dimanche, décembre 26, 2004

Revue de presse de la semaine du 20 décembre au 26 décembre 2004

Voici une revue de presse sommaire de la semaine qui vient de s’écouler (quotidiens et hebdomadaires) . Peu d’articles à se mettre sous la dent en cette période de vacances.

A noter cependant l’annonce d’une grève intersyndicale le jeudi 20 janvier pour demander le retrait du projet de loi sur l’éducation du Ministre F.Fillon.
On peut aussi s’intéresser à la loi sur le patronyme qui aura des répercussions dans l’école (à lire dans l’Humanité). Au cas où on l’aurait oublié c’est Noël et beaucoup de journaux s’interrogent à cette occasion sur le statut de l’enfant et aussi sur la laicité. On pourra lire plusieurs articles intéressants sur ces deux sujets.

Bonne lecture
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Libération


Ces mille privations qui pourrissent le collège (20/12/04)
Malgré l'échec de la grève du 7 décembre, des enseignants, excédés par la pénurie de moyens, continuent de se mobiliser pour faire pression sur le rectorat.
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Après le boulot, les parents font leurs devoirs... scolaires (21/12/04)

Les devoirs scolaires sont aussi l'affaire des parents, qui y consacrent de plus en plus de temps, selon une étude de l'Insee sur «l'aide aux devoirs apportée par les parents» publiée ce matin[téléchargeable sur le site de l’INSEE , comparant ces résultats aux données collectées dix ans plus tôt. Ainsi au primaire, avec dix-neuf heures par mois à eux deux, les parents passent en moyenne une demi-heure de plus qu'il y a dix ans à calculer, rédiger ou conjuguer aux côtés de leurs enfants...
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Le Figaro


Comment la laïcité bouscule les catholiques (25/12/04)

L'année 2005 sera celle des repositionnements laïques et religieux. Avec la loi sur les signes religieux à l'école, les débats ont déjà été largement entamés, au moins sur le plan politique. Ils se poursuivront avec l'anniversaire de la loi de 1905. Mais les lacunes culturelles en matière de fait religieux creusent les fossés et stigmatisent les comportements. Un climat tendu qui pousse les catholiques – après avoir longtemps prôné l'enfouissement – à manifester une plus nette visibilité dans la société.
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Le bloc-notes
Le sapin de Noël, symbole menacé ?


C'est l'histoire d'un sapin de Noël. Comme chaque année, la gardienne d'origine tunisienne du lycée Van Dongen de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) l'avait installé et décoré dans le hall. Mais, cette fois, il a été retiré à la demande d'une poignée d'élèves, au nom de la laïcité. Le proviseur a expliqué avoir «peiné à convaincre» les contestataires, qu'il refuse de désigner plus précisément. Toutefois, devant la protestation de la majorité des lycéens, l'arbuste a été réintroduit subrepticement jeudi dernier, dans le réfectoire. Seuls les demi-pensionnaires peuvent le voir.
S'arrêter sur cet épisode. Il révèle le terrorisme que peut exercer, au coeur de l'école, une minorité hostile aux traditions françaises. Il dévoile, surtout, la lâcheté de la communauté éducative, qui feint de ne pas saisir les vraies motivations des plaignants et n'ose défendre notre patrimoine culturel. Après avoir réinstallé l'arbre plus discrètement, elle s'est justifiée ainsi : «L'utilisation du sapin comme symbole de vie et de renaissance, après le solstice d'hiver, est bien plus ancienne que le christianisme.»
Nous y voilà. La présence d'un sapin de Noël dans un lycée a pu être assimilée à une violation de la loi sur l'interdiction des signes religieux ostensibles, au même titre que le voile islamique. Et ni le proviseur ni sa hiérarchie n'ont dénoncé cette provocation.
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L'Humanité


La prison à la place du collège (21/12/04)

Samuel, le collégien ghanéen de Pau, arrêté dans son établissement, est désormais emprisonné à Fleury-Mérogis pour refus d’embarquement.
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Accéder partout... mais dans dix ans(23/12/04)

Dix ans et pas un de plus : les transports collectifs n’auront pas plus de délai pour réaliser les aménagements nécessaires à la libre circulation des personnes handicapées. Ainsi en ont décidé les députés, hier, lors du débat en deuxième lecture du projet de loi sur le handicap. Éducation, emploi, bâtiments et transports : la journée tout entière a été consacrée à la question de l’accessibilité des personnes handicapées à la vie de tous les jours. Un volet du projet des plus attendus, tant les sénateurs avaient provoqué la colère des associations en le vidant de son contenu, lors de son passage en première lecture.
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Éducation Front syndical reconstitué (23/12/04)

Le front intersyndical dans l’éducation nationale s’est reconstitué avec un appel commun lancé mardi par les principales fédérations enseignantes pour une « journée nationale de grève et de manifestations » dans la troisième semaine de janvier 2005, la première depuis le 25 mai. Cette action est destinée à « exiger l’abandon » du projet de loi d’orientation sur l’école qui, disent-elles, « ignore les attentes exprimées lors de multiples débats », et à demander « l’ouverture d’une véritable négociation pour élaborer une loi ambitieuse pour l’avenir des jeunes ». Les fédérations dénoncent en outre « les mesures de carte scolaire, de suppressions de postes et de fermetures de classes résultant du budget 2005 ». L’appel, qui concernera tous les personnels de l’éducation nationale, y compris administratifs, de la maternelle jusqu’à l’université, a été lancé par la FSU, l’UNSA éducation, le SGEN-CFDT, la FERC-CGT et la FAEN, c’est-à-dire par l’essentiel des formations syndicales du secteur.
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Au supermarché du rêve (24/12/04)

Françoise galère. « Les enfants ont tellement de choses ! On n’attend même plus les grandes occasions comme les fêtes et les anniversaires pour leur faire des cadeaux, c’est toute l’année. Résultat : ils sont submergés de jouets et on ne sait plus ce qui leur ferait plaisir. » Pour faire ses choix, Françoise se fie aux âges indiqués sur les boîtes. Mais c’est qu’en plus « ils sont difficiles ». Difficiles ou pas, les bouts de chou ont souvent le dernier mot. À sept ans, Roberto flashe sur une énorme boîte des Power Rangers, produit dérivé du dessin animé du même nom. Un coup de foudre savamment préparé par la télévision, qui mitraille les spots au cours de pages publicitaires de plus en plus longues. « Combien ça coûte ? » demande la maman à un vendeur débordé, qui lui conseille de passer le code-barres devant la borne indiquant les prix. Verdict : 75 euros. Les yeux suppliants de Roberto l’emportent sur la grimace maternell
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L a nouvelle loi sur le patronyme (24/12/04)
Expliquez-vous, Valérie Feschet, anthropologue à l’institut d’ethnologie méditerranéenne et comparative d’Aix-en-Provence


[le double nom] introduit une parité dans la transmission du nom et redonne un peu d’honneur à celui de la mère dans la généalogie familiale. C’est aussi l’expression d’un système bilatéral, dans lequel l’enfant est reconnu comme le fruit de deux personnes. Enfin, à l’heure des fratries recomposées, il permet de distinguer plus finement les divers groupes de la famille. Quand le seul patronyme ramène à une globalité, le double nom permet de différencier les frères et les demi-frères... Cela affine les propriétés distinctives - généalogiques. Le seul matronyme, en revanche, peut être violent pour le père, qui perd la trace de sa paternité. Souvent, d’ailleurs, les mères elles-mêmes s’attachent à ce que leur enfant porte aussi le nom de son père.
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« Le jeu ne se limite pas au jouet » (24/12/04)

Jean Epstein est psychosociologue. Il décrypte le rôle du jouet et celui du jeu dans le développement de l’enfant. Entretien
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Le Parisien


Pas d’accès aux archives


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La Croix


L'érosion de la pratique catholique

Une enquête de l'institut CSA montre que la lente érosion de la pratique des catholiques en France se poursuit. Cette étude de fond permet, pour la première fois, de dresser un portrait des pratiquants.
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Comment Dieu se révèle aux enfants

Pour reconnaître Dieu dans leur vie, les enfants du XXIe siècle ont besoin comme leurs aînés d'être respectés et guidés dans leur quête spirituelle
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20 minutes


Profs et fonctionnaires dans la rue le 20 janvier (23/12/04)

Le Grand Soir est pour le 20 janvier. Hier, fonctionnaires et enseignants ont appelé à la grève et à la manifestation partout en France, ce même jour. Les syndicats enseignants, qui reforment pour l’occasion l’intersyndicale des grandes grèves de 2002, exigent l’abandon du projet de loi Fillon sur l’école.
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Le Monde


La réforme du nom de famille s'attaque à la forteresse paternelle (23/12/04)

A partir du 1er janvier 2005, les parents pourront transmettre à leurs enfants le nom du père, celui de la mère ou les deux accolés. Cette modification, réclamée dès 1978 par le Conseil de l'Europe, bouleverse le modèle existant et s'adapte aux nouvelles réalités de la famille.
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"Le nom de la mère n'est plus la marque d'un défaut de filiation"

Entretien avec Valérie Feschet, anthropologue à l'Institut d'ethnologie méditerranéenne et comparative
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"Laïcité" et mémoire collective, par Guilhem Labouret
enseignant à l'université Paris-Sorbone


Saint Nicolas avait un tort : il était chrétien, et qui plus est évêque. Sa crosse et sa mitre dérangent. Des écoles du Pas-de-Calais l'ont montré en interdisant des figurines en chocolat du saint en question, non sans avoir essayé de gratter la croix qui ornait son chapeau. Anecdote plaisante, qui rappelle la suppression des crèches et santons de Noël dans plusieurs écoles, y compris dans les Bouches-du-Rhône, terre de tradition s'il en est dans la fabrication des santons, où le petit Jésus est plus un sujet en terre cuite que la représentation sacrée du fils de Dieu. Dans les deux cas, la presse a souligné les conséquences économiques de cette stricte application de la loi sur la laïcité : manque à gagner des chocolatiers dans le Nord, déception des santonniers dans le Midi.
Mais n'y a-t-il pas plus grave derrière ces actions, réclamées par des membres de fédérations de parents d'élèves et admises par les rectorats, et même les évêchés concernés ?
La loi sur la laïcité a eu pour effet, dans ces écoles, de nier une partie de notre patrimoine culturel.[…] On peut toujours gratter la croix présente sur la mitre de saint Nicolas : un dessinateur américain l'a fait, et a donné naissance au Père Noël. Mais on ne pourra pas biffer les références à Dieu et à la religion dans les grands textes littéraires.

