« Fillon veut une école plus juste mais il fait le contraire ». Ce n’est pas moi qui le dit (quoique…) mais un lycéen interviewé par le Parisien qui consacre plusieurs articles à la « mobilisation » des lycéens. « Ca gronde dans les lycées », et les raisons sont nombreuses. Entre la suppression des TPE, la carte scolaire, les menaces sur certains enseignements en seconde (dont les SES et les LV3), la police à la porte des établissements, il y a plusieurs motifs d’inquiétude.
A signaler aussi un entretien passionnant avec Maurice Godelier sur l’évolution de la parentalité dans 20 minutes
Bonne Lecture...
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Libération du 31/01/05
La prison-école de Perben en maquette
Ce n'est encore qu'une maquette, mais elle préfigure les futures prisons pour mineurs promises par la loi de programmation pour la justice de 2002. Dominique Perben va l'«inaugurer», aujourd'hui, à Lavaur près de Toulouse, qui est l'un des sites d'implantation retenus. Avant même que l'achat des terrains et le dépôt des permis de construire soient formalisés.
Sur le papier, ces établissements pour mineurs (EPM), conçus pour 60 jeunes chacun, se posent comme des prisons-écoles où l'aspect éducatif sera privilégié. Emploi du temps type du détenu : enseignement (20 heures par semaine), sports (20 heures), activités artistiques (arts plastiques, musique, théâtre). Le projet insiste sur un encadrement humain important, avec, pour chaque mineur, un «binôme référent» composé d'un surveillant et d'un éducateur
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L'université, malade de sa tutelle
Par Baudoin JURDANT et MAREC Joëlle LE et Thierry LEFEBVRE et Jean-Max NOYER
On parle beaucoup d'autonomie, d'ouverture et de créativité tout en étouffant le système par une application technocratique de directives ministérielles.
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Le Figaro du 31/01/05
La fascination morbide de Clémence et Noémie
Noémie et Clémence étaient fascinées par la mort et ne cachaient pas leurs intentions suicidaires depuis des semaines, voire des mois, si l'on en croit les témoignages recueillis depuis leur disparition mardi soir
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L'Humanité du 31/01/05
Lettre ouverte de Paul Eluard à monsieur François Fillon
Par Jean-Paul Jouary, professeur de philosophie
Monsieur le Ministre, il y a tout juste cinquante ans, à Saint-Denis, on inaugurait le lycée Paul-Eluard, en présence du poète Louis Aragon. Ce lycée a nourri l’espoir d’accès à la culture, à la qualification et à la citoyenneté active de générations de Dionysiens. Quelques décennies plus tard, avec la plongée de la France dans sa crise sociale, le lycée Paul-Eluard a subi de dramatiques dégradations dont j’ai pu être le témoin lorsque j’y arrivai il y a dix-huit ans : échec scolaire massif, agressions permanentes et graves sur des élèves et des enseignants, délabrement matériel, incivisme chronique. Puis il y eut des grèves, des accidents, une mort d’élève, des grèves encore avec, au bout, la rénovation, de nouveaux moyens et des innovations pédagogiques qui permirent un spectaculaire redressement. Grâce à l’action créative de tous ses acteurs, ce lycée est peu à peu devenu un lycée de la réussite, reconnu et salué par tous.[…]
Monsieur le ministre, ces récentes années, ce furent des moyens vitaux que l’on vit rognés ou menacés. On sait que vous avez exigé dans notre académie la suppression de 200 postes à la prochaine rentrée, ce qui aura des conséquences négatives sur tout ce qui y a été construit. On sait aussi ce que votre loi suppose de remise en question de ce qui constitue l’essence même de la logique éducative qui a permis d’avancer malgré tout jusqu’à présent. Le lycée Paul-Eluard ressent déjà les effets de tout cela. Mais ce qui vient d’être décidé contre notre lycée en rajoute de façon arbitraire, comme s’il fallait punir des équipes éducatives trop soucieuses de préserver ce qu’elles ont réussi pour les élèves qu’on leur confie, et qui subissent déjà tant de difficultés socioculturelles : fermeture simultanée dès la prochaine rentrée d’une classe préparatoire scientifique et de la filière littéraire arts plastiques !
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Le Parisien du 31/01/05
Ça gronde dans les lycées
ET SI C'ÉTAIT d'eux que venait le principal vent de fronde ? Et s'ils volaient la vedette aux enseignants et autres fonctionnaires, massivement présents dans la rue le 20 janvier ? Latente depuis la rentrée de septembre, la grogne monte irrésistiblement dans les bahuts de l'Hexagone. Certes, il y a dix jours, ils ont eu bien du mal à se faire entendre, un peu perdus dans l'immense cortège de fonctionnaires. Ils étaient pourtant bien là, à agiter leurs banderoles et vociférer quelques slogans vengeurs contre la réforme Fillon sur l'école : quelques centaines à Paris, environ 4 000 à Strasbourg, moitié moins à Marseille ou à Nancy...Samedi prochain, à l'occasion des manifestations unitaires (privé et public) du 5 février, les lycéens seront à nouveau de la partie, comme nous l'annonce l'Union nationale lycéenne (UNL). L'autre principale organisation, la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne), devrait également annoncer dans les prochains jours son intention « d'en être »
Difficile pour l'heure de parler de mouvement général, analogue à celui qui avait déferlé dans les rues de l'Hexagone à l'automne 1998. Comme toujours, les actions sont aussi confuses que généreuses. Mais il ne se passe plus un jour sans qu'un rectorat ne voie débarquer sous ses fenêtres des troupes plus ou moins fournies de lycéens en colère.
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« Fillon veut une école plus juste mais il fait le contraire »
LE 7 DÉCEMBRE, Alexandre Goeller, 17 ans, était quasiment le seul à avoir rejoint le maigre cortège d'enseignants qui avaient appelé à manifester dans la capitale. Le 20 janvier, il était cette fois accompagné d'une petite centaine de camarades, défilant joyeusement derrière les slogans gravés au feutre sur des calicots de fortune. Samedi prochain, le lycée des Pierres-Vives, à Carrières-sur-Seine, sera encore une fois au coeur du défilé. Noyés dans la masse, sans doute, mais déterminés à « défendre une certaine idée de l'école ».
Bon élève de terminale S, Alexandre n'a rien d'un agitateur né. Pas plus que son lycée, prospère et bien coté, ne ressemble à une poudrière contestataire. Ici, la mobilisation s'est faite « spontanément, sans l'influence d'un syndicat lycéen ni manipulation professorale. C'est vraiment notre mouvement à nous », sourit ce garçon à la voix posée.
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Les raisons de la colère
La suppression prochaine des travaux personnels encadrés (TPE) déplaît beaucoup. « Avec les TPE, l'élève n'est plus passif mais actif. Cela change des cours magistraux parfois assommants », relève Karl Stoekel, 18 ans, secrétaire général de l'UNL, dont la pétition pour leur sauvegarde a recueilli 8 000 signatures de lycéens en deux mois.Selon lui, la pédagogie est d'ailleurs la grande absente de la loi d'orientation sur l'école, qui sera débattue à l'Assemblée dans deux semaines. « On a beaucoup plus d'heures de cours que nos voisins européens et nos résultats sont moins bons. Cela veut bien dire que nos méthodes d'enseignement sont archaïques, notamment en français et en langues. »[…] Comme leurs aînés enseignants, les lycéens se disent inquiets des menaces qui planent sur certaines disciplines « secondaires » qui pourraient être malmenées. « Exemple : la loi prévoit une seule option de détermination en seconde (contre deux auparavant). La seconde langue vivante sera choisie. Du coup, les sciences-éco ou les arts plastiques passeront à l'as », critique l'UNL. Même inquiétude pour le sport.[…]
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La Croix du 31/01/05
Rien vu...
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20 minutes du 31/01/05
Maurice Godelier «Un homme et une femme ne font pas un enfant»
Dans mon dernier livre, je démontre, en comparant une trentaine de sociétés de tous les continents, qu’un homme et une femme ne font pas un enfant, mais un foetus. Jamais plus. Pour transformer ce foetus en enfant, il faut des agents extérieurs. Pour quoi faire ? Pour lui donner une âme par exemple. Si vous êtes chrétien, ce n’est ni le sperme du père ni la chair de la mère qui font l’âme de l’enfant : c’est Dieu qui intervient pour « animer » le foetus. Ailleurs, ce peuvent être les ancêtres, les esprits ou les dieux. Dans beaucoup de sociétés, il faut « refaire » l’enfant, à travers des initiations. Or, les initiations, cela dépasse la parenté. C’est de l’ordre du politico-religieux. En fait, un enfant n’est jamais terminé avant d’être construit socialement.[…]
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Ouest-France du 31/01/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 01/02/05
La difficile prise en compte des idées suicidaires chez les jeunes (édition datée du 30-31 janvier)
De multiples questions sur la prévention du suicide des adolescents se posent après la découverte des appels de détresse lancés sur Internet ou auprès de leurs copains par Clémence, 14 ans, et Noémie, 15 ans, qui se sont probablement jetées d'une falaise dans le Pas-de-Calais, mardi.
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Trois questions à Xavier Pommereau (édition datée du 30-31 janvier)
En tant que psychiatre et chef de l'unité médico-psychologique de l'adolescent au CHU de Bordeaux, quel regard portez-vous sur le drame des deux jeunes filles du Pas-de-Calais ?
En cinq ans, l'hôpital pédiatrique de Bordeaux, par exemple, a vu le nombre d'adolescents accueillis pour tentative de suicide multiplié par deux. Nous sommes inquiets de constater que le phénomène suicidaire chez les adolescents ne diminue pas et concerne des personnes de plus en plus jeunes. Ce rajeunissement rejoint celui constaté dans les conduites à risque (tabac, alcool, drogue). On tarde un peu à prendre conscience de ces problèmes et on segmente trop les questions. Il faut davantage regarder les conduites à risque parce qu'elles signalent souvent un malaise.
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Des adolescentes utilisent les "blogs", journaux intimes sur Internet, comme exutoire macabre (édition datée du 30-31 janvier)
Un certain nombre de blogs exutoires jouent sur la surenchère macabre et la provocation, en particulier grâce à leurs surnoms. "Nécrophilie", 14 ans, écrit : "Monde pourri / Monde injuste / Je suis pressée de te quitter." "Sadness", 13 ans, "triste et sombre", nomme un message "Je me hais" : "Moche grosse méchante égoïste jalouse rancunière..." précède plus de 160 "je me hais". Le blog de "Suicide03", peut-être trop violent, a été désactivé.
Ils forment un réseau informel d'amateurs, chacun d'entre eux affichant, dans la présentation de son blog, les autres blogs qu'il préfère. Ils accueillent un flux continu de visiteurs. "Suplicia" en revendique fièrement "1 000" depuis début janvier. Le message de présentation de son blog annonce : "Je suis si seule et si bien dans mon monde où les mélodies et les cris se confondent..."
Chaque poème, de la main de "Suplicia" ou trouvé sur Internet, provoque des commentaires. Le texte "Je veux" ("Je veux mourir... / Partir... / enfin abandonner / un combat perdu d'avance vaut-il la peine d'être joué ?"), en novembre 2004, entraîne six réactions enthousiastes : "Tu as vraiment beaucoup de talent ce texte est magnifique...", "comme c'est beau...", "j'ai tant de fois voulu partir moâ aussi...", "vraiment magnifik...".
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lundi, janvier 31, 2005
dimanche, janvier 30, 2005
revue de presse des hebdomadaires
(semaine du 24 janvier au 30 janvier 2005)
Un article intéressant sur les filles à l’école dans le Nouvel Obs,ainsi que des infos sur les licences professionnelles.
Mais il faut surtout lire le dossier sur les fonctionnaires dans le Figaro. Un monument d’idéologie libérale…
Bonne lecture
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Le Nouvel Observateur du jeudi 27 janvier 2005 -
Piégées dès l’école
Au moment de choisir leur voie, leur futur métier, les filles se croient libres, «comme un garçon»... Pourtant, elles persistent à s’orienter en masse vers les diplômes et les disciplines les moins cotés. Question de pression sociale. Là où les garçons se préoccupent de gagner leur vie le mieux possible, les filles restent, elles, soumises à d’autres objectifs. «Elles continuent à mobiliser les "aptitudes" et les "qualités" autrefois prisées chez les maîtresses de maison: diplômes littéraires, culture générale et artistique, aptitude à communiquer, aux relations humaines, sens du dévouement», constate Dominique Epiphane, sociologue au Céreq (Centre d’Etudes et de Recherches sur les Qualifications). Un éternel féminin si coriace que, malgré l’explosion du travail des femmes, celles-ci restent massées sur une poignée de métiers et formations emblématiques. Secrétariat, enseignement, professions paramédicales et sociales, etc. Elles s’y font une concurrence préjudiciable et se trouvent ainsi davantage frappées par le chômage, la précarité et la déqualification.
Prisonnières d’une certaine image d’elles-mêmes, croyant répondre à une attirance «naturelle», les filles n’investissent pas assez les «bonnes» filières, celles qui donnent accès aux métiers les plus recherchés, les mieux rémunérés. Résultat, aujourd’hui encore 20% seulement des ingénieurs sont des femmes. Les lycéennes, les étudiantes manquent d’audace face à des cursus réputés difficiles. Question d’objectifs, de priorités personnelles et de manque de confiance en soi. Les filles, pourtant meilleures que les garçons jusqu’au bac, sont trop modestes. A notes égales, là où un garçon s’inscrit sans hésitation en classe prépa, une fille n’ose pas.
Lire la suite de l’article
Sciences-Po vu de Bondy
Depuis deux ans, les lycéens de Jean-Renoir peuvent préparer le concours d’entrée à l’Institut d’Etudes politiques de Paris. Comment le vivent-ils? Qu’en attendent-ils? Reportage
Lire la suite de l’article
Université :attention, tout change!
Sans bruit, nos facs sont en train d’accomplir une véritable révolution.Devançant le calendrier, dès la rentrée prochaine toutes seront à l’heure du LMD,le nouveau standard européen. Et tout est différent
Lire la suite de l’article
Licences professionnelles : gare aux contresens
Au moment où on a créé les licences professionnelles, en 2000, le ministère insistait beaucoup sur le fait qu’il s’agissait là de licences à part entière. Quatre ans plus tard, ces nouveaux bacs+3 tiennent pour la plupart leurs promesses en terme d’emploi, mais nombreux sont les étudiants qui souhaitent poursuivre en bac+4 ou +5 et là, surprise, ils découvrent que, contrairement aux licences traditionnelles, pour eux l’inscription en première année de master n’est pas de plein droit.
Lire la suite de l’article
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Le Point du 27 janvier 2005
Rien vu...
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L'Express du 24 janvier 2005
Ecoles-entreprises Voisinage à risques
Apprentissage, cours sponsorisés, conventions d'études… Entre l'enseignement supérieur et les milieux économiques, les relations ne cessent de se développer. Un rapprochement profitable aux établissements, mais dont les conséquences font question
Lire la suite de l’article
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 29 janvier 2005
Fonctionnaires : la vérité
Mais que veulent les syndicats de fonctionnaires quand ils se mobilisent pour une grève nationale ? Toujours plus ? Mais plus de quoi, exactement ? Et jusqu'où ? L'enquête du «Figaro Magazine» sur le terrain.
Lire la suite de l’article
Moins bien payés ?
Les fonctionnaires sont, pour la plupart d'entre eux, persuadés d'être moins bien lotis que les salariés du privé. Les chiffres, pourtant, démontrent le contraire. Lire la suite de l’article
La vérité sur les salaires
D'un côté, le ministère, qui observe que la fiche de paie de l'immense majorité des fonctionnaires augmente plus vite que les prix, sous l'effet conjugué des augmentations indiciaires (les mêmes pour tous, en pourcentage du traitement brut), des augmentations catégorielles (décidées en cours d'année, souvent sous la pression d'une grève) et des augmentations individuelles (avancement à l'ancienneté ou promotions). De l'autre côté, les syndicats, qui se refusent à prendre en compte toute autre augmentation que celle du point d'indice, au prétexte qu'elle est la seule à s'appliquer de façon systématique, uniforme, et donc «égalitaire», à l'ensemble des 5 millions de fonctionnaires en activité... Mais ce raisonnement est très contestable. Le point d'indice étant - comme son nom l'indique - un pourcentage, l'augmentation du traitement brut qui en dépend est d'autant plus élevée que ce traitement l'est déjà : les fonctionnaires les mieux payés sont ceux qui y gagnent le plus, et inversement. Le fait qu'il s'agisse d'une mesure «uniforme» ne suffit donc pas, au contraire, à la rendre «égalitaire».
Ce qui le serait, en revanche, c'est ce que préconise l'actuel ministre de la Fonction publique, Renaud Dutreil : cesser d'augmenter tout le monde du même pourcentage, et mener enfin une véritable politique salariale, à la fois moins coûteuse et plus juste, ciblée sur les fonctionnaires les plus performants, ceux qui gagnent le moins, et ceux dont la carrière a cessé d'évoluer.Lire la suite de l’article
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Politis du 27 janvier 2005
Voir Auschwitz
Dans la profusion éditoriale qui accompagne cet anniversaire, Auschwitz, 60 ans après, le livre d’Annette Wieviorka (Robert Laffont, 300 p., 20 euros.), en est un excellent exemple. Non seulement parce que son auteur est une éminente spécialiste de l’histoire des juifs au XXe siècle et du génocide. Mais surtout parce qu’elle retrace l’histoire du camp d’Auschwitz et de son extension, Birkenau, en gardant toujours en perspective ce qu’il est devenu aujourd’hui, après ses destructions, ses transformations, sa muséification. Outre le souci de clarté et d’exactitude dont elle fait preuve à propos de l’élaboration du camp de concentration puis d’extermination, de la complexité de son fonctionnement, ou du sort des différents arrivants, on lui sait gré de n’écarter aucune des interrogations, des controverses ou des polémiques qui ont surgi depuis soixante ans. […]
Avec un certain courage, une émotion palpable, et alors même qu’Auschwitz, 60 ans après a pour objectif d’éclairer le regard du visiteur d’aujourd’hui, explicitement interpellé mais jamais méprisé, l’historienne s’interroge sur l’effet que peut avoir la visite d’Auschwitz sur les jeunes, sur les élèves, même bien préparés. « Qu’ont-ils vu à Auschwitz ? », se demande-t-elle, en écho à la phrase ouvrant le film d’Alain Resnais, Hiroshima mon amour : « Tu n’as rien vu à Hiroshima. »
Or, avec les nouvelles générations, c’est effectivement sur le visible que porte en grande partie l’enjeu de la transmission. Ce qui est visible sur les lieux, et surtout sur les images. Mais, réputée « impensable »par certains, on dit aussi de la Shoah qu’elle est sans images, autrement dit « inimaginable ».Lire la suite de l’article
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Marianne du 27 janvier 2005
Rien vu...
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Mais il faut surtout lire le dossier sur les fonctionnaires dans le Figaro. Un monument d’idéologie libérale…
Bonne lecture
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Le Nouvel Observateur du jeudi 27 janvier 2005 -
Piégées dès l’école
Au moment de choisir leur voie, leur futur métier, les filles se croient libres, «comme un garçon»... Pourtant, elles persistent à s’orienter en masse vers les diplômes et les disciplines les moins cotés. Question de pression sociale. Là où les garçons se préoccupent de gagner leur vie le mieux possible, les filles restent, elles, soumises à d’autres objectifs. «Elles continuent à mobiliser les "aptitudes" et les "qualités" autrefois prisées chez les maîtresses de maison: diplômes littéraires, culture générale et artistique, aptitude à communiquer, aux relations humaines, sens du dévouement», constate Dominique Epiphane, sociologue au Céreq (Centre d’Etudes et de Recherches sur les Qualifications). Un éternel féminin si coriace que, malgré l’explosion du travail des femmes, celles-ci restent massées sur une poignée de métiers et formations emblématiques. Secrétariat, enseignement, professions paramédicales et sociales, etc. Elles s’y font une concurrence préjudiciable et se trouvent ainsi davantage frappées par le chômage, la précarité et la déqualification.
Prisonnières d’une certaine image d’elles-mêmes, croyant répondre à une attirance «naturelle», les filles n’investissent pas assez les «bonnes» filières, celles qui donnent accès aux métiers les plus recherchés, les mieux rémunérés. Résultat, aujourd’hui encore 20% seulement des ingénieurs sont des femmes. Les lycéennes, les étudiantes manquent d’audace face à des cursus réputés difficiles. Question d’objectifs, de priorités personnelles et de manque de confiance en soi. Les filles, pourtant meilleures que les garçons jusqu’au bac, sont trop modestes. A notes égales, là où un garçon s’inscrit sans hésitation en classe prépa, une fille n’ose pas.
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Sciences-Po vu de Bondy
Depuis deux ans, les lycéens de Jean-Renoir peuvent préparer le concours d’entrée à l’Institut d’Etudes politiques de Paris. Comment le vivent-ils? Qu’en attendent-ils? Reportage
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Université :attention, tout change!
Sans bruit, nos facs sont en train d’accomplir une véritable révolution.Devançant le calendrier, dès la rentrée prochaine toutes seront à l’heure du LMD,le nouveau standard européen. Et tout est différent
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Licences professionnelles : gare aux contresens
Au moment où on a créé les licences professionnelles, en 2000, le ministère insistait beaucoup sur le fait qu’il s’agissait là de licences à part entière. Quatre ans plus tard, ces nouveaux bacs+3 tiennent pour la plupart leurs promesses en terme d’emploi, mais nombreux sont les étudiants qui souhaitent poursuivre en bac+4 ou +5 et là, surprise, ils découvrent que, contrairement aux licences traditionnelles, pour eux l’inscription en première année de master n’est pas de plein droit.
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Le Point du 27 janvier 2005
Rien vu...
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L'Express du 24 janvier 2005
Ecoles-entreprises Voisinage à risques
Apprentissage, cours sponsorisés, conventions d'études… Entre l'enseignement supérieur et les milieux économiques, les relations ne cessent de se développer. Un rapprochement profitable aux établissements, mais dont les conséquences font question
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 29 janvier 2005
Fonctionnaires : la vérité
Mais que veulent les syndicats de fonctionnaires quand ils se mobilisent pour une grève nationale ? Toujours plus ? Mais plus de quoi, exactement ? Et jusqu'où ? L'enquête du «Figaro Magazine» sur le terrain.
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Moins bien payés ?
Les fonctionnaires sont, pour la plupart d'entre eux, persuadés d'être moins bien lotis que les salariés du privé. Les chiffres, pourtant, démontrent le contraire. Lire la suite de l’article
La vérité sur les salaires
D'un côté, le ministère, qui observe que la fiche de paie de l'immense majorité des fonctionnaires augmente plus vite que les prix, sous l'effet conjugué des augmentations indiciaires (les mêmes pour tous, en pourcentage du traitement brut), des augmentations catégorielles (décidées en cours d'année, souvent sous la pression d'une grève) et des augmentations individuelles (avancement à l'ancienneté ou promotions). De l'autre côté, les syndicats, qui se refusent à prendre en compte toute autre augmentation que celle du point d'indice, au prétexte qu'elle est la seule à s'appliquer de façon systématique, uniforme, et donc «égalitaire», à l'ensemble des 5 millions de fonctionnaires en activité... Mais ce raisonnement est très contestable. Le point d'indice étant - comme son nom l'indique - un pourcentage, l'augmentation du traitement brut qui en dépend est d'autant plus élevée que ce traitement l'est déjà : les fonctionnaires les mieux payés sont ceux qui y gagnent le plus, et inversement. Le fait qu'il s'agisse d'une mesure «uniforme» ne suffit donc pas, au contraire, à la rendre «égalitaire».
Ce qui le serait, en revanche, c'est ce que préconise l'actuel ministre de la Fonction publique, Renaud Dutreil : cesser d'augmenter tout le monde du même pourcentage, et mener enfin une véritable politique salariale, à la fois moins coûteuse et plus juste, ciblée sur les fonctionnaires les plus performants, ceux qui gagnent le moins, et ceux dont la carrière a cessé d'évoluer.Lire la suite de l’article
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Politis du 27 janvier 2005
Voir Auschwitz
Dans la profusion éditoriale qui accompagne cet anniversaire, Auschwitz, 60 ans après, le livre d’Annette Wieviorka (Robert Laffont, 300 p., 20 euros.), en est un excellent exemple. Non seulement parce que son auteur est une éminente spécialiste de l’histoire des juifs au XXe siècle et du génocide. Mais surtout parce qu’elle retrace l’histoire du camp d’Auschwitz et de son extension, Birkenau, en gardant toujours en perspective ce qu’il est devenu aujourd’hui, après ses destructions, ses transformations, sa muséification. Outre le souci de clarté et d’exactitude dont elle fait preuve à propos de l’élaboration du camp de concentration puis d’extermination, de la complexité de son fonctionnement, ou du sort des différents arrivants, on lui sait gré de n’écarter aucune des interrogations, des controverses ou des polémiques qui ont surgi depuis soixante ans. […]
Avec un certain courage, une émotion palpable, et alors même qu’Auschwitz, 60 ans après a pour objectif d’éclairer le regard du visiteur d’aujourd’hui, explicitement interpellé mais jamais méprisé, l’historienne s’interroge sur l’effet que peut avoir la visite d’Auschwitz sur les jeunes, sur les élèves, même bien préparés. « Qu’ont-ils vu à Auschwitz ? », se demande-t-elle, en écho à la phrase ouvrant le film d’Alain Resnais, Hiroshima mon amour : « Tu n’as rien vu à Hiroshima. »
Or, avec les nouvelles générations, c’est effectivement sur le visible que porte en grande partie l’enjeu de la transmission. Ce qui est visible sur les lieux, et surtout sur les images. Mais, réputée « impensable »par certains, on dit aussi de la Shoah qu’elle est sans images, autrement dit « inimaginable ».Lire la suite de l’article
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Marianne du 27 janvier 2005
Rien vu...
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vendredi, janvier 28, 2005
Revue de presse du vendredi 28 janvier 2005
Le suicide d’un adolescent est toujours une tragédie. Que l'on soit élève ou prof, on se sent toujours coupable de ne pas avoir su voir suffisamment, de n'avoir pas fait assez... Plusieurs évènements récents m’amènent à mettre l’accent sur ce thème. Le suicide de Noémie, 15 ans, (qui l’avait annoncé sur son blog) est l’occasion de réfléchir sur ce qui est une des principales causes de mortalité chez les adolescents. Il incite aussi à la vigilance et à l’écoute. C’est là notre responsabilité d’adulte.
Bonne Lecture...
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Libération du 28/01/05
La mort à 15 ans au cap Gris-Nez
Elles étaient amies. Noémie, 15 ans, et Clémence, 14 ans. La première est morte, l'autre a disparu. Le corps de Noémie a été retrouvé mercredi après-midi en contrebas des falaises majestueuses du cap Gris-Nez (Pas-de-Calais), face à l'Angleterre. Son corps portait des traces de sa chute dans les rochers, mais pas de traces de pressions qui laisseraient croire qu'elle se serait débattue. Peu de temps avant sa chute, ses poignets ont saigné, comme si elle s'était ouvert les veines.
Mardi matin, Noémie est allée au collège, comme d'habitude. Mais elle a séché l'après-midi. Elle donnait l'impression d'être «timide et renfermée», selon la principale du collège Jean-Monnet de Coulogne. .[…]
Près de son lycée, les élèves racontent que Clémence, dernière d'une fratrie de cinq, écrivait sur son skyblog, journal intime sur le Net, «des poèmes sur la mort». Mais d'autres filles racontent qu'elle était «rigolote, fofolle, toujours gaie». Jolie, des mèches de cheveux rouges, un sac en bandoulière griffonné d'écritures qui lui cognait le genou, des pantalons larges. «Elle balançait des boulettes sur le prof», assure une élève de son lycée qui a découvert sa disparition sur un chat, sur Internet, mercredi soir : «Une fille avait mis sa photo en fond d'écran, et elle avait écrit "Tu seras toujours dans mon coeur". J'ai fait le rapprochement avec la fille qui avait disparu.» Tout le monde la décrit comme «tonique».[…]
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«Le mobile, étape initiatique des ados»
Céline Metton, doctorante à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), prépare une thèse sur les façons dont les adolescents s'emparent des nouvelles technologies. Elle y étudie en particulier leurs usages du téléphone portable.
En quoi cet «outil de communication individualisé» modifie-t-il les comportements des adolescents ?
Le téléphone portable joue un rôle symbolique dans l'entrée dans l'adolescence. Avec lui, on a le sentiment de devenir grand. Pour les 10-12 ans, le portable offre la possibilité de se détacher du foyer, tout en y restant fidèle. Et de transgresser la règle. On obéit aux parents qui ordonnent d'aller au lit, mais on envoie depuis sa chambre des SMS aux copains. C'est un symbole de liberté et de sociabilité. Et on le personnalise (coque, sonnerie, logos) pour qu'il donne à voir de soi. Les parents, ou les aînés, cèdent leur ancien modèle aux plus jeunes. Un peu comme on se passe les vêtements dans une fratrie. Mais récupérer un vieux portable, un «frigo» comme disent les ados, c'est la honte. Alors, quand un adolescent en acquiert un vraiment à lui, c'est un peu la même fierté qu'à l'occasion de la première voiture, une pratique initiatique.
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Les jeunes, une cible en or
Tous les ados n'ont pas encore un mobile. Un tiers des 12-17 ans fait encore de la résistance. Mais leur nombre, tous les ans, s'effrite. C'est ce que révèle une étude à paraître du Credoc, réalisée à la demande de l'ART (Autorité de régulation des télécoms). La possession personnelle d'un mobile a fait chez les ados un bond de 63 à 66 % en l'espace d'un an. Les jeunes sont en bonne voie de rattraper leurs aînés, les 18-24 ans, arrivés à saturation, et dotés d'un mobile à 91 %.
Les ados sont aussi des champions du SMS : un jeune sur deux (entre 12 et 17 ans) en expédie plus de dix par semaine et ils sont tout à fait rompus aux nouveaux usages, révèle encore l'étude, comme la navigation depuis leur mobile sur les sites Internet, pratiquée par un jeune sur cinq. On s'équipe aussi de plus en plus jeune. Selon TNS Media Intelligence, un institut d'études, 6 % des 8 à 10 ans ont eux aussi leur portable.
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Maître Ferry distribue bons et mauvais points Par Emmanuel DAVIDENKOFF
Comment peut-on être ministre ? Essai sur la gouvernabilité des démocraties, par Luc Ferry, Plon, 296 pp.,
19,50 €.
L'ex-ministre de l'Education fait le plaidoyer de son impuissance et de ses contradictions de politique... sans contradicteurs.
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Le Figaro du 28/01/05
Mourir à 15 ans pour un chagrin d'amour
C'est le drame d'une adolescence fragile devant lequel les adultes restent sans voix. Noémie, 14 ans, et Clémence, 15 ans, étaient bonnes copines et se voyaient souvent, l'une habitant Calais et l'autre ses faubourgs. Le corps de l'une d'elles a été repêché hier après-midi, au large du cap Blanc-Nez, près de Calais. Les enquêteurs penchaient hier soir pour un double suicide, même si l'autre jeune fille était toujours recherchée
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L'Humanité du 28/01/05
« La mémoire a besoin d’un enseignement politique qui fasse sens » (édition du 27-01-05)
Un entretien avec Georges Bensoussan. Professeur d’histoire et de géographie de l’enseignement public, il est depuis cinq ans détaché auprès du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC). Il est rédacteur en chef de la Revue d’histoire de la Shoah et responsable du secteur éditorial.[…]
Les problèmes rencontrés par la France dans l’intégration d’une partie des populations d’immigration, en particulier arabes et africaines, se répercutent sur l’enseignement de la Shoah. Il existe dans les banlieues un ressentiment qui, à l’instigation d’une minorité, finit par se focaliser sur « les juifs », entité abstraite et diabolique qui contrôlerait tout, le pouvoir, les médias, l’argent... Abusivement réduite à la Shoah, la mémoire juive est perçue comme envahissante : « Il y en a que pour eux. » Nous sommes là dans la concurrence des victimes et dans une cristallisation du ressentiment. Mais aussi dans une figure classique de l’histoire connue sous le terme d’« antisémitisme plébéien », l’antisémitisme des laissés-pour-compte, des pauvres, des rejetés, des exclus.[...]
Un enseignement politique de la Shoah ne peut se cantonner à l’apologie de la tolérance et à la stigmatisation du discours d’exclusion de l’autre. Il lui faut éclairer trois questions : Qu’est-ce qui caractérise le génocide juif ? Quels sont les jalons de la conception du crime de masse par l’Allemagne nazie ? Qu’est-ce qui a conduit une partie du monde occidental à l’accepter ? Rien n’était inscrit, ni donné d’avance. Ce n’est pas parce que Hitler avait pris le pouvoir et tenait des propos génocidaires que le passage à l’acte était inévitable. […]le nazisme a été condamné, déclaré entreprise criminelle et banni, mais nous continuons à penser la barbarie et la modernité antinomiques, alors que le nazisme a associé les deux. L’eugénisme économique ne demeure-t-il pas au cœur des évolutions de notre société, l’individu marchandise ne valant qu’à l’aune de sa fonction productive ? La vigilance du citoyen face à la puissance sans précédent de l’État ne constitue-t-elle pas un impératif jusque dans nos sociétés démocratiques ? Il n’y a pas de politique génocidaire sans un appareil d’État. Il ne s’agit en rien de tenir un discours populiste sur l’État. L’État garant du droit et acteur de la solidarité fut une grande avancée. Reste que, dans notre société occidentale, en Europe, l’État génocidaire et ses comparses sont issus de sociétés démocratiques. Si « devoir de mémoire » il y a, il ne doit pas être érigé en une religion civile, mais fonder une réflexion exigeante sur notre société et son devenir.
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Plateau télé.Boulette
Pour Warhol, avec le petit écran, chacun allait avoir « son quart d’heure de gloire ». Mais attention, la notoriété fugace parce que cathodique, peut-être à double tranchant. En gros, même si nombreux sont ceux qui gagnent leur vie ainsi, mieux vaut ne pas y dire de conneries. Ainsi, mardi, énième sujet dans le JT de Pujadas sur le tsunami.[…] Et pourtant, notre curiosité est éveillée par une boulette, une phrase malheureuse d’ironie involontaire et cinglante, cet ersatz de mauvais goût dont la seule excuse est de ne pas être intentionnel. Un prof, face à sa classe qui, parce qu’elle a dans ses rangs une rescapée, a réuni près de 500 euros pour aider les victimes de la catastrophe naturelle : « C’est bien. C’est très bien. Même si ça n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan. » Et la classe d’applaudir.
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Le Parisien du 28/01/05
Clémence avait annoncé son suicide sur Internet
La teneur du message laissé sur Internet ne laisse guère d'espoir : l'adolescente a vraisemblablement mis fin à ses jours, un projet qu'elle avait annoncé dès la mi-novembre sur son « blog » personnel, sorte de journal intime que tous les internautes ont pu lire pendant des semaines. Ces messages dévoilent au fil de trente-trois pages la détresse d'une adolescente tourmentée par une déception amoureuse. Son petit ami l'a quittée. Clémence ne le supporte pas. La vie n'a plus de goût. La jeune fille va ainsi décrire ses sombres états d'âme pendant des semaines à travers des textes, des poèmes, souvent illustrés de photos d'elle, de son amoureux, de clichés d'amis... Combien d'internautes ont lu les inquiétantes confidences d'une adolescente attirée par le côté sombre des choses ? Impossible à dire.
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La Croix du 28/01/05
Rien vu...
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20 minutes du 28/01/05
Fontenay:lycéens toujours en grève
En grève depuis lundi, les élèves du lycée Pablo-Picasso de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) ont manifesté hier à Saint-Mandé. Ils réclament la titularisation d’un de leurs professeurs, employé comme vacataire, dont le contrat s’est achevé en fin de semaine dernière. Ils ont été rejoints par des lycéens de Vincennes et de Nogent.
« 300 professeurs vacataires dans le département du Val-de-Marne et des milliers en France se retrouvent sans rien quand ils ont terminé leurs 200 heures », a déploré Jean-François Voguet (PCF), sénateur-maire de Fontenay, qui devrait être reçu parmi une délégation au ministère de l’Education nationale à ce sujet.
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Ouest-France du 28/01/05
Le choc des images, le poids de la réflexion
« Les élèves sont à ce point abreuvés d'images d'actualité sanglantes, de commentaires se référant au mot 'génocide', qu'il est parfois difficile de leur faire admettre que la Shoah est un génocide différent des autres. » Au moment où l'Europe se recueille à Auschwitz, cette réflexion d'un professeur d'histoire, sur une certaine difficulté à faire comprendre la place de l'extermination des Juifs dans l'histoire, doit être écoutée.
[…]Alors, choisissons la pédagogie et la réflexion contre le choc des images. Et faisons nôtre cette mise en garde de l'historienne Annette Wieviorka : « Si rien n'a été transmis avant, le voyage à Auschwitz est inutile. »
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Le Monde daté du 29/01/05
Un rapport préconise la sélection des étudiants étrangers
C'est une note confidentielle d'une trentaine de pages qui devrait remuer le monde universitaire français. Rédigé par Josy Reiffers, ancien directeur adjoint de cabinet de Luc Ferry, le rapport remis le 15 novembre 2004 au ministre de l'éducation nationale, François Fillon, dresse un état des lieux assez sombre des conditions d'accueil des étudiants étrangers en France. Son auteur, qui a également été président de l'université Bordeaux-II, insiste en particulier sur la faible attractivité des universités françaises et plaide, en écho avec le débat sur les quotas d'immigrés (Le Monde du 20 janvier), pour la mise en place d'une sélection des étudiants.
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L'enjeu universitaire
La France est l'un des cinq pays qui accueillent le plus d'étudiants étrangers, avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Australie. Dans un monde s'exprimant de plus en plus en anglais, ce résultat peut paraître honorable. Et bénéfique, si l'on considère qu'une partie de ce 1,9 million de jeunes qui étudient hors de leur pays pourrait devenir le véhicule privilégié de l'influence française.
Mais il ne faut pas entretenir d'illusions au sujet des 240 000 étudiants étrangers - dont 50 % en provenance d'Afrique et du Maghreb - formés aujourd'hui dans les universités et, pour une minorité, dans les grandes écoles françaises. Certes, le nombre de ces étudiants a augmenté de près de 90 000 en cinq ans, mais les chiffres recouvrent des réalités disparates. Le rapport rédigé par l'ancien directeur adjoint du cabinet de Luc Ferry, Josy Reiffers, montre que, faute d'une stratégie clairement affichée, mais aussi d'une capacité d'hébergement décente, la France peine à attirer les meilleurs éléments. Ceux-ci rêvent, avant tout, des grandes universités américaines ou britanniques. Même les élèves des lycées français à l'étranger préfèrent les universités anglo-saxonnes ![...]
Plutôt que de "faire du chiffre" et de bourrer les amphis d'étrangers, à seule fin d'obtenir plus de crédits de la Rue de Grenelle, sans politique de recrutement, de formation ni de suivi, les responsables des universités feraient mieux d'offrir des cursus intéressants et d'améliorer le logement des étudiants. Ceux-ci sont trop souvent hébergés, aujourd'hui, dans des bâtiments surpeuplés et dans des cités universitaires vétustes.
La France doit se doter d'une politique cohérente si elle veut tenir son rang dans l'enseignement supérieur et, par voie de conséquence, dans la recherche. Et si elle veut entretenir et développer, dans le monde, une influence intellectuelle et politique aujourd'hui incertaine.
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Les Etats-Unis tentent de convaincre qu'ils sont toujours "ouverts"
Le gouvernement américain essaie d'encourager les étudiants étrangers à revenir étudier aux Etats-Unis. Depuis les attentats de septembre 2001, leur nombre a baissé. En 2003-2004, le nombre de demandes d'inscription a été de 572 500, soit une diminution de 2,4 % par rapport à l'année précédente. Selon l'organisme centralisateur, l'Institute of International Education, c'est la première fois depuis 1971 que le nombre d'étudiants étrangers n'augmente pas.
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Deux adolescentes se seraient jetées d'une falaise à la suite d'un "pacte morbide"
Des photos d'anges et de scarifications, de multiples taches de sang, des poèmes qui parlent de mort et d'un grand amour déçu. Clémence, 14 ans, ne faisait plus mystère de son envie de mourir, qu'elle annonçait tous les jours ou presque dans les pages de son "blog", un journal intime qu'elle diffusait depuis le 15 novembre 2004 sur Internet. Pour se présenter, elle avait choisi un pseudonyme : "Ange-de-tristess".L'adolescente a disparu, mardi 25 janvier, trois jours après avoir posté un dernier message d'adieu sur son "Skyblog".[…]
Tristesse, colère, culpabilité... Au collège Claude-Monnet de Coulogne, deux psychologues ont reçu, jeudi, des dizaines d'élèves désemparés, les yeux souvent rougis. "Elle montrait toujours un air joyeux, elle était bien avec tout le monde, soupire, incrédule, une élève de troisième. Et puis lundi, il avait neigé, on se lançait des boules, elle nous a dit qu'elle ne reverrait plus jamais la neige."
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Bonne Lecture...
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Libération du 28/01/05
La mort à 15 ans au cap Gris-Nez
Elles étaient amies. Noémie, 15 ans, et Clémence, 14 ans. La première est morte, l'autre a disparu. Le corps de Noémie a été retrouvé mercredi après-midi en contrebas des falaises majestueuses du cap Gris-Nez (Pas-de-Calais), face à l'Angleterre. Son corps portait des traces de sa chute dans les rochers, mais pas de traces de pressions qui laisseraient croire qu'elle se serait débattue. Peu de temps avant sa chute, ses poignets ont saigné, comme si elle s'était ouvert les veines.
Mardi matin, Noémie est allée au collège, comme d'habitude. Mais elle a séché l'après-midi. Elle donnait l'impression d'être «timide et renfermée», selon la principale du collège Jean-Monnet de Coulogne. .[…]
Près de son lycée, les élèves racontent que Clémence, dernière d'une fratrie de cinq, écrivait sur son skyblog, journal intime sur le Net, «des poèmes sur la mort». Mais d'autres filles racontent qu'elle était «rigolote, fofolle, toujours gaie». Jolie, des mèches de cheveux rouges, un sac en bandoulière griffonné d'écritures qui lui cognait le genou, des pantalons larges. «Elle balançait des boulettes sur le prof», assure une élève de son lycée qui a découvert sa disparition sur un chat, sur Internet, mercredi soir : «Une fille avait mis sa photo en fond d'écran, et elle avait écrit "Tu seras toujours dans mon coeur". J'ai fait le rapprochement avec la fille qui avait disparu.» Tout le monde la décrit comme «tonique».[…]
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«Le mobile, étape initiatique des ados»
Céline Metton, doctorante à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), prépare une thèse sur les façons dont les adolescents s'emparent des nouvelles technologies. Elle y étudie en particulier leurs usages du téléphone portable.
En quoi cet «outil de communication individualisé» modifie-t-il les comportements des adolescents ?
Le téléphone portable joue un rôle symbolique dans l'entrée dans l'adolescence. Avec lui, on a le sentiment de devenir grand. Pour les 10-12 ans, le portable offre la possibilité de se détacher du foyer, tout en y restant fidèle. Et de transgresser la règle. On obéit aux parents qui ordonnent d'aller au lit, mais on envoie depuis sa chambre des SMS aux copains. C'est un symbole de liberté et de sociabilité. Et on le personnalise (coque, sonnerie, logos) pour qu'il donne à voir de soi. Les parents, ou les aînés, cèdent leur ancien modèle aux plus jeunes. Un peu comme on se passe les vêtements dans une fratrie. Mais récupérer un vieux portable, un «frigo» comme disent les ados, c'est la honte. Alors, quand un adolescent en acquiert un vraiment à lui, c'est un peu la même fierté qu'à l'occasion de la première voiture, une pratique initiatique.
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Les jeunes, une cible en or
Tous les ados n'ont pas encore un mobile. Un tiers des 12-17 ans fait encore de la résistance. Mais leur nombre, tous les ans, s'effrite. C'est ce que révèle une étude à paraître du Credoc, réalisée à la demande de l'ART (Autorité de régulation des télécoms). La possession personnelle d'un mobile a fait chez les ados un bond de 63 à 66 % en l'espace d'un an. Les jeunes sont en bonne voie de rattraper leurs aînés, les 18-24 ans, arrivés à saturation, et dotés d'un mobile à 91 %.
Les ados sont aussi des champions du SMS : un jeune sur deux (entre 12 et 17 ans) en expédie plus de dix par semaine et ils sont tout à fait rompus aux nouveaux usages, révèle encore l'étude, comme la navigation depuis leur mobile sur les sites Internet, pratiquée par un jeune sur cinq. On s'équipe aussi de plus en plus jeune. Selon TNS Media Intelligence, un institut d'études, 6 % des 8 à 10 ans ont eux aussi leur portable.
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Maître Ferry distribue bons et mauvais points Par Emmanuel DAVIDENKOFF
Comment peut-on être ministre ? Essai sur la gouvernabilité des démocraties, par Luc Ferry, Plon, 296 pp.,
19,50 €.
L'ex-ministre de l'Education fait le plaidoyer de son impuissance et de ses contradictions de politique... sans contradicteurs.
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Le Figaro du 28/01/05
Mourir à 15 ans pour un chagrin d'amour
C'est le drame d'une adolescence fragile devant lequel les adultes restent sans voix. Noémie, 14 ans, et Clémence, 15 ans, étaient bonnes copines et se voyaient souvent, l'une habitant Calais et l'autre ses faubourgs. Le corps de l'une d'elles a été repêché hier après-midi, au large du cap Blanc-Nez, près de Calais. Les enquêteurs penchaient hier soir pour un double suicide, même si l'autre jeune fille était toujours recherchée
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L'Humanité du 28/01/05
« La mémoire a besoin d’un enseignement politique qui fasse sens » (édition du 27-01-05)
Un entretien avec Georges Bensoussan. Professeur d’histoire et de géographie de l’enseignement public, il est depuis cinq ans détaché auprès du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC). Il est rédacteur en chef de la Revue d’histoire de la Shoah et responsable du secteur éditorial.[…]
Les problèmes rencontrés par la France dans l’intégration d’une partie des populations d’immigration, en particulier arabes et africaines, se répercutent sur l’enseignement de la Shoah. Il existe dans les banlieues un ressentiment qui, à l’instigation d’une minorité, finit par se focaliser sur « les juifs », entité abstraite et diabolique qui contrôlerait tout, le pouvoir, les médias, l’argent... Abusivement réduite à la Shoah, la mémoire juive est perçue comme envahissante : « Il y en a que pour eux. » Nous sommes là dans la concurrence des victimes et dans une cristallisation du ressentiment. Mais aussi dans une figure classique de l’histoire connue sous le terme d’« antisémitisme plébéien », l’antisémitisme des laissés-pour-compte, des pauvres, des rejetés, des exclus.[...]
Un enseignement politique de la Shoah ne peut se cantonner à l’apologie de la tolérance et à la stigmatisation du discours d’exclusion de l’autre. Il lui faut éclairer trois questions : Qu’est-ce qui caractérise le génocide juif ? Quels sont les jalons de la conception du crime de masse par l’Allemagne nazie ? Qu’est-ce qui a conduit une partie du monde occidental à l’accepter ? Rien n’était inscrit, ni donné d’avance. Ce n’est pas parce que Hitler avait pris le pouvoir et tenait des propos génocidaires que le passage à l’acte était inévitable. […]le nazisme a été condamné, déclaré entreprise criminelle et banni, mais nous continuons à penser la barbarie et la modernité antinomiques, alors que le nazisme a associé les deux. L’eugénisme économique ne demeure-t-il pas au cœur des évolutions de notre société, l’individu marchandise ne valant qu’à l’aune de sa fonction productive ? La vigilance du citoyen face à la puissance sans précédent de l’État ne constitue-t-elle pas un impératif jusque dans nos sociétés démocratiques ? Il n’y a pas de politique génocidaire sans un appareil d’État. Il ne s’agit en rien de tenir un discours populiste sur l’État. L’État garant du droit et acteur de la solidarité fut une grande avancée. Reste que, dans notre société occidentale, en Europe, l’État génocidaire et ses comparses sont issus de sociétés démocratiques. Si « devoir de mémoire » il y a, il ne doit pas être érigé en une religion civile, mais fonder une réflexion exigeante sur notre société et son devenir.
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Plateau télé.Boulette
Pour Warhol, avec le petit écran, chacun allait avoir « son quart d’heure de gloire ». Mais attention, la notoriété fugace parce que cathodique, peut-être à double tranchant. En gros, même si nombreux sont ceux qui gagnent leur vie ainsi, mieux vaut ne pas y dire de conneries. Ainsi, mardi, énième sujet dans le JT de Pujadas sur le tsunami.[…] Et pourtant, notre curiosité est éveillée par une boulette, une phrase malheureuse d’ironie involontaire et cinglante, cet ersatz de mauvais goût dont la seule excuse est de ne pas être intentionnel. Un prof, face à sa classe qui, parce qu’elle a dans ses rangs une rescapée, a réuni près de 500 euros pour aider les victimes de la catastrophe naturelle : « C’est bien. C’est très bien. Même si ça n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan. » Et la classe d’applaudir.
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Le Parisien du 28/01/05
Clémence avait annoncé son suicide sur Internet
La teneur du message laissé sur Internet ne laisse guère d'espoir : l'adolescente a vraisemblablement mis fin à ses jours, un projet qu'elle avait annoncé dès la mi-novembre sur son « blog » personnel, sorte de journal intime que tous les internautes ont pu lire pendant des semaines. Ces messages dévoilent au fil de trente-trois pages la détresse d'une adolescente tourmentée par une déception amoureuse. Son petit ami l'a quittée. Clémence ne le supporte pas. La vie n'a plus de goût. La jeune fille va ainsi décrire ses sombres états d'âme pendant des semaines à travers des textes, des poèmes, souvent illustrés de photos d'elle, de son amoureux, de clichés d'amis... Combien d'internautes ont lu les inquiétantes confidences d'une adolescente attirée par le côté sombre des choses ? Impossible à dire.
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La Croix du 28/01/05
Rien vu...
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20 minutes du 28/01/05
Fontenay:lycéens toujours en grève
En grève depuis lundi, les élèves du lycée Pablo-Picasso de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) ont manifesté hier à Saint-Mandé. Ils réclament la titularisation d’un de leurs professeurs, employé comme vacataire, dont le contrat s’est achevé en fin de semaine dernière. Ils ont été rejoints par des lycéens de Vincennes et de Nogent.
« 300 professeurs vacataires dans le département du Val-de-Marne et des milliers en France se retrouvent sans rien quand ils ont terminé leurs 200 heures », a déploré Jean-François Voguet (PCF), sénateur-maire de Fontenay, qui devrait être reçu parmi une délégation au ministère de l’Education nationale à ce sujet.
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Ouest-France du 28/01/05
Le choc des images, le poids de la réflexion
« Les élèves sont à ce point abreuvés d'images d'actualité sanglantes, de commentaires se référant au mot 'génocide', qu'il est parfois difficile de leur faire admettre que la Shoah est un génocide différent des autres. » Au moment où l'Europe se recueille à Auschwitz, cette réflexion d'un professeur d'histoire, sur une certaine difficulté à faire comprendre la place de l'extermination des Juifs dans l'histoire, doit être écoutée.
[…]Alors, choisissons la pédagogie et la réflexion contre le choc des images. Et faisons nôtre cette mise en garde de l'historienne Annette Wieviorka : « Si rien n'a été transmis avant, le voyage à Auschwitz est inutile. »
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Le Monde daté du 29/01/05
Un rapport préconise la sélection des étudiants étrangers
C'est une note confidentielle d'une trentaine de pages qui devrait remuer le monde universitaire français. Rédigé par Josy Reiffers, ancien directeur adjoint de cabinet de Luc Ferry, le rapport remis le 15 novembre 2004 au ministre de l'éducation nationale, François Fillon, dresse un état des lieux assez sombre des conditions d'accueil des étudiants étrangers en France. Son auteur, qui a également été président de l'université Bordeaux-II, insiste en particulier sur la faible attractivité des universités françaises et plaide, en écho avec le débat sur les quotas d'immigrés (Le Monde du 20 janvier), pour la mise en place d'une sélection des étudiants.
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L'enjeu universitaire
La France est l'un des cinq pays qui accueillent le plus d'étudiants étrangers, avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Australie. Dans un monde s'exprimant de plus en plus en anglais, ce résultat peut paraître honorable. Et bénéfique, si l'on considère qu'une partie de ce 1,9 million de jeunes qui étudient hors de leur pays pourrait devenir le véhicule privilégié de l'influence française.
Mais il ne faut pas entretenir d'illusions au sujet des 240 000 étudiants étrangers - dont 50 % en provenance d'Afrique et du Maghreb - formés aujourd'hui dans les universités et, pour une minorité, dans les grandes écoles françaises. Certes, le nombre de ces étudiants a augmenté de près de 90 000 en cinq ans, mais les chiffres recouvrent des réalités disparates. Le rapport rédigé par l'ancien directeur adjoint du cabinet de Luc Ferry, Josy Reiffers, montre que, faute d'une stratégie clairement affichée, mais aussi d'une capacité d'hébergement décente, la France peine à attirer les meilleurs éléments. Ceux-ci rêvent, avant tout, des grandes universités américaines ou britanniques. Même les élèves des lycées français à l'étranger préfèrent les universités anglo-saxonnes ![...]
Plutôt que de "faire du chiffre" et de bourrer les amphis d'étrangers, à seule fin d'obtenir plus de crédits de la Rue de Grenelle, sans politique de recrutement, de formation ni de suivi, les responsables des universités feraient mieux d'offrir des cursus intéressants et d'améliorer le logement des étudiants. Ceux-ci sont trop souvent hébergés, aujourd'hui, dans des bâtiments surpeuplés et dans des cités universitaires vétustes.
La France doit se doter d'une politique cohérente si elle veut tenir son rang dans l'enseignement supérieur et, par voie de conséquence, dans la recherche. Et si elle veut entretenir et développer, dans le monde, une influence intellectuelle et politique aujourd'hui incertaine.
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Les Etats-Unis tentent de convaincre qu'ils sont toujours "ouverts"
Le gouvernement américain essaie d'encourager les étudiants étrangers à revenir étudier aux Etats-Unis. Depuis les attentats de septembre 2001, leur nombre a baissé. En 2003-2004, le nombre de demandes d'inscription a été de 572 500, soit une diminution de 2,4 % par rapport à l'année précédente. Selon l'organisme centralisateur, l'Institute of International Education, c'est la première fois depuis 1971 que le nombre d'étudiants étrangers n'augmente pas.
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Deux adolescentes se seraient jetées d'une falaise à la suite d'un "pacte morbide"
Des photos d'anges et de scarifications, de multiples taches de sang, des poèmes qui parlent de mort et d'un grand amour déçu. Clémence, 14 ans, ne faisait plus mystère de son envie de mourir, qu'elle annonçait tous les jours ou presque dans les pages de son "blog", un journal intime qu'elle diffusait depuis le 15 novembre 2004 sur Internet. Pour se présenter, elle avait choisi un pseudonyme : "Ange-de-tristess".L'adolescente a disparu, mardi 25 janvier, trois jours après avoir posté un dernier message d'adieu sur son "Skyblog".[…]
Tristesse, colère, culpabilité... Au collège Claude-Monnet de Coulogne, deux psychologues ont reçu, jeudi, des dizaines d'élèves désemparés, les yeux souvent rougis. "Elle montrait toujours un air joyeux, elle était bien avec tout le monde, soupire, incrédule, une élève de troisième. Et puis lundi, il avait neigé, on se lançait des boules, elle nous a dit qu'elle ne reverrait plus jamais la neige."
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jeudi, janvier 27, 2005
Revue de presse du jeudi 27 janvier 2005
Vos journaux sont encore pleins aujourd’hui d’articles consacrés à Auschwitz. Je ne les ai pas tous sélectionné ici mais choisi uniquement ceux qui avaient un rapport avec l’enseignement.
Mais d’autres sujets sont évoqués. A lire en particulier un article sur la semaine de 45 heures des lycéens dans le Figaro qui n’oublie pas de pointer les contradictions du système (et des parents !) face à cette question de la réduction de la charge de travail.
On lira aussi dans le Monde, une réflexion sur l’application de la loi sur les délits non intentionnels. Les enseignants (et encore plus les chefs d’établissements) sont concernés par cette délicate question de la responsabilité.
Bonne Lecture...
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Libération du 27/01/05
Panne d'ascenseur social dans un lycée de Saint-Denis
Fût-elle justifiée, la décision tombe mal. Le ministère de l'Education nationale a décidé de fermer une de ses deux classes préparatoires aux grandes écoles d'ingénieurs implantée depuis dix-sept ans au lycée Paul-Eluard de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), établissement classé sensible. Le lycée, informé le 7 décembre selon le rectorat, affirme n'avoir appris la nouvelle que jeudi dernier. Date à laquelle il s'est mis en grève jusqu'à hier, sans obtenir satisfaction. Pourtant, enseignants et élèves n'ont pas lésiné sur les symboles.
Il y avait de quoi. Alors que François Fillon prétend, avec sa future loi d'orientation, remettre en marche l'ascenseur social, fermer une porte d'accès à l'élite aux élèves du 93 fait tache. A fortiori lorsque le motif avancé est purement comptable : avec onze élèves inscrits cette année, cette classe ne répond pas au cahier des charges académique. Dit autrement : l'Etat n'est pas prêt à donner plus à ceux qui ont moins à n'importe quel prix.
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Le Figaro du 27/01/05
La semaine de 45 heures des lycéens
Les lycéens travailleraient-ils plus que leurs parents ? Sans doute pas tous... Mais il suffit de se pencher sur les horaires officiels et d'y ajouter le travail demandé à la maison pour constater que l'emploi du temps d'un élève de lycée normalement assidu atteint vite 40 heures par semaine, souvent 45. Une charge importante au regard de l'évolution du temps de travail des adultes, surtout depuis l'émergence des 35 heures
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«Nos enfants en font trop, mais ils n'ont pas le choix»
Les parents qui se plaignent de la quantité de travail demandée au lycée ne manquent pas. Les parents qui dépensent une énergie folle à demander à leurs enfants d'en faire plus sont aussi nombreux. Pas étonnant : ce sont les mêmes !
