vendredi, janvier 21, 2005

Revue de presse du vendredi 21 janvier 2005

Le premier Ministre a fait savoir que le projet de loi sur l’avenir de l’école "n'est pas totalement figé" et qu'il y a "matière à l'amender lors de son examen à l'Assemblée nationale et au Sénat
. C’est un des effets de la forte mobilisation du corps enseignant , jeudi dernier sur laquelle reviennent pratiquement tous vos journaux.
Quelque 328 000 personnes, selon les syndicats, un peu plus de 211 000 selon la police, ont défilé dans tout le pays, jeudi, à l'appel des fédérations CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, UNSA des fonctionnaires et de l'intersyndicale de l'éducation nationale. Près d'un enseignant sur deux était en grève - 50 % dans les collèges, 60 % dans le primaire.
Bonne Lecture...
----------------------------------------------
Libération du 21/01/05


Les enseignants retrouvent le chemin de la grève

Forte mobilisation des fonctionnaires hier pour la défense du service public.

Lire la suite de l’article


Jack Lang, député PS, s'insurge contre la baisse des effectifs.
«Cette fois, je crois qu'on a vraiment atteint l'os»


Jack Lang, dernier ministre de l'Education du gouvernement Jospin et député PS du Pas-de-Calais part en guerre contre le projet de loi d'orientation sur l'avenir de l'école qui sera présenté en février à l'Assemblée.
Lire la suite de l’article


Enseigner le dernier conflit mondial pour enrayer l'antisémitisme.
Devoir de mémoire à l'école


Des élèves de confession juive agressés, des cimetières profanés, un leader de l'extrême droite française estimant que «le débat doit avoir lieu sur la façon dont les déportés sont morts», l'Education nationale se doit de réagir. Soixante ans après, il apparaît plus que jamais indispensable d'enseigner aux générations futures l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Il faut donner les clés pour comprendre le danger de cette montée sans précédent de l'antisémitisme depuis la Libération[…]
Lire la suite de l’article

+ dossier spécial: Auschwitz, 60 ans après


---------------------------------------------
Le Figaro du 21/01/05


La démonstration de force des enseignants

Après un an et demi d'atonie, les enseignants ont retrouvé le chemin de la contestation. Hier, entre 40 et 50% de grévistes ont été recensés dans les établissements scolaires du primaire et du secondaire, selon les chiffres du ministère de l'Éducation nationale, avec des pointes particulièrement fortes dans les collèges de certaines académies : 55% à Paris, 63% à Toulouse, 68% à Rennes... Les syndicats ont de leur côté évalué à 60% le nombre de professeurs ayant cessé le travail. Une mobilisation équivalente à celle des plus grosses journées du printemps 2003 quand ils protestaient contre la réforme de leur retraite et la décentralisation de certains emplois.
Lire la suite de l’article


Luc Ferry : «Les syndicats sont là pour empêcher les réformes»

[…]Je regrette qu'à la différence des années 70 les syndicats ne soient plus porteurs de grandes utopies généreuses. Aujourd'hui, les discours portent sur les moyens. Il y a des gens très compétents à la FSU mais ils ne sont plus une force de proposition. Ils sont juste là pour empêcher les réformes.[…]
Lire la suite de l’article


Mobilisation symbolique dans les écoles privées

Dans le cortège des manifestants qui ont marché hier après-midi dans les rues de Montpellier, les professeurs des établissements privés sont passés totalement inaperçus, perdus dans la masse.
Lire la suite de l’article


-------------------------------------------
L'Humanité du 21/01/05


Fonctionnaires, en colère et nombreux

À Paris, la « Répu » craque sous le nombre des manifestants d’Île-de-France qui débordent sur les rues et les boulevards environnants. En rangs épais, personnels territoriaux, enseignants, agents du ministère des Finances, chercheurs en blouse blanche ou infirmières vont piétiner plus d’une heure et demie après le départ de la tête de cortège vers Saint-Augustin.
Lire la suite de l’article


Nantes défile pour affranchir l’école

Des lycéens aux enseignants retraités, plusieurs milliers de personnes ont défendu l’éducation.
Lire la suite de l’article


Plongée au coeur de la violence urbaine

Fruit d’un long travail, né sous l’impulsion du journaliste Christophe Nick, les Chroniques de la violence ordinaire, série documentaire en quatre volets diffusée à partir de ce soir sur France 2, marquera les mémoires.
Lire la suite de l’article


L’invité de la semaine Hubert Tison
Secrétaire général de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie de l’enseignement public.


Pour beaucoup de gens qui ont été scolarisés « à la française », l’histoire et la géographie sont tellement liées aux souvenirs de l’école qu’il leur paraît impossible d’imaginer des écoles, collèges, lycées sans elles. Ils seraient étonnés de ne pas les voir figurer dans les « fondamentaux ». Cela irait mieux si cela était inscrit car, depuis les années quatre-vingt-dix, a repris la lente érosion sur la place et le rôle qui étaient les leurs.
Lire la suite de l’article

----------------------------------------------------
Le Parisien du 21/01/05


Voile : 48 élèves ont été exclues

QUARANTE-HUIT ÉLÈVES ont été exclues, depuis le début de l'année scolaire, pour n'avoir pas respecté la loi interdisant le port de signes religieux ostensibles dans leurs établissements scolaires.
Lire la suite de l’article


------------------------------------------------
La Croix du 21/01/05


Rien vu...


