lundi, septembre 19, 2011

Revue de presse du lundi 19 septembre 2011




- Manuels et programmes – L’École est nue – 10 sur 10 -



Manuels et programmes
Un collectif composé d'Eric Fassin (sociologue), Geneviève Fraisse (philosophe), Françoise Héritier (anthropologue), Axel Kahn (généticien), Gérard Noiriel (historien), Christine Petit (biologiste), Louis-Georges Tin (littérature française), Catherine Vidal (neurobiologiste signe dans Le Monde daté de samedi, une tribune pour défendre l’enseignement du genre à l’école. Ils estiment qu'il n'appartient pas aux politiques de "dire la vérité scientifique", dans le Monde daté samedi. Or «en février 2005, la loi imposant d'enseigner “les apports positifs de la colonisation” montrait déjà les dangers de l'intervention partisane dans les programmes », ajoutent les signataires. Et ils s’inquiètent “Demain, ils pourraient s'en prendre à la recherche - par exemple en matière d'immigration. ”. Et ils concluent : “Contre un savoir partisan, nous prenons le parti du savoir.
Cette question des programmes et des manuels fait l’objet d’un dossier assez conséquent sur leMonde.fr. On y revient bien sûr d’abord sur les programmes de SVT (et pas seulement les manuels) qui sont l’objet de l’actuelle polémique. Mais sans oublier, comme le fait d’ailleurs l’appel évoqué plus haut, que d’autres discussions portent sur les programmes d’histoire. Avec en particulier la polémique portée par Claude Lanzmann qui déplorait (à tort, semble t-il) que le mot Shoah ait disparu des programmes d’Histoire. Ce qui a entrainé une réponse de Luc Chatel et aujourd’hui une réponse de Serge Klarsfeld. On lira aussi avec beaucoup d’intérêt une tribune de Benoît Falaize et une autre de Dominique Borne qui remettent l’une comme l’autre cette question dans une perspective plus large.
Au delà du cas des SVT, de l’Histoire (ou même des SES), l’entretien avec Clémence Cardon-Quint pose le problème de manière encore plus globale et dans une perspective historique. Cette chercheuse spécialisée dans l’histoire des manuels scolaires souligne que la question de l’idéologie est aussi vieille que les manuels eux-mêmes. “Si l'on examine par exemple les livres de lecture en usage au XVIIe ou au XVIIIe siècle, on constate qu'ils ne dissociaient pas la transmission d'un savoir-faire, et celle des valeurs dominantes dans la société : on apprenait alors à lire dans un livre de prières, et l'éducation religieuse allait de pair avec l'apprentissage de la lecture. ” rappelle l’historienne. Globalement, il y a une évolution car “sur l'ensemble de la production éditoriale, cet aspect est sans doute moins important que par le passé : l'évolution des programmes, la transformation de la forme même du manuel ont conduit peu à peu les aspects documentaires et informatifs à prendre le pas sur la transmission des valeurs.”. Ce qui rend d’ailleurs les polémiques encore plus visibles et inacceptables dans un contexte de laïcité et de scientificité. Mais elle constate aussi que, malheureusement, il y a des permanences : “il y a quarante ans, les féministes reprochaient aux manuels de lecture de renvoyer - par le choix des illustrations et des exemples - une image stéréotypée des rôles masculins et féminins dans la société ! Les choses ont-elles vraiment changé à cet égard ? Pas sûr...