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L'Humanité du 27/01/05
Jeunes, passage de témoins
Lundi, Jean-Pierre Raffarin, en présence du grand rabbin de France Joseph Sitruk, du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, et du président du conseil régional musulman Hamlaoui Mékachera, avait visité le mémorial d’Izieu (Ain), où une quarantaine d’enfants juifs furent raflés et envoyés dans les camps de la mort. Il s’agissait du premier déplacement d’un premier ministre sur ce lieu depuis son inauguration par le président François Mitterrand, en avril 1994. Joseph Sitruk, s’adressant à une trentaine d’élèves de troisième, a précisé : « Sachez que le racisme ne commence pas à la déportation, ni à l’élimination. Il commence à l’insulte. »
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La mémoire, la morale et l’histoire
Entretien avec Annette Wieviorka, historienne, directrice de recherches au CNRS, auteur d’Auschwitz, soixante ans après.
[…]J’ai été professeur d’histoire pendant vingt ans et j’ai accompagné un voyage de lycéens en 1988. Je pense que quand on emmène des jeunes pour les éduquer, on ne peut pas leur parler comme s’ils étaient des graines de futurs nazis. Un éducateur enseigne pour construire un homme, il s’agit d’une sorte d’utopie de l’enseignant. Et il y a beaucoup de questions propres à l’organisation même des voyages. […]
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Le Parisien du 27/01/05
« Je compte sur vous pour ne pas oublier »
Maxi Librati garde son flegme et son élégance. Toujours. Souriant, il distille des formules qui font mouche en direction des lycéens qu'il accompagne régulièrement à Auschwitz. « Moi, je peux toujours être élégant, alors que ces salauds de nazis sont morts depuis longtemps », lâche-t-il, pince-sans-rire, en dévoilant une chemise de soie qu'il a lui-même dessinée. Elle masque le numéro de matricule 145922 tatoué sur son avant-bras.
Maxi a réussi dans la confection, il possède une boutique avenue Montaigne à Paris. « J'ai eu de la chance, avec une volonté incroyable de travailler. Mais la richesse n'est rien. La seule chose qui vaille la peine que l'on s'y intéresse, c'est comprendre pourquoi un nouveau génocide s'est produit au Rwanda en 1994, après celui des Juifs », médite-t-il en arpentant les vestiges du camp où il retourne dix fois par an. En décembre encore, des lycéens de Mantes-la-Jolie écoutaient cet homme de 80 ans, l'esprit pétillant, leur transmettre son « devoir de mémoire ».
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La Croix du 27/01/05
Auschwitz, lieu de mort et de mémoire
D’importantes cérémonies se dérouleront juedi 27 janvier sur le site du camp d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau. Soixante ans après la libération du camp, la transmission de la mémoire est un enjeu déterminant
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20 minutes du 27/01/05
Retrouver le fil de l’histoire par l’école
Six cents élèves mobilisés depuis le début de l’année scolaire pour mieux connaître et mieux faire connaître la Shoah. Le lycée et collège Jacques-Decour à Paris (9e) s’est énormément investi pour organiser deux journées de la mémoire de l’Holocauste, aujourd’hui et demain. Mais le travail des enseignants et des élèves, toutes classes confondues, va bien au-delà. C’est aussi une manière d’appréhender l’histoire pour se l’approprier. Et pas seulement cette année, puisque ce thème est inscrit dans le projet d’école depuis 2003. « La question qui est posée, c’est comment enseigner la Shoah, explique Jacqueline Bensamoun, proviseure-adjoint. Il y a bien le socle, l’enseignement historique des faits, des dates, du contexte historique et économique. Mais ce n’est pas suffisant, il faut expliquer les mécanismes qui ont conduit à cette tragédie pour permettre de comprendre des faits difficiles à appréhender. Cela passe par des rencontres émotionnelles avec des témoins et des spécialistes capables de donner des outils aux élèves. »
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Ouest-France du 27/01/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 28/01/05
La mémoire de la Shoah s'est construite par à-coups, au gré d'une succession de crises
Pourquoi paraît-on célébrer le 60e anniversaire de la fin du cauchemar concentrationnaire avec plus d'éclat encore que le cinquantenaire ? Pour Jean-Charles Szurek, un historien français qui travaille sur la mémoire de la Shoah en Pologne, "on a un sentiment de dernière fois".
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La délicate interprétation de la loi sur les délits non intentionnels
Alors que la justice examinera, à partir du lundi 31 janvier, les responsabilités dans l'affaire de l'incendie du tunnel du Mont-Blanc, la loi promue par le sénateur Pierre Fauchon en 2000 pour atténuer la responsabilité pénale des élus est diversement appliquée.
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Les enseignants soumis à des décisions contradictoires
L'affaire "Boubet", du nom d'un instituteur condamné à cinq mois d'emprisonnement avec sursis pour homicide involontaire, a laissé les enseignants désemparés face à l'exercice de leurs responsabilités. Alors qu'ils se croyaient à l'abri des risques de "judiciarisation excessive" grâce à la loi Fauchon, la confirmation, le 2 décembre 2004 en appel, de la condamnation de Philippe Boubet les a plongés dans un sentiment d'insécurité en attendant la décision de la Cour de cassation sur cette affaire.
Les faits remontent au 20 décembre 1996. A la veille des vacances de Noël, au deuxième étage de l'école Victor-Hugo d'Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), M. Boubet terminait les préparatifs pour un départ prochain en classe de neige. Pendant ce temps, ses élèves de CM1-CM2 écoutaient de la musique, dansaient ou faisaient des jeux de société. Sarah, 10 ans, avait quitté la table, où elle jouait aux échecs, puis pris une chaise pour monter sur le rebord de la fenêtre de laquelle elle était tombée.
Considérant que M. Boubet "connaissait la dangerosité liée à l'ouverture des fenêtres" ; que la probabilité que les enfants s'assoient sur leur rebord "était d'autant plus grande" qu'ils avaient "une liberté accrue"dans la classe ce jour-là et que, préparant le départ en classe de neige, M. Boubet ne pouvait "s'acquitter de son devoir de surveillance avec une vigilance équivalente à celle qui était habituellement la sienne", la cour d'appel a conclu à une "faute caractérisée" de sa part.[…]
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Mais d’autres sujets sont évoqués. A lire en particulier un article sur la semaine de 45 heures des lycéens dans le Figaro qui n’oublie pas de pointer les contradictions du système (et des parents !) face à cette question de la réduction de la charge de travail.
On lira aussi dans le Monde, une réflexion sur l’application de la loi sur les délits non intentionnels. Les enseignants (et encore plus les chefs d’établissements) sont concernés par cette délicate question de la responsabilité.
Bonne Lecture...
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Libération du 27/01/05
Panne d'ascenseur social dans un lycée de Saint-Denis
Fût-elle justifiée, la décision tombe mal. Le ministère de l'Education nationale a décidé de fermer une de ses deux classes préparatoires aux grandes écoles d'ingénieurs implantée depuis dix-sept ans au lycée Paul-Eluard de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), établissement classé sensible. Le lycée, informé le 7 décembre selon le rectorat, affirme n'avoir appris la nouvelle que jeudi dernier. Date à laquelle il s'est mis en grève jusqu'à hier, sans obtenir satisfaction. Pourtant, enseignants et élèves n'ont pas lésiné sur les symboles.
Il y avait de quoi. Alors que François Fillon prétend, avec sa future loi d'orientation, remettre en marche l'ascenseur social, fermer une porte d'accès à l'élite aux élèves du 93 fait tache. A fortiori lorsque le motif avancé est purement comptable : avec onze élèves inscrits cette année, cette classe ne répond pas au cahier des charges académique. Dit autrement : l'Etat n'est pas prêt à donner plus à ceux qui ont moins à n'importe quel prix.
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Le Figaro du 27/01/05
La semaine de 45 heures des lycéens
Les lycéens travailleraient-ils plus que leurs parents ? Sans doute pas tous... Mais il suffit de se pencher sur les horaires officiels et d'y ajouter le travail demandé à la maison pour constater que l'emploi du temps d'un élève de lycée normalement assidu atteint vite 40 heures par semaine, souvent 45. Une charge importante au regard de l'évolution du temps de travail des adultes, surtout depuis l'émergence des 35 heures
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«Nos enfants en font trop, mais ils n'ont pas le choix»
Les parents qui se plaignent de la quantité de travail demandée au lycée ne manquent pas. Les parents qui dépensent une énergie folle à demander à leurs enfants d'en faire plus sont aussi nombreux. Pas étonnant : ce sont les mêmes !
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L'Humanité du 27/01/05
Jeunes, passage de témoins
Lundi, Jean-Pierre Raffarin, en présence du grand rabbin de France Joseph Sitruk, du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, et du président du conseil régional musulman Hamlaoui Mékachera, avait visité le mémorial d’Izieu (Ain), où une quarantaine d’enfants juifs furent raflés et envoyés dans les camps de la mort. Il s’agissait du premier déplacement d’un premier ministre sur ce lieu depuis son inauguration par le président François Mitterrand, en avril 1994. Joseph Sitruk, s’adressant à une trentaine d’élèves de troisième, a précisé : « Sachez que le racisme ne commence pas à la déportation, ni à l’élimination. Il commence à l’insulte. »
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La mémoire, la morale et l’histoire
Entretien avec Annette Wieviorka, historienne, directrice de recherches au CNRS, auteur d’Auschwitz, soixante ans après.
[…]J’ai été professeur d’histoire pendant vingt ans et j’ai accompagné un voyage de lycéens en 1988. Je pense que quand on emmène des jeunes pour les éduquer, on ne peut pas leur parler comme s’ils étaient des graines de futurs nazis. Un éducateur enseigne pour construire un homme, il s’agit d’une sorte d’utopie de l’enseignant. Et il y a beaucoup de questions propres à l’organisation même des voyages. […]
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Le Parisien du 27/01/05
« Je compte sur vous pour ne pas oublier »
Maxi Librati garde son flegme et son élégance. Toujours. Souriant, il distille des formules qui font mouche en direction des lycéens qu'il accompagne régulièrement à Auschwitz. « Moi, je peux toujours être élégant, alors que ces salauds de nazis sont morts depuis longtemps », lâche-t-il, pince-sans-rire, en dévoilant une chemise de soie qu'il a lui-même dessinée. Elle masque le numéro de matricule 145922 tatoué sur son avant-bras.
Maxi a réussi dans la confection, il possède une boutique avenue Montaigne à Paris. « J'ai eu de la chance, avec une volonté incroyable de travailler. Mais la richesse n'est rien. La seule chose qui vaille la peine que l'on s'y intéresse, c'est comprendre pourquoi un nouveau génocide s'est produit au Rwanda en 1994, après celui des Juifs », médite-t-il en arpentant les vestiges du camp où il retourne dix fois par an. En décembre encore, des lycéens de Mantes-la-Jolie écoutaient cet homme de 80 ans, l'esprit pétillant, leur transmettre son « devoir de mémoire ».
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La Croix du 27/01/05
Auschwitz, lieu de mort et de mémoire
D’importantes cérémonies se dérouleront juedi 27 janvier sur le site du camp d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau. Soixante ans après la libération du camp, la transmission de la mémoire est un enjeu déterminant
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20 minutes du 27/01/05
Retrouver le fil de l’histoire par l’école
Six cents élèves mobilisés depuis le début de l’année scolaire pour mieux connaître et mieux faire connaître la Shoah. Le lycée et collège Jacques-Decour à Paris (9e) s’est énormément investi pour organiser deux journées de la mémoire de l’Holocauste, aujourd’hui et demain. Mais le travail des enseignants et des élèves, toutes classes confondues, va bien au-delà. C’est aussi une manière d’appréhender l’histoire pour se l’approprier. Et pas seulement cette année, puisque ce thème est inscrit dans le projet d’école depuis 2003. « La question qui est posée, c’est comment enseigner la Shoah, explique Jacqueline Bensamoun, proviseure-adjoint. Il y a bien le socle, l’enseignement historique des faits, des dates, du contexte historique et économique. Mais ce n’est pas suffisant, il faut expliquer les mécanismes qui ont conduit à cette tragédie pour permettre de comprendre des faits difficiles à appréhender. Cela passe par des rencontres émotionnelles avec des témoins et des spécialistes capables de donner des outils aux élèves. »
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Ouest-France du 27/01/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 28/01/05
La mémoire de la Shoah s'est construite par à-coups, au gré d'une succession de crises
Pourquoi paraît-on célébrer le 60e anniversaire de la fin du cauchemar concentrationnaire avec plus d'éclat encore que le cinquantenaire ? Pour Jean-Charles Szurek, un historien français qui travaille sur la mémoire de la Shoah en Pologne, "on a un sentiment de dernière fois".
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La délicate interprétation de la loi sur les délits non intentionnels
Alors que la justice examinera, à partir du lundi 31 janvier, les responsabilités dans l'affaire de l'incendie du tunnel du Mont-Blanc, la loi promue par le sénateur Pierre Fauchon en 2000 pour atténuer la responsabilité pénale des élus est diversement appliquée.
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Les enseignants soumis à des décisions contradictoires
L'affaire "Boubet", du nom d'un instituteur condamné à cinq mois d'emprisonnement avec sursis pour homicide involontaire, a laissé les enseignants désemparés face à l'exercice de leurs responsabilités. Alors qu'ils se croyaient à l'abri des risques de "judiciarisation excessive" grâce à la loi Fauchon, la confirmation, le 2 décembre 2004 en appel, de la condamnation de Philippe Boubet les a plongés dans un sentiment d'insécurité en attendant la décision de la Cour de cassation sur cette affaire.
Les faits remontent au 20 décembre 1996. A la veille des vacances de Noël, au deuxième étage de l'école Victor-Hugo d'Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), M. Boubet terminait les préparatifs pour un départ prochain en classe de neige. Pendant ce temps, ses élèves de CM1-CM2 écoutaient de la musique, dansaient ou faisaient des jeux de société. Sarah, 10 ans, avait quitté la table, où elle jouait aux échecs, puis pris une chaise pour monter sur le rebord de la fenêtre de laquelle elle était tombée.
Considérant que M. Boubet "connaissait la dangerosité liée à l'ouverture des fenêtres" ; que la probabilité que les enfants s'assoient sur leur rebord "était d'autant plus grande" qu'ils avaient "une liberté accrue"dans la classe ce jour-là et que, préparant le départ en classe de neige, M. Boubet ne pouvait "s'acquitter de son devoir de surveillance avec une vigilance équivalente à celle qui était habituellement la sienne", la cour d'appel a conclu à une "faute caractérisée" de sa part.[…]
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mercredi, janvier 26, 2005
Revue de presse du mercredi 26 janvier 2005
Aujourd'hui, 100 000 handicapés sont accueillis de la maternelle à l'université, dont les deux tiers en primaire. Pourtant un amendement au projet de loi sur le handicap aurait eu pour conséquence de réduire la possibilité de scolariser les enfants handicapés. C’est ce qui a déclenché des actions de la part des parents. Plusieurs journaux reviennent aujourd’hui sur l’intégration des enfants en situation de handicap dans l’école. (Le Figaro, Le Parisien)
Vous trouverez aussi dans vos journaux toujours des articles sur le 60ème anniversaire de la libération des camps. (Libération, Le Monde
Bonne Lecture...
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Libération du 26/01/05
Pédagogie d'Auschwitz Par Pierre MARCELLE
Souhaitons, souhaitons très fort que caméras et commémorations ne viennent pas, à la douleur indicible et aux larmes inépuisables, faire fonction de viatique avant que, le jour d'après ou le mois suivant, tout se poursuive comme devant ; ou que tout recommence. Communier dans cette humanité, pleurer pour soulager cette douleur, oui. Même en sachant la vanité d'une l'entreprise ? Oui. Même en sachant la vanité des «Plus jamais ça», que les anéantis n'en reviendront pas, et que d'autres suivront. Oui. Entendre, cependant, le risque qu'évoque la Licra, de «contre-productivité» d'un «travail de mémoire» qui s'arrêterait à des incantations, et où l'exclusion de deux gamins d'un lycée de Montreuil ferait fonction d'exorcisme. Il ne s'agit pas de les absoudre, ces deux-là qui, lors d'une visite scolaire au camp d'extermination d'Auschwitz, insultèrent les exterminés. Il s'agit de rappeler que la pédagogie ne se nourrit pas seulement de livres, de films et de leçons, bien emballés dans un «socle minimal» (ou une pierre tombale) ; elle se nourrit aussi de l'actualité de son objet.[…] Et de même ne pourront-ils s'empêcher de comparer leur sort à celui de ce Bruno Gollnisch, du FN, toujours professeur d'université, lui, après qu'il eut contesté la réalité de ces chambres à gaz qu'on leur reproche à eux d'avoir profanées. Ils se demanderont de la sorte si sera exclu de la succession du trône d'Angleterre ce prince Harry, autrement nanti en capital culturel, lui, après qu'il se fut déguisé en officier nazi. Mais Gollnisch insinuait et le prince s'amusait. On les tancera. Le vice du premier et la dérision du second ne sauraient, n'est-ce pas, se comparer à leur propre irresponsabilité. C'est vrai : Bruno et Harry, eux, ont agi responsablement.
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Le Figaro du 26/01/05
Vers un meilleur accueil des enfants handicapés à l'école
L'accès des enfants handicapés à l'école dite «ordinaire» a été l'objet, hier, d'une ultime épreuve de force entre parlementaires et associations à l'occasion de la mise au point finale du projet de loi sur le handicap. Députés et sénateurs de la commission mixte paritaire ont partiellement satisfait les représentants de parents qui souhaitent avoir plus de poids dans la décision de scolariser ou non leur enfant dans des écoles comme les autres.
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Chirac : «L'antisémitisme n'est pas une opinion, c'est une perversion»
Jacques Chirac a inauguré hier le mémorial de la Shoah à Paris, tandis que Simone Veil est revenue à Drancy, quelque soixante ans après y avoir été internée. Elle y a rencontré quatre classes de Seine-Saint-Denis qui ont travaillé sur le thème de la déportation.
Lire la suite de l’article
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L'Humanité du 26/01/05
La France rappelle la Shoah à sa mémoire
Après trois années de travaux, le bâtiment ouvrira ses portes au public demain, jeudi 27 janvier, date du 60e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz. L’ancien mémorial du Martyr juif inconnu, jusqu’alors centre de recherche, se fait aujourd’hui musée. « Parce qu’il faut utiliser cette période pour prévenir l’homme contre lui-même », explique Éric de Rothschild, président de la structure. « Parce que jamais la chaîne des souvenirs ne doit se rompre », dira quant à lui Jacques Chirac.
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Le Parisien du 26/01/05
Les parents combattent la nouvelle loi handicap
Les parents d'enfants handicapés ne baissent pas les bras. Le Parlement, pourtant, vient de leur compliquer encore la vie, juge l'association Grandir à l'école, après l'adoption définitive, hier, d'un article polémique de la nouvelle loi sur le handicap. Il instaure une procédure de conciliation pour rechercher un terrain d'entente entre les parents et l'établissement scolaire. Mais, pour l'association, qui milite pour l'intégration scolaire des petits handicapés en milieu ordinaire, cette nouvelle procédure rendra « l'avis des parents presque inaudible ». Principale crainte : «Si l'établissement refuse de laisser l'enfant continuer son parcours à l'école, on ne pourra quasiment plus s'y opposer. Jusqu'à présent, même s'il fallait parfois se battre au tribunal administratif, les parents avaient le dernier mot », explique Bruno Dubois, président de Grandir à l'école.
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«L'école, c'est une sacrée chance pour Julia»
C'est une petite blondinette de 9 ans. Une écolière facétieuse à la langue bien pendue, énergique et souriante... mais différente.Malgré sa trisomie, c'est d'humeur légère que Julia file tous les matins sur le chemin de l'école Larmeroux, dans le centre de Vanves (Hauts-de-Seine). Elle y retrouve François, Anne-Lise, Victor et Margaux, ses amis qui, eux, ne sont pas nés avec un chromosome de « trop ». Elle se laisse entraîner dans de folles parties de cache-cache, joue au foot, à la marelle, rit aux éclats. Ni mascotte ni souffre-douleur. « Tout simplement à sa place, avec les autres », souffle Sophie Cluzel, sa maman
Lire la suite de l’article
Les familles « sèchent » l'école pour skier
«Les clubs de nos différents Paladien (NDLR : hôtels), à Morzine, à Tignes ou à La Plagne, sont en ce moment bourrés d'enfants. » C'est le constat de Nouvelles Frontières. « Ce sont surtout des écoliers de maternelle ou de petites classes en primaire, précise le voyagiste.Lorsqu'ils sont plus grands, vers 8 ans, les parents hésitent à leur faire rater l'école. » A la Maison de Savoie, on confirme la tendance : « Actuellement, on note une vraie demande des familles hors vacances scolaires. »
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Dominique, un instit à la neige
Montagnard pur sucre, cheveux poivre et sel, affable, Dominique Gandon, la cinquantaine, dirige l'activité Cartables à la neige au coeur de la station de sports d'hiver de Ceillac-en-Queyras qui culmine à 1 700 m d'altitude, près de Gap dans les Hautes-Alpes. Au centre d'une salle vaste et lumineuse, avec vue imprenable sur la montagne, la voix haute du maître d'école résonne : « Sortez vos cahiers. Le programme de votre instit. Et au travail ! », lance-t-il à ses écoliers en inscrivant à la craie ses nom et prénom au tableau.
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La Croix du 26/01/05
En famille, il faut savoir compter
Les enfants coûtent cher ! Il est néanmoins très difficile d’isoler, dans les budgets, les dépenses liées aux enfants, tant celles-ci sont partie intégrante de la vie de la famille. «En gros, on évalue la présence d’un enfant à un surcoût d’environ 20 % à chaque enfant de moins de 14 ans supplémentaire, et un surcoût de l’ordre de 30 % pour les plus de 14 ans», estime Jérôme Accardo, chef de la division «Conditions de vie des ménages» à l’Insee (lire Repères). Ce surcroît de consommation est financé en partie par des revenus plus élevés, notamment du fait de la redistribution (quotient familial, allocations…).
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20 minutes du 26/01/05
Rien vu...
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Ouest-France du 26/01/05
Retrouver l'esprit de découverte
Alors que nous sommes au seuil de l'inconnu, bouleversés par son immensité, entraînés par son mouvement infini, les chercheurs s'inquiètent de ce que la jeunesse se détourne de plus en plus des sciences en général et de la physique en particulier. C'est d'autant plus incompréhensible que cette dernière a « non seulement révolutionné notre compréhension de l'univers, mais également notre univers quotidien. Nous consommons chaque jour ses applications : la télévision, le téléphone portable, les lecteurs lasers... », observe le physicien Etienne Klein
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Le Monde daté du 27/01/05
Pour en finir avec le mot Holocauste, par Jacques Sebag
2005 célèbre le 60e anniversaire de la libération des camps. N'est-il pas de notre devoir de demander solennellement que la journée du 27 janvier, visant à perpétuer la mémoire des crimes nazis et nommée "Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité", soit rebaptisée "Journée de la mémoire de la Shoah, du génocide nazi, et de la prévention des crimes contre l'humanité" ?
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Vous trouverez aussi dans vos journaux toujours des articles sur le 60ème anniversaire de la libération des camps. (Libération, Le Monde
Bonne Lecture...
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Libération du 26/01/05
Pédagogie d'Auschwitz Par Pierre MARCELLE
Souhaitons, souhaitons très fort que caméras et commémorations ne viennent pas, à la douleur indicible et aux larmes inépuisables, faire fonction de viatique avant que, le jour d'après ou le mois suivant, tout se poursuive comme devant ; ou que tout recommence. Communier dans cette humanité, pleurer pour soulager cette douleur, oui. Même en sachant la vanité d'une l'entreprise ? Oui. Même en sachant la vanité des «Plus jamais ça», que les anéantis n'en reviendront pas, et que d'autres suivront. Oui. Entendre, cependant, le risque qu'évoque la Licra, de «contre-productivité» d'un «travail de mémoire» qui s'arrêterait à des incantations, et où l'exclusion de deux gamins d'un lycée de Montreuil ferait fonction d'exorcisme. Il ne s'agit pas de les absoudre, ces deux-là qui, lors d'une visite scolaire au camp d'extermination d'Auschwitz, insultèrent les exterminés. Il s'agit de rappeler que la pédagogie ne se nourrit pas seulement de livres, de films et de leçons, bien emballés dans un «socle minimal» (ou une pierre tombale) ; elle se nourrit aussi de l'actualité de son objet.[…] Et de même ne pourront-ils s'empêcher de comparer leur sort à celui de ce Bruno Gollnisch, du FN, toujours professeur d'université, lui, après qu'il eut contesté la réalité de ces chambres à gaz qu'on leur reproche à eux d'avoir profanées. Ils se demanderont de la sorte si sera exclu de la succession du trône d'Angleterre ce prince Harry, autrement nanti en capital culturel, lui, après qu'il se fut déguisé en officier nazi. Mais Gollnisch insinuait et le prince s'amusait. On les tancera. Le vice du premier et la dérision du second ne sauraient, n'est-ce pas, se comparer à leur propre irresponsabilité. C'est vrai : Bruno et Harry, eux, ont agi responsablement.
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Le Figaro du 26/01/05
Vers un meilleur accueil des enfants handicapés à l'école
L'accès des enfants handicapés à l'école dite «ordinaire» a été l'objet, hier, d'une ultime épreuve de force entre parlementaires et associations à l'occasion de la mise au point finale du projet de loi sur le handicap. Députés et sénateurs de la commission mixte paritaire ont partiellement satisfait les représentants de parents qui souhaitent avoir plus de poids dans la décision de scolariser ou non leur enfant dans des écoles comme les autres.
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Chirac : «L'antisémitisme n'est pas une opinion, c'est une perversion»
Jacques Chirac a inauguré hier le mémorial de la Shoah à Paris, tandis que Simone Veil est revenue à Drancy, quelque soixante ans après y avoir été internée. Elle y a rencontré quatre classes de Seine-Saint-Denis qui ont travaillé sur le thème de la déportation.
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L'Humanité du 26/01/05
La France rappelle la Shoah à sa mémoire
Après trois années de travaux, le bâtiment ouvrira ses portes au public demain, jeudi 27 janvier, date du 60e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz. L’ancien mémorial du Martyr juif inconnu, jusqu’alors centre de recherche, se fait aujourd’hui musée. « Parce qu’il faut utiliser cette période pour prévenir l’homme contre lui-même », explique Éric de Rothschild, président de la structure. « Parce que jamais la chaîne des souvenirs ne doit se rompre », dira quant à lui Jacques Chirac.
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Le Parisien du 26/01/05
Les parents combattent la nouvelle loi handicap
Les parents d'enfants handicapés ne baissent pas les bras. Le Parlement, pourtant, vient de leur compliquer encore la vie, juge l'association Grandir à l'école, après l'adoption définitive, hier, d'un article polémique de la nouvelle loi sur le handicap. Il instaure une procédure de conciliation pour rechercher un terrain d'entente entre les parents et l'établissement scolaire. Mais, pour l'association, qui milite pour l'intégration scolaire des petits handicapés en milieu ordinaire, cette nouvelle procédure rendra « l'avis des parents presque inaudible ». Principale crainte : «Si l'établissement refuse de laisser l'enfant continuer son parcours à l'école, on ne pourra quasiment plus s'y opposer. Jusqu'à présent, même s'il fallait parfois se battre au tribunal administratif, les parents avaient le dernier mot », explique Bruno Dubois, président de Grandir à l'école.
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«L'école, c'est une sacrée chance pour Julia»
C'est une petite blondinette de 9 ans. Une écolière facétieuse à la langue bien pendue, énergique et souriante... mais différente.Malgré sa trisomie, c'est d'humeur légère que Julia file tous les matins sur le chemin de l'école Larmeroux, dans le centre de Vanves (Hauts-de-Seine). Elle y retrouve François, Anne-Lise, Victor et Margaux, ses amis qui, eux, ne sont pas nés avec un chromosome de « trop ». Elle se laisse entraîner dans de folles parties de cache-cache, joue au foot, à la marelle, rit aux éclats. Ni mascotte ni souffre-douleur. « Tout simplement à sa place, avec les autres », souffle Sophie Cluzel, sa maman
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Les familles « sèchent » l'école pour skier
«Les clubs de nos différents Paladien (NDLR : hôtels), à Morzine, à Tignes ou à La Plagne, sont en ce moment bourrés d'enfants. » C'est le constat de Nouvelles Frontières. « Ce sont surtout des écoliers de maternelle ou de petites classes en primaire, précise le voyagiste.Lorsqu'ils sont plus grands, vers 8 ans, les parents hésitent à leur faire rater l'école. » A la Maison de Savoie, on confirme la tendance : « Actuellement, on note une vraie demande des familles hors vacances scolaires. »
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Dominique, un instit à la neige
Montagnard pur sucre, cheveux poivre et sel, affable, Dominique Gandon, la cinquantaine, dirige l'activité Cartables à la neige au coeur de la station de sports d'hiver de Ceillac-en-Queyras qui culmine à 1 700 m d'altitude, près de Gap dans les Hautes-Alpes. Au centre d'une salle vaste et lumineuse, avec vue imprenable sur la montagne, la voix haute du maître d'école résonne : « Sortez vos cahiers. Le programme de votre instit. Et au travail ! », lance-t-il à ses écoliers en inscrivant à la craie ses nom et prénom au tableau.
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La Croix du 26/01/05
En famille, il faut savoir compter
Les enfants coûtent cher ! Il est néanmoins très difficile d’isoler, dans les budgets, les dépenses liées aux enfants, tant celles-ci sont partie intégrante de la vie de la famille. «En gros, on évalue la présence d’un enfant à un surcoût d’environ 20 % à chaque enfant de moins de 14 ans supplémentaire, et un surcoût de l’ordre de 30 % pour les plus de 14 ans», estime Jérôme Accardo, chef de la division «Conditions de vie des ménages» à l’Insee (lire Repères). Ce surcroît de consommation est financé en partie par des revenus plus élevés, notamment du fait de la redistribution (quotient familial, allocations…).
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20 minutes du 26/01/05
Rien vu...
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Ouest-France du 26/01/05
Retrouver l'esprit de découverte
Alors que nous sommes au seuil de l'inconnu, bouleversés par son immensité, entraînés par son mouvement infini, les chercheurs s'inquiètent de ce que la jeunesse se détourne de plus en plus des sciences en général et de la physique en particulier. C'est d'autant plus incompréhensible que cette dernière a « non seulement révolutionné notre compréhension de l'univers, mais également notre univers quotidien. Nous consommons chaque jour ses applications : la télévision, le téléphone portable, les lecteurs lasers... », observe le physicien Etienne Klein
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Le Monde daté du 27/01/05
Pour en finir avec le mot Holocauste, par Jacques Sebag
2005 célèbre le 60e anniversaire de la libération des camps. N'est-il pas de notre devoir de demander solennellement que la journée du 27 janvier, visant à perpétuer la mémoire des crimes nazis et nommée "Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité", soit rebaptisée "Journée de la mémoire de la Shoah, du génocide nazi, et de la prévention des crimes contre l'humanité" ?
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mardi, janvier 25, 2005
Revue de presse du mardi 25 janvier 2005
« Transmettre, nécessairement transmettre » nous dit Samuel Pisar dans le Monde à propos de la Shoah. Oui, mais comment ? Le même journal rappelle que « L'attitude réfractaire de certains élèves oblige les enseignants à repenser leurs cours sur la Shoah ». Il propose un dossier très fourni et bien construit autour de cette question pédagogique. On retiendra en particulier l’interview d’Annette Wieviorka qui s’interroge sur l’utilité des voyages à Auschwitz et sur la nécessaire différence entre enseignement de l’histoire et morale.
" Nous nous donnons bonne conscience, alors que nous devrions nous inquiéter du monde que nous avons fait et dans lequel beaucoup de jeunes vivent dans des conditions déplorables. Que signifient nos leçons sur la République, l'intégration, l'antiracisme alors qu'ils subissent l'exclusion, les discriminations liées à leurs origines et ont tant de mal à imaginer leur place dans la société ? " ainsi conclut-elle son intervention.
Bonne Lecture...
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Libération du 25/01/05
Le scolaire sur le pied de guerre
Livre. Philippe Meirieu ravive, dans un essai libre de tout dogme, la vieille querelle des écoles.
Nous mettrons nos enfants à l'école publique... par Philippe Meirieu, Mille et Une Nuits,
112 pp., 9 €.
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Vice de forme de la réforme Fillon
Par Jean HOUSSAYE
Vu sous l'angle pédagogique, le projet de loi sur l'école de François Fillon pourrait à première vue, en dehors de l'habileté à vouloir satisfaire tout le monde a minima, paraître disparate. Or il y a une cohérence entre tous ces éléments de la loi et de son contexte : l'appel à revenir aux «bonnes vieilles méthodes qui ont fait leur preuve» ; l'incitation à restaurer l'autorité chez les enseignants ; le renforcement des redoublements ; la curieuse inscription dans le texte de la «liberté pédagogique de l'enseignant» ; le décrochage du bac des TPE (travaux personnels encadrés), emblème dérisoire de la dernière réforme des lycées ; l'institutionnalisation de trois heures de soutien pour les élèves qui ne maîtriseraient pas le socle commun de la scolarité obligatoire.
Quelle est la cohérence pédagogique de toutes ces mesures ? Tourner la page de ce qui a été inscrit dans les textes depuis plus de vingt ans et dont le nom n'est même pas prononcé ici : la pédagogie différenciée. Voici la victime cachée de la réforme. La pédagogie différenciée se voit ici signifier son arrêt de mort au profit d'un retour à la pédagogie traditionnelle.
[…]Le fait de dispenser le même enseignement dans la classe au même moment à l'ensemble des élèves produit de l'échec scolaire et ne permet surtout pas de répondre à un tel échec. La pédagogie de soutien, en tant que supplément pédagogique de la pédagogie traditionnelle, ne parviendra pas à renverser cette fabrication de l'échec, même si elle donnera bonne conscience aux acteurs. Et c'est pourquoi, en 1983, le ministre Savary prônera la pédagogie différenciée, véritable remise en cause et subversion du mode simultané. Elle deviendra la référence dans les textes officiels mais n'aura jamais les moyens de sa mise en oeuvre.
Fausse «nouveauté» mais véritable régression pédagogique, la pédagogie de soutien fait sortir du quotidien de la classe la question de la prise en compte des différences entre les élèves. A ce titre, elle justifie la pédagogie traditionnelle, l'encourage, lui donne bonne conscience. La loi Fillon sur l'école signe la mort de la pédagogie différenciée, le retour de la pédagogie de soutien et la restauration de la pédagogie traditionnelle.[…]
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Le Figaro du 25/01/05
Rien vu...
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L'Humanité du 25/01/05
Pas de prépa pour les ZEP
François Fillon maîtrise l’art du discours mais sa façon de faire manque de classe. De classe prépa, en l’occurrence, puisque ses services prévoient de supprimer celle du lycée Paul-Eluard de Saint-Denis, dans le 93, seul établissement classé ZEP à disposer d’une telle section (l’Humanité du 24 janvier). Hier, plus d’un millier d’élèves ont débrayé et ont manifesté devant le ministère de l’Éducation afin de protester contre cette perspective.
Lire la suite de l’article
grève Les lycéens prennent vapeur
Jeudi dernier, à Nantes, les lycéens prenaient en masse la tête de la manifestation des services publics pour protester contre le projet de loi Fillon. Et depuis bientôt dix jours, leur colère explose ici et là dans les établissements. Ainsi hier, environ 400 élèves du lycée Adolphe-Chérioux à Vitry (94) votaient la grève reconductible et parlaient d’aller faire débrayer les établissements alentour. Au lycée Pablo-Picasso, à Fontenay, dans le Val-de-Marne, les jeunes se sont mis en grève et ont investi les couloirs afin de protester contre le « remerciement » d’un enseignant vacataire, dont le contrat - 200 heures non renouvelables - prend fin ce mois-ci. Autant de motifs qui laissent imaginer que ces actions pourraient, très vite, faire boule de neige. Ce qui, après tout, serait de saison.
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Le Parisien du 25/01/05
VOIX EXPRESS. Comment parlez-vous de la Shoah à vos enfants ?
Olivier 44 ANS « C'est un thème souvent abordé dans les médias. Et même si les images sont parfois dures, je ne tiens absolument pas à protéger mes trois enfants. Il faut créer un électrochoc sur les jeunes générations pour qu'elles n'oublient pas ce que fut cette atrocité.Mon travail de père, c'est de construire mon fils et mes deux filles au quotidien. Je les prépare à être responsable. »
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La Croix du 25/01/05
«Informer et sensibiliser les parents»
Selon le ministre de la santé et de la famille, qui reçoit mardi 25 janvier un rapport sur la pédo-pornographie sur Internet, «il faut informer et sensibiliser les parents»
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20 minutes du 25/01/05
Des lycéens en grève pour leur prof
Environ 250 élèves du lycée Pablo-Picasso de Fontenay-sous-Bois (94) ont manifesté hier après-midi devant le rectorat de Créteil pour obtenir l’intégration d’un de leurs profs de français, un vacataire dont le contrat s’achevait en fin de semaine dernière. Le matin, la plupart des élèves du lycée avaient déclenché une grève pour le même motif.
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Ouest-France du 25/01/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 26/01/05
M. Chirac assure que "l'antisémitisme n'a pas sa place en France"
En inaugurant, mardi 25 janvier à Paris, le Mémorial de la Shoah, le chef de l'Etat devait rappeler aux Français leur devoir de mémoire à l'égard du martyre du peuple juif. Il invitait les enseignants à faire en sorte que leurs élèves "comprennent et n'oublient jamais".[…]
Se souvenir, transmettre. Le chef de l'Etat devait aussi adresser un message à l'école, comptant "sur tous les professeurs de France" pour amener leurs élèves au Mémorial, afin qu'ils "voient, comprennent et n'oublient jamais". Et se rendent compte qu'aucun propos antisémite n'est "excusable", ni "insignifiant". M. Chirac ne devait cependant pas évoquer le cas des deux élèves de Seine-Saint-Denis qui ont manifesté leur antisémitisme lors de leur voyage à Auschwitz (Le Monde daté 23-24 janvier).
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L'attitude réfractaire de certains élèves oblige les enseignants à repenser leurs cours sur la Shoah
Des élèves refusant de regarder le film d'Alain Resnais Nuit et brouillard. En plusieurs décennies d'enseignement de l'histoire, Marie-Paule Hervieu n'avait jamais fait face à pareil défi. C'était il y a trois ans. "Un petit groupe d'élèves de terminale ES s'est regroupé au fond de la salle. Ils ont abaissé leurs bonnets sur les yeux et se sont mis à faire du bruit, raconte cette professeure d'histoire d'un lycée parisien.Une élève m'a dit : "On en a assez du ressassement de l'histoire des juifs". Je me suis dit : le mot "ressassement" ne fait pas partie de son vocabulaire habituel : elle ne parle pas seulement en son nom. Je leur ai demandé de sortir de la classe. Plus tard, on en a reparlé, ils ont évolué. Au devoir suivant, ils ont choisi d'eux-mêmes le sujet sur la Shoah. C'est à la fois désespérant... et pas désespérant si l'on parvient à mettre les élèves devant des savoirs qu'ils n'ont pas."
Peut-on encore enseigner la Shoah dans les collèges et lycées français ?[…] Comment adapter sa pédagogie à ce contexte ? En replaçant la Shoah dans un rapport à l'humanité, aux droits de l'homme, plaide Mme Hervieu ; en la situant dans une perspective historique plus large, répond Nadine Lopes, enseignante au collège Jean-Moulin de Pontault-Combault (Seine-et-Marne). "J'explique que l'antisémitisme a existé avant Hitler, j'aborde l'affaire Dreyfus. Si l'on met en regard les valeurs de la démocratie et l'univers concentrationnaire, les gamins comprennent pourquoi ils n'en veulent pas." En confrontant les élèves aux témoins qui évoquent l'antisémitisme vécu en Pologne, la manière dont la IIIe République a refusé la naturalisation de leurs parents, ajoute Marie-Paule Hervieu. L'enseignante aguerrie critique ceux de ses collègues qui "prétendent transmettre des savoirs sans débat parce qu'ils ont peur de ne pas le maîtriser".
Les insuffisances de la formation des enseignants d'histoire sur le XXe siècle sont aussi dénoncées. De même que le report, depuis deux ans, de l'étude de la période 1939-1945 de la terminale vers la fin de l'année de première, en pleine période de week-ends à "ponts" et de fatigue. Signe aussi de sa mise à distance chronologique, la Shoah a disparu du baccalauréat.
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Entretien avec Annette Wieviorka, historienne, directrice de recherches au CNRS"Si rien n'a été transmis avant, le voyage à Auschwitz est inutile"
« Je crois qu'il n'y a rien à voir à Auschwitz si on ne sait pas déjà ce qu'il y a à y voir. C'est un lieu. Or d'un lieu ne sourd aucun savoir. Le savoir, dans ce type de lieu, c'est celui que l'on apporte avec soi. Si rien n'a été transmis avant, le voyage à Auschwitz est inutile. Il faudrait se demander qui sont les jeunes que l'on emmène ainsi. Je me souviens d'un élève de BTS revenu ravi de sa journée parce qu'il avait pris son baptême de l'air. Dans la vie d'un adolescent, est-ce plus important d'avoir pris l'avion pour la première fois ou d'avoir été à Birkenau ? Les élèves se demandent aussi pourquoi on déploie toute cette énergie. Il est étonnant que l'on n'ait jamais fait une véritable enquête pour savoir ce qu'ils retirent de la visite et, avec le recul, ce que le voyage a produit chez les adultes qui l'ont fait voici dix ou quinze ans.[…]
Quels enseignements tirez-vous des incidents survenus avec les lycéens de Montreuil (Seine-Saint-Denis) -deux d'entre eux ont été exclus, dont un définitivement- lors d'un voyage à Auschwitz (Le Monde des 18 et 24 janvier) ?
Cette affaire pédagogique aurait dû être réglée à l'intérieur du lycée. Le comportement de l'adolescent qui a dit "Ils ont bien fait de les brûler" est évidemment inacceptable, mais à quoi sert-il de l'exclure ? Beaucoup de gens autour de moi, y compris des rescapés d'Auschwitz, sont choqués. Il aurait mieux valu l'obliger à travailler sur l'histoire du génocide. Quant à l'attitude de ceux qui se sont livrés à une bataille de boules de neige sur place, est-elle plus choquante que celle de cette journaliste que j'ai vue utiliser son portable depuis Auschwitz en lançant : "Devine où je suis !"?[…]
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D'abord enseigner l'histoire ou "devoir de mémoire" ?, par Sophie Ernst
philosophe de l'éducation, chargée d'études à l'institut national de recherche pédagogique.
Peut-on exprimer quelque inquiétude face à l'irrépressible vague du "devoir de mémoire", dès lors que la demande de transmission s'adresse spécifiquement à l'école ? On doit se souvenir que ce lieu spécifique a de multiples codes et contraintes de fonctionnement.Or l'exhortation aux enseignants est paradoxale : elle leur enjoint d'être à la hauteur du tragique et... de faire entrer ce tragique dans la routine du cadre scolaire. De faire éclater le cadre, dans le cadre.
Comment passer d'une sensibilité à vif, d'une focalisation médiatique aujourd'hui importante, demain oublieuse, à un régime institutionnel stable, régulier ? Comment marquer le caractère exceptionnel et le scandale moral de l'événement et l'intégrer dans un parcours scolaire fortement balisé ? Cet enseignement est difficile, et notre système scolaire ne sait pas bien le soutenir, accompagner les enseignants. Pas faute d'instructions officielles, de grande qualité, mais cela ne suffit pas pour un enseignement de masse.[…]
Proclamer un "devoir de mémoire"pour que "cela ne recommence pas", affirmer la nécessité d'une transmission aux jeunes, c'est vite dit, ça vous fait passer pour un antifasciste à bon compte. Et ce renvoi sur l'école permet d'économiser le véritable travail de réflexion collective. L'école ne peut pas tout, alors que les Français ont tendance à en attendre à la fois la régénération et la réparation de toute la société.
Il y a, pour chaque âge, une entrée possible, qui n'empêchera pas un approfondissement ultérieur. On n'a pas la même expérience ni les mêmes besoins à 10, à 15 et à 30 ans. Il faut peut-être toute une vie et une bonne dose de scepticisme pour comprendre en profondeur ce qui s'est passé, ce que fut le nazisme et pourquoi il advint. Et ce que peut l'école, elle le peut d'autant mieux qu'on ne lui donne pas des objectifs trop immenses, par elle seule supportés. Il est vain de croire qu'elle réussira à porter seule une réflexion que ses contemporains préfèrent éviter dans ce qu'elle a de plus dérangeant.
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Transmettre, nécessairement transmettre, par Samuel Pisar
Il y a soixante ans, les Russes libérèrent Auschwitz, pendant que les Américains s'approchaient de Dachau. Pour un rescapé de ces deux usines de la mort, se retrouver vivant après tant d'années frôle le surréalisme. Quand je suis entré, à 13 ans, dans l'enfer où Hitler éclipsa l'imagination de Dante, je mesurais mon espérance de vie en termes de jours, de semaines au plus.
Nous, les survivants, disparaissons les uns après les autres. Bientôt, l'Histoire parlera d'Auschwitz au mieux avec la voix impersonnelle des chercheurs et des romanciers, au pire avec la malveillance des révisionnistes et des provocateurs. Ce processus a commencé. Jeudi, les derniers d'entre nous, ainsi qu'une multitude de chefs d'Etat et de dignitaires, se rassembleront sur ce site maudit pour rappeler au monde que le passé peut devenir prologue ; que, dans les montagnes de cendres dispersées en cette paisible campagne polonaise où sombra jadis la barque de l'humanité, on peut discerner ce qui pourrait encore advenir.
Auschwitz, le plus grand abattoir humain de tous les temps, concerne non seulement ce passé, mais le présent et le futur d'un monde à nouveau enflammé, où la confluence entre idéologies fanatisées et moyens d'annihilation massive peut déclencher de nouvelles catastrophes. Pour en témoigner, je cherche la voix du petit "sous-homme" squelettique, le crâne rasé, les yeux noyés, qui vit encore en moi.[…]
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" Nous nous donnons bonne conscience, alors que nous devrions nous inquiéter du monde que nous avons fait et dans lequel beaucoup de jeunes vivent dans des conditions déplorables. Que signifient nos leçons sur la République, l'intégration, l'antiracisme alors qu'ils subissent l'exclusion, les discriminations liées à leurs origines et ont tant de mal à imaginer leur place dans la société ? " ainsi conclut-elle son intervention.
Bonne Lecture...
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Libération du 25/01/05
Le scolaire sur le pied de guerre
Livre. Philippe Meirieu ravive, dans un essai libre de tout dogme, la vieille querelle des écoles.
Nous mettrons nos enfants à l'école publique... par Philippe Meirieu, Mille et Une Nuits,
112 pp., 9 €.
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Vice de forme de la réforme Fillon
Par Jean HOUSSAYE
Vu sous l'angle pédagogique, le projet de loi sur l'école de François Fillon pourrait à première vue, en dehors de l'habileté à vouloir satisfaire tout le monde a minima, paraître disparate. Or il y a une cohérence entre tous ces éléments de la loi et de son contexte : l'appel à revenir aux «bonnes vieilles méthodes qui ont fait leur preuve» ; l'incitation à restaurer l'autorité chez les enseignants ; le renforcement des redoublements ; la curieuse inscription dans le texte de la «liberté pédagogique de l'enseignant» ; le décrochage du bac des TPE (travaux personnels encadrés), emblème dérisoire de la dernière réforme des lycées ; l'institutionnalisation de trois heures de soutien pour les élèves qui ne maîtriseraient pas le socle commun de la scolarité obligatoire.
Quelle est la cohérence pédagogique de toutes ces mesures ? Tourner la page de ce qui a été inscrit dans les textes depuis plus de vingt ans et dont le nom n'est même pas prononcé ici : la pédagogie différenciée. Voici la victime cachée de la réforme. La pédagogie différenciée se voit ici signifier son arrêt de mort au profit d'un retour à la pédagogie traditionnelle.
[…]Le fait de dispenser le même enseignement dans la classe au même moment à l'ensemble des élèves produit de l'échec scolaire et ne permet surtout pas de répondre à un tel échec. La pédagogie de soutien, en tant que supplément pédagogique de la pédagogie traditionnelle, ne parviendra pas à renverser cette fabrication de l'échec, même si elle donnera bonne conscience aux acteurs. Et c'est pourquoi, en 1983, le ministre Savary prônera la pédagogie différenciée, véritable remise en cause et subversion du mode simultané. Elle deviendra la référence dans les textes officiels mais n'aura jamais les moyens de sa mise en oeuvre.
Fausse «nouveauté» mais véritable régression pédagogique, la pédagogie de soutien fait sortir du quotidien de la classe la question de la prise en compte des différences entre les élèves. A ce titre, elle justifie la pédagogie traditionnelle, l'encourage, lui donne bonne conscience. La loi Fillon sur l'école signe la mort de la pédagogie différenciée, le retour de la pédagogie de soutien et la restauration de la pédagogie traditionnelle.[…]
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Le Figaro du 25/01/05
Rien vu...
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L'Humanité du 25/01/05
Pas de prépa pour les ZEP
François Fillon maîtrise l’art du discours mais sa façon de faire manque de classe. De classe prépa, en l’occurrence, puisque ses services prévoient de supprimer celle du lycée Paul-Eluard de Saint-Denis, dans le 93, seul établissement classé ZEP à disposer d’une telle section (l’Humanité du 24 janvier). Hier, plus d’un millier d’élèves ont débrayé et ont manifesté devant le ministère de l’Éducation afin de protester contre cette perspective.
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grève Les lycéens prennent vapeur
Jeudi dernier, à Nantes, les lycéens prenaient en masse la tête de la manifestation des services publics pour protester contre le projet de loi Fillon. Et depuis bientôt dix jours, leur colère explose ici et là dans les établissements. Ainsi hier, environ 400 élèves du lycée Adolphe-Chérioux à Vitry (94) votaient la grève reconductible et parlaient d’aller faire débrayer les établissements alentour. Au lycée Pablo-Picasso, à Fontenay, dans le Val-de-Marne, les jeunes se sont mis en grève et ont investi les couloirs afin de protester contre le « remerciement » d’un enseignant vacataire, dont le contrat - 200 heures non renouvelables - prend fin ce mois-ci. Autant de motifs qui laissent imaginer que ces actions pourraient, très vite, faire boule de neige. Ce qui, après tout, serait de saison.
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Le Parisien du 25/01/05
VOIX EXPRESS. Comment parlez-vous de la Shoah à vos enfants ?
Olivier 44 ANS « C'est un thème souvent abordé dans les médias. Et même si les images sont parfois dures, je ne tiens absolument pas à protéger mes trois enfants. Il faut créer un électrochoc sur les jeunes générations pour qu'elles n'oublient pas ce que fut cette atrocité.Mon travail de père, c'est de construire mon fils et mes deux filles au quotidien. Je les prépare à être responsable. »
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La Croix du 25/01/05
«Informer et sensibiliser les parents»
Selon le ministre de la santé et de la famille, qui reçoit mardi 25 janvier un rapport sur la pédo-pornographie sur Internet, «il faut informer et sensibiliser les parents»
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20 minutes du 25/01/05
Des lycéens en grève pour leur prof
Environ 250 élèves du lycée Pablo-Picasso de Fontenay-sous-Bois (94) ont manifesté hier après-midi devant le rectorat de Créteil pour obtenir l’intégration d’un de leurs profs de français, un vacataire dont le contrat s’achevait en fin de semaine dernière. Le matin, la plupart des élèves du lycée avaient déclenché une grève pour le même motif.
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Ouest-France du 25/01/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 26/01/05
M. Chirac assure que "l'antisémitisme n'a pas sa place en France"
En inaugurant, mardi 25 janvier à Paris, le Mémorial de la Shoah, le chef de l'Etat devait rappeler aux Français leur devoir de mémoire à l'égard du martyre du peuple juif. Il invitait les enseignants à faire en sorte que leurs élèves "comprennent et n'oublient jamais".[…]
Se souvenir, transmettre. Le chef de l'Etat devait aussi adresser un message à l'école, comptant "sur tous les professeurs de France" pour amener leurs élèves au Mémorial, afin qu'ils "voient, comprennent et n'oublient jamais". Et se rendent compte qu'aucun propos antisémite n'est "excusable", ni "insignifiant". M. Chirac ne devait cependant pas évoquer le cas des deux élèves de Seine-Saint-Denis qui ont manifesté leur antisémitisme lors de leur voyage à Auschwitz (Le Monde daté 23-24 janvier).
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L'attitude réfractaire de certains élèves oblige les enseignants à repenser leurs cours sur la Shoah
Des élèves refusant de regarder le film d'Alain Resnais Nuit et brouillard. En plusieurs décennies d'enseignement de l'histoire, Marie-Paule Hervieu n'avait jamais fait face à pareil défi. C'était il y a trois ans. "Un petit groupe d'élèves de terminale ES s'est regroupé au fond de la salle. Ils ont abaissé leurs bonnets sur les yeux et se sont mis à faire du bruit, raconte cette professeure d'histoire d'un lycée parisien.Une élève m'a dit : "On en a assez du ressassement de l'histoire des juifs". Je me suis dit : le mot "ressassement" ne fait pas partie de son vocabulaire habituel : elle ne parle pas seulement en son nom. Je leur ai demandé de sortir de la classe. Plus tard, on en a reparlé, ils ont évolué. Au devoir suivant, ils ont choisi d'eux-mêmes le sujet sur la Shoah. C'est à la fois désespérant... et pas désespérant si l'on parvient à mettre les élèves devant des savoirs qu'ils n'ont pas."
Peut-on encore enseigner la Shoah dans les collèges et lycées français ?[…] Comment adapter sa pédagogie à ce contexte ? En replaçant la Shoah dans un rapport à l'humanité, aux droits de l'homme, plaide Mme Hervieu ; en la situant dans une perspective historique plus large, répond Nadine Lopes, enseignante au collège Jean-Moulin de Pontault-Combault (Seine-et-Marne). "J'explique que l'antisémitisme a existé avant Hitler, j'aborde l'affaire Dreyfus. Si l'on met en regard les valeurs de la démocratie et l'univers concentrationnaire, les gamins comprennent pourquoi ils n'en veulent pas." En confrontant les élèves aux témoins qui évoquent l'antisémitisme vécu en Pologne, la manière dont la IIIe République a refusé la naturalisation de leurs parents, ajoute Marie-Paule Hervieu. L'enseignante aguerrie critique ceux de ses collègues qui "prétendent transmettre des savoirs sans débat parce qu'ils ont peur de ne pas le maîtriser".
Les insuffisances de la formation des enseignants d'histoire sur le XXe siècle sont aussi dénoncées. De même que le report, depuis deux ans, de l'étude de la période 1939-1945 de la terminale vers la fin de l'année de première, en pleine période de week-ends à "ponts" et de fatigue. Signe aussi de sa mise à distance chronologique, la Shoah a disparu du baccalauréat.
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Entretien avec Annette Wieviorka, historienne, directrice de recherches au CNRS"Si rien n'a été transmis avant, le voyage à Auschwitz est inutile"
« Je crois qu'il n'y a rien à voir à Auschwitz si on ne sait pas déjà ce qu'il y a à y voir. C'est un lieu. Or d'un lieu ne sourd aucun savoir. Le savoir, dans ce type de lieu, c'est celui que l'on apporte avec soi. Si rien n'a été transmis avant, le voyage à Auschwitz est inutile. Il faudrait se demander qui sont les jeunes que l'on emmène ainsi. Je me souviens d'un élève de BTS revenu ravi de sa journée parce qu'il avait pris son baptême de l'air. Dans la vie d'un adolescent, est-ce plus important d'avoir pris l'avion pour la première fois ou d'avoir été à Birkenau ? Les élèves se demandent aussi pourquoi on déploie toute cette énergie. Il est étonnant que l'on n'ait jamais fait une véritable enquête pour savoir ce qu'ils retirent de la visite et, avec le recul, ce que le voyage a produit chez les adultes qui l'ont fait voici dix ou quinze ans.[…]
Quels enseignements tirez-vous des incidents survenus avec les lycéens de Montreuil (Seine-Saint-Denis) -deux d'entre eux ont été exclus, dont un définitivement- lors d'un voyage à Auschwitz (Le Monde des 18 et 24 janvier) ?
Cette affaire pédagogique aurait dû être réglée à l'intérieur du lycée. Le comportement de l'adolescent qui a dit "Ils ont bien fait de les brûler" est évidemment inacceptable, mais à quoi sert-il de l'exclure ? Beaucoup de gens autour de moi, y compris des rescapés d'Auschwitz, sont choqués. Il aurait mieux valu l'obliger à travailler sur l'histoire du génocide. Quant à l'attitude de ceux qui se sont livrés à une bataille de boules de neige sur place, est-elle plus choquante que celle de cette journaliste que j'ai vue utiliser son portable depuis Auschwitz en lançant : "Devine où je suis !"?[…]
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D'abord enseigner l'histoire ou "devoir de mémoire" ?, par Sophie Ernst
philosophe de l'éducation, chargée d'études à l'institut national de recherche pédagogique.
Peut-on exprimer quelque inquiétude face à l'irrépressible vague du "devoir de mémoire", dès lors que la demande de transmission s'adresse spécifiquement à l'école ? On doit se souvenir que ce lieu spécifique a de multiples codes et contraintes de fonctionnement.Or l'exhortation aux enseignants est paradoxale : elle leur enjoint d'être à la hauteur du tragique et... de faire entrer ce tragique dans la routine du cadre scolaire. De faire éclater le cadre, dans le cadre.
Comment passer d'une sensibilité à vif, d'une focalisation médiatique aujourd'hui importante, demain oublieuse, à un régime institutionnel stable, régulier ? Comment marquer le caractère exceptionnel et le scandale moral de l'événement et l'intégrer dans un parcours scolaire fortement balisé ? Cet enseignement est difficile, et notre système scolaire ne sait pas bien le soutenir, accompagner les enseignants. Pas faute d'instructions officielles, de grande qualité, mais cela ne suffit pas pour un enseignement de masse.[…]
Proclamer un "devoir de mémoire"pour que "cela ne recommence pas", affirmer la nécessité d'une transmission aux jeunes, c'est vite dit, ça vous fait passer pour un antifasciste à bon compte. Et ce renvoi sur l'école permet d'économiser le véritable travail de réflexion collective. L'école ne peut pas tout, alors que les Français ont tendance à en attendre à la fois la régénération et la réparation de toute la société.