------------------------------------------------
20 minutes du 21/01/05


Les profs, premiers de la classe

Les professeurs étaient les plus nombreux hier. A l’occasion de la journée de grève des fonctionnaires, il y avait hier entre 40 et 50 % d’enseignants en grève, selon le ministère de l’Education nationale. Hors Education, la mobilisation a été moins forte avec un chiffre officiel de 20,25 % de grévistes en moyenne dans la fonction publique à la mi-journée, et jusqu’à 42 % au ministère de l’Economie et des Finances, dont 60 % aux Impôts. Une participation qui reste importante, comparable pour les profs aux chiffres des manifs du printemps 2003
Lire la suite de l’article


Un guide contre l’école buissonnière

Chaque jour, trois ou quatre élèves sont absents dans les classes des lycées professionnels de Seine-Saint-Denis. L’inspection d’académie a déterminé que le taux d’absentéisme atteint 17 % dans ces établissements et 7 % dans les lycées d’enseignement général. Début mars, 10 000 exemplaires d’un « mode d’emploi » destiné à lutter contre ce phénomène seront distribués aux enseignants du département. Comment prévenir l’école buissonnière, comment l’éviter, voire la sanctionner... En quelques pages, l’inspection d’académie détaille tous les dispositifs mis en place. Une première en France.
Lire la suite de l’article

-------------------------------------------------
Ouest-France du 21/01/05


Les fonctionnaires fortement mobilisés

Des grèves bien suivies, des manifs bien fournies : les syndicats de fonctionnaires ont fortement mobilisé, hier. Au centre des revendications, les salaires, l'emploi et la défense du service public
Lire la suite de l’article

-------------------------------------------------
Le Monde daté du 22/01/05


Cette année, la réussite aux concours d'enseignant passera par le tribunal

Bug informatique ou imprévoyance d'aspirants à la fonction publique ? Quelque 250 candidats aux concours de recrutement des enseignants de l'éducation nationale affirment ne pas avoir pu confirmer leur inscription, fin novembre 2004, à cause d'un dysfonctionnement du site Internet du ministère. Le dernier jour, à quelques heures de la fermeture du service Internet, ils n'avaient pu se connecter et valider leur dossier.
Le ministère de l'éducation nationale - qui inaugurait une procédure entièrement informatisée - a récusé tout dysfonctionnement en estimant que les difficultés venaient des fournisseurs d'accès. Et a donc refusé, en décembre 2004, d'inscrire ces étudiants, dont certains préparaient les concours depuis plusieurs mois ou plusieurs années.
A l'époque, cette décision avait soulevé des critiques sévères de syndicats d'enseignants et d'étudiants qui avaient appelé à un peu plus de souplesse. Saisi en référé par des candidats malheureux, le tribunal administratif de Paris a ordonné, mardi 11 janvier, au ministère de l'éducation d'admettre l'inscription de sept étudiants ayant déposé des recours.
Lire la suite de l’article


Fonctionnaires : M. Raffarin ferme sur les salaires, ouvert sur l'école

Fermeté ? Esquisse de compromis ? Vendredi 21 janvier, au lendemain d'une journée de grève dans la fonction publique fortement suivie, le gouvernement a fait savoir qu'il n'entend rien céder sur les salaires, mais il a néanmoins entrouvert une porte aux enseignants, venus en masse dans les cortèges et dont la protestation concernait aussi le projet de loi Fillon sur "l'avenir de l'école". Matignon a fait savoir que ce texte "n'est pas totalement figé" et qu'il y a "matière à l'amender lors de son examen à l'Assemblée nationale et au Sénat"
Lire la suite de l’article


Les organisations syndicales se réjouissent d'une mobilisation retrouvée

Enseignants, employés communaux, postiers, agents des impôts, des services pénitentiaires, policiers, agents de l'équipement, pompiers... Quelque 328 000 personnes, selon les syndicats, un peu plus de 211 000 selon la police, ont défilé dans tout le pays, jeudi, à l'appel des fédérations CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, UNSA des fonctionnaires et de l'intersyndicale de l'éducation nationale. Près d'un enseignant sur deux était en grève - 50 % dans les collèges, 60 % dans le primaire.[…]
Au sein du cortège enseignant, le thème de l'argent était omniprésent. Il était loin cependant de constituer l'unique motif de mobilisation. La loi Fillon d'orientation sur l'école focalisait les critiques. "Le ministre lance sa loi au mépris de tout dialogue, s'indignait Sophie, 32 ans, professeur dans un réseau d'éducation prioritaire. Ils veulent mettre en place une réquisition d'office des enseignants, pour qu'on remplace au pied levé n'importe quel prof. Un enseignant de maths va en remplacer un autre d'anglais, ça n'a aucun sens."
Dans le cortège, les professeurs d'éducation physique et sportive (EPS) étaient venus en nombre. Inquiets à l'idée que leur discipline ne fasse pas partie du "socle commun" des matières indispensables que la loi devrait fixer. Le discours était le même chez les enseignants de sciences économiques et sociales. A vouloir recentrer l'éducation nationale sur le lire-écrire-compter, affirment-ils, on risque de mettre à mort toutes les autres disciplines. "La loi débouche sur un enseignement appauvri, sur un modèle qui ressemble à l'école du XIXe siècle", faisait valoir un enseignant de sciences de la vie et de la terre.
Lire la suite de l’article

--------------------------------------------

Aucun commentaire:

 
Licence Creative Commons
Chronique éducation de Philippe Watrelot est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
Fondé(e) sur une œuvre à http://philippe-watrelot.blogspot.fr.