mardi, avril 13, 2010

Revue de presse du mardi 13 avril 2010


Handicapés – Luc Ferry – Absentéisme –Pan Pan cucul -



13000 enfants handicapés sans structures d’accueil
Aujourd’hui, 13 000 enfants et ados handicapés ne trouvent pas de place dans des structures d’accueil en France. C’est Le Parisien qui consacre un dossier à ce sujet douloureux. Trop handicapés pour aller à l’école, ils sont obligés de rester chez leurs parents parce qu’il n’y a pas assez de places dans les établissements spécialisés. Ce sont surtout des jeunes autistes et des polyhandicapés qui sont concernés, et moins des handicapés en fauteuil roulant, pour qui la situation s’améliore légèrement, à l’école et dans la vie quotidienne.
La loi du 11 février 2005 a créé un lieu unique part département destiné à faciliter les démarches des personnes handicapées . Mais ces Maisons du Handicap sont aujourd'hui débordées et ne parviennent pas à répondre à toutes les demandes.
Thierry Nouvel le directeur de l’UNAPEI (fédération d’associations de défense des intérêts des personnes handicapées mentales et de leurs familles) , est interviewé par Le Parisien et confirme l’urgence et le retard pris : “Cela concerne en particulier les enfants polyhandicapés et les autistes. On manque beaucoup d’instituts médico-éducatifs. Le problème concerne toute la France, mais est particulièrement criant en région parisienne. ”.

Luc Ferry met (encore) les pieds dans le plat
Depuis qu’il n’est plus ministre, Luc Ferry a une liberté de parole qui l’amène souvent à dire tout haut des vérités souvent masquées par la langue de bois et la solidarité (pour ne pas dire l’omerta) gouvernementale. On se souvient qu’il avait déjà “mangé le morceau” il y a un peu plus d’un an sur les RASED tout comme sur la maternelle en montrant que les logiques à l’œuvre étaient purement budgétaires.
Ici, il va un peu plus loin dans une interview au journal Le Monde (supplément Monde de l’Éducation). Il estime que les suppressions de postes d'enseignants rapportent peu comparés aux problèmes qu'elles posent. “Avec les actuelles suppressions de postes, on économise 500 millions d'euros par an. Cela plombe le ministre, empêche les réformes audacieuses et les économies sont annulées dans la seconde par d'autres décisions, comme la suppression de la pub à la télévision publique ou la TVA pour les restaurateurs, qui font perdre environ huit à dix fois plus que ce qu'on a économisé à l'éducation! ça vaut la peine?
Et il poursuit le flinguage avec la réforme de la formation des enseignants, qui, selon lui, "est calamiteuse" et l'actuel ministre "Luc Chatel le sait", ajoute t-il. Son prédécesseur "Xavier Darcos lui a laissé une grenade dégoupillée. Supprimer les stagiaires est une idée de gestionnaire au petit pied. Cela fait gagner 15.000 postes, mais sur une seule année, ce qui ne règle rien au fond. C'est le type même d'une mesure cynique", selon Luc Ferry.
La carte scolaire ne trouve pas plus grâce à ses yeux, c’est une “pure blague qui "n'a fait que renforcer les communautarismes"

absentéisme
L’actualité de l’éducation peu chargée en cette période nous permet de revenir sur une tribune parue lundi dans Libération, elle est signée de Patrice Huerre, psychanalyste spécialisé dans l’adolescence. Il revient sur la question de l’absentéisme scolaire et s’élève contre les analyses trop rapides qui sont formulées. “ La question de l’absentéisme scolaire, telle qu’elle nous est présentée actuellement, illustre parfaitement cette haine de la complexité humaine : un sujet vous inquiète, nous avons la réponse ! L’élève s’absente, c’est donc un futur délinquant : ses parents seront sanctionnés financièrement pour défaut d’éducation. Que c’est simple ! ”. Alors que, selon lui, l’absentéisme est un phénomène complexe qui recouvre plusieurs réalités. Quoi de commun entre “les adolescents qui testent les limites du collège ”, ceux qui sont sujets à des “phobies scolaires ” ou encore “ceux qui ont besoin de gagner de l’argent en travaillant, parallèlement aux études. ”. Patrice Huerre énumère ainsi toute une gamme de situations qui appellent évidemment des réponses différentes et ciblées. “Il est évident que sanctionner les parents d’une jeune victime de racket ou de phobies scolaires, renvoyer un élève porteur d’acné sont autant de mesures dont l’aberration est flagrante et contre-productive, alors qu’il serait si simple de permettre au premier de parler de ce qu’il subit avant d’aller porter plainte, au second d’être orienté vers une aide thérapeutique adaptée et au troisième de consulter un dermatologue ! ” dit-il non sans humour. Pour lui, ; l’absentéisme est un “clignotant” qui doit être pris avec sérieux et qui mérite mieux que les réponses simplistes.