Il y a, pour chaque âge, une entrée possible, qui n'empêchera pas un approfondissement ultérieur. On n'a pas la même expérience ni les mêmes besoins à 10, à 15 et à 30 ans. Il faut peut-être toute une vie et une bonne dose de scepticisme pour comprendre en profondeur ce qui s'est passé, ce que fut le nazisme et pourquoi il advint. Et ce que peut l'école, elle le peut d'autant mieux qu'on ne lui donne pas des objectifs trop immenses, par elle seule supportés. Il est vain de croire qu'elle réussira à porter seule une réflexion que ses contemporains préfèrent éviter dans ce qu'elle a de plus dérangeant.
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Transmettre, nécessairement transmettre, par Samuel Pisar
Il y a soixante ans, les Russes libérèrent Auschwitz, pendant que les Américains s'approchaient de Dachau. Pour un rescapé de ces deux usines de la mort, se retrouver vivant après tant d'années frôle le surréalisme. Quand je suis entré, à 13 ans, dans l'enfer où Hitler éclipsa l'imagination de Dante, je mesurais mon espérance de vie en termes de jours, de semaines au plus.
Nous, les survivants, disparaissons les uns après les autres. Bientôt, l'Histoire parlera d'Auschwitz au mieux avec la voix impersonnelle des chercheurs et des romanciers, au pire avec la malveillance des révisionnistes et des provocateurs. Ce processus a commencé. Jeudi, les derniers d'entre nous, ainsi qu'une multitude de chefs d'Etat et de dignitaires, se rassembleront sur ce site maudit pour rappeler au monde que le passé peut devenir prologue ; que, dans les montagnes de cendres dispersées en cette paisible campagne polonaise où sombra jadis la barque de l'humanité, on peut discerner ce qui pourrait encore advenir.
Auschwitz, le plus grand abattoir humain de tous les temps, concerne non seulement ce passé, mais le présent et le futur d'un monde à nouveau enflammé, où la confluence entre idéologies fanatisées et moyens d'annihilation massive peut déclencher de nouvelles catastrophes. Pour en témoigner, je cherche la voix du petit "sous-homme" squelettique, le crâne rasé, les yeux noyés, qui vit encore en moi.[…]
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lundi, janvier 24, 2005
Revue de presse du lundi 24 janvier 2005
« Le monde se souvient des camps de la mort » C’est ce titre de Ouest France que j’ai choisi pour ouvrir cette chronique. La semaine sera en effet marquée par la commémoration de la libération des camps et donne lieu dans vos journaux à plusieurs dossiers assez complets sur ce sujet
Cela a, bien sûr, à voir avec l’éducation. Le «devoir de mémoire » n’est pas seulement l’affaire des profs d’histoire mais de tous. La connaissance est indispensable contre l’oubli et l’acte pédagogique consistant à préparer et sensibiliser est essentiel. C’est ce que nous rappelle cette regrettable affaire des « lycéens irrespectueux de la Shoah » (le Figaro, Le Monde). La proximité avec cette commémoration a évidemment fait monter la pression médiatique et a eu tendance à radicaliser les positions. Une question se pose : peut-on dire qu’il s’agit d’actes antisémites ou de provocations et de dérapages dans des comportements adolescents ? Il faut lire en tout cas la réponse de Claude Lanzmann, l’auteur de Shoah sur cette affaire (Le Parisien).
Bonne Lecture...
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Libération du 24/01/05
Au nom du père
par Gérard Pommier psychanalyste, maître de conférences (Nantes).
La filiation patronymique n'est pas seulement le véhicule de valeurs patriarcales. Elle garantit symboliquement à l'enfant sa place parmi les siens
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Le Figaro du 24/01/05
Sanctions contre des lycéens irrespectueux de la Shoah (édition du 22 janvier)
A Auschwitz, là où des centaines de milliers de juifs d'Europe furent anéantis, A., 16 ans, élève de première à Montreuil (Seine-Saint-Denis) avait lancé : «Ils ont bien fait de les brûler», tandis que quatre de ses camarades lycéens faisaient les imbéciles, prenant des photos dans des postures grotesques ou obscènes dans le musée.
A l'issue d'une contre-enquête, le rectorat de Créteil a confirmé hier les sanctions décidées le 10 décembre par le conseil de discipline du lycée Jean-Jaurès de Montreuil : l'exclusion définitive pour le premier, l'éviction temporaire pour un second, F., âgé de 17 ans, et des exclusions de huit jours pour les autres.
A l'époque, les lycéens avaient en partie reconnu les faits. Depuis, ils contestent la sanction et la désormais familière polémique sur la disproportion de la punition dans ces affaires de racisme et d'antisémitisme s'est installée. Des élèves se sont portés garant «du non antisémitisme» de A. Sa famille, effondrée, a produit des gages d'une éducation tolérante. Certains parents d'élèves évoquent un simple dérapage de gosses mal préparés et regrettent qu'un des «provocateurs» soit maintenant traité de «nazi». Enfin, certains racontent le mécontentement d'une partie des enseignants, après la «simple exclusion de huit jours» pour les trois premiers élèves mis en cause, décrits comme les vrais leaders. En conséquence, A. et F. ont ensuite été plus sévèrement sanctionnés.
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Droits et devoirs (édition du 21 janvier)
Quel fatras ! Il n'est pas facile de déterminer ce qui prime dans les revendications des enseignants, tant celles-ci sont multiformes. Elles concernent autant les salaires que les diminutions de postes, le pouvoir d'achat que le refus de plusieurs dispositions de la loi Fillon, moins anodine qu'elle ne paraît, moins décisive qu'il ne faudrait. Peut-être justement est-ce cet aspect «attrape-tout», évidemment voulu, qui explique le réel succès de la grève d'hier.
Les syndicats vont donc se réjouir d'une mobilisation qu'ils jugeront exemplaire. Le drame est que celle-ci s'ajoutera à des précédentes, tout aussi importantes, de la même manière que la réforme actuelle augmentera le nombre de celles qui ont déjà été tentées. Sans que ni les unes ni les autres ne parviennent à circonscrire le sinistre de l'enseignement. Au fond, l'échec est commun : pas plus que les braillements syndicaux, les espérances gouvernementales ne sont encore parvenues à bouger le bazar éducatif et à écorner la nomenklatura écolière.[…]
Que les enseignants réclament une augmentation de leur pouvoir d'achat, pourquoi pas ? Encore doivent-ils convenir que la nation est en droit de demander des contreparties et d'obtenir ce que ses réformes, démocratiquement votées, prévoient. Or, on est loin de ce bon sens puisque, le plus souvent, les organisations syndicales ne veulent entendre parler de rien en même temps qu'elles réclament tout. Beaucoup d'enseignants s'inquiètent de cette attitude absurde qui se conclut par l'échec scolaire. D'autres, en grand nombre hélas, ne veulent pas s'apercevoir qu'ils en font déjà les frais : ils perdent de leur prestige, ils décrochent du peloton de tête du pays, ils sont maintenant concurrencés dans leur charge, la plus belle qui soit, celle de transmettre le savoir. Pour le moment, la nation répond surtout à leur autisme par l'indifférence. Il n'est pas sûr qu'elle reste encore longtemps aussi passive.
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L'Humanité du 24/01/05
Chronique d’un soudain emballement médiatique (édition du 22 janvier)
Rappel des faits. Le vendredi 22 octobre, vers 15 h 30, à quelques heures des vacances de la Toussaint, deux ou trois enfants de la maternelle d’Altkirch malmènent une fillette de trois ans durant la récréation. Importantes ecchymoses sur le visage, griffures, morsures : la direction de l’école appelle le SAMU. Soignée à l’hôpital, la fillette est de retour chez elle en soirée. Choqués, les parents portent plainte le lendemain et alertent la presse.[…]
Cet emballement médiatique met en lumière le rôle crucial de l’AFP et des télévisions. La première dépêche de l’AFP joue le rôle de révélateur. Elle attire l’attention des médias nationaux, notamment des chaînes de télévision. Cependant, celles-ci ne peuvent traiter un sujet qu’à la condition de disposer d’images. La décision des parents de montrer des photos de leur fillette constitue sans doute le tournant dans l’affaire.[…]
Mais, en fin de compte, la rixe de la maternelle d’Altkirch était-elle banale ou bien exceptionnelle ? Selon le rectorat de Strasbourg, « il n’y a jamais eu en Alsace de cas de violence dans les maternelles avec ce niveau de gravité ». En revanche, au plan national, les statistiques de l’éducation nationale démentent toute augmentation significative du nombre d’agressions d’enfants par d’autres enfants dans les maternelles. La rixe de la maternelle d’Altkirch s’avère donc doublement exceptionnelle : par sa rareté et en raison de l’emballement médiatique dont elle fut le sujet.
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Pas de classe préparatoire pour les ZEP
Les enseignants et élèves du lycée Paul-Eluard de Saint-Denis ont appris, jeudi dernier, la fermeture de la classe préparatoire scientifique de leur établissement, en constatant sa disparition sur le serveur Internet des inscriptions. La nouvelle a déclenché dès vendredi une grève des enseignants dans l’unique lycée classé en ZEP accueillant une classe préparatoire. « Selon l’administration, le nombre d’élèves dans cette classe est insuffisant, indique Goulven Kervien, délégué départemental du SNES et professeur d’histoire à Paul-Eluard. Nous considérons au contraire que, dans ce département défavorisé, cette classe a permis à des centaines d’élèves de devenir ingénieurs. » Cette fermeture en catimini fait apparaître la « charte de l’égalité des chances et des formations d’excellence », signée en grande pompe par Fillon et Borloo pour ce qu’elle est : de la poudre aux yeux.
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Le Parisien du 24/01/05
France 3 consacre une nuit à «Shoah»
Un homme entonne une mélopée sur une barque qui glisse lentement le long d'une rivière. Nous sommes à Chelmno-sur-le-Ner, en Pologne, et la nature semble paisible. C'est pourtant là qu'une quarantaine d'années plus tôt, Simon Srebnik, l'homme qui chante, a été obligé, à l'âge de 13 ans et demi, d'enterrer les cadavres des Juifs qui venaient d'être gazés. Puis, plus tard, de les exhumer et de les brûler... Ainsi débute «Shoah», le film de Claude Lanzmann proposé ce soir, à partir de 20 h 55, sur France 3, à trois jours du soixantième anniversaire de la libération d'Auschwitz.
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Claude Lanzamnn « Une arme contre l'antisémitisme »
Des adolescents de Montreuil, partis avec leur classe à Auschwitz, viennent d'être exclus du lycée pour s'être mal tenus là-bas. L'un d'eux a dit « On a bien fait de les brûler. » Votre avis ?
Je suis contre ces exclusions, j'en ai un peu marre de cette pression considérable. Ces propos, évidemment, sont inacceptables. Mais, avec ces gosses-là, on part à Auschwitz le matin, on revient le soir, on les plonge d'un coup dans une piété absolue. C'est peut-être ça, l'effet pervers de « Shoah » : ces pèlerinages express, c'est devenu plus simple, au fond, que de regarder le film. Je sais bien que c'est compliqué pour les enseignants, je ne les critique surtout pas, mais Auschwitz n'est pas le pèlerinage absolu. Auschwitz, ça se mérite.
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La Croix du 24/01/05
Rien vu...
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20 minutes du 24/01/05
Centres éducatifs : premier bilan
Des résultats encourageants selon le garde des Sceaux. D’après des chiffres fournis par le ministère de la Justice, la moitié des mineurs placés en centres éducatifs fermés (CEF), dispositifs créés en 2002, ont un bilan positif durant leur placement.
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Un lycée ZEP de Saint-Denis s’accroche à sa classe prépa
Une grève pour sauvegarder l’exception. La classe préparatoire scientifique PCSI (physique, chimie, sciences de l’ingénieur) du lycée Paul-Eluard, à Saint-Denis (93), est la seule de France à être située en zone d’éducation prioritaire (ZEP). Tremplin vers de prestigieuses écoles d’ingénieurs, elle est pourtant menacée de fermeture, selon ses enseignants.
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Toulouse : A l’Insa, on apprend en pratiquant
Adieu les cours magistraux, vive l’apprentissage par projet et les cours à la carte. Depuis plus d’un an, les responsables pédagogiques de l’Institut national des sciences appliquées (Insa) à Toulouse ont mis en place une nouvelle technique d’enseignement auprès d’une partie de leurs étudiants. « Habituellement, les élèves acquièrent dans un premier temps des connaissances et les mettent en application à travers un projet. Avec “l’apprentissage par projet”, on inverse les choses », résume Bernard Bourret, directeur des études de l’Insa.
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« Pour faire de la science, il faut être bien ! »
Daniel Borderies
Responsable du Café des sciences et de la société*, organisé par le Sicoval.
Comment est né votre Café des sciences ?
Tout est parti en 1999. Nous étions en plein épisode de la vache folle, les gens émettaient des doutes envers la science. Nous avons voulu ouvrir un espace où chacun pourrait exprimer ses craintes.
Comment se déroulent vos soirées thématiques ?
Dans une ambiance conviviale. C’est comme pour le banquet de Platon : pour faire de la science, il faut être bien ! Nous mangeons, nous accueillons des jeunes musiciens et nous discutons autour d’un thème. C’est notre façon de montrer que la science fait aussi partie de la culture.
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Ouest-France du 24/01/05
Le monde se souvient des camps de la mort
Le 27 janvier 1945, il y a soixante ans, Auschwitz-Birkenau (Pologne) était le premier camp de la mort ouvert par les Soviétiques. Ce souvenir unique et terrifiant va donner lieu à de nombreuses cérémonies officielles, notamment aux Nations unies, aujourd'hui, et, jeudi, en Pologne. Regard sur l'histoire qui a conduit à l'Holocauste.
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Le Monde daté du 25/01/05
L'ignorance de la langue freine les échanges économiques entre la France et l'Allemagne (édition du 22 janvier)
« L'allemand, un atout pour des carrières en Europe » Le thème choisi cette année pour la journée franco-allemande du 22 janvier - instituée en janvier 2003 en France et en Allemagne - a été décliné toute la semaine dans de nombreuses écoles et institutions d'enseignement, et faisait l'objet vendredi 21 janvier d'un colloque à Paris sous l'égide des secrétaires généraux à la coopération franco-allemande, Claudie Haigneré et Hans Martin Bury. […]
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Confirmation des exclusions d'élèves après un voyage à Auschwitz (édition datée du 23-24 janvier)
Le recteur de Créteil, Bernard Saint-Girons, a confirmé, vendredi 21 janvier, les sanctions d'exclusion prises par le conseil de discipline du lycée Jean-Jaurès de Montreuil (Seine-Saint-Denis), les 9 et 10 décembre, contre deux élèves ayant eu "un comportement inacceptable" lors d'une visite du camp d'extermination d'Auschwitz, le 24 novembre. […]
M. Saint-Girons a, par ailleurs, annoncé la désignation d'une mission d'inspection "pour analyser les conditions dans lesquelles ce voyage a été préparé et observer le travail pédagogique de réparation" décidé par le chef d' établissement pour les élèves exclus provisoirement. Outre A. et F., trois élèves avaient été exclus pour huit jours et un pour une journée.
Cette mission aura également la responsabilité "de formuler des propositions de nature à suivre l'organisation et l'accompagnement pédagogiques de visites de lieux de mémoire". "S'il apparaît qu'on puisse tirer des éléments utiles pour l'organisation des voyages à venir, il faut pouvoir le dire", estime M. Saint-Girons.
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Les lycéens de Montreuil et le prince Harry, par Michel Retail enseignant, professeur d'histoire.
Le comportement de quelques lycéens d'un établissement de la banlieue parisienne, lors d'un voyage à Auschwitz, interroge. Agir comme l'ont fait ces adolescents dans le plus grand camp d'extermination nazi est choquant, une insulte à la mémoire des victimes.
Comment des adultes en responsabilité de les éduquer doivent-ils réagir ? Il n'est pas facile de répondre à cette question. Nous sommes tentés de faire preuve de la plus grande sévérité, sous l'emprise d'une indignation légitime afin, la sanction ayant valeur d'exemple, d'empêcher que de tels actes se reproduisent. Mais nous sommes des adultes face à des jeunes en situation d'apprentissage. La sanction est nécessaire, mais laquelle est utile en pareille circonstance ? Sans se battre la coulpe ni minimiser les actes, nous devons d'abord nous interroger sur la transmission du savoir. Visiblement, ces jeunes n'ont pas compris l'importance de la Shoah dans l'histoire contemporaine et celle de l'humanité.
Ce voyage, organisé en décembre, entrait sans doute dans le cadre de la célébration du soixantième anniversaire de la "découverte" des camps, selon le terme utilisé par Annette Wieviorka dans son dernier ouvrage, préféré à celui de "libération". La période choisie était ainsi davantage motivée par ce contexte que par les programmes scolaires. "La politique nazie d'extermination" figure bien au programme de la classe de première, mais elle est plutôt enseignée en fin d'année scolaire. Certes, ces jeunes viennent de collèges dans lesquels la seconde guerre mondiale est enseignée. Mais, aussi ahurissant que cela puisse paraître, la "volatilité" des connaissances s'applique également à un événement d'une telle ampleur.[…] tous les enseignants peuvent être confrontés à des situations où une minorité d'élèves dérape. Je me souviens ainsi d'un petit groupe, parmi mes élèves de troisième - pourtant censément préparés -, très indiscipliné, lors d'une visite au Mémorial de Caen.
Nous savons qu'un jeune est capable, dans le contexte d'un groupe, de se faire remarquer pour trouver une place. La transgression permet de grandir et nous sommes dans notre rôle d'adulte lorsque nous nous y opposons. Il y a sans aucun doute des degrés dans la transgression ; et celle qu'ont manifestée les lycéens de Montreuil est indigne, parce qu'elle s'est déroulée dans un lieu chargé d'une histoire très douloureuse. Mais il faut rappeler qu'au même moment le prince Harry s'est déguisé en SS pour se rendre intéressant lors d'un rallye. Cette idée bien saugrenue, qui dénote une absence étonnante de discernement, n'est pas si éloignée de l'affaire qui a récemment retenu notre attention. Il ne s'agit pas d'excuser la conduite de ces élèves, mais de la mettre en perspective ; et dire, aussi, qu'elle n'est pas l'apanage des seuls jeunes de banlieue.
Enfin, ce qui semble une évidence ne l'est pas nécessairement pour les jeunes d'aujourd'hui - et même pour certains adultes. La connaissance de la Shoah, la compassion pour les victimes, l'intérêt pour cette question, la conscience de l'événement ne sont pas universellement et a priori partagés. Des hommes et des femmes ordinaires peuvent, en toute bonne foi, tenir des propos simplistes, voire effrayants, sur la seconde guerre mondiale et plus précisément sur la question de la "solution finale". Ce qui rend l'enseignement de la Shoah plus nécessaire que jamais.
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La mémoire de la Shoah s'est construite par à-coups, au gré d'une succession de crises
Pourquoi paraît-on célébrer le 60e anniversaire de la fin du cauchemar concentrationnaire avec plus d'éclat encore que le cinquantenaire ? Pour Jean-Charles Szurek, un historien français qui travaille sur la mémoire de la Shoah en Pologne, "on a un sentiment de dernière fois". Comme ce fut le cas à l'été 2004 pour les célébrations du débarquement, le 60e anniversaire de l'entrée des troupes soviétiques à Auschwitz serait l'ultime rassemblement des survivants de l'événement. Pour Marie-Claire Lavabre, directrice de recherches au Cevipof et spécialiste de la mémoire collective, "on commémore d'autant plus qu'il y a de moins en moins de mémoire vive"[…]
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Cela a, bien sûr, à voir avec l’éducation. Le «devoir de mémoire » n’est pas seulement l’affaire des profs d’histoire mais de tous. La connaissance est indispensable contre l’oubli et l’acte pédagogique consistant à préparer et sensibiliser est essentiel. C’est ce que nous rappelle cette regrettable affaire des « lycéens irrespectueux de la Shoah » (le Figaro, Le Monde). La proximité avec cette commémoration a évidemment fait monter la pression médiatique et a eu tendance à radicaliser les positions. Une question se pose : peut-on dire qu’il s’agit d’actes antisémites ou de provocations et de dérapages dans des comportements adolescents ? Il faut lire en tout cas la réponse de Claude Lanzmann, l’auteur de Shoah sur cette affaire (Le Parisien).
Bonne Lecture...
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Libération du 24/01/05
Au nom du père
par Gérard Pommier psychanalyste, maître de conférences (Nantes).
La filiation patronymique n'est pas seulement le véhicule de valeurs patriarcales. Elle garantit symboliquement à l'enfant sa place parmi les siens
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Le Figaro du 24/01/05
Sanctions contre des lycéens irrespectueux de la Shoah (édition du 22 janvier)
A Auschwitz, là où des centaines de milliers de juifs d'Europe furent anéantis, A., 16 ans, élève de première à Montreuil (Seine-Saint-Denis) avait lancé : «Ils ont bien fait de les brûler», tandis que quatre de ses camarades lycéens faisaient les imbéciles, prenant des photos dans des postures grotesques ou obscènes dans le musée.
A l'issue d'une contre-enquête, le rectorat de Créteil a confirmé hier les sanctions décidées le 10 décembre par le conseil de discipline du lycée Jean-Jaurès de Montreuil : l'exclusion définitive pour le premier, l'éviction temporaire pour un second, F., âgé de 17 ans, et des exclusions de huit jours pour les autres.
A l'époque, les lycéens avaient en partie reconnu les faits. Depuis, ils contestent la sanction et la désormais familière polémique sur la disproportion de la punition dans ces affaires de racisme et d'antisémitisme s'est installée. Des élèves se sont portés garant «du non antisémitisme» de A. Sa famille, effondrée, a produit des gages d'une éducation tolérante. Certains parents d'élèves évoquent un simple dérapage de gosses mal préparés et regrettent qu'un des «provocateurs» soit maintenant traité de «nazi». Enfin, certains racontent le mécontentement d'une partie des enseignants, après la «simple exclusion de huit jours» pour les trois premiers élèves mis en cause, décrits comme les vrais leaders. En conséquence, A. et F. ont ensuite été plus sévèrement sanctionnés.
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Droits et devoirs (édition du 21 janvier)
Quel fatras ! Il n'est pas facile de déterminer ce qui prime dans les revendications des enseignants, tant celles-ci sont multiformes. Elles concernent autant les salaires que les diminutions de postes, le pouvoir d'achat que le refus de plusieurs dispositions de la loi Fillon, moins anodine qu'elle ne paraît, moins décisive qu'il ne faudrait. Peut-être justement est-ce cet aspect «attrape-tout», évidemment voulu, qui explique le réel succès de la grève d'hier.
Les syndicats vont donc se réjouir d'une mobilisation qu'ils jugeront exemplaire. Le drame est que celle-ci s'ajoutera à des précédentes, tout aussi importantes, de la même manière que la réforme actuelle augmentera le nombre de celles qui ont déjà été tentées. Sans que ni les unes ni les autres ne parviennent à circonscrire le sinistre de l'enseignement. Au fond, l'échec est commun : pas plus que les braillements syndicaux, les espérances gouvernementales ne sont encore parvenues à bouger le bazar éducatif et à écorner la nomenklatura écolière.[…]
Que les enseignants réclament une augmentation de leur pouvoir d'achat, pourquoi pas ? Encore doivent-ils convenir que la nation est en droit de demander des contreparties et d'obtenir ce que ses réformes, démocratiquement votées, prévoient. Or, on est loin de ce bon sens puisque, le plus souvent, les organisations syndicales ne veulent entendre parler de rien en même temps qu'elles réclament tout. Beaucoup d'enseignants s'inquiètent de cette attitude absurde qui se conclut par l'échec scolaire. D'autres, en grand nombre hélas, ne veulent pas s'apercevoir qu'ils en font déjà les frais : ils perdent de leur prestige, ils décrochent du peloton de tête du pays, ils sont maintenant concurrencés dans leur charge, la plus belle qui soit, celle de transmettre le savoir. Pour le moment, la nation répond surtout à leur autisme par l'indifférence. Il n'est pas sûr qu'elle reste encore longtemps aussi passive.
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L'Humanité du 24/01/05
Chronique d’un soudain emballement médiatique (édition du 22 janvier)
Rappel des faits. Le vendredi 22 octobre, vers 15 h 30, à quelques heures des vacances de la Toussaint, deux ou trois enfants de la maternelle d’Altkirch malmènent une fillette de trois ans durant la récréation. Importantes ecchymoses sur le visage, griffures, morsures : la direction de l’école appelle le SAMU. Soignée à l’hôpital, la fillette est de retour chez elle en soirée. Choqués, les parents portent plainte le lendemain et alertent la presse.[…]
Cet emballement médiatique met en lumière le rôle crucial de l’AFP et des télévisions. La première dépêche de l’AFP joue le rôle de révélateur. Elle attire l’attention des médias nationaux, notamment des chaînes de télévision. Cependant, celles-ci ne peuvent traiter un sujet qu’à la condition de disposer d’images. La décision des parents de montrer des photos de leur fillette constitue sans doute le tournant dans l’affaire.[…]
Mais, en fin de compte, la rixe de la maternelle d’Altkirch était-elle banale ou bien exceptionnelle ? Selon le rectorat de Strasbourg, « il n’y a jamais eu en Alsace de cas de violence dans les maternelles avec ce niveau de gravité ». En revanche, au plan national, les statistiques de l’éducation nationale démentent toute augmentation significative du nombre d’agressions d’enfants par d’autres enfants dans les maternelles. La rixe de la maternelle d’Altkirch s’avère donc doublement exceptionnelle : par sa rareté et en raison de l’emballement médiatique dont elle fut le sujet.
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Pas de classe préparatoire pour les ZEP
Les enseignants et élèves du lycée Paul-Eluard de Saint-Denis ont appris, jeudi dernier, la fermeture de la classe préparatoire scientifique de leur établissement, en constatant sa disparition sur le serveur Internet des inscriptions. La nouvelle a déclenché dès vendredi une grève des enseignants dans l’unique lycée classé en ZEP accueillant une classe préparatoire. « Selon l’administration, le nombre d’élèves dans cette classe est insuffisant, indique Goulven Kervien, délégué départemental du SNES et professeur d’histoire à Paul-Eluard. Nous considérons au contraire que, dans ce département défavorisé, cette classe a permis à des centaines d’élèves de devenir ingénieurs. » Cette fermeture en catimini fait apparaître la « charte de l’égalité des chances et des formations d’excellence », signée en grande pompe par Fillon et Borloo pour ce qu’elle est : de la poudre aux yeux.
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Le Parisien du 24/01/05
France 3 consacre une nuit à «Shoah»
Un homme entonne une mélopée sur une barque qui glisse lentement le long d'une rivière. Nous sommes à Chelmno-sur-le-Ner, en Pologne, et la nature semble paisible. C'est pourtant là qu'une quarantaine d'années plus tôt, Simon Srebnik, l'homme qui chante, a été obligé, à l'âge de 13 ans et demi, d'enterrer les cadavres des Juifs qui venaient d'être gazés. Puis, plus tard, de les exhumer et de les brûler... Ainsi débute «Shoah», le film de Claude Lanzmann proposé ce soir, à partir de 20 h 55, sur France 3, à trois jours du soixantième anniversaire de la libération d'Auschwitz.
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Claude Lanzamnn « Une arme contre l'antisémitisme »
Des adolescents de Montreuil, partis avec leur classe à Auschwitz, viennent d'être exclus du lycée pour s'être mal tenus là-bas. L'un d'eux a dit « On a bien fait de les brûler. » Votre avis ?
Je suis contre ces exclusions, j'en ai un peu marre de cette pression considérable. Ces propos, évidemment, sont inacceptables. Mais, avec ces gosses-là, on part à Auschwitz le matin, on revient le soir, on les plonge d'un coup dans une piété absolue. C'est peut-être ça, l'effet pervers de « Shoah » : ces pèlerinages express, c'est devenu plus simple, au fond, que de regarder le film. Je sais bien que c'est compliqué pour les enseignants, je ne les critique surtout pas, mais Auschwitz n'est pas le pèlerinage absolu. Auschwitz, ça se mérite.
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La Croix du 24/01/05
Rien vu...
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20 minutes du 24/01/05
Centres éducatifs : premier bilan
Des résultats encourageants selon le garde des Sceaux. D’après des chiffres fournis par le ministère de la Justice, la moitié des mineurs placés en centres éducatifs fermés (CEF), dispositifs créés en 2002, ont un bilan positif durant leur placement.
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Un lycée ZEP de Saint-Denis s’accroche à sa classe prépa
Une grève pour sauvegarder l’exception. La classe préparatoire scientifique PCSI (physique, chimie, sciences de l’ingénieur) du lycée Paul-Eluard, à Saint-Denis (93), est la seule de France à être située en zone d’éducation prioritaire (ZEP). Tremplin vers de prestigieuses écoles d’ingénieurs, elle est pourtant menacée de fermeture, selon ses enseignants.
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Toulouse : A l’Insa, on apprend en pratiquant
Adieu les cours magistraux, vive l’apprentissage par projet et les cours à la carte. Depuis plus d’un an, les responsables pédagogiques de l’Institut national des sciences appliquées (Insa) à Toulouse ont mis en place une nouvelle technique d’enseignement auprès d’une partie de leurs étudiants. « Habituellement, les élèves acquièrent dans un premier temps des connaissances et les mettent en application à travers un projet. Avec “l’apprentissage par projet”, on inverse les choses », résume Bernard Bourret, directeur des études de l’Insa.
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« Pour faire de la science, il faut être bien ! »
Daniel Borderies
Responsable du Café des sciences et de la société*, organisé par le Sicoval.
Comment est né votre Café des sciences ?
Tout est parti en 1999. Nous étions en plein épisode de la vache folle, les gens émettaient des doutes envers la science. Nous avons voulu ouvrir un espace où chacun pourrait exprimer ses craintes.
Comment se déroulent vos soirées thématiques ?
Dans une ambiance conviviale. C’est comme pour le banquet de Platon : pour faire de la science, il faut être bien ! Nous mangeons, nous accueillons des jeunes musiciens et nous discutons autour d’un thème. C’est notre façon de montrer que la science fait aussi partie de la culture.
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Ouest-France du 24/01/05
Le monde se souvient des camps de la mort
Le 27 janvier 1945, il y a soixante ans, Auschwitz-Birkenau (Pologne) était le premier camp de la mort ouvert par les Soviétiques. Ce souvenir unique et terrifiant va donner lieu à de nombreuses cérémonies officielles, notamment aux Nations unies, aujourd'hui, et, jeudi, en Pologne. Regard sur l'histoire qui a conduit à l'Holocauste.
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Le Monde daté du 25/01/05
L'ignorance de la langue freine les échanges économiques entre la France et l'Allemagne (édition du 22 janvier)
« L'allemand, un atout pour des carrières en Europe » Le thème choisi cette année pour la journée franco-allemande du 22 janvier - instituée en janvier 2003 en France et en Allemagne - a été décliné toute la semaine dans de nombreuses écoles et institutions d'enseignement, et faisait l'objet vendredi 21 janvier d'un colloque à Paris sous l'égide des secrétaires généraux à la coopération franco-allemande, Claudie Haigneré et Hans Martin Bury. […]
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Confirmation des exclusions d'élèves après un voyage à Auschwitz (édition datée du 23-24 janvier)
Le recteur de Créteil, Bernard Saint-Girons, a confirmé, vendredi 21 janvier, les sanctions d'exclusion prises par le conseil de discipline du lycée Jean-Jaurès de Montreuil (Seine-Saint-Denis), les 9 et 10 décembre, contre deux élèves ayant eu "un comportement inacceptable" lors d'une visite du camp d'extermination d'Auschwitz, le 24 novembre. […]
M. Saint-Girons a, par ailleurs, annoncé la désignation d'une mission d'inspection "pour analyser les conditions dans lesquelles ce voyage a été préparé et observer le travail pédagogique de réparation" décidé par le chef d' établissement pour les élèves exclus provisoirement. Outre A. et F., trois élèves avaient été exclus pour huit jours et un pour une journée.
Cette mission aura également la responsabilité "de formuler des propositions de nature à suivre l'organisation et l'accompagnement pédagogiques de visites de lieux de mémoire". "S'il apparaît qu'on puisse tirer des éléments utiles pour l'organisation des voyages à venir, il faut pouvoir le dire", estime M. Saint-Girons.
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Les lycéens de Montreuil et le prince Harry, par Michel Retail enseignant, professeur d'histoire.
Le comportement de quelques lycéens d'un établissement de la banlieue parisienne, lors d'un voyage à Auschwitz, interroge. Agir comme l'ont fait ces adolescents dans le plus grand camp d'extermination nazi est choquant, une insulte à la mémoire des victimes.
Comment des adultes en responsabilité de les éduquer doivent-ils réagir ? Il n'est pas facile de répondre à cette question. Nous sommes tentés de faire preuve de la plus grande sévérité, sous l'emprise d'une indignation légitime afin, la sanction ayant valeur d'exemple, d'empêcher que de tels actes se reproduisent. Mais nous sommes des adultes face à des jeunes en situation d'apprentissage. La sanction est nécessaire, mais laquelle est utile en pareille circonstance ? Sans se battre la coulpe ni minimiser les actes, nous devons d'abord nous interroger sur la transmission du savoir. Visiblement, ces jeunes n'ont pas compris l'importance de la Shoah dans l'histoire contemporaine et celle de l'humanité.
Ce voyage, organisé en décembre, entrait sans doute dans le cadre de la célébration du soixantième anniversaire de la "découverte" des camps, selon le terme utilisé par Annette Wieviorka dans son dernier ouvrage, préféré à celui de "libération". La période choisie était ainsi davantage motivée par ce contexte que par les programmes scolaires. "La politique nazie d'extermination" figure bien au programme de la classe de première, mais elle est plutôt enseignée en fin d'année scolaire. Certes, ces jeunes viennent de collèges dans lesquels la seconde guerre mondiale est enseignée. Mais, aussi ahurissant que cela puisse paraître, la "volatilité" des connaissances s'applique également à un événement d'une telle ampleur.[…] tous les enseignants peuvent être confrontés à des situations où une minorité d'élèves dérape. Je me souviens ainsi d'un petit groupe, parmi mes élèves de troisième - pourtant censément préparés -, très indiscipliné, lors d'une visite au Mémorial de Caen.
Nous savons qu'un jeune est capable, dans le contexte d'un groupe, de se faire remarquer pour trouver une place. La transgression permet de grandir et nous sommes dans notre rôle d'adulte lorsque nous nous y opposons. Il y a sans aucun doute des degrés dans la transgression ; et celle qu'ont manifestée les lycéens de Montreuil est indigne, parce qu'elle s'est déroulée dans un lieu chargé d'une histoire très douloureuse. Mais il faut rappeler qu'au même moment le prince Harry s'est déguisé en SS pour se rendre intéressant lors d'un rallye. Cette idée bien saugrenue, qui dénote une absence étonnante de discernement, n'est pas si éloignée de l'affaire qui a récemment retenu notre attention. Il ne s'agit pas d'excuser la conduite de ces élèves, mais de la mettre en perspective ; et dire, aussi, qu'elle n'est pas l'apanage des seuls jeunes de banlieue.
Enfin, ce qui semble une évidence ne l'est pas nécessairement pour les jeunes d'aujourd'hui - et même pour certains adultes. La connaissance de la Shoah, la compassion pour les victimes, l'intérêt pour cette question, la conscience de l'événement ne sont pas universellement et a priori partagés. Des hommes et des femmes ordinaires peuvent, en toute bonne foi, tenir des propos simplistes, voire effrayants, sur la seconde guerre mondiale et plus précisément sur la question de la "solution finale". Ce qui rend l'enseignement de la Shoah plus nécessaire que jamais.
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La mémoire de la Shoah s'est construite par à-coups, au gré d'une succession de crises
Pourquoi paraît-on célébrer le 60e anniversaire de la fin du cauchemar concentrationnaire avec plus d'éclat encore que le cinquantenaire ? Pour Jean-Charles Szurek, un historien français qui travaille sur la mémoire de la Shoah en Pologne, "on a un sentiment de dernière fois". Comme ce fut le cas à l'été 2004 pour les célébrations du débarquement, le 60e anniversaire de l'entrée des troupes soviétiques à Auschwitz serait l'ultime rassemblement des survivants de l'événement. Pour Marie-Claire Lavabre, directrice de recherches au Cevipof et spécialiste de la mémoire collective, "on commémore d'autant plus qu'il y a de moins en moins de mémoire vive"[…]
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dimanche, janvier 23, 2005
Revue de presse des hebdomadaires
(semaine du 17 janvier au 23 janvier 2005)
Peu de choses dans les hebdos de cette semaine. On lira surtout l’interview de Renaud Dutreil dans le Figaro Magazine qui affirme qu’ « il ne baissera pas les bras » et qu’il prévoit encore une réduction des effectifs dans la fonction publique. 7 000 postes ont d'ores et déjà été supprimés dans le budget 2005.
Bonne lecture…
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Le Nouvel Observateur du jeudi 20 janvier 2005 -
Anorexie : Le nouveau mal du siècle?
Boulimie ou anorexie, les TCA - troubles du comportement alimentaire - font d’autant plus peur qu’ils restent aussi incompréhensibles que difficiles à soigner. Pourtant, les thérapies au cas par cas et le partage des expériences ont fait leurs preuves Lire la suite de l’article
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Le Point du 20 janvier 2005
Interview Alain Braconnier « Rendons à la mère la liberté d'aimer son fils »
Mères, n'ayez pas peur d'aimer vos fils, vous en ferez des hommes forts. Alain Braconnier, psychiatre, l'affirme dans son livre « Mère et fils » (publié chez Odile Jacob) : il faut en finir avec la tyrannie du complexe d'OEdipe.Lire la suite de l’article
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L'Express du 17 janvier 2005
Une laïcité mal comprise?
Contre un nouvel excès de zèle républicain, les protestants demandent la révision de la loi de 1905Lire la suite de l’article
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 22 janvier 2005
Dutreil : «Pourquoi je ne baisserai pas les bras»
[…]Renaud Dutreil a déjà annoncé son désir d'instituer le principe de la rémunération au mérite pour quelque 300 000 cadres de catégorie A (à l'exception des enseignants), dans le prolongement des mesures engagées depuis 2002 dans trois ministères (Finances, Intérieur et Justice) et de celles qui concerneront, à partir de cette année, 200 directeurs d'administrations centrales.[…]
L'accueil est le même lorsque est évoquée, non sans prudence, une réduction des effectifs. 7 000 postes ont d'ores et déjà été supprimés dans le budget 2005. «C'est bien, mais ce n'est pas assez pour garantir à la fois la réduction des impôts et le pouvoir d'achat des fonctionnaires», résume Renaud Dutreil qui rappelle son souhait de profiter de l'évolution de la pyramide des âges pour alléger les effectifs de la fonction publique. D'ici à 2010, 40% des agents publics partiront à la retraite. Et le gouvernement entend, dans les années qui viennent, ne remplacer qu'un départ sur deux...
Autre cheval de bataille : mettre un terme à ce que des spécialistes imaginatifs appellent, dans une récente étude, «la reproduction sociale dans l'administration». Cela veut tout simplement dire que plus d'un fonctionnaire sur quatre est lui-même fils ou fille de fonctionnaires. L'urgence passe donc aussi par une diversification dans le recrutement évoquée dans le «Projet d'accès aux carrières de la Territoriale, de l'Hospitalière et de l'Etat». Cette question a été l'objet de récentes discussions entre le ministre et les syndicats. L'idée est d'ouvrir une nouvelle voie d'accès à la fonction publique en permettant à des jeunes sans diplômes mais aussi à des chômeurs, âgés de plus de 50 ans et licenciés du secteur privé, d'accéder sans concours à un poste de fonctionnaire, après une formation en alternance.Lire la suite de l’article
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Politis du 20 janvier 2005
Rien vu...
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Marianne du 17 janvier 2005
Rien vu...
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Bonne lecture…
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Le Nouvel Observateur du jeudi 20 janvier 2005 -
Anorexie : Le nouveau mal du siècle?
Boulimie ou anorexie, les TCA - troubles du comportement alimentaire - font d’autant plus peur qu’ils restent aussi incompréhensibles que difficiles à soigner. Pourtant, les thérapies au cas par cas et le partage des expériences ont fait leurs preuves Lire la suite de l’article
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Le Point du 20 janvier 2005
Interview Alain Braconnier « Rendons à la mère la liberté d'aimer son fils »
Mères, n'ayez pas peur d'aimer vos fils, vous en ferez des hommes forts. Alain Braconnier, psychiatre, l'affirme dans son livre « Mère et fils » (publié chez Odile Jacob) : il faut en finir avec la tyrannie du complexe d'OEdipe.Lire la suite de l’article
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L'Express du 17 janvier 2005
Une laïcité mal comprise?
Contre un nouvel excès de zèle républicain, les protestants demandent la révision de la loi de 1905Lire la suite de l’article
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 22 janvier 2005
Dutreil : «Pourquoi je ne baisserai pas les bras»
[…]Renaud Dutreil a déjà annoncé son désir d'instituer le principe de la rémunération au mérite pour quelque 300 000 cadres de catégorie A (à l'exception des enseignants), dans le prolongement des mesures engagées depuis 2002 dans trois ministères (Finances, Intérieur et Justice) et de celles qui concerneront, à partir de cette année, 200 directeurs d'administrations centrales.[…]
L'accueil est le même lorsque est évoquée, non sans prudence, une réduction des effectifs. 7 000 postes ont d'ores et déjà été supprimés dans le budget 2005. «C'est bien, mais ce n'est pas assez pour garantir à la fois la réduction des impôts et le pouvoir d'achat des fonctionnaires», résume Renaud Dutreil qui rappelle son souhait de profiter de l'évolution de la pyramide des âges pour alléger les effectifs de la fonction publique. D'ici à 2010, 40% des agents publics partiront à la retraite. Et le gouvernement entend, dans les années qui viennent, ne remplacer qu'un départ sur deux...
Autre cheval de bataille : mettre un terme à ce que des spécialistes imaginatifs appellent, dans une récente étude, «la reproduction sociale dans l'administration». Cela veut tout simplement dire que plus d'un fonctionnaire sur quatre est lui-même fils ou fille de fonctionnaires. L'urgence passe donc aussi par une diversification dans le recrutement évoquée dans le «Projet d'accès aux carrières de la Territoriale, de l'Hospitalière et de l'Etat». Cette question a été l'objet de récentes discussions entre le ministre et les syndicats. L'idée est d'ouvrir une nouvelle voie d'accès à la fonction publique en permettant à des jeunes sans diplômes mais aussi à des chômeurs, âgés de plus de 50 ans et licenciés du secteur privé, d'accéder sans concours à un poste de fonctionnaire, après une formation en alternance.Lire la suite de l’article
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Politis du 20 janvier 2005
Rien vu...
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Marianne du 17 janvier 2005
Rien vu...
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vendredi, janvier 21, 2005
Revue de presse du vendredi 21 janvier 2005
Le premier Ministre a fait savoir que le projet de loi sur l’avenir de l’école "n'est pas totalement figé" et qu'il y a "matière à l'amender lors de son examen à l'Assemblée nationale et au Sénat
. C’est un des effets de la forte mobilisation du corps enseignant , jeudi dernier sur laquelle reviennent pratiquement tous vos journaux.
Quelque 328 000 personnes, selon les syndicats, un peu plus de 211 000 selon la police, ont défilé dans tout le pays, jeudi, à l'appel des fédérations CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, UNSA des fonctionnaires et de l'intersyndicale de l'éducation nationale. Près d'un enseignant sur deux était en grève - 50 % dans les collèges, 60 % dans le primaire.
Bonne Lecture...
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Libération du 21/01/05
Les enseignants retrouvent le chemin de la grève
Forte mobilisation des fonctionnaires hier pour la défense du service public.
Lire la suite de l’article
Jack Lang, député PS, s'insurge contre la baisse des effectifs.
«Cette fois, je crois qu'on a vraiment atteint l'os»
Jack Lang, dernier ministre de l'Education du gouvernement Jospin et député PS du Pas-de-Calais part en guerre contre le projet de loi d'orientation sur l'avenir de l'école qui sera présenté en février à l'Assemblée.
Lire la suite de l’article
Enseigner le dernier conflit mondial pour enrayer l'antisémitisme.
Devoir de mémoire à l'école
Des élèves de confession juive agressés, des cimetières profanés, un leader de l'extrême droite française estimant que «le débat doit avoir lieu sur la façon dont les déportés sont morts», l'Education nationale se doit de réagir. Soixante ans après, il apparaît plus que jamais indispensable d'enseigner aux générations futures l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Il faut donner les clés pour comprendre le danger de cette montée sans précédent de l'antisémitisme depuis la Libération[…]
Lire la suite de l’article
+ dossier spécial: Auschwitz, 60 ans après
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Le Figaro du 21/01/05
La démonstration de force des enseignants
Après un an et demi d'atonie, les enseignants ont retrouvé le chemin de la contestation. Hier, entre 40 et 50% de grévistes ont été recensés dans les établissements scolaires du primaire et du secondaire, selon les chiffres du ministère de l'Éducation nationale, avec des pointes particulièrement fortes dans les collèges de certaines académies : 55% à Paris, 63% à Toulouse, 68% à Rennes... Les syndicats ont de leur côté évalué à 60% le nombre de professeurs ayant cessé le travail. Une mobilisation équivalente à celle des plus grosses journées du printemps 2003 quand ils protestaient contre la réforme de leur retraite et la décentralisation de certains emplois.
Lire la suite de l’article
Luc Ferry : «Les syndicats sont là pour empêcher les réformes»
[…]Je regrette qu'à la différence des années 70 les syndicats ne soient plus porteurs de grandes utopies généreuses. Aujourd'hui, les discours portent sur les moyens. Il y a des gens très compétents à la FSU mais ils ne sont plus une force de proposition. Ils sont juste là pour empêcher les réformes.[…]
Lire la suite de l’article
Mobilisation symbolique dans les écoles privées
Dans le cortège des manifestants qui ont marché hier après-midi dans les rues de Montpellier, les professeurs des établissements privés sont passés totalement inaperçus, perdus dans la masse.
Lire la suite de l’article
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L'Humanité du 21/01/05
Fonctionnaires, en colère et nombreux
À Paris, la « Répu » craque sous le nombre des manifestants d’Île-de-France qui débordent sur les rues et les boulevards environnants. En rangs épais, personnels territoriaux, enseignants, agents du ministère des Finances, chercheurs en blouse blanche ou infirmières vont piétiner plus d’une heure et demie après le départ de la tête de cortège vers Saint-Augustin.
Lire la suite de l’article
Nantes défile pour affranchir l’école
Des lycéens aux enseignants retraités, plusieurs milliers de personnes ont défendu l’éducation.
Lire la suite de l’article
Plongée au coeur de la violence urbaine
Fruit d’un long travail, né sous l’impulsion du journaliste Christophe Nick, les Chroniques de la violence ordinaire, série documentaire en quatre volets diffusée à partir de ce soir sur France 2, marquera les mémoires.
Lire la suite de l’article
L’invité de la semaine Hubert Tison
Secrétaire général de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie de l’enseignement public.
Pour beaucoup de gens qui ont été scolarisés « à la française », l’histoire et la géographie sont tellement liées aux souvenirs de l’école qu’il leur paraît impossible d’imaginer des écoles, collèges, lycées sans elles. Ils seraient étonnés de ne pas les voir figurer dans les « fondamentaux ». Cela irait mieux si cela était inscrit car, depuis les années quatre-vingt-dix, a repris la lente érosion sur la place et le rôle qui étaient les leurs.
Lire la suite de l’article
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Le Parisien du 21/01/05
Voile : 48 élèves ont été exclues
QUARANTE-HUIT ÉLÈVES ont été exclues, depuis le début de l'année scolaire, pour n'avoir pas respecté la loi interdisant le port de signes religieux ostensibles dans leurs établissements scolaires.
Lire la suite de l’article
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La Croix du 21/01/05
Rien vu...
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20 minutes du 21/01/05
Les profs, premiers de la classe
Les professeurs étaient les plus nombreux hier. A l’occasion de la journée de grève des fonctionnaires, il y avait hier entre 40 et 50 % d’enseignants en grève, selon le ministère de l’Education nationale. Hors Education, la mobilisation a été moins forte avec un chiffre officiel de 20,25 % de grévistes en moyenne dans la fonction publique à la mi-journée, et jusqu’à 42 % au ministère de l’Economie et des Finances, dont 60 % aux Impôts. Une participation qui reste importante, comparable pour les profs aux chiffres des manifs du printemps 2003
Lire la suite de l’article
Un guide contre l’école buissonnière
Chaque jour, trois ou quatre élèves sont absents dans les classes des lycées professionnels de Seine-Saint-Denis. L’inspection d’académie a déterminé que le taux d’absentéisme atteint 17 % dans ces établissements et 7 % dans les lycées d’enseignement général. Début mars, 10 000 exemplaires d’un « mode d’emploi » destiné à lutter contre ce phénomène seront distribués aux enseignants du département. Comment prévenir l’école buissonnière, comment l’éviter, voire la sanctionner... En quelques pages, l’inspection d’académie détaille tous les dispositifs mis en place. Une première en France.
Lire la suite de l’article
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Ouest-France du 21/01/05
Les fonctionnaires fortement mobilisés
Des grèves bien suivies, des manifs bien fournies : les syndicats de fonctionnaires ont fortement mobilisé, hier. Au centre des revendications, les salaires, l'emploi et la défense du service public
Lire la suite de l’article
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Le Monde daté du 22/01/05
Cette année, la réussite aux concours d'enseignant passera par le tribunal
Bug informatique ou imprévoyance d'aspirants à la fonction publique ? Quelque 250 candidats aux concours de recrutement des enseignants de l'éducation nationale affirment ne pas avoir pu confirmer leur inscription, fin novembre 2004, à cause d'un dysfonctionnement du site Internet du ministère. Le dernier jour, à quelques heures de la fermeture du service Internet, ils n'avaient pu se connecter et valider leur dossier.
Le ministère de l'éducation nationale - qui inaugurait une procédure entièrement informatisée - a récusé tout dysfonctionnement en estimant que les difficultés venaient des fournisseurs d'accès. Et a donc refusé, en décembre 2004, d'inscrire ces étudiants, dont certains préparaient les concours depuis plusieurs mois ou plusieurs années.
A l'époque, cette décision avait soulevé des critiques sévères de syndicats d'enseignants et d'étudiants qui avaient appelé à un peu plus de souplesse. Saisi en référé par des candidats malheureux, le tribunal administratif de Paris a ordonné, mardi 11 janvier, au ministère de l'éducation d'admettre l'inscription de sept étudiants ayant déposé des recours.
Lire la suite de l’article
Fonctionnaires : M. Raffarin ferme sur les salaires, ouvert sur l'école
Fermeté ? Esquisse de compromis ? Vendredi 21 janvier, au lendemain d'une journée de grève dans la fonction publique fortement suivie, le gouvernement a fait savoir qu'il n'entend rien céder sur les salaires, mais il a néanmoins entrouvert une porte aux enseignants, venus en masse dans les cortèges et dont la protestation concernait aussi le projet de loi Fillon sur "l'avenir de l'école". Matignon a fait savoir que ce texte "n'est pas totalement figé" et qu'il y a "matière à l'amender lors de son examen à l'Assemblée nationale et au Sénat"
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Les organisations syndicales se réjouissent d'une mobilisation retrouvée
Enseignants, employés communaux, postiers, agents des impôts, des services pénitentiaires, policiers, agents de l'équipement, pompiers... Quelque 328 000 personnes, selon les syndicats, un peu plus de 211 000 selon la police, ont défilé dans tout le pays, jeudi, à l'appel des fédérations CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, UNSA des fonctionnaires et de l'intersyndicale de l'éducation nationale. Près d'un enseignant sur deux était en grève - 50 % dans les collèges, 60 % dans le primaire.[…]
Au sein du cortège enseignant, le thème de l'argent était omniprésent. Il était loin cependant de constituer l'unique motif de mobilisation. La loi Fillon d'orientation sur l'école focalisait les critiques. "Le ministre lance sa loi au mépris de tout dialogue, s'indignait Sophie, 32 ans, professeur dans un réseau d'éducation prioritaire. Ils veulent mettre en place une réquisition d'office des enseignants, pour qu'on remplace au pied levé n'importe quel prof. Un enseignant de maths va en remplacer un autre d'anglais, ça n'a aucun sens."
Dans le cortège, les professeurs d'éducation physique et sportive (EPS) étaient venus en nombre. Inquiets à l'idée que leur discipline ne fasse pas partie du "socle commun" des matières indispensables que la loi devrait fixer. Le discours était le même chez les enseignants de sciences économiques et sociales. A vouloir recentrer l'éducation nationale sur le lire-écrire-compter, affirment-ils, on risque de mettre à mort toutes les autres disciplines. "La loi débouche sur un enseignement appauvri, sur un modèle qui ressemble à l'école du XIXe siècle", faisait valoir un enseignant de sciences de la vie et de la terre.
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. C’est un des effets de la forte mobilisation du corps enseignant , jeudi dernier sur laquelle reviennent pratiquement tous vos journaux.
Quelque 328 000 personnes, selon les syndicats, un peu plus de 211 000 selon la police, ont défilé dans tout le pays, jeudi, à l'appel des fédérations CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, UNSA des fonctionnaires et de l'intersyndicale de l'éducation nationale. Près d'un enseignant sur deux était en grève - 50 % dans les collèges, 60 % dans le primaire.
Bonne Lecture...
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Libération du 21/01/05
Les enseignants retrouvent le chemin de la grève
Forte mobilisation des fonctionnaires hier pour la défense du service public.
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Jack Lang, député PS, s'insurge contre la baisse des effectifs.
«Cette fois, je crois qu'on a vraiment atteint l'os»
Jack Lang, dernier ministre de l'Education du gouvernement Jospin et député PS du Pas-de-Calais part en guerre contre le projet de loi d'orientation sur l'avenir de l'école qui sera présenté en février à l'Assemblée.
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Enseigner le dernier conflit mondial pour enrayer l'antisémitisme.
Devoir de mémoire à l'école
Des élèves de confession juive agressés, des cimetières profanés, un leader de l'extrême droite française estimant que «le débat doit avoir lieu sur la façon dont les déportés sont morts», l'Education nationale se doit de réagir. Soixante ans après, il apparaît plus que jamais indispensable d'enseigner aux générations futures l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Il faut donner les clés pour comprendre le danger de cette montée sans précédent de l'antisémitisme depuis la Libération[…]
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+ dossier spécial: Auschwitz, 60 ans après
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Le Figaro du 21/01/05
La démonstration de force des enseignants
Après un an et demi d'atonie, les enseignants ont retrouvé le chemin de la contestation. Hier, entre 40 et 50% de grévistes ont été recensés dans les établissements scolaires du primaire et du secondaire, selon les chiffres du ministère de l'Éducation nationale, avec des pointes particulièrement fortes dans les collèges de certaines académies : 55% à Paris, 63% à Toulouse, 68% à Rennes... Les syndicats ont de leur côté évalué à 60% le nombre de professeurs ayant cessé le travail. Une mobilisation équivalente à celle des plus grosses journées du printemps 2003 quand ils protestaient contre la réforme de leur retraite et la décentralisation de certains emplois.
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Luc Ferry : «Les syndicats sont là pour empêcher les réformes»
[…]Je regrette qu'à la différence des années 70 les syndicats ne soient plus porteurs de grandes utopies généreuses. Aujourd'hui, les discours portent sur les moyens. Il y a des gens très compétents à la FSU mais ils ne sont plus une force de proposition. Ils sont juste là pour empêcher les réformes.[…]
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Dans le cortège des manifestants qui ont marché hier après-midi dans les rues de Montpellier, les professeurs des établissements privés sont passés totalement inaperçus, perdus dans la masse.
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L'Humanité du 21/01/05
Fonctionnaires, en colère et nombreux
À Paris, la « Répu » craque sous le nombre des manifestants d’Île-de-France qui débordent sur les rues et les boulevards environnants. En rangs épais, personnels territoriaux, enseignants, agents du ministère des Finances, chercheurs en blouse blanche ou infirmières vont piétiner plus d’une heure et demie après le départ de la tête de cortège vers Saint-Augustin.
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Des lycéens aux enseignants retraités, plusieurs milliers de personnes ont défendu l’éducation.
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Fruit d’un long travail, né sous l’impulsion du journaliste Christophe Nick, les Chroniques de la violence ordinaire, série documentaire en quatre volets diffusée à partir de ce soir sur France 2, marquera les mémoires.
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L’invité de la semaine Hubert Tison
Secrétaire général de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie de l’enseignement public.
Pour beaucoup de gens qui ont été scolarisés « à la française », l’histoire et la géographie sont tellement liées aux souvenirs de l’école qu’il leur paraît impossible d’imaginer des écoles, collèges, lycées sans elles. Ils seraient étonnés de ne pas les voir figurer dans les « fondamentaux ». Cela irait mieux si cela était inscrit car, depuis les années quatre-vingt-dix, a repris la lente érosion sur la place et le rôle qui étaient les leurs.
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Le Parisien du 21/01/05
Voile : 48 élèves ont été exclues
QUARANTE-HUIT ÉLÈVES ont été exclues, depuis le début de l'année scolaire, pour n'avoir pas respecté la loi interdisant le port de signes religieux ostensibles dans leurs établissements scolaires.
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La Croix du 21/01/05
Rien vu...
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20 minutes du 21/01/05
Les profs, premiers de la classe
Les professeurs étaient les plus nombreux hier. A l’occasion de la journée de grève des fonctionnaires, il y avait hier entre 40 et 50 % d’enseignants en grève, selon le ministère de l’Education nationale. Hors Education, la mobilisation a été moins forte avec un chiffre officiel de 20,25 % de grévistes en moyenne dans la fonction publique à la mi-journée, et jusqu’à 42 % au ministère de l’Economie et des Finances, dont 60 % aux Impôts. Une participation qui reste importante, comparable pour les profs aux chiffres des manifs du printemps 2003
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Un guide contre l’école buissonnière
Chaque jour, trois ou quatre élèves sont absents dans les classes des lycées professionnels de Seine-Saint-Denis. L’inspection d’académie a déterminé que le taux d’absentéisme atteint 17 % dans ces établissements et 7 % dans les lycées d’enseignement général. Début mars, 10 000 exemplaires d’un « mode d’emploi » destiné à lutter contre ce phénomène seront distribués aux enseignants du département. Comment prévenir l’école buissonnière, comment l’éviter, voire la sanctionner... En quelques pages, l’inspection d’académie détaille tous les dispositifs mis en place. Une première en France.