Les censeurs de la Saint-Nicolas et du temps de l'Avent se trompent d'objet : à vouloir être laïques, ils interdisent l'unique rapport que les écoliers de l'école laïque, publique, gratuite et obligatoire ont avec le fait religieux : un rapport culturel, véhiculé par les traditions les plus anciennes.

Qu'y a-t-il donc de "laïque" dans ce geste ?
Pas grand-chose, en vérité. Etre laïque, c'est être indépendant de toute confession religieuse : indépendant, et non intolérant. Le piège de la loi sur la laïcité est finalement d'avoir ouvert un boulevard à des protestations en tous genres, la plupart du temps infondées, comme l'illustre l'exemple du sapin problématique du lycée Van-Dongen de Lagny-sur-Marne (Le Monde du 17 décembre).
On se prend à rêver d'une école laïque utopique où les musulmans porteraient le voile, les chrétiens la croix et les juifs la kippa. Où Noël serait férié, tout comme les grandes fêtes juives et musulmanes. Où l'on respecterait les traditions des uns et des autres pour que les élèves se connaissent et apprennent l'altérité. Où tous se sentiraient bien.
Pour finir, que reste-t-il alors à nos écoliers du Pas-de-Calais si on les prive de leur saint Nicolas ? Le Père Fouettard ou, plus comique, l'âne, dont on sait que le bonnet du même nom a eu jadis entièrement sa place dans l'école laïque ? Peut-être les deux
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Les hebdomadaires

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Le Nouvel Observateur du jeudi 23 décembre 2004 -

Très chers enfants

Un ordinateur, un téléphone portable, un abonnement internet sans oublier bien sûr les études, les vêtements ou les cadeaux de Noël... Le coût d’un enfant devient de plus en plus prohibitif. Résultat, les parents se saignent ou culpabilisent. Analyse Lire la suite de l’article

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Le Point du 23 décembre 2004

L'offensivedes jeux intelligents

Le ludo-éducatif, c'est le secteur qui monte dans les CD-ROM. A telle enseigne que, pour nous y retrouver, nous avons dû tester les 130 titres du marché.Lire la suite de l’article

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L'Express du 20 décembre 2004

Education Pas de vagues!
La chronique de Claude Allègre


«A l'Education nationale, tout change, pour que tout reste comme avant», aurait dit Lampedusa. Les rapports s'accumulent. Rapport Bourdieu-Gros, rapport Fauroux, et maintenant rapport Thélot. Comme les précédents, ce document a mobilisé beaucoup de monde, permis d'agiter beaucoup d'idées, mais, soucieux de ne pas faire trop de vagues, le ministre a décidé de n'en retenir que quelques-unes, et, de compromis en consensus, de négociations en capitulations, il débouche sur des propositions a minima. Certes, rien n'est négligeable ni insignifiant, mais n'étant pas à la mesure des espoirs suscités, elles paraîtront d'autant plus insuffisantes. Au vrai, pour réformer l'Education nationale, ne manquent ni les idées ni les moyens financiers. Mais le courage. Le courage de briser le corporatisme conservateur des enseignants et la frilosité des parents d'élèves. Alors qu'ils ont la marge de manœuvre pour faire bouger les choses et imposer les réformes nécessaires, ils choisissent trop vite le statu quo.
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Sacrés noms de famille

Les enfants nés à partir du 1er janvier prochain pourront porter, au choix, le nom du père, de la mère ou les deux. Une révolution, après des siècles de suprématie du patronyme. Car, avec la naissance de ce nouveau droit, c'est tout un symbole de l'identité et de la filiation qui est en jeu
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 25 décembre 2004

Violence et télévision
par Alain-Gérard Slama


Le double meurtre dont une infirmière et une aide soignante viennent d'être victimes dans un hôpital psychiatrique de Pau est suffisamment atroce et singulier pour qu'on évite de se livrer, à son propos, à des généralisations abusives. Les abominations de grands pervers et leur relation sensationnelle dans la grande presse ne sont une spécialité ni de notre société ni de notre temps. Ce n'est pas la première fois non plus qu'un massacre de cette nature prend la forme spectaculaire d'un geste rituel, avec égorgement et décapitation. […] Ce qui frappe, en revanche, dans ce crime, qui rappelle le meurtre récent par un adolescent de toute sa famille, est le rapport qu'il entretient avec les images violentes diffusées sur les écrans. L'assassin reproduisant le geste du samouraï, la profusion du sang versé, la tête de l'infirmière posée sur un téléviseur : ces séquences de cauchemar manifestent une confusion flagrante entre le réel et le virtuel, entre le passage à l'acte et la représentation visuelle. Le rapport d'une commission présidée par Blandine Kriegel en 2002 rappelait, sur la base d'une enquête de l'Unesco, que les enfants et les adolescents consacrent en moyenne trois heures par jour à regarder la télévision, soit 50% de temps supérieur à n'importe quelle autre activité.[...]
Il faut avoir le courage de regarder cette réalité en face, comme l'a fait le rapport Kriegel il y a deux ans : il existe une corrélation entre la montée de l'agressivité physique et le développement de la présence dans nos vies des écrans de télévision. Un crime comme celui de Pau est la pointe émergente d'une réalité de masse qui, depuis deux décennies, se traduit par une montée régulière de la violence. La modernité ne se prête guère à ce que la société interdise. Elle doit, en revanche, signaler de façon plus nette, notamment par l'éducation et par le report aux heures de diffusion tardive, les agressions visuelles qu'elle réprouve. Sinon, les citoyens des pays développés continueront, plus que jamais, à se gaver d'anxiolytiques, le soma prédit par Aldous Huxley dans le Meilleur des mondes.
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Politis du 23 décembre 2004

Rien vu...


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Marianne du 23 décembre 2004

Rien vu...


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vendredi, décembre 17, 2004

Revue de presse du vendredi 17 décembre 2004

Il y a à peu près 5000 profs de Sciences Économiques et Sociales dans toute la France. J’en fais partie. Et pourtant les profs de SES savent faire autant de bruit que s’ils étaient 4 fois plus… On en a une parfaite illustration avec l’article du Monde et la tribune dans le même journal qui alertent sur la situation faite aux SES et à la série ES dans le projet Fillon. Autre caractéristique des profs de SES : ils ont l’esprit critique très développé. Je vais donc user de cet esprit critique pour déplorer –même si je me réjouis de ce coup médiatique- qu’on ne parle pas dans l’article de la disparition des dédoublements en Lycée (et donc des TD de SES) qui sont à mon sens tout aussi importants pour l’identité des SES largement fondée sur les méthodes actives.
A noter aussi dans la revue de presse, une tribune, que j’ai oubliée hier, signée par le « patron »de la CFDT et par les responsables des deux fédérations d’enseignants (public et privé) de cette confédération.
Cette revue de presse prendra un rythme plus aléatoire pendant les vacances . Un peu de repos s’impose.
Bonne Lecture et bonnes fêtes...
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Libération du 17/12/04


A l'école des parcours choisis
Par François CHEREQUE et Xavier NAU et Jean-Luc VILLENEUVE,
François Chérèque secrétaire général
de la CFDT Xavier Nau secrétaire général de la FEP et Jean-Luc Villeneuve secrétaire général du Sgen.
Est-il possible que du grand débat sur l'école soit sorti un projet de loi manquant autant d'envergure ? […]Les attentes étaient fortes, elles le sont désormais plus encore. Comment comprendre alors la modestie du projet présenté aujourd'hui au Conseil supérieur de l'éducation ? Le ministre a beau exalter sa «nouvelle ambition pour l'école», la déception est grande. Son texte manque de souffle. Il ignore la parole des citoyens, ce qui n'est pas la meilleure manière de les réconcilier avec la chose publique. Il méconnaît l'expérience des enseignants, au risque de leur rendre la tâche encore un peu plus difficile. Il mélange allégrement des mesures conservatrices et un vocabulaire novateur dont ni le sens ni les enjeux ne sont véritablement assumés.
L'école mérite mieux. A l'heure où les parlementaires débattent de la future loi de cohésion sociale, il faut rappeler son rôle fondamental dans la construction d'une société moins inégalitaire. La notion de socle commun, en particulier, ne saurait être réduite à un gadget parmi d'autres.[…]
Le socle commun n'est pas qu'une belle image républicaine. Il est destiné à armer les hommes et les femmes de demain, à leur permettre de se lancer dans la vie _ mais aussi, ce qui est de plus en plus fondamental, de se relancer. C'est pourquoi il faut être très attentif à son contenu, qui ne saurait se réduire à un catalogue de disciplines. Ce qu'il s'agit de faire acquérir aux élèves, c'est un esprit critique, une capacité à apprendre, à accéder tout au long de la vie à de nouvelles qualifications, à être un citoyen acteur de la société du XXIe siècle.
L'individualisation des parcours est ici une nécessité. Sans même évoquer le retour du redoublement, dont la récente enquête de l'OCDE vient rappeler la totale inefficacité, l'école ne peut plus se permettre d'imposer des progressions standardisées. C'était encore tolérable quand les usines embauchaient tous ceux dont elle n'avait pas voulu, mais cette époque est révolue : l'échec scolaire ne pardonne plus. L'école d'aujourd'hui non seulement ne forme pas tous les citoyens pour les tempêtes futures de leur vie professionnelle, mais de surcroît elle favorise les naufrages précoces. Si les inégalités se creusent, si l'ascenseur social est en panne, c'est aussi que notre système scolaire continue à produire trop d'échec.
[…]Cette révolution culturelle ne peut se faire qu'avec et par les professionnels concernés, et au premier chef les enseignants. Les transformations de leur métier imposent une redéfinition des services : le projet de loi n'en dit rien. L'esprit de la loi Fillon parle moins d'enseigner que de surveiller. C'est faire bien peu de cas d'un métier de plus en plus complexe, d'hommes et de femmes dont les idées et les expériences sont trop peu reconnues. Que penser par exemple de la disparition programmée des travaux personnels encadrés, une innovation bien menée et dont tous les professionnels disent aujourd'hui le plus grand bien ?
Apprendre à vivre ensemble, c'est apprendre à faire ensemble. Cela vaut pour les élèves, mais aussi pour les hommes politiques. Le service public d'éducation le mérite : il y va de l'avenir des jeunes, bien sûr mais aussi de la société de demain, de son économie. Monsieur le ministre, vous avez une chance historique de contribuer à cet enjeu. Ne la laissez pas passer !
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Mobilisation autour d'un élève angolais
Toute une école se mobilise pour garder Maziamo, un Angolais de 10 ans, en France depuis 2002 avec son frère Antonio
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Le Figaro du 17/12/04