L’école est nue
«L’école est nue». En s'inspirant des dieux du stade et autres calendriers de ce type, une quinzaine de profs ont décidé d’illustrer leur révolte en… posant nu (mais pudiquement) pour un calendrier , devant un tableau noir ou dans une salle de gymnastique avec des slogans dénonçant le “dépouillement de l’école”. Ce calendrier fait le “buzz” et de nombreux journaux comme Libération ou Le Parisien et Rue89 ont repris l’information.
L’initiative suscite la sympathie de nombreux enseignants et la colère de Luc Chatel qui a déclaré dimanche sur France 3 “On a le droit de critiquer ma politique, je l'accepte, on a le droit d'être militant syndical [...], par contre je suis choqué que l'on puisse porter atteinte à l'image même du professeur", a poursuivi le ministre qui a indiqué qu'"il n'y aura pas de sanction".
Au delà du calendrier qui peut susciter la sympathie, allons lire le texte du Manifeste contre le dépouillement de l’École. On notera qu’il y a très peu d’informations sur l’origine du texte et de ses signataires. On y indique qu’il s’agit d’un “groupe d’enseignants syndiqués (de différents syndicats) et non syndiqués, qui se battent pour une école publique de qualité. ”. Le texte, quant à lui, reprend la thématique du “dépouillement” . “Nous proclamons aujourd’hui que « l’école est nue ». Nue non seulement parce qu’elle est privée de moyens financiers, mais aussi et surtout parce qu’elle est amputée progressivement de son sens, expurgée de la visée humaniste qui, depuis les Grecs, lui donne son nom d’« école ».” annoncent les mystérieux auteurs de ce texte. Et ils poursuivent la déploration en constatant qu’ils sont “obligés, au détriment de la qualité de leurs cours, d’assumer des tâches de plus en plus nombreuses”. “Les professeurs sont destitués, désormais recrutés, selon leur conformité idéologique au modèle du « fonctionnaire responsable » davantage que pour leur maîtrise d’un savoir ; bientôt réduits à des employés lambda, privés de l’essentiel de leur liberté pédagogique, soumis à une concurrence absurde ; obligés pour mendier des moyens de vendre leurs « projets » comme une soupe, et de se battre contre d’autres professeurs pour conserver leurs heures de cours ou leur poste.”. Et le texte se finit par une argumentation maintenant bien connue où l’on affirme que “Les élèves sont dépecés, eux que l’on doit calibrer avec des « items » selon les nouvelles « grilles de compétences », comme si l’intelligence humaine pouvait se découper en tranches ; eux à qui l’on doit inculquer un « socle commun de connaissances et de compétences » davantage fondé sur l’idéal de l’O.C.D.E que sur celui de Montaigne.”.
Ainsi, le texte oscille sans cesse entre le constat d’une souffrance au travail bien réelle (ce qui explique l’écho important de cette initiative) et le repli sur une vision très traditionnelle du métier et une crispation sur ses symboles tels que la “liberté pédagogique” ou l’appel aux “fondements de l’École Républicaine” et la référence à l’esprit “humaniste”. Il ne s’agit pas ici, dans ce commentaire, de disqualifier ou de minimiser la souffrance et la parole de ces collègues. Mais simplement de constater que la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui rend bien difficile un débat serein sur l’évolution de l’École et du métier enseignant. Certaines pseudo-réformes récentes et les discours ministériels et le détournement des mots et des belles idées n’ont fait que rendre méfiants et conduire à une dénonciation où on met dans le même sac toutes les possibles évolutions de l’École. Et on convoque une rhétorique révolutionnaire au service d’un discours finalement conservateur.
On pourra d’ailleurs rapprocher cette initiative d’un texte allant dans la même thématique paru Vendredi dernier dans Libération . Signé par Guy Dreux et Francis Vergne, deux des auteurs de La nouvelle école capitaliste” qui vient de paraître, cette tribune a pour titre “La prolétarisation des enseignants, au-delà du salaire ”. Selon ces deux auteurs, nous nous trouvons aujourd’hui face à “des enseignants qui se prolétarisent non pas seulement au regard des conditions matérielles d’exercice de leur métier et du déclassement social subi et reconnu officiellement depuis plus de vingt ans. Ils se prolétarisent parce qu’ils sont de plus en plus dépossédés du sens et du contenu de leur mission.”. Et selon eux, le travail enseignant perd son caractère autonome pour être de plus en plus un travail prescrit. Ce qui conduit, écrivent-ils à ce que “ longtemps restés des «artisans», reconnus par leur statut, les enseignants deviennent des prolétaires, c’est-à-dire des travailleurs exerçant un métier dont l’intelligence et le sens passent du côté du capital ou plus précisément du côté de l’Etat-entreprise (corporate state) ; du côté de ce que nous appelons la «nouvelle école capitaliste».
Dépouillement, prolétarisation, les mots sont forts et augurent des rapports de force difficiles et des marges de manœuvre étroites dans le cadre d’une réforme de l’École pourtant nécessaire et de la reconnaissance d’une évolution du métier d’enseignant…