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Ouest-France du 21/01/05
Les fonctionnaires fortement mobilisés
Des grèves bien suivies, des manifs bien fournies : les syndicats de fonctionnaires ont fortement mobilisé, hier. Au centre des revendications, les salaires, l'emploi et la défense du service public
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Le Monde daté du 22/01/05
Cette année, la réussite aux concours d'enseignant passera par le tribunal
Bug informatique ou imprévoyance d'aspirants à la fonction publique ? Quelque 250 candidats aux concours de recrutement des enseignants de l'éducation nationale affirment ne pas avoir pu confirmer leur inscription, fin novembre 2004, à cause d'un dysfonctionnement du site Internet du ministère. Le dernier jour, à quelques heures de la fermeture du service Internet, ils n'avaient pu se connecter et valider leur dossier.
Le ministère de l'éducation nationale - qui inaugurait une procédure entièrement informatisée - a récusé tout dysfonctionnement en estimant que les difficultés venaient des fournisseurs d'accès. Et a donc refusé, en décembre 2004, d'inscrire ces étudiants, dont certains préparaient les concours depuis plusieurs mois ou plusieurs années.
A l'époque, cette décision avait soulevé des critiques sévères de syndicats d'enseignants et d'étudiants qui avaient appelé à un peu plus de souplesse. Saisi en référé par des candidats malheureux, le tribunal administratif de Paris a ordonné, mardi 11 janvier, au ministère de l'éducation d'admettre l'inscription de sept étudiants ayant déposé des recours.
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Fonctionnaires : M. Raffarin ferme sur les salaires, ouvert sur l'école
Fermeté ? Esquisse de compromis ? Vendredi 21 janvier, au lendemain d'une journée de grève dans la fonction publique fortement suivie, le gouvernement a fait savoir qu'il n'entend rien céder sur les salaires, mais il a néanmoins entrouvert une porte aux enseignants, venus en masse dans les cortèges et dont la protestation concernait aussi le projet de loi Fillon sur "l'avenir de l'école". Matignon a fait savoir que ce texte "n'est pas totalement figé" et qu'il y a "matière à l'amender lors de son examen à l'Assemblée nationale et au Sénat"
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Les organisations syndicales se réjouissent d'une mobilisation retrouvée
Enseignants, employés communaux, postiers, agents des impôts, des services pénitentiaires, policiers, agents de l'équipement, pompiers... Quelque 328 000 personnes, selon les syndicats, un peu plus de 211 000 selon la police, ont défilé dans tout le pays, jeudi, à l'appel des fédérations CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, UNSA des fonctionnaires et de l'intersyndicale de l'éducation nationale. Près d'un enseignant sur deux était en grève - 50 % dans les collèges, 60 % dans le primaire.[…]
Au sein du cortège enseignant, le thème de l'argent était omniprésent. Il était loin cependant de constituer l'unique motif de mobilisation. La loi Fillon d'orientation sur l'école focalisait les critiques. "Le ministre lance sa loi au mépris de tout dialogue, s'indignait Sophie, 32 ans, professeur dans un réseau d'éducation prioritaire. Ils veulent mettre en place une réquisition d'office des enseignants, pour qu'on remplace au pied levé n'importe quel prof. Un enseignant de maths va en remplacer un autre d'anglais, ça n'a aucun sens."
Dans le cortège, les professeurs d'éducation physique et sportive (EPS) étaient venus en nombre. Inquiets à l'idée que leur discipline ne fasse pas partie du "socle commun" des matières indispensables que la loi devrait fixer. Le discours était le même chez les enseignants de sciences économiques et sociales. A vouloir recentrer l'éducation nationale sur le lire-écrire-compter, affirment-ils, on risque de mettre à mort toutes les autres disciplines. "La loi débouche sur un enseignement appauvri, sur un modèle qui ressemble à l'école du XIXe siècle", faisait valoir un enseignant de sciences de la vie et de la terre.
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jeudi, janvier 20, 2005
Revue de presse du jeudi 20 janvier 2005
Le taux de grévistes chez les enseignants a été évalué entre 40 et 50% par le ministère de l'Education nationale alors même que le ministère de la Fonction publique donnait 20,25% de grévistes chez les autres fonctionnaires.
Ce taux --les syndicats de l'enseignement donnent de 50 à 65%-- est de toutes façons particulièrement élevé et rejoint ceux qui avaient marqué le grand mouvement revendicatif de l'année scolaire 2002-2003 caractérisé par une douzaine de journées d'action successives en quelques mois.
Bonne Lecture...
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Libération du 20/01/05
Pour les profs, un package de colère
C'est un mille-feuille de contestations. Premières à appeler à une journée de grève, les fédérations d'enseignants (FSU, Sgen-Cfdt, Unsen-CGT, Faen et Unsa-Education) comptaient surtout mobiliser, à la mi-décembre, contre le projet de loi d'orientation sur l'avenir de l'école porté par François Fillon. Toutes les fédérations de la fonction publique ayant embrayé sur la date du 20 janvier, les syndicats d'enseignants ont choisi de rassembler dans un vaste package toutes les bonnes raisons d'aller battre le pavé aujourd'hui, incluant certes les salaires et la baisse du pouvoir d'achat, mais dénonçant avant tout une politique d'appauvrissement du service public d'éducation.
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Hélène Bordier, professeure de Français:
«Pas de cadeau pour le gouvernement»
Hélène Bordier, 29 ans, est professeur de français dans un collège d'Alfortville (Val-de-Marne) classé en ZEP.
«Je ne sais pas encore si je vais aller manifester, c'est une décision difficile à prendre. J'ai été très engagée dans le mouvement du printemps 2003, j'ai fait grève un mois et demi, et le gouvernement n'a pas reculé. Alors, si je ressens toujours le besoin d'exprimer mon désaccord, je cherche le bon moyen d'expression et, pour l'instant, je ne l'ai pas trouvé. Et je n'ai pas envie de faire encore cadeau à ce gouvernement d'une journée de salaire. Je crains aussi le jugement de l'opinion alors qu'il faut impérativement qu'on arrive à convaincre de la justesse de notre combat.[…]
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Le Figaro du 20/01/05
Pourquoi les grévistes sont-ils populaires ?
Par ALAIN ETCHEGOYEN
Imaginons un Persan, c'est-à-dire un libéral, lisant les sondages de la semaine : 65% des Français soutiennent les fonctionnaires en grève ! Comment est-ce possible ? Comment peut-on être français ? Qui sont les grévistes ? Des personnes qui disposent de la sécurité de l'emploi quand près de trois millions d'actifs sont au chômage ! Ils ont un emploi dont tout le monde rêve : meilleure rémunération à l'embauche que dans le privé ! Emploi à vie ! Pas de délocalisations ! Et ils se plaignent ! Leur grève ne devrait-elle pas être vécue comme une insulte à tous les sans-travail, voire à tous ceux qui produisent et payent les impôts qui servent à financer leurs salaires ? De plus, leurs grèves mettent les citoyens dans les embarras de la circulation ou dans l'attente du courrier. Les Français seraient ou masochistes, ou ignorants, ou inconscients.Pourtant, il nous faut prendre ce soutien au sérieux car il est porteur de sens.
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Un professeur de Lorient suspendu pour injures racistes
C'est un professeur de physique suspecté de n'aimer que les Français de souche au nom lisse. Il y a dix jours, sa petite haine se serait abattue sur une élève juive de sa classe de seconde du lycée Dupuy-de-Lôme, à Lorient. Il l'insulte alors, la traite de sale Juive, racontent des témoins. Ce n'est pas la première fois qu'il vomit sa rancoeur contre ceux qu'il perçoit, semble-t-il, comme des envahisseurs. Mais, cette fois, la famille de l'adolescente prise pour cible décide de réagir. Elle avertit le proviseur et porte plainte. Depuis, le chef d'établissement a ouvert une enquête administrative et les langues commencent à se délier, accusant l'enseignant de délires xénophobes et racistes.
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L'Humanité du 20/01/05
François Fillon fédère la contestation
C’est ce qui s’appelle faire un bide. Alors qu’il s’apprête à déposer, devant l’Assemblée nationale, son projet de loi d’orientation pour l’école, François Fillon ne peut plus espérer aucun soutien de la part de l’une ou l’autre des organisations de l’éducation. Même la réputée droitière UNAPEL, association des parents d’élèves de l’enseignement catholique, fustige désormais « une réforme minimaliste qui exclut les parents ». Le synopsis initial, pourtant, lui donnait la chance rare, pour un ministre de la majorité, d’obtenir l’aval (mesuré) de deux syndicats de personnels et des trois fédérations de parents d’élèves, FCPE comprise. Aujourd’hui, l’abandon du projet figure au tiercé gagnant des revendications exprimées par les grévistes.[…]
Bref, François Fillon a bien obtenu l’unanimité. Mais contre lui. Reste à savoir si des points de convergence existent entre les organisations elles-mêmes : bien que toutes jugent le projet mauvais, elles ne le font pas pour les mêmes raisons. « L’idée d’amener la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans était un élément potentiellement fédérateur », note Denis Baudequin. « Nous sommes tous d’accord sur la nécessité de renforcer la formation initiale des enseignants », estime Jean-Luc Villeneuve, tandis que Patrick Gonthier note que « tous défendent l’idée de renforcer les moyens accordés aux établissements difficiles », ce que ne mentionne plus le projet. « Nous sommes tous d’accord pour dire que l’école ne peut pas rester en l’état, note, enfin, Gérard Aschieri. Et nous affirmons tous qu’on ne pourra pas la changer sans moyens, donc sans une programmation budgétaire conséquente. »
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Éducation Plus de 50 % de grévistes attendus
Outre la baisse du pouvoir d’achat et la loi d’orientation, les restrictions budgétaires et les suppressions de postes font aussi partie des motifs qui poussent les personnels de l’éducation à faire grève. En quatre années, ce service public aura perdu plus de 40 000 postes. Suppression d’options ou remises en cause de nombreuses filières professionnelles : les conséquences se font lourdement sentir dans les académies.
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Le Parisien du 20/01/05
Pourquoi les enseignants se rebellent aujourd'hui
Jusqu'à 60 % d'enseignants s'annoncent grévistes aujourd'hui, selon les estimations des syndicats. Sonnés depuis le printemps 2003, les profs semblent de nouveau prêts à en découdre : sur les salaires, les moyens et la réforme de l'école.
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« Le projet Fillon est dangereux »
PIERRE PORCHER, professeur d'économie et de gestion au lycée Maurice-Utrillo à Stains (Seine-Saint-Denis), bat le pavé cet après-midi pour dire haut et fort tout le mal qu'il pense des desseins de François Fillon. « Son projet est extrêmement dangereux », résume l'enseignant, affecté en zone d'éducation prioritaire (ZEP). Le principe d'un socle commun de connaissances - base minimum de savoirs que devront maîtriser les jeunes à la fin de leur scolarité obligatoire - le fait sortir de ses gonds : « Cela va diviser les élèves en deux catégories. Les mauvais seront contraints de se contenter du minimum quand les bons pourront s'ouvrir à d'autres champs de connaissances. C'est en contradiction avec la conception que j'ai de mon métier qui consiste à amener le maximum d'ados vers la réussite. Le principe d'égalité des chances est menacé », s'alarme-t-il.
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« Ras-le-bol de passer pour des planquées »
ELLES ONT L'AIR tellement jeunes qu'on a demandé à l'une d'elle, récemment, si son bac s'était bien passé. Marion et Pauline sourient, d'un sourire un peu las vite balayé par un éclat de rire frais. « On débute dans le métier, c'est vrai, mais il ne nous a pas fallu longtemps pour comprendre... », se marre Pauline, dont c'est la deuxième année d'enseignement dans cette école classée en ZEP, coincée entre le périphérique et le boulevard des maréchaux, porte de Clignancourt, à Paris. La visite au Muséum d'histoire naturelle avec sa classe de CE 2, cet après-midi, a dû être reportée : pas question de laisser sa copine Marion défiler sans elle.
Il n'est pourtant pas loin le temps où cette enseignante de 24 ans pestait contre les grèves de la fonction publique. « Quand j'étais étudiante je me disais : Ces profs abusent vraiment. Mais là, je réalise à quel point on n'a pas le choix. Si l'on veut défendre l'idée qu'on se fait de l'enseignement, il faut se battre. »
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« Ne menacez pas l'éducation physique ! »
BRUNO FAIT PARTIE de ces jeunes profs de province catapultés dans les banlieues sensibles de la région parisienne. Mais contrairement à d'autres, pressés de prendre leur billet retour le plus vite possible, ce jeune homme de 29 ans à la silhouette d'athlète savoure son parachutage au collège Victor-Hugo d'Aulnay, en Seine-Saint-Denis. Il défilera aujourd'hui avec une « immense inquiétude » : «L'avenir de mon métier est menacé. » En ligne de mire, le fameux socle commun des connaissances au coeur du projet de loi Fillon. « Il n'y a absolument rien sur la culture sportive. Tout cela est relégué derrière les modules indispensables que sont le français, les maths, la langue étrangère. Cela revient à rendre l'EPS marginale ou même facultative », déplore-t-il.
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François Dubet : « Les professeurs sont imprévisibles »
[…]ces revendications peuvent devenir un catalyseur, en libérant le mécontentement et le malaise qui règnent dans la profession depuis une bonne quinzaine d'années : 1. Nous ne voulons pas de réforme mais des moyens. 2. Nous voulons être compris et considérés, parce que notre métier est de plus en plus difficile. Le ministre semble rester inflexible... François Fillon n'aura pas la partie facile. Mais il a pris le risque de ne pas rester inactif, il a fait passer sa loi sur les retraites. Mais son problème majeur est de devoir mener une réforme sans argent supplémentaire. Et dans l'Education nationale, si vous bougez une pièce, il y a un fort risque que tout s'ébranle. Beaucoup de ministres l'ont appris à leurs dépens.
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VOIX EXPRESS auprès d’élèves :Jugez-vous le métier d'enseignant difficile ?
« Ça doit être difficile parce que ça demande beaucoup d'études pour être prof. Avec les élèves aussi c'est difficile, parce qu'il faut gérer le comportement de la classe. Ça se voit que le métier de prof est fatigant. Etre tout le temps enfermé avec plein d'élèves, ça fait du bruit. Et ils travaillent beaucoup, le soir, après la classe, il faut préparer les leçons, corriger les copies. » Jonathan 12 ans
« Pas pour tous les profs. Ça me paraît plus facile pour ceux qui ont vraiment la passion de l'enseignement. Quand les élèves sont réceptifs et que les cours se passent bien, on voit les profs contents d'être là. Mais il y a des inconvénients bien sûr : les classes surchargées, la gestion des élèves en difficulté, le comportement de certains, l'absentéisme. Mais ils ont beaucoup de vacances. » Mouna 15 ans
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La Croix du 20/01/05
Les raisons de la colère des profs
Manque de moyens, dégradation des carrières et réforme de l’école, les multiples craintes des enseignants annoncent une grève très suivie
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20 minutes du 20/01/05
L’emploi public à l’école de la rue
A les croire, ça va faire mal. Enseignants et fonctionnaires devraient être nombreux à faire grève et à manifester aujourd’hui, selon leurs syndicats. Mobilisation difficile à chiffrer dans l’Education, où la grogne concerne avant tout la loi d’orientation sur l’école, jugée « nocive », et les suppressions de postes, notamment d’encadrement, à la rentrée 2005.
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Antonio ne devrait pas être expulsé
Les deux frères ne devraient pas être séparés. Le dossier d’Antonio, un Angolais de 20 ans menacé d’expulsion, va être « instruit avec bienveillance », a indiqué son avocat. La directrice de l’école primaire Pierre-Larousse (14e) en a reçu l’assurance, lundi, « des plus hautes instances de l’Etat ».Enseignants et parents d’élèves de l’établissement s’étaient émus du cas du grand frère de Maziamo, élève en CM2. Tous deux étaient arrivés en France en mai 2002, après le massacre de leur famille en Angola. Une régularisation permettrait à Antonio de travailler, puisqu’une promesse d’emploi dans le secteur du bâtiment lui a été faite, selon la directrice de l’école.
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Ouest-France du 20/01/05
Fonctionnaires et lycéens dans les rues de l'Ouest
De nombreux fonctionnaires ont manifesté ce matin dans l'Ouest pour "la défense du service public et l'augmentation des salaires". Les cortèges étaient constitués pour une grande part de personnels de l'Éducation nationale et de lycéens, qui demandaient également le retrait de la loi d'orientation Fillon.
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Le Monde daté du 21/01/05
Les fonctionnaires, enseignants en tête, fortement mobilisés
Des dizaines de cortèges ont drainé des foules importantes, à l'appel des fédérations CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, CFTC des fonctionnaires et de l'intersyndicale de l'éducation nationale.
Les fonctionnaires ont massivement répondu à l'appel à la mobilisation lancé par les syndicats pour les salaires et l'emploi, avec plus de 40 % de grévistes dans l'éducation nationale et des cortèges forts de dizaines de milliers de manifestants.
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Les syndicats parient sur la remobilisation des enseignants
Le "mammouth " se réveillera-t-il ? La longue grève des enseignants, au printemps 2003, contre la réforme des retraites et la décentralisation lui avait donné la "gueule de bois", pour reprendre l'expression de Jean-Luc Villeneuve, secrétaire général du SGEN-CFDT. Non seulement le gouvernement avait mené ses projets à terme, mais en plus, il n'avait payé aucun jour de grève. Aujourd'hui, les syndicats de l'éducation nationale veulent croire à la fin de l'atonie qui, pendant près de deux ans, a accompagné leurs initiatives. Ils pronostiquaient à l'unisson, pour jeudi 20 janvier, 60 % de grévistes dans les écoles et 50 % dans les collèges et lycées.Malgré un budget contraint et des suppressions de postes répétées, les trois grèves enseignantes en 2004 – le 12 mars, le 25 mai et le 7 décembre – n'avaient rassemblé qu'entre 30 % et 40 % des personnels. Mais en ce début d'année 2005, les syndicats parient sur la remobilisation de leurs troupes.
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Ce taux --les syndicats de l'enseignement donnent de 50 à 65%-- est de toutes façons particulièrement élevé et rejoint ceux qui avaient marqué le grand mouvement revendicatif de l'année scolaire 2002-2003 caractérisé par une douzaine de journées d'action successives en quelques mois.
Bonne Lecture...
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Libération du 20/01/05
Pour les profs, un package de colère
C'est un mille-feuille de contestations. Premières à appeler à une journée de grève, les fédérations d'enseignants (FSU, Sgen-Cfdt, Unsen-CGT, Faen et Unsa-Education) comptaient surtout mobiliser, à la mi-décembre, contre le projet de loi d'orientation sur l'avenir de l'école porté par François Fillon. Toutes les fédérations de la fonction publique ayant embrayé sur la date du 20 janvier, les syndicats d'enseignants ont choisi de rassembler dans un vaste package toutes les bonnes raisons d'aller battre le pavé aujourd'hui, incluant certes les salaires et la baisse du pouvoir d'achat, mais dénonçant avant tout une politique d'appauvrissement du service public d'éducation.
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Hélène Bordier, professeure de Français:
«Pas de cadeau pour le gouvernement»
Hélène Bordier, 29 ans, est professeur de français dans un collège d'Alfortville (Val-de-Marne) classé en ZEP.
«Je ne sais pas encore si je vais aller manifester, c'est une décision difficile à prendre. J'ai été très engagée dans le mouvement du printemps 2003, j'ai fait grève un mois et demi, et le gouvernement n'a pas reculé. Alors, si je ressens toujours le besoin d'exprimer mon désaccord, je cherche le bon moyen d'expression et, pour l'instant, je ne l'ai pas trouvé. Et je n'ai pas envie de faire encore cadeau à ce gouvernement d'une journée de salaire. Je crains aussi le jugement de l'opinion alors qu'il faut impérativement qu'on arrive à convaincre de la justesse de notre combat.[…]
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Le Figaro du 20/01/05
Pourquoi les grévistes sont-ils populaires ?
Par ALAIN ETCHEGOYEN
Imaginons un Persan, c'est-à-dire un libéral, lisant les sondages de la semaine : 65% des Français soutiennent les fonctionnaires en grève ! Comment est-ce possible ? Comment peut-on être français ? Qui sont les grévistes ? Des personnes qui disposent de la sécurité de l'emploi quand près de trois millions d'actifs sont au chômage ! Ils ont un emploi dont tout le monde rêve : meilleure rémunération à l'embauche que dans le privé ! Emploi à vie ! Pas de délocalisations ! Et ils se plaignent ! Leur grève ne devrait-elle pas être vécue comme une insulte à tous les sans-travail, voire à tous ceux qui produisent et payent les impôts qui servent à financer leurs salaires ? De plus, leurs grèves mettent les citoyens dans les embarras de la circulation ou dans l'attente du courrier. Les Français seraient ou masochistes, ou ignorants, ou inconscients.Pourtant, il nous faut prendre ce soutien au sérieux car il est porteur de sens.
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Un professeur de Lorient suspendu pour injures racistes
C'est un professeur de physique suspecté de n'aimer que les Français de souche au nom lisse. Il y a dix jours, sa petite haine se serait abattue sur une élève juive de sa classe de seconde du lycée Dupuy-de-Lôme, à Lorient. Il l'insulte alors, la traite de sale Juive, racontent des témoins. Ce n'est pas la première fois qu'il vomit sa rancoeur contre ceux qu'il perçoit, semble-t-il, comme des envahisseurs. Mais, cette fois, la famille de l'adolescente prise pour cible décide de réagir. Elle avertit le proviseur et porte plainte. Depuis, le chef d'établissement a ouvert une enquête administrative et les langues commencent à se délier, accusant l'enseignant de délires xénophobes et racistes.
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L'Humanité du 20/01/05
François Fillon fédère la contestation
C’est ce qui s’appelle faire un bide. Alors qu’il s’apprête à déposer, devant l’Assemblée nationale, son projet de loi d’orientation pour l’école, François Fillon ne peut plus espérer aucun soutien de la part de l’une ou l’autre des organisations de l’éducation. Même la réputée droitière UNAPEL, association des parents d’élèves de l’enseignement catholique, fustige désormais « une réforme minimaliste qui exclut les parents ». Le synopsis initial, pourtant, lui donnait la chance rare, pour un ministre de la majorité, d’obtenir l’aval (mesuré) de deux syndicats de personnels et des trois fédérations de parents d’élèves, FCPE comprise. Aujourd’hui, l’abandon du projet figure au tiercé gagnant des revendications exprimées par les grévistes.[…]
Bref, François Fillon a bien obtenu l’unanimité. Mais contre lui. Reste à savoir si des points de convergence existent entre les organisations elles-mêmes : bien que toutes jugent le projet mauvais, elles ne le font pas pour les mêmes raisons. « L’idée d’amener la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans était un élément potentiellement fédérateur », note Denis Baudequin. « Nous sommes tous d’accord sur la nécessité de renforcer la formation initiale des enseignants », estime Jean-Luc Villeneuve, tandis que Patrick Gonthier note que « tous défendent l’idée de renforcer les moyens accordés aux établissements difficiles », ce que ne mentionne plus le projet. « Nous sommes tous d’accord pour dire que l’école ne peut pas rester en l’état, note, enfin, Gérard Aschieri. Et nous affirmons tous qu’on ne pourra pas la changer sans moyens, donc sans une programmation budgétaire conséquente. »
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Éducation Plus de 50 % de grévistes attendus
Outre la baisse du pouvoir d’achat et la loi d’orientation, les restrictions budgétaires et les suppressions de postes font aussi partie des motifs qui poussent les personnels de l’éducation à faire grève. En quatre années, ce service public aura perdu plus de 40 000 postes. Suppression d’options ou remises en cause de nombreuses filières professionnelles : les conséquences se font lourdement sentir dans les académies.
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Le Parisien du 20/01/05
Pourquoi les enseignants se rebellent aujourd'hui
Jusqu'à 60 % d'enseignants s'annoncent grévistes aujourd'hui, selon les estimations des syndicats. Sonnés depuis le printemps 2003, les profs semblent de nouveau prêts à en découdre : sur les salaires, les moyens et la réforme de l'école.
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« Le projet Fillon est dangereux »
PIERRE PORCHER, professeur d'économie et de gestion au lycée Maurice-Utrillo à Stains (Seine-Saint-Denis), bat le pavé cet après-midi pour dire haut et fort tout le mal qu'il pense des desseins de François Fillon. « Son projet est extrêmement dangereux », résume l'enseignant, affecté en zone d'éducation prioritaire (ZEP). Le principe d'un socle commun de connaissances - base minimum de savoirs que devront maîtriser les jeunes à la fin de leur scolarité obligatoire - le fait sortir de ses gonds : « Cela va diviser les élèves en deux catégories. Les mauvais seront contraints de se contenter du minimum quand les bons pourront s'ouvrir à d'autres champs de connaissances. C'est en contradiction avec la conception que j'ai de mon métier qui consiste à amener le maximum d'ados vers la réussite. Le principe d'égalité des chances est menacé », s'alarme-t-il.
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« Ras-le-bol de passer pour des planquées »
ELLES ONT L'AIR tellement jeunes qu'on a demandé à l'une d'elle, récemment, si son bac s'était bien passé. Marion et Pauline sourient, d'un sourire un peu las vite balayé par un éclat de rire frais. « On débute dans le métier, c'est vrai, mais il ne nous a pas fallu longtemps pour comprendre... », se marre Pauline, dont c'est la deuxième année d'enseignement dans cette école classée en ZEP, coincée entre le périphérique et le boulevard des maréchaux, porte de Clignancourt, à Paris. La visite au Muséum d'histoire naturelle avec sa classe de CE 2, cet après-midi, a dû être reportée : pas question de laisser sa copine Marion défiler sans elle.
Il n'est pourtant pas loin le temps où cette enseignante de 24 ans pestait contre les grèves de la fonction publique. « Quand j'étais étudiante je me disais : Ces profs abusent vraiment. Mais là, je réalise à quel point on n'a pas le choix. Si l'on veut défendre l'idée qu'on se fait de l'enseignement, il faut se battre. »
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« Ne menacez pas l'éducation physique ! »
BRUNO FAIT PARTIE de ces jeunes profs de province catapultés dans les banlieues sensibles de la région parisienne. Mais contrairement à d'autres, pressés de prendre leur billet retour le plus vite possible, ce jeune homme de 29 ans à la silhouette d'athlète savoure son parachutage au collège Victor-Hugo d'Aulnay, en Seine-Saint-Denis. Il défilera aujourd'hui avec une « immense inquiétude » : «L'avenir de mon métier est menacé. » En ligne de mire, le fameux socle commun des connaissances au coeur du projet de loi Fillon. « Il n'y a absolument rien sur la culture sportive. Tout cela est relégué derrière les modules indispensables que sont le français, les maths, la langue étrangère. Cela revient à rendre l'EPS marginale ou même facultative », déplore-t-il.
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François Dubet : « Les professeurs sont imprévisibles »
[…]ces revendications peuvent devenir un catalyseur, en libérant le mécontentement et le malaise qui règnent dans la profession depuis une bonne quinzaine d'années : 1. Nous ne voulons pas de réforme mais des moyens. 2. Nous voulons être compris et considérés, parce que notre métier est de plus en plus difficile. Le ministre semble rester inflexible... François Fillon n'aura pas la partie facile. Mais il a pris le risque de ne pas rester inactif, il a fait passer sa loi sur les retraites. Mais son problème majeur est de devoir mener une réforme sans argent supplémentaire. Et dans l'Education nationale, si vous bougez une pièce, il y a un fort risque que tout s'ébranle. Beaucoup de ministres l'ont appris à leurs dépens.
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VOIX EXPRESS auprès d’élèves :Jugez-vous le métier d'enseignant difficile ?
« Ça doit être difficile parce que ça demande beaucoup d'études pour être prof. Avec les élèves aussi c'est difficile, parce qu'il faut gérer le comportement de la classe. Ça se voit que le métier de prof est fatigant. Etre tout le temps enfermé avec plein d'élèves, ça fait du bruit. Et ils travaillent beaucoup, le soir, après la classe, il faut préparer les leçons, corriger les copies. » Jonathan 12 ans
« Pas pour tous les profs. Ça me paraît plus facile pour ceux qui ont vraiment la passion de l'enseignement. Quand les élèves sont réceptifs et que les cours se passent bien, on voit les profs contents d'être là. Mais il y a des inconvénients bien sûr : les classes surchargées, la gestion des élèves en difficulté, le comportement de certains, l'absentéisme. Mais ils ont beaucoup de vacances. » Mouna 15 ans
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La Croix du 20/01/05
Les raisons de la colère des profs
Manque de moyens, dégradation des carrières et réforme de l’école, les multiples craintes des enseignants annoncent une grève très suivie
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20 minutes du 20/01/05
L’emploi public à l’école de la rue
A les croire, ça va faire mal. Enseignants et fonctionnaires devraient être nombreux à faire grève et à manifester aujourd’hui, selon leurs syndicats. Mobilisation difficile à chiffrer dans l’Education, où la grogne concerne avant tout la loi d’orientation sur l’école, jugée « nocive », et les suppressions de postes, notamment d’encadrement, à la rentrée 2005.
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Antonio ne devrait pas être expulsé
Les deux frères ne devraient pas être séparés. Le dossier d’Antonio, un Angolais de 20 ans menacé d’expulsion, va être « instruit avec bienveillance », a indiqué son avocat. La directrice de l’école primaire Pierre-Larousse (14e) en a reçu l’assurance, lundi, « des plus hautes instances de l’Etat ».Enseignants et parents d’élèves de l’établissement s’étaient émus du cas du grand frère de Maziamo, élève en CM2. Tous deux étaient arrivés en France en mai 2002, après le massacre de leur famille en Angola. Une régularisation permettrait à Antonio de travailler, puisqu’une promesse d’emploi dans le secteur du bâtiment lui a été faite, selon la directrice de l’école.
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Ouest-France du 20/01/05
Fonctionnaires et lycéens dans les rues de l'Ouest
De nombreux fonctionnaires ont manifesté ce matin dans l'Ouest pour "la défense du service public et l'augmentation des salaires". Les cortèges étaient constitués pour une grande part de personnels de l'Éducation nationale et de lycéens, qui demandaient également le retrait de la loi d'orientation Fillon.
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Le Monde daté du 21/01/05
Les fonctionnaires, enseignants en tête, fortement mobilisés
Des dizaines de cortèges ont drainé des foules importantes, à l'appel des fédérations CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, CFTC des fonctionnaires et de l'intersyndicale de l'éducation nationale.
Les fonctionnaires ont massivement répondu à l'appel à la mobilisation lancé par les syndicats pour les salaires et l'emploi, avec plus de 40 % de grévistes dans l'éducation nationale et des cortèges forts de dizaines de milliers de manifestants.
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Les syndicats parient sur la remobilisation des enseignants
Le "mammouth " se réveillera-t-il ? La longue grève des enseignants, au printemps 2003, contre la réforme des retraites et la décentralisation lui avait donné la "gueule de bois", pour reprendre l'expression de Jean-Luc Villeneuve, secrétaire général du SGEN-CFDT. Non seulement le gouvernement avait mené ses projets à terme, mais en plus, il n'avait payé aucun jour de grève. Aujourd'hui, les syndicats de l'éducation nationale veulent croire à la fin de l'atonie qui, pendant près de deux ans, a accompagné leurs initiatives. Ils pronostiquaient à l'unisson, pour jeudi 20 janvier, 60 % de grévistes dans les écoles et 50 % dans les collèges et lycées.Malgré un budget contraint et des suppressions de postes répétées, les trois grèves enseignantes en 2004 – le 12 mars, le 25 mai et le 7 décembre – n'avaient rassemblé qu'entre 30 % et 40 % des personnels. Mais en ce début d'année 2005, les syndicats parient sur la remobilisation de leurs troupes.
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mercredi, janvier 19, 2005
Revue de presse du mercredi 19 janvier 2005
La commémoration de la libération des camps de concentration se déroule en ce moment. Et occasionne de nombreuses réflexions. A lire en particulier la tribune de B.Poirot-Delpech dans le Monde. Cette question intéresse grandement la pédagogie. Libération revient à son tour sur l’exclusion d’élèves par le conseil de discipline du lycée J.Jaurès à Montreuil. « sans travail préparatoire, on va à l’échec » rappelle le rabbin Serfaty dans le même journal.
Plusieurs journaux reviennent aussi sur la générosité des écoliers à l’occasion du Tsunami. Comme le rappelle un syndicaliste interrogé « Cela fait partie de l'école de transmettre les valeurs de solidarité et de générosité »
Enfin, l’autre actualité commentée dans vos journaux, c’est évidemment la grève de la fonction publique et en particulier des enseignants, le jeudi 20 janvier. Les principaux syndicats espèrent au moins 50 % de grévistes. Là en revanche, si on peut bien parler de valeur de solidarité, on peut chercher longtemps la générosité du côté du Ministère…
Bonne Lecture...
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Libération du 19/01/05
D'Auschwitz au conseil de discipline
Les exclusions prononcées à l'encontre de deux élèves du lycée Jean-Jaurès de Montreuil (Seine-Saint-Denis), pour avoir eu des comportements déplacés lors d'un voyage de classe à Auschwitz, créent des remous. Hier, les deux garçons sont passés en commission d'appel au rectorat de Créteil. Le recteur n'a pas rendu de décision immédiate. Il souhaite se réserver un temps de réflexion avant de confirmer _ ou modifier _ ces sanctions. Même s'il est de coutume de ne pas déjuger les instances disciplinaires. Mais beaucoup s'interrogent sur ces exclusions et «l'absence de dimension pédagogique». L'équipe éducative était divisée sur la nature des sanctions à prendre. Tout comme les parents d'élèves.
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«Sans travail préparatoire, on va à l'échec»
Michel Serfaty, rabbin de Ris-Orangis, a créé l'association Déportation, persécution et mémoire qui organise depuis bientôt douze ans des voyages de la mémoire en Pologne pour les classes des établissements publics, et particulièrement les lycées professionnels
« Depuis bientôt douze ans que je rencontre les élèves des lycées professionnels, dont les classes sont composées à 50 % d'enfants de familles défavorisées, issues pour certaines de l'immigration maghrébine ou africaine, qui n'ont pas la culture historique de la Shoah, je sais que, si on ne fait pas un travail préparatoire en amont pendant au moins six mois, on va à l'échec. Je dis clairement que dans l'affaire de Montreuil, tout est de la responsabilité des enseignants. »
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Polyphonie professorale Par Emmanuel DAVIDENKOFF
Trois voix d'enseignants et trois ouvrages, dans lesquels aucun n'érige son expérience personnelle en dogme.
École, terrain miné par Carole Diamant, Liana Lévi, 128 pp., 12 €.
La Vie professionnelle de Laurent B. par Laurent Binet, Little Big Man, 190 pp., 15 €.
L'école va bien par Anne Hébrard, L'Harmattan, 91 pp., 11 €.
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Le Figaro du 19/01/05
Des pièces jaunes pour les victimes du tsunami
Juliette en classe de CM2 a déjà déposé des petits centimes pris dans sa tirelire ainsi que des pièces d'un euro dans une boîte, sur le bureau de la maîtresse. Emilie, elle, pense que l'on pourrait aussi parler d'opération billets pour mieux aider les enfants d'Asie. Les petits écoliers de l'Ecole normale catholique, dans le XVe arrondissement de Paris, sont restés «bouche bée» à l'écoute d'une prestigieuse ancienne élève venue leur parler de la collecte de pièces jaunes. Bernadette Chirac, il s'agit bien d'elle, est venue accompagnée du ministre de l'Education nationale François Fillon, et du bien-aimé parrain David Douillet, lancer la 16e édition de l'opération. Elle a tenu à souligner que, cette année, la moitié de la recette collectée sera consacrée aux enfants hospitalisés en Asie du Sud-Est, victimes du tsunami.
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L'Humanité du 19/01/05
L’invité de la semaine Hubert Tison
secrétaire général de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie de l’enseignement public (APHG).
Pendant des décennies, entre 1880 et 1960, et d’une manière moins caricaturale qu’on ne l’a dit ensuite, les enseignants ont appris à leurs élèves l’amour de la patrie en même temps que l’amour de l’humanité, les droits de l’homme en même temps que les droits de la nation, parce que patrie et nation ne semblaient pas des valeurs opposées. Nous pensons à cette copie d’une élève de l’école de jeunes filles de la rue Chaptal à Paris. Nous sommes en mars 1931, la jeune fille est en cours complémentaire. Le libellé du sujet ne laisse pas de doute sur les sentiments du maître, qui reflètent certainement ceux de la majorité de ses collègues : « Montrez en termes précis que, s’il faut aimer son pays, il est bon de n’être pas chauvin. »[…] peut-on revenir à ce que nous avons appelé le consensus patriotique éclairé ? Le débat est ouvert sur ce point, mais l’utilité ou même la simple possibilité de la restauration des valeurs patriotiques dans l’enseignement est remise en question par trois phénomènes :
D’abord, la crise économique et le chômage de masse sapent dans une partie de la population la confiance dans les institutions politiques et les élus ;
Ensuite, l’école est confrontée au défi de l’intégration de centaines de milliers d’élèves issus d’une immigration récente. L’école doit d’abord leur faire connaître leur patrie, la France, son histoire, sa géographie, les valeurs de la république, ses institutions,[…]
enfin, troisième phénomène : la construction européenne, qui pose le problème de l’allégeance affective que nous, les enseignants, devons favoriser chez nos élèves. Faut-il faire aimer la France ? Ou bien faut-il dire que la France est du passé, et que l’avenir, sinon le présent, c’est l’Europe ? Faut-il faire aimer l’Europe ? Ou alors faut-il ne rien faire aimer du tout, bannir toute affectivité de la présentation de l’histoire et de la géographie du pays ? […]
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Le Parisien du 19/01/05
L'angoisse de tous les parents après l'accident de car
Après l'accident de car où sept élèves revenant de classe de neige ont été gravement blessés, l'inquiétude gagne les parents. Chauffeurs âgés, travail clandestin, manque de contrôles... Le ministre des Transports veut une réforme.
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Journée galère dans les écoles
Les enseignants repartent au combat. Demain, la mobilisation s'annonce particulièrement suivie, de la maternelle à l'université. Les principaux syndicats, unis, misent sur un « mouvement majoritaire avec au moins 50 % de grévistes».Forcément plus que les quatre appels de l'an dernier qui n'ont jamais réussi à réveiller une profession particulièrement sonnée après l'échec du printemps 2003. « Cela a mis du temps, et même si cet échec reste présent dans toutes les mémoires, il me semble qu'il est dépassé aujourd'hui », analyse Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp, premier syndicat dans le primaire. « Chaque collègue se rend compte que ce gouvernement ne les aide pas dans leurs difficultés quotidiennes; dans la loi, rien n'est d'ailleurs prévu concernant l'amélioration des conditions de travail des profs », insiste Luc Bérille du SE-Unsa. La perte du pouvoir d'achat, la défense du service public font aussi partie des raisons de cette colère. Des motifs de grogne contestés, hier, par le ministère de l'Education : « Le budget augmente depuis vingt ans alors que nos résultats en langues, en mathématique, en lecture... sont en baisse », observe un conseiller de François Fillon. « Ce n'est donc pas qu'un problème de moyens, il faut réorganiser notre école », poursuit-il.[…]
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Jamais l'école n'a été aussi généreuse
En cette veille de grève des profs, le ministère de l'Education nationale et les principales organisations enseignantes sont au moins d'accord sur un point : jamais l'école ne s'est autant mobilisée pour une cause. Un peu partout, de la maternelle au lycée, élèves et professeurs ne manquent pas d'idées pour collecter des fonds en faveur des victimes du tsunami en Asie. « C'est du jamais vu », assure-t-on rue de Grenelle.
« En 1992, l'opération Du riz pour la Somalie avait déjà remporté un vif succès, les enfants apportaient des sacs à l'école mais c'est sans commune mesure avec ce qui se passe en ce moment. Cela fait partie de l'école de transmettre les valeurs de solidarité et de générosité », commente Luc Bérille du Syndicat des enseignants. Les initiatives, toujours suivies ou précédées de discussions et d'explications sur ce qui s'est passé le 26 décembre, sont incalculables : vente de pâtisseries dans une maternelle du XI e arrondissement de Paris, petits concerts payants dans des écoles bordelaises, réalisation de clips vidéo pour inciter au don dans un collège de Dijon, quêtes d'élèves de bac professionnel auprès d'entreprises dans l'académie de Nice...
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« J'ai eu une peine immense »
Anouk n'a toujours pas oublié « la vague ». « A la récré, on continue d'en parler avec mes copines », raconte la petite fille. Ce qui a choqué l'écolière, ce sont surtout les images qu'elle garde en tête depuis près d'un mois.« C'était fou, cette grosse vague, énorme, j'ai vu que plein de gens mouraient à cause d'elle, que des enfants se retrouvaient sans parents, seuls. » Anouk l'avoue : jamais elle n'avait eu si peur. « J'ai eu une peine immense », glisse-t-elle doucement. Très vite, l'enfant forme un voeu : pourquoi ne pas imaginer une collecte au sein de son école ? « A la radio, partout, on n'arrêtait pas de dire que les gens donnaient, je me suis dit que, dans ma classe aussi, on pouvait le faire, avec notre argent de poche »
Anouk veut agir. « Elle n'a pas osé en parler directement à sa maîtresse, poursuit sa mère, Nathalie. Alors je suis intervenue. Si on fait prendre conscience aux enfants de l'injustice, plus tard, ils seront des adultes plus solidaires. » La proposition d'Anouk fait l'unanimité. Une urne est réalisée avec un bandeau blanc marqué d'un large « 1 € pour l'Asie »
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Ce logiciel aide aussi les enfants dyslexiques
Depuis la rentrée de septembre, vingt-deux élèves de deux classes de sixième du collège Saint-Joseph de Saint-Saturnin (Puy-de-Dôme) expérimentent la reconnaissance vocale pendant leurs cours. Des élèves un peu particuliers puisqu'ils souffrent, comme 5 à 6 % des enfants scolarisés en France, de troubles du langage écrit. Eux sont dyslexiques : pas de handicap mental mais d'énormes difficultés pour apprendre à lire et écrire. « Nous avons créé pour eux un logiciel simplifié et adapté qui leur permet d'écouter les informations plutôt que de les lire à l'écran mais aussi d'écrire leurs réponses et de les corriger afin que la machine les interprète correctement », explique Gilles Vessière, spécialiste des technologies vocales à l'origine du projet. A l'aide de la dictée vocale, un enfant lourdement dyslexique réalise un travail quasiment impossible pour lui jusque-là : écrire un texte compréhensible avec un nombre très réduit de fautes d'orthographe. Il peut formuler vocalement ce qu'il ne peut écrire à cause d'une dyslexie qui limite son expression littéraire parce qu'il est incertain de l'orthographe et de la syntaxe des phrases. Il peut également « dire » (dicter un texte qu'il imagine ou rédiger une composition) ce qu'il a du mal à écrire seul.
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La Croix du 19/01/05
Les enfants à l’école du théâtre
«Il y a quinze ans, vous demandiez aux enfants ce qu’était le théâtre , ils ne savaient pas répondre. Aujourd’hui, la plupart ont vu des spectacles et beaucoup ont été initiés à sa pratique dans le temps scolaire ou périscolaire. C’est pour eux une expérience à la fois culturelle et vivante.» Patrice Melka, qui anime des ateliers au sein de l’association Ekangha, à Lyon, atteste du regain d’intérêt qu’éprouvent les jeunes pour le théâtre.
À la Fédération nationale des compagnies de théâtre et d’animation, un vivier du théâtre amateur, on enregistre d’ailleurs un nombre croissant de licenciés de moins de 16 ans et, au fil des ans, les initiatives se sont multipliées. «C’est un champ de découvertes très large, poursuit Patrice Melka. Monter un spectacle avec des enfants les amène à se poser la question du texte, à construire un personnage, à créer des costumes, à apprendre les codes de la scène. S’il y a une dimension de développement personnel, c’est toujours à l’intérieur d’une préoccupation artistique.» Alors qu’il y a encore vingt-cinq ans, «les intervenants entraient dans l’école par l’escalier de service», les enseignants aujourd’hui sont nombreux à reconnaître les bénéfices que tirent leurs élèves d’une initiation artistique. «C’est très directement un facteur de mobilisation scolaire, de socialisation et d’amélioration des compétences dans la langue, à travers la découverte d’un objet collectif à créer», note Jean-Pierre Loriol, délégué national de l’Anrat (Association nationale de recherche et d’action théâtrale).
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20 minutes du 19/01/05
Pas de voile devant les yeux
Dounia Bouzar a encore changé de couleur de cheveux, mais a gardé sa liberté de ton et d’action. Elle vient de sortir un livre et de démissionner du Conseil français du culte musulman, dont elle était membre qualifiée. Cette anthropologue, ancienne éducatrice dans le Nord et convertie à l’islam, avait été choisie pour sa connaissance des jeunes musulmans. Mais le décalage avec les officiels était trop grand.[…]
Ses réflexions, elle vient de les publier dans un livre qui assène quelques vérités. « La vraie question est : c’est quoi être musulman dans une société laïque. Ces jeunes n’ont pas que l’islam comme référence et se demandent quel type de musulmans ils veulent être. Laissons-les trouver leurs réponses. » Elle renvoie ainsi dos à dos tous les intégristes avides de récupération.
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Toulouse : Le lycée Galliéni renaît sur les gravats de l’ancien
Il aura fallu plus de trois années pour voir aboutir le projet de reconstruction du lycée Galliéni, détruit le 21 septembre 2001 par l’explosion de l’usine AZF. Hier, la région dévoilait les principaux aspects du futur établissement scolaire, le plus grand de Midi-Pyrénées, à son ouverture pour la rentrée 2007.
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Ouest-France du 19/01/05
Au collège, l'ordinateur est sur la table
Depuis deux ans, on utilise chaque jour des ordinateurs portables au collège Racine de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). Cet outil suscite une véritable motivation chez les élèves. Et permet aux professeurs de dispenser des cours enrichis, de manière attractive.
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A Vannes, les lycéens écrivent aux détenus
A Vannes, un professeur de français a fait naître une correspondance entre des lycéens et des détenus en maison d'arrêt. Au-delà du simple travail d'écriture, une vraie réflexion sur la citoyenneté qui prépare les élèves au bac de français.
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Le Monde daté du 20/01/05
Devant l'afflux de demandes, plusieurs communes privent de cantine les enfants de chômeurs
A Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne), la mairie exige "une attestation de chaque employeur des parents". La justice a déjà sanctionné de telles "atteintes au principe d'égalité".
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Auschwitz : 60 ans après, la mémoire contre l'oubli par Bertrand Poirot-Delpech
La commémoration devient un sport national, coincée entre deux dimanches de foot - sans la surprise. Le cérémonial s'use, le consensus banalise le souvenir qu'il est censé honorer. La mémoire de la Shoah n'avait pas besoin de cela.
Qu'un tribun dont c'est le fonds de commerce remette ces jours-ci le disque d'une inhumanité nazie pas si "inhumaine", comme s'il y avait des degrés dans la barbarie dès lors qu'un pays de haute culture fait flamber des bambins de trois ans pour le crime d'être né Mayer ou Benguigui, c'est la routine.Signe plus effarant : que le déguisement en SS d'un héritier du trône d'Angleterre passe pour une simple faute de goût.[…]
Au 75e anniversaire, c'est demain, ne restera plus en arrière-garde pour l'éternité que l'enseignant écrivant au tableau des noms de camps silésiens imprononçables, et la cloche de la "récré" donnera le signal des jeux de ballon. L'oubli par étourderie aura la partie belle. Deux mystères, au moins, ne sauraient disparaître des célébrations et des programmes scolaires - cette chance ultime de défier le temps.
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Plusieurs journaux reviennent aussi sur la générosité des écoliers à l’occasion du Tsunami. Comme le rappelle un syndicaliste interrogé « Cela fait partie de l'école de transmettre les valeurs de solidarité et de générosité »
Enfin, l’autre actualité commentée dans vos journaux, c’est évidemment la grève de la fonction publique et en particulier des enseignants, le jeudi 20 janvier. Les principaux syndicats espèrent au moins 50 % de grévistes. Là en revanche, si on peut bien parler de valeur de solidarité, on peut chercher longtemps la générosité du côté du Ministère…
Bonne Lecture...
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Libération du 19/01/05
D'Auschwitz au conseil de discipline
Les exclusions prononcées à l'encontre de deux élèves du lycée Jean-Jaurès de Montreuil (Seine-Saint-Denis), pour avoir eu des comportements déplacés lors d'un voyage de classe à Auschwitz, créent des remous. Hier, les deux garçons sont passés en commission d'appel au rectorat de Créteil. Le recteur n'a pas rendu de décision immédiate. Il souhaite se réserver un temps de réflexion avant de confirmer _ ou modifier _ ces sanctions. Même s'il est de coutume de ne pas déjuger les instances disciplinaires. Mais beaucoup s'interrogent sur ces exclusions et «l'absence de dimension pédagogique». L'équipe éducative était divisée sur la nature des sanctions à prendre. Tout comme les parents d'élèves.
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«Sans travail préparatoire, on va à l'échec»
Michel Serfaty, rabbin de Ris-Orangis, a créé l'association Déportation, persécution et mémoire qui organise depuis bientôt douze ans des voyages de la mémoire en Pologne pour les classes des établissements publics, et particulièrement les lycées professionnels
« Depuis bientôt douze ans que je rencontre les élèves des lycées professionnels, dont les classes sont composées à 50 % d'enfants de familles défavorisées, issues pour certaines de l'immigration maghrébine ou africaine, qui n'ont pas la culture historique de la Shoah, je sais que, si on ne fait pas un travail préparatoire en amont pendant au moins six mois, on va à l'échec. Je dis clairement que dans l'affaire de Montreuil, tout est de la responsabilité des enseignants. »
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Polyphonie professorale Par Emmanuel DAVIDENKOFF
Trois voix d'enseignants et trois ouvrages, dans lesquels aucun n'érige son expérience personnelle en dogme.
École, terrain miné par Carole Diamant, Liana Lévi, 128 pp., 12 €.
La Vie professionnelle de Laurent B. par Laurent Binet, Little Big Man, 190 pp., 15 €.
L'école va bien par Anne Hébrard, L'Harmattan, 91 pp., 11 €.
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Le Figaro du 19/01/05
Des pièces jaunes pour les victimes du tsunami
Juliette en classe de CM2 a déjà déposé des petits centimes pris dans sa tirelire ainsi que des pièces d'un euro dans une boîte, sur le bureau de la maîtresse. Emilie, elle, pense que l'on pourrait aussi parler d'opération billets pour mieux aider les enfants d'Asie. Les petits écoliers de l'Ecole normale catholique, dans le XVe arrondissement de Paris, sont restés «bouche bée» à l'écoute d'une prestigieuse ancienne élève venue leur parler de la collecte de pièces jaunes. Bernadette Chirac, il s'agit bien d'elle, est venue accompagnée du ministre de l'Education nationale François Fillon, et du bien-aimé parrain David Douillet, lancer la 16e édition de l'opération. Elle a tenu à souligner que, cette année, la moitié de la recette collectée sera consacrée aux enfants hospitalisés en Asie du Sud-Est, victimes du tsunami.
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L'Humanité du 19/01/05
L’invité de la semaine Hubert Tison
secrétaire général de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie de l’enseignement public (APHG).
Pendant des décennies, entre 1880 et 1960, et d’une manière moins caricaturale qu’on ne l’a dit ensuite, les enseignants ont appris à leurs élèves l’amour de la patrie en même temps que l’amour de l’humanité, les droits de l’homme en même temps que les droits de la nation, parce que patrie et nation ne semblaient pas des valeurs opposées. Nous pensons à cette copie d’une élève de l’école de jeunes filles de la rue Chaptal à Paris. Nous sommes en mars 1931, la jeune fille est en cours complémentaire. Le libellé du sujet ne laisse pas de doute sur les sentiments du maître, qui reflètent certainement ceux de la majorité de ses collègues : « Montrez en termes précis que, s’il faut aimer son pays, il est bon de n’être pas chauvin. »[…] peut-on revenir à ce que nous avons appelé le consensus patriotique éclairé ? Le débat est ouvert sur ce point, mais l’utilité ou même la simple possibilité de la restauration des valeurs patriotiques dans l’enseignement est remise en question par trois phénomènes :
D’abord, la crise économique et le chômage de masse sapent dans une partie de la population la confiance dans les institutions politiques et les élus ;
Ensuite, l’école est confrontée au défi de l’intégration de centaines de milliers d’élèves issus d’une immigration récente. L’école doit d’abord leur faire connaître leur patrie, la France, son histoire, sa géographie, les valeurs de la république, ses institutions,[…]
enfin, troisième phénomène : la construction européenne, qui pose le problème de l’allégeance affective que nous, les enseignants, devons favoriser chez nos élèves. Faut-il faire aimer la France ? Ou bien faut-il dire que la France est du passé, et que l’avenir, sinon le présent, c’est l’Europe ? Faut-il faire aimer l’Europe ? Ou alors faut-il ne rien faire aimer du tout, bannir toute affectivité de la présentation de l’histoire et de la géographie du pays ? […]
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Le Parisien du 19/01/05
L'angoisse de tous les parents après l'accident de car
Après l'accident de car où sept élèves revenant de classe de neige ont été gravement blessés, l'inquiétude gagne les parents. Chauffeurs âgés, travail clandestin, manque de contrôles... Le ministre des Transports veut une réforme.
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Journée galère dans les écoles
Les enseignants repartent au combat. Demain, la mobilisation s'annonce particulièrement suivie, de la maternelle à l'université. Les principaux syndicats, unis, misent sur un « mouvement majoritaire avec au moins 50 % de grévistes».Forcément plus que les quatre appels de l'an dernier qui n'ont jamais réussi à réveiller une profession particulièrement sonnée après l'échec du printemps 2003. « Cela a mis du temps, et même si cet échec reste présent dans toutes les mémoires, il me semble qu'il est dépassé aujourd'hui », analyse Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp, premier syndicat dans le primaire. « Chaque collègue se rend compte que ce gouvernement ne les aide pas dans leurs difficultés quotidiennes; dans la loi, rien n'est d'ailleurs prévu concernant l'amélioration des conditions de travail des profs », insiste Luc Bérille du SE-Unsa. La perte du pouvoir d'achat, la défense du service public font aussi partie des raisons de cette colère. Des motifs de grogne contestés, hier, par le ministère de l'Education : « Le budget augmente depuis vingt ans alors que nos résultats en langues, en mathématique, en lecture... sont en baisse », observe un conseiller de François Fillon. « Ce n'est donc pas qu'un problème de moyens, il faut réorganiser notre école », poursuit-il.[…]
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Jamais l'école n'a été aussi généreuse
En cette veille de grève des profs, le ministère de l'Education nationale et les principales organisations enseignantes sont au moins d'accord sur un point : jamais l'école ne s'est autant mobilisée pour une cause. Un peu partout, de la maternelle au lycée, élèves et professeurs ne manquent pas d'idées pour collecter des fonds en faveur des victimes du tsunami en Asie. « C'est du jamais vu », assure-t-on rue de Grenelle.
« En 1992, l'opération Du riz pour la Somalie avait déjà remporté un vif succès, les enfants apportaient des sacs à l'école mais c'est sans commune mesure avec ce qui se passe en ce moment. Cela fait partie de l'école de transmettre les valeurs de solidarité et de générosité », commente Luc Bérille du Syndicat des enseignants. Les initiatives, toujours suivies ou précédées de discussions et d'explications sur ce qui s'est passé le 26 décembre, sont incalculables : vente de pâtisseries dans une maternelle du XI e arrondissement de Paris, petits concerts payants dans des écoles bordelaises, réalisation de clips vidéo pour inciter au don dans un collège de Dijon, quêtes d'élèves de bac professionnel auprès d'entreprises dans l'académie de Nice...
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« J'ai eu une peine immense »
Anouk n'a toujours pas oublié « la vague ». « A la récré, on continue d'en parler avec mes copines », raconte la petite fille. Ce qui a choqué l'écolière, ce sont surtout les images qu'elle garde en tête depuis près d'un mois.« C'était fou, cette grosse vague, énorme, j'ai vu que plein de gens mouraient à cause d'elle, que des enfants se retrouvaient sans parents, seuls. » Anouk l'avoue : jamais elle n'avait eu si peur. « J'ai eu une peine immense », glisse-t-elle doucement. Très vite, l'enfant forme un voeu : pourquoi ne pas imaginer une collecte au sein de son école ? « A la radio, partout, on n'arrêtait pas de dire que les gens donnaient, je me suis dit que, dans ma classe aussi, on pouvait le faire, avec notre argent de poche »
Anouk veut agir. « Elle n'a pas osé en parler directement à sa maîtresse, poursuit sa mère, Nathalie. Alors je suis intervenue. Si on fait prendre conscience aux enfants de l'injustice, plus tard, ils seront des adultes plus solidaires. » La proposition d'Anouk fait l'unanimité. Une urne est réalisée avec un bandeau blanc marqué d'un large « 1 € pour l'Asie »
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Ce logiciel aide aussi les enfants dyslexiques
Depuis la rentrée de septembre, vingt-deux élèves de deux classes de sixième du collège Saint-Joseph de Saint-Saturnin (Puy-de-Dôme) expérimentent la reconnaissance vocale pendant leurs cours. Des élèves un peu particuliers puisqu'ils souffrent, comme 5 à 6 % des enfants scolarisés en France, de troubles du langage écrit. Eux sont dyslexiques : pas de handicap mental mais d'énormes difficultés pour apprendre à lire et écrire. « Nous avons créé pour eux un logiciel simplifié et adapté qui leur permet d'écouter les informations plutôt que de les lire à l'écran mais aussi d'écrire leurs réponses et de les corriger afin que la machine les interprète correctement », explique Gilles Vessière, spécialiste des technologies vocales à l'origine du projet. A l'aide de la dictée vocale, un enfant lourdement dyslexique réalise un travail quasiment impossible pour lui jusque-là : écrire un texte compréhensible avec un nombre très réduit de fautes d'orthographe. Il peut formuler vocalement ce qu'il ne peut écrire à cause d'une dyslexie qui limite son expression littéraire parce qu'il est incertain de l'orthographe et de la syntaxe des phrases. Il peut également « dire » (dicter un texte qu'il imagine ou rédiger une composition) ce qu'il a du mal à écrire seul.