Rien vu...


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L'Humanité du 17/12/04


Camper devant chez eux pour faire obéir leurs rejetons
Depuis plus d’une semaine, Harlan et Cat Barnard, qui habitent une banlieue tranquille de Deltona (Floride), campent devant chez eux pour faire comprendre à leurs enfants qu’ils n’entendent pas être leurs valets. La quarantaine tous les deux, ces parents d’adolescents se sont engagés dans une grève illimitée pour que leurs rejetons comprennent qu’ils doivent participer aux corvées domestiques […]
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L’homme du jour .Alain Connes
La fuite des cerveaux reste d’actualité. Alain Connes, mathématicien qui a reçu hier la médaille d’or 2004 du CNRS, continue de déborder d’idées et symbolise la voie nouvelle des mathématiques avec sa « géométrie non commutative » qui réconcilie deux univers des sciences physiques : la relativité générale et la mécanique quantique. Né à Draguignan le 1er avril 1947, il résout déjà en classe de sixième des problèmes de géométrie que son professeur, habitué à enseigner aux classes préparatoires, soumet pour s’amuser à sa classe.
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metz-nancy « Une nouvelle saignée »
En Lorraine, selon l’académie, 495 postes devraient être supprimés dans le secondaire, et 109 autres dans le premier degré. Au total, 604 postes disparaîtraient dans cette région. « C’est une véritable catastrophe. Après les 550 postes de 2004, c’est une nouvelle saignée pour la Lorraine », commente la FSU.
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Le Parisien du 17/12/04


Parents et profs contre la loi Fillon
LE CONSEIL supérieur de l'éducation, qui s'est réuni hier pendant huit heures au ministère, s'est largement prononcé contre le projet de loi sur l'école. Seuls le Medef et la CFTC ont approuvé le texte, qui sera soumis le 12 janvier au Conseil des ministres. Les principaux syndicats enseignants (FSU, Unsa...) et la première association de parents d'élèves, la FCPE, ont voté contre.
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Mesures contre la montée du racisme
ENTRE 1999 ET 2003, les actes et menaces racistes ont été multipliés par deux, et par huit s'agissant des actes antisémites, selon le rapport remis hier par Jean-Philippe Moine - fondateur d'un Observatoire des extrémismes - à Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale. Il rappelle que si l'« antisémitisme est majoritaire », le racisme anti-maghrébin est statistiquement « sous-estimé ». […] [Il] propose que soit organisée à l'école , à chaque rentrée scolaire, une journée consacrée à la lutte contre l'intolérance. Le rapport préconise de développer, dès le cours préparatoire, l'enseignement du « fait religieux » et de la laïcité.
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La Croix du 17/12/04


Rien vu...


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20 minutes du 17/12/04


Rien vu...


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Le Monde daté du 18/12/04


Les professeurs d'économie dénoncent les effets de la réforme de François Fillon

L'enseignement des sciences économiques et sociales est menacé par le projet de loi d'orientation de François Fillon : voilà le message que souhaite faire entendre la communauté des enseignants du secondaire spécialisés dans cette discipline, en prenant diverses initiatives - pétition, rassemblement national, voire grève - soutenues par l'Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses) et plusieurs économistes et sociologues réputés.
L'enseignement des sciences économiques et sociales est menacé par le projet de loi d'orientation de François Fillon : voilà le message que souhaite faire entendre la communauté des enseignants du secondaire spécialisés dans cette discipline, en prenant diverses initiatives - pétition, rassemblement national, voire grève - soutenues par l'Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses) et plusieurs économistes et sociologues réputés.
La crainte trouve son origine dans la réforme de la classe de seconde envisagée par le ministre de l'éducation nationale. L'Apses fait valoir que la réforme supprimera de facto la seconde comme classe dite de détermination, puisqu'elle permettra aux élèves de ne plus choisir qu'un seul enseignement de spécialisation, au lieu des deux options actuellement obligatoires. Or, pour accéder en première générale, une deuxième langue vivante sera indispensable.
Pour l'association, le projet du gouvernement va donc reléguer les sciences économiques et sociales au rang d'option facultative. Si la réforme est mise en œuvre, la proportion des lycéens faisant de l'économie en seconde générale (42 % actuellement, soit près de 240 000 élèves) serait donc vouée à chuter.[…]
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Veut-on tuer les sciences économiques et sociales ?, par des professeurs

Au nombre des objectifs prioritaires censés justifier le projet de loi de réforme de l'école, certains sont, depuis longtemps, soutenus par un large consensus : la démocratisation, la lutte contre l'échec scolaire, la formation du citoyen, l'ouverture sur le monde et, en particulier, sur l'Europe.
Sans être le seul au lycée, mais plus que d'autres, un enseignement contribue à la réalisation de ces objectifs. Il s'agit des sciences économiques et sociales (SES), que l'arrêté qui les crée, en 1966, définit ainsi : "l'originalité d'un tel enseignement est de conduire à la connaissance et à l'intelligence des économies et des sociétés d'aujourd'hui et d'intégrer cette acquisition à la formation générale des élèves, à leur culture.
Pourtant, en contradiction flagrante avec les intentions affichées, l'application de la réforme Fillon porterait un coup fatal aux SES et, par voie de conséquence, à la filière ES. En effet, le projet prévoit l'éviction des SES de la classe de seconde, palier d'orientation : au moment même où l'on prétend aider les élèves à effectuer des choix d'orientation raisonnés, sur quelle base choisiraient-ils les SES, puis la filière ES, devenues invisibles ? Par défaut, ou par tirage au sort ? Cette contradiction se retrouve avec la suppression des dédoublements, donc des séances de travaux dirigés : là aussi, au moment où l'on prétend lutter contre l'échec scolaire, on retire aux professeurs de SES les moyens d'une pédagogie active et différenciée dont ils furent les pionniers. […]C'est pourquoi nous appelons à soutenir les professeurs de SES qui se mobilisent pour obtenir : la présence des SES dans le tronc commun de la classe de seconde ; le maintien des dédoublements indispensables à la mise en œuvre d'une pédagogie active et différenciée ; la préservation de tout ce qui a contribué au succès de la filière ES..
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jeudi, décembre 16, 2004

Revue de presse du jeudi 16 décembre 2004

Quel va être le verdict face à ce projet de loi controversé ? c’est la question que pose l’Humanité dans un de ses articles consacré au projet de loi Fillon. L’information est maintenant connu puisque le CSE (conseil Supérieur de l’Éducation) a rejeté largement (39 voix contre) le projet proposé par le Ministre.
A signaler dans la Croix un dossier très complet sur la loi de 1905 sur la laïcité. Une laïcité que l’on met à toutes les sauces… lisez dans le Monde l’histoire du sapin de Noël du lycée de Lagny sur Marne ! De quoi s’enguirlander pour Noël...

Bonne Lecture...
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Libération du1612/04


Libération : Parents d'élèves et enseignants : les rendez-vous manqués

Selon toute vraisemblance, le Conseil supérieur de l'Education devrait émettre un avis négatif sur le projet de loi d'orientation que François Fillon doit lui soumettre aujourd'hui. L'opposition viendra notamment des fédérations de parents d'élèves : la Peep (apolitique) dénonce un projet «insipide et sans saveur» ; la FCPE (gauche) épingle une «politique de la rustine». La loi Jospin de 1989, qui prétendait ouvrir les portes des écoles aux parents, a-t-elle pour autant atteint son but ? Libération a demandé aux deux parties, simplement, de raconter la traditionnelle réunion de rentrée. Force est de constater le fréquent déphasage entre ce qui a été dit et ce qui a été entendu ou retenu. Paroles croisées d'enseignants et de parents, témoignages d'une immense attente de part et d'autre. Et autant de frustrations.
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Le ministère de l'Education recale les mauvais en informatique
Il dément le «bug» dénoncé par des candidats au professorat.
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L'art, matière première

C'est le «socle des fondamentaux» (lire, écrire, compter) qui a mis le feu aux poudres. François Fillon l'a assez martelé, la grande loi d'orientation pour l'école qu'il prépare renforcera l'enseignement des «fondamentaux». Les artistes et tous les professionnels de l'enseignement artistique ont parfaitement entendu le message _ ou plutôt le non-dit du ministre de l'Education : tout le reste est accessoire. Hier, l'Association nationale de recherche et d'action théâtrale (Anrat) a lancé un «appel national» pour «la présence régulière des arts et des artistes dans l'école», depuis le théâtre du Rond-Point à Paris.Une forme de contre-proposition : pourquoi le «fondamental» ne serait-il pas une véritable introduction de l'art à l'école ?
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Au lycée, Prométhée entre sans frapper