Pan-Pan Cucul
Le Monde se fait l’écho d’une nouvelle étude publiée dans la revue américaine Pediatrics qui montrerait que les enfants qui reçoivent fréquemment une fessée à trois ans ont toutes les chances de devenir plus agressifs dès l'âge de cinq ans. "L'étude suggère que même des formes mineures de châtiment corporel accroissent les risques d'un comportement agressif de l'enfant", ajoute l'enquête.
Une étude de la SOFRES réalisée en novembre 2009 (au moment de la proposition d’interdiction formulée par la députée Edwige Antier) montrait qu’en France l’opinion était partagée sur le principe même de la fessée et sur ce qu’elle représente : pour 45% des Français (et 42% des parents interrogés), elle constitue « un moyen d’éducation qu'il faut utiliser, car cela apprend à l'enfant le respect de l'autorité » ; en revanche, elle représente pour 52% d’entre eux (et 55% des parents interrogés) un geste à éviter, « car cela banalise l’usage de la force et de la violence chez l’enfant ».
L’attitude envers la fessée est assez clivée selon la catégorie sociale : les partisans de la fessée comme moyen d’éducation à utiliser se retrouvent davantage parmi les sympathisants de droite (60%), les ouvriers (51%) et les hommes (51%). Les anti-fessées qui la considèrent comme un geste qui banalise la violence se trouvent à l’inverse plutôt chez les sympathisants de gauche (60%), les cadres (61%) et les femmes (58%).
Pour faire le lien avec un autre sujet, risquons une hypothèse, peut-être est-ce parce que Luc Ferry a reçu une bonne fessée quand il était ministre qu’il est agressif avec ses amis politiques aujourd’hui… ?

Bonne Lecture...
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Libération.fr du 13/04/10 (certains articles payants)


Il y a toutes sortes d’absentéismes scolaires
Par PATRICE HUERRE Psychanalyste, chef de service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent (EPS Erasme, Antony) et vice-président de la Maison des adolescents des Hauts-de-Seine

La question de l’absentéisme scolaire, telle qu’elle nous est présentée actuellement, illustre parfaitement cette haine de la complexité humaine : un sujet vous inquiète, nous avons la réponse ! L’élève s’absente, c’est donc un futur délinquant : ses parents seront sanctionnés financièrement pour défaut d’éducation. Que c’est simple ! […]
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Le Figaro du 13/04/10


Belambra propose de faire réviser les enfants
Le numéro un des clubs de vacances s'associe à Acadomia pour offrir des stages de soutien scolaire.
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Le Monde.fr du 13/04/10



Donner la fessée à un enfant le rendrait plus agressif
Fessera ou ne fessera pas ? La fessée divise. Selon une étude réalisée outre-Atlantique et publiée lundi dans Pediatrics, les enfants qui reçoivent fréquemment une fessée à trois ans ont toutes les chances de devenir plus agressifs dès l'âge de cinq ans.
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Ma fille, mon modèle ; ma mère, ma rivale
Les mères, clones de leurs filles ? De plus en plus, la mode se joue des générations. Les femmes mûres cherchent à conserver un look jeune et les frontières vestimentaires s'estompent.
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L’Humanité du 13/04/10 (un jour de retard)



« L’État prive nos enfants d’école »
Un millier de parents et d’enseignants de la Seine-Saint-Denis ont défilé samedi à Bobigny pour dénoncer la pénurie de moyens qui frappe leurs établissements.
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« Le gouvernement veut constituer une éducation au rabais »
Jacques, parent d’élève, Noisy-le-Grand.
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Le Parisien (certains articles payants) du 13/04/10



13 000 enfants handicapés ne sont pas pris en charge
Le chiffre fait froid dans le dos. Aujourd’hui, 13 000 enfants et ados handicapés ne trouvent pas de place dans des structures d’accueil en France. Les parents désespèrent.
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« Ce n’est pas possible de le garder tout le temps à la maison »
Le petit Radwane, âgé de 7 ans et demi, a déjà cassé la plupart des vitres des portes du pavillon de ses parents, à Soisy-sous-Montmorency (Val-d’Oise), lors d’accès de colère. « Depuis, on n’a pas remplacé le verre », philosophe son papa, Lahcène Boubekeur, courageux mais désemparé.
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Le Conseil d’Etat reconnaît le préjudice
Ce fut un long combat pour les parents de Guillemette, mais ils ont fini par le gagner. Son père, François Laruelle, polytechnicien et chef d’entreprise, a d’abord porté plainte devant le tribunal administratif de Versailles (Yvelines), pour défaut de prise en charge de sa fille atteinte d’une maladie génétique handicapante, qui n’avait pas obtenu de place en institut médico-éducatif de 2001 à 2004.
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« Il y a urgence »
Thierry Nouvel dirige l’Unapei, qui regroupe 3 000 établissements et accueille 180 000 personnes. Il lance un cri d’alarme au sujet de la pénurie de places.
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Des listes d’attente très longues
Pour avoir une place en établissement pour handicapés, il faut réserver… plusieurs années à l’avance ! Une assistante sociale, qui aide des familles à monter des dossiers dans un centre de l’Est parisien, précise que « certains centres ont deux ans de liste d’attente. La situation est de pire en pire. Il y a cinq ans, on arrivait à trouver des places.
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Depuis deux ans, Stéphanie cherche une solution
«Mais où passent nos impôts ? L’Etat français n’est même pas capable de nous trouver une structure adaptée. » Stéphanie de Labriolle, qui habite dans un grand appartement du IX e arrondissement à Paris, est en colère. Elle est aujourd’hui confrontée à des problèmes insolubles pour la prise en charge de son petit garçon Augustin.
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La Croix du 13/04/10



Rien vu...


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Les échos (certains articles payants) du 13/04/10



Le diplôme accroît la sensibilité à la discrimination
La mesure des discriminations liées aux origines reste un exercice délicat en France. Selon l'Ined, qui a publié récemment en partenariat avec l'Insee une étude sur le sujet, un quart des immigrés et des descendants d'immigrés déclarent avoir été victimes de discrimination. […]Curieusement, les enfants d'immigrés ont davantage tendance à se déclarer victimes de discriminations que leurs parents, alors que leur intégration est censée être meilleure. Pour les auteurs de l'enquête, ce différentiel s'explique par un niveau d'exigence supérieur en termes d'égalité chez les enfants d'immigrés que chez leurs parents.
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20 minutes du 13/04/10



Rien vu...


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Rue89 du 13/04/10



Sécurité à l'école : « Il s'agit de qualité d'encadrement »
Christophe Gallois-Montbrun est professeur d'histoire-géographie au collège Victor Hugo à Nanterre, un établissement classé ZEP dans les Hauts-de-Seine. Alors que Luc Chatel, ministre de l'Education, lançait ses états généraux sur la violence scolaire, Rue89 lui a proposé de nous emmener dans son quotidien. Voici son récit.
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Ouest-France du 13/04/10



Rien vu...


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Le Journal du Dimanche du 13/04/10



Rien vu...


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Le Nouvel Obs Permanent du 13/04/10


La fessée rendrait les enfants agressifs
L'étude affirme que les enfants qui reçoivent fréquemment des fessées à trois ans, ont de nombreuses chances de devenir plus agressifs à l'âge de cinq ans.
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L’Express.fr du 13/04/10


Ces fessées qui rendent les enfants agressifs
Selon une étude américaine, les enfants recevant fréquemment la fessée auraient tendance à devenir agressifs en grandissant.
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Le Café Pédagogique du 13/04/10


Des lycéens demandent des Assises de l'éducation
Quelques jours après les Etats généraux de la sécurité à l'école (EGSE), élus, mouvement pédagogique et lycéens expriment leur désarroi. Et ce sont les lycéens qui le disent avec le plus de clarté.
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Un débat politique sur l'Ecole est-il encore possible ?
La publication du programme des travaillistes amène à interroger la situation de l'école française au regard du politique.
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Médiapart (accès payant) du 13/04/10


Une première étude évalue la discrimination massive qui frappe les Français musulmans
Pour la première fois, une étude tente de mesurer la discrimination dont sont victimes les Français musulmans pour trouver un travail: les CV à «caractère musulman» reçoivent 2,5 fois moins de réponses positives que les candidatures de personnes se présentant comme ostensiblement chrétiennes. C'est «une discrimination considérable», s'inquiètent les chercheurs.
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ÉducPros du 13/04/10


Masterisation : le jury du CAPES de lettres réaffirme son opposition à la réforme
Les membres du jury du CAPES de lettres classiques s’opposent de nouveau à la réforme de formation des enseignants. « Protester de la sorte est à leurs yeux la meilleure façon "d’agir en fonctionnaires de l’Etat de manière éthique et responsable", écrit Claude Lelièvre sur son blog.
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Françoise Kogut-Kubiat, chargée d’études au CEREQ : «Les bacs pro, désormais plus orientés vers la poursuite d’études, sont mis en concurrence avec les bacs technologiques»
Créé au printemps 1986, le baccalauréat professionnel compte aujourd’hui 75 spécialités. Une préparation au brevet d'études professionnelles (BEP) rénové ou au certificat d'aptitude professionnelle (CAP) est intégrée dans ce parcours. Cette évolution vise à favoriser la poursuite d’études et à limiter les sorties sans qualification. Avant d’évaluer les effets de cette réforme, le CEREQ (Centre d'études et de recherche sur les qualifications) publie un bilan de vingt ans de bac pro. Françoise Kogut-Kubiat, ingénieur chargée d’études au CEREQ, est l’une des auteurs de cette enquête intitulée « Vingt ans de bac pro : un essor marqué par la diversité ».
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Une sélection dans les dépêches du 13/04/10



Education: les postes supprimés rapportent peu comparés aux problèmes posés (Ferry)
Les suppressions de postes d'enseignants rapportent peu comparés aux problèmes qu'elles posent, a estimé dans Le Monde daté de mercredi l'ancien ministre de l'Education nationale Luc Ferry, en critiquant aussi les réformes de la formation ou de la carte scolaire.
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