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La Croix du 19/01/05
Les enfants à l’école du théâtre
«Il y a quinze ans, vous demandiez aux enfants ce qu’était le théâtre , ils ne savaient pas répondre. Aujourd’hui, la plupart ont vu des spectacles et beaucoup ont été initiés à sa pratique dans le temps scolaire ou périscolaire. C’est pour eux une expérience à la fois culturelle et vivante.» Patrice Melka, qui anime des ateliers au sein de l’association Ekangha, à Lyon, atteste du regain d’intérêt qu’éprouvent les jeunes pour le théâtre.
À la Fédération nationale des compagnies de théâtre et d’animation, un vivier du théâtre amateur, on enregistre d’ailleurs un nombre croissant de licenciés de moins de 16 ans et, au fil des ans, les initiatives se sont multipliées. «C’est un champ de découvertes très large, poursuit Patrice Melka. Monter un spectacle avec des enfants les amène à se poser la question du texte, à construire un personnage, à créer des costumes, à apprendre les codes de la scène. S’il y a une dimension de développement personnel, c’est toujours à l’intérieur d’une préoccupation artistique.» Alors qu’il y a encore vingt-cinq ans, «les intervenants entraient dans l’école par l’escalier de service», les enseignants aujourd’hui sont nombreux à reconnaître les bénéfices que tirent leurs élèves d’une initiation artistique. «C’est très directement un facteur de mobilisation scolaire, de socialisation et d’amélioration des compétences dans la langue, à travers la découverte d’un objet collectif à créer», note Jean-Pierre Loriol, délégué national de l’Anrat (Association nationale de recherche et d’action théâtrale).
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20 minutes du 19/01/05
Pas de voile devant les yeux
Dounia Bouzar a encore changé de couleur de cheveux, mais a gardé sa liberté de ton et d’action. Elle vient de sortir un livre et de démissionner du Conseil français du culte musulman, dont elle était membre qualifiée. Cette anthropologue, ancienne éducatrice dans le Nord et convertie à l’islam, avait été choisie pour sa connaissance des jeunes musulmans. Mais le décalage avec les officiels était trop grand.[…]
Ses réflexions, elle vient de les publier dans un livre qui assène quelques vérités. « La vraie question est : c’est quoi être musulman dans une société laïque. Ces jeunes n’ont pas que l’islam comme référence et se demandent quel type de musulmans ils veulent être. Laissons-les trouver leurs réponses. » Elle renvoie ainsi dos à dos tous les intégristes avides de récupération.
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Toulouse : Le lycée Galliéni renaît sur les gravats de l’ancien
Il aura fallu plus de trois années pour voir aboutir le projet de reconstruction du lycée Galliéni, détruit le 21 septembre 2001 par l’explosion de l’usine AZF. Hier, la région dévoilait les principaux aspects du futur établissement scolaire, le plus grand de Midi-Pyrénées, à son ouverture pour la rentrée 2007.
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Ouest-France du 19/01/05
Au collège, l'ordinateur est sur la table
Depuis deux ans, on utilise chaque jour des ordinateurs portables au collège Racine de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). Cet outil suscite une véritable motivation chez les élèves. Et permet aux professeurs de dispenser des cours enrichis, de manière attractive.
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A Vannes, les lycéens écrivent aux détenus
A Vannes, un professeur de français a fait naître une correspondance entre des lycéens et des détenus en maison d'arrêt. Au-delà du simple travail d'écriture, une vraie réflexion sur la citoyenneté qui prépare les élèves au bac de français.
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Le Monde daté du 20/01/05
Devant l'afflux de demandes, plusieurs communes privent de cantine les enfants de chômeurs
A Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne), la mairie exige "une attestation de chaque employeur des parents". La justice a déjà sanctionné de telles "atteintes au principe d'égalité".
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Auschwitz : 60 ans après, la mémoire contre l'oubli par Bertrand Poirot-Delpech
La commémoration devient un sport national, coincée entre deux dimanches de foot - sans la surprise. Le cérémonial s'use, le consensus banalise le souvenir qu'il est censé honorer. La mémoire de la Shoah n'avait pas besoin de cela.
Qu'un tribun dont c'est le fonds de commerce remette ces jours-ci le disque d'une inhumanité nazie pas si "inhumaine", comme s'il y avait des degrés dans la barbarie dès lors qu'un pays de haute culture fait flamber des bambins de trois ans pour le crime d'être né Mayer ou Benguigui, c'est la routine.Signe plus effarant : que le déguisement en SS d'un héritier du trône d'Angleterre passe pour une simple faute de goût.[…]
Au 75e anniversaire, c'est demain, ne restera plus en arrière-garde pour l'éternité que l'enseignant écrivant au tableau des noms de camps silésiens imprononçables, et la cloche de la "récré" donnera le signal des jeux de ballon. L'oubli par étourderie aura la partie belle. Deux mystères, au moins, ne sauraient disparaître des célébrations et des programmes scolaires - cette chance ultime de défier le temps.
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mardi, janvier 18, 2005
Revue de presse du mardi 18 janvier 2005
53 patrons de grandes écoles et d'universités ont signé hier une «charte de l'égalité des chances et des formations d'excellence» qui se fixe un objectif : démocratiser l'accès des jeunes issus de milieux défavorisés aux meilleures formations de l'enseignement supérieur. On trouver cette information reprise dans un grand nombre de vos journaux.
A lire aussi dans le Figaro,la réponse de Philippe Meirieu à Robert Redeker qui, il y a une semaine, invectivait le « pédagogisme » en l’accusant de brader la culture. La réponse est ferme, argumentée et mesurée face à une attaque qui était tout le contraire…
Bonne Lecture...
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Libération du 18/01/05
L'enseignement supérieur en quête de mixité
Une forme de discrimination positive fait son chemin dans l'enseignement supérieur. Après l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris, celui de Lille vient lui aussi d'adopter des conventions ZEP (zone d'éducation prioritaire) destinées à panacher son recrutement en l'ouvrant aux élèves de lycées classés en zone sensible. De son côté, l'Essec (Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales) a mis sur pied un autre dispositif, répondant à la même volonté.
Et, hier, trois ministres, François Fillon (Education nationale), Jean-Louis Borloo (Emploi et Cohésion sociale) et Nelly Olin (Intégration et Egalité des chances), ont signé ensemble une «charte de l'égalité des chances et des formations d'excellence» que la Conférence des présidents d'université (CPU), la Conférence des grandes écoles et la Fédération des écoles supérieures d'ingénieurs et de cadres ont aussi paraphée.
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Le Figaro du 18/01/05
En réponse au philosophe Robert Redeker
Eloge du «pédagogisme» par Philippe Meirieu
Ainsi donc, serait-on en train, enfin, de liquider le pédagogisme pour restaurer la véritable pédagogie : «l'art d'exposer systématiquement, progressivement et logiquement, à partir de leurs éléments, des connaissances» . Grâce à la loi Fillon, on va pouvoir bouter hors de l'école les agitateurs pervers qui, en lieu et place de la transmission des savoirs pour laquelle ils sont mandatés, s'adonnent à l'écoute démagogique des élèves, abandonnent toute exigence culturelle, mélangent allègrement Bach et le rap, Charlie-Hebdo et Albert Camus, le théorème de Pythagore et les résultats du PMU, etc. […]
Et si les choses étaient, quand même, un tout petit peu plus compliquées ? Résumons brièvement ce que l'on reproche à ce qu'on nomme le pédagogisme : 1) Il affirme que l'élève doit «construire son propre savoir» et abolit, par là, la dénivellation essentielle entre celui qui sait et celui qui ignore. 2) Il ne fait pas la différence entre les oeuvres de culture et la médiocrité médiatique. 3) Il participe d'une idéologie égalitariste qui cherche à détruire les élites et à niveler notre société par le bas, mettant en péril l'avenir de la civilisation. 4) Il s'inscrit enfin dans le prolongement de l'utopie libertaire soixante-huitarde en s'agenouillant devant «l'enfant-roi». Cette perspective, d'ailleurs, serait devenue la doctrine officielle de l'Éducation nationale depuis 1981, formalisée par la loi de 1989 qui place «l'élève au centre du système scolaire».
Qu'on me permette, en tant que représentant de ce si détestable pédagogisme, de reprendre ces quatre éléments de ce qui est censé être notre «doctrine» et de montrer qu'il y a, tout à la fois, dans cette dénonciation, une ignorance complète de l'histoire, un danger immense pour notre démocratie, un aveuglement sur nos véritables propositions et un malentendu qu'il faut absolument lever.[…] Et si les vilains pédagogistes comme moi avaient combattu, depuis bien longtemps, pour que la culture trouve dans l'École une place centrale ? Pour qu'on enseigne aussi, à côté des théorèmes mathématiques et des lois physiques, la manière dont les hommes les avaient élaborés, s'étaient battus, grâce à eux, contre l'ignorance et l'assujettissement ? Et si, même, nous avions travaillé, avec d'autres, pour que l'histoire de l'émancipation de l'humanité et les terribles marches arrière vers la barbarie soient présentées clairement et fortement dans les programmes scolaires ? Alors, il faudrait, sans doute, revoir, par honnêteté intellectuelle, les accusations qui sont portées contre nous.
Reste, enfin, le malentendu sans cesse à élucider : ce n'est pas parce que nous prétendons que «l'élève construit son savoir» que nous abolissons l'autorité de l'enseignant. Bien au contraire : pour mettre en place une situation où l'élève va, grâce aux consignes et aux ressources qu'on lui fournit, travailler vraiment «dans sa tête» à élaborer des connaissances, il faut que le professeur maîtrise parfaitement ces dernières. Plus encore : il faut qu'il prospecte, parmi tous les documents et toutes les méthodes à sa disposition, ceux et celles qui vont pouvoir être les plus efficaces. Aucune abdication de l'autorité, pas le moindre soupçon de non-directivité. […]
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L'Humanité du 18/01/05
Projet communiste pour l’école (oubli dans l’édition du 17 janvier)
Voilà plusieurs semaines qu’il en était question : les communistes ont profité du Conseil national de vendredi dernier pour lancer leur projet pour l’école. Le texte n’est pas achevé et se veut un « document d’étape », soumis à la discussion. Au bout de quoi devrait être rédigée une proposition de loi. Portée par les parlementaires des groupes communistes, celle-ci sera, si le calendrier est respecté, déposée à la mi-février. Et s’opposerait alors au projet de loi d’orientation pour l’école de François Fillon, qui doit être présenté à la même période devant l’Assemblée nationale.
Les visées des deux textes, on s’en doute, sont radicalement différentes. Si chacun entend rénover le système éducatif avec pour ambition première de lutter contre l’échec scolaire, ce n’est ni avec les mêmes armes ni pour les mêmes raisons. Ainsi le texte communiste insiste-t-il pour rattacher les difficultés de l’école à celles de la société, quand celui du ministre n’évoque même pas ce lien.[…]
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Les grandes écoles descendent dans les ZEP
« Tendre la main à ces jeunes et leur dire : cette école est aussi pour toi. » Ainsi Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale, définit-il l’objectif assigné à la charte de l’égalité des chances et des formations d’excellence. Tout aussi théâtral, François Fillon a, quant à lui, noté que l’initiative engagée « marque le refus du fatalisme social ». Quoi qu’il en soit, le texte cosigné hier entre les deux ministres et plusieurs partenaires de l’enseignement supérieur ouvre une nouvelle voie, à mi-chemin entre les politiques de discrimination positive et la « méritocratie républicaine », ainsi nommée par le ministre de l’Éducation.
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Le Parisien du 18/01/05
Aurore coache les lycéens de banlieue
LA « MUSCULATION culturelle », vous connaissez ? Chaque mercredi, un peu plus de soixante élèves issus de lycées de banlieue, classés en zone d'éducation prioritaire, franchissent les portes du campus de l'Essec pour s'adonner à ces curieuses séances de gonflette cérébrale. Pendant trois heures, ils y apprennent à mieux s'exprimer, à organiser leur travail, à faire leur tri dans les filières d'orientation, à connaître le monde de l'entreprise. Et à doper leurs connaissances culturelles, rarement à la hauteur des exigences requises dans les filières d'excellence. «Tirés vers le haut », comme on dit à l'Essec. Engagée depuis trois ans dans cette expérience de tutorat baptisée « Une grande école, pourquoi pas moi ? », la prestigieuse école de commerce de Cergy (Val-d'Oise) fait des émules. Hier, une cinquantaine de grandes écoles se sont elles aussi lancées dans cette aventure
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Plus de 50 grandes écoles s'engagent
EN 2001, Sciences-po Paris avait tracé une route ambitieuse en recrutant des bacheliers de vingt lycées d'Ile-de-France classés ZEP (zone d'éducation prioritaire). Cette année, 45 étudiants ont intégré l'école, qui s'en porte visiblement très bien. Pourtant, ce n'est pas cette voie (celle de la discrimination positive) mais une autre, moins spectaculaire, que 53 patrons de grandes écoles et d'universités se sont engagés à suivre hier en signant une charte qui se fixe un objectif : démocratiser l'accès des jeunes issus de milieux défavorisés aux meilleures formations de l'enseignement supérieur.
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La Croix du 18/01/05
Rien vu...
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20 minutes du 18/01/05
Les grandes écoles plus ouvertes?
Une charte destinée à faciliter un accès plus large aux formations d’excellence de l’enseignement supérieur a été signée hier au ministère de l’Education nationale. Ce texte doit permettre de développer des partenariats entre les établissements supérieurs et les lycées et collèges de quartiers défavorisés.
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Fillon planche sur le bac
Le ministre de l’Education nationale a installé hier un groupe de travail composé d’enseignants, de parents d’élèves et de syndicats lycéens, chargé de réfléchir à une réforme du baccalauréat.
François Fillon souhaite que le nouveau bac, qui prendrait effet à la session de juin 2007, comporte moins d’épreuves terminales – six au maximum – et davantage de contrôle continu durant l’année scolaire. Le groupe de travail doit présenter ses conclusions le 15 avril.
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Ouest-France du 18/01/05
H andicapés : une loi pour changer la vie
Le projet de loi consacré aux handicapés va passer aujourd'hui un cap important. Compte tenu de la composition de l'Assemblée nationale, il devrait être facilement adopté en deuxième lecture. Il sera alors très proche de sa mouture finale. Seuls quelques ajustements techniques, qui peuvent toutefois ne pas être négligeables resteront à finaliser avant le vote définitif prévu à la fin du mois.[…]
L'Éducation nationale aura l'obligation d'accepter les enfants handicapés dans l'école la plus proche de leur domicile. En cas d'impossibilité prouvée, elle devra leur trouver un établissement spécialisé.
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Le Monde daté du 19/01/05
Polémique sur les lycées municipaux parisiens
Il n'y aura pas de fusion, transfert ou fermeture des lycées municipaux parisiens à la rentrée 2005. Le recteur de l'académie de Paris, Maurice Quenet, devrait l'annoncer à la presse lundi 17 janvier.
Depuis les premières lois de décentralisation, les lycées sont des établissements publics locaux d'enseignement (EPLE), gérés par les régions. Mais il perdure à Paris des lycées municipaux professionnels, quelquefois sous-utilisés. La nouvelle loi de décentralisation du 14 août 2004 prévoit leur transformation en EPLE et le transfert de leur gestion à la région Ile-de-France
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Voile : une employée municipale suspendue
Une femme de ménage, fonctionnaire de la ville de Meylan (Isère), a été suspendue de ses fonctions, le 13 novembre, au retour d'un congé maternité, au motif qu'elle portait un foulard islamique. La mairie a estimé que cette tenue était "incompatible avec son travail dans un établissement scolaire". Abla Bentraifa, qui est fonctionnaire de la mairie depuis 1992, titularisée en 1997, exerce les fonctions d'agent d'entretien de catégorie C dans une école. La mairie (UMP) de Meylan a convoqué l'agent le 23 juillet pour discuter de sa reprise de travail, prévue le 13 novembre. On lui a alors demandé de retirer son voile. A la suite de son refus, elle a été suspendue provisoirement de ses fonctions.
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A lire aussi dans le Figaro,la réponse de Philippe Meirieu à Robert Redeker qui, il y a une semaine, invectivait le « pédagogisme » en l’accusant de brader la culture. La réponse est ferme, argumentée et mesurée face à une attaque qui était tout le contraire…
Bonne Lecture...
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Libération du 18/01/05
L'enseignement supérieur en quête de mixité
Une forme de discrimination positive fait son chemin dans l'enseignement supérieur. Après l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris, celui de Lille vient lui aussi d'adopter des conventions ZEP (zone d'éducation prioritaire) destinées à panacher son recrutement en l'ouvrant aux élèves de lycées classés en zone sensible. De son côté, l'Essec (Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales) a mis sur pied un autre dispositif, répondant à la même volonté.
Et, hier, trois ministres, François Fillon (Education nationale), Jean-Louis Borloo (Emploi et Cohésion sociale) et Nelly Olin (Intégration et Egalité des chances), ont signé ensemble une «charte de l'égalité des chances et des formations d'excellence» que la Conférence des présidents d'université (CPU), la Conférence des grandes écoles et la Fédération des écoles supérieures d'ingénieurs et de cadres ont aussi paraphée.
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Le Figaro du 18/01/05
En réponse au philosophe Robert Redeker
Eloge du «pédagogisme» par Philippe Meirieu
Ainsi donc, serait-on en train, enfin, de liquider le pédagogisme pour restaurer la véritable pédagogie : «l'art d'exposer systématiquement, progressivement et logiquement, à partir de leurs éléments, des connaissances» . Grâce à la loi Fillon, on va pouvoir bouter hors de l'école les agitateurs pervers qui, en lieu et place de la transmission des savoirs pour laquelle ils sont mandatés, s'adonnent à l'écoute démagogique des élèves, abandonnent toute exigence culturelle, mélangent allègrement Bach et le rap, Charlie-Hebdo et Albert Camus, le théorème de Pythagore et les résultats du PMU, etc. […]
Et si les choses étaient, quand même, un tout petit peu plus compliquées ? Résumons brièvement ce que l'on reproche à ce qu'on nomme le pédagogisme : 1) Il affirme que l'élève doit «construire son propre savoir» et abolit, par là, la dénivellation essentielle entre celui qui sait et celui qui ignore. 2) Il ne fait pas la différence entre les oeuvres de culture et la médiocrité médiatique. 3) Il participe d'une idéologie égalitariste qui cherche à détruire les élites et à niveler notre société par le bas, mettant en péril l'avenir de la civilisation. 4) Il s'inscrit enfin dans le prolongement de l'utopie libertaire soixante-huitarde en s'agenouillant devant «l'enfant-roi». Cette perspective, d'ailleurs, serait devenue la doctrine officielle de l'Éducation nationale depuis 1981, formalisée par la loi de 1989 qui place «l'élève au centre du système scolaire».
Qu'on me permette, en tant que représentant de ce si détestable pédagogisme, de reprendre ces quatre éléments de ce qui est censé être notre «doctrine» et de montrer qu'il y a, tout à la fois, dans cette dénonciation, une ignorance complète de l'histoire, un danger immense pour notre démocratie, un aveuglement sur nos véritables propositions et un malentendu qu'il faut absolument lever.[…] Et si les vilains pédagogistes comme moi avaient combattu, depuis bien longtemps, pour que la culture trouve dans l'École une place centrale ? Pour qu'on enseigne aussi, à côté des théorèmes mathématiques et des lois physiques, la manière dont les hommes les avaient élaborés, s'étaient battus, grâce à eux, contre l'ignorance et l'assujettissement ? Et si, même, nous avions travaillé, avec d'autres, pour que l'histoire de l'émancipation de l'humanité et les terribles marches arrière vers la barbarie soient présentées clairement et fortement dans les programmes scolaires ? Alors, il faudrait, sans doute, revoir, par honnêteté intellectuelle, les accusations qui sont portées contre nous.
Reste, enfin, le malentendu sans cesse à élucider : ce n'est pas parce que nous prétendons que «l'élève construit son savoir» que nous abolissons l'autorité de l'enseignant. Bien au contraire : pour mettre en place une situation où l'élève va, grâce aux consignes et aux ressources qu'on lui fournit, travailler vraiment «dans sa tête» à élaborer des connaissances, il faut que le professeur maîtrise parfaitement ces dernières. Plus encore : il faut qu'il prospecte, parmi tous les documents et toutes les méthodes à sa disposition, ceux et celles qui vont pouvoir être les plus efficaces. Aucune abdication de l'autorité, pas le moindre soupçon de non-directivité. […]
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L'Humanité du 18/01/05
Projet communiste pour l’école (oubli dans l’édition du 17 janvier)
Voilà plusieurs semaines qu’il en était question : les communistes ont profité du Conseil national de vendredi dernier pour lancer leur projet pour l’école. Le texte n’est pas achevé et se veut un « document d’étape », soumis à la discussion. Au bout de quoi devrait être rédigée une proposition de loi. Portée par les parlementaires des groupes communistes, celle-ci sera, si le calendrier est respecté, déposée à la mi-février. Et s’opposerait alors au projet de loi d’orientation pour l’école de François Fillon, qui doit être présenté à la même période devant l’Assemblée nationale.
Les visées des deux textes, on s’en doute, sont radicalement différentes. Si chacun entend rénover le système éducatif avec pour ambition première de lutter contre l’échec scolaire, ce n’est ni avec les mêmes armes ni pour les mêmes raisons. Ainsi le texte communiste insiste-t-il pour rattacher les difficultés de l’école à celles de la société, quand celui du ministre n’évoque même pas ce lien.[…]
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Les grandes écoles descendent dans les ZEP
« Tendre la main à ces jeunes et leur dire : cette école est aussi pour toi. » Ainsi Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale, définit-il l’objectif assigné à la charte de l’égalité des chances et des formations d’excellence. Tout aussi théâtral, François Fillon a, quant à lui, noté que l’initiative engagée « marque le refus du fatalisme social ». Quoi qu’il en soit, le texte cosigné hier entre les deux ministres et plusieurs partenaires de l’enseignement supérieur ouvre une nouvelle voie, à mi-chemin entre les politiques de discrimination positive et la « méritocratie républicaine », ainsi nommée par le ministre de l’Éducation.
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Le Parisien du 18/01/05
Aurore coache les lycéens de banlieue
LA « MUSCULATION culturelle », vous connaissez ? Chaque mercredi, un peu plus de soixante élèves issus de lycées de banlieue, classés en zone d'éducation prioritaire, franchissent les portes du campus de l'Essec pour s'adonner à ces curieuses séances de gonflette cérébrale. Pendant trois heures, ils y apprennent à mieux s'exprimer, à organiser leur travail, à faire leur tri dans les filières d'orientation, à connaître le monde de l'entreprise. Et à doper leurs connaissances culturelles, rarement à la hauteur des exigences requises dans les filières d'excellence. «Tirés vers le haut », comme on dit à l'Essec. Engagée depuis trois ans dans cette expérience de tutorat baptisée « Une grande école, pourquoi pas moi ? », la prestigieuse école de commerce de Cergy (Val-d'Oise) fait des émules. Hier, une cinquantaine de grandes écoles se sont elles aussi lancées dans cette aventure
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Plus de 50 grandes écoles s'engagent
EN 2001, Sciences-po Paris avait tracé une route ambitieuse en recrutant des bacheliers de vingt lycées d'Ile-de-France classés ZEP (zone d'éducation prioritaire). Cette année, 45 étudiants ont intégré l'école, qui s'en porte visiblement très bien. Pourtant, ce n'est pas cette voie (celle de la discrimination positive) mais une autre, moins spectaculaire, que 53 patrons de grandes écoles et d'universités se sont engagés à suivre hier en signant une charte qui se fixe un objectif : démocratiser l'accès des jeunes issus de milieux défavorisés aux meilleures formations de l'enseignement supérieur.
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La Croix du 18/01/05
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20 minutes du 18/01/05
Les grandes écoles plus ouvertes?
Une charte destinée à faciliter un accès plus large aux formations d’excellence de l’enseignement supérieur a été signée hier au ministère de l’Education nationale. Ce texte doit permettre de développer des partenariats entre les établissements supérieurs et les lycées et collèges de quartiers défavorisés.
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Fillon planche sur le bac
Le ministre de l’Education nationale a installé hier un groupe de travail composé d’enseignants, de parents d’élèves et de syndicats lycéens, chargé de réfléchir à une réforme du baccalauréat.
François Fillon souhaite que le nouveau bac, qui prendrait effet à la session de juin 2007, comporte moins d’épreuves terminales – six au maximum – et davantage de contrôle continu durant l’année scolaire. Le groupe de travail doit présenter ses conclusions le 15 avril.
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Ouest-France du 18/01/05
H andicapés : une loi pour changer la vie
Le projet de loi consacré aux handicapés va passer aujourd'hui un cap important. Compte tenu de la composition de l'Assemblée nationale, il devrait être facilement adopté en deuxième lecture. Il sera alors très proche de sa mouture finale. Seuls quelques ajustements techniques, qui peuvent toutefois ne pas être négligeables resteront à finaliser avant le vote définitif prévu à la fin du mois.[…]
L'Éducation nationale aura l'obligation d'accepter les enfants handicapés dans l'école la plus proche de leur domicile. En cas d'impossibilité prouvée, elle devra leur trouver un établissement spécialisé.
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Le Monde daté du 19/01/05
Polémique sur les lycées municipaux parisiens
Il n'y aura pas de fusion, transfert ou fermeture des lycées municipaux parisiens à la rentrée 2005. Le recteur de l'académie de Paris, Maurice Quenet, devrait l'annoncer à la presse lundi 17 janvier.
Depuis les premières lois de décentralisation, les lycées sont des établissements publics locaux d'enseignement (EPLE), gérés par les régions. Mais il perdure à Paris des lycées municipaux professionnels, quelquefois sous-utilisés. La nouvelle loi de décentralisation du 14 août 2004 prévoit leur transformation en EPLE et le transfert de leur gestion à la région Ile-de-France
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Voile : une employée municipale suspendue
Une femme de ménage, fonctionnaire de la ville de Meylan (Isère), a été suspendue de ses fonctions, le 13 novembre, au retour d'un congé maternité, au motif qu'elle portait un foulard islamique. La mairie a estimé que cette tenue était "incompatible avec son travail dans un établissement scolaire". Abla Bentraifa, qui est fonctionnaire de la mairie depuis 1992, titularisée en 1997, exerce les fonctions d'agent d'entretien de catégorie C dans une école. La mairie (UMP) de Meylan a convoqué l'agent le 23 juillet pour discuter de sa reprise de travail, prévue le 13 novembre. On lui a alors demandé de retirer son voile. A la suite de son refus, elle a été suspendue provisoirement de ses fonctions.
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lundi, janvier 17, 2005
Revue de presse du lundi 17 janvier 2005
Semaine de grève dans la fonction publique. Les postiers le mardi, les cheminots, les électriciens, les gaziers le mercredi, les fonctionnaires et les enseignants le jeudi. Les journaux présentent cette semaine comme importante pour le gouvernement, d’autant plus que les sondages montrent plutôt une sympathie de l’opinion publique pour ce mouvement. Mais tous insistent surtout sur la défense du pouvoir d’achat. Du coup la grève de jeuddi des enseignants semble pour l’instant un peu mise de côté et la réforme Fillon oubliée dans la liste des mécontentements.
Le Monde s’intéresse aussi à « La vie en fragile équilibre des étudiants salariés », plus de 120 000 étudiants se trouvent dans cette situation, selon l'estimation de l'Observatoire national de la vie étudiante (OVE).Comme le montre bien le journal, il est difficile dans ces conditions de concilier les études et le travail salarié. On constate aussi que le statut d’assistant d’éducation est beaucoup moins favorable que ne l’était l’ancien statut de surveillant.
Bonne Lecture...
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Libération du 17/01/05
En Franche-Comté, des élèves font leurs classes dès le lycée
Depuis septembre 2004, un officier anime des cours sur l'armée et ses débouchés dans deux établissements privés.
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Le Figaro du 17/01/05
La France en spasme
Les postiers le mardi, les cheminots, les électriciens, les gaziers le mercredi, les fonctionnaires et les enseignants le jeudi, sans compter, çà et là, la mobilisation de personnels de la santé... Telle est la triste litanie d'une semaine animée par les services publics d'une exception française dominée par l'esprit corporatiste et le refus du changement. Le tout prendra fin dès le vendredi, qui marque de plus en plus le début du week-end : la lutte sociale sait s'arrêter lorsque commence le temps du repos pour les malheureux du secteur public.
Il ne faut pas se faire d'illusion. En dépit des mots d'ordre divers et des revendications multiformes, c'est bien autant les salaires que le rejet des réformes qui sont au centre de ces mouvements. Celles-ci, quand elles sont acceptées du bout des lèvres, sont assorties de tant de «mais» par les professionnels de la contestation qu'elles perdent une grande partie de leur efficacité. Mille raisons sont avancées pour s'y opposer et mille prétextes trouvés pour les retarder. Tant et si bien que la nation est, chaque fois, rongée par une résignation morose. Et le pays prend l'habitude de ces spasmes qui secouent périodiquement ce grand corps malade que sont les appendices de l'Etat.
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L'Humanité du 17/01/05
Hubert Tison Secrétaire général de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie de l’enseignement public.
Comme à l’accoutumée, les propos de Jean-Marie Le Pen, savamment préparés, provoquent l’indignation. Il ne s’agit pas d’un dérapage verbal isolé, mais bien d’un coup monté nécessaire à son personnage politique. Attirer l’attention sur soi, faire parler à tout prix de soi par n’importe quel moyen de provocation. Mais il faut voir plus loin que des propos scandaleux. Il faut d’abord analyser le discours et voir comment on peut réagir - en tant qu’enseignant d’histoire.
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Le Parisien du 17/01/05
Fonctionnaires : la semaine du grand réveil
Postiers, cheminots, enseignants, puis tous les fonctionnaires font grève cette semaine pour défendre leur pouvoir d'achat et le service public. Selon notre sondage, 65 % des Français les soutiennent et 75 % se disent prêts à manifester pour leur salaire.
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Une mère n'aime jamais trop son fils
AH, la crainte d'être une mère étouffante, castratrice, fusionnelle... Cette peur confuse de faire de son fils une mauviette à trop lui nouer d'écharpes autour du cou pour qu'il n'attrape pas froid... Le bon vieux cliché culpabilisant effleure et perturbe toutes les mamans qui mettent des mâles au monde. Qu'elles se rassurent : dans un livre qui vient de paraître chez Odile Jacob, « Mère et fils », le psychologue et psychanalyste Alain Braconnier se penche pour la première fois sur cette relation intense et compliquée entre les femmes et leurs fistons.
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Les Klopobeks vont remplacer les Yu Gi Oh
APRÈS les Pokémon et les Yu Gi Oh, voici les derniers personnages qui vont rôder dans les cours de récré : les Klopobeks. Héros de cartes à jouer et à collectionner, présentés en ce moment au Salon Univers d'enfants qui se tient à Villepinte (Seine-Saint-Denis), ils constituent le premier jeu antitabac destiné aux 8-12 ans.
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La Croix du 17/01/05
Comment traiter l'anorexie ?
Face à des anorexies graves, certains services spécialisés ont parfois recours à des hospitalisations avec séparation familiale, une pratique qui fait débat
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Le gouvernement sourd aux grévistes
Malgré tout, comme l’a montré un sondage publié lundi 17 janvier par Le Parisien/Aujourd’hui en France, le discours syndical rencontre un écho favorable dans l’opinion : 65% des Français se disaient favorables au mouvement de grève (41% soutiennent et 24% éprouvent de la sympathie), tandis que 15% seulement s’y déclaraient opposés ou hostiles.
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20 minutes du 17/01/05
La semaine de tous les bras de fer
- Jeudi : la Fonction publique et l’Education Les fédérations syndicales de fonctionnaires appellent à une grève et à des manifestations après l’échec des négociations salariales avec leur ministre de tutelle. Les enseignants font de même pour demander l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école.
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Ouest-France du 17/01/05
Une semaine de grèves dans le public
Difficile de prévoir l'ampleur de la mobilisation du secteur public. Seule certitude, les appels à la grève et aux manifestations se succèdent tout au long de cette semaine qui s'annonce très agitée. Au-delà des revendications sur les emplois et les salaires, ces mouvements expriment aussi l'inquiétude face aux réformes du gouvernement.
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Le Monde daté du 18/01/05
La vie en fragile équilibre des étudiants salariés
Une grande majorité des jeunes inscrits dans l'enseignement supérieur travaillent pour financer leur formation, selon un sonsage de l'UNEF rendu public lundi. Agent d'accueil dans une patinoire, caissier à Auchan, réceptionniste de nuit à l'hôtel : ils tentent de concilier deux rythmes concurrents
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Derrière un phénomène massif, des situations très diverses
Serveur dans un fast-food, animateur en centre aéré, surveillant en collège ou lycée... Entre argent de poche et financement des études, une large majorité d'étudiants sont amenés à exercer des "petits boulots". Sans tenir compte des stages sous convention, 65 % d'entre eux ont exercé une activité salariée au cours de leur formation, selon un sondage réalisé par CSA, rendu public lundi 17 janvier par l'UNEF, le principal syndicat étudiant.
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Les nouveaux "pions" ne poursuivent pas tous des études
Avec le remplacement, à partir de la rentrée 2003, du statut de surveillant par celui d'assistant d'éducation, les étudiants estiment avoir perdu au change. Alors que les postes de surveillant leur étaient exclusivement dévolus, ceux d'assistants d'éducation sont, selon la loi du 30 avril 2003, réservés en priorité aux boursiers, mais sans exclusive. Résultat, selon un bilan établi par le ministère de l'éducation, sur les quelque 31 000 assistants d'éducation en poste à la rentrée 2004, 60 % avaient un statut étudiant. Et parmi eux, 20 % étaient boursiers."Le statut des surveillants avait permis à de nombreux étudiants de pouvoir, en l'absence d'aide sociale de l'Etat, poursuivre leurs études tout en acquérant une expérience professionnelle dans le domaine éducatif. Cette possibilité est fortement réduite avec le statut d'assistant d'éducation", considère-t-on à l'UNEF, principal syndicat étudiant.
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Après Paris, l'Institut d'études politiques de Lille adopte les conventions ZEP
L'institut d'études politiques (IEP) de Lille suit le modèle de Paris pour démocratiser le recrutement de ses étudiants. Des élèves issus de lycées défavorisés du Nord - Pas-de-Calais pourront, à partir de 2006, se présenter au concours spécifique organisé par l'IEP de Paris pour les lycéens issus d'établissements sensibles. En cas de réussite, ils pourront choisir d'intégrer Sciences-Po Paris, pour les meilleurs, ou l'IEP de Lille.
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Les sanctions décidées contre deux lycéens de Montreuil après un voyage à Auschwitz sont examinées en appel
Le voyage scolaire à Auschwitz se voulait pédagogique. Il a mal tourné pour six élèves du lycée Jean-Jaurès de Montreuil (Seine-Saint-Denis). L'un d'entre eux a été exclu définitivement de son établissement pour "approbation du génocide", les cinq autres ont fait l'objet d'une exclusion temporaire pour leur attitude inconvenante et devront mener un travail de réparation. Un mois et demi plus tard, la commission d'appel rectorale de l'académie de Créteil (Val-de-Marne) devait examiner, mardi 18 janvier, les sanctions prononcées, les 9 et 10 décembre 2004, en conseils de discipline, contre A., 16 ans, exclu définitivement du lycée, et F., 17 ans, exclu quinze jours pour "comportement irrespectueux et inconvenant"
L'affaire remonte au mercredi 24 novembre 2004. A quelques semaines de la commémoration des soixante ans de la libération du camp d'Auschwitz, quelque 150 élèves de huit lycées d'Ile-de-France partent en Pologne visiter les camps d'extermination nazis dans le cadre d'un voyage organisé par le conseil régional et le Mémorial de la Shoah.
Mais un petit groupe d'élèves du lycée Jean-Jaurès se fait remarquer par leurs deux professeurs accompagnateurs qui, à leur retour, réclament des sanctions. Une enquête est conduite par la proviseure, Michèle Amiel, et un rapport est établi par les deux professeurs accompagnateurs. "Nous reprochons aux élèves leur manque d'écoute, leur ricanement, leur comportement inconvenant mais nous n'avons pas entendu de remarques antisémites", explique Vincent Simon, l'un des deux enseignants. "Certains ont couru dans le camp sur la rampe des déportés, se sont livrés à une bataille de boules de neige et ont pris des photos choquantes", complète Claudine Guittoneau, l'autre enseignante accompagnatrice […]
Aujourd'hui, l'incident conduit à s'interroger sur l'organisation de tels voyages. Dans un communiqué, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) estime qu'"au nom d'un devoir de mémoire devenu parfois incantatoire, des élèves de plus en plus jeunes et mal préparés sont conduits sur ces lieux qui exigent de chacun une phase importante tant intellectuelle que psychologique. Nous sommes aujourd'hui en droit de craindre que de tels voyages soient contre-productifs puisqu'à plusieurs reprises, déjà, des faits de même nature ont été signalés". Pour Elisabeth Gourévitch, vice-présidente (PS) du conseil régional, chargée des lycées et de la politique éducative, "c'est la première fois en quatre ans", qu'un tel incident se produit. "Ces voyages sont salutaires et il est important de continuer."
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La commémoration de la libération du camp d'extermination lancée à Paris
Les survivants français du camp d'extermination d'Auschwitz ne sont plus que quelques centaines, mais la plupart étaient présents, dimanche 16 janvier, à l'Hôtel de Ville de Paris, pour lancer les commémorations du soixantième anniversaire de l'entrée des troupes soviétiques dans le camp, le 27 janvier 1945.
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Le Monde s’intéresse aussi à « La vie en fragile équilibre des étudiants salariés », plus de 120 000 étudiants se trouvent dans cette situation, selon l'estimation de l'Observatoire national de la vie étudiante (OVE).Comme le montre bien le journal, il est difficile dans ces conditions de concilier les études et le travail salarié. On constate aussi que le statut d’assistant d’éducation est beaucoup moins favorable que ne l’était l’ancien statut de surveillant.
Bonne Lecture...
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Libération du 17/01/05
En Franche-Comté, des élèves font leurs classes dès le lycée
Depuis septembre 2004, un officier anime des cours sur l'armée et ses débouchés dans deux établissements privés.
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Le Figaro du 17/01/05
La France en spasme
Les postiers le mardi, les cheminots, les électriciens, les gaziers le mercredi, les fonctionnaires et les enseignants le jeudi, sans compter, çà et là, la mobilisation de personnels de la santé... Telle est la triste litanie d'une semaine animée par les services publics d'une exception française dominée par l'esprit corporatiste et le refus du changement. Le tout prendra fin dès le vendredi, qui marque de plus en plus le début du week-end : la lutte sociale sait s'arrêter lorsque commence le temps du repos pour les malheureux du secteur public.
Il ne faut pas se faire d'illusion. En dépit des mots d'ordre divers et des revendications multiformes, c'est bien autant les salaires que le rejet des réformes qui sont au centre de ces mouvements. Celles-ci, quand elles sont acceptées du bout des lèvres, sont assorties de tant de «mais» par les professionnels de la contestation qu'elles perdent une grande partie de leur efficacité. Mille raisons sont avancées pour s'y opposer et mille prétextes trouvés pour les retarder. Tant et si bien que la nation est, chaque fois, rongée par une résignation morose. Et le pays prend l'habitude de ces spasmes qui secouent périodiquement ce grand corps malade que sont les appendices de l'Etat.
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L'Humanité du 17/01/05
Hubert Tison Secrétaire général de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie de l’enseignement public.
Comme à l’accoutumée, les propos de Jean-Marie Le Pen, savamment préparés, provoquent l’indignation. Il ne s’agit pas d’un dérapage verbal isolé, mais bien d’un coup monté nécessaire à son personnage politique. Attirer l’attention sur soi, faire parler à tout prix de soi par n’importe quel moyen de provocation. Mais il faut voir plus loin que des propos scandaleux. Il faut d’abord analyser le discours et voir comment on peut réagir - en tant qu’enseignant d’histoire.
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Le Parisien du 17/01/05
Fonctionnaires : la semaine du grand réveil
Postiers, cheminots, enseignants, puis tous les fonctionnaires font grève cette semaine pour défendre leur pouvoir d'achat et le service public. Selon notre sondage, 65 % des Français les soutiennent et 75 % se disent prêts à manifester pour leur salaire.
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Une mère n'aime jamais trop son fils
AH, la crainte d'être une mère étouffante, castratrice, fusionnelle... Cette peur confuse de faire de son fils une mauviette à trop lui nouer d'écharpes autour du cou pour qu'il n'attrape pas froid... Le bon vieux cliché culpabilisant effleure et perturbe toutes les mamans qui mettent des mâles au monde. Qu'elles se rassurent : dans un livre qui vient de paraître chez Odile Jacob, « Mère et fils », le psychologue et psychanalyste Alain Braconnier se penche pour la première fois sur cette relation intense et compliquée entre les femmes et leurs fistons.
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Les Klopobeks vont remplacer les Yu Gi Oh
APRÈS les Pokémon et les Yu Gi Oh, voici les derniers personnages qui vont rôder dans les cours de récré : les Klopobeks. Héros de cartes à jouer et à collectionner, présentés en ce moment au Salon Univers d'enfants qui se tient à Villepinte (Seine-Saint-Denis), ils constituent le premier jeu antitabac destiné aux 8-12 ans.
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La Croix du 17/01/05
Comment traiter l'anorexie ?
Face à des anorexies graves, certains services spécialisés ont parfois recours à des hospitalisations avec séparation familiale, une pratique qui fait débat
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Le gouvernement sourd aux grévistes
Malgré tout, comme l’a montré un sondage publié lundi 17 janvier par Le Parisien/Aujourd’hui en France, le discours syndical rencontre un écho favorable dans l’opinion : 65% des Français se disaient favorables au mouvement de grève (41% soutiennent et 24% éprouvent de la sympathie), tandis que 15% seulement s’y déclaraient opposés ou hostiles.
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20 minutes du 17/01/05
La semaine de tous les bras de fer
- Jeudi : la Fonction publique et l’Education Les fédérations syndicales de fonctionnaires appellent à une grève et à des manifestations après l’échec des négociations salariales avec leur ministre de tutelle. Les enseignants font de même pour demander l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école.
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Ouest-France du 17/01/05
Une semaine de grèves dans le public
Difficile de prévoir l'ampleur de la mobilisation du secteur public. Seule certitude, les appels à la grève et aux manifestations se succèdent tout au long de cette semaine qui s'annonce très agitée. Au-delà des revendications sur les emplois et les salaires, ces mouvements expriment aussi l'inquiétude face aux réformes du gouvernement.
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Le Monde daté du 18/01/05
La vie en fragile équilibre des étudiants salariés
Une grande majorité des jeunes inscrits dans l'enseignement supérieur travaillent pour financer leur formation, selon un sonsage de l'UNEF rendu public lundi. Agent d'accueil dans une patinoire, caissier à Auchan, réceptionniste de nuit à l'hôtel : ils tentent de concilier deux rythmes concurrents
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Derrière un phénomène massif, des situations très diverses
Serveur dans un fast-food, animateur en centre aéré, surveillant en collège ou lycée... Entre argent de poche et financement des études, une large majorité d'étudiants sont amenés à exercer des "petits boulots". Sans tenir compte des stages sous convention, 65 % d'entre eux ont exercé une activité salariée au cours de leur formation, selon un sondage réalisé par CSA, rendu public lundi 17 janvier par l'UNEF, le principal syndicat étudiant.
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Les nouveaux "pions" ne poursuivent pas tous des études
Avec le remplacement, à partir de la rentrée 2003, du statut de surveillant par celui d'assistant d'éducation, les étudiants estiment avoir perdu au change. Alors que les postes de surveillant leur étaient exclusivement dévolus, ceux d'assistants d'éducation sont, selon la loi du 30 avril 2003, réservés en priorité aux boursiers, mais sans exclusive. Résultat, selon un bilan établi par le ministère de l'éducation, sur les quelque 31 000 assistants d'éducation en poste à la rentrée 2004, 60 % avaient un statut étudiant. Et parmi eux, 20 % étaient boursiers."Le statut des surveillants avait permis à de nombreux étudiants de pouvoir, en l'absence d'aide sociale de l'Etat, poursuivre leurs études tout en acquérant une expérience professionnelle dans le domaine éducatif. Cette possibilité est fortement réduite avec le statut d'assistant d'éducation", considère-t-on à l'UNEF, principal syndicat étudiant.
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Après Paris, l'Institut d'études politiques de Lille adopte les conventions ZEP
L'institut d'études politiques (IEP) de Lille suit le modèle de Paris pour démocratiser le recrutement de ses étudiants. Des élèves issus de lycées défavorisés du Nord - Pas-de-Calais pourront, à partir de 2006, se présenter au concours spécifique organisé par l'IEP de Paris pour les lycéens issus d'établissements sensibles. En cas de réussite, ils pourront choisir d'intégrer Sciences-Po Paris, pour les meilleurs, ou l'IEP de Lille.
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Les sanctions décidées contre deux lycéens de Montreuil après un voyage à Auschwitz sont examinées en appel
Le voyage scolaire à Auschwitz se voulait pédagogique. Il a mal tourné pour six élèves du lycée Jean-Jaurès de Montreuil (Seine-Saint-Denis). L'un d'entre eux a été exclu définitivement de son établissement pour "approbation du génocide", les cinq autres ont fait l'objet d'une exclusion temporaire pour leur attitude inconvenante et devront mener un travail de réparation. Un mois et demi plus tard, la commission d'appel rectorale de l'académie de Créteil (Val-de-Marne) devait examiner, mardi 18 janvier, les sanctions prononcées, les 9 et 10 décembre 2004, en conseils de discipline, contre A., 16 ans, exclu définitivement du lycée, et F., 17 ans, exclu quinze jours pour "comportement irrespectueux et inconvenant"
L'affaire remonte au mercredi 24 novembre 2004. A quelques semaines de la commémoration des soixante ans de la libération du camp d'Auschwitz, quelque 150 élèves de huit lycées d'Ile-de-France partent en Pologne visiter les camps d'extermination nazis dans le cadre d'un voyage organisé par le conseil régional et le Mémorial de la Shoah.
Mais un petit groupe d'élèves du lycée Jean-Jaurès se fait remarquer par leurs deux professeurs accompagnateurs qui, à leur retour, réclament des sanctions. Une enquête est conduite par la proviseure, Michèle Amiel, et un rapport est établi par les deux professeurs accompagnateurs. "Nous reprochons aux élèves leur manque d'écoute, leur ricanement, leur comportement inconvenant mais nous n'avons pas entendu de remarques antisémites", explique Vincent Simon, l'un des deux enseignants. "Certains ont couru dans le camp sur la rampe des déportés, se sont livrés à une bataille de boules de neige et ont pris des photos choquantes", complète Claudine Guittoneau, l'autre enseignante accompagnatrice […]
Aujourd'hui, l'incident conduit à s'interroger sur l'organisation de tels voyages. Dans un communiqué, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) estime qu'"au nom d'un devoir de mémoire devenu parfois incantatoire, des élèves de plus en plus jeunes et mal préparés sont conduits sur ces lieux qui exigent de chacun une phase importante tant intellectuelle que psychologique. Nous sommes aujourd'hui en droit de craindre que de tels voyages soient contre-productifs puisqu'à plusieurs reprises, déjà, des faits de même nature ont été signalés". Pour Elisabeth Gourévitch, vice-présidente (PS) du conseil régional, chargée des lycées et de la politique éducative, "c'est la première fois en quatre ans", qu'un tel incident se produit. "Ces voyages sont salutaires et il est important de continuer."
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La commémoration de la libération du camp d'extermination lancée à Paris
Les survivants français du camp d'extermination d'Auschwitz ne sont plus que quelques centaines, mais la plupart étaient présents, dimanche 16 janvier, à l'Hôtel de Ville de Paris, pour lancer les commémorations du soixantième anniversaire de l'entrée des troupes soviétiques dans le camp, le 27 janvier 1945.
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dimanche, janvier 16, 2005
Revue de presse des hebdomadaires
(semaine du 10 janvier au 16 janvier 2005)
« Le livre qui rallume la guerre » C’est sous ce titre que le Figaro Magazine rend compte du dernier livre de Philippe Meirieu intitulé « Nous mettrons nos enfants à l'école publique... » L’auteur de l’article lui reproche à la fois de rallumer la guerre scolaire et d’aller contre la liberté. On y trouve aussi des approximations dommageables comme l’idée attribuée à ce « dangereux révolutionnaire » que« Tous les élèves sont nés pour devenir des intellectuels. Tous en ont la capacité et l'envie ». Si il y a cependant un point sur lequel on doit s ‘interroger c’est la capacité du public à se remettre en question et à innover par rapport au privé. Là est la vraie question.
A noter aussi l’interview de Fillon dans l’Express où il réaffirme qu’il ne veut pa stenir compte des manifestations du 20 janvier prochain. Et si on lui montrait à quel point ce mépris ne passe pas… ?
Bonne lecture
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Le Nouvel Observateur du jeudi janvier 2005 -
Rien vu...
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Le Point du 06 janvier 2005
La dérive intégriste
Le fondamentalisme religieux menace l'école républicaine. Un rapport de l'Inspection générale datant de juin 2004 et rendu public cette semaine constate la dérive en cours dans certains établissements partout en France. Aucune matière n'est épargnée : en EPS, des garçons refusent de se baigner « dans l'eau des filles ».En lettres, « Tartuffe »,« Madame Bovary » ou« Cyrano » sont considérés comme inconvenants.En sciences de la vie et de la terre, la théorie de l'évolution est contestée.L'enseignement du fait religieux, conçu pourtant comme une réponse à l'intolérance, est difficile : des élèves dénient à leur enseignant le droit de lire le Coran, un père refuse qu'on parle de Jésus à son fils.Lire la suite de l’article
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L'Express du 03 janvier 2005
François Fillon
«Ce qui compte? Les résultats»
Un ministre de l'Education nationale «serein» à l'idée de remettre sa copie en Conseil des ministres, le 12 janvier. Et des syndicats qui se rebiffent contre son projet et les coupes budgétaires, prêts à battre le pavé le 20 janvier. L'éternel remake? L'enjeu est important: cette loi d'orientation doit remplacer celle de 1989 et insuffler un nouvel élan à une école ternie par l'échec et la violence. En demi-teinte, le projet de François Fillon s'en prend plus aux symboles qu'aux fondements de l'édifice. Il s'en explique en exclusivité à L'ExpressLire la suite de l’article
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 8 janvier 2005
On n’aime jamais trop son fils
A trop l’aimer, risque-t-on de l’étouffer ? Dans “Mère et fils”, son nouvel essai, le psychiatre Alain Braconnier prend le contre-pied de ce cliché, déculpabilise les mères, défend l’idée qu’une femme forte et aimante prépare son petit homme à affronter la vie. Pour preuve, ces témoignages de personnalités. Lire la suite de l’article
Le livre qui rallume la guerre
L'ouvrage se veut à la fois «em>polémique et provocateur». Très court, à peine plus d'une centaine de pages, il s'ouvre sur une question bizarre, quoique équilibrée : «Faut-il nationaliser l'enseignement privé ou privatiser l'enseignement public ?» On s'attend donc à un débat, qui promet d'être intéressant ; sauf qu'il n'a pas lieu, faute d'un seul argument en faveur de la seconde hypothèse.
Ce qui n'a rien d'étonnant quand on connaît un peu l'auteur : conseiller de tous les ministres de l'Education nationale depuis trente ans, promoteur du collège unique et maître d'oeuvre de la «pédagogie moderne», qu'il inculque encore aujourd'hui aux futurs enseignants en sa qualité de directeur de l'IUFM de Lyon, Philippe Meirieu n'allait évidemment pas prôner la privatisation de l'enseignement public. Ni encourager une discussion sur les mérites comparés des deux secteurs, au risque d'avoir le plus grand mal à justifier sa conclusion... puisque celle-ci consiste à réclamer la suppression du privé, le plus performant des deux !
En dépit de son préambule, cet essai ne propose donc aucun débat constructif sur l'avenir de notre système scolaire. Il ne fait que plaider pour «un changement institutionnel», visant à abolir la liberté de choisir son établissement scolaire, effectivement inscrite dans notre Constitution, et réaffirmée depuis par de nombreuses lois (Debré, Guermeur, Falloux, etc.). Une liberté en moins, réclamée, comme d'habitude, au nom de la deuxième valeur républicaine : l'égalité. Lire la suite de l’article
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Politis du 6 janvier 2005
Rien vu...
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Marianne du 00 janvier 2005
Rien vu...
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A noter aussi l’interview de Fillon dans l’Express où il réaffirme qu’il ne veut pa stenir compte des manifestations du 20 janvier prochain. Et si on lui montrait à quel point ce mépris ne passe pas… ?
Bonne lecture
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Le Nouvel Observateur du jeudi janvier 2005 -
Rien vu...
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Le Point du 06 janvier 2005
La dérive intégriste
Le fondamentalisme religieux menace l'école républicaine. Un rapport de l'Inspection générale datant de juin 2004 et rendu public cette semaine constate la dérive en cours dans certains établissements partout en France. Aucune matière n'est épargnée : en EPS, des garçons refusent de se baigner « dans l'eau des filles ».En lettres, « Tartuffe »,« Madame Bovary » ou« Cyrano » sont considérés comme inconvenants.En sciences de la vie et de la terre, la théorie de l'évolution est contestée.L'enseignement du fait religieux, conçu pourtant comme une réponse à l'intolérance, est difficile : des élèves dénient à leur enseignant le droit de lire le Coran, un père refuse qu'on parle de Jésus à son fils.Lire la suite de l’article
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L'Express du 03 janvier 2005
François Fillon
«Ce qui compte? Les résultats»
Un ministre de l'Education nationale «serein» à l'idée de remettre sa copie en Conseil des ministres, le 12 janvier. Et des syndicats qui se rebiffent contre son projet et les coupes budgétaires, prêts à battre le pavé le 20 janvier. L'éternel remake? L'enjeu est important: cette loi d'orientation doit remplacer celle de 1989 et insuffler un nouvel élan à une école ternie par l'échec et la violence. En demi-teinte, le projet de François Fillon s'en prend plus aux symboles qu'aux fondements de l'édifice. Il s'en explique en exclusivité à L'ExpressLire la suite de l’article
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 8 janvier 2005
On n’aime jamais trop son fils
A trop l’aimer, risque-t-on de l’étouffer ? Dans “Mère et fils”, son nouvel essai, le psychiatre Alain Braconnier prend le contre-pied de ce cliché, déculpabilise les mères, défend l’idée qu’une femme forte et aimante prépare son petit homme à affronter la vie. Pour preuve, ces témoignages de personnalités. Lire la suite de l’article
Le livre qui rallume la guerre
L'ouvrage se veut à la fois «em>polémique et provocateur». Très court, à peine plus d'une centaine de pages, il s'ouvre sur une question bizarre, quoique équilibrée : «Faut-il nationaliser l'enseignement privé ou privatiser l'enseignement public ?» On s'attend donc à un débat, qui promet d'être intéressant ; sauf qu'il n'a pas lieu, faute d'un seul argument en faveur de la seconde hypothèse.
Ce qui n'a rien d'étonnant quand on connaît un peu l'auteur : conseiller de tous les ministres de l'Education nationale depuis trente ans, promoteur du collège unique et maître d'oeuvre de la «pédagogie moderne», qu'il inculque encore aujourd'hui aux futurs enseignants en sa qualité de directeur de l'IUFM de Lyon, Philippe Meirieu n'allait évidemment pas prôner la privatisation de l'enseignement public. Ni encourager une discussion sur les mérites comparés des deux secteurs, au risque d'avoir le plus grand mal à justifier sa conclusion... puisque celle-ci consiste à réclamer la suppression du privé, le plus performant des deux !
En dépit de son préambule, cet essai ne propose donc aucun débat constructif sur l'avenir de notre système scolaire. Il ne fait que plaider pour «un changement institutionnel», visant à abolir la liberté de choisir son établissement scolaire, effectivement inscrite dans notre Constitution, et réaffirmée depuis par de nombreuses lois (Debré, Guermeur, Falloux, etc.). Une liberté en moins, réclamée, comme d'habitude, au nom de la deuxième valeur républicaine : l'égalité. Lire la suite de l’article
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Politis du 6 janvier 2005
Rien vu...
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Marianne du 00 janvier 2005
Rien vu...
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vendredi, janvier 14, 2005
Revue de presse du vendredi 14 janvier 2005
Pensez-vous que ces manifestations peuvent influencer votre vision ?
François Fillon :
Non. Le débat avec les Français a eu lieu. Le débat avec la communauté éducative aussi. Il existe un consensus assez large autour du diagnostic sur l'école. En revanche, aucune des organisations qui appellent à la grève n'a réellement proposé une alternative à la réforme que je propose au Parlement. Le débat parlementaire sera ouvert et pourra, le cas échéant, permettre des modifications, des ajouts, des clarifications.
C’est une des réponses données par François Fillon, lors du « chat » organisé par le Monde jeudi dernier.
Les journaux se consacrent aussi à ce qu’ils appellent la « guerre des bandes » qui ont agité des lycées de la Seine et Marne il y a quelques jours.
A signaler enfin, le Point de vue de Pierre-André Périsssol dans Le Figaro. Celui-ci apporte un avis un peu nuancé sur le projet de loi et pronostique que le Parlement devra améliorer le texte.
Bonne Lecture...
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Libération du 14/01/05
Rien vu...