Lycée professionnel et technologique Condorcet, Montreuil. Mohamed est au tableau, exposant à la classe les traits de caractère des personnages du Rhinocéros de Ionesco, quand la porte s'ouvre à grand fracas, propulsant deux hommes contre le tableau noir. Arrêté net, Mohamed prend la fuite dans le fond de la salle. Plus un bruit dans la classe, la tension est palpable.
L'un des deux hommes est en costume, menotté et débraillé. L'autre, en imper, évoque un inspecteur de police. L'inspecteur a tiré une chaise et tente de maintenir le menotté en place. Mais Prométhée vocifère, d'une langue complexe. La classe tend l'oreille. La tirade, d'Eschyle, a 2 400 ans... Au bout de dix minutes, le flic pousse Prométhée vers la sortie, la porte se referme sur eux. Des élèves applaudissent, d'autres restent ahuris.
A mille lieux des après-midi culturels plan-plan, ces interventions «coup de poing» en milieu scolaire portent un nom : les «Petites Formes». Gilberte Tsaï, directrice du Centre national dramatique (CND) de Montreuil, propose depuis quelques années à sa troupe de comédiens de multiplier ces assauts dans des classes de Seine-Saint-Denis
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Le Figaro du 16/12/04


Rien vu...


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L'Humanité du 16/12/04


Quel va être le verdict face à ce projet de loi controversé ?
Quel que soit le verdict qu’il rendra aujourd’hui, l’avis du Conseil supérieur de l’éducation (CSE) ne devrait pas influer sur le fond du projet de loi d’orientation pour l’école. François Fillon lui a soumis le 3 décembre dernier et semble pressé d’en finir avec la mise en oeuvre d’un texte qui provoque l’ire de nombreux acteurs de l’école, mais qui présidera aux orientations du système scolaire pendant dix années, au bas mot. Les objectifs qu’il affiche en préambule sont charmeurs et flattent les idéaux démocratiques : 100 % d’une classe d’âge titulaire d’une qualification, 80 % titulaire du bac et 50 % détentrice d’un diplôme de l’enseignement supérieur. Son contenu, en revanche, a, au mieux, refroidi, sinon franchement échaudé une partie de la communauté éducative.
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Le Parisien du 16/12/04


Rien vu...


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La Croix du 16/12/04


Loi de 1905, de quoi parle-t-on ?

Que dit la loi ? Quels sont les textes fondateurs et de quoi parle-t-on quand on évoque la laïcité française ? À l’approche du centenaire de la loi du 9 décembre 1905, "La Croix" vous propose un dossier explicatif complet
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20 minutes du 16/12/04


La carte scolaire 2005 fâche
Ça s’annonce mal. Le Syndicat des enseignants (SE-Unsa) s’est élevé hier contre le projet de la carte scolaire 2005. Il juge « catastrophique » la répartition des moyens d’enseignement entre académies. Pour le premier degré, le SE s’étonne que les prévisions d’effectifs supplémentaires d’élèves à la rentrée 2005 aient « bizarrement fondu » en deux mois, passant de 51 400 à seulement 45 000. Quant au second degré, le syndicat s’interroge sur les variations des prévisions ministérielles depuis la présentation du budget et proteste contre les suppressions de postes prévues (5847).
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Le Monde daté du 17/12/04


Un sapin de Noël a-t-il encore sa place à l'école laïque?

a loi sur la laïcité cachait des épines inattendues. Au lycée Van Dongen de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne), un modeste sapin, un déraciné tout juste arrivé de sa terre natale, en a été la victime bien involontaire. Au milieu de la semaine dernière, comme le veut la coutume bien ancrée dans l'établissement, un sapin était installé dans le hall d'entrée. Thierry Vieusses, nouveau et jeune proviseur, arrivé à la rentrée, en a eu la surprise.
Vendredi, en fin d'après-midi, il reçoit deux lycéennes dont il dit ignorer la confession. Ces élèves religieusement non identifiées, affirme-t-il, en représentent une dizaine d'autres restées dans le couloir. Elles lui disent être "très choquées" par la présence du sapin en contradiction, selon elles, avec le principe de la laïcité. Le proviseur tente de leur expliquer que cet innocent conifère est la victime d'un malentendu et qu'il n'est en rien un symbole religieux. Peine perdue."Garant de la sécurité dans l'établissement", il craint "d'éventuelles manifestations d'humeur..." Le sapin est donc retiré le lendemain.[…]
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Recherche : la mise en garde des présidents d'université
Pour Michel Laurent, premier vice-président de la Conférence des présidents d'université (CPU), "l'idée même que le système puisse rebondir sur le mode d'organisation actuel nous paraît un challenge impossible". Renoncer à une "réforme de fond" mènerait à la "catastrophe".
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La future loi d'orientation ne devrait pas bousculer l'organisation actuelle
Le contenu du futur projet de loi d'orientation et de programmation sur la recherche semble devoir déboucher sur une réforme en douceur. A quelques semaines de la présentation d'une première version du futur texte de loi, prévue pour janvier 2005, le gouvernement n'envisage pas de bousculer l'organisation actuelle de la recherche en France.
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mercredi, décembre 15, 2004

Revue de presse du mercredi 15 décembre 2004

Emmanuel Davidenkoff, un des meilleurs journalistes spécialisés dans l’éducation, signe une tribune dans son journal pour dire ce qu’il pense de la future loi d’orientation (présentée demain au CSE) et de son manque d’ambitions. C’est le principal élément à retenir dans la presse du jour, en attendant demain la présentation du projet de loi au vote du CSE (Conseil Supérieur de l’Éducation)


Bonne Lecture...
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Libération du 15/12/04


Du conformisme éducatif
L’idée de passer outre les organisations enseignantes et les fédérations de parents d'élèves pour «réformer» l'école est tentante. Allègre avait essayé, Ferry aussi ; François Fillon, dont le texte vient jeudi 16 devant le Conseil supérieur de l'Education, pourrait réussir.
Nul n'ignore, y compris au sein de ces organisations, les décalages qui existent entre les discours officiels et les pratiques individuelles. C'est ainsi qu'un système éducatif prévu _ sur le papier et dans ses structures _ pour être attentif à chacun se transforme en machine à entériner les inégalités. Le coût social et humain de ce gâchis est considérable. Il n'épargne pas les personnels d'éducation : leur conscience professionnelle et leur sens du service public sont rudement éprouvés par l'impossibilité de remplir le cahier des charges que leur fixe la société _ faire réussir tous les élèves.
Faut-il, pour les y aider, conforter l'organisation actuelle du système tout en ménageant des espaces spécifiques pour les élèves en échec ? C'est le choix de François Fillon.[…]
L'école du XXIe siècle se construira donc sur des références bâties à la fin du XIXe. Pourquoi pas. Ce fragile équilibre survit. Confrontée à de formidables mutations depuis trente ans, l'institution scolaire a «résisté». Contre les tentations du zapping et de l'immédiateté, elle maintient l'exigence de la durée et de la réflexion. Contre le prêt-à-consommer des industries culturelles de masse, elle plaide pour la permanence du patrimoine, le génie de l'oeuvre. Contre l'image omniprésente, elle veut offrir les outils pour déceler l'indicible. Contre la dégradation du marché de l'emploi, elle continue à délivrer des formations et des diplômes qui, toutes les études le montrent, demeurent les meilleurs remparts contre le chômage ou l'exclusion. On pourrait tourner chacune de ces victoires en défaite ? Soit. Mais le mythe tient, le récit se prolonge, la geste s'interprète.
A tout prendre, mieux vaut pourtant ce combat sincère, mis en mots parfois plus qu'en actes, que pas de combat du tout. Or le plus inquiétant est peut-être que la future loi méprise jusqu'à cette sincérité. Laquelle aurait mérité mieux qu'un texte qui, pour l'essentiel, ne légifère pas, au sens où il n'établit pas de mécanisme juridique qui permettrait à un quelconque «juge» de dire si elle est ou non respectée. Loi «politique», donc. Pendant ce temps, la vraie politique, celle qui incarne des paroles en actions, se joue ailleurs, dans le désengagement financier de l'Etat, qui supprime postes et crédits à tour de bras au nom d'une démographie en berne. Qu'il justifie suppressions ou créations de postes, cet argument demeure stérile tant qu'il n'est pas accompagné de propositions sur la façon dont la richesse nationale est investie dans l'éducation. Elles appelleraient imagination, générosité et courage politique, imposeraient des ruptures, des remises en cause de modèles apparemment évidents, une vision prospective audacieuse. Mais présenteraient l'inconvénient de risquer de bousculer l'opinion. Inconvénient apparemment rédhibitoire aujourd'hui.
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Portrait : Alain Connes, 57 ans, mathématicien.
Son compte est bon

Sous des dehors de premier de la classe, il dessine les contours d'une science nouvelle et reçoit aujourd'hui la médaille d'or du CNRS.
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Le Figaro du 15/12/04


Police : Villepin est contre «tout comptage ethnique»
Comment assurer l'égalité des chances d'embauche dans la fonction publique sans en passer par les quotas ? Le débat rebondit de ministère en ministère et, hier, c'était au tour de l'Intérieur de présenter le rapport ad hoc rédigé par le sociologue Azouz Begag.
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L'Humanité du 15/12/04


Rien vu...


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Le Parisien du 15/12/04



« L'art à l'école n'est pas une matière mineure »
DE MULTIPLES personnalités du monde du spectacle lancent ce matin, depuis le théâtre du Rond-Point à Paris, un appel national pour « la présence régulière des arts et des artistes dans l'école ». Restrictions budgétaires obligent, les classes à PAC (projet artistique et culturel) qui étaient 25 000 en 2001 (un million d'élèves) ne sont plus que 8 000 aujourd'hui. Le comédien Robin Renucci, qui anime des stages de formation pour les futurs enseignants et s'occupe d'élèves à Pantin (Seine-Saint-Denis) lors d'ateliers théâtre, nous explique son engagement.
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« Des élèves se sont excusés »
LA REUNION de sensibilisation a duré plus de deux heures hier matin. Autorités scolaires, civiles, politiques et religieuses, les 60 délégués de classe, tous ont eu la parole pour s'expliquer sur les incidents du jeudi 2 décembre au collège Bourtzwiller de Mulhouse. Ce jour-là, Elie Hayoun participe dans cet établissement à un atelier découverte des trois religions monothéistes.
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Des « cadets de la République » vont devenir policiers
«LE MELTING-POT à la française ne peut pas s'accommoder d'une rigidité comme celle de la discrimination positive ou de l'imposition de quotas », a déclaré hier matin le sociologue et écrivain Azouz Begag en remettant à Dominique de Villepin, ministre de l'Intérieur, son rapport sur la promotion de l'égalité des chances. Tout en rappelant que « l'égalité est le ciment de notre République », le ministre s'est prononcé contre la discrimination positive que défendait son prédécesseur, Nicolas Sarkozy : « On ne peut pas corriger une inégalité par une autre inégalité. Les effets pervers seraient pis encore.
Cela nous conduirait à renforcer le communautarisme et aboutirait à une République à plusieurs vitesses. » Pour faciliter l'accès des jeunes des quartiers aux métiers de la police et de la gendarmerie, Dominique de Villepin a annoncé le développement du dispositif des « cadets de la République » qui permet aux jeunes issus de l'immigration de suivre une formation en alternance lycée professionnel-école de police sur une année scolaire afin de préparer le concours de gardien de la paix. De 550 en 2004, le nombre de « cadets » passera à un millier en 2005.
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La Croix du 15/12/04


Aider les ados en aidant leurs parents
Les ados déstabilisent de plus en plus les adultes qui doivent faire face sans pouvoir s’abriter derrière des normes sociales préétablies
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20 minutes du 15/12/04


Rien vu...


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Le Monde daté du 16/12/04


L'inauguration d'un amphi à Corte fait tousser deux préfets
Un amphithéâtre de l'Institut universitaire de technologie (IUT) de Corte portera-t-il le nom d'un militant fameux du FLNC ? Vingt-sept ans presque jour pour jour après la mort de Jean-Baptiste Acquaviva, tué le 15 novembre 1987 au cours d'une tentative d'attentat - et devenu depuis un symbole pour une génération de militants nationalistes -, les préfets des deux départements de Corse-du-Sud et de Haute-Corse ont annoncé, mardi 14 décembre, leur refus d'assister à l'inauguration de l'IUT, le lendemain.
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mardi, décembre 14, 2004

Revue de presse du mardi 14 décembre 2004

Le Monde et Libération nous alertent sur la future carte scolaire. La suppression des TPE en Terminale et la réforme des bacs STT en STG devraient faire économiser 1421 postes. Au total la carte scolaire prévoit de supprimer 5847 postes à la rentrée 2005. Pour cexu qui n’auraient pas vu la logique d’austérité budgétaire du Ministère, elle est maintenant évidente …
Vous trouverez aussi dans vos journaux des réflexions sur la future réforme du bac et l’introduction d’une dose de contrôle continu pour réduire à six le nombre d’épreuves du bac.
Bonne Lecture...
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Libération du 14/12/04


Carte scolaire version light
Comme prévu, l'Education nationale taillera dans le vif à la rentrée 2005. Les chiffres de la carte scolaire viennent d'être transmis aux syndicats ; ils décrivent créations et suppressions de postes pour chaque académie (en janvier tomberont les répartitions par département).
Côté enseignants, les collèges et les lycées payent le tribut le plus lourd. Parmi les académies les plus touchées : Aix-Marseille (-197 postes), Amiens (-309), Créteil (-200), Dijon (-314), Nancy-Metz (-495), Reims (-287), Rennes (-287), Rouen (-273), Orléans-Tours (-312), Versailles (-234). Et surtout Lille : 895 postes d'enseignants supprimés. Toutes les autres académies perdent des postes, à l'exception de la Guadeloupe (+14), de la Guyane (+80) et de La Réunion (+113). Total : 5 847 postes d'enseignant supprimés à la rentrée 2005.
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Le Figaro du 14/12/04


Fillon dialogue sur la réforme du bac
«Il ne s'agit pas de remplacer une usine à gaz par une autre usine à gaz», a affirmé le ministre de l'Education nationale, François Fillon, venu hier débattre des modalités futures d'organisation du baccalauréat avec les enseignants, les représentants des personnels et les parents d'élèves du lycée d'enseignement général et professionnel Blaise-Pascal de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne). Le bac nouveau verra son nombre d'épreuves ramené à six et l'introduction pour les autres disciplines d'un contrôle continu ou d'un contrôle en cours de formation.
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L'Humanité du 14/12/04


Le petit bug qui fait mal
C’est une coquille informatique, une bévue numérique, une gaffe télématique. Autrement dit, un bug, qui vaut aujourd’hui à un paquet d’étudiants, plus de cent cinquante probablement, d’être en passe de planter leur année. Tous cherchaient à s’inscrire aux concours de recrutement d’enseignants et devaient, pour cela, effectuer les procédures ad hoc : une première inscription et une confirmation. Laquelle se faisait, cette année et pour la première fois, par voie électronique. Las, le réseau a failli et beaucoup de ceux qui se sont connectés le 25 novembre, date ultime pour confirmer leur demande, se sont cassé le nez.
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Le Parisien du 14/12/04


Les élèves divisés par le nouveau bac
CYRIELLE, grosse écharpe multicolore autour du cou, l'assure d'emblée : « Ça me stresse. » Le bac, elle ne le passera qu'en juin, mais l'examen occupe ses pensées. « J'appréhende, raconte la lycéenne de terminale STT à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne). Je ne supporte pas l'idée de le rater. Je relis mes cours régulièrement, j'essaie de ne pas prendre de retard. Et, même si je bosse, je ne suis même pas sûre de l'avoir» Pourtant, la réforme du bac que propose François Fillon, le ministre de l'Education Nationale (à l'horizon 2007), justement en visite hier dans l'établissement de Cyrielle pour poursuivre « ses consultations » sur le sujet, ne lui convient pas vraiment. « Pour simplifier l'organisation de l'examen et faire baisser la pression qui pèse sur les élèves », le ministre propose six épreuves en examen final, le reste en contrôle continu ou contrôle en cours de formation (comme des partiels).
« Je n'ai pas trop envie qu'on change la formule, poursuit la jeune fille. S'il y a du contrôle continu, qui pourra garantir qu'il n'y ait pas de tricherie ? On pourra être jugé sur notre comportement, notre physique, ce n'est pas normal. » Son amie Julie, 17 ans, n'est pas de son avis. « Le contrôle continu, c'est plus juste. Quand on travaillera toute l'année, on sera récompensé au moins. »
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Comment soigner la dépression des ados ?
L'interdiction, annoncée par le ministre de la Santé, de prescrire des antidépresseurs aux enfants et aux adolescents repose la question du traitement. Car les médecins n'ont pas grand-chose à mettre à la place.
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La Croix du 14/12/04


Vers une police «black-blanc-beur»
Le sociologue Azouz Begag rend public, mardi 14 décembre, un rapport demandé par le ministre de l’intérieur, Dominique de Villepin, sur l’égalité des chances. Il préconise de créer des brigades anti-discrimination et d'encourager le recrutement de policiers africains et maghrébins.
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20 minutes du 14/12/04


Rien vu...


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Le Monde daté du 15/12/04


Carte scolaire : les académies du Nord et de l'Est perdront des enseignants au profit de celles du Sud
Les académies découvrent l'ampleur des restrictions budgétaires pour la rentrée scolaire de septembre 2005. Le ministère de l'éducation nationale a transmis aux syndicats d'enseignants, lundi 13 décembre, son projet de répartition des moyens d'enseignement - appelé carte scolaire - pour la prochaine rentrée dans les écoles, collèges et lycées publics. Cette annonce a soulevé de vives critiques des syndicats, qui estiment que les dotations sont nettement insuffisantes et promettent de se mobiliser dès janvier 2005.
[…] Dans le second degré, sur lequel le gouvernement fait porter l'essentiel des économies, la rentrée 2005 se caractérisera par la suppression de 3 350 emplois d'enseignants titulaires et de 2 100 professeurs contractuels. Le ministère affirme tenir compte de la diminution prévue du nombre d'élèves (- 42 500), notamment au collège. Il intègre les réformes pédagogiques déjà annoncées, en particulier la suppression en terminale des travaux personnels encadrés (TPE) et la transformation des séries Sciences et technologies tertiaires (STT) en Sciences et technologie de la gestion (STG). Ces réformes - qui doivent permettre de financer partiellement le projet de loi d'orientation sur l'école - représentent une économie de 1 421 postes.
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François Fillon vante l'apprentissage de l'allemand
"Si les parents pensent que la langue qu'acquiert leur enfant est un facteur d'insertion professionnelle, il faut leur dire que l'allemand est un choix pertinent." François Fillon, ministre de l'éducation nationale, s'engage, dans le nouveau mensuel Paris-Berlin, à enrayer le déclin de l'apprentissage de l'allemand en France. Le numéro de décembre consacre un dossier à ce recul, observé avec une grande inquiétude depuis plusieurs années déjà par les gouvernements français et allemand, sans pourtant rien faire.[…]
Ce dossier de Paris-Berlin sur les langues évoque "le vague à l'âme des professeurs d'allemand" en France. Même s'ils ne baissent pas les bras devant leurs cours désertés pour ceux d'espagnol et d'italien, ils sont souvent découragés, constatent les auteurs de l'enquête. Cela étant, la situation en Allemagne n'est pas toujours plus brillante pour le français.
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lundi, décembre 13, 2004

Revue de presse du lundi 13 décembre 2004

Samedi dernier, s’est tenu le « Forum de la réussite des Français venus de loin » avec comme objectif de promouvoir des réussites dans l’intégration. Vous trouverez des échos de cet événement dans le Parisien (de samedi) et aussi dans le Figaro avec la tribune de Blandine Kriegel, organisatrice de cette manifestation.
Dans le Monde, on peut lire un très bon dossier sur les classes-relais ainsi qu’un article traitant des violences verbales à l’école. A noter aussi, dans ce même journal, la chronique du Médiateur, intitulée « Travaux Pratiques » où il répond à des questions d’élèves. En fait, Robert Solé devrait mieux lire le journal dont il est le médiateur, car il s’agit de TPE (Travaux Personnels Encadrés)… On en a pourtant suffisamment parlé dans Le Monde comme dans les autres journaux.

Vous trouverez dans cette chronique des articles parus dans les éditions du samedi 11 décembre. En effet, il n’y a pas eu de revue de presse ce jour. Veuillez m’en excuser.
Bonne Lecture...
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Libération du 13/12/04


Une semaine autour de la tolérance

Initiée par le préfet de Corse, la «semaine de la fraternité» débute ce matin sur l'île. Son maître d'oeuvre, Hervé Ettori, directeur du centre régional de documentation pédagogique, veut participer au «match entre majorité silencieuse et minorité agissante». Quasiment toutes les écoles de l'île et l'université de Corte ont prévu des manifestations sur le thème de la tolérance.
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Le Figaro du 13/12/04


Blandine Kriegel : «Le souci d'une France commune»
A l'occasion du Forum de la réussite des Français venus de loin, qui se tient ce samedi à l'Assemblée nationale, la philosophe Blandine Kriegel, présidente du Haut conseil à l'intégration (HCI), explique au Figaro pourquoi «notre tradition d'intégration» n'est pas caduque.
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L'Humanité du 13/12/04


Rien vu...


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Le Parisien du 13/12/04



Intégration : Aznavour et Zidane, eux aussi, viennent de loin

TRENTE-HUIT FRANÇAIS d'origine immigrée seront récompensés, cet après-midi à 15 heures, au Palais-Bourbon lors du Forum de la réussite des Français venus de loin organisé par le Haut Conseil à l'intégration (HCI) et l'Assemblée nationale. Quel que soit le domaine dans lequel il se distingue (entreprise, action sociale, littérature, médias, mode...), chaque lauréat recevra une scytale, bâton qui permettait de transmettre des messages au temps de Sparte - dans la Grèce Antique -, symbole aujourd'hui d'une intégration réussie. Si la plupart des lauréats sont des inconnus, figurent aussi au palmarès des Français dont on a oublié qu'ils « venaient de loin » le réalisateur Claude Berri, le philosophe Edgar Morin ou encore la comédienne Isabelle Adjani.
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« Ma réussite, je la dois à l'éducation de mes parents »
DEPUIS JUIN 2001, Khaled Rahmani, 37 ans, est responsable de la sécurité de la ligne A du RER (réseau express régional). Qu'il soit musulman n'étonnera personne dans un pays laïc comme la France. Et pourtant l'intéressé, qui porte avec élégance son costume-cravate, ne peut s'empêcher de voir dans cette fonction « la meilleure des preuves d'intégration que puisse me témoigner la RATP ».
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Bulletin : Trois conseils pour éviter de se faire disputer

Prendre les devants. Inutile de le cacher ! Ne mettez pas la tête dans le sable Montrez des signes de bonne volonté
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VOIX EXPRESS : Comment réagissez-vous face au bulletin de votre enfant ?

« Globalement, il travaille plutôt bien. Lorsque ce n'est pas le cas, je menace ou recadre. Parfois, l'on marque le coup, lorsque c'est satisfaisant, pour encourager. J'ai expliqué à mon fils qu'il devait se donner les moyens de faire ses choix pour plus tard. Il faudrait donner envie aux enfants d'apprendre, alors que le système actuel n'encourage qu'à courir après la note. »
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La Croix du 13/12/04



Rien vu...


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20 minutes du 13/12/04


Promotion « intégration » à l’Assemblée
Que les bons élèves fassent un pas en avant. Trente-huit Français d’origine immigrée ont été récompensés, samedi, à l’Assemblée nationale, lors du Forum de la réussite des Français venus de loin.
Ces personnes ont été sélectionnées selon l’exemplarité de leur parcours professionnel, la qualité d’une initiative ou une oeuvre prometteuse. Les récompenses ont été attribuées dans différents domaines, dont le civisme, l’action sociale, la recherche, les sciences humaines, les médias ou le sport.
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Les profs de ZEP zappés manifestent
Une centaine d’enseignants de collèges parisiens classés ZEP (zone d’éducation prioritaire) ont manifesté vendredi devant le rectorat. Ils protestent contre une révision du dispositif leur donnant priorité dans les mutations. « Nous avions choisi ou accepté d’enseigner dans un établissement difficile, en sachant que cette affectation nous donnait des points supplémentaires pour avoir droit ultérieurement à une mutation. Nous sommes maintenant coincés », dénonce une professeure d’anglais du collège Michelet (19e), plus grand établissement ZEP de la capitale. Pour bénéficier de ces points, il faut, depuis le 4 novembre, enseigner dans un établissement classé APV (affectation à caractère prioritaire justifiant une valorisation). Mais parmi les 32 collèges ZEP de Paris, seuls onze ont été inclus dans ce nouveau dispositif par le rectorat, d’où la grogne des oubliés : Michelet donc, Marx-Dormoy et Berlioz (18e), Dolto (20e), Mozart (19e), etc.
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Le Monde daté du 14/12/04


Le médiateur : Travaux pratiques, par Robert Solé
Un courriel portant trois signatures m'est parvenu le 8 décembre. "Nous sommes élèves au lycée Napoléon de L'Aigle (Orne), en classe de première économique et sociale, écrivent Elodie Cavalli, Josée Garcia et Frédéric Louis. Nous nous permettons de vous adresser ce mail dans le cadre des travaux pratiques encadrés.
Pour ces TPE, nous avons choisi comme sujet : la presse écrite et la manière avec laquelle les journaux traitent les événements. Afin de répondre aux questions que nous nous posons et de pouvoir rendre un dossier le plus complet possible, nous vous prions de bien vouloir prendre de votre temps pour répondre au questionnaire ci-joint..."
Ces lycéens me posent sept questions, qui intéressent sans doute d'autres lecteurs du Monde. Essayons d'y apporter quelques éléments de réponse.[…]
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Contre la violence et l'absentéisme, le pari des classes-relais
Cinq ou six élèves pris en charge pour quelques semaines, ou quelques mois, par une poignée d'enseignants volontaires : le principe de ce dispositif lancé en 1998 est simple, mais coûteux. Les résultats paraissent encourageants : 80 % des élèves réintègrent un cursus classique.
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Continuité politique, engagement budgétaire, volontariat de l'encadrement : les clés du succès

Contre toutes les idées reçues, l'éducation nationale n'est pas loin, parfois, de réussir l'impossible. Avec les classes et ateliers relais, le monde éducatif s'est doté de structures destinées à raccrocher les élèves en rupture, ceux qui sont considérés comme "ingérables" parce que perturbateurs ou absentéistes.[…] Dans une institution où chaque ministre cherche généralement à réinventer ce que son prédécesseur avait mis en place, les classes-relais bénéficient d'une remarquable continuité politique : créées par Claude Allègre en 1998 à partir d'expérimentations locales, elles ont été défendues et développées par tous les ministres de l'éducation nationale depuis. Le dernier en date, François Fillon, vient d'annoncer qu'il comptait multiplier leur nombre par cinq d'ici cinq ans dans le cadre de son projet de loi d'orientation de l'école. De 98 dispositifs-relais en 1999, 350 en 2004, on devrait ainsi passer à 1 300, voire 1 500, en 2010.[…]Quantitativement, l'apport des dispositifs-relais peut apparaître réduit : chaque année, ils accueillent 5 000 élèves - près de 15 000 en 2010 - sur 3 millions de jeunes scolarisés dans les collèges. Mais ces élèves figurent généralement parmi les plus difficiles, ceux qui décrochent, ou qui perturbent gravement les cours du fait de leur comportement. Noyau dur de l'échec scolaire, ils concentrent les difficultés sociales, scolaires et comportementales.
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L'insulte et les menaces, premiers poisons pour les enseignants

vec une réussite éditoriale constante, la littérature sur l'école s'est emparée de la question des élèves perturbateurs dans les collèges et lycées difficiles. Les récits sur l'univers scolaire publiés par Mara Goyet (Collèges de France, Gallimard) ou Nicolas Revol (Sale prof !, éd.Pocket) ont ainsi remporté un vif succès dans les librairies grâce à la description des rapports entre les élèves issus de quartiers populaires et leurs enseignants. Généralement très pessimistes, ces ouvrages témoignent d'un phénomène ressenti assez largement dans les établissements : l'importance des violences verbales dans la dégradation des rapports entre élèves et enseignants.
Les statistiques ne rendent qu'imparfaitement compte de cette tension. Sur les 81 000 actes de violence graves recensés lors de l'année scolaire 2003-2004 dans les collèges et lycées, les violences physiques apparaissent en effet comme les plus fréquentes (29,2 % du total des incidents recensés) devant les violences verbales (24,7 %) et les vols (10 %). Mais ces agressions physiques, les plus spectaculaires, et donc les plus répercutées dans les médias, touchent très majoritairement les élèves eux-mêmes, victimes des coups portés par leurs camarades.
Du point de vue des enseignants, ce sont en réalité les violences verbales qui sont, de très loin, les plus courantes : 70 % des incidents touchant un professeur concernent des insultes ou des menaces qui ne sont pas toujours correctement traitées dans les établissements.
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Un plan pour l'égalité, par Patrick Weil
Faut-il adopter en France des politiques d'affirmative action ? La question est devenue légitime tant les discriminations à l'encontre de Français de couleur mettent en cause l'un des fondements essentiels de notre république : l'égalité devant la loi, sans distinction d'origine, de race ou de religion. […]
En France, le besoin d'égalité est d'autant plus fort que son principe est inscrit au cœur des valeurs républicaines. Il n'est pas exempt d'hypocrisie et son formalisme camoufle de profondes injustices concrètes. Mais sa légitimité recèle cependant contre les discriminations les meilleures ressources pour l'action. Or compter par race ou ethnie est contraire à nos traditions. Si l'on veut en faire la condition sine qua non de la lutte contre les discriminations dans l'entreprise, on risque alors de renvoyer aux calendes grecques tout changement, alors qu'il est urgent d'agir. Introduire de la diversité dans les grandes écoles, c'est bien. Mais si l'on se contentait de n'introduire qu'un zeste de diversité, tout en continuant de tenir de facto une grande majorité des élèves à l'écart de toute possibilité d'y accéder, alors on créerait de la discrimination dans la discrimination. Et l'on donnerait le sentiment qu'il ne s'agit là pour une élite parisienne que de garantir plus sûrement sa reproduction sociale et familiale.
Car le problème français est à la fois plus large et plus restreint : plus large, car la ségrégation urbaine et la difficulté de plus en plus grande qu'a l'école de jouer son rôle de promotion sociale touchent, au-delà des immigrés et de leurs enfants, des millions de familles d'ouvriers ou d'employés. Le sentiment de relégation ne concerne pas que les habitants des ZEP. Il n'est pas ressenti seulement en banlieue, mais aussi en province et outre-mer. Ce sentiment d'une coupure de plus en plus grande entre l'élite parisienne et le reste du pays s'aggrave. Il est fondé sur des réalités objectives. On ne sait plus, dans les Pyrénées-Orientales, en Savoie, dans le Puy-de-Dôme ou dans le Calvados, comment s'y prendre pour "monter à Paris". Les modes de sélection des grandes écoles aujourd'hui sont tels que les enfants des classes moyennes et populaires en sont exclus, et, de fait, de plus en plus exclus.[…]
Pour assurer cette meilleure égalité des chances sur tout le territoire, je propose que l'on s'inspire des politiques pratiquées en Californie ou au Texas. Un pourcentage - par exemple 5 % - des meilleurs élèves de chaque lycée de France aurait un droit d'accès aux classes préparatoires aux grandes écoles et aux premières années des établissements qui sélectionnent à l'entrée. Ce pourcentage tient compte des critiques portées à l'expérience du Texas, où le pourcentage de 10 % remplit complètement la première année de l'université de l'Etat et entraîne l'éviction de bons élèves vers des universités d'autres Etats américains. Avec 5 %, on laisse une marge de recrutement aux directions d'établissements.[…]
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dimanche, décembre 12, 2004

revue de presse des hebdomadaires
(semaine du 6 décembre au 12 décembre 2004)

Le « mot de la semaine » pour le Nouvel Observateur c’est « TPE »… Encore un article consacré à ce dispositif pédagogique qui s’av ère de plus en plus un symbole des limites de l’arbitraire en matière de décision ministérielle.



Bonne lecture
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Le Nouvel Observateur du jeudi 9 décembre 2004 -

Le Mot :TPE
Tout le monde crie au scandale, mais François Fillon, lui, s’obstine: oui, il va bien supprimer les travaux personnels encadrés (TPE). Mis en place par Claude Allègre en 1999, les TPE, matière à part, tranchent dans les programmes académiques. Leur objectif consiste à faire effectuer aux élèves des recherches sur un thème transversal: l’opéra, l’évolution d’un quartier, la généalogie d’une famille, l’alimentation du sportif… Selon les enseignants, ces projets développent de nouvelles compétences, comme l’autonomie ou la capacité de travailler en groupe. Et les élèves adorent. 90% d’entre eux prennent l’option TPE au bac. Mais pour le ministre de l’Education nationale, en terminale, le lycéen travaille trop: 1 100 heures en France, contre 940 dans le reste de l’Europe… «Ce n’est bon ni pour l’élève ni pour l’Etat», dit-il. Et puis surtout, cela grève le budget. Or le gouvernement a besoin d’argent pour financer sa réforme de l’Education. En rayant les TPE des emplois du temps, François Fillon compte ainsi récupérer des milliers d’heures, qu’il utilisera pour dédoubler les classes de langues.Lire la suite de l’article

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Le Point du 9 décembre 2004

L'élève français moyen
L'OCDE évalue à nouveau les performances des élèves de 15 ans à l'issue de leur scolarité obligatoire. En 2000, le rapport Pisa (Programme international d'évaluation des élèves) insistait sur la compréhension de l'écrit et nos résultats n'étaient pas glorieux. Dans le rapport 2003, qui s'interesse plus particulièrement aux sciences, les élèves français s'en tirent nettement mieux. Certes, ils restent très en dessous de la Finlande, champion toutes catégories. Mais ils obtiennent plus que la moyenne, derrière la Belgique ou la Suède, et devant l'Allemagne, l'Espagne ou l'Italie. Pourquoi ces résultats tout juste honorables ?Lire la suite de l’article


La loi miracle

Dans une compilation des textes fondateurs qui ont fait la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat (1), Dominique de Villepin ouvre les festivités de la « grand-messe laïque » du centenaire de 2005. Et signe une préface tout feu, tout flamme sur cette loi, accouchée dans la douleur voilà bientôt cent ans. Bien sûr, le ministre de l'Intérieur place résolument l'intégration de l'islam sous la tutelle de 1905. A rebours de l'iconoclaste Nicolas Sarkozy, qui ose évoquer une possible « évolution » de cette loi devenue, au fil des ans, lieu de mémoire et symbole de la cohésion nationale.Lire la suite de l’article

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L'Express du 6 décembre 2004

Faut-il apprendre l'anglais dès l'école primaire?

Après le rapport de la commission Thélot, François Fillon, ministre de l'Education nationale, a tranché. Au primaire, les élèves devront s'initier à une langue vivante. Pas forcément celle de Shakespeare.
Pour Jacqueline Quéniart
Professeur agrégée d'anglais, membre de la commission Thélot

«C'est une compétence indispensable à tout citoyen»
Contre : Claude Hagège
Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de théorie linguistique
«Il faut promouvoir l'apprentissage de deux langues»
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 11 décembre 2004

FONCTIONNAIRES
La grande explication


Le ministre Renaud Dutreil souhaite engager avec les syndicats une discussion de fond sur l'avenir de la fonction publique. «Attention, casse-cou» ou «enfin» ? Les avis n'ont peut-être jamais été aussi tranchés.
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Politis du 9 décembre 2004

École : sous le voile des apparences
Le collectif « Une école pour toutes et tous/Contre les lois d ?exclusion » dresse un bilan de la rentrée scolaire qui contredit l’autosatisfaction gouvernementale.
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Marianne du 9 décembre 2004


Rien vu...


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vendredi, décembre 10, 2004

Revue de presse du vendredi 10 décembre 2004

Le gros dossier du jour se trouve dans Le Monde qui consacre plusieurs articles au redoublement. De nombreuses études montrent que dans la quasi-totalité des cas, le redoublement n’est pas efficace. Mais le projet Fillon prévoit non seulement de la maintenir mais de l’étendre. Il s’agit pour le Ministre d’adresser un signal aux enseignants allant dans le sens d’une restauration de leur « autorité ». C’est aussi le signe d’un manque d’imagination, le redoublement permet d’éviter de se poser des questions sur la pédagogie et les solutions efficaces que l’on peut apporter face aux difficultés des élèves.

On trouvera aussi dans les journaux, beaucoup d’articles sur la situation des enfants soumis à la précarité en Franceet dans le Monde. On lira aussi avec intérêt dans Libération une tribune pour la défense des enseignements artistiques. L’auteur demande que le socle commun prenne en compte cette dimension artistique qui est aussi une voie de réussite.

Bonne Lecture...
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Libération du 10/12/04


La bonification des profs de ZEP n'est plus prioritaire
Le 6 novembre, l'Education nationale a annoncé via le Bulletin officiel que les bonifications indiciaires automatiquement accordées aux enseignants des zones d'éducation prioritaire (ZEP) seront supprimées. Ces bonifications permettent de booster la carrière et font partie des signes de reconnaissance adressés aux personnels des établissements difficiles : outre une petite indemnité et quelques moyens supplémentaires, ces derniers ont plus de facilité à obtenir le poste de leur choix après être passés par les ZEP.
Dans la foulée, le ministère a décidé de créer un nouveau système. Désormais, certains établissements seront classés «APV», soit «affectations prioritaires à caractère volontaire». Ce label APV est attribué de droit aux établissements classés «sensibles» ou bénéficiant d'un autre dispositif incitatif et dérogatoire : les «Pep 4».
Quid des autres ZEP ? La décision est laissée à l'appréciation de chaque académie. Créteil et Versailles ont ainsi choisi de transformer toutes leurs ZEP en APV, mais Paris a décidé de ne retenir que 11 collèges sur la trentaine classés ZEP. A Bordeaux, il n'y en aura qu'un, à Grenoble ou à Rennes, aucun. Les enseignants qui resteraient l'an prochain dans ces collèges ZEP mais non APV perdraient le bénéfice des bonifications accumulées depuis leur arrivée en ZEP. Seule porte de sortie offerte pour en profiter : demander sa mutation pour l'an prochain avant ce soir si on veut changer d'académie (au printemps si on veut bouger, mais dans la même académie).
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Manifestation des lycées pro
Plusieurs centaines d'élèves et d'enseignants de lycées techniques et professionnels ont manifesté hier devant le rectorat de Paris pour protester contre un plan de transfert de leurs établissements, et les menaces qui planent sur l'existence même de certaines de leurs filières.
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Rebonds : A l'école, la notion de choix renforce les inégalités
Par Maxime Travert maître de conférences à l'IUFM Aix-Marseille.
Les arts, la musique, l'éducation physique et sportive sont rassemblés, dans le projet de réforme du brevet, dans un «portefeuille de matière au choix». Cette nouvelle position qu'occuperont ces disciplines dans le premier diplôme que les élèves auront à acquérir témoigne de la considération que le pouvoir politique leur accorde. Elles ne sont plus obligatoires ; elles deviennent optionnelles. […]
Tout le monde s'accorde pour que l'école mène l'élève sur la voie de la réussite. Mais alors, pourquoi se passer de ce qui est déjà pour lui, à l'extérieur de l'école, une expérience de la réussite ? L'ignorer, c'est se couper d'un moyen d'attirer l'élève vers l'école. C'est également se passer des conditions initiales d'une réussite pour les mettre en relation avec des échecs. Seule la dialectique réussite/échec prend sens. L'une sans l'autre mène soit vers le désespoir, le rejet, soit vers l'utopie, l'absence d'apprentissages. Ignorer ces «différentes réussites», c'est se couper d'une entrée favorable dans les apprentissages. Oui, c'est regrettable en terme de culture !
Vouloir transmettre un socle de connaissances et de compétences n'est pas contestable. Il reste à débattre de sa nature. Ignorer ces cultures premières, c'est se contenter de s'entre-déchirer sur la définition d'une «culture commune» dont le seul fondement reste la légitimité académique. Le problème est alors posé en terme traditionnel et seuls sortent vainqueurs les conservatismes. Prendre en compte ces cultures premières, c'est déplacer le débat sur la définition d'une «commune culture» dont un des fondements reste le réalisme, et alors sort vainqueur l'enrichissement des élèves.
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Equité à bâbord
Par Michel Wieviorka sociologue.
Les Etats-Unis ont inventé l'affirmative action dans les années 60 pour pallier les inégalités structurelles dont pâtissaient les Noirs. Puis la notion a fait son chemin, et nourri bien des débats. Avant même d'examiner ses enjeux les plus actuels, il faut marquer la formidable ambivalence imputée à cette notion, vite associée, dans l'opinion, à des options multiculturalistes qui pourtant ne sont pas nécessairement les siennes.[…]
Si la «discrimination positive» doit aboutir à promouvoir quelques membres d'une minorité ou d'un groupe donné, au détriment de la capacité de l'ensemble concerné à accéder à l'ascension sociale, ou si elle encourage un certain communautarisme, par exemple en déléguant à des leaders ou notables le soin d'organiser la promotion de certains membres de leur communauté, et en renforçant finalement les logiques de fragmentation culturelle et sociale, alors ce type de politique n'est pas digne de la gauche, et pourrait même s'apparenter à un néocolonialisme à la française. Si, au contraire, elle débouche sur des chances accrues d'ascension sociale et de réduction des inégalités pour l'ensemble du groupe concerné, si elle veille en même temps à décourager les dérives communautaires, alors ce peut être une politique de gauche. Une politique très supérieure à l'absence de mesures qui caractérise le «républicanisme», discours dont l'universalisme abstrait est sur la défensive, impuissant dans la pratique à faire reculer l'injustice sociale.
Il est temps, à gauche, de ne pas laisser à la droite le monopole de la «discrimination positive», quitte à la dénommer autrement _ «équité» par exemple. Il est temps, à gauche, de se débarrasser des facilités rhétoriques qu'offre l'ode incantatoire à la République, qui est non pas menacée, mais au contraire renforcée si l'équité est un moyen mis au service de l'égalité, qui doit demeurer une fin, et si des politiques volontaristes s'en prennent aux inégalités les plus lourdes.
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Le Figaro du 10/12/04


Rien vu...


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L'Humanité du 10/12/04


Des enfants exposés à tous les dangers
Les responsables de l’association départementale de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence de Seine-Saint-Denis (ADSEA 93) n’en pouvaient plus. Le nombre d’enfants et d’adolescents qu’ils prennent en charge suivait depuis trop longtemps une courbe exponentielle ; les travailleurs sociaux croulaient sous une charge de plus en plus lourde et, surtout, leurs marges de manoeuvre étaient de plus en plus limitées. Intenable, intolérable... Impossible de garder tout cela pour eux. L’association a donc décidé de faire connaître ce que les citoyens ne pouvaient plus imaginer. De plus en plus d’enfants et de très jeunes majeurs, 5 000, selon eux, vivent en Seine-Saint-Denis en grande précarité, sans adresse fixe, ballottés avec leurs familles d’hôtels en squats ou en logements temporaires.
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Des cités toujours aussi sensibles
Vingt ans de politique de la ville plus tard, la France a toujours le mal des banlieues. Et il s’amplifie. En 1983, la politique de la ville concernait une quinzaine de quartiers qui bénéficiaient de ce que l’on nommait alors le DSQ (développement social des quartiers). Le quartier des Minguettes venait d’exploser (1981), et les Français découvraient ce que l’on nomma vite les « quartiers sensibles ». Quelques ministres de la Ville et quelques années plus tard, les « quartiers sensibles » sont désormais 751, dont 33 dans les DOM-TOM, répartis sur près de 800 communes au sein de plus de 200 agglomérations. Leur nom aussi a changé. On les appelle désormais ZUS (zones urbaines sensibles) et elles accumulent les handicaps.
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Trois témoins de la vie des cités
Éducation. « L’école, un lieu capital pour la socialisation »
Nathalie Gillette, enseignante en maternelle à Garges-lès-Gonesse
« Je travaille avec les tout-petits, les enfants de deux ans. Il y a un grand débat, en ce moment, pour savoir si scolariser les enfants de façon si précoce est une bonne chose ou non. Personnellement, je suis convaincue que cela les aide, surtout dans un quartier comme le nôtre. »
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Le Parisien du 10/12/04


« Mon modèle d'intégration à la française, c'est Smaïn » Série (2/3)
Au-delà du contexte économique, Soraya, qui assure n'avoir jamais souffert de discrimination - « sauf de la part d'une institutrice très raciste quand j'étais à l'école primaire » -, porte un constat sans concession sur la façon dont notre pays « intègre » ses immigrés. « La France a encore des problèmes d'intégration, observe-t-elle. Le plus criant, c'est le regard des gens sur nous. Je ne dirais pas que j'y lis du racisme mais presque... »
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La Croix du 10/12/04


Un milliard d’enfants en péril
La moitié des enfants dans le monde vit dans des conditions de grande précarité, selon le rapport 2004 de l’Unicef
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20 minutes du 10/12/04


5000 enfants sans domicile fixe dans le 93
En un an, Birama en est à sa sixième adresse. Et autant d’écoles pour ses enfants âgés de 2 à 7 ans. Victime d’une arnaque au bail, expulsé de son logement de Clichy-sous-Bois (93), il a successivement logé sa famille, dans un hôtel Formule 1, puis dans divers foyers d’urgence. « Un mois au Tremblay, un mois à Noisy, trois à Sevran, et puis Gagny, retrace-t-il. Déjà choqués par l’expulsion, les petits ont à chaque fois beaucoup de mal. » Comme eux, au moins 5 000 enfants vivraient sans adresse fixe en Seine-Saint-Denis, selon l’Association départementale de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence (ADSEA), qui s’alarmait hier du phénomène.
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Saint Nicolas, figure laïque
Un effet collatéral de la loi laïcité. Les enfants des écoles maternelles de Coudekerque-Branche ont été privés, lundi, de leur traditionnelle figurine en chocolat de Saint Nicolas : des enseignants ont considéré que la croix et le missel du personnage sont contraires à la nouvelle loi. Certains ont enlevé la mitre de l’évêque, d’autre ont gratté la croix : par souci sanitaire, le maire a dû faire retirer toutes les figurines, qui avaient coûté, au total, 4 000 e
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Le Monde daté du 11/12/04


Redoublement : les études s'opposent aux pratiques des enseignants
Une nouvelle évaluation montre que les élèves qui redoublent leur CP réussissent moins bien que ceux de même niveau qui passent dans la classe supérieure. Faute de meilleure solution, beaucoup d'enseignants restent attachés à leurs prérogatives, qui doivent être renforcées par la réforme Fillon.
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"Un bon soutien scolaire serait mille fois mieux, mais à défaut..."
Trois professeurs évoquent leur pratique du redoublement. Ils sont adhérents au SNES, majoritaire dans le second degré, qui est, sur le sujet, le syndicat le plus favorable à la réforme de François Fillon.
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La Finlande, en tête de la classe européenne, a banni son usage
L'égalité des chances. L'expression revient sans cesse à la bouche des autorités finlandaises dès lors qu'on aborde le dossier de l'éducation. A les entendre, c'est l'une des clés principales de la réussite de leur système éducatif, récompensé, le 7 décembre, par une première place au classement trisannuel établi parmi les pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Or, dans l'esprit finlandais, le redoublement d'une classe par un élève ne correspond pas à cette logique de l'égalité des chances. Au contraire, il creuse les inégalités. "Cela a quelque chose de frustrant et d'ennuyeux pour un enfant d'avoir à reprendre de zéro une année entière de cours, explique Pekka Kupari, chercheur à l'Institut pour la recherche sur l'éducation, à l'université de Jyvãskylã. En Finlande, nous pensons pouvoir soutenir les élèves autrement qu'en leur imposant le redoublement."
Aussi est-il quasiment banni dans ce pays nordique.
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