccord quant aux propositions sur les rythmes scolaires. Ils réclament de véritables discussions prenant en compte tous les éléments du dossier : temps et contenus pédagogiques, service des enseignants, redéfinition de l’aide aux élèves en difficulté, révision des programmes…

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Il s’agit de construire l’école du peuple, celle de la République sociale Par François Cocq (Parti de Gauche) et Francis Daspe, secrétaire général de l’Association pour la gauche républicaine et sociale – Prométhée
L’égalité des chances est-elle le soubassement du triomphe de la doxa libérale pour l’école ?
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À Lyon, l’agresseur d’un prof devant la justice
Le parent d’élève qui avait roué de coups un professeur d’EPS, début octobre, comparaissait hier devant le tribunal correctionnel de Lyon. Il risque jusqu’à cinq ans de prison.
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Socle commun version hard ou version light : débarrassons-nous en !
Tribune de Henri Baron, directeur d’école, militant de l’Éducation Populaire et syndical (Cgt Éduc’action), parent d’élève. Le socle commun de connaissances et de compétences né en 2005 et distillé sous l’ère Sarkozy, est la définition de savoirs a minima destinés à satisfaire le patronat à la perpétuelle recherche d’une main d’œuvre peu qualifiée mais sachant effectuer des tâches précises, sans trop réfléchir, ni s’opposer, ni se rebeller.
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Apprendre ne se fabrique pas, cela se vit
Echec ? Réussite ? Quelle démarcation ? par Françoise Savioz, docteur en sciences de l'éducation et professeur de mathématiques à la retraite. Elle est également l'auteure de l'Erreur n'est pas une faute, paru en 2008 chez l'Harmattan.
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La vague brune, l’histoire et l’école par le collectif Aggiornamento hist-géo
« On n’enseigne plus l’histoire à vos enfants. » Les Français connaissent bien cette vieille rengaine, ressassée par les esprits chagrins depuis que l’esprit de 68 aurait soufflé son poison sur l’école. Inspirés par l’« idéologie », la pensée unique et le « pédagogisme », les mandarins de l’éducation nationale auraient évincé des programmes scolaires les grandes dates et les grands héros de l’histoire de France, menaçant la célébration de l’identité nationale. Dénoncé par de très nombreux historiens pour ses simplifications et son caractère partisan, l’appel lancé en 1979 dans les colonnes du Figaro Magazine par Alain Decaux séduit pourtant à nouveau, dans un contexte politique bien plus préoccupant. Affichant un bel opportunisme, le même journal vient de relancer la polémique en profitant du mécontentement des enseignants à propos de la suppression de l’histoire en terminale S ou de la réforme du programme de première. Depuis la rentrée scolaire, à coups de cris d’alarme (« Qui veut casser l’histoire de France ? »… « La vérité sur l’histoire à l’école »), le Figaro Magazine et le Figaro Histoire se sont donné pour mission de restaurer l’enseignement de l’histoire nationale. Profitant de la sortie de trois livres réactionnaires et catastrophistes, le Figaro a lancé un hameçon plutôt rouillé et pourtant avidement happé, sans aucune distance critique, par de nombreux médias, de France Inter à RMC en passant par le Parisien ou France Info. Grâce à eux, des millions de Français se sont donc retrouvés pris dans les rets d’un discours xénophobe et nationaliste présenté comme une évidence.
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GFEN. «  On entretient une vision étriquée des capacités des élèves  »
Docteur en sciences de l’éducation et président du Groupe français d’éducation nouvelle, Jacques Bernardin appelle à s’interroger sur les pratiques pédagogiques.
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Stop à la balkanisation du système éducatif
Par francis Daspe, président de la commission nationale éducation du Parti de Gauche.
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Le Parisien (certains articles payants) du 12/11/12
Violence scolaire : Vincent Peillon veut «briser le silence»
C'est à Amiens (Somme), où une enseignante de sciences avait été aspergée de gaz lacrymogène en septembre dernier, que le ministre de l'Éducation nationale Vincent Peillon a annoncé lundi l'installation officielle de la très attendue délégation ministérielle sur la violence scolaire.
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La Croix du 12/11/12
Le « Dictionnaire des écoliers » provisoirement retiré du Net
Le ministère de l’éducation vient de suspendre la diffusion d’un dictionnaire numérique rédigé par des écoliers, en raison de définitions jugées sexistes. Le dispositif, visant à lutter contre l’illettrisme, n’est pas abandonné mais va faire l’objet d’une évaluation.
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Le Japon essaie d’enrayer le fléau des brimades à l’école
Le suicide d’enfants harcelés par leurs camarades est un fléau au Japon.
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Daniel Marcelli : « La séduction donne aux êtres humains l’impression d’être libres »
Daniel Marcelli, professeur de psychiatrie, met en garde les parents contre les dangers du "rapport de séduction" en matière éducative.
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Les échos (certains articles payants) du 12/11/12
Education : l'Assemblée nationale adopte le budget 2013
L'Assemblée nationale a voté hier le budget 2013 de l'Education, en hausse de 2,9 % par rapport à 2012
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La « cyberclasse » enthousiasme déjà les jeunes élèves allemands
La France commence à tester une méthode d'enseignement interactive utilisant l'animation en images 3D, déjà expérimentée dans les écoles en Allemagne.
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La refondation de l'école
Rythmes scolaires, lutte contre le décrochage, formation des enseignants... François Hollande veut une refonte de l'école. Avec des mesures dès la rentrée 2013. Un projet de loi de programmation et d'orientation est attendu mi-décembre.
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20 minutes du 12/11/12
Violence scolaire: Peillon installe une délégation pour "briser le silence"
Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a annoncé lundi à Amiens l'installation officielle d'une délégation ministérielle sur la violence scolaire, institution "pérenne" pour "briser le silence" et trouver des solutions à court et à long terme
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Béthune: Marche blanche en hommage à l'enseignante suicidée
Une journée d'hommage est organisée en attendant les conclusions cette semaine d'une enquête interne du rectorat...
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Le Pakistan célèbre la journée pour Malala, jeune icône pour l'éducation
De jeunes étudiantes ont prié samedi à travers le Pakistan en soutien à leur "héroïne" Malala Yousafzai, cette militante pour le droit à l'éducation ayant survécu à un attentat perpétré le mois dernier par les talibans, et promis de "continuer son combat".
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Inde: améliorer le système éducatif, clé de voûte de la prospérité
Et si les réformes économiques n'étaient pas la seule clé de la croissance ? L'Inde, en quête d'un nouveau souffle, devrait aussi revoir son système d'éducation défaillant pour offrir une formation adéquate aux millions de jeunes sans qualification, selon les experts.
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Rue89 du 12/11/12
Rimbaud auteur gay : la gauche tentée de réécrire les manuels scolaires
Pourquoi faut-il que, même à gauche, des ministres se mêlent du contenu des manuels scolaires ? En quoi Najat Vallaud-Belkacem est-elle légitime pour affirmer que l’homosexualité de Rimbaud explique une grande partie de son œuvre ?
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Le sport à l’école, école de l’humiliation ?
L’EPS, l’éducation sportive et physique, est une des disciplines les plus haïes à l’école, surtout à partir du collège. Témoignages et remèdes.
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Apprendre à lire sans prof ? Les enfants éthiopiens s’y emploient
C’est une expérience qui rappelle le scénario du film « Les dieux sont tombés sur la tête », dans lequel une bouteille de Coca, jetée d’un avion, atterrit dans un village bushmen et chamboule le quotidien de ses habitants. Sauf qu’avec l’opération menée par One Laptop Per Child (OLPC) auprès d’enfants éthiopiens analphabètes, ce sont nos certitudes occidentales sur l’apprentissage qui pourraient bien être bousculées.
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Réforme de l’école : beaucoup de profs ne savent pas écouter
J’ai lu avec intérêt différents textes parus depuis début septembre sur Rue89 concernant la rentrée scolaire et l’école en général. Ces textes émanaient systématiquement ou presque d’enseignants. Je travaille depuis cette rentrée scolaire non plus comme enseignant, mais dans des fonctions d’encadrement de l’Education nationale. Cette fonction, et les très nombreuses réunions qui vont avec, m’ont conduit à avoir un regard différent de celui que j’avais jusque-là sur l’attitude de nombreux enseignants (pas tous, bien sûr).
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Ouest-France du 12/11/12
Enseignement privé 1er degré : ils sont suppléants… et précaires
Des suppléants dans l’enseignement privé 1er degré ont créé le collectif 44, il y a deux ans et demi. Leur motivation : une revalorisation de leur salaire et une grille d’avancement. « Nous faisons le même boulot qu’un enseignant de primaire, mais nous n’avons pas le concours. Nous ne sommes pas titularisés »
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Le Journal du Dimanche du 12/11/12
Rythmes scolaires : les syndicats pour une concertation
Les syndicats d'enseignants SE-Unsa, Sgen-CFDT et SNUipp-FSU demandent lundi dans une lettre commune au ministre de l'Education Vincent Peillon d'organiser une table ronde sur les rythmes scolaires réunissant des représentants des collectivités territoriales, des familles et des enseignants.
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Le Nouvel Obs Permanent du 12/11/12
Vive les « neuroprofs » !
Tout seul dans son coin, un prof de maths lorrain a inventé une méthode pour aider les élèves en difficulté. Son secret ? Les faire jouer avec leurs neurones.
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Aux USA, les universités au coeur de la présidentielle
Les trois grands débats Obama Romney pour la présidentielle se sont tenus dans des universités privées, qui en tirent un gros bénéfice de publicité
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L’art vient (en camion rouge) aux écoliers
La petite commune de Hanches (Eure-et-Loir) a accueilli le MuMo, un camion qui fait découvrir quelques pointures de l’art contemporain (Buren, Cattelan, McCarthy…) aux élèves de primaire.
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"Dictionnaire des écoliers" : publier ces mots d'enfants, une honte pour l'école !
LE PLUS. "Maman passe l'aspirateur, essuie les meubles, fait la vaisselle, le repassage. C'est une bonne ménagère." Cette phrase n'est pas tirée d'un guide du savoir-vivre du XVIIIe. Non, c'est une phrase servant d'exemple dans la définition "made in CP" du mot "ménagère" dans le "dictionnaire des écoliers". Un recueil scandaleux et inquiétant pour notre contributeur, professeur d'histoire-géo, 

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Séparons la question scolaire des inégalités sociales
LE PLUS. 150.000 "décrocheurs" par an, qui quittent le système scolaire sans qualification. Comment y remédier ? Pour Abdelmajid Arbouche, doctorant en Sciences sociales à Paris IV Sorbonne, si l'école doit accompagner les élèves les plus en déroute, elle ne peut pas être la solution miracle contre les inégalités sociales. Pourquoi ?
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L’Express.fr du 12/11/12
Rythmes scolaires: "Vincent Peillon veut aller trop vite"
Manque de temps, aide aux devoirs trop restreinte... nombre d'enseignants critiquent la réforme de leur emploi du temps. Claire Leconte, chercheur et spécialiste des rythmes biologiques, explique cette contestation par le rythme effréné du gouvernement sur ce dossier. Les négociations reprennent ce lundi au ministère.
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Ayrault "pas gêné" par des policiers et des detecteurs de metaux à l'entrée des collèges
Dans une interview au Parisien, Jean-Marc Ayrault estime que l'installation de détecteurs de métaux à l'entrée des établissements scolaires est une mesure envisageable. Une proposition avancée avant lui par Xavier Darcos, ministre de Nicolas Sarkozy.
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Le Café Pédagogique du 12/11/12
Rencontre avec une "dinde"
Une dinde , Anne-Sophie ? Elle n'en a pas l'air ! D'ailleurs le mouvement des dindons dont elle est le porte -parole a su prendre en quelques jours une ampleur médiatique inattendue. Près de 4 000 enseignants du premier degré ont déjà signé la pétition de ceux qui ne veulent pas être "les dindons de la farce" de la refondation.
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C. Lelièvre : ‘’Alternance’’ et/ou ‘’apprentissage’’ ?
Le Pacte de croissance et de compétitivité que vient de présenter le gouvernement semble sérieusement s'écarter du rapport Gallois en ce qui concerne l'apprentissage, nous dit Claude Lelièvre.
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Brissiaud : Il faut refonder l'apprentissage des nombres en maternelle
Les premiers apprentissages mathématiques prédisent la réussite ou les difficultés scolaires à venir. Le Café pédagogique publie en avant-première une série de 3 textes de Rémi Brissiaud (Paris 8) adaptés d’un livre à paraître début décembre aux éditions Retz. Il montre que la brutale dégradation des performances en calcul constatée en 1999 par la DEPP (et confirmée depuis) n’est pas une conséquence de la réforme des mathématiques modernes de 1970 parce qu’elle se produit bien plus tard, après les instructions officielles de 1986. En revanche, cette réforme nous a fait oublier ce qu'était notre culture pédagogique des premiers apprentissages numériques. Cela a facilité, en 1986, un basculement vers des pratiques pédagogiques qui appartiennent à une autre culture : celle des États-Unis, un pays dont la langue, l’anglais, est très différente et qui n'a pas d'école maternelle. Il montre que ce basculement est à l'origine de l'effondrement des performances en calcul et il alerte : ce que certains mettent en avant aujourd’hui « davantage de ludique, moins de symbolique » résoudrait peut-être le problème de la primarisation de l'école maternelle, qui est réel, mais cela empêcherait notre école de renouer avec la culture pédagogique qui était la sienne et cela pérenniserait l'échec scolaire. Pour Rémi Brissiaud, l'École de la République risque de passer à côté de la possibilité de refonder la pédagogie des nombres alors qu'elle dispose de tous les outils pour le faire.
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Touteduc (accès payant) du 12/11/12
L'éducation française au 19ème rang des nations (Legatum prosperity index)
Le système éducatif français arrive au 19ème rang des nations, s'il faut en croire le "Legatum prosperity index" qui place en tête la Nouvelle-Zélande, devant l'Australie, le Canada, Taiwan, les Etats-Unis, la Norvège, la Corée du Sud et la Finlande.
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Petite enfance et maternelle : quelle politique nationale, quelles cohérences territoriales, quels financements ? (colloque de l'IREA)
Avons-nous besoin d'un "service public de la petite enfance", avec une administration nationale et des cohérences à créer au niveau territorial, ou faut-il militer pour "une politique publique nationale de la petite enfance", qui s'articule avec les politiques familiale, sociale, fiscale ?
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Education artistique et culturelle : Marie Desplechin présidera le comité de pilotage
Marie Desplechin présidera le comité de pilotage pour l'éducation artistique et culturelle, qu'Aurélie Filippetti installera la semaine prochaine.
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Éducavox du 12/11/12
La formation des enseignants… On n’y comprend rien par Pierre Frackowiak
On affirme dans les cérémonies officielles que la formation des enseignants est une priorité de la refondation. Tout le monde comprend cela. On n’imagine pas un médecin lâché dans un cabinet ou un hôpital, sans formation, accompagné épisodiquement par un vieux médecin expérimenté – les maîtres de stage sont majoritairement vieux par l’âge ou par les conceptions, leur expérience étant un gage de conformisme pour produire du conformisme -. Pourtant, on l’a fait sans provoquer de grands rassemblements dans les rues, il est vrai.
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Le triomphe du technicisme par Pierre Frackowiak
J’avais écrit un texte pour le site de Philippe Meirieu sur le thème « Désintoxiquer pour refonder » J’y expliquai que les idées ultra libérales avaient fait des dégâts considérables dans les écoles en termes de démobilisation des enseignants victimes d’une oppression hiérarchique croissante, d’une déshumanisation du système éducatif, d’un pilotage par les résultats apparents importé du monde la finance et de l’industrie, avec des diagnostics, des tableaux de bord, des power points, des camemberts… et des feuilles de route que les prescripteurs seraient bien incapables de suivre s’ils avaient à la prendre eux-mêmes.
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Médiapart (accès payant) du 12/11/12
Réforme des rythmes scolaires: les maires ne veulent pas payer
Alors que se pose la question de son mode de financement, l'Association des maires de France menace de bloquer la réforme et demande un report de deux ans de son application. Qui assurera la prise en charge des enfants dans le cadre d'une journée allégée et d'une semaine de quatre jours et demi?
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Le levier éducatif du pacte de «compétitivité»
Le séminaire gouvernemental a pris 6 décisions en vue d’« offrir aux jeunes et aux salariés des formations tournées vers l’emploi et l’avenir » dans le cadre du « pacte national pour la croissance, la compétition et l’emploi ».

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«Apprendre à apprendre»
L'expression «apprendre à apprendre» remonte loin dans le temps, beaucoup plus loin qu'on ne le croit. C'est une bonne nouvelle, mais aussi une mauvaise. Cette expression est en effet de l’ordre de l’évidence pour les cadres de l’Ecole républicaine dès la fin du XIX° siècle.
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Pour une pédagogie ordinaire par Sébastien Rome
Parmi les sujets qui n’ont pas été abordés lors de la refondation de l’école, il y en a un qui mériterait particulièrement d’être investi tant, il occasionne des « crampes mentales » : la pédagogie. La lutte, toujours explosive, entre les « républicains » anti-pédagogues et les « pédagogues » n’en finit pas de corrompre tous les débats. Wittgenstein nous offre la possibilité d’ouvrir une nouvelle voie... ...supprimant ces vieux clivages absurdes. Le double objectif de ce texte est de faire une archéologie de la querelle scolaire et de jeter les bases d’une pédagogie ordinaire. Peut-on sortir de la lutte en pédagogues et antis et à la fois refonder la pédagogie ?
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Slate.fr du 12/11/12
Le redoublement, spécialité française, injustice nationale
Le chef de l'Etat veut diminuer le recours à cette pratique. En plus d'être inefficace, le redoublement est injuste pour les élèves. Sa suppression serait une véritable révolution de la scolarité française, favorisant la participation et l’intégration des élèves décrocheurs
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Le Pakistan, au-delà de Malala
La tentative d'assassinat de la jeune fille militant pour le droit à l'éducation des filles n'est malheureusement qu'un drame supplémentaire dans le contexte pakistanais.
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Huffington Post du 12/11/12
Sciences Po renouera-t-elle avec la bonne gouvernance qu'elle enseigne? Par Emmanuel Davidenkoff
"Sciences Po = Sciences Pipo ?" Cette question faisait la Une de L'Etudiant voici deux ans. Richard Descoings était vivant et bien vivant, et nul ne songeait alors à remettre en cause l'aura qu'il avait contribué à donner à l'institution de la rue Saint-Guillaume. Seule comptait la belle histoire qu'il racontait, celle d'une "université sélective" mais socialement accueillante, capable de rayonner à l'étranger, diversifiant son recrutement, soucieuse d'excellence scientifique comme d'insertion professionnelle. La France de la démocratisation par l'université et celle de la sélection par les grandes écoles enfin réconciliées. Un rêve.
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Les lycéens français préfèrent les campus américains Par Emmanuel Davidenkoff
Le meilleur plan de valorisation de l'université française consiste peut-être à investir massivement dans la production cinématographique et littéraire. C'est la thèse qui traverse le passionnant ouvrage d'Emmanuel Ethis et Damien Malinas Les films de campus (Armand Colin, 2012). Par la force des choses, le livre se concentre sur la production américaine. Les universités y sont omniprésentes. Théâtres et actrices du drame dans The Social Network, Will Hunting ou Docteur Jerry et Mister Love, elles apparaissent aussi comme simple référence à travers la profession exercée par les personnages -Indiana Jones est universitaire, tout comme le héros de L'homme qui en savait trop (Hitchcock).
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Des collèges expérimentent l'évaluation sans notes. Bilan : bons résultats, mais peut mieux faire
"Alors, t'as eu combien?" On la croyait immuable et pourtant, cette question anodine - sur les lèvres de tous les collégiens à la remise de leurs copies - pourrait bientôt n'être plus qu'un mauvais souvenir. Si la note sur 20 demeure l'alpha et l'oméga de l'évaluation des élèves au collège, elle est de plus en plus jugée trop réductrice. Au point d'être devenue, en quelques mois, l'une des cibles préférées de Vincent Peillon.
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ÉducPros du 12/11/12
La saine colère du socle par Bernard Desclaux
Depuis quelques jours des articles virulents contre le socle commun de connaissances et de compétences ont entrainé des réponses sur le web. Je vais donc y ajouter ma propre note dans ce concert à plusieurs voix, ou voies… ?
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VousNousIls du 12/11/12
François Fillon veut mettre un "patron" à la tête des établissements scolaires
Le can­di­dat à la pré­si­dence de l'UMP François Fillon a prôné la semaine der­nière une véri­table réor­ga­ni­sa­tion de l'école, impli­quant une auto­no­mie accrue des établis­se­ments et leur direc­tion par un véri­table "patron".
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Rythmes scolaires : la réforme doit être faite en 2013 "dans l'intérêt des élèves" (Peillon)
Alors que l'AMF évoquait hier un report du retour à la semaine de 4,5 jours à l'école pri­maire en 2014 dans cer­taines com­munes, Vincent Peillon sou­haite main­te­nir l'application de la réforme à la ren­trée 2013.
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