jeudi, février 19, 2015

A propos de Facebook...

Ce jeudi 19 février, entre deux quintes de toux et en luttant contre la grippe, j'ai constaté que mon compte Facebook avait été bloqué. Plus précisément, à la place de mon “mur", on trouve le message suivant...



J'utilise les réseaux sociaux depuis de nombreuses années (avril 2009 précisément). Et comme je l'ai déjà expliqué ici même sur ce blog, c'est pour moi un outil de veille et d'échanges et surtout une tribune. 
J'ai fait le choix de l'indiquer clairement dans le nom que j'utilise sur Facebook : “Philippe Watrelot-Cahiers Pédagogiques”. C'est donc bien mon vrai nom mais avec la mention de ce qui motive ma présence sur ce réseau social. Il en découle un certain nombre de principes. En particulier, je ne fais pas ou très peu mention de ma vie privée sur ce statut. Je publie essentiellement des informations en lien avec l'éducation. J'indique quand je représente l'association dans telle ou telle instance ou manifestation. Je fais aussi état de mon activité d'enseignant car, pour moi, il est important que l'on comprenne qu'un président de mouvement pédagogique comme je le suis est d'abord et avant tout un enseignant "de terrain". Je suis donc d'abord un individu, militant et représentant d'une “organisation”
Cela ne semble pas correspondre aux catégories pré-établies de Facebook. On m'indique que “les profils personnels sont réservés aux individus” (mais j'en suis un !) et que pour les “organisations”, il faut ouvrir une page. Et bien sûr, l'information est donnée de manière brutale et sans possibilité de discuter. Essayez de trouver une adresse ou pire encore un numéro de téléphone !
D'après ce que j'en ai compris, il y a quand même des différences notables entre “mur” et “page”. En particulier, il y a moins d'interactions puisque l'information devient alors essentiellement descendante. Or, mon mur était un espace où d'autres personnes pouvaient contribuer et signaler des informations intéressantes et surtout un lieu de débats souvent riches et argumentés. L'autre grande différence tient au fait qu'avec une page on n'est plus “ami”  avec les personnes qui vous suivent (qui passent, eux, du statut d' “ami” au statut de “fan"— je ne me ferai jamais à ce vocabulaire...  —) et qu'on ne peut donc plus lire leurs propres informations. Pourtant, c'était une dimension importante de mon travail de veille sur les réseaux sociaux et en particulier Facebook. Je pouvais répercuter et rediffuser ce qui pouvait intéresser l'ensemble de mon réseau. Cela va devenir plus compliqué à faire puisqu'il va falloir naviguer entre plusieurs comptes pour parvenir au même résultat... Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? 
On me rétorquera que je n'avais qu'à lire attentivement les “Conditions générales d'utilisation” de Facebook où le cadrage des usages doit être sûrement indiqué explicitement. Mais on accepterait plus facilement de telles limites si, par ailleurs, des dérives bien plus graves étaient mieux encadrées. Quand on constate que des accusations gratuites, des injures publiques ou des appels à la haine sont publiés sans que cela suscite la moindre réaction du réseau social, on se dit qu'il y a deux poids, deux mesures...
Un dernier mot, (sans tomber dans la paranoïa). Avec près de 4000, je n'étais pas arrivé encore à la barre fatidique des 5000 contacts numériques (“ami” dans le langage Facebook), cette annonce brutale et sans sommation conduit à s'interroger sur ce qui a pu déclencher ce soudain intérêt des administrateurs psycho-rigides de Facebook. Que quelqu'un ait pu “signaler” mon profil pour me nuire n'est pas à exclure. 
En tout cas, même si cela complique un peu les choses, je reste malgré tout persuadé que les réseaux sociaux sont aujourd'hui un moyen utile pour susciter le débat, créer du réseau et diffuser des idées. Et pas seulement des photos de petits chats mignons !


1 commentaire:

Anonyme a dit…

Vos posts FB me manquent déjà !!

 
Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.