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Le Figaro du 14/01/05
Banlieues : le réveil de la guerre des bandes
Pour un mot ou un regard de travers, la violence vient de s'emballer de manière brutale, en Seine-et-Marne notamment. Lundi, après le «caillassage» d'un bus, une quinzaine de garçons âgés de 16 à 20 ans et originaires de Villeparisis ont escaladé les grilles du lycée d'éducation générale Gaston-Bachelard de Chelles pour en découdre avec une dizaine d'élèves de l'établissement. Agissant à visage découvert, armés d'extincteurs, de grosses bombes lacrymogènes, de marteaux ou encore de béquilles, ils se sont déployés dans cet ensemble scolarisant 2 000 adolescents avant de commencer à frapper. Cinq jeunes, blessés lors de l'échauffourée, ont été brièvement hospitalisés à Lagny. Selon l'inspection académique, ce règlement de comptes aurait pu avoir des conséquences dramatiques.[…]
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Pour une loi efficace sur l'école par Pierre-André Périssol
Le président de la République veut faire de l'éducation une réelle priorité de son action. Pour cela, il a d'abord donné la parole voici un an aux Français. Plus d'un million l'ont prise pour dire ce qu'ils attendaient de l'école. La commission Thélot a traduit en propositions les orientations qui se sont dégagées de ce grand débat. Le coeur de ces propositions a fait l'objet d'une très large approbation en octobre, lorsqu'elles ont été rendues publiques. Pour la première fois dans l'histoire de notre école, les trois fédérations de parents d'élèves ont exprimé leur soutien, ainsi que deux grands syndicats d'enseignants, l'Unsa et le Sgen-CFDT. Peu nombreux sont ceux qui les ont alors contestées.
Or, malgré ces auspices exceptionnellement favorables, le projet de loi, qui devait en être issu, ne soulève pas l'adhésion et ne bénéficie d'aucun soutien. Le Conseil supérieur de l'Education a rendu un avis sans appel avec 4 voix pour et 39 voix contre, avec 9 abstentions. Plus significatif, l'hostilité ou la déception à son endroit ne proviennent pas principalement de tel ou tel aspect de ce projet de loi mais plutôt de ce qui n'y figure pas.[…]
Mais affirmer le principe d'un socle commun de fondamentaux acquis par 100% des élèves, sans l'accompagner d'une vraie personnalisation des temps d'apprentissage, resterait lettre morte, car les enfants ont des rythmes et des capacités différents. Trois heures de soutien demain dans le cadre d'un contrat, c'est mieux que les deux heures qui se font aujourd'hui, mais il s'agit toujours de remédiation une fois que l'élève est en échec. Mais le véritable enjeu, c'est de prévenir et de personnaliser en amont pour éviter l'échec.
C'est pourquoi il est essentiel de mettre en oeuvre une authentique personnalisation des temps d'apprentissage : les enseignants doivent pouvoir demain faire consacrer à un élève tous les efforts dont il aura besoin, à l'intérieur même du temps scolaire, pour acquérir une bonne maîtrise de ce socle commun de fondamentaux.
Enfin, la réussite propre à chacun, c'est la possibilité pour chaque élève de trouver sa voie d'excellence et d'aller le plus loin possible sur cette voie. Ce qui implique que des enseignements choisis viennent compléter le socle commun de fondamentaux. Grâce au recentrage sur les fondamentaux, à la personnalisation et à la diversification, les 20% qui échouent à acquérir les bases pourront demain y arriver ; ceux qui ont de grandes capacités pourront aller encore plus loin qu'aujourd'hui. C'est cet ensemble indissociable qui permet une école plus juste et plus efficace. On a bien là le noyau qui doit être mis au coeur de toute réforme pour lui donner son efficacité.[…]
Bien entendu, d'autres choses peuvent et doivent être entreprises pour favoriser le bon fonctionnement de l'école. Mais elles n'auront d'efficacité, que si ce coeur de dispositions est d'abord mis en oeuvre, car c'est lui qui conditionne toute amélioration concrète de la réussite scolaire et des résultats de l'école. Ne nous dispersons pas : c'est là-dessus que se jouera l'essentiel, ce qui intéresse les Français, la réussite de leurs enfants.
Une espérance a été levée par l'engagement du président, par le grand débat, par le soutien le plus large jamais réuni en faveur de propositions de réforme de l'école. Tout cela ne peut être déçu et ne doit pas être délaissé. Nous avons encore la possibilité d'inscrire une vraie loi pour l'école dans cette législature qui améliore réellement la réussite scolaire. Cela nous fait alors devoir de compléter le projet de loi, de le centrer autour de ces propositions légitimées par un an de débat et de consultation afin qu'il soit porteur d'une véritable ambition. C'est ainsi qu'on pourra retrouver la confiance de ceux qui avaient exprimé leur soutien à ces orientations et rassembler tous ceux qui veulent que l'école bouge, ce qui constitue la meilleure chance de réussite.
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L'Humanité du 14/01/05
Rien vu...
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Le Parisien du 14/01/05
L'apprentissage, c'est vraiment une voie d'avenir
Près de 400 000 jeunes suivent ce cursus original qui alterne travail en entreprise et cours à l'école. Et, d'ici à cinq ans, leur nombre devrait croître de 40 %. Un salon consacré à cette filière enfin reconnue ouvre ce matin à Paris.
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« Je me sens enfin utile »
«INUTILE, ennuyeuse, contraignante... » Longtemps, Marine a eu un jugement lapidaire sur l'école. Après un parcours scolaire chaotique - deux redoublements en CM 1 et en seconde - cette jolie brunette de 19 ans a tenté l'an passé une première par correspondance. Là encore, ça n'a pas collé. « Je ne peux pas dire que tout cela me rendait malheureuse. En fait, c'est comme si je n'étais pas concernée », analyse-t-elle désormais avec le recul d'une jeune fille qui a « enfin trouvé sa voie » : l'apprentissage en alternance.
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La Croix du 14/01/05
Chers, très chers musées
Des enseignants devaient manifester samedi 15 janvier contre la suppression de leur droit d’entrée gratuite au Louvre. Cette mesure s’inscrit dans une hausse plus globable des tarifs des grands musées
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20 minutes du 14/01/05
La justice se penche sur les bagarres de lycées
Présentés au parquet de Meaux (77) mercredi, cinq des jeunes ayant participé lundi à la bagarre qui a opposé deux bandes de lycéens à Chelles ont été mis en examen dans la soirée pour « violences volontaires » et « participation à un attroupement armé ». L’un deux, majeur, a été écroué.
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Ouest-France du 14/01/05
Les « stups » chahutent le lycée
Les gendarmes sont intervenus avec deux chiens des « stups » dans les salles de classe d'un lycée de Cesson-Sévigné près de Rennes. Quatre élèves ont été surpris avec du cannabis. L'intervention, faite à la demande du proviseur, divise les enseignants et les parents d'élèves
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Le Monde daté du 15/01/05
Quelles réformes pour l'éducation ?
L'intégralité de la discussion avec François Fillon, ministre de l'éducation.
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François Fillon :
Non. Le débat avec les Français a eu lieu. Le débat avec la communauté éducative aussi. Il existe un consensus assez large autour du diagnostic sur l'école. En revanche, aucune des organisations qui appellent à la grève n'a réellement proposé une alternative à la réforme que je propose au Parlement. Le débat parlementaire sera ouvert et pourra, le cas échéant, permettre des modifications, des ajouts, des clarifications.
C’est une des réponses données par François Fillon, lors du « chat » organisé par le Monde jeudi dernier.
Les journaux se consacrent aussi à ce qu’ils appellent la « guerre des bandes » qui ont agité des lycées de la Seine et Marne il y a quelques jours.
A signaler enfin, le Point de vue de Pierre-André Périsssol dans Le Figaro. Celui-ci apporte un avis un peu nuancé sur le projet de loi et pronostique que le Parlement devra améliorer le texte.
Bonne Lecture...
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Libération du 14/01/05
Rien vu...
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Le Figaro du 14/01/05
Banlieues : le réveil de la guerre des bandes
Pour un mot ou un regard de travers, la violence vient de s'emballer de manière brutale, en Seine-et-Marne notamment. Lundi, après le «caillassage» d'un bus, une quinzaine de garçons âgés de 16 à 20 ans et originaires de Villeparisis ont escaladé les grilles du lycée d'éducation générale Gaston-Bachelard de Chelles pour en découdre avec une dizaine d'élèves de l'établissement. Agissant à visage découvert, armés d'extincteurs, de grosses bombes lacrymogènes, de marteaux ou encore de béquilles, ils se sont déployés dans cet ensemble scolarisant 2 000 adolescents avant de commencer à frapper. Cinq jeunes, blessés lors de l'échauffourée, ont été brièvement hospitalisés à Lagny. Selon l'inspection académique, ce règlement de comptes aurait pu avoir des conséquences dramatiques.[…]
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Pour une loi efficace sur l'école par Pierre-André Périssol
Le président de la République veut faire de l'éducation une réelle priorité de son action. Pour cela, il a d'abord donné la parole voici un an aux Français. Plus d'un million l'ont prise pour dire ce qu'ils attendaient de l'école. La commission Thélot a traduit en propositions les orientations qui se sont dégagées de ce grand débat. Le coeur de ces propositions a fait l'objet d'une très large approbation en octobre, lorsqu'elles ont été rendues publiques. Pour la première fois dans l'histoire de notre école, les trois fédérations de parents d'élèves ont exprimé leur soutien, ainsi que deux grands syndicats d'enseignants, l'Unsa et le Sgen-CFDT. Peu nombreux sont ceux qui les ont alors contestées.
Or, malgré ces auspices exceptionnellement favorables, le projet de loi, qui devait en être issu, ne soulève pas l'adhésion et ne bénéficie d'aucun soutien. Le Conseil supérieur de l'Education a rendu un avis sans appel avec 4 voix pour et 39 voix contre, avec 9 abstentions. Plus significatif, l'hostilité ou la déception à son endroit ne proviennent pas principalement de tel ou tel aspect de ce projet de loi mais plutôt de ce qui n'y figure pas.[…]
Mais affirmer le principe d'un socle commun de fondamentaux acquis par 100% des élèves, sans l'accompagner d'une vraie personnalisation des temps d'apprentissage, resterait lettre morte, car les enfants ont des rythmes et des capacités différents. Trois heures de soutien demain dans le cadre d'un contrat, c'est mieux que les deux heures qui se font aujourd'hui, mais il s'agit toujours de remédiation une fois que l'élève est en échec. Mais le véritable enjeu, c'est de prévenir et de personnaliser en amont pour éviter l'échec.
C'est pourquoi il est essentiel de mettre en oeuvre une authentique personnalisation des temps d'apprentissage : les enseignants doivent pouvoir demain faire consacrer à un élève tous les efforts dont il aura besoin, à l'intérieur même du temps scolaire, pour acquérir une bonne maîtrise de ce socle commun de fondamentaux.
Enfin, la réussite propre à chacun, c'est la possibilité pour chaque élève de trouver sa voie d'excellence et d'aller le plus loin possible sur cette voie. Ce qui implique que des enseignements choisis viennent compléter le socle commun de fondamentaux. Grâce au recentrage sur les fondamentaux, à la personnalisation et à la diversification, les 20% qui échouent à acquérir les bases pourront demain y arriver ; ceux qui ont de grandes capacités pourront aller encore plus loin qu'aujourd'hui. C'est cet ensemble indissociable qui permet une école plus juste et plus efficace. On a bien là le noyau qui doit être mis au coeur de toute réforme pour lui donner son efficacité.[…]
Bien entendu, d'autres choses peuvent et doivent être entreprises pour favoriser le bon fonctionnement de l'école. Mais elles n'auront d'efficacité, que si ce coeur de dispositions est d'abord mis en oeuvre, car c'est lui qui conditionne toute amélioration concrète de la réussite scolaire et des résultats de l'école. Ne nous dispersons pas : c'est là-dessus que se jouera l'essentiel, ce qui intéresse les Français, la réussite de leurs enfants.
Une espérance a été levée par l'engagement du président, par le grand débat, par le soutien le plus large jamais réuni en faveur de propositions de réforme de l'école. Tout cela ne peut être déçu et ne doit pas être délaissé. Nous avons encore la possibilité d'inscrire une vraie loi pour l'école dans cette législature qui améliore réellement la réussite scolaire. Cela nous fait alors devoir de compléter le projet de loi, de le centrer autour de ces propositions légitimées par un an de débat et de consultation afin qu'il soit porteur d'une véritable ambition. C'est ainsi qu'on pourra retrouver la confiance de ceux qui avaient exprimé leur soutien à ces orientations et rassembler tous ceux qui veulent que l'école bouge, ce qui constitue la meilleure chance de réussite.
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L'Humanité du 14/01/05
Rien vu...
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Le Parisien du 14/01/05
L'apprentissage, c'est vraiment une voie d'avenir
Près de 400 000 jeunes suivent ce cursus original qui alterne travail en entreprise et cours à l'école. Et, d'ici à cinq ans, leur nombre devrait croître de 40 %. Un salon consacré à cette filière enfin reconnue ouvre ce matin à Paris.
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« Je me sens enfin utile »
«INUTILE, ennuyeuse, contraignante... » Longtemps, Marine a eu un jugement lapidaire sur l'école. Après un parcours scolaire chaotique - deux redoublements en CM 1 et en seconde - cette jolie brunette de 19 ans a tenté l'an passé une première par correspondance. Là encore, ça n'a pas collé. « Je ne peux pas dire que tout cela me rendait malheureuse. En fait, c'est comme si je n'étais pas concernée », analyse-t-elle désormais avec le recul d'une jeune fille qui a « enfin trouvé sa voie » : l'apprentissage en alternance.
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La Croix du 14/01/05
Chers, très chers musées
Des enseignants devaient manifester samedi 15 janvier contre la suppression de leur droit d’entrée gratuite au Louvre. Cette mesure s’inscrit dans une hausse plus globable des tarifs des grands musées
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20 minutes du 14/01/05
La justice se penche sur les bagarres de lycées
Présentés au parquet de Meaux (77) mercredi, cinq des jeunes ayant participé lundi à la bagarre qui a opposé deux bandes de lycéens à Chelles ont été mis en examen dans la soirée pour « violences volontaires » et « participation à un attroupement armé ». L’un deux, majeur, a été écroué.
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Ouest-France du 14/01/05
Les « stups » chahutent le lycée
Les gendarmes sont intervenus avec deux chiens des « stups » dans les salles de classe d'un lycée de Cesson-Sévigné près de Rennes. Quatre élèves ont été surpris avec du cannabis. L'intervention, faite à la demande du proviseur, divise les enseignants et les parents d'élèves
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Le Monde daté du 15/01/05
Quelles réformes pour l'éducation ?
L'intégralité de la discussion avec François Fillon, ministre de l'éducation.
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jeudi, janvier 13, 2005
Revue de presse du jeudi 13 janvier 2005
Le ministre de l’Éducation veut aller vite. Lors de ses voeux à la presse, François Fillon a confirmé, hier, que la loi d’orientation sur l’école, qui sera débattue au Parlement en février, « sera pour partie en vigueur dès l’année scolaire 2005-2006 ». Hier, le Conseil des ministres a approuvé la loi. Les principales fédérations enseignantes demandent au Ministre de renoncer à son projet de loi et appellent à la grève le 20 janvier prochain. F.Fillon leur répond sur le thème éculé de la nécessaire modernisation contre le conservatisme. "le statu quo est contraire aux intérêts d'une école plus juste et plus efficace" , et la régression c’est mieux ?
Un petit nouveau dans la revue de presse : le journal Ouest-France, on ne pouvait pas passer à côté du plus gros tirage de la presse française.
Bonne Lecture...
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Libération du 13/01/05
Fillon annonce une rentrée 2005-2006 au pas de charge
En sortant du Conseil des ministres où il venait de présenter sa loi d'orientation sur l'avenir de l'école, François Fillon a adressé hier ses voeux à la presse («amour, bonheur, affection, santé») et annoncé que l'essentiel de sa réforme entrera en vigueur, tambour battant, à la rentrée 2005. […]
Pendant ce temps, les enseignants en sciences économiques manifestaient contre son projet de loi. Ils sont inquiets du peu de cas réservé à leur matière, comme le sont les enseignants d'arts et de sports. Ceux des lycées professionnels s'insurgent contre la valorisation de l'apprentissage qui «désengage la responsabilité de l'Etat et confie le contrôle des formations aux entreprises». La fédération de parents d'élèves FCPE affirme que «rien dans cette loi ne permettra d'améliorer le système scolaire». Au PS, on y voit «l'abandon de l'ambition de l'égalité des chances». Le texte sera débattu à partir de février au Parlement. Puis voté au printemps.
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La réforme en onze leçons
François Fillon l'a martelé : sa loi d'orientation (1) s'inscrit dans la continuité des précédentes réformes de l'école. Si elle comporte de fausses nouveautés, elle en affiche aussi quelques authentiques. Libération fait le tri.
Les vraies nouveautés
La philosophie générale.
François Fillon a peu communiqué sur ce point : son projet de loi s'inscrit dans le cadre de la déclaration du Conseil européen de Lisbonne de mars 2000 avec un objectif stratégique pour 2010 : «Devenir l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d'une croissance économique durable accompagnée d'une amélioration quantitative et qualitative de l'emploi et d'une plus grande cohésion sociale.» Ce projet est assorti d'objectifs chiffrés, que l'on trouve quasiment tels quels dans la loi. Nouveau : Jusque-là, l'éducation, prérogative nationale, restait hors du champ communautaire et n'apparaît ni dans le traité de Rome ni dans celui de Maastricht.[…]
Enfant naturel de l'évaluationnite aiguë et de la construction européenne, cette loi multiplie les objectifs chiffrés.
Depuis 1981 et la création des zones d'éducation prioritaire, la politique d'aide aux élèves en difficulté était centrée sur des zones. La loi Fillon ne supprime pas cette logique mais y adjoint une autre logique, centrée sur les individus. Implicitement, l'échec scolaire est renvoyé aussi à la responsabilité de l'élève (et de sa famille), plus seulement aux effets combinés d'un contexte social, culturel, urbain ou économique.
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Le Figaro du 13/01/05
Réforme Fillon : les syndicats fourbissent leurs armes
François Fillon a-t-il raison de se dire «serein» sur l'avenir de la loi d'orientation sur l'école qu'il a présentée hier en Conseil des ministres ? Sans aucun doute s'il tourne son regard du côté de l'Élysée. A plusieurs reprises déjà, lors des cérémonies de voeux, le chef de l'État a apporté un soutien appuyé à la réforme préparée par le ministre de l'Éducation. Hier encore, Jacques Chirac a salué ce projet : «L'école est notre bien commun sans doute le plus précieux. Elle mérite que la nation se mobilise pour son avenir à l'abri des querelles partisanes», a demandé le président de la République, souhaitant que le débat au Parlement, prévu pour la mi-février, se déroule «dans un esprit de rassemblement, de responsabilité et de dialogue».
Mais il n'est pas sûr que l'appel au consensus du chef de l'État soit entendu. Car, si l'UMP a salué hier «une courageuse réforme» symbole d'une «révolution du bon sens», les autres organisations politiques se sont montrées beaucoup plus critiques. Ainsi, l'UDF a-t-elle fait part de son «scepticisme» faute de trouver dans la loi «des mesures d'envergure». Le PS évoque «une loi pour rien» et le Parti communiste dénonce une «une vision marchande de l'éducation».
Enfin, la confrontation s'annonce particulièrement tendue avec les syndicats d'enseignants et de chefs d'établissement mais aussi avec certains représentants des parents d'élèves ou des associations familiales. Côté enseignants, cinq des grandes fédérations (Faen, Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT, Unsa-éducation) ont annoncé une journée d'action pour jeudi 20 janvier, avec pour mot d'ordre : le retrait du projet de loi d'orientation.
À la différence des précédents, ce mouvement pourrait être suivi car les enseignants ne contestent pas seulement certains points de la loi – hier, les professeurs de sciences économiques étaient déjà dans la rue pour s'opposer à la suppression de leur discipline en classe de seconde –, mais ils dénoncent aussi les restrictions budgétaires prévues pour la rentrée 2005.[…]
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L'apprentissage, une voie d'excellence
A l'occasion de l'inauguration de la faculté des métiers de région parisienne et du XIe Salon de l'alternance
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L'Humanité du 13/01/05
Accidents à l’école : peut mieux faire
L’école est-elle un lieu sûr ? « Oui... mais peut mieux faire », semble répondre l’Observatoire national de la sécurité des établissements scolaires qui a rendu public, hier, son rapport annuel. Créée en 1995, cette instance est chargée par le ministère de l’Éducation nationale d’analyser tout risque survenant dans le système éducatif (accidents, incendie, équipement...) et de proposer des mesures concrètes. En 2003-2004, via sa base de données BAOBAC, l’Observatoire a recensé 58 271 accidents en milieu scolaire, dont quatorze mortels, sur un total de 12,5 millions d’élèves. Seulement 2 % sont des accidents graves - nécessitant au moins 48 heures d’hospitalisation. Une proportion en baisse sensible depuis deux ans. « C’est beaucoup, c’est trop, mais l’école est infiniment moins accidentogène que la vie courante », relève Jean-Marie Schleret, président de l’Observatoire.
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Recherche 2005 sera l’année de la réforme
Concernant le volet recherche, François Fillon a indiqué, hier, qu’il travaillerait, en 2005, à la mise en forme du projet de loi d’orientation et de programmation
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Le Parisien du 13/01/05
Rien vu...
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La Croix du 13/01/05
Rien vu...
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20 minutes du 13/01/05
Une loi sur l’école applicable dès la rentrée
Malgré la grogne, le ministre de l’Education veut aller vite. Lors de ses voeux à la presse, François Fillon a confirmé, hier, que la loi d’orientation sur l’école, qui sera débattue au Parlement en février, « sera pour partie en vigueur dès l’année scolaire 2005-2006 ». Hier, le Conseil des ministres a approuvé la loi. Seront donc effectifs : le Haut Conseil de l’éducation, qui donnera un avis sur le contenu du socle fondamental, les contrats individuels de réussite pour élèves en difficulté ou encore les enseignements de découverte professionnelle en 3e. A l’automne 2005, la nouvelle organisation du brevet et la réforme du bac seront mises en route.
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Nouveaux affrontements devant un lycée
Le lycée professionnel Jacques-Prévert de Combs-la-Ville (77) a été le théâtre hier d’une nouvelle flambée de violence entre deux bandes rivales, l’une de Savigny-le-Temple, l’autre de Combs- la-Ville. Une cinquantaine de jeunes se sont affrontés en début d’après-midi devant l’établissement, faisant au moins un blessé léger. La police a procédé à plusieurs interpellations. On ignorait hier ce qui a motivé la bagarre.
Ces violences font suite à des affrontements survenus lundi dans un lycée de Chelles, dans le nord du département.
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Ouest-France du 13/01/05
Des sceptiques à convaincre (éditorial)
Étrange climat de scepticisme autour du projet de loi de François Fillon sur l'école. Présenté, hier, en Conseil des ministres, bientôt débattu à l'Assemblée nationale, il ne s'attire, pour l'instant, ni vrais applaudissements ni véritables cris de désapprobation. Même les critiques syndicales, habituellement promptes, sont finalement assez molles et discordantes. Et si un appel à la grève est lancé pour le 20 janvier, le projet de loi n'est qu'un motif de mécontentement parmi d'autres.
On sait pourtant que l'école et la réussite des élèves demeurent plus que jamais une obsession nationale. Que ce projet est issu d'une année de débats. Qu'il prépare l'école des quinze ans à venir. Alors pourquoi cette distance ? La méthode Fillon y est pour beaucoup. Le ministre déteste l'esbroufe, les petites phrases médiatiques, les envolées lyriques, tous les effets de manches et de verbes qui font croire, un temps, à l'opinion ébaubie, que le grand soir de la réforme est enfin arrivé.
De surcroît, il a choisi de glisser son projet de loi dans les feuillets de la loi de 1989, celle d'un certain Lionel Jospin, au nom du refus de toute rupture. François Fillon espère ainsi éviter à l'école du XXIe siècle le vieil antagonisme droite-gauche sur les finalités de l'enseignement. Il ne s'agit pas de révolutionner l'école, dit-il, mais de la moderniser, en respectant sa culture et son histoire. On peut y voir une habileté tactique, un pragmatisme certain, du bon sens, mais rien qui déclenche l'enthousiasme des foules.
Le projet de loi ne manque pourtant pas de belles ambitions. Elles sont généreusement chiffrées.[…] Débat nécessaire, mais débat incertain ? On verra. Au-delà, le problème de François Fillon est celui de tous ses prédécesseurs. Quelles sont ses capacités d'action réelles sur le fonctionnement du « mammouth » éducatif ? Il est à la tête de la plus grande administration d'Europe, du plus important budget de l'État, mais ses marges de manoeuvre sont plus que minces. Redonner sa force à l'école, creuset de la République, suppose qu'il accorde des moyens et des postes, là où les enfants connaissent le plus de difficultés. Le peut-il sans le soutien des syndicats d'enseignants ? Sans doute pas. Et c'est là où le scepticisme des enseignants, né d'une trop longue fréquentation de réformettes venues d'en haut et mal appliquées, peut être fatal au projet. Scepticisme rimerait alors, une nouvelle fois, avec conservatisme.
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Le Monde daté du 14/01/05
Des syndicats demandent à M. Fillon de renoncer à sa réforme de l'école
Présentée en conseil des ministres, mercredi 12 janvier, la loi d'orientation pour l'avenir de l'école entrera "pour partie en vigueur dès l'année 2005-2006", a annoncé le ministre de l'éducation nationale, François Fillon, à l'occasion de la présentation de ses vœux à la presse, le même jourLe ministre a décliné les mesures concernées : instauration du Haut Conseil de l'éducation qui donnera un avis sur le contenu du socle commun de connaissances, lancement des premiers contrats individuels de réussite pour les élèves en difficulté, enseignement de découverte professionnelle en classe de troisième, généralisation de la première langue vivante en CE2, généralisation du brevet informatique et Internet, mise en place d'une note de vie scolaire, nouvelle organisation du brevet pour la session 2006...
La modernisation du baccalauréat attendra en revanche la session 2007. "Il faut que d'ici deux ans l'ensemble de cette loi pour l'école soit intégralement sur les rails", a précisé M. Fillon.
Aux fédérations syndicales de l'éducation (FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT et UNSA-éducation) qui demandent l'abandon du projet de loi et appellent à une grève le 20 janvier, le ministre a répondu que "le statu quo est contraire aux intérêts d'une école plus juste et plus efficace". "Prétendre que les efforts financiers consacrés à l'éducation sont insuffisants alors même que ces moyens nous placent au premier rang de l'OCDE, c'est esquiver notre défi commun : celui de moderniser le service de l'éducation nationale, a-t-il estimé."
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Les universités alternatives prospèrent sur la soif de savoir
"Populaires", "du temps libre" ou "interâges", les universités non traditionnelles se multiplient, et attirent des milliers d'adultes qui souhaitent "apprendre, sans forcément viser un diplôme". Mercredi, une Université populaire a été créée à Lyon, sur le modèle imaginé à Caen, en 2002.
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A Lyon, une inauguration devant un public d'enseignants
Il est décidément difficile d'ouvrir l'école à ceux qu'elle a, un jour, exclus. Philippe Corcuff, maître de conférences en sciences politiques à l'Institut d'études politiques de Lyon, en a fait l'expérience, mercredi 12 janvier, alors qu'il donnait le premier cours de la nouvelle Université populaire de Lyon.Certes, l'amphithéâtre du lycée Diderot, situé sur les pentes de la Croix-Rousse, était comble. Près de 200 personnes en occupaient les bancs et les escaliers pour écouter attentivement le militant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Mais, pour beaucoup, il s'agissait d'enseignants, en activité ou à la retraite. Des auditeurs de France-Culture, souvent, séduits par les émissions de Michel Onfray, le fondateur de la première université populaire, à Caen.
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"Etre abordable pour le plus grand nombre"
Entretien avec Michel Onfray, philosophe, fondateur de l'Université populaire de Caen.
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Quelle(s) réforme(s) pour l'éducation ?
Débat en direct avec le ministre de l'éducation nationale, François Fillon, jeudi 13 à 18 h 30
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Un petit nouveau dans la revue de presse : le journal Ouest-France, on ne pouvait pas passer à côté du plus gros tirage de la presse française.
Bonne Lecture...
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Libération du 13/01/05
Fillon annonce une rentrée 2005-2006 au pas de charge
En sortant du Conseil des ministres où il venait de présenter sa loi d'orientation sur l'avenir de l'école, François Fillon a adressé hier ses voeux à la presse («amour, bonheur, affection, santé») et annoncé que l'essentiel de sa réforme entrera en vigueur, tambour battant, à la rentrée 2005. […]
Pendant ce temps, les enseignants en sciences économiques manifestaient contre son projet de loi. Ils sont inquiets du peu de cas réservé à leur matière, comme le sont les enseignants d'arts et de sports. Ceux des lycées professionnels s'insurgent contre la valorisation de l'apprentissage qui «désengage la responsabilité de l'Etat et confie le contrôle des formations aux entreprises». La fédération de parents d'élèves FCPE affirme que «rien dans cette loi ne permettra d'améliorer le système scolaire». Au PS, on y voit «l'abandon de l'ambition de l'égalité des chances». Le texte sera débattu à partir de février au Parlement. Puis voté au printemps.
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La réforme en onze leçons
François Fillon l'a martelé : sa loi d'orientation (1) s'inscrit dans la continuité des précédentes réformes de l'école. Si elle comporte de fausses nouveautés, elle en affiche aussi quelques authentiques. Libération fait le tri.
Les vraies nouveautés
La philosophie générale.
François Fillon a peu communiqué sur ce point : son projet de loi s'inscrit dans le cadre de la déclaration du Conseil européen de Lisbonne de mars 2000 avec un objectif stratégique pour 2010 : «Devenir l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d'une croissance économique durable accompagnée d'une amélioration quantitative et qualitative de l'emploi et d'une plus grande cohésion sociale.» Ce projet est assorti d'objectifs chiffrés, que l'on trouve quasiment tels quels dans la loi. Nouveau : Jusque-là, l'éducation, prérogative nationale, restait hors du champ communautaire et n'apparaît ni dans le traité de Rome ni dans celui de Maastricht.[…]
Enfant naturel de l'évaluationnite aiguë et de la construction européenne, cette loi multiplie les objectifs chiffrés.
Depuis 1981 et la création des zones d'éducation prioritaire, la politique d'aide aux élèves en difficulté était centrée sur des zones. La loi Fillon ne supprime pas cette logique mais y adjoint une autre logique, centrée sur les individus. Implicitement, l'échec scolaire est renvoyé aussi à la responsabilité de l'élève (et de sa famille), plus seulement aux effets combinés d'un contexte social, culturel, urbain ou économique.
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Le Figaro du 13/01/05
Réforme Fillon : les syndicats fourbissent leurs armes
François Fillon a-t-il raison de se dire «serein» sur l'avenir de la loi d'orientation sur l'école qu'il a présentée hier en Conseil des ministres ? Sans aucun doute s'il tourne son regard du côté de l'Élysée. A plusieurs reprises déjà, lors des cérémonies de voeux, le chef de l'État a apporté un soutien appuyé à la réforme préparée par le ministre de l'Éducation. Hier encore, Jacques Chirac a salué ce projet : «L'école est notre bien commun sans doute le plus précieux. Elle mérite que la nation se mobilise pour son avenir à l'abri des querelles partisanes», a demandé le président de la République, souhaitant que le débat au Parlement, prévu pour la mi-février, se déroule «dans un esprit de rassemblement, de responsabilité et de dialogue».
Mais il n'est pas sûr que l'appel au consensus du chef de l'État soit entendu. Car, si l'UMP a salué hier «une courageuse réforme» symbole d'une «révolution du bon sens», les autres organisations politiques se sont montrées beaucoup plus critiques. Ainsi, l'UDF a-t-elle fait part de son «scepticisme» faute de trouver dans la loi «des mesures d'envergure». Le PS évoque «une loi pour rien» et le Parti communiste dénonce une «une vision marchande de l'éducation».
Enfin, la confrontation s'annonce particulièrement tendue avec les syndicats d'enseignants et de chefs d'établissement mais aussi avec certains représentants des parents d'élèves ou des associations familiales. Côté enseignants, cinq des grandes fédérations (Faen, Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT, Unsa-éducation) ont annoncé une journée d'action pour jeudi 20 janvier, avec pour mot d'ordre : le retrait du projet de loi d'orientation.
À la différence des précédents, ce mouvement pourrait être suivi car les enseignants ne contestent pas seulement certains points de la loi – hier, les professeurs de sciences économiques étaient déjà dans la rue pour s'opposer à la suppression de leur discipline en classe de seconde –, mais ils dénoncent aussi les restrictions budgétaires prévues pour la rentrée 2005.[…]
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L'apprentissage, une voie d'excellence
A l'occasion de l'inauguration de la faculté des métiers de région parisienne et du XIe Salon de l'alternance
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L'Humanité du 13/01/05
Accidents à l’école : peut mieux faire
L’école est-elle un lieu sûr ? « Oui... mais peut mieux faire », semble répondre l’Observatoire national de la sécurité des établissements scolaires qui a rendu public, hier, son rapport annuel. Créée en 1995, cette instance est chargée par le ministère de l’Éducation nationale d’analyser tout risque survenant dans le système éducatif (accidents, incendie, équipement...) et de proposer des mesures concrètes. En 2003-2004, via sa base de données BAOBAC, l’Observatoire a recensé 58 271 accidents en milieu scolaire, dont quatorze mortels, sur un total de 12,5 millions d’élèves. Seulement 2 % sont des accidents graves - nécessitant au moins 48 heures d’hospitalisation. Une proportion en baisse sensible depuis deux ans. « C’est beaucoup, c’est trop, mais l’école est infiniment moins accidentogène que la vie courante », relève Jean-Marie Schleret, président de l’Observatoire.
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Recherche 2005 sera l’année de la réforme
Concernant le volet recherche, François Fillon a indiqué, hier, qu’il travaillerait, en 2005, à la mise en forme du projet de loi d’orientation et de programmation
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Le Parisien du 13/01/05
Rien vu...
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La Croix du 13/01/05
Rien vu...
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Une loi sur l’école applicable dès la rentrée
Malgré la grogne, le ministre de l’Education veut aller vite. Lors de ses voeux à la presse, François Fillon a confirmé, hier, que la loi d’orientation sur l’école, qui sera débattue au Parlement en février, « sera pour partie en vigueur dès l’année scolaire 2005-2006 ». Hier, le Conseil des ministres a approuvé la loi. Seront donc effectifs : le Haut Conseil de l’éducation, qui donnera un avis sur le contenu du socle fondamental, les contrats individuels de réussite pour élèves en difficulté ou encore les enseignements de découverte professionnelle en 3e. A l’automne 2005, la nouvelle organisation du brevet et la réforme du bac seront mises en route.
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Nouveaux affrontements devant un lycée
Le lycée professionnel Jacques-Prévert de Combs-la-Ville (77) a été le théâtre hier d’une nouvelle flambée de violence entre deux bandes rivales, l’une de Savigny-le-Temple, l’autre de Combs- la-Ville. Une cinquantaine de jeunes se sont affrontés en début d’après-midi devant l’établissement, faisant au moins un blessé léger. La police a procédé à plusieurs interpellations. On ignorait hier ce qui a motivé la bagarre.
Ces violences font suite à des affrontements survenus lundi dans un lycée de Chelles, dans le nord du département.
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Ouest-France du 13/01/05
Des sceptiques à convaincre (éditorial)
Étrange climat de scepticisme autour du projet de loi de François Fillon sur l'école. Présenté, hier, en Conseil des ministres, bientôt débattu à l'Assemblée nationale, il ne s'attire, pour l'instant, ni vrais applaudissements ni véritables cris de désapprobation. Même les critiques syndicales, habituellement promptes, sont finalement assez molles et discordantes. Et si un appel à la grève est lancé pour le 20 janvier, le projet de loi n'est qu'un motif de mécontentement parmi d'autres.
On sait pourtant que l'école et la réussite des élèves demeurent plus que jamais une obsession nationale. Que ce projet est issu d'une année de débats. Qu'il prépare l'école des quinze ans à venir. Alors pourquoi cette distance ? La méthode Fillon y est pour beaucoup. Le ministre déteste l'esbroufe, les petites phrases médiatiques, les envolées lyriques, tous les effets de manches et de verbes qui font croire, un temps, à l'opinion ébaubie, que le grand soir de la réforme est enfin arrivé.
De surcroît, il a choisi de glisser son projet de loi dans les feuillets de la loi de 1989, celle d'un certain Lionel Jospin, au nom du refus de toute rupture. François Fillon espère ainsi éviter à l'école du XXIe siècle le vieil antagonisme droite-gauche sur les finalités de l'enseignement. Il ne s'agit pas de révolutionner l'école, dit-il, mais de la moderniser, en respectant sa culture et son histoire. On peut y voir une habileté tactique, un pragmatisme certain, du bon sens, mais rien qui déclenche l'enthousiasme des foules.
Le projet de loi ne manque pourtant pas de belles ambitions. Elles sont généreusement chiffrées.[…] Débat nécessaire, mais débat incertain ? On verra. Au-delà, le problème de François Fillon est celui de tous ses prédécesseurs. Quelles sont ses capacités d'action réelles sur le fonctionnement du « mammouth » éducatif ? Il est à la tête de la plus grande administration d'Europe, du plus important budget de l'État, mais ses marges de manoeuvre sont plus que minces. Redonner sa force à l'école, creuset de la République, suppose qu'il accorde des moyens et des postes, là où les enfants connaissent le plus de difficultés. Le peut-il sans le soutien des syndicats d'enseignants ? Sans doute pas. Et c'est là où le scepticisme des enseignants, né d'une trop longue fréquentation de réformettes venues d'en haut et mal appliquées, peut être fatal au projet. Scepticisme rimerait alors, une nouvelle fois, avec conservatisme.
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Le Monde daté du 14/01/05
Des syndicats demandent à M. Fillon de renoncer à sa réforme de l'école
Présentée en conseil des ministres, mercredi 12 janvier, la loi d'orientation pour l'avenir de l'école entrera "pour partie en vigueur dès l'année 2005-2006", a annoncé le ministre de l'éducation nationale, François Fillon, à l'occasion de la présentation de ses vœux à la presse, le même jourLe ministre a décliné les mesures concernées : instauration du Haut Conseil de l'éducation qui donnera un avis sur le contenu du socle commun de connaissances, lancement des premiers contrats individuels de réussite pour les élèves en difficulté, enseignement de découverte professionnelle en classe de troisième, généralisation de la première langue vivante en CE2, généralisation du brevet informatique et Internet, mise en place d'une note de vie scolaire, nouvelle organisation du brevet pour la session 2006...
La modernisation du baccalauréat attendra en revanche la session 2007. "Il faut que d'ici deux ans l'ensemble de cette loi pour l'école soit intégralement sur les rails", a précisé M. Fillon.
Aux fédérations syndicales de l'éducation (FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT et UNSA-éducation) qui demandent l'abandon du projet de loi et appellent à une grève le 20 janvier, le ministre a répondu que "le statu quo est contraire aux intérêts d'une école plus juste et plus efficace". "Prétendre que les efforts financiers consacrés à l'éducation sont insuffisants alors même que ces moyens nous placent au premier rang de l'OCDE, c'est esquiver notre défi commun : celui de moderniser le service de l'éducation nationale, a-t-il estimé."
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Les universités alternatives prospèrent sur la soif de savoir
"Populaires", "du temps libre" ou "interâges", les universités non traditionnelles se multiplient, et attirent des milliers d'adultes qui souhaitent "apprendre, sans forcément viser un diplôme". Mercredi, une Université populaire a été créée à Lyon, sur le modèle imaginé à Caen, en 2002.
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A Lyon, une inauguration devant un public d'enseignants
Il est décidément difficile d'ouvrir l'école à ceux qu'elle a, un jour, exclus. Philippe Corcuff, maître de conférences en sciences politiques à l'Institut d'études politiques de Lyon, en a fait l'expérience, mercredi 12 janvier, alors qu'il donnait le premier cours de la nouvelle Université populaire de Lyon.Certes, l'amphithéâtre du lycée Diderot, situé sur les pentes de la Croix-Rousse, était comble. Près de 200 personnes en occupaient les bancs et les escaliers pour écouter attentivement le militant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Mais, pour beaucoup, il s'agissait d'enseignants, en activité ou à la retraite. Des auditeurs de France-Culture, souvent, séduits par les émissions de Michel Onfray, le fondateur de la première université populaire, à Caen.
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"Etre abordable pour le plus grand nombre"
Entretien avec Michel Onfray, philosophe, fondateur de l'Université populaire de Caen.
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Quelle(s) réforme(s) pour l'éducation ?
Débat en direct avec le ministre de l'éducation nationale, François Fillon, jeudi 13 à 18 h 30
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mercredi, janvier 12, 2005
Revue de presse du mercredi 12 janvier 2005
Le projet de loi d’orientation sur l’École, qu’on appelle aussi le projet de loi Fillon, a été approuvé en conseil des ministres ce mercredi 12 janvier. Tous vos journaux reviennent sur ce projet. Avec des avis très différents. Le Figaro et la Croix sont plutôt positifs et même enthousiastes. Les autres ont une tonalité plutôt négative. « Pourquoi le projet Fillon ne convainc pas » titre le Parisien. L’Humanité va même plus loin puisqu’elle affirme « Les actes et les décisions de ce gouvernement révèlent une conception particulièrement réactionnaire de l’éducation nationale. ».
En attendant la (grande ?) manifestation du 20 janvier prochain, aujourd’hui les profs de SES étaient dans la rue. Plus de 500 manifestants, soit un prof de SES sur 10.Hier mardi, c’étaient les infirmières scolaires qui défilaient. Et demain ?
Bonne Lecture...
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Libération du 12/01/05
Education: Fillon présente sa loi d'orientation
François Fillon doit présenter ce matin sa loi d'orientation sur l'avenir de l'école devant le Conseil des ministres. Viendront ensuite les discussions au Parlement, puis le vote prévu au printemps. Cette loi, réclamée par Jacques Chirac depuis 2002, donnera les grands objectifs de l'école à l'horizon de quinze ans. Elle intervient dans un climat de défiance vis-à-vis du gouvernement. La plupart des syndicats ont appelé à manifester le 20 janvier.
Censé «compléter, modifier et corriger la loi de Lionel Jospin votée en 1989 et l'adapter aux réalités de maintenant», le texte de François Fillon s'est inspiré en partie du «rapport Thélot». Cette synthèse, qui lui a été remise à la rentrée, faisait suite au vaste débat public organisé l'an passé dans les écoles, en réponse au plus grand mouvement social qu'ait connu l'Education ces dernières années.
Le coeur de la réforme repose sur l'acquisition d'un ensemble de compétences indispensables, «le socle des fondamentaux». Qui comprend la maîtrise du français, «priorité absolue», des mathématiques, d'une langue vivante, la connaissance des sciences et des sciences humaines, et celle de l'informatique. Ce choix a mis les professeurs d'arts, de sports et de sciences économiques en état d'alerte.
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Les infirmières scolaires manifestent leur «ras-le-bol»
Quelques centaines d'infirmières scolaires ont manifesté hier à Paris, à l'appel du Snics-FSU, premier syndicat de ce secteur, pour protester contre «le manque de moyens pour exercer leurs missions et le manque de reconnaissance pour la profession». Elles voulaient surtout signifier leur ras-le-bol des effets d'annonces non suivis des faits. «Aujourd'hui nous sommes 6 683 pour 8 000 collèges et lycées, 55 000 écoles maternelles et primaires et 2 millions d'étudiants, déplore Brigitte Le Chevert, secrétaire générale du Snics. Il faudrait 5 000 postes de plus.» Les infirmières scolaires réclament aussi une amélioration de leurs salaires et carrières.
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Le Figaro du 12/01/05
Ecole : la réforme tranquille de François Fillon
La réforme de l'école est désormais sur la rampe de lancement. Tenant son calendrier, le ministre de l'Éducation, François Fillon, présente ce matin en Conseil des ministres son projet de loi d'orientation, qui devrait entamer son parcours parlementaire à la mi-février pour une adoption au printemps. Si ce texte a été élaboré au pas de course, il n'en a pas moins donné lieu à une longue réflexion publique.[…] La future loi d'orientation comprend deux volets. Tout d'abord il reprend ou présente plusieurs orientations particulièrement ambitieuses. Il réaffirme ainsi la cible de 80% d'une classe d'âge au niveau du bac (déjà dans la loi de 1989), qu'il complète par un nouvel objectif : celui de conduire 50% d'une classe d'âge à un diplôme de l'enseignement supérieur. S'y ajoute également une série d'engagements européens : hausse du nombre des bacheliers dans les milieux défavorisés, augmentation des étudiants dans les filières scientifiques, relèvement du nombre d'élèves étudiant l'allemand, les langues anciennes ou accédant aux classes européennes.
Dans un deuxième temps, le projet affiche plusieurs mesures phares : la réforme du bac, l'instauration d'un socle commun des connaissances sanctionné par un brevet rénové, la création d'un contrat individuel de réussite éducative (Cire) pour aider les élèves en difficulté, le développement et l'amélioration de l'apprentissage de langues étrangères, ou encore l'instauration d'un système de remplacement pour les absences d'enseignants de courte durée. Des points qui suscitent quelques interrogations.[…]
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Comment l'anglais a conquis l'Espagne
Le choc. Une étude du ministère de l'Éducation nationale montrait il y a quelques mois que la France faisait moins bien que plusieurs pays d'Europe du Nord, mais surtout que l'Espagne, dans l'apprentissage de l'anglais. De quoi faire réagir le gouvernement pour essayer d'inciter l'Éducation nationale à mettre un bémol sur la culture de l'écrit qui prévaut en France au détriment de l'oral. Outre l'apprentissage d'une première langue en CE1 et d'une deuxième en 5e, le projet Fillon prévoit de dédoubler les classes de langue en commençant par la terminale et de permettre aux petits Français et de mesurer leur connaissance grâce au système d'évaluation européen. Surtout, il envisage d'organiser des groupes de niveaux en langues dans lesquels un élève de 5e parlant bien une langue pourrait côtoyer un autre de 3e. Une petite révolution au sein de l'Éducation nationale.
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L'Humanité du 12/01/05
Les oubliés du socle commun
Le projet de loi d’orientation pour l’école n’est pas encore arrivé sur les pupitres des parlementaires qu’il essuie déjà sa troisième manif. Après le 7 décembre, qui rassemblait près de 10 000 personnes dans les rues parisiennes, après le 15 décembre, qui voyait les enseignants d’éducation physique et sportive (EPS) protester à leur tour, c’est maintenant aux profs de sciences économiques et sociales de s’exprimer publiquement sur le sujet. Alors que François Fillon soumet son texte aujourd’hui au Conseil des ministres, l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES) appelle ses collègues à faire grève et à manifester à Paris. Le SNES, l’UNSEN-CGT, le SE-UNSA, la Ligue de l’enseignement et SUD éducation ont déjà apporté leur soutien.
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Matières fragilisées : quatre profs témoignent
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De la discipline ! De la discipline que diable !
Les actes et les décisions de ce gouvernement révèlent une conception particulièrement réactionnaire de l’éducation nationale.
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Loi d’orientation Les prochaines échéances
Après sa lecture par le Conseil des ministres, le projet de loi d’orientation devrait être présenté devant le Parlement dès le mois de février. Le vote est censé aboutir au printemps 2005. François Fillon s’est donné deux ans pour mettre en oeuvre les différentes mesures comprises dans le projet. Elles n’arriveront à leur pleine maturité qu’en juin 2007, date à laquelle les élèves de terminale se frotteront au baccalauréat nouvelle version.
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Le Parisien du 12/01/05
Pourquoi la loi Fillon ne convainc pas
APRÈS UNE LONGUE gestation, le projet de loi d'orientation sur l'école, censée fixer ses grands objectifs pour les quinze prochaines années, est présenté ce matin par François Fillon (lire notre édition d'hier) en Conseil des ministres. La future réforme sera sans doute saluée par le président Jacques Chirac. En revanche, du côté des enseignants (qui préparent déjà une grève pour le 20 janvier) et des parents d'élèves, l'accueil est plus réservé, voire carrément hostile. Voici les cinq principaux points qui fâchent. :
1 Le socle commun
2 Les contrats individuels de réussite éducative (Cire).
3 Le redoublement.
4 Les profs réquisitionnés.
5 Le baccalauréat.
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La colère monte chez les enseignants
LE RAS-LE-BOL de la communauté éducative est perceptible. Hier, quelque 300 infirmières scolaires ont défilé en blouse blanche dans les rues de la capitale, à l'appel du premier syndicat du secteur, pour protester « contre le manque de moyens pour exercer leurs missions ». « Nous ne sommes que 6 383 à exercer pour 8 200 lycées et collèges, explique Brigitte Le Chevert, patronne de cette organisation. Notre rôle est pourtant fondamental : nous aidons, conseillons, épaulons les jeunes du point de vue de leur santé physique mais aussi morale. » Ce matin, une nouvelle corporation montre son mécontentement. Les professeurs de sciences économiques et sociales seront en grève. « Je suis inquiète pour ma discipline car la loi Fillon la tue », explique Edwige, qui enseigne à Paris.
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La Croix du 12/01/05
Les profs prêts à suivre leur ministre
Le ministre de l'éducation nationale François Fillon présente mercredi 12 janvier le projet de loi d'orientation sur l'école. La réforme, plutôt bien accueillie sur le terrain, fixe comme priorité la lutte contre l'échec scolaire. […] Maïténa, Julie, Julien et Anthony. Ces enseignants qui débutent dans le métier appartiennent à une génération que tous les sociologues ont décrite comme beaucoup plus pragmatique que les précédentes. Ils ne croient plus au dogme de l’égalité. Ils plébiscitent le travail en équipe, sont capables de s’engager sans compter… au risque de se révéler parfois plus fragiles qu’ils ne le soupçonnaient. L’accent mis, dans le projet de loi Fillon, sur la liberté pédagogique des enseignants, sur l’autonomie des établissements, sur les facultés d’adaptation aux publics d’élèves, ne doit donc rien au hasard. C’est bien sûr cette nouvelle génération d’enseignants que semble calée la réforme de l’école à l’horizon des quinze ans à venir.
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Aider les enfants victimes du tsunami
On compte beaucoup d'enfants parmi les victimes du raz de marée en Asie du Sud. Et beaucoup parmi les rescapés
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20 minutes du 12/01/05
Fillon propose une réforme d’autorité
La place de l’enseignant et de la maîtrise du français au coeur de la loi. François Fillon présente aujourd’hui en Conseil des ministres le projet de loi d’orientation sur l’école avant un débat prévu au Parlement dès février. Voici les principales mesures issues du débat national sur l’école qui s’est déroulé en 2004.
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La filière professionnelle veut changer d’image
Pour ne pas rester une voie de garage. Le projet de loi veut valoriser et simplifier la filière professionnelle. Il donne la possibilité aux élèves de 3e de prendre une option de « découverte professionnelle » de trois heures hebdomadaires, ou de six heures pour les élèves en difficulté.
Par ailleurs, selon le texte de loi, le nombre de filières pour le BEP va être ramené de 39 à 12 (une par branche professionnelle) pour une meilleure lisibilité. Une mention « bien » ou « très bien » au bac pro permettra à un étudiant d’avoir accès à une place en classe préparatoire au BTS.
Dernier objectif : dans les cinq années à venir, le nombre d’apprentis dans les lycées devra augmenter de 50 %.
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L’apprentissage, vraie filière d’avenir
Envie de suivre une formation en alternance ? Pour les premières démarches, c’est maintenant. Deux rendez-vous sont à ne pas manquer cette semaine : le Train des compétences, aujourd’hui en gare de Lyon, se rendra demain à Austerlitz et vendredi à Montparnasse, et le Salon de l’apprentissage, de vendredi à dimanche, à Paris Expo, Porte de Versailles. Le premier accueille plusieurs professionnels sur les filières d’avenir – prometteuses d’embauches –, tandis que le second est le rendez-vous incontournable pour tout connaître des filières sur l’alternance.
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Le CAP protège davantage que le bac
Selon une étude de l’Insee rendue publique lundi dernier, « depuis 2001, les bacheliers ont plus de risques d’être au chômage que les personnes titulaires d’un CAP ou d’un BEP. La tendance est identique pour les diplômés de niveau bac + 2. » Ainsi, même si l’obtention d’un diplôme diminue le risque de se retrouver au chômage, « le taux de chômage ne décroît pas avec l’élévation du diplôme ».
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La fac des métiers d’Evry, un « pôle d’excellence »
Commerce et services, industrie et artisanat, sont les trois grands secteurs de la nouvelle faculté des métiers, inaugurée lundi par Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale, à Evry (91). Erigée sur 7 hectares, elle permettra de se former à 80 métiers différents. Objectif de ce « pôle d’excellence de l’apprentissage » : « développer des formations modernes répondant aux besoins d’emploi des entreprises, et rendre plus attractifs les métiers qui connaissent des pénuries de main-d’oeuvre » explique la chambre de commerce et d’industrie (CCI) dans un communiqué. Si les 1 100 apprentis de l’Institut francilien de formation en alternance ont déjà pris le chemin de la faculté, la véritable rentrée n’aura lieu qu’en septembre.
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Le Monde daté du 13/01/05
Chahut bahut par Éric Fottorino
Des souvenirs de bahut, chacun en a des tas. Pour ceux qui n'ont pas connu le régiment, les exploits de préau tiennent lieu de faits d'armes. L'école est le premier lieu des quatre cents coups, des bastons entre garçons et des premiers battements de cœur en regardant tourner les jupes des filles, comme chante Souchon. Il arrivait qu'on s'attende à la sortie pour régler des comptes aux poings ou s'attraper la main, selon que l'affaire se passait entre gars ou avec une possible fiancée qui mâchait du chewing-gum en jouant les bêcheuses.[…] Ces images d'il n'y a pas si longtemps ont resurgi dans notre esprit en prenant connaissance des affrontements qui ont opposé lundi des jeunes d'un lycée de Chelles à d'autres originaires de Villeparisis, dans la Seine-et-Marne.
Ce qui frappe – le terme est adéquat vu l'usage de béquilles, d'extincteurs, de barres et de battes, mais aussi de marteaux et de grosses bombes lacrymogènes –, ce qui frappe surtout, c'est l'incroyable liberté de mouvement des agresseurs dans l'enceinte du lycée Gaston-Bachelard de Chelles, entrés par un trou dans le grillage. On a compris que ceux de Villeparisis avaient mené une action commando contre ceux de Chelles, en représailles, semble-t-il, au caillassage récent d'un autobus scolaire allant à Villeparisis par des élèves de Chelles.
Les responsables de Gaston Bachelard affirment que tout est allé très vite, trop vite assurément pour leur laisser le temps d'intervenir. Résultat : cinq jeunes souffrant de contusions. Et une quinzaine de mineurs et de majeurs – n'ayant donc rien à faire dans un établissement du secondaire – placés en garde à vue.
Quelques jours après le grand déploiement policier aux abords des lycées, on se dit qu'une présence sécurisée régulière mais discrète aurait été bienvenue. A force de supprimer à l'école toutes sortes de postes d'éducateurs, les élèves sont davantage encore livrés à eux-mêmes. Et c'est au moment où ils prennent des coups qu'on se sépare des infirmières...
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Les infirmières scolaires défilent pour obtenir des postes
"Aux oubliettes les cornettes, les bonnes sœurs ont disparu, les infirmières sont dans la rue, pour voir leur valeur reconnue." Quelques centaines d'infirmières scolaires (500, selon les organisateurs, 280, selon la police) ont manifesté, mardi 11 janvier, à Paris, à l'appel du Snics-FSU.
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En attendant la (grande ?) manifestation du 20 janvier prochain, aujourd’hui les profs de SES étaient dans la rue. Plus de 500 manifestants, soit un prof de SES sur 10.Hier mardi, c’étaient les infirmières scolaires qui défilaient. Et demain ?
Bonne Lecture...
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Libération du 12/01/05
Education: Fillon présente sa loi d'orientation
François Fillon doit présenter ce matin sa loi d'orientation sur l'avenir de l'école devant le Conseil des ministres. Viendront ensuite les discussions au Parlement, puis le vote prévu au printemps. Cette loi, réclamée par Jacques Chirac depuis 2002, donnera les grands objectifs de l'école à l'horizon de quinze ans. Elle intervient dans un climat de défiance vis-à-vis du gouvernement. La plupart des syndicats ont appelé à manifester le 20 janvier.
Censé «compléter, modifier et corriger la loi de Lionel Jospin votée en 1989 et l'adapter aux réalités de maintenant», le texte de François Fillon s'est inspiré en partie du «rapport Thélot». Cette synthèse, qui lui a été remise à la rentrée, faisait suite au vaste débat public organisé l'an passé dans les écoles, en réponse au plus grand mouvement social qu'ait connu l'Education ces dernières années.
Le coeur de la réforme repose sur l'acquisition d'un ensemble de compétences indispensables, «le socle des fondamentaux». Qui comprend la maîtrise du français, «priorité absolue», des mathématiques, d'une langue vivante, la connaissance des sciences et des sciences humaines, et celle de l'informatique. Ce choix a mis les professeurs d'arts, de sports et de sciences économiques en état d'alerte.
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Les infirmières scolaires manifestent leur «ras-le-bol»
Quelques centaines d'infirmières scolaires ont manifesté hier à Paris, à l'appel du Snics-FSU, premier syndicat de ce secteur, pour protester contre «le manque de moyens pour exercer leurs missions et le manque de reconnaissance pour la profession». Elles voulaient surtout signifier leur ras-le-bol des effets d'annonces non suivis des faits. «Aujourd'hui nous sommes 6 683 pour 8 000 collèges et lycées, 55 000 écoles maternelles et primaires et 2 millions d'étudiants, déplore Brigitte Le Chevert, secrétaire générale du Snics. Il faudrait 5 000 postes de plus.» Les infirmières scolaires réclament aussi une amélioration de leurs salaires et carrières.
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Le Figaro du 12/01/05
Ecole : la réforme tranquille de François Fillon
La réforme de l'école est désormais sur la rampe de lancement. Tenant son calendrier, le ministre de l'Éducation, François Fillon, présente ce matin en Conseil des ministres son projet de loi d'orientation, qui devrait entamer son parcours parlementaire à la mi-février pour une adoption au printemps. Si ce texte a été élaboré au pas de course, il n'en a pas moins donné lieu à une longue réflexion publique.[…] La future loi d'orientation comprend deux volets. Tout d'abord il reprend ou présente plusieurs orientations particulièrement ambitieuses. Il réaffirme ainsi la cible de 80% d'une classe d'âge au niveau du bac (déjà dans la loi de 1989), qu'il complète par un nouvel objectif : celui de conduire 50% d'une classe d'âge à un diplôme de l'enseignement supérieur. S'y ajoute également une série d'engagements européens : hausse du nombre des bacheliers dans les milieux défavorisés, augmentation des étudiants dans les filières scientifiques, relèvement du nombre d'élèves étudiant l'allemand, les langues anciennes ou accédant aux classes européennes.
Dans un deuxième temps, le projet affiche plusieurs mesures phares : la réforme du bac, l'instauration d'un socle commun des connaissances sanctionné par un brevet rénové, la création d'un contrat individuel de réussite éducative (Cire) pour aider les élèves en difficulté, le développement et l'amélioration de l'apprentissage de langues étrangères, ou encore l'instauration d'un système de remplacement pour les absences d'enseignants de courte durée. Des points qui suscitent quelques interrogations.[…]
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Comment l'anglais a conquis l'Espagne
Le choc. Une étude du ministère de l'Éducation nationale montrait il y a quelques mois que la France faisait moins bien que plusieurs pays d'Europe du Nord, mais surtout que l'Espagne, dans l'apprentissage de l'anglais. De quoi faire réagir le gouvernement pour essayer d'inciter l'Éducation nationale à mettre un bémol sur la culture de l'écrit qui prévaut en France au détriment de l'oral. Outre l'apprentissage d'une première langue en CE1 et d'une deuxième en 5e, le projet Fillon prévoit de dédoubler les classes de langue en commençant par la terminale et de permettre aux petits Français et de mesurer leur connaissance grâce au système d'évaluation européen. Surtout, il envisage d'organiser des groupes de niveaux en langues dans lesquels un élève de 5e parlant bien une langue pourrait côtoyer un autre de 3e. Une petite révolution au sein de l'Éducation nationale.
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L'Humanité du 12/01/05
Les oubliés du socle commun
Le projet de loi d’orientation pour l’école n’est pas encore arrivé sur les pupitres des parlementaires qu’il essuie déjà sa troisième manif. Après le 7 décembre, qui rassemblait près de 10 000 personnes dans les rues parisiennes, après le 15 décembre, qui voyait les enseignants d’éducation physique et sportive (EPS) protester à leur tour, c’est maintenant aux profs de sciences économiques et sociales de s’exprimer publiquement sur le sujet. Alors que François Fillon soumet son texte aujourd’hui au Conseil des ministres, l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES) appelle ses collègues à faire grève et à manifester à Paris. Le SNES, l’UNSEN-CGT, le SE-UNSA, la Ligue de l’enseignement et SUD éducation ont déjà apporté leur soutien.
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Matières fragilisées : quatre profs témoignent
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De la discipline ! De la discipline que diable !
Les actes et les décisions de ce gouvernement révèlent une conception particulièrement réactionnaire de l’éducation nationale.
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Loi d’orientation Les prochaines échéances
Après sa lecture par le Conseil des ministres, le projet de loi d’orientation devrait être présenté devant le Parlement dès le mois de février. Le vote est censé aboutir au printemps 2005. François Fillon s’est donné deux ans pour mettre en oeuvre les différentes mesures comprises dans le projet. Elles n’arriveront à leur pleine maturité qu’en juin 2007, date à laquelle les élèves de terminale se frotteront au baccalauréat nouvelle version.
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Le Parisien du 12/01/05
Pourquoi la loi Fillon ne convainc pas
APRÈS UNE LONGUE gestation, le projet de loi d'orientation sur l'école, censée fixer ses grands objectifs pour les quinze prochaines années, est présenté ce matin par François Fillon (lire notre édition d'hier) en Conseil des ministres. La future réforme sera sans doute saluée par le président Jacques Chirac. En revanche, du côté des enseignants (qui préparent déjà une grève pour le 20 janvier) et des parents d'élèves, l'accueil est plus réservé, voire carrément hostile. Voici les cinq principaux points qui fâchent. :
1 Le socle commun
2 Les contrats individuels de réussite éducative (Cire).
3 Le redoublement.
4 Les profs réquisitionnés.
5 Le baccalauréat.
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La colère monte chez les enseignants
LE RAS-LE-BOL de la communauté éducative est perceptible. Hier, quelque 300 infirmières scolaires ont défilé en blouse blanche dans les rues de la capitale, à l'appel du premier syndicat du secteur, pour protester « contre le manque de moyens pour exercer leurs missions ». « Nous ne sommes que 6 383 à exercer pour 8 200 lycées et collèges, explique Brigitte Le Chevert, patronne de cette organisation. Notre rôle est pourtant fondamental : nous aidons, conseillons, épaulons les jeunes du point de vue de leur santé physique mais aussi morale. » Ce matin, une nouvelle corporation montre son mécontentement. Les professeurs de sciences économiques et sociales seront en grève. « Je suis inquiète pour ma discipline car la loi Fillon la tue », explique Edwige, qui enseigne à Paris.
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La Croix du 12/01/05
Les profs prêts à suivre leur ministre
Le ministre de l'éducation nationale François Fillon présente mercredi 12 janvier le projet de loi d'orientation sur l'école. La réforme, plutôt bien accueillie sur le terrain, fixe comme priorité la lutte contre l'échec scolaire. […] Maïténa, Julie, Julien et Anthony. Ces enseignants qui débutent dans le métier appartiennent à une génération que tous les sociologues ont décrite comme beaucoup plus pragmatique que les précédentes. Ils ne croient plus au dogme de l’égalité. Ils plébiscitent le travail en équipe, sont capables de s’engager sans compter… au risque de se révéler parfois plus fragiles qu’ils ne le soupçonnaient. L’accent mis, dans le projet de loi Fillon, sur la liberté pédagogique des enseignants, sur l’autonomie des établissements, sur les facultés d’adaptation aux publics d’élèves, ne doit donc rien au hasard. C’est bien sûr cette nouvelle génération d’enseignants que semble calée la réforme de l’école à l’horizon des quinze ans à venir.
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Aider les enfants victimes du tsunami
On compte beaucoup d'enfants parmi les victimes du raz de marée en Asie du Sud. Et beaucoup parmi les rescapés
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Fillon propose une réforme d’autorité
La place de l’enseignant et de la maîtrise du français au coeur de la loi. François Fillon présente aujourd’hui en Conseil des ministres le projet de loi d’orientation sur l’école avant un débat prévu au Parlement dès février. Voici les principales mesures issues du débat national sur l’école qui s’est déroulé en 2004.
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La filière professionnelle veut changer d’image
Pour ne pas rester une voie de garage. Le projet de loi veut valoriser et simplifier la filière professionnelle. Il donne la possibilité aux élèves de 3e de prendre une option de « découverte professionnelle » de trois heures hebdomadaires, ou de six heures pour les élèves en difficulté.
Par ailleurs, selon le texte de loi, le nombre de filières pour le BEP va être ramené de 39 à 12 (une par branche professionnelle) pour une meilleure lisibilité. Une mention « bien » ou « très bien » au bac pro permettra à un étudiant d’avoir accès à une place en classe préparatoire au BTS.
Dernier objectif : dans les cinq années à venir, le nombre d’apprentis dans les lycées devra augmenter de 50 %.
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L’apprentissage, vraie filière d’avenir
Envie de suivre une formation en alternance ? Pour les premières démarches, c’est maintenant. Deux rendez-vous sont à ne pas manquer cette semaine : le Train des compétences, aujourd’hui en gare de Lyon, se rendra demain à Austerlitz et vendredi à Montparnasse, et le Salon de l’apprentissage, de vendredi à dimanche, à Paris Expo, Porte de Versailles. Le premier accueille plusieurs professionnels sur les filières d’avenir – prometteuses d’embauches –, tandis que le second est le rendez-vous incontournable pour tout connaître des filières sur l’alternance.
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Le CAP protège davantage que le bac
Selon une étude de l’Insee rendue publique lundi dernier, « depuis 2001, les bacheliers ont plus de risques d’être au chômage que les personnes titulaires d’un CAP ou d’un BEP. La tendance est identique pour les diplômés de niveau bac + 2. » Ainsi, même si l’obtention d’un diplôme diminue le risque de se retrouver au chômage, « le taux de chômage ne décroît pas avec l’élévation du diplôme ».
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La fac des métiers d’Evry, un « pôle d’excellence »
Commerce et services, industrie et artisanat, sont les trois grands secteurs de la nouvelle faculté des métiers, inaugurée lundi par Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale, à Evry (91). Erigée sur 7 hectares, elle permettra de se former à 80 métiers différents. Objectif de ce « pôle d’excellence de l’apprentissage » : « développer des formations modernes répondant aux besoins d’emploi des entreprises, et rendre plus attractifs les métiers qui connaissent des pénuries de main-d’oeuvre » explique la chambre de commerce et d’industrie (CCI) dans un communiqué. Si les 1 100 apprentis de l’Institut francilien de formation en alternance ont déjà pris le chemin de la faculté, la véritable rentrée n’aura lieu qu’en septembre.
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Le Monde daté du 13/01/05
Chahut bahut par Éric Fottorino
Des souvenirs de bahut, chacun en a des tas. Pour ceux qui n'ont pas connu le régiment, les exploits de préau tiennent lieu de faits d'armes. L'école est le premier lieu des quatre cents coups, des bastons entre garçons et des premiers battements de cœur en regardant tourner les jupes des filles, comme chante Souchon. Il arrivait qu'on s'attende à la sortie pour régler des comptes aux poings ou s'attraper la main, selon que l'affaire se passait entre gars ou avec une possible fiancée qui mâchait du chewing-gum en jouant les bêcheuses.[…] Ces images d'il n'y a pas si longtemps ont resurgi dans notre esprit en prenant connaissance des affrontements qui ont opposé lundi des jeunes d'un lycée de Chelles à d'autres originaires de Villeparisis, dans la Seine-et-Marne.
Ce qui frappe – le terme est adéquat vu l'usage de béquilles, d'extincteurs, de barres et de battes, mais aussi de marteaux et de grosses bombes lacrymogènes –, ce qui frappe surtout, c'est l'incroyable liberté de mouvement des agresseurs dans l'enceinte du lycée Gaston-Bachelard de Chelles, entrés par un trou dans le grillage. On a compris que ceux de Villeparisis avaient mené une action commando contre ceux de Chelles, en représailles, semble-t-il, au caillassage récent d'un autobus scolaire allant à Villeparisis par des élèves de Chelles.
Les responsables de Gaston Bachelard affirment que tout est allé très vite, trop vite assurément pour leur laisser le temps d'intervenir. Résultat : cinq jeunes souffrant de contusions. Et une quinzaine de mineurs et de majeurs – n'ayant donc rien à faire dans un établissement du secondaire – placés en garde à vue.
Quelques jours après le grand déploiement policier aux abords des lycées, on se dit qu'une présence sécurisée régulière mais discrète aurait été bienvenue. A force de supprimer à l'école toutes sortes de postes d'éducateurs, les élèves sont davantage encore livrés à eux-mêmes. Et c'est au moment où ils prennent des coups qu'on se sépare des infirmières...
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Les infirmières scolaires défilent pour obtenir des postes
"Aux oubliettes les cornettes, les bonnes sœurs ont disparu, les infirmières sont dans la rue, pour voir leur valeur reconnue." Quelques centaines d'infirmières scolaires (500, selon les organisateurs, 280, selon la police) ont manifesté, mardi 11 janvier, à Paris, à l'appel du Snics-FSU.
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mardi, janvier 11, 2005
Revue de presse du mardi 11 janvier 2005
Journée chargée demain mercredi 12. Le Ministre François Fillon présente son projet de loi d’orientation en conseil des ministres. Pendant ce temps là, les professeurs de Sciences économiques et sociales (dont votre serviteur) manifesteront du côté de la Madeleine jusqu’à la Bourse et demanderont à être reçuS à l’Élysée. La presse revient sur le 1er événement, un peu moins sur le second (mais on espère faire parler de nous quand même).
C’est dans le Monde qu’on trouvera l’analyse la plus complète de la Loi Fillon. On retiendra surtout la critique extrêmement virulente d’Antoine Prost, historien et grand connaisseur du système éducatif, de ce projet de loi. « C'est une trahison du rapport Thélot. Son projet de socle commun est réduit à un enseignement minimal de connaissances et à une note de vie scolaire. Si nous ne voulons pas des sauvageons, il faut éduquer les jeunes à l'école. Avec la mise en place d'une note de vie scolaire, on se limite à punir les élèves qui ne seraient pas socialisés. […]M. Fillon va à l'encontre du résultat des recherches. Imaginez un ministre de la santé qui dispose de quarante études montrant qu'un produit est nocif et qui invite les médecins à le prescrire. C'est ce que fait le ministre en augmentant le pouvoir des enseignants en matière de redoublement, dont toutes les études montrent l'inefficacité.» Voilà qui est dit, et bien dit…
Bonne Lecture...
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Libération du 11/01/05
La gestion à la louche d'un lycée toulousain
Dans la langue de bois de l'administration de l'Education nationale, cela s'appelle «un soupçon de mauvaise gestion». Autour de la machine à café du rectorat de Toulouse, deux fonctionnaires soupçonnent plutôt l'ancien proviseur, l'ancien intendant et l'actuel chef des travaux du lycée d'enseignement professionnel Gallieni de ne pas y être allé «avec le dos de la cuillère». A les écouter, le trou serait de «plusieurs dizaines de milliers d'euros».
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L'enfance coupable par Yann Bisiou
Une haie de policiers le long des grilles d'un collège, des adolescents en rang, leur cartable à leurs pieds et des chiens policiers qui cherchent de la drogue. Des images faites pour marquer les esprits. Mais pour quel résultat ?
Censée lutter contre la violence à l'école, cette coopération entre police, gendarmerie et Education nationale a permis, nous dit-on, d'arrêter une centaine d'élèves pour usage de stupéfiants. Un tel résultat n'a rien d'étonnant quand on sait l'ampleur qu'a prise la consommation de cannabis chez les jeunes. Malgré la politique très répressive de la France en ce domaine, on estime que 53 % des garçons et 31 % des filles de 15 à 24 ans ont déjà consommé au moins une fois du cannabis.
Mais si l'usage de stupéfiants peut constituer un problème social, sanitaire et éducatif, il ne participe pas à la violence scolaire contre laquelle ces actions médiatiques prétendent réagir.[…] On ne luttera donc pas contre la violence scolaire en recherchant le cannabis dans les cartables des élèves. En revanche on transforme en délinquants une centaine d'adolescents victimes de leur consommation. La société répondra à leur usage de drogue par une exclusion de l'établissement scolaire, par une garde à vue, une perquisition au domicile des parents, parfois des poursuites pénales avec, au bout du chemin, l'interdiction d'exercer plusieurs dizaines de professions. En montrant complaisamment des élèves traités comme des suspects, cette politique accrédite l'idée qu'il faudrait séparer le bon grain de l'ivraie pour retrouver la paix dans les collèges et lycées. Ce n'est plus l'enfance en danger, c'est le retour de «l'enfance coupable» et un grand pas en arrière à l'époque des colonies pénitentiaires et des écoles de préservation.
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Le Figaro du 11/01/05
Rien vu...
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L'Humanité du 11/01/05
Les infirmières en colère
Quinze ans qu’on leur promet la lune et qu’elles écopent de nèfles. Les infirmières scolaires n’en peuvent plus des annonces mirifiques jamais suivies d’effets. Malgré des engagements répétés, aucun poste les concernant n’a été inscrit au budget 2005 (pas plus qu’il n’y en avait eu au budget 2004). Sans attendre les prochaines discussions budgétaires, elles manifestent, aujourd’hui, à Paris, pour exiger que les moyens d’assurer leurs missions leur soient enfin donnés.
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Le Parisien du 11/01/05
« Dans trois mois, le nouveau bac sera prêt »
FRANÇOIS FILLON présente demain matin sa future loi d'orientation sur l'école en conseil des ministres. Un texte qui fixe les objectifs du système éducatif d'ici aux quinze prochaines années. Principales mesures prévues : l'instauration d'un socle commun à acquérir pour l'ensemble des élèves, la création d'aides individualisées dès le cours préparatoire pour y parvenir et aussi la refonte en profondeur du baccalauréat. Les syndicats enseignants qui appellent à une grève le 20 janvier et les principales associations de parents d'élèves rejettent le projet en raison notamment de son « manque d'ambition ». Ce qui n'entame pas la détermination du ministre de l'Education nationale. Il s'en explique au « Parisien » et « Aujourd'hui en France ».
A la veille de la présentation de votre loi sur l'école en conseil des ministres demain matin, une loi déjà critiquée, dans quel état d'esprit êtes-vous ?
François Fillon. Serein. Il y autant d'avis sur l'école que de Français mais j'ai la conviction qu'avec ce projet le fil de l'intérêt général est tenu ! Face à ce projet, je n'ai entendu que des critiques vagues et souvent contradictoires. Il y a urgence à agir, les performances de nos élèves baissent, le système s'essouffle. Et, il faut le moderniser. Il y aura des moyens pour financer les mesures nouvelles comme les aides individualisées pour les quelque 200 000 élèves qui ne maîtrisent pas les savoirs fondamentaux mais aussi pour le dédoublement des classes de langues au lycée.
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La Croix du 11/01/05
Rien vu...
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20 minutes du 11/01/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 12/01/05
Le projet Fillon oriente l'école vers l'Europe et l'entreprise
Présenté mercredi 12 janvier en conseil des ministres, le texte du ministre de l'éducation se caractérise par l'importance donnée aux engagements pris à Bruxelles en matière d'enseignement et par l'instauration d'une logique managériale et d'une "culture du résultat".[…]
La Rue de Grenelle ne veut plus simplement administrer le système éducatif mais compte désormais le "piloter". Outre les trois grands objectifs (100 % de jeunes qualifiés, 80 % d'une classe d'âge au niveau du baccalauréat, 50 % de diplômés du supérieur), l'éducation nationale se voit, par exemple, prescrire d'améliorer ses résultats en matière d'apprentissage des langues (+ 20 % d'élèves apprenant l'allemand, + 10 % de lycéens choisissant des langues anciennes, etc.), de mixité sociale (+ 20 % d'élèves issus de milieux défavorisés parmi les bacheliers généraux) ou sexuelle (+ 20 % de jeunes filles dans les filières scientifiques).
Ces prescriptions - dont certaines sont uniquement liées à la relance du couple franco-allemand ou à l'intervention de groupes de pression (langues anciennes) - s'inscrivent dans la transformation des procédures budgétaires due à l'entrée en vigueur, en 2006, de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF). D'apparence technique, souvent méconnu, ce texte devrait pourtant modifier en profondeur le fonctionnement des administrations. A travers la loi d'orientation, le gouvernement anticipe ainsi l'instauration des "indicateurs de résultats" qui régiront dans l'avenir la vie des administrations.
L'ensemble doit permettre d'éviter une loi "purement incantatoire", selon les termes de l'entourage de M. Fillon. A nouveau, cette approche soulève des critiques. "Le projet de loi est très managérial dans sa conception générale. Depuis Jules Ferry, c'est la première loi où la pédagogie est aussi peu présente et où la culture est clairement entrepreneuriale", relève le professeur en sciences de l'éducation Philippe Meirieu. "On ne traite pas la question de l'éducation à travers la pédagogie mais par la recherche de la performance et le pilotage", ajoute l'actuel directeur de l'IUFM de Lyon.
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Antoine Prost, historien de l'éducation "Si vous faites une réforme tous les deux ans, vous détruisez le système"
Mettre en place un enseignement nouveau demande du temps. La temporalité de l'enseignement et celle du politique sont tout à fait différentes. Les élèves passent quinze ans à l'école. Il faut cinq ans pour former un professeur. Et les études montrent qu'il atteint son maximum d'efficacité au bout de six à sept ans d'exercice.
Je propose un moratoire des programmes. Il est contre-productif de les changer tous les trois ans. De ce point de vue, la suppression par François Fillon des travaux personnels encadrés (TPE) en classe de terminale est ridicule. La première année, les professeurs ont dit : "On n'en veut pas." La deuxième, ils ont trouvé que ça n'était pas si mal. La troisième, ils ont essayé d'en tirer vraiment parti. Aujourd'hui, on les supprime !
[…] M. Fillon crée une obligation de résultats. Il dit aux enseignants : "Vous devez vous débrouiller pour que les élèves n'échouent pas", mais il ne dit pas comment faire. Pour cela il faudrait s'appuyer sur la recherche. On a besoin de recherche appliquée pour définir les bonnes pratiques. Il faut bâtir un réseau à partir des instituts universitaires de formation des maîtres. Mais manifestement le ministre n'en a rien à faire.
Qu'est-ce qui vous permet de dire cela ?
M. Fillon va à l'encontre du résultat des recherches. Imaginez un ministre de la santé qui dispose de quarante études montrant qu'un produit est nocif et qui invite les médecins à le prescrire. C'est ce que fait le ministre en augmentant le pouvoir des enseignants en matière de redoublement, dont toutes les études montrent l'inefficacité. Cette décision est indigne. Elle ne résout pas le problème majeur des élèves en difficulté.[…]
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Petite leçon de calcul à l'usage des aspirants ministres
Ceci pourrait constituer un sujet d'examen pour les postulants au ministère de l'éducation nationale. Prenez la mise en place du contrat individuel de réussite éducative (CIRE), ce dispositif prévu dans le projet de loi d'orientation et destiné aux élèves du primaire ou de collège se trouvant en difficulté scolaire. Le gouvernement entend accorder trois heures de soutien en petits groupes aux élèves qui auront signé ce contrat avec leur établissement. Combien cette opération coûtera-t-elle au budget de l'Etat ?[…]
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C’est dans le Monde qu’on trouvera l’analyse la plus complète de la Loi Fillon. On retiendra surtout la critique extrêmement virulente d’Antoine Prost, historien et grand connaisseur du système éducatif, de ce projet de loi. « C'est une trahison du rapport Thélot. Son projet de socle commun est réduit à un enseignement minimal de connaissances et à une note de vie scolaire. Si nous ne voulons pas des sauvageons, il faut éduquer les jeunes à l'école. Avec la mise en place d'une note de vie scolaire, on se limite à punir les élèves qui ne seraient pas socialisés. […]M. Fillon va à l'encontre du résultat des recherches. Imaginez un ministre de la santé qui dispose de quarante études montrant qu'un produit est nocif et qui invite les médecins à le prescrire. C'est ce que fait le ministre en augmentant le pouvoir des enseignants en matière de redoublement, dont toutes les études montrent l'inefficacité.» Voilà qui est dit, et bien dit…
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Libération du 11/01/05
La gestion à la louche d'un lycée toulousain
Dans la langue de bois de l'administration de l'Education nationale, cela s'appelle «un soupçon de mauvaise gestion». Autour de la machine à café du rectorat de Toulouse, deux fonctionnaires soupçonnent plutôt l'ancien proviseur, l'ancien intendant et l'actuel chef des travaux du lycée d'enseignement professionnel Gallieni de ne pas y être allé «avec le dos de la cuillère». A les écouter, le trou serait de «plusieurs dizaines de milliers d'euros».
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L'enfance coupable par Yann Bisiou
Une haie de policiers le long des grilles d'un collège, des adolescents en rang, leur cartable à leurs pieds et des chiens policiers qui cherchent de la drogue. Des images faites pour marquer les esprits. Mais pour quel résultat ?
Censée lutter contre la violence à l'école, cette coopération entre police, gendarmerie et Education nationale a permis, nous dit-on, d'arrêter une centaine d'élèves pour usage de stupéfiants. Un tel résultat n'a rien d'étonnant quand on sait l'ampleur qu'a prise la consommation de cannabis chez les jeunes. Malgré la politique très répressive de la France en ce domaine, on estime que 53 % des garçons et 31 % des filles de 15 à 24 ans ont déjà consommé au moins une fois du cannabis.
Mais si l'usage de stupéfiants peut constituer un problème social, sanitaire et éducatif, il ne participe pas à la violence scolaire contre laquelle ces actions médiatiques prétendent réagir.[…] On ne luttera donc pas contre la violence scolaire en recherchant le cannabis dans les cartables des élèves. En revanche on transforme en délinquants une centaine d'adolescents victimes de leur consommation. La société répondra à leur usage de drogue par une exclusion de l'établissement scolaire, par une garde à vue, une perquisition au domicile des parents, parfois des poursuites pénales avec, au bout du chemin, l'interdiction d'exercer plusieurs dizaines de professions. En montrant complaisamment des élèves traités comme des suspects, cette politique accrédite l'idée qu'il faudrait séparer le bon grain de l'ivraie pour retrouver la paix dans les collèges et lycées. Ce n'est plus l'enfance en danger, c'est le retour de «l'enfance coupable» et un grand pas en arrière à l'époque des colonies pénitentiaires et des écoles de préservation.
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Le Figaro du 11/01/05
Rien vu...
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L'Humanité du 11/01/05
Les infirmières en colère
Quinze ans qu’on leur promet la lune et qu’elles écopent de nèfles. Les infirmières scolaires n’en peuvent plus des annonces mirifiques jamais suivies d’effets. Malgré des engagements répétés, aucun poste les concernant n’a été inscrit au budget 2005 (pas plus qu’il n’y en avait eu au budget 2004). Sans attendre les prochaines discussions budgétaires, elles manifestent, aujourd’hui, à Paris, pour exiger que les moyens d’assurer leurs missions leur soient enfin donnés.
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Le Parisien du 11/01/05
« Dans trois mois, le nouveau bac sera prêt »
FRANÇOIS FILLON présente demain matin sa future loi d'orientation sur l'école en conseil des ministres. Un texte qui fixe les objectifs du système éducatif d'ici aux quinze prochaines années. Principales mesures prévues : l'instauration d'un socle commun à acquérir pour l'ensemble des élèves, la création d'aides individualisées dès le cours préparatoire pour y parvenir et aussi la refonte en profondeur du baccalauréat. Les syndicats enseignants qui appellent à une grève le 20 janvier et les principales associations de parents d'élèves rejettent le projet en raison notamment de son « manque d'ambition ». Ce qui n'entame pas la détermination du ministre de l'Education nationale. Il s'en explique au « Parisien » et « Aujourd'hui en France ».
A la veille de la présentation de votre loi sur l'école en conseil des ministres demain matin, une loi déjà critiquée, dans quel état d'esprit êtes-vous ?
François Fillon. Serein. Il y autant d'avis sur l'école que de Français mais j'ai la conviction qu'avec ce projet le fil de l'intérêt général est tenu ! Face à ce projet, je n'ai entendu que des critiques vagues et souvent contradictoires. Il y a urgence à agir, les performances de nos élèves baissent, le système s'essouffle. Et, il faut le moderniser. Il y aura des moyens pour financer les mesures nouvelles comme les aides individualisées pour les quelque 200 000 élèves qui ne maîtrisent pas les savoirs fondamentaux mais aussi pour le dédoublement des classes de langues au lycée.
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La Croix du 11/01/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 12/01/05
Le projet Fillon oriente l'école vers l'Europe et l'entreprise
Présenté mercredi 12 janvier en conseil des ministres, le texte du ministre de l'éducation se caractérise par l'importance donnée aux engagements pris à Bruxelles en matière d'enseignement et par l'instauration d'une logique managériale et d'une "culture du résultat".[…]
La Rue de Grenelle ne veut plus simplement administrer le système éducatif mais compte désormais le "piloter". Outre les trois grands objectifs (100 % de jeunes qualifiés, 80 % d'une classe d'âge au niveau du baccalauréat, 50 % de diplômés du supérieur), l'éducation nationale se voit, par exemple, prescrire d'améliorer ses résultats en matière d'apprentissage des langues (+ 20 % d'élèves apprenant l'allemand, + 10 % de lycéens choisissant des langues anciennes, etc.), de mixité sociale (+ 20 % d'élèves issus de milieux défavorisés parmi les bacheliers généraux) ou sexuelle (+ 20 % de jeunes filles dans les filières scientifiques).
Ces prescriptions - dont certaines sont uniquement liées à la relance du couple franco-allemand ou à l'intervention de groupes de pression (langues anciennes) - s'inscrivent dans la transformation des procédures budgétaires due à l'entrée en vigueur, en 2006, de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF). D'apparence technique, souvent méconnu, ce texte devrait pourtant modifier en profondeur le fonctionnement des administrations. A travers la loi d'orientation, le gouvernement anticipe ainsi l'instauration des "indicateurs de résultats" qui régiront dans l'avenir la vie des administrations.
L'ensemble doit permettre d'éviter une loi "purement incantatoire", selon les termes de l'entourage de M. Fillon. A nouveau, cette approche soulève des critiques. "Le projet de loi est très managérial dans sa conception générale. Depuis Jules Ferry, c'est la première loi où la pédagogie est aussi peu présente et où la culture est clairement entrepreneuriale", relève le professeur en sciences de l'éducation Philippe Meirieu. "On ne traite pas la question de l'éducation à travers la pédagogie mais par la recherche de la performance et le pilotage", ajoute l'actuel directeur de l'IUFM de Lyon.
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Antoine Prost, historien de l'éducation "Si vous faites une réforme tous les deux ans, vous détruisez le système"
Mettre en place un enseignement nouveau demande du temps. La temporalité de l'enseignement et celle du politique sont tout à fait différentes. Les élèves passent quinze ans à l'école. Il faut cinq ans pour former un professeur. Et les études montrent qu'il atteint son maximum d'efficacité au bout de six à sept ans d'exercice.
Je propose un moratoire des programmes. Il est contre-productif de les changer tous les trois ans. De ce point de vue, la suppression par François Fillon des travaux personnels encadrés (TPE) en classe de terminale est ridicule. La première année, les professeurs ont dit : "On n'en veut pas." La deuxième, ils ont trouvé que ça n'était pas si mal. La troisième, ils ont essayé d'en tirer vraiment parti. Aujourd'hui, on les supprime !
[…] M. Fillon crée une obligation de résultats. Il dit aux enseignants : "Vous devez vous débrouiller pour que les élèves n'échouent pas", mais il ne dit pas comment faire. Pour cela il faudrait s'appuyer sur la recherche. On a besoin de recherche appliquée pour définir les bonnes pratiques. Il faut bâtir un réseau à partir des instituts universitaires de formation des maîtres. Mais manifestement le ministre n'en a rien à faire.
Qu'est-ce qui vous permet de dire cela ?
M. Fillon va à l'encontre du résultat des recherches. Imaginez un ministre de la santé qui dispose de quarante études montrant qu'un produit est nocif et qui invite les médecins à le prescrire. C'est ce que fait le ministre en augmentant le pouvoir des enseignants en matière de redoublement, dont toutes les études montrent l'inefficacité. Cette décision est indigne. Elle ne résout pas le problème majeur des élèves en difficulté.[…]
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Petite leçon de calcul à l'usage des aspirants ministres
Ceci pourrait constituer un sujet d'examen pour les postulants au ministère de l'éducation nationale. Prenez la mise en place du contrat individuel de réussite éducative (CIRE), ce dispositif prévu dans le projet de loi d'orientation et destiné aux élèves du primaire ou de collège se trouvant en difficulté scolaire. Le gouvernement entend accorder trois heures de soutien en petits groupes aux élèves qui auront signé ce contrat avec leur établissement. Combien cette opération coûtera-t-elle au budget de l'Etat ?[…]
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lundi, janvier 10, 2005
Revue de presse du lundi 10 janvier 2005
Beaucoup de choses aujourd’hui. Une enquête sur la filière pro dans Libération, un article assez complet sur les professeurs issus de l’immigration dans Le Monde ainsi qu’un dossier sur MSN Messenger dans le même journal. Vous savez, ce système de communication qui occupe beaucoup les ados…
On notera aussi une interview de F.Fillon dans le Monde où il réaffirme sa détermination à faire passer sa loi malgré l’opposition du monde enseignant. « Les acteurs, c'est le terrain, et le terrain n'est pas forcément représenté par ce vote du CSE. Une réponse en forme de fin de non-recevoir.
Bonne Lecture...
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Libération du 10/01/05
La filière pro valorisée... pour les élèves en difficulté
Comme tous les ministres de l'Education nationale depuis trente ans, François Fillon veut (re)valoriser la voie professionnelle. Le projet de loi d'orientation qu'il présentera en Conseil des ministres mercredi en portera trace. Parmi les principales mesures concernant l'enseignement professionnel, la loi prévoit que «le nombre d'apprentis dans les formations en apprentissage dans les lycées augmentera de 50 %» et confirme la création, en classe de troisième, d'une option «découverte professionnelle» de trois heures hebdomadaires pour tous les élèves. Ou de six heures pour les élèves en difficulté. Dès juin 2004, une circulaire du ministre désignait explicitement les élèves en difficulté comme cible prioritaire de cette option. Pour ces derniers, souvent issus des milieux populaires, le salut scolaire passe par l'apprentissage d'un métier. Drôle de façon de (re)valoriser.
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A Paris, un enseignement«sacrifié»
Vanté par le ministre François Fillon, l'enseignement professionnel et technique est sur la sellette à Paris. Quatorze des 15 lycées professionnels et techniques municipaux doivent être transformés en établissements publics locaux d'enseignement (EPLE), sous la tutelle de la région. Et cette mutation entraîne des transferts ou des fermetures.
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Les musulmans ont du mal à avaler la viande à la cantine
Dans la région lyonnaise, des dizaines de parents d'élèves musulmans s'opposent à des élus ou à des responsables de cantines scolaires. Ils refusent que leurs enfants mangent de la viande non halal (non égorgée). Et s'indignent qu'on les force.
A Villefranche-sur-Saône (Rhône), cette situation s'est transformée en mini-crise lorsque les parents de deux écoles maternelles ont reçu des lettres de l'adjointe aux affaires scolaires. Elle menaçait les gamins d'exclusion s'ils continuaient à ne pas manger de viande. Les parents les ont retirés de la cantine et se sont fédérés. Le courrier était «abrupt», reconnaît l'adjointe, qui se serait «un peu affolée» en voyant le nombre de cas augmenter (la ville parle de 16 familles, ces dernières pensent être une trentaine). «C'était une petite maladresse, confirme le cabinet du maire. Notre volonté n'était pas d'exclure, mais de rappeler que la cantine a vocation à nourrir les enfants, pas à les laisser sortir de table le ventre vide.» L'adjointe aurait été alertée par des professeurs des écoles constatant que des enfants avaient faim après les repas. En maternelle.
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Le Figaro du 10/01/05
Amiante : trois hauts responsables de Jussieu convoqués chez le juge
Mercredi, les présidents des deux universités Paris-VI et Paris-VII et le directeur général de l'Institut de physique du globe (IPG) – c'est-à-dire les responsables des trois établissements de Jussieu – sont convoqués dans les bureaux du pôle judiciaire de santé publique, rue des Italiens. Gilbert Béréziat, président de Paris-VI, a confirmé hier au Figaro qu'il se rendrait ce jour-là au Palais de justice, mais s'est refusé à tout commentaire. A l'issue de ces interrogatoires, qui surviennent neuf ans après le dépôt des premières plaintes contre X sur les contaminations dues à l'amiante sur le campus du Quartier latin, les trois établissements devraient être mis en examen, en tant que personnes morales, pour mise en danger de la vie d'autrui. Par ailleurs, ils pourraient également être poursuivis pour blessures et homicides involontaires.
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L'Humanité du 10/01/05
Trois mineurs expulsés
Ni trêve des confiseurs ni voeux de nouvelle année. Samedi, trois mineurs placés en zone d’attente à l’aéroport de Roissy étaient en passe d’être renvoyés vers leurs pays d’origine.
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Le Parisien du 10/01/05
Obésité : Les enfants encore mal suivis
PLUS DE LA MOITIÉ des enfants qui, ce week-end, ont consulté gratuitement un pédiatre à l'occasion de la première opération nationale de dépistage gratuit de l'obésité se sont révélés « en plein dans la zone rouge », nous a indiqué, hier, le docteur Alain Bocquet, président de l'Association française de pédiatrie ambulatoire (Afpa). Les premiers éléments de bilan traduisent cette surprise : « On pensait voir arriver beaucoup d'enfants normaux et quelques-uns en surpoids, en fait on a eu une majorité d'enfants concernés par l'obésité. On se retrouve face à des parents consternés, qui pensaient que le petit était juste un peu enrobé. Pour nous aussi, c'est un choc : on s'aperçoit que les enfants sont mal suivis, pour beaucoup la courbe de poids n'est pas surveillée, ni par le médecin traitant ni lors des contrôles scolaires obligatoires ». »
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La Croix du 10/01/05
Solidarité avec les victimes du tsunami
Dans les établissements scolaires, les collectes sont souvent organisées par les élèves
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20 minutes du 10/01/05
Des parents menacent des profs
Fausses notes entre parents et enseignants. Une institutrice et son directeur d’école ont porté plainte ce week-end, pour « insultes et menaces de mort contre les parents d’un élève de Carhaix (Finistère). Leur plainte fait suite à une altercation survenue jeudi soir dans une école primaire publique de la commune, entre les parents de l’élève, en CP, et les deux enseignants.
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Le Monde daté du 11/01/05
À l'école de la République (édition du 9-10 janvier)
Les jeunes enseignants issus de l'immigration sont de plus en plus nombreux dans l'éducation nationale. Ils jouent souvent un rôle-clé dans la transmission des valeurs républicaines.
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MSN Messenger, la messagerie qui dévore les soirées des ados (édition du 9-10 janvier)
MSN Messenger, la messagerie instantanée de Microsoft, suscite un engouement croissant chez les jeunes. Ils sont aujourd'hui environ 3,5 millions, entre 12 et 25 ans - soit un tiers de cette tranche d'âge - à échanger par écrit, en temps réel, sur ce système de messagerie privée où ne sont admises que les personnes répertoriées par le carnet d'adresses. Entre copains de classe, MSN s'est substitué aux interminables discussions téléphoniques des générations précédentes, mais aussi aux heures passées devant la télévision. Des professeurs s'inquiètent du temps passé sur l'ordinateur, au détriment des devoirs. Des parents craignent l'influence négative du langage pratiqué sur l'orthographe. "Ces nouveaux codes ne soustraient rien à la faculté d'employer les règles officielles", tempère un sociologue.
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Tout l'imaginaire des 12-25 ans dans les "nicks" (ou pseudos) (édition du 9-10 janvier)
Pour faire partie de la communauté MSN Messenger, il faut un surnom. Les enfants ou les adolescents disent plutôt un pseudo ou un "nick", pour nickname. Lorsque les messageries se sont imposées aux moins de 20 ans, à l'été 2003, les utilisateurs qui entraient dans une liste de contacts conservaient leurs surnoms longtemps. Les plus petits choisissent des mots simples, comme "Allez l'OM", ou "je déteste le prof de maths". Ou gardaient le petit nom donné par les amis. Aujourd'hui, ils en changent comme de chemise. Les filles, plus rompues au journal intime, choisissent souvent un "petit proverbe", une "petite maxime"par jour.
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Un professeur s'inquiète du temps "gaspillé"(édition du 9-10 janvier)
"Messenger, c'est comme une drogue pour tous les ados" : Armelle, 15 ans, est lycéenne en seconde 5, au lycée Rodin, à Paris, dans le 13e arrondissement. Grosse consommatrice de la messagerie instantanée de Microsoft, elle parle d'elle-même comme si elle était en cure de désintoxication. "Avant, j'avais besoin d'aller sur l'ordinateur dès que je rentrais à la maison. Je pouvais y passer jusqu'à huit heures par jour. C'est un cercle vicieux. On reste là à attendre que quelqu'un se connecte. Presque toute ma classe a une adresse Messenger. Maintenant, je me limite à une ou deux heures, mais je ne peux pas m'en passer", poursuit-elle.
La prise de conscience de sa dépendance a eu lieu grâce à son professeur principal, Didier Amran. "Ils sont complètement absorbés par Messenger et Internet, comme on peut l'être par d'autres drogues. L'ordinateur va bientôt remplacer la télé", juge ce professeur de sciences physiques de 53 ans. En début d'année, il s'alarme du faible niveau de sa classe. Et fait remplir à tous ses élèves un questionnaire pour comprendre leur mode de fonctionnement. Il leur demande combien de temps ils passent sur leurs devoirs et combien d'heures ils consacrent à leurs activités extrascolaires. En moyenne, ses élèves travaillent six heures par semaine en dehors des cours, contre dix heures pour l'ensemble du lycée. Le chiffre est bas. Mais quelle n'est pas sa surprise quand certains déclarent que leurs activités hors classe les occupent vingt-quatre heures par semaine. "Ils m'ont expliqué qu'ils surfaient sur Internet et chattaient sur Messenger", raconte-t-il.
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« François Fillon : Ouvrir le débat sur la présidentielle est irresponsable »
Que le Conseil supérieur de l'éducation (CSE) n'ait pas approuvé le projet n'est pas vraiment une surprise. Il approuve assez rarement les projets gouvernementaux. Mais surtout son opposition est très contradictoire. Il y a eu toutes les concertations qui étaient nécessaires autour de ce texte. J'ai amendé mon projet à plusieurs reprises. C'est maintenant au Parlement de décider.
[…] Les acteurs, c'est le terrain, et le terrain n'est pas forcément représenté par ce vote du CSE. Non seulement je crois que cette réforme va être possible, mais elle est vraiment nécessaire. Il faut aujourd'hui faire évoluer la loi de 1989, la corriger dans les aspects où elle a échoué et l'adapter à des circonstances qui sont différentes. La réforme est possible à condition qu'elle ne bouleverse pas les choses, qu'elle s'appuie sur l'histoire et la culture de cette institution qui a bien des mérites et, en même temps, à condition qu'elle soit juste et que le gouvernement ait à cœur de veiller à son application.
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Les critiques de MM. Ferry et Mer, ex-ministres de la société civile
Luc Ferry, vous avez été l'un des ministres de la société civile les plus en vue du gouvernement Raffarin. Aujourd'hui, vous publiez un livre plutôt mitigé sur votre expérience. Avez-vous l'impression que votre passage au pouvoir a été un échec ?
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Les universités demandent à être placées au cœur de l'organisation de la recherche française
Les universités revendiquent le leadership au sein de la recherche française. Dans un texte adopté en séance plénière exceptionnelle, la Conférence des présidents d'université (CPU) - qui réunit une centaine de responsables d'établissements supérieurs - a réaffirmé à l'unanimité, lundi 10 janvier, sa volonté d'obtenir une loi d'orientation modifiant l'organisation et le fonctionnement de la recherche en France. Surtout, la CPU a indiqué, sans la diplomatie habituelle, son souhait de placer les universités au cœur du système de recherche.
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Au Sri Lanka, la rentrée scolaire est une priorité
"On ne sait pas où est tout le monde ; c'est à l'école que l'on se rendra compte..." Malgré les destructions, le gouvernement a maintenu la reprise des cours au lundi 10 janvier.
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On notera aussi une interview de F.Fillon dans le Monde où il réaffirme sa détermination à faire passer sa loi malgré l’opposition du monde enseignant. « Les acteurs, c'est le terrain, et le terrain n'est pas forcément représenté par ce vote du CSE. Une réponse en forme de fin de non-recevoir.
Bonne Lecture...
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Libération du 10/01/05
La filière pro valorisée... pour les élèves en difficulté
Comme tous les ministres de l'Education nationale depuis trente ans, François Fillon veut (re)valoriser la voie professionnelle. Le projet de loi d'orientation qu'il présentera en Conseil des ministres mercredi en portera trace. Parmi les principales mesures concernant l'enseignement professionnel, la loi prévoit que «le nombre d'apprentis dans les formations en apprentissage dans les lycées augmentera de 50 %» et confirme la création, en classe de troisième, d'une option «découverte professionnelle» de trois heures hebdomadaires pour tous les élèves. Ou de six heures pour les élèves en difficulté. Dès juin 2004, une circulaire du ministre désignait explicitement les élèves en difficulté comme cible prioritaire de cette option. Pour ces derniers, souvent issus des milieux populaires, le salut scolaire passe par l'apprentissage d'un métier. Drôle de façon de (re)valoriser.
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A Paris, un enseignement«sacrifié»
Vanté par le ministre François Fillon, l'enseignement professionnel et technique est sur la sellette à Paris. Quatorze des 15 lycées professionnels et techniques municipaux doivent être transformés en établissements publics locaux d'enseignement (EPLE), sous la tutelle de la région. Et cette mutation entraîne des transferts ou des fermetures.
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Les musulmans ont du mal à avaler la viande à la cantine
Dans la région lyonnaise, des dizaines de parents d'élèves musulmans s'opposent à des élus ou à des responsables de cantines scolaires. Ils refusent que leurs enfants mangent de la viande non halal (non égorgée). Et s'indignent qu'on les force.
A Villefranche-sur-Saône (Rhône), cette situation s'est transformée en mini-crise lorsque les parents de deux écoles maternelles ont reçu des lettres de l'adjointe aux affaires scolaires. Elle menaçait les gamins d'exclusion s'ils continuaient à ne pas manger de viande. Les parents les ont retirés de la cantine et se sont fédérés. Le courrier était «abrupt», reconnaît l'adjointe, qui se serait «un peu affolée» en voyant le nombre de cas augmenter (la ville parle de 16 familles, ces dernières pensent être une trentaine). «C'était une petite maladresse, confirme le cabinet du maire. Notre volonté n'était pas d'exclure, mais de rappeler que la cantine a vocation à nourrir les enfants, pas à les laisser sortir de table le ventre vide.» L'adjointe aurait été alertée par des professeurs des écoles constatant que des enfants avaient faim après les repas. En maternelle.
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Le Figaro du 10/01/05
Amiante : trois hauts responsables de Jussieu convoqués chez le juge
Mercredi, les présidents des deux universités Paris-VI et Paris-VII et le directeur général de l'Institut de physique du globe (IPG) – c'est-à-dire les responsables des trois établissements de Jussieu – sont convoqués dans les bureaux du pôle judiciaire de santé publique, rue des Italiens. Gilbert Béréziat, président de Paris-VI, a confirmé hier au Figaro qu'il se rendrait ce jour-là au Palais de justice, mais s'est refusé à tout commentaire. A l'issue de ces interrogatoires, qui surviennent neuf ans après le dépôt des premières plaintes contre X sur les contaminations dues à l'amiante sur le campus du Quartier latin, les trois établissements devraient être mis en examen, en tant que personnes morales, pour mise en danger de la vie d'autrui. Par ailleurs, ils pourraient également être poursuivis pour blessures et homicides involontaires.
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L'Humanité du 10/01/05
Trois mineurs expulsés
Ni trêve des confiseurs ni voeux de nouvelle année. Samedi, trois mineurs placés en zone d’attente à l’aéroport de Roissy étaient en passe d’être renvoyés vers leurs pays d’origine.
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Le Parisien du 10/01/05
Obésité : Les enfants encore mal suivis
PLUS DE LA MOITIÉ des enfants qui, ce week-end, ont consulté gratuitement un pédiatre à l'occasion de la première opération nationale de dépistage gratuit de l'obésité se sont révélés « en plein dans la zone rouge », nous a indiqué, hier, le docteur Alain Bocquet, président de l'Association française de pédiatrie ambulatoire (Afpa). Les premiers éléments de bilan traduisent cette surprise : « On pensait voir arriver beaucoup d'enfants normaux et quelques-uns en surpoids, en fait on a eu une majorité d'enfants concernés par l'obésité. On se retrouve face à des parents consternés, qui pensaient que le petit était juste un peu enrobé. Pour nous aussi, c'est un choc : on s'aperçoit que les enfants sont mal suivis, pour beaucoup la courbe de poids n'est pas surveillée, ni par le médecin traitant ni lors des contrôles scolaires obligatoires ». »
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La Croix du 10/01/05
Solidarité avec les victimes du tsunami
Dans les établissements scolaires, les collectes sont souvent organisées par les élèves
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20 minutes du 10/01/05
Des parents menacent des profs
Fausses notes entre parents et enseignants. Une institutrice et son directeur d’école ont porté plainte ce week-end, pour « insultes et menaces de mort contre les parents d’un élève de Carhaix (Finistère). Leur plainte fait suite à une altercation survenue jeudi soir dans une école primaire publique de la commune, entre les parents de l’élève, en CP, et les deux enseignants.
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Le Monde daté du 11/01/05
À l'école de la République (édition du 9-10 janvier)
Les jeunes enseignants issus de l'immigration sont de plus en plus nombreux dans l'éducation nationale. Ils jouent souvent un rôle-clé dans la transmission des valeurs républicaines.
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MSN Messenger, la messagerie qui dévore les soirées des ados (édition du 9-10 janvier)
MSN Messenger, la messagerie instantanée de Microsoft, suscite un engouement croissant chez les jeunes. Ils sont aujourd'hui environ 3,5 millions, entre 12 et 25 ans - soit un tiers de cette tranche d'âge - à échanger par écrit, en temps réel, sur ce système de messagerie privée où ne sont admises que les personnes répertoriées par le carnet d'adresses. Entre copains de classe, MSN s'est substitué aux interminables discussions téléphoniques des générations précédentes, mais aussi aux heures passées devant la télévision. Des professeurs s'inquiètent du temps passé sur l'ordinateur, au détriment des devoirs. Des parents craignent l'influence négative du langage pratiqué sur l'orthographe. "Ces nouveaux codes ne soustraient rien à la faculté d'employer les règles officielles", tempère un sociologue.
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Tout l'imaginaire des 12-25 ans dans les "nicks" (ou pseudos) (édition du 9-10 janvier)
Pour faire partie de la communauté MSN Messenger, il faut un surnom. Les enfants ou les adolescents disent plutôt un pseudo ou un "nick", pour nickname. Lorsque les messageries se sont imposées aux moins de 20 ans, à l'été 2003, les utilisateurs qui entraient dans une liste de contacts conservaient leurs surnoms longtemps. Les plus petits choisissent des mots simples, comme "Allez l'OM", ou "je déteste le prof de maths". Ou gardaient le petit nom donné par les amis. Aujourd'hui, ils en changent comme de chemise. Les filles, plus rompues au journal intime, choisissent souvent un "petit proverbe", une "petite maxime"par jour.
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Un professeur s'inquiète du temps "gaspillé"(édition du 9-10 janvier)
"Messenger, c'est comme une drogue pour tous les ados" : Armelle, 15 ans, est lycéenne en seconde 5, au lycée Rodin, à Paris, dans le 13e arrondissement. Grosse consommatrice de la messagerie instantanée de Microsoft, elle parle d'elle-même comme si elle était en cure de désintoxication. "Avant, j'avais besoin d'aller sur l'ordinateur dès que je rentrais à la maison. Je pouvais y passer jusqu'à huit heures par jour. C'est un cercle vicieux. On reste là à attendre que quelqu'un se connecte. Presque toute ma classe a une adresse Messenger. Maintenant, je me limite à une ou deux heures, mais je ne peux pas m'en passer", poursuit-elle.
La prise de conscience de sa dépendance a eu lieu grâce à son professeur principal, Didier Amran. "Ils sont complètement absorbés par Messenger et Internet, comme on peut l'être par d'autres drogues. L'ordinateur va bientôt remplacer la télé", juge ce professeur de sciences physiques de 53 ans. En début d'année, il s'alarme du faible niveau de sa classe. Et fait remplir à tous ses élèves un questionnaire pour comprendre leur mode de fonctionnement. Il leur demande combien de temps ils passent sur leurs devoirs et combien d'heures ils consacrent à leurs activités extrascolaires. En moyenne, ses élèves travaillent six heures par semaine en dehors des cours, contre dix heures pour l'ensemble du lycée. Le chiffre est bas. Mais quelle n'est pas sa surprise quand certains déclarent que leurs activités hors classe les occupent vingt-quatre heures par semaine. "Ils m'ont expliqué qu'ils surfaient sur Internet et chattaient sur Messenger", raconte-t-il.
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« François Fillon : Ouvrir le débat sur la présidentielle est irresponsable »
Que le Conseil supérieur de l'éducation (CSE) n'ait pas approuvé le projet n'est pas vraiment une surprise. Il approuve assez rarement les projets gouvernementaux. Mais surtout son opposition est très contradictoire. Il y a eu toutes les concertations qui étaient nécessaires autour de ce texte. J'ai amendé mon projet à plusieurs reprises. C'est maintenant au Parlement de décider.
[…] Les acteurs, c'est le terrain, et le terrain n'est pas forcément représenté par ce vote du CSE. Non seulement je crois que cette réforme va être possible, mais elle est vraiment nécessaire. Il faut aujourd'hui faire évoluer la loi de 1989, la corriger dans les aspects où elle a échoué et l'adapter à des circonstances qui sont différentes. La réforme est possible à condition qu'elle ne bouleverse pas les choses, qu'elle s'appuie sur l'histoire et la culture de cette institution qui a bien des mérites et, en même temps, à condition qu'elle soit juste et que le gouvernement ait à cœur de veiller à son application.
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Les critiques de MM. Ferry et Mer, ex-ministres de la société civile
Luc Ferry, vous avez été l'un des ministres de la société civile les plus en vue du gouvernement Raffarin. Aujourd'hui, vous publiez un livre plutôt mitigé sur votre expérience. Avez-vous l'impression que votre passage au pouvoir a été un échec ?
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Les universités demandent à être placées au cœur de l'organisation de la recherche française
Les universités revendiquent le leadership au sein de la recherche française. Dans un texte adopté en séance plénière exceptionnelle, la Conférence des présidents d'université (CPU) - qui réunit une centaine de responsables d'établissements supérieurs - a réaffirmé à l'unanimité, lundi 10 janvier, sa volonté d'obtenir une loi d'orientation modifiant l'organisation et le fonctionnement de la recherche en France. Surtout, la CPU a indiqué, sans la diplomatie habituelle, son souhait de placer les universités au cœur du système de recherche.
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Au Sri Lanka, la rentrée scolaire est une priorité
"On ne sait pas où est tout le monde ; c'est à l'école que l'on se rendra compte..." Malgré les destructions, le gouvernement a maintenu la reprise des cours au lundi 10 janvier.
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dimanche, janvier 09, 2005
Revue de presse des hebdomadaires
(semaine du 3 janvier au 9 janvier 2005)
2 heures 45 par semaine , c'est le temps que mettent les enseignants à préparer et corriger les contrôles au collège. Une durée moyenne qui varie du simple au double selon les disciplines : un professeur de maths ou de lettres dépasse 3 heures, quand un professeur de musique y consacre en moyenne 1 h 45. La DEP, qui publie ces chiffres montre aussi une utilisation encore trop « sommative » et non « formatrice » de la notation. 95 % des enseignants recourent à l'évaluation pour mesurer les acquis des élèves et 36 % seulement pour individualiser les apprentissages . A lire dans le Point.
Dans le Figaro, un point de vue de Robert Redeker, sur la pédagogie et ses méfaits. Parfaite illustration d’une combinaison d’ignorance, d’a-priori et de mauvaise foi.
Dans cette revue de presse, on trouvera aussi un sujet qui me tient à cœur et qui n’a rien à voir, a priori avec notre sujet : la sieste et ses vertus. Quoique… J’ai été toujours frappé par la très faible efficacité des cours de 13h à 15h. Et si l’école prenait en compte les travaux des chrono-biologistes au lieu de considérer la somnolence de début d’après-midi comme une faute et une incapacité à se maîtriser… ?
Bonne lecture
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Le Nouvel Observateur du jeudi 06 janvier 2005 -
Rien vu...
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Le Point du 06 janvier 2005
2 heures 45 par semaine
c'est le temps que mettent les enseignants à préparer et corriger les contrôles au collège. Une durée moyenne qui varie du simple au double selon les disciplines : un professeur de maths ou de lettres dépasse 3 heures, quand un professeur de musique y consacre en moyenne 1 h 45. La direction statistique de l'Education nationale déplore que trop souvent l'évaluation soit une pratique solitaire : seul un quart des enseignants affirme tenir compte des autres disciplines lorsqu'ils organisent un contrôle. Le ministère regrette aussi une utilisation encore trop « sommative » et non « formatrice » de la notation. 95 % des enseignants recourent à l'évaluation pour mesurer les acquis des élèves et 36 % seulement pour individualiser les apprentissages Lire la suite de l’article
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L'Express du 03 janvier 2005
La sieste productive
Et si vous commenciez l'année par un petit roupillon au boulot? Histoire de vous remettre du réveillon, mais aussi… de gagner en créativité. Les mérites de la sieste quotidienne viennent à nouveau d'être prouvés par une étude scientifique britannique. Les chercheurs en psychologie de l'East of England Development Agency ont établi que les meilleures idées surgissent, pour plus de 30% des individus, au moment où ils s'assoupissent (alors que 10% seulement affirment qu'elles leur viennent pendant les heures de travail). La raison? En rêvant, notre cerveau formule des combinaisons nouvelles, propices à l'imagination. Voilà pourquoi ces chercheurs recommandent chaudement d'installer des lits et des canapés dans toutes les entreprises. Cette suggestion peut faire sourire. Et pourtant! De nombreuses enquêtes ont déjà établi ce que les anciens connaissaient bien: la sieste, ce petit somme de la sixième heure du jour («sieste» vient du latin sexta, sixième), n'a que des vertus. Elle prévient les maladies cardio-vasculaires, facilite la digestion et améliore les performances: vingt minutes de repos après le déjeuner permettraient d'allonger efficacement sa journée de deux heures.
Lire la suite de l’article
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 8 janvier 2005
La pédagogie contre le «pédagogisme»
PAR ROBERT REDEKER
La loi Fillon marquera la fin d'une parenthèse – l'emprise du pédagogisme sur l'école –, qui a pu être qualifié d'«enseignement de l'ignorance», par l'essayiste Jean-Claude Michéa. Sous la pression continue des réformes votées depuis 1981, le vide s'est imposé comme le contenu central de l'enseignement. Les TPE (travaux personnels encadrés), courageusement supprimés par François Fillon, exprimaient la quintessence de cette substitution du vide à tout autre contenu. Le projet des pédagogistes, à l'oeuvre dans toutes les mesures scolaires décidées par la gauche, se ramenait à marier l'école avec un certain air du temps, celui de «l'ère du vide», selon la formule du philosophe Gilles Lipovetsky.
Ouvrir l'école sur la vie revenait à faire entrer le vide dans l'école. La «secte» des pédagogistes et les gouvernements dont elle s'est servie comme relais, voulurent muter l'école en clone de cette société du vide. Par exemple, en imposant la notion d'école comme «lieu de vie» , ce qui exigea l'annulation des autres définitions du lieu scolaire – «lieu de savoir» et «lieu d'étude». La thématique du «lieu de vie» fut mise en avant dans le dessein de ridiculiser l'étude, l'austérité et l'ascèse.[…] Maladie mortelle de l'école républicaine, le pédagogisme est hanté par la propension à l'inversion : que les ignorants prennent le rôle des savants ! Que les enfants prennent celui de leurs maîtres ![…]
uelle est la vraie mission de l'école ? Deux tâches se dégagent, la première formant le sol rendant possible la seconde : instruire, et forger l'âme de la nation. La mission primordiale de l'école est d'instruire, en replaçant le savoir au centre. Ce savoir s'identifie avec la haute culture, dont l'école se doit de proposer l'étude approfondie : Racine, Corneille, Chateaubriand, plutôt que les refrains de la Star academie. En évidant l'école, les promoteurs du pédagogisme ont brisé le lien entre la haute culture et le peuple qui signalait une spécificité française. La seconde mission : confectionner l'âme collective de la nation. Qu'à chaque représentation du Cid ou du Tartuffe, chaque Français sente qu'il en va de son être ! Jean Vilar ne souhaitait pas autre chose ! En fermant la parenthèse pédagogiste, la loi Fillon dégage l'horizon pour la réalisation de ce programme, qui en constitue le coeur.
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Politis du 6 janvier 2005
Rien vu...
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Marianne du 00 janvier 2005
« Opération de sécurisation » des écoles : de la poudre aux yeux !
« Opération de sécurisation ». L’expression est éloquente, voire choquante. Elle revêt d’ailleurs un caractère spectaculaire. On croirait du jargon policier ou militaire. N’évoque t-elle pas aussi les campagnes des casques bleus de l’ONU visant à rétablir un semblant d’ordre après un conflit guerrier ? Les termes semblent aussi inadaptés qu’inappropriés au contexte éducatif.
Lire la suite de l’article
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Dans le Figaro, un point de vue de Robert Redeker, sur la pédagogie et ses méfaits. Parfaite illustration d’une combinaison d’ignorance, d’a-priori et de mauvaise foi.
Dans cette revue de presse, on trouvera aussi un sujet qui me tient à cœur et qui n’a rien à voir, a priori avec notre sujet : la sieste et ses vertus. Quoique… J’ai été toujours frappé par la très faible efficacité des cours de 13h à 15h. Et si l’école prenait en compte les travaux des chrono-biologistes au lieu de considérer la somnolence de début d’après-midi comme une faute et une incapacité à se maîtriser… ?
Bonne lecture
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Le Nouvel Observateur du jeudi 06 janvier 2005 -
Rien vu...
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Le Point du 06 janvier 2005
2 heures 45 par semaine
c'est le temps que mettent les enseignants à préparer et corriger les contrôles au collège. Une durée moyenne qui varie du simple au double selon les disciplines : un professeur de maths ou de lettres dépasse 3 heures, quand un professeur de musique y consacre en moyenne 1 h 45. La direction statistique de l'Education nationale déplore que trop souvent l'évaluation soit une pratique solitaire : seul un quart des enseignants affirme tenir compte des autres disciplines lorsqu'ils organisent un contrôle. Le ministère regrette aussi une utilisation encore trop « sommative » et non « formatrice » de la notation. 95 % des enseignants recourent à l'évaluation pour mesurer les acquis des élèves et 36 % seulement pour individualiser les apprentissages Lire la suite de l’article
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L'Express du 03 janvier 2005
La sieste productive
Et si vous commenciez l'année par un petit roupillon au boulot? Histoire de vous remettre du réveillon, mais aussi… de gagner en créativité. Les mérites de la sieste quotidienne viennent à nouveau d'être prouvés par une étude scientifique britannique. Les chercheurs en psychologie de l'East of England Development Agency ont établi que les meilleures idées surgissent, pour plus de 30% des individus, au moment où ils s'assoupissent (alors que 10% seulement affirment qu'elles leur viennent pendant les heures de travail). La raison? En rêvant, notre cerveau formule des combinaisons nouvelles, propices à l'imagination. Voilà pourquoi ces chercheurs recommandent chaudement d'installer des lits et des canapés dans toutes les entreprises. Cette suggestion peut faire sourire. Et pourtant! De nombreuses enquêtes ont déjà établi ce que les anciens connaissaient bien: la sieste, ce petit somme de la sixième heure du jour («sieste» vient du latin sexta, sixième), n'a que des vertus. Elle prévient les maladies cardio-vasculaires, facilite la digestion et améliore les performances: vingt minutes de repos après le déjeuner permettraient d'allonger efficacement sa journée de deux heures.
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 8 janvier 2005
La pédagogie contre le «pédagogisme»
PAR ROBERT REDEKER
La loi Fillon marquera la fin d'une parenthèse – l'emprise du pédagogisme sur l'école –, qui a pu être qualifié d'«enseignement de l'ignorance», par l'essayiste Jean-Claude Michéa. Sous la pression continue des réformes votées depuis 1981, le vide s'est imposé comme le contenu central de l'enseignement. Les TPE (travaux personnels encadrés), courageusement supprimés par François Fillon, exprimaient la quintessence de cette substitution du vide à tout autre contenu. Le projet des pédagogistes, à l'oeuvre dans toutes les mesures scolaires décidées par la gauche, se ramenait à marier l'école avec un certain air du temps, celui de «l'ère du vide», selon la formule du philosophe Gilles Lipovetsky.
Ouvrir l'école sur la vie revenait à faire entrer le vide dans l'école. La «secte» des pédagogistes et les gouvernements dont elle s'est servie comme relais, voulurent muter l'école en clone de cette société du vide. Par exemple, en imposant la notion d'école comme «lieu de vie» , ce qui exigea l'annulation des autres définitions du lieu scolaire – «lieu de savoir» et «lieu d'étude». La thématique du «lieu de vie» fut mise en avant dans le dessein de ridiculiser l'étude, l'austérité et l'ascèse.[…] Maladie mortelle de l'école républicaine, le pédagogisme est hanté par la propension à l'inversion : que les ignorants prennent le rôle des savants ! Que les enfants prennent celui de leurs maîtres ![…]
uelle est la vraie mission de l'école ? Deux tâches se dégagent, la première formant le sol rendant possible la seconde : instruire, et forger l'âme de la nation. La mission primordiale de l'école est d'instruire, en replaçant le savoir au centre. Ce savoir s'identifie avec la haute culture, dont l'école se doit de proposer l'étude approfondie : Racine, Corneille, Chateaubriand, plutôt que les refrains de la Star academie. En évidant l'école, les promoteurs du pédagogisme ont brisé le lien entre la haute culture et le peuple qui signalait une spécificité française. La seconde mission : confectionner l'âme collective de la nation. Qu'à chaque représentation du Cid ou du Tartuffe, chaque Français sente qu'il en va de son être ! Jean Vilar ne souhaitait pas autre chose ! En fermant la parenthèse pédagogiste, la loi Fillon dégage l'horizon pour la réalisation de ce programme, qui en constitue le coeur.
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Politis du 6 janvier 2005
Rien vu...
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Marianne du 00 janvier 2005
« Opération de sécurisation » des écoles : de la poudre aux yeux !
« Opération de sécurisation ». L’expression est éloquente, voire choquante. Elle revêt d’ailleurs un caractère spectaculaire. On croirait du jargon policier ou militaire. N’évoque t-elle pas aussi les campagnes des casques bleus de l’ONU visant à rétablir un semblant d’ordre après un conflit guerrier ? Les termes semblent aussi inadaptés qu’inappropriés au contexte éducatif.
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vendredi, janvier 07, 2005
Revue de presse du vendredi 7 janvier 2005
La polémique enfle à propos de l’opération de « sécurisation »menée jeudi dernier devant les collèges et lycées. Tous les journaux s’en font l’écho et en général insistent sur le caractère purement médiatique et peu efficace de cette opération. C’est le Parisien qui est le plus complet sur ce sujet en développant les différents arguments et en rappelant que cela s’inscrit dans un partenariat Ecole/Police initié par le précédent Ministre de l’Intérieur.
Après le gonflement médiatique, l’autre sujet du jour c’est l’obésité. Demain Samedi 8 janvier, c’est la journée de dépistage de l’obésité infantile. De 5 % en 1980, le pourcentage d'enfants en surpoids ou obèses est passé à 12 % en 1996 et à 16 % en 2000, soit un rythme de progression qui est devenu comparable à celui des Etats-Unis. Inquiétant. Comme le dit un médecin dans le Monde « On mange trop, on mange mal, on bouge moins. »
En revanche, à Villefranche-sur-Saône (Rhône), on se préoccupe peut-être un peu trop de l’alimentation des élèves…puisque Le Monde nous apprend que la responsable des affaires scolaires a envoyé un courrier aux parents les menaçant de ne plus accepter leurs enfants à la cantine s’ils refusaient de manger de la viande.
Bonne Lecture...
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Libération du 07/01/05
Avec Villepin, il y a des policiers devant les écoles
300 CRS pour la visite du ministre à Orléans afin de «rappeler les règles de sécurité».
Lire la suite de l’article
Sécurisons, sécurisons... par Pierre Marcelle
Sécurisons tout. Les hommes, les femmes et les enfants, corps et âmes.[…] On ne passera pas de même sur l'imbécile initiative du ministre de l'Intérieur Villepin qui, avec ses collègues de l'Education et de la Justice, lançait hier son «opération nationale de sécurisation» (Libération de jeudi), et ses flics aux portes des écoles. Il s'agit, dit-on, de «lutter contre les trafics et violences divers». Tous les spécialistes de ces choses (profs, juges et flics) en rigolent ouvertement. «Agitation, publicité, action symbolique», dit l'Union syndicale des magistrats. Elle a si évidemment raison qu'on ne comprend pas que les promoteurs de cette pitrerie n'y aient pas sursis. Doivent se dire, les Villepin, Perben et Fillon, qu'il faut battre la peur pendant qu'elle est chaude.
Lire la suite de l’article
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Le Figaro du 07/01/05
La Sorbonne porte plainte contre X pour tentative de fraude aux examens
L'université Paris-I vient de porter plainte contre X pour «fraude avec présomption d'aide extérieure contre rémunération». Deux étudiantes ont en effet tenté de tricher lors d'un examen en faisant rédiger leur copie par un complice extérieur moyennant 50 euros par copie. Le parquet de Paris devait transmettre la procédure à la police judiciaire. Pour ce délit, la peine maximale encourue est de trois ans de prison et 9 000 euros d'amende, les complices étant passibles de la même sanction.
Lire la suite de l’article
Policiers et gendarmes en opération aux portes des lycées et collèges
«Je demande à être jugé sur pièces, c'est ma respon sabilité» : le ministre de l'Intérieur, Dominique de Villepin, a affiché hier sa détermination en lançant, depuis Orléans, une spectaculaire opération de «sécurisation» aux abords des collèges et des lycées. Dès 8 heures du matin, pas moins de 4 000 policiers – dont des CRS appelés en renfort – ainsi que 4 000 gendarmes avaient été mobilisés pour multiplier les contrôles d'identité et les fouilles de cartables à l'entrée de quelque 1 400 établissements répartis sur l'ensemble du territoire. Des inspecteurs d'académie et des procureurs de la République ont participé à cette démonstration inédite.
Présenté comme «expérimental», le dispositif musclé s'inscrit dans le cadre du protocole d'accord signé à Dreux (Eure) le 4 octobre dernier entre l'hôte de la Place Beauvau et son homologue chargé de l'Éducation, François Fillon, pour lutter contre les violences scolaires. Selon un dernier bilan, les actes de violence commis au sein des lycées et collèges ont augmenté de près de 13% entre 2003 et 2004, avec un total de 81 366 faits recensés, contre 72 057. La croisade affichée contre les rackets, les trafics de drogue et les actes d'incivilités est nécessairement ciblée car la moitié du nombre total des actes dénoncés émane de 10% des établissements. Hier soir, le ministère de l'Intérieur indiquait que 101 personnes avaient été interpellées, dont 75 pour infraction à la législation contre les stupéfiants et 13 pour port d'arme prohibé.
Lire la suite de l’article
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L'Humanité du 07/01/05
Élèves, vos papiers !
Quand Villepin fait du Sarkozy... Le ministre de l’Intérieur s’est -offert hier un vaste coup de pub. Dans la pure tradition des shows médiatiques de son prédécesseur. Toute la matinée, 4 000 policiers et 4 000 gendarmes ont été mobilisés pour effectuer des opérations dites de « sécurisation » à l’entrée et aux abords de 1 200 collèges et lycées réputés difficiles. Au programme : contrôles d’identité des élèves, fouilles au corps, fouilles de cartables. Mais aussi discussions avec les jeunes et, pour les plus sages, distributions des livrets de Gendy, la mascotte de la gendarmerie... Un grand raout annoncé la veille et qui a aussitôt déclenché l’incrédulité.
Lire la suite de l’article
« Un gouvernement qui ignore l’éducatif »
Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, dénonce « le spectaculaire policier».
Lire la suite de l’article
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Le Parisien du 07/01/05
7 h 40, les policiers contrôlent les lycéens
Aux abords de 1 800 établissements hier matin, les forces de police ont procédé à des contrôles d'identité et à des fouilles. Une opération inédite de sécurisation dans le cadre du partenariat entre la police et l'école pour lutter contre la violence.
Lire la suite de l’article
Partenariat police-école : ce que ca change
UN TEMPS, il avait été question de poster des policiers dans les établissements les plus sensibles. Après un tollé général, l'idée - lancée il y a un an par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur - n'a finalement jamais vu le jour. Moins polémique, un protocole école-police signé il y a trois mois., chaque chef d'établissement de France doit désormais avoir un correspondant gendarme ou policier avec qui il s'entretient régulièrement. Ensemble, ils mettent sur pied des opérations de prévention dans les classes (sur la drogue, sur les armes, le racket...) et s'accordent sur des rondes plus fréquentes aux abords des collèges ou des lycées. Côté répressif, les forces de l'ordre peuvent - si le proviseur ou le principal est d'accord - intervenir dans l'enceinte scolaire voire établir un dispositif pour surveiller un trafic, de cannabis par exemple. Un partenariat qui se situe pourtant dans le droit-fil de tout ce qui est tenté depuis 1991 - date de la première circulaire - pour endiguer la violence scolaire. En plus officiel peut-être. Et en plus efficace ? Voici ce qu'ils en pensent.
Lire la suite de l’article
Comment en finir avec le racket
EN RENFORÇANT les liens entre l'école et la police, c'est à toutes les violences scolaires que le gouvernement entend s'attaquer. Et en premier lieu au racket, dont les chiffres ne cessent de grimper. Les plus récents sont formels : avec près de 1 840 cas recensés en 2003-2004, le racket a augmenté de 5 % en un an dans les établissements. L'année précédente, il avait connu une hausse de 10 %. « Ce phénomène est encore largement sous-estimé », explique Eric Debarbieux, directeur de l'Observatoire international de la violence scolaire. « Le mode opératoire ne change pas, contrairement à l'objet du délit : les élèves portent désormais des vêtements de marque, très prisés des auteurs de racket, confie le principal d'un collège sensible de la capitale. Mais ce qui s'arrache le plus en ce moment, ce sont les portables dernier cri, les lecteurs MP3 et les iPod... Après Noël, tout cela circule beaucoup. » La plupart des faits se déroulant aux abords des établissements, des rondes policières régulières seront sans doute efficaces mais ne régleront pas tout. Car tout repose sur la capacité de la victime à briser la loi du silence dans laquelle elle finit par s'enfermer par peur de représailles. Conseils pour en sortir.
Lire la suite de l’article
« Lutter contre toute forme de trafic »
IL Y A TROIS MOIS, Dominique de Villepin, le ministre de l'Intérieur, signait un protocole d'accord avec François Fillon, son collègue de l'Education nationale, afin de lutter contre les violences scolaires. Hier, à Orléans, c'est sur le terrain que le ministre a souhaité que l'on juge son action. Après avoir participé à une table ronde avec parents d'élèves, enseignants, policiers et magistrats, le ministre s'est rendu sous bonne escorte dans trois collèges d'Orléans : « La sécurité des écoles me concerne au premier chef. Cette sécurité, elle doit valoir aussi pour ce qui concerne les abords des établissements, mais aussi pour les trajets. Je souhaite lutter contre toute forme de trafic et de discrimination. » Cette venue a suscité des réactions plus que mitigées.
Lire la suite de l’article
Obésité : Faites dépister vos enfants
L'ASSOCIATION FRANÇAISE de pédiatrie ambulatoire (Afpa) organise, demain, la première Journée nationale de dépistage de l'obésité infantile. Dans 77 villes françaises, 700 pédiatres vont donner des consultations gratuites aux enfants qui le souhaitent, afin de dépister un surpoids ou une obésité infantile
Lire la suite de l’article
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La Croix du 07/01/05
Rien vu...
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20 minutes du 07/01/05
Ecoles: délit de faciès de Villepin
Tirs groupés contre les policiers à l’entrée des écoles. L’opération de « sécurisation » aux abords des collèges et lycées menée hier a été très critiquée
Lire la suite de l’article
Obésité: les pédiatres font le gros du travail
Un dépistage précoce avant qu’il ne soit trop tard. Demain, dans 77 villes de France, les pédiatres libéraux organisent, sous l’égide de l’Association française de pédiatrie ambulatoire, la 1re journée nationale de dépistage de l’obésité chez l’enfant. Les consultations gratuites se dérouleront dans les mairies, des salles municipales et des dispensaires. Pour les pédiatres à l’origine de cette journée, il y a urgence. Les chiffres sont inquiétants
Lire la suite de l’article
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Le Monde daté du 08/01/05
Les pédiatres organisent la première Journée nationale de dépistage de l'obésité infantile
Samedi 8 janvier, quelque 700 médecins proposeront des consultations gratuites. Le surpoids, qui concerne un enfant sur six, pourrait être facilement évité s'il était décelé suffisamment tôt.
Lire la suite de l’article
La Sorbonne découvre une fraude aux examens et maudit les
portables.
La triche aux examens deviendrait-elle un business en s'adaptant aux
nouvelles technologies ? L'université Paris-I (Panthéon-Sorbonne) vient de
découvrir un trafic inédit. Deux étudiantes en première année de DEUG de
droit ont en effet payé 50 euros chacune pour faire rédiger leur copie de
droit constitutionnel par un correspondant extérieur, durant les examens de
juin 2004, comme l'a indiqué France-Info, jeudi 6 décembre.
Elles
auraient, selon leurs aveux, transmis, probablement par SMS, le sujet à une
tierce personne qui aurait rédigé les devoirs. Toutes deux seraient sorties
à la fin de l'épreuve afin de les récupérer, puis seraient revenues les
déposer dans la salle, prétextant un oubli."Les étudiantes ont refusé de
donner le nom de la personne qui a rédigé leur devoir par peur de
représailles, a déclaré Jean-Louis Bauer, directeur des études de 1er
cycle en droit. Elles disent avoir été approchées par un garçon qui ne
serait pas de Paris-I. Elles ont également laissé entendre que cette
pratique était répandue dans d'autres universités."
href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-393305,0.html">Lire
la suite de l’article
D'anciens dirigeants d'un lycée de Toulouse mis en examen pour
détournement de fonds.
L'ancien proviseur, l'ancien
intendant et l'actuel chef de travaux du lycée Gallieni de Toulouse ont été
mis en examen mercredi 5 janvier pour "détournement de fonds
publics". Les trois hommes, qui risquent jusqu'à dix ans de prison,
sont soupçonnés d'avoir détourné plus de 100 000 euros entre 2001 et 2003 en
profitant notamment des fonds versés pour la réfection du lycée, presque
totalement détruit après l'explosion de l'usine AZF en septembre 2001.
Remis en liberté à l'issue de leur garde à vue, ils ont été placés sous
contrôle judiciaire.
href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-393306,0.html">Lire
la suite de l’article
Des parents musulmans se plaignent que l'on oblige leurs enfants
à manger de la viande à la cantine.
Plusieurs familles de Villefranche-sur-Saône (Rhône) se plaignent d'avoir
reçu un courrier de l'adjointe aux affaires scolaires, Andrée Chambefort,
les menaçant de ne plus accepter leurs enfants à la cantine. L'argumentaire
de la lettre est le suivant : "Depuis la rentrée scolaire, vous avez choisi
de laisser vos enfants déjeuner au restaurant scolaire. J'ai appris que
vous leur aviez interdit de manger de la viande. Je vous rappelle que le
repas est un acte de la vie en société et que l'enfant doit en respecter les
règles. Tous les enfants doivent manger de tous les plats servis, même en
petite quantité."
href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-393303,0.html">Lire
la suite de l’article
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Après le gonflement médiatique, l’autre sujet du jour c’est l’obésité. Demain Samedi 8 janvier, c’est la journée de dépistage de l’obésité infantile. De 5 % en 1980, le pourcentage d'enfants en surpoids ou obèses est passé à 12 % en 1996 et à 16 % en 2000, soit un rythme de progression qui est devenu comparable à celui des Etats-Unis. Inquiétant. Comme le dit un médecin dans le Monde « On mange trop, on mange mal, on bouge moins. »
En revanche, à Villefranche-sur-Saône (Rhône), on se préoccupe peut-être un peu trop de l’alimentation des élèves…puisque Le Monde nous apprend que la responsable des affaires scolaires a envoyé un courrier aux parents les menaçant de ne plus accepter leurs enfants à la cantine s’ils refusaient de manger de la viande.
Bonne Lecture...
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Libération du 07/01/05
Avec Villepin, il y a des policiers devant les écoles
300 CRS pour la visite du ministre à Orléans afin de «rappeler les règles de sécurité».
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Sécurisons, sécurisons... par Pierre Marcelle
Sécurisons tout. Les hommes, les femmes et les enfants, corps et âmes.[…] On ne passera pas de même sur l'imbécile initiative du ministre de l'Intérieur Villepin qui, avec ses collègues de l'Education et de la Justice, lançait hier son «opération nationale de sécurisation» (Libération de jeudi), et ses flics aux portes des écoles. Il s'agit, dit-on, de «lutter contre les trafics et violences divers». Tous les spécialistes de ces choses (profs, juges et flics) en rigolent ouvertement. «Agitation, publicité, action symbolique», dit l'Union syndicale des magistrats. Elle a si évidemment raison qu'on ne comprend pas que les promoteurs de cette pitrerie n'y aient pas sursis. Doivent se dire, les Villepin, Perben et Fillon, qu'il faut battre la peur pendant qu'elle est chaude.
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Le Figaro du 07/01/05
La Sorbonne porte plainte contre X pour tentative de fraude aux examens
L'université Paris-I vient de porter plainte contre X pour «fraude avec présomption d'aide extérieure contre rémunération». Deux étudiantes ont en effet tenté de tricher lors d'un examen en faisant rédiger leur copie par un complice extérieur moyennant 50 euros par copie. Le parquet de Paris devait transmettre la procédure à la police judiciaire. Pour ce délit, la peine maximale encourue est de trois ans de prison et 9 000 euros d'amende, les complices étant passibles de la même sanction.
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Policiers et gendarmes en opération aux portes des lycées et collèges
«Je demande à être jugé sur pièces, c'est ma respon sabilité» : le ministre de l'Intérieur, Dominique de Villepin, a affiché hier sa détermination en lançant, depuis Orléans, une spectaculaire opération de «sécurisation» aux abords des collèges et des lycées. Dès 8 heures du matin, pas moins de 4 000 policiers – dont des CRS appelés en renfort – ainsi que 4 000 gendarmes avaient été mobilisés pour multiplier les contrôles d'identité et les fouilles de cartables à l'entrée de quelque 1 400 établissements répartis sur l'ensemble du territoire. Des inspecteurs d'académie et des procureurs de la République ont participé à cette démonstration inédite.
Présenté comme «expérimental», le dispositif musclé s'inscrit dans le cadre du protocole d'accord signé à Dreux (Eure) le 4 octobre dernier entre l'hôte de la Place Beauvau et son homologue chargé de l'Éducation, François Fillon, pour lutter contre les violences scolaires. Selon un dernier bilan, les actes de violence commis au sein des lycées et collèges ont augmenté de près de 13% entre 2003 et 2004, avec un total de 81 366 faits recensés, contre 72 057. La croisade affichée contre les rackets, les trafics de drogue et les actes d'incivilités est nécessairement ciblée car la moitié du nombre total des actes dénoncés émane de 10% des établissements. Hier soir, le ministère de l'Intérieur indiquait que 101 personnes avaient été interpellées, dont 75 pour infraction à la législation contre les stupéfiants et 13 pour port d'arme prohibé.
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L'Humanité du 07/01/05
Élèves, vos papiers !
Quand Villepin fait du Sarkozy... Le ministre de l’Intérieur s’est -offert hier un vaste coup de pub. Dans la pure tradition des shows médiatiques de son prédécesseur. Toute la matinée, 4 000 policiers et 4 000 gendarmes ont été mobilisés pour effectuer des opérations dites de « sécurisation » à l’entrée et aux abords de 1 200 collèges et lycées réputés difficiles. Au programme : contrôles d’identité des élèves, fouilles au corps, fouilles de cartables. Mais aussi discussions avec les jeunes et, pour les plus sages, distributions des livrets de Gendy, la mascotte de la gendarmerie... Un grand raout annoncé la veille et qui a aussitôt déclenché l’incrédulité.
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« Un gouvernement qui ignore l’éducatif »
Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, dénonce « le spectaculaire policier».
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Le Parisien du 07/01/05
7 h 40, les policiers contrôlent les lycéens
Aux abords de 1 800 établissements hier matin, les forces de police ont procédé à des contrôles d'identité et à des fouilles. Une opération inédite de sécurisation dans le cadre du partenariat entre la police et l'école pour lutter contre la violence.
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Partenariat police-école : ce que ca change
UN TEMPS, il avait été question de poster des policiers dans les établissements les plus sensibles. Après un tollé général, l'idée - lancée il y a un an par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur - n'a finalement jamais vu le jour. Moins polémique, un protocole école-police signé il y a trois mois., chaque chef d'établissement de France doit désormais avoir un correspondant gendarme ou policier avec qui il s'entretient régulièrement. Ensemble, ils mettent sur pied des opérations de prévention dans les classes (sur la drogue, sur les armes, le racket...) et s'accordent sur des rondes plus fréquentes aux abords des collèges ou des lycées. Côté répressif, les forces de l'ordre peuvent - si le proviseur ou le principal est d'accord - intervenir dans l'enceinte scolaire voire établir un dispositif pour surveiller un trafic, de cannabis par exemple. Un partenariat qui se situe pourtant dans le droit-fil de tout ce qui est tenté depuis 1991 - date de la première circulaire - pour endiguer la violence scolaire. En plus officiel peut-être. Et en plus efficace ? Voici ce qu'ils en pensent.
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Comment en finir avec le racket
EN RENFORÇANT les liens entre l'école et la police, c'est à toutes les violences scolaires que le gouvernement entend s'attaquer. Et en premier lieu au racket, dont les chiffres ne cessent de grimper. Les plus récents sont formels : avec près de 1 840 cas recensés en 2003-2004, le racket a augmenté de 5 % en un an dans les établissements. L'année précédente, il avait connu une hausse de 10 %. « Ce phénomène est encore largement sous-estimé », explique Eric Debarbieux, directeur de l'Observatoire international de la violence scolaire. « Le mode opératoire ne change pas, contrairement à l'objet du délit : les élèves portent désormais des vêtements de marque, très prisés des auteurs de racket, confie le principal d'un collège sensible de la capitale. Mais ce qui s'arrache le plus en ce moment, ce sont les portables dernier cri, les lecteurs MP3 et les iPod... Après Noël, tout cela circule beaucoup. » La plupart des faits se déroulant aux abords des établissements, des rondes policières régulières seront sans doute efficaces mais ne régleront pas tout. Car tout repose sur la capacité de la victime à briser la loi du silence dans laquelle elle finit par s'enfermer par peur de représailles. Conseils pour en sortir.
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« Lutter contre toute forme de trafic »
IL Y A TROIS MOIS, Dominique de Villepin, le ministre de l'Intérieur, signait un protocole d'accord avec François Fillon, son collègue de l'Education nationale, afin de lutter contre les violences scolaires. Hier, à Orléans, c'est sur le terrain que le ministre a souhaité que l'on juge son action. Après avoir participé à une table ronde avec parents d'élèves, enseignants, policiers et magistrats, le ministre s'est rendu sous bonne escorte dans trois collèges d'Orléans : « La sécurité des écoles me concerne au premier chef. Cette sécurité, elle doit valoir aussi pour ce qui concerne les abords des établissements, mais aussi pour les trajets. Je souhaite lutter contre toute forme de trafic et de discrimination. » Cette venue a suscité des réactions plus que mitigées.
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Obésité : Faites dépister vos enfants
L'ASSOCIATION FRANÇAISE de pédiatrie ambulatoire (Afpa) organise, demain, la première Journée nationale de dépistage de l'obésité infantile. Dans 77 villes françaises, 700 pédiatres vont donner des consultations gratuites aux enfants qui le souhaitent, afin de dépister un surpoids ou une obésité infantile
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La Croix du 07/01/05
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20 minutes du 07/01/05
Ecoles: délit de faciès de Villepin
Tirs groupés contre les policiers à l’entrée des écoles. L’opération de « sécurisation » aux abords des collèges et lycées menée hier a été très critiquée
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Obésité: les pédiatres font le gros du travail
Un dépistage précoce avant qu’il ne soit trop tard. Demain, dans 77 villes de France, les pédiatres libéraux organisent, sous l’égide de l’Association française de pédiatrie ambulatoire, la 1re journée nationale de dépistage de l’obésité chez l’enfant. Les consultations gratuites se dérouleront dans les mairies, des salles municipales et des dispensaires. Pour les pédiatres à l’origine de cette journée, il y a urgence. Les chiffres sont inquiétants
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Le Monde daté du 08/01/05
Les pédiatres organisent la première Journée nationale de dépistage de l'obésité infantile
Samedi 8 janvier, quelque 700 médecins proposeront des consultations gratuites. Le surpoids, qui concerne un enfant sur six, pourrait être facilement évité s'il était décelé suffisamment tôt.
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La Sorbonne découvre une fraude aux examens et maudit les
portables.
La triche aux examens deviendrait-elle un business en s'adaptant aux
nouvelles technologies ? L'université Paris-I (Panthéon-Sorbonne) vient de
découvrir un trafic inédit. Deux étudiantes en première année de DEUG de
droit ont en effet payé 50 euros chacune pour faire rédiger leur copie de
droit constitutionnel par un correspondant extérieur, durant les examens de
juin 2004, comme l'a indiqué France-Info, jeudi 6 décembre.
Elles
auraient, selon leurs aveux, transmis, probablement par SMS, le sujet à une
tierce personne qui aurait rédigé les devoirs. Toutes deux seraient sorties
à la fin de l'épreuve afin de les récupérer, puis seraient revenues les
déposer dans la salle, prétextant un oubli."Les étudiantes ont refusé de
donner le nom de la personne qui a rédigé leur devoir par peur de
représailles, a déclaré Jean-Louis Bauer, directeur des études de 1er
cycle en droit. Elles disent avoir été approchées par un garçon qui ne
serait pas de Paris-I. Elles ont également laissé entendre que cette
pratique était répandue dans d'autres universités."
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D'anciens dirigeants d'un lycée de Toulouse mis en examen pour
détournement de fonds.
L'ancien proviseur, l'ancien
intendant et l'actuel chef de travaux du lycée Gallieni de Toulouse ont été
mis en examen mercredi 5 janvier pour "détournement de fonds
publics". Les trois hommes, qui risquent jusqu'à dix ans de prison,
sont soupçonnés d'avoir détourné plus de 100 000 euros entre 2001 et 2003 en
profitant notamment des fonds versés pour la réfection du lycée, presque
totalement détruit après l'explosion de l'usine AZF en septembre 2001.
Remis en liberté à l'issue de leur garde à vue, ils ont été placés sous
contrôle judiciaire.
href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-393306,0.html">Lire
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Des parents musulmans se plaignent que l'on oblige leurs enfants
à manger de la viande à la cantine.
Plusieurs familles de Villefranche-sur-Saône (Rhône) se plaignent d'avoir
reçu un courrier de l'adjointe aux affaires scolaires, Andrée Chambefort,
les menaçant de ne plus accepter leurs enfants à la cantine. L'argumentaire
de la lettre est le suivant : "Depuis la rentrée scolaire, vous avez choisi
de laisser vos enfants déjeuner au restaurant scolaire. J'ai appris que
vous leur aviez interdit de manger de la viande. Je vous rappelle que le
repas est un acte de la vie en société et que l'enfant doit en respecter les
règles. Tous les enfants doivent manger de tous les plats servis, même en
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jeudi, janvier 06, 2005
Revue de presse du jeudi 6 janvier 2005
Grand barnum médiatique aujourd’hui devant les lycées. Les ministères de l’Éducation et de l’Intérieur organisaient des contrôles d’identité et des opérations de « sécurisation ». Visiblement, seuls les ministres eux-mêmes, semblent croire à ce type d’événement à grand spectacle…
L’Humanité se penche sur les expulsions pratiquées,elles, avec beaucoup moins de battage. Plusieurs articles s’intéressent plus particulièrement au sort des jeunes scolarisés qui sont expulsés avec leur famille.
Jacques Chirac, à l’occasion des vœux, a soutenu fortement la « Loi Fillon » pourtant rejetée au CSE par la quasi-totalité des acteurs du monde éducatif. Une opération de « sécurisation » du Ministre ?
Bonne Lecture...
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Libération du 06/01/05
Eloge présidentiel du projet Fillon
Jacques Chirac a prononcé hier un éloge enthousiaste du projet de loi d'orientation que le ministre de l'Education, François Fillon, présentera la semaine prochaine en Conseil des ministres. L'objectif de cette réforme est, a-t-il rappelé, de «>construire une école plus juste, plus efficace, plus ouverte, plus sûre». Il a notamment salué l'ambition de garantir à chaque élève la «maîtrise d'un socle commun de connaissances». Cette disposition phare du projet est aussi celle que les syndicats contestent le plus violemment. A l'attention des enseignants, Chirac a promis que la loi devait leur «permettre de mieux s'investir encore dans la réussite de leurs élèves en leur assurant la liberté pédagogique et en améliorant leur formation initiale et continue».
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Ecoles: contrôles policiers à grand spectacle
Grand barnum aux abords des établissements scolaires ce matin, à l'initiative du ministère de l'Intérieur et avec la participation de la Justice et de l'Education nationale: les forces de l'ordre vont procéder à des contrôles d'identité massifs. D'après la circulaire émise par le garde des Sceaux le 3 janvier, il s'agit d'une «opération nationale de sécurisation», dans le cadre de la lutte «contre les trafics et violences divers». Inutile de dire que ni les policiers, ni les enseignants, ni les magistrats ne croient une seconde à l'efficacité de ce genre d'opération «coup de pub», selon l'expression de Frédéric Lagache, du syndicat de policiers Alliance.
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Le Figaro du 06/01/05
Polémique autour de l'opération de «sécurisation» des écoles
Le ministre de l'Intérieur Dominique de Villepin, qui a lancé aujourd'hui à Orléans une opération controversée de «sécurisation» aux abords des établissements scolaires, a demandé à «être jugé sur pièces». «Si s'occuper de la protection des plus jeunes, si se mobiliser pour assurer la sécurité dans les écoles, autour des écoles et sur les trajets gêne quiconque, qu'ils voient dans quel esprit nous le faisons», a déclaré le ministre à la presse. La FCPE dénonce une «mascarade pitoyable».
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L'Humanité du 06/01/05
À Dreux, deux jeunes Russes contraints de fuir l’école
Artium, 8 ans, et Sofia, 11 ans, sont scolarisés à Dreux depuis 2002. Tout allait bien. Sofia, la jeune enfant russe, avait même eu les honneurs de la presse locale pour ses très bons résultats scolaires. Ils sont arrivés en France avec leur mère, Nathalia, pour rejoindre leur père, Sergeï, qui s’était enfui, deux ans auparavant.Déserteur en Tchétchénie, le père n’a pas eu le droit d’asile, la mère non plus : le préfet d’Eure-et-Loir veut faire du chiffre.
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à Pau, Samuel arrêté dans son collège
Samuel, nous avons déjà évoqué son affaire. Il est né en 1988, il a été arrêté dans son collège de Pau sous le nez de son professeur et de ses camarades, les conclusions d’un examen de ses os disent qu’il a dix-neuf ans. Pour la police, il est expulsable. Il est donc conduit à Paris. Les autorités ghanéennes délivrent un visa de retour qui stipule 1988 comme date de naissance. Comme il est toujours mineur, les enseignants et son avocat réussissent à empêcher l’expulsion.[…] Pour l’instant, Samuel est à l’abri. Mais il vit très mal cette clandestinité. Quand il en parle, sa voix se brise, les larmes affleurent. Quand il est arrivé, Samuel parlait l’anglais, pas le français. C’est pourtant dans un français clair qu’il s’exprime aujourd’hui. « Je ne sais pas si je vais pouvoir retourner à l’école. Pour l’instant, je me cache parce que je suis libre mais la situation n’est pas nette. Ce que je veux, c’est retourner au collège. C’est cela, l’important. »
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Le Parisien du 06/01/05
Polémique sur la « sécurisation »
L'OPÉRATION NATIONALE de « sécurisation » organisée aujourd'hui aux abords des établissements scolaires par les ministères de l'Intérieur et de la Justice a soulevé, hier, la colère du PS et de plusieurs syndicats, qui parlent de « spectacle » ou de « gesticulation ».
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Mehdi, enfant des cités, bientôt policier
S'IL A CHOISI d'entrer dans la police, « c'est parce qu'il y a de l'action ». A 19 ans, Mehdi Mabrouk, cheveux courts et regard assuré, n'est pas encore fonctionnaire de police mais il est sur la bonne voie. Depuis octobre, il porte l'uniforme des cadets de la République. Cette semaine, lui et ses camarades ont été conviés par le ministère de l'Intérieur pour la cérémonie des voeux, place Beauvau. Dominique de Villepin veut en effet développer le système de ces cadets de la République « pour tous les enfants de France » . Actuellement, 550 jeunes sont répartis dans une trentaine d'établissements. L'an prochain, leur nombre devrait être porté à un millier, et le principe étendu à la gendarmerie et aux pompiers.
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La Croix du 06/01/05
Rien vu...
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20 minutes du 06/01/05
Contrôles contre violences scolaires
Les ministères de l’Intérieur et de la Justice organisent aujourd’hui aux abords d’établissements scolaires des opérations de « sécurisation » contre les violences scolaires. Leur nombre n’a pas été précisé. Elles se traduiront notamment par des contrôles d’identité. Des enseignants, des policiers et des magistrats dénoncent une opération de pure « communication ».
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Lille : Politique de la chaise vide à l’école
Lundi, ils feront l’école buissonnière. Les syndicats enseignants devraient boycotter comme l’an passé la réunion de commission technique paritaire qui doit leur présenter les détails des réductions d’effectifs prévues dans l’académie. Et pour cause : avec 895 suppressions au total, l’hémorragie des postes bat des records, encouragée par la chute démographique (plus de 8 200 élèves en moins dans le secondaire).
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Le Monde daté du 07/01/05
Polémique sur la pertinence des opérations de sécurisation autour des écoles
Opération de sécurisation ou de communication ? Les contrôles d'identité opérés jeudi 6 janvier par les forces de police autour des établissements scolaires sensibles ont soulevé une polémique sur la pertinence et la légalité de ce type d'action, censée contribuer à la lutte contre les violences scolaires.Des syndicats d'enseignants, rejoints par certaines organisations de magistrats et de policiers, ont vivement dénoncé l'initiative du gouvernement en soulignant son inefficacité. Le ministre de l'intérieur, Dominique de Villepin, devait assister à une de ces opérations, à Orléans.
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Des syndicats de police et d'enseignants dénoncent "une opération publicitaire" organisée par le ministère de l'intérieur
Une "opération nationale de sécurisation" est organisée, jeudi 6 janvier, aux abords de certains établissements scolaires : une initiative de pure "communication" pour de nombreux enseignants, policiers et magistrats.
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Jacques Chirac défend le projet de loi Fillon sur l'école
Le président Jacques Chirac a demandé mercredi 5 janvier la mobilisation de l'ensemble de la communauté éducative en faveur de la future loi d'orientation sur l'école, dont la réforme met en jeu "l'avenir de notre pays".
"L'objectif de la réforme engagée par le gouvernement, c'est de garder toute sa force à notre modèle et de le faire progresser. C'est de construire une école plus juste, plus efficace, plus ouverte, plus sûre", a déclaré le chef de l'Etat lors de ses vœux aux corps constitués, à l'Elysée. "Une école plus efficace, c'est une école qui garantit à chacun la maîtrise d'un socle commun de connaissances", a estimé M. Chirac, alors que cette disposition-clé du projet de loi est contestée par des syndicats d'enseignants.
Ces objectifs "doivent mobiliser l'ensemble de la communauté éducative, mais aussi les parents (et) l'Etat tout entier, parce que c'est l'avenir de notre pays qui est en jeu", a-t-il lancé devant plus de 600 représentants de la haute fonction publique, mais en l'absence du ministre de l'éducation nationale, François Fillon, hospitalisé dans la matinée pour des problèmes de dos.
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L’Humanité se penche sur les expulsions pratiquées,elles, avec beaucoup moins de battage. Plusieurs articles s’intéressent plus particulièrement au sort des jeunes scolarisés qui sont expulsés avec leur famille.
Jacques Chirac, à l’occasion des vœux, a soutenu fortement la « Loi Fillon » pourtant rejetée au CSE par la quasi-totalité des acteurs du monde éducatif. Une opération de « sécurisation » du Ministre ?
Bonne Lecture...
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Libération du 06/01/05
Eloge présidentiel du projet Fillon
Jacques Chirac a prononcé hier un éloge enthousiaste du projet de loi d'orientation que le ministre de l'Education, François Fillon, présentera la semaine prochaine en Conseil des ministres. L'objectif de cette réforme est, a-t-il rappelé, de «>construire une école plus juste, plus efficace, plus ouverte, plus sûre». Il a notamment salué l'ambition de garantir à chaque élève la «maîtrise d'un socle commun de connaissances». Cette disposition phare du projet est aussi celle que les syndicats contestent le plus violemment. A l'attention des enseignants, Chirac a promis que la loi devait leur «permettre de mieux s'investir encore dans la réussite de leurs élèves en leur assurant la liberté pédagogique et en améliorant leur formation initiale et continue».
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Ecoles: contrôles policiers à grand spectacle
Grand barnum aux abords des établissements scolaires ce matin, à l'initiative du ministère de l'Intérieur et avec la participation de la Justice et de l'Education nationale: les forces de l'ordre vont procéder à des contrôles d'identité massifs. D'après la circulaire émise par le garde des Sceaux le 3 janvier, il s'agit d'une «opération nationale de sécurisation», dans le cadre de la lutte «contre les trafics et violences divers». Inutile de dire que ni les policiers, ni les enseignants, ni les magistrats ne croient une seconde à l'efficacité de ce genre d'opération «coup de pub», selon l'expression de Frédéric Lagache, du syndicat de policiers Alliance.
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Le Figaro du 06/01/05
Polémique autour de l'opération de «sécurisation» des écoles
Le ministre de l'Intérieur Dominique de Villepin, qui a lancé aujourd'hui à Orléans une opération controversée de «sécurisation» aux abords des établissements scolaires, a demandé à «être jugé sur pièces». «Si s'occuper de la protection des plus jeunes, si se mobiliser pour assurer la sécurité dans les écoles, autour des écoles et sur les trajets gêne quiconque, qu'ils voient dans quel esprit nous le faisons», a déclaré le ministre à la presse. La FCPE dénonce une «mascarade pitoyable».
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L'Humanité du 06/01/05
À Dreux, deux jeunes Russes contraints de fuir l’école
Artium, 8 ans, et Sofia, 11 ans, sont scolarisés à Dreux depuis 2002. Tout allait bien. Sofia, la jeune enfant russe, avait même eu les honneurs de la presse locale pour ses très bons résultats scolaires. Ils sont arrivés en France avec leur mère, Nathalia, pour rejoindre leur père, Sergeï, qui s’était enfui, deux ans auparavant.Déserteur en Tchétchénie, le père n’a pas eu le droit d’asile, la mère non plus : le préfet d’Eure-et-Loir veut faire du chiffre.
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à Pau, Samuel arrêté dans son collège
Samuel, nous avons déjà évoqué son affaire. Il est né en 1988, il a été arrêté dans son collège de Pau sous le nez de son professeur et de ses camarades, les conclusions d’un examen de ses os disent qu’il a dix-neuf ans. Pour la police, il est expulsable. Il est donc conduit à Paris. Les autorités ghanéennes délivrent un visa de retour qui stipule 1988 comme date de naissance. Comme il est toujours mineur, les enseignants et son avocat réussissent à empêcher l’expulsion.[…] Pour l’instant, Samuel est à l’abri. Mais il vit très mal cette clandestinité. Quand il en parle, sa voix se brise, les larmes affleurent. Quand il est arrivé, Samuel parlait l’anglais, pas le français. C’est pourtant dans un français clair qu’il s’exprime aujourd’hui. « Je ne sais pas si je vais pouvoir retourner à l’école. Pour l’instant, je me cache parce que je suis libre mais la situation n’est pas nette. Ce que je veux, c’est retourner au collège. C’est cela, l’important. »
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Le Parisien du 06/01/05
Polémique sur la « sécurisation »
L'OPÉRATION NATIONALE de « sécurisation » organisée aujourd'hui aux abords des établissements scolaires par les ministères de l'Intérieur et de la Justice a soulevé, hier, la colère du PS et de plusieurs syndicats, qui parlent de « spectacle » ou de « gesticulation ».
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Mehdi, enfant des cités, bientôt policier
S'IL A CHOISI d'entrer dans la police, « c'est parce qu'il y a de l'action ». A 19 ans, Mehdi Mabrouk, cheveux courts et regard assuré, n'est pas encore fonctionnaire de police mais il est sur la bonne voie. Depuis octobre, il porte l'uniforme des cadets de la République. Cette semaine, lui et ses camarades ont été conviés par le ministère de l'Intérieur pour la cérémonie des voeux, place Beauvau. Dominique de Villepin veut en effet développer le système de ces cadets de la République « pour tous les enfants de France » . Actuellement, 550 jeunes sont répartis dans une trentaine d'établissements. L'an prochain, leur nombre devrait être porté à un millier, et le principe étendu à la gendarmerie et aux pompiers.
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La Croix du 06/01/05
Rien vu...
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20 minutes du 06/01/05
Contrôles contre violences scolaires
Les ministères de l’Intérieur et de la Justice organisent aujourd’hui aux abords d’établissements scolaires des opérations de « sécurisation » contre les violences scolaires. Leur nombre n’a pas été précisé. Elles se traduiront notamment par des contrôles d’identité. Des enseignants, des policiers et des magistrats dénoncent une opération de pure « communication ».
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Lille : Politique de la chaise vide à l’école
Lundi, ils feront l’école buissonnière. Les syndicats enseignants devraient boycotter comme l’an passé la réunion de commission technique paritaire qui doit leur présenter les détails des réductions d’effectifs prévues dans l’académie. Et pour cause : avec 895 suppressions au total, l’hémorragie des postes bat des records, encouragée par la chute démographique (plus de 8 200 élèves en moins dans le secondaire).
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Le Monde daté du 07/01/05
Polémique sur la pertinence des opérations de sécurisation autour des écoles
Opération de sécurisation ou de communication ? Les contrôles d'identité opérés jeudi 6 janvier par les forces de police autour des établissements scolaires sensibles ont soulevé une polémique sur la pertinence et la légalité de ce type d'action, censée contribuer à la lutte contre les violences scolaires.Des syndicats d'enseignants, rejoints par certaines organisations de magistrats et de policiers, ont vivement dénoncé l'initiative du gouvernement en soulignant son inefficacité. Le ministre de l'intérieur, Dominique de Villepin, devait assister à une de ces opérations, à Orléans.
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Des syndicats de police et d'enseignants dénoncent "une opération publicitaire" organisée par le ministère de l'intérieur
Une "opération nationale de sécurisation" est organisée, jeudi 6 janvier, aux abords de certains établissements scolaires : une initiative de pure "communication" pour de nombreux enseignants, policiers et magistrats.
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Jacques Chirac défend le projet de loi Fillon sur l'école
Le président Jacques Chirac a demandé mercredi 5 janvier la mobilisation de l'ensemble de la communauté éducative en faveur de la future loi d'orientation sur l'école, dont la réforme met en jeu "l'avenir de notre pays".
"L'objectif de la réforme engagée par le gouvernement, c'est de garder toute sa force à notre modèle et de le faire progresser. C'est de construire une école plus juste, plus efficace, plus ouverte, plus sûre", a déclaré le chef de l'Etat lors de ses vœux aux corps constitués, à l'Elysée. "Une école plus efficace, c'est une école qui garantit à chacun la maîtrise d'un socle commun de connaissances", a estimé M. Chirac, alors que cette disposition-clé du projet de loi est contestée par des syndicats d'enseignants.
Ces objectifs "doivent mobiliser l'ensemble de la communauté éducative, mais aussi les parents (et) l'Etat tout entier, parce que c'est l'avenir de notre pays qui est en jeu", a-t-il lancé devant plus de 600 représentants de la haute fonction publique, mais en l'absence du ministre de l'éducation nationale, François Fillon, hospitalisé dans la matinée pour des problèmes de dos.
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mercredi, janvier 05, 2005
Revue de presse du mercredi 5 janvier 2005
« Ils ont bien fait de les brûler.» C’est ainsi qu’un élève de lycée de Montreuil a commenté sa visite à Auschwitz. Ce propos, profondément antisémite, et qui est en soi une profanation lui vaut aujourd’ui d’être exclu définitivement du lycée par le conseil de discipline. Cela nous rappelle s’il en était besoin que l’éducation à la à la Shoah et la connaissance de l’histoire est une nécessité sans cesse renouvelée
La VAE vous connaissez ? Sous ces trois lettres , se cachent, mine de rien, une véritable révolution dans le domaine de la formation. La Validation des Acquis de l’Expérience consiste a transformer une expérience acquise dans un domaine particulier en un diplôme reconnu. Le Monde nous apprend qu’elle rencontre de plus en plus de succès. Dans notre pays où le parchemin acquis dans notre formation initiale conditionne souvent toute votre vie professionnelle, c’est un changement important des mentalités qui est en train de s’opérer. La formation tout au long de la vie est un droit et de plus en plus un processus inévitable. A quand la VAE dans l’Éducation Nationale ?
Bonne Lecture...
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Libération du 05/01/05
Rien vu...
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Le Figaro du 05/01/05
Attentat contre les annexes du rectorat de Corse à Ajaccio
Des locaux annexes du rectorat de Corse à Ajaccio ont été la cible mardi soir vers 20H45 d'un attentat qui a provoqué d'importants dégâts et a commotionné trois personnes, a-t-on appris de sources policières.
Lire la suite de l’article
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L'Humanité du 05/01/05
L’histoire de l’immigration disposera enfin de son musée
La cité nationale de l’histoire de l’immigration, installée progressivement dans le palais de la porte Dorée, à Paris, ouvrira ses portes en 2007.
Lire la suite de l’article
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Le Parisien du 05/01/05
Un lycéen exclu
UN LYCÉEN de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a été exclu définitivement de son établissement pour avoir tenu des propos antisémites lors d'un voyage scolaire au camp de concentration nazi d'Auschwitz (Pologne). L'affaire, dévoilée hier par la proviseur de l'établissement, remonte au 24 novembre dernier. Au cours de la visite du camp, l'élève de première du lycée Jean-Jaurès a déclaré à propos des juifs : « Ils ont bien fait de les brûler.» Cinq autres élèves, qui ont couru dans le camp, fait des batailles de boules de neige et ri devant des photos anthropométriques des déportés, ont également été sanctionnés par le conseil de discipline : renvois temporaires et mesures de réparation. « Ils auront notamment des entretiens pour assumer la responsabilité de leurs actes », a expliqué la proviseur, qui a reçu les familles après le voyage scolaire.
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La Croix du 05/01/05
Le sommeil s’apprend en famille
Faire dormir bébé la nuit, envoyer ses enfants se coucher à l’heure sont des défis pour l’autorité des jeunes parents.
Lire la suite de l’article
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20 minutes du 05/01/05
«Mon Quotidien» a l’âge de ses lecteurs
Mon Quotidien, journal d’actualité des 9-14 ans, fête aujourd’hui ses 10 ans et sort un numéro spécial reprenant les 100 unes les plus fortes du titre. Avec 60 000 exemplaires par jour distribués uniquement sur abonnement, Mon Quotidien est le plus ancien fleuron du groupe Play-Bac, qui édite aussi Quoti (5-7 ans), Le Petit Quotidien (7-9 ans) et L’Actu (plus de 14 ans). C’est surtout une exception française, voire occidentale.[…]
Pour coller aux attentes de son lectorat, le titre s’appuie sur des enquêtes auprès d’enfants et, surtout, en invite deux en tant que « rédacteurs en chef » du journal, deux fois par semaine. Pour Sandra Brisset, de l’institut d’études Carat Presse, « cette famille de presse est atypique. Elle subit la concurrence des titres people jeunesse comme Star Academy Mag, elle n’est pas très attractive au niveau publicitaire, mais bénéficie de la caution morale de l’école. Beaucoup de parents abonnent leurs enfants sur les conseils des profs. » 8 000 classes sont également abonnées à Mon Quotidien. Bastien Bonnefous
Lire la suite de l’article
Propos antisémites à Auschwitz
« Un lieu de mémoire hautement symbolique profané », a commenté le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme. Il y a quelques semaines, durant un voyage scolaire à Auschwitz, un élève du lycée Jean-Jaurès de Montreuil (93) a dit à propos des Juifs : « Ils ont bien fait de les brûler. » La proviseure du lycée, Michèle Amiel, a indiqué hier que cet élève de première a été exclu définitivement.[…]
Lire la suite de l’article
Rixe entre bandes
Sept lycéens de Mormant (77) sont en garde à vue depuis lundi soir, après s’en être pris à d’autres jeunes de la ville voisine de Nangis à coups de batte de base-ball, faisant trois blessés. La rixe a éclaté devant le lycée de Nangis lundi vers 17 heures.
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Le Monde daté du 06/01/05
Succès croissant de la validation des acquis de l'expérience
Un artisan titulaire d'un CAP qui obtient un baccalauréat professionnel, un fonctionnaire de catégorie C qui peut obtenir une licence et se présenter aux concours de niveau A, un bénévole de club de sport qui acquiert le diplôme d'éducateur sportif, une mère de famille qui se porte candidate à un CAP petite enfance. Destinée à reconnaître les compétences acquises sans passer par une formation, la validation des acquis de l'expérience (VAE) rencontre un succès croissant.
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La VAE vous connaissez ? Sous ces trois lettres , se cachent, mine de rien, une véritable révolution dans le domaine de la formation. La Validation des Acquis de l’Expérience consiste a transformer une expérience acquise dans un domaine particulier en un diplôme reconnu. Le Monde nous apprend qu’elle rencontre de plus en plus de succès. Dans notre pays où le parchemin acquis dans notre formation initiale conditionne souvent toute votre vie professionnelle, c’est un changement important des mentalités qui est en train de s’opérer. La formation tout au long de la vie est un droit et de plus en plus un processus inévitable. A quand la VAE dans l’Éducation Nationale ?
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Libération du 05/01/05
Rien vu...
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Le Figaro du 05/01/05
Attentat contre les annexes du rectorat de Corse à Ajaccio
Des locaux annexes du rectorat de Corse à Ajaccio ont été la cible mardi soir vers 20H45 d'un attentat qui a provoqué d'importants dégâts et a commotionné trois personnes, a-t-on appris de sources policières.
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L'Humanité du 05/01/05
L’histoire de l’immigration disposera enfin de son musée
La cité nationale de l’histoire de l’immigration, installée progressivement dans le palais de la porte Dorée, à Paris, ouvrira ses portes en 2007.
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Le Parisien du 05/01/05
Un lycéen exclu
UN LYCÉEN de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a été exclu définitivement de son établissement pour avoir tenu des propos antisémites lors d'un voyage scolaire au camp de concentration nazi d'Auschwitz (Pologne). L'affaire, dévoilée hier par la proviseur de l'établissement, remonte au 24 novembre dernier. Au cours de la visite du camp, l'élève de première du lycée Jean-Jaurès a déclaré à propos des juifs : « Ils ont bien fait de les brûler.» Cinq autres élèves, qui ont couru dans le camp, fait des batailles de boules de neige et ri devant des photos anthropométriques des déportés, ont également été sanctionnés par le conseil de discipline : renvois temporaires et mesures de réparation. « Ils auront notamment des entretiens pour assumer la responsabilité de leurs actes », a expliqué la proviseur, qui a reçu les familles après le voyage scolaire.
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La Croix du 05/01/05
Le sommeil s’apprend en famille
Faire dormir bébé la nuit, envoyer ses enfants se coucher à l’heure sont des défis pour l’autorité des jeunes parents.
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20 minutes du 05/01/05
«Mon Quotidien» a l’âge de ses lecteurs
Mon Quotidien, journal d’actualité des 9-14 ans, fête aujourd’hui ses 10 ans et sort un numéro spécial reprenant les 100 unes les plus fortes du titre. Avec 60 000 exemplaires par jour distribués uniquement sur abonnement, Mon Quotidien est le plus ancien fleuron du groupe Play-Bac, qui édite aussi Quoti (5-7 ans), Le Petit Quotidien (7-9 ans) et L’Actu (plus de 14 ans). C’est surtout une exception française, voire occidentale.[…]
Pour coller aux attentes de son lectorat, le titre s’appuie sur des enquêtes auprès d’enfants et, surtout, en invite deux en tant que « rédacteurs en chef » du journal, deux fois par semaine. Pour Sandra Brisset, de l’institut d’études Carat Presse, « cette famille de presse est atypique. Elle subit la concurrence des titres people jeunesse comme Star Academy Mag, elle n’est pas très attractive au niveau publicitaire, mais bénéficie de la caution morale de l’école. Beaucoup de parents abonnent leurs enfants sur les conseils des profs. » 8 000 classes sont également abonnées à Mon Quotidien. Bastien Bonnