samedi, octobre 30, 2004

Revue de presse des hebdomadaires
(semaine du 25 octobre au 31 octobre 2004)

«Le Snes a adopté le choix d’être révolutionnaire pour ne pas être réformiste». On trouve cette formule assassine dans un article du Nouvel Observateur très sévère sur ce syndicat. On signalera aussi une chronique cinéma (« Les Fautes d’orthographe ») dans le Figaro Magazine qui se termine en réflexion sur l’autorité à l’école.
A noter un changement pour cette chronique des hebdomadaires. Elle sera basée désormais sur la semaine (du lundi au dimanche) et publiée le samedi ou le dimanche. L’Express qui paraît le lundi sera donc traité la semaine suivante avec six jours de décalage.
Bonne lecture
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Le Nouvel Observateur du jeudi 28 octobre 2004 -

Snes : l’art du freinage
On connaît la chanson: quand il faut faire évoluer l’école, le Snes est contre. Le Syndicat national des Enseignements de Second Degré est devenu expert de la résistance au changement. «Une machine à dire non», résume Hervé Hamon, qui vient de boucler deux ans de voyage dans la machine Education nationale. L’adage s’est vérifié une nouvelle fois, cet automne, après la remise à François Fillon d’un rapport ambitieux et cohérent rédigé par une commission de spécialistes sous la direction de Claude Thélot . L’encre n’était pas encore sèche que les voix du Snes et dans une moindre mesure de la FSU (Fédération syndicale unitaire), à laquelle il appartient, se sont élevées: «Nous contestons l’essentiel des préconisations de ce rapport», résume Bernard Boisseau, secrétaire national du Snes. «Bonimenteurs», titre aimablement l’hebdomadaire du syndicat à l’intention du ministère.
Le rapport n’a pourtant rien de révolutionnaire. Pour l’essentiel, il charpente les évolutions en cours. Mais le Snes conteste tout. Le bagage minimum de connaissances et de compétences pour tous les élèves à la sortie du collège? Non: «C’est un peu mieux que la situation actuelle, mais on a des ambitions plus fortes», explique Gérard Aschieri, secrétaire national de la FSU, qui croit lire aussi que l’école renonce à l’élévation des qualifications. Renforcer le pouvoir du chef d’établissement et de son équipe pour piloter une politique commune afin qu’il devienne une sorte de «leader pédagogique», selon l’expression de la sociologue Agnès Van Zanten? «Non aux petits chefs», tranche Bernard Boisseau, du Snes. Réviser le statut et les horaires des profs, dont les pratiques ont pourtant beaucoup changé depuis 1950? «Non à la codification pointilleuse du métier»…
On pourrait hausser les épaules, pointer la mauvaise foi, mais il faut bien prendre cette posture syndicale au sérieux: le Snes a une vraie puissance de feu.[…]
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Le sociologue et le révolté
Ce livre pas comme les autres n’avait pas été programmé. Il s’est fait tout seul. C’est un document brut. On y découvre la correspondance que se sont échangée par ordinateurs pendant une année ledit Younes, 29 ans, et le sociologue Stéphane Beaud. Rien d’un entretien, mais un échange au long cours. En décembre 2002, Younes, 28 ans, avant-dernier enfant d’une famille nombreuse marocaine immigrée, marié et père d’un petit garçon, est emploi-jeunes dans une bibliothèque de sa commune de la banlieue lyonnaise. Il a abandonné la fac en deuxième année d’histoire. Un échec qu’il rumine. Il tombe sur l’enquête de Stéphane Beaud, «80% au bac… et après?», qui dénonce la démocratisation scolaire mal menée. Les longs récits des jeunes des HLM de Montbéliard, qui se sont eux aussi plantés en fac et qui avec l’aide du chercheur analysent leurs parcours, il s’y «voit dans un miroir». Il cherche le mail de l’auteur et lui envoie, «les larmes aux yeux», une belle lettre de remerciement. «Cher Monsieur, je me permets de vous écrire… C’est incroyable à quel point les vies que vous avez décrites ressemblent à la mienne… Votre livre va sûrement m’être utile pour mon avenir.» Le chercheur lui répond aussitôt: «Cher Monsieur, votre lettre m’a beaucoup touché.» Younes retapote un mot et met sur le tapis Pierre Bourdieu, «dont je suis en pleine découverte». Les deux «Monsieur» ne vont plus se lâcher. En un mois, le fil est noué, l’élève se lance dans l’exposé de sa vie en empruntant tous les langages, y compris le bourdieusien. Avant Noël, ils s’appellent par leurs prénoms, le maître tutoie l’élève et l’assure de ses «amitiés». En janvier, ils se rencontrent à Paris pour la première fois et reprennent le fil des échanges. Younes met à jour sa vie, dissèque des «étapes», scrute des pans de son histoire avec une lucidité parfois terrible. C’est nous qui avons la gorge souvent nouée.
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Le Point du 28 octobre 2004

Un bonus pour l'allemand
François Fillon s'apprête à tendre une belle Möhre (carotte) aux élèves français : ceux qui étudient la langue de Goethe pourraient bénéficier d'un bonus au bac, sous forme d'un coefficient supplémentaire. Grâce à cette mesure, et à d'autres incitations (création de classes européennes avec allemand), la baisse du nombre de jeunes Français germanistes pourrait être enrayée. En 2004, entre la sixième et la terminale, ils ne sont plus que 17 % à étudier l'allemand, contre 20 % en 2000. Aujourd'hui 91 % des collégiens choisissent l'anglais en première langue.
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L'Express du 25 octobre 2004

Rien vu...


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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 30 octobre 2004

ENTRETIEN
Boris Cyrulnik : docteur ès résiliences

Avec “parler d’amour au bord du gouffre”, son nouveau livre, Boris Cyrulnik prolonge son travail sur la résilience, cette capacité de survivre et de rebondir. En plus d’une vraie force intérieure, ce sont ceux qu’il appelle les “tuteurs”, les soutiens affectifs, qui aident à surmonter un traumatisme grave.
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NOSTALGIE L'école fait son cinéma
Après «les Choristes» (années 40) et «le Pensionnat de Chavagnes» (années 50), la trilogie sera au complet le 3 novembre avec la sortie d'un film sur l'école des années 60.
Dans les Fautes d'ortho-graphe aussi il y a une chorale. Mais les collégiens sont désespérés et leurs chants ne sont pas les plus beaux. Assis sous un préau, ils s'ennuient ferme en grelottant de froid dans la brume de l'hiver 67. On est à quelques mois d'une révolution estudiantine qui a déjà débuté en Amérique, mais dont les élèves du film de Jean-Jacques Zilbermann ignorent tout ; ce qui ne les empêche pas de couver la même révolte, telle qu'elle explosera en plein réfectoire, dans la dernière scène de ce long-métrage autobiographique.[…]
Ce que l'on voit très bien, par exemple, dans les Fautes d'orthographe, c'est que le maintien de l'autorité ne dépend pas de l'étendue de l'arsenal de sanctions dont on dispose : plus on en a, plus on en use, et plus l'autorité vire à l'autoritarisme, au risque de déclencher une mutinerie. Dans le film, ceux qui giflent ou donnent des coups de règle n'obtiennent rien. Quant aux exclusions après conseil de discipline, elles ne font que renforcer le sentiment d'injustice, la solidarité entre élèves, le courage qui leur manquait pour s'unir et se rebeller.
Le seul qui se fait respecter, c'est un surveillant qui n'élève pas la voix. Il ne cherche pas à se faire aimer, il ne punit pas beaucoup : il irradie ce que l'on nomme une autorité naturelle. Un mélange d'indifférence et d'assurance qui ne s'apprend pas. Et qui ne s'est d'ailleurs jamais appris. Il fait autorité, naturellement.
Car on l'oublie trop souvent : les enseignants persécutés, incapables de tenir une classe, stressés jusqu'à la dépression nerveuse ou le suicide par ce qu'ils endurent, ont toujours existé. Le phénomène ne date pas de 1968, ni de la réforme Jospin ! A en croire les anciens proviseurs et enseignants aujourd'hui retraités, les chahuts d'autrefois étaient même beaucoup plus spectaculaires que ceux d'aujourd'hui... quelle que soit l'importance des sanctions auxquelles s'exposaient leurs meneurs.[…] En clair, la demande d'autorité est aujourd'hui quasiment unanime : chez les enseignants comme chez les élèves, chez les parents de droite comme chez ceux de gauche, et dans tous les milieux sociaux, dont la ruée vers les établissements scolaires privés ne s'explique souvent que par cette seule raison. Car il est notoire que le secteur privé s'en tire mieux sur ce plan ; avec les mêmes élèves, moins de moyens financiers et moins d'encadrement. Tout simplement parce que les équipes pédagogiques y sont cohérentes et soudées, plus présentes aussi. Et que les parents, comme autrefois, n'ont généralement pas d'autre possibilité que d'entériner les décisions qu'on leur communique.
Nul besoin, par conséquent, d'en revenir à l'avant 68 que stigmatise si justement le film de Zilbermann : les coups de pied aux fesses et autres douches froides ne fonctionnaient déjà pas en ce temps-là. Personne ne demande leur retour. Mais il est permis en revanche de s'interroger sur la pertinence des changements qui sont intervenus depuis ; même le PS le fait. D'autant que les solutions efficaces et humaines qui pourraient contribuer à la restauration de l'autorité scolaire sont aussi simples qu'évidentes. Elles ne supposent que le respect du slogan favori, mais si rarement appliqué, de l'Education nationale : «Penser d'abord aux enfants, n'agir que dans leur intérêt.» Montaigne, en son temps, ne disait pas autre chose.
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Politis du 28 Octobre 2004

Rien vu...


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Marianne du 28 octobre 2004


Nouveau : le permis de cantine à points !
Face à la mauvaise conduite de certains élèves dans les réfectoires, une école primaire du Gard a instauré le « permis de cantine à points », inspiré du permis de conduire.
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5 commentaires:

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