10 sur 10
Très beau portrait en dernière page de Libération (je parle bien de la dernière page et pas de la première…). Le journaliste Mourad Guichard fait le portrait de Claire Guillot . Cette étudiante en lettre est l’une des premières non-voyantes à intégrer l’École Normale Supérieure. Cette jeune femme, à la volonté farouche, a réussi à force de ténacité et le soutien de ses parents à intégrer cette prestigieuse école. Par ailleurs, la jeune femme est titulaire du record de France handisport du lancer du poids. Elle pratique également le piano. Le texte décrit très bien le parcours du combattant que représente l’accès aux études. On décrit très bien les efforts fournis par la famille pour numériser les ouvrages utiles pour les études. On voit aussi les limites de l’égalité républicaine poussée à son extrême alors qu’elle pouvait réclamer une certaine indulgence. Et le chemin qui reste à parcourir dans l’intégration des personnes en situation de handicap.
On retiendra particulièrement ce passage dont le constat nous interroge : «Les élèves jugeaient sévèrement son handicap, estime son professeur de lettres classiques. Ils lui reprochaient de faire trop de bruit avec sa machine de saisie.» Côté internat, l’accueil est tout aussi peu chaleureux. Ses professeurs imputent ce manque d’hospitalité à une règle républicaine. «Nous avons découvert son handicap le jour de la rentrée. C’est un principe égalitaire, afin qu’il n’y ait pas de discrimination dans le choix des futurs étudiants», avance sa prof de lettres.
Proposition de sujet pour le prochain concours d’entrée à l’ENS “Établissez la distinction entre égalité et égalitarisme”…

Bonne Lecture...
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Libération.fr du 19/09/11(certains articles payants)


"Chers élèves, méfiez-vous de certains enseignants..."
En voilà un qui, à l'instar de De Gaulle en mai 1968, n'aime pas "la chienlit"... Dans un message de rentrée, le directeur de l'Ecole nationale d'ingénieurs de Metz (Enim), Pierre Padilla, met en garde les élèves contre des profs qui voudraient les "endoctriner". Et leur demande de signaler toute tentative de "propagande" en cours...
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10 sur 10
Claire guillot. Cette étudiante en lettres de 21 ans est l’une des premières non-voyantes à intégrer Normale Sup.
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Les dieux de l'estrade
«L’école est nue». En s'inspirant des dieux du stade, une quinzaine de profs ont décidé d’illustrer leur «révolte» en… posant nu pour un calendrier, devant un tableau noir ou dans une salle de gymnastique.
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La prolétarisation des enseignants, au-delà du salaire Par GUY DREUX et FRANCIS VERGNE Membres de l’institut de recherches de la FSU.
Selon Marx l’analyse de l’exploitation capitaliste ne se résumait pas à déplorer simplement une paupérisation des travailleurs. Elle consistait aussi à comprendre un mouvement de dépossession des «puissances intellectuelles de la production» au profit du capital. Marx distinguait ainsi nettement l’outil de la machine : «Le travailleur animait [l’outil] de son art et de son habileté propre, car le maniement de l’instrument dépendait de sa virtuosité. En revanche, la machine, qui possède habileté et force à la place de l’ouvrier, est elle-même désormais le virtuose, car les lois de la mécanique en elle l’ont doté d’une âme […]. L’activité de l’ouvrier, réduite à une pure abstraction, est déterminée en tous sens par le mouvement d’ensemble des machines ; l’inverse n’est plus vrai.»
On pourrait très bien transposer ce mouvement à la condition faite aujourd’hui aux enseignants. Des enseignants qui se prolétarisent non pas seulement au regard des conditions matérielles d’exercice de leur métier et du déclassement social subi et reconnu officiellement depuis plus de vingt ans. Ils se prolétarisent parce qu’ils sont de plus en plus dépossédés du sens et du contenu de leur mission.
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Le Figaro du 19/09/11


Des filières piègent les étudiants étrangers
Attirés par des diplômes français, 400 Indiens ont payé des trafiquants. Le rectorat de Paris a organisé une surveillance.
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Des manuels scolaires trop simplificateurs sur l'islam
Une étude allemande critique vingt-quatre livres d'histoire européens, dont cinq français.
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L'érosion lente mais inexorable du latin à l'école
18,8 % des collégiens l'étudient encore, contre seulement 4,8 % des lycéens.
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Emma et Nathan en tête du palmarès des prénoms
Le rétro reste à la mode. Les prénoms bibliques réalisent une percée.
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Le Monde.fr (certains articles payants) du 19/09/11



Cantines scolaires : une députée PS dépose une proposition de loi
Après l'appel de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) contre les villes qui restreignent l'accès des cantines scolaires aux enfants de chômeurs, une députée socialiste et les sénateurs du groupe communiste ont décidé de déposer des propositions de loi pour affirmer le "droit à la restauration scolaire".
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La bataille des programmes scolaires
Polémiques autour de l'usage du mot "Shoah" ou de l'introduction des "études de genre" dans les manuels scolaires, débats sur le retour de la leçon de morale, la rentrée révèle les oppositions idéologiques sur les contenus enseignés.

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Les manuels à rude école
Jules Ferry distinguait "deux sortes de mauvais livres dont il faut que nos écoles se défassent" : "Le livre vieilli, hérissé d'abstractions" et "le livre trop commode, où le maître trouve sa leçon toute faite". C'était en 1879, dans une circulaire aux recteurs. Plus d'un siècle après, les débats sur les livres de classe restent vifs. Très vifs en cette rentrée 2011, qui voit la réforme du lycée arriver en classe de 1re, accompagnée de nouveaux programmes et de nouveaux manuels scolaires.
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Défendons les études de genre à l'école ! par Eric Fassin, Geneviève Fraisse, Françoise Héritier, Axel Kahn, Gérard Noiriel, Christine Petit, Louis-Georges Tin, Catherine Vidal
Contre une droite populaire qui veut faire du Lyssenko à l'envers, en substituant à la biologie prolétarienne du stalinisme, qui niait l'hérédité, un biologisme national, qui naturalise au contraire la différence des sexes, nous revendiquons l'autonomie de la vie intellectuelle. Nous refusons d'inféoder la raison au pouvoir politique. Contre un savoir partisan, nous prenons le parti du savoir.
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"Les polémiques autour des manuels scolaires sont tant idéologiques que pédagogiques"
Entretien avec
Clémence Cardon-Quint est docteur en histoire, chargée d'études à l'Institut français d'éducation (ENS, Lyon)
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Ventes, financement, diffusion : les chiffres de l'édition scolaire
Une vingtaine de maisons d'édition se partagent le marché du livre scolaire. En 2010, elles ont écoulé près de 38 millions de manuels, pour un chiffre d'affaires de 281 millions d'euros. C'est peu, au regard du chiffre d'affaires global de l'édition, qui a atteint l'an passé 2,707 milliards d'euros. Le prix moyen d'un manuel diffère en fonction du niveau des élèves auxquels il s'adresse. Il s'échelonne de 10 euros en primaire à 18 euros au collège et 26 euros au lycée. Les éditeurs n'en encaissent que 10 % ; 33 % correspondent à la "remise libraires", 10 % aux droits des auteurs ou des illustrateurs, 10 % à la promotion, 15 % à la distribution.
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Des "alter-manuels" pour profs insatisfaits (édition abonnés)
Quelle alternative pour les enseignants qui ne se retrouvent pas dans les manuels scolaires ? Cette année, ils ont au moins deux "contre-manuels" à leur disposition. L'un en sciences économiques et sociales, SESâme, a été mis en ligne gratuitement (http://sesame.apses.org). "C'est un alter-manuel, plutôt qu'un contre-manuel", nuance Erwan Le Nader, vice-président de l'Association des professeurs de SES, qui conteste les nouveaux programmes sur trois points : "L'inversion de la démarche pédagogique reléguant à l'arrière-plan les questions de société, la scission entre l'approche économique et l'approche sociologique, et l'encyclopédisme du contenu." La discipline a hérité, avec la réforme du lycée, du statut optionnel d'"enseignement d'exploration".
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Le mot Shoah a acquis droit de cité dans la conscience des Français par Serge Klarsfeld (édition abonnés)
Claude Lanzmann et son film ont réussi le tour de force de faire entrer le sort terrible réservé aux juifs pendant la seconde guerre mondiale dans un seul mot hébreu - Shoah - devenu grâce à eux un nom propre international. Jusque-là il fallait user de plusieurs mots pour caractériser ce sort : le "génocide juif" qui pouvait signifier aussi un génocide commis par les juifs puisqu'on utilisait également les mots "génocide nazi" qui par ellipse désignaient le génocide commis par les nazis contre les juifs. Quant au mot "holocauste", il signifiait le contraire de ce que les juifs avaient subi puisqu'ils n'avaient pas choisi d'être sacrifiés.
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Genre : derrière la théorie, des vies et des injustices par un collectif de député-e-s
Ce n'est pas la première fois que les plus rétrogrades des députés de la majorité se dressent contre la reconnaissance de l'identité de genre dans notre société. Quatre-vingt députés UMP viennent de demander au gouvernement de retirer les manuels scolaires de sciences de la vie et de la terre (SVT) qui expliquent l'impact du contexte socio-culturel sur l'identité de genre, et les limites du déterminisme chromosomique. En 2004, lors du débat sur la création de la Halde, aujourd'hui disparue, la même droite avait rejeté l'amendement socialiste visant à ajouter l'identité de genre aux motifs de discriminations à combattre. A l'appui de ce rejet, Christine Boutin avait montré du doigt la "théorie queer", dont la seule origine étrangère suffisait à discréditer les apports scientifiques. Nous sommes bel et bien devant un double déni de réalité : réalités humaines dont témoignent les personnes trans chaque jour ; réalités politiques, qui voient notre société évoluer vers la reconnaissance des droits des personnes trans sans que le droit français suive cette évolution.
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Transmettre la complexité de l'histoire et de la mémoire par Benoît Falaize, professeur d'histoire à l'IUFM de Versailles - université de Cergy-Pontoise
Dans les colonnes du Monde du 31 août, Claude Lanzmann a exprimé sa crainte de voir le mot "Shoah" banni de l'éducation nationale. Le débat qui a suivi vient rappeler que la "destruction des juifs d'Europe", pour reprendre l'expression de l'historien Raul Hilberg, constitue toujours et encore un sujet sensible de la société française et aussi de son école. Le ministre Luc Chatel a su répondre par la négative et rappeler ce qu'il en est du rôle de l'éducation nationale dans cette tâche fondamentale (Le Monde du 6 septembre), comme l'ont fait les différents experts sollicités par le journal.
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Eviter la concurrence des victimes
Un parcours international autour des mots relativise le débat français. Ainsi le monde anglo-saxon, les organisations internationales et le site en anglais de Yad Vashem continuent-ils à utiliser le mot "holocauste", banni en France... "Génocide", juridiquement défini, est générique (la Shoah est un des génocides répertoriés par les organisations internationales). En France, "Shoah", utilisé dans les classes, s'impose, depuis le film de Claude Lanzmann.
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L’Humanité du 19/09/11



Education : les évaluations «trompeuses» du ministère
Après l’OCDE et le Conseil économique et social, le Haut conseil de l’Education (HCE) livre à son tour un rapport au vitriol sur la politique éducative du gouvernement. Cette fois, ce sont les dispositifs d’évaluation des élèves qui sont visés. Depuis la LOLF, le ministère de l’Education nationale est tenu, en effet, de fournir chaque année au Parlement des «indicateurs de performance».
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L’école française inquiète l’OCDE
Après avoir pointé les performances en baisse des élèves français de quinze ans, l’OCDE épingle l’ensemble de notre système scolaire, évoquant de « sérieux signes de ralentissement ». Décryptage.
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Le Parisien (certains articles payants) du 19/09/11



A la fac, le florissant business des reventes de cours
Dans les filières sélectives, des étudiants n’hésitent plus à acheter — cher — les cours auprès d’élèves plus âgés. Histoire d’accroître leurs chances de réussite.
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La revente de cours a rapporté plus de 10 000 € à Tom, étudiant en dentaire
A 20 ans, Tom a développé un véritable business. Cet étudiant en dentaire dans une faculté à Paris revend ses cours de l’année dernière aux élèves en première année. Pour un montant variant entre 350 € et 500 € le lot de cours, il promet « le meilleur lot de cours de toute l’université ».
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La revente de cours, une pratique illégale mais peu risquée
Vendre les prises de notes du cours magistral de son professeur de droit ou de biologie, ça s’appelle de la contrefaçon et c’est clairement illégal. «Les cours sont protégés par le droit d’auteur, c’est prévu expressément dans le Code de la propriété intellectuelle», décrypte Emmanuel Pierrat, avocat au barreau de Paris spécialiste du droit d’auteur.
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Allevard-les-Bains : pas de vaccin, pas d’école
Ils ont 4 et 6 ans, et n’ont pas le droit d’aller à l’école. En cause, le refus de leurs parents de les faire vacciner car ils redoutent « les effets indésirables des vaccins ». Rémi et Stéphanie Guéret ont donc décidé de faire eux-mêmes cours à leurs enfants, sur une table de camping, devant l’établissement d’Allevard-les-Bains qui refuse de les accueillir.
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Des profs se mettent à nu
Un collectif d’enseignants pose nu mais pudiquement sur le Net. Ils protestent contre le « dénuement de l’école ».
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La fronde des parents d’élèves de Draveil
Pour obtenir la réouverture d’une classe, des parents de Draveil ont décidé de camper devant l’ancienne mairie. Samedi, ils étaient 300 à manifester dans la ville.
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France Soir du 19/09/11



Rien vu...


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La Croix du 19/09/11



Les universités veulent aider les étudiants à réussir
Ces dernières années, la plupart des universités ont mis en place des dispositifs spécifiques, plus ou moins originaux, pour tenter d’enrayer l’échec et les abandons en première année.
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Les échos (certains articles payants) du 19/09/11


Quand la science étudie l'efficacité des profs
Entre 10 et 15 % des écarts de résultats constatés en fin d'année entre élèves s'expliquent par l'enseignant auquel l'enfant a été confié. » Le bilan dressé par le Centre d'analyse stratégique (CAS) dans une récente note d'analyse confirme la réalité de « l'effet enseignant » mesurant l'influence des professeurs sur l'acquisition des connaissances. Plus personne ne conteste l'existence de ce paramètre, illustré par une formule à l'emporte-pièce : « Les professeurs ne sont pas égaux face aux étudiants. » Résultat, les recherches portant sur l'efficacité pédagogique se multiplient. A la clef, un objectif ambitieux et mal défini : « Accompagner les enseignants afin qu'ils développent leur capacité à faire progresser leurs élèves » , tout en sachant « qu'une partie des différences demeure forcément inexplicable ».
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Manque d'enseignants : la solution du « travailler plus » par Jean-Francis Pécresse
François Hollande se trompe. De bonne foi sans doute, lui qui semble sincèrement vouloir redonner une « espérance » à la jeunesse. Après réflexion sûrement, lui qui se dit sérieusement attaché à réduire les déficits publics. Mais il se trompe lorsqu'il propose, comme solution aux pénuries de professeurs et aux fermetures de classes, de recruter 12.000 enseignants par an sur la durée du prochain quinquennat. Jeudi soir, lors du premier débat télévisé entre candidats aux primaires socialistes, il s'est certes engagé à la financer « quoi qu'il arrive », par des économies ailleurs. Mais le problème n'est pas tant son coût que son inutilité. Le problème, réel, des sous-effectifs dans le système éducatif peut et doit se résoudre - à moins de vouloir jeter de l'argent par les fenêtres -autrement que par des embauches massives : par l'aménagement du temps de travail des enseignants. Leur demander d'assurer quelques heures de cours en plus et, en même temps, définir leurs obligations de service non plus sur la semaine mais sur l'ensemble de l'année scolaire permettrait de dégager l'équivalent de plusieurs dizaines de milliers de nouveaux postes.
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La bosse des maths, un talent inné
Une étude menée sur des enfants de quatre ans montre que certains ont une relation intuitive avec les nombres.
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L'égalité entre les sexes progresse à l'école, moins au travail
L'égalité entre les sexes dans les pays en développement a fait de grands progrès dans la scolarisation pendant les dernières décennies, mais beaucoup moins dans le monde du travail, a affirmé la Banque mondiale dans un rapport publié dimanche.
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20 minutes du 19/09/11



Théorie du genre dans les manuels: un collectif contre l'intervention des politiques
Sociologue, philosophe, généticien, anthropologue ou encore biologiste: réunis au sein d'un collectif, ils "défendent" l'enseignement du genre à l'école et estiment qu'il n'appartient pas aux politiques de "dire la vérité scientifique", dans le Monde daté samedi.
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Rue89 du 19/09/11



L'école est nue ! Des profs à poils pour se faire entendre
Ce calendrier, inspiré de celui des rugbymen les Dieux du Stade, accompagne un manifeste mis en ligne cette semaine dans lequel un collectif de professeurs « contre le dépouillement de l'école ». Le texte dénonce le manque de moyens de l'Education Nationale.
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Education : Mélenchon, le bac pro et le mérite Par Nestor Romero
Après avoir fait quelque peu la moue sur le programme du PS dans la précédente chronique, voyons maintenant ce qu'il en est de l'éducation dans ce petit livre rouge (bon d'accord, orange) que le Front de Gauche brandit à l'instant même sous le nez des citoyens.
Il serait cependant impardonnable en cette occasion d'oublier que le citoyen qui porte ce projet, J.L. Mélenchon, fut, il n'y a pas si longtemps, ministre délégué à l'Enseignement professionnel sous l'autorité de J. Lang. De sorte qu'il est possible, sinon d'évaluer, du moins de percevoir l'évolution de cet homme qui, aujourd'hui, postule à la magistrature suprême et auquel nous ne ferons pas l'injure de penser que son bref passage au pouvoir lui en a donné le goût.
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Ouest-France du 19/09/11



Rien vu...


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Le Journal du Dimanche du 19/09/11



Rien vu...


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Le Nouvel Obs Permanent du 19/09/11


Médecine scolaire : des parents lancent un appel à l'ONU
En pleine recrudescence de la tuberculose en Seine-Saint-Denis, seule la moitié des 50 postes de médecin scolaire du département est pourvue.
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Quand la diversité française s'exporte aux Etats-Unis
Hier, ils s'appelaient VGE, Fabius ou Sarkozy. Aujourd'hui, les leaders de demain détectés par le Programme des Visiteurs internationaux américain s'appellent aussi Ladji, Réda ou Ekoué.
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L’Express.fr du 19/09/11


Un "homme des bois" passionne les Allemands
Un adolescent d'environ 18 ans aurait vécu pendant cinq ans dans une forêt en compagnie de son père. Après la mort de celui-ci, il aurait marché plusieurs jours avant de rejoindre Berlin.
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Une école de Draveil bloquée
Les parents d'élèves d'une école de Draveil dans l'Essonne en bloque l'entrée depuis mardi pour protester contre la ferneture d'une classe.
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Le Café Pédagogique du 19/09/11


Rapport du HCE : Bruno Suchaut : Evaluations : Distinguons les niveaux
Directeur de l'IREDU, un des principaux laboratoires universitaires d'évaluation des systèmes éducatifs, Bruno Suchaut revient sur le rapport du Haut Conseil de l 'Education sur les indicateurs du niveau des élèves. Il appelle à distinguer les niveaux et les outils d'analyse tout en reconnaissant qu'il est "sans doute souhaitable qu’un organisme externe et indépendant" s'occupe des évaluations nationales...
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L'enseignement catholique demande l'annualisation du temps scolaire et la réduction des programmes du collège
Face à l'échéance de devoir fermer des établissements à la rentrée 2012 du fait des suppressions de postes, l'enseignement catholique demande une modification du statut des enseignants et des programmes. Un raisonnement qui intéresse probablement le ministère... "Sauf à remettre en cause l'offre de formation sinon les structures de formation elles-mêmes", écrit Eric de Labarre secrétaire général de l'enseignement catholique dans ECA n°344, "ce que nous n'accepterons pas, des mesures structurelles sont nécessaires.. (Certaines) apparaissent à court terme avec des effets massifs en termes de moyens, en particulier celle d'une réduction du volume horaire des élèves au niveau du collège ainsi que de l'annualisation du temps scolaire".
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Touteduc (accès payant) du 19/09/11


"Moniteurs des colonies de vacances": Luc Chatel installe un groupe de travail sur leur contrat
Luc Chatel et Xavier Bertrand veulent "aboutir à une solution pérenne, respectueuse de l’économie globale du secteur et juridiquement viable" sur le contrat d’engagement éducatif, ou CEE, qui "prévoit un régime spécifique en matière de durée, d’aménagement du temps de travail et de rémunération, notamment pour les animateurs des colonies de vacances". Avec la secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse et de la vie associative, le ministre de l’Education nationale a installé aujourd’hui un groupe de travail présidé par André Nutte, inspecteur général des affaires sociales honoraire. Le groupe de travail devra "rendre ses propositions en décembre prochain". La question concerne "chaque année 180 000 animateurs et 1,27 million d’enfants" selon le communiqué du ministère de l'Education nationale.
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Médiapart (accès payant) du 19/09/11


Rien vu...


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Slate.fr du 19/09/11



Il faut supprimer le ministère de l'Education nationale
Pour que l'école retrouve son sens, il faut en finir avec ce qui symbolise les déchirements partisans dont elle n’a que faire et les influences démagogiques.
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ÉducPros du 19/09/11


Financement de l'enseignement supérieur : faut-il faire payer les étudiants ?
Lors de son XXIIème congrès, à Lille du 8 au 11 septembre 2011, la FAGE organisait un colloque sur le financement et la démocratisation de l’université réunissant quelques acteurs de l’enseignement supérieur dont Patrick Hetzel, directeur général pour l’enseignement supérieur, Louis Vogel, président de la CPU et François Bonaccorsi, directeur du CNOUS, et 200 élus de la FAGE. Echos des débats.
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VousNousIls du 19/09/11



Grève dans l'éducation du 27 septembre: "revendication légitime", selon Chatel
Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a estimé dimanche que l'appel à la grève le 27 septembre contre les suppressions de postes répondait à une "revendication légitime", qui peut s'expliquer par la proximité des élections professionnelles, dans un entretien à France 3.
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Enseignants nus contre "le dépouillement de l'école": Chatel "choqué”
Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel s'est dit "choqué" que des enseignants posent nus pour un calendrier afin de protester contre le "dépouillement" de l'école", dans une interview dimanche à France 3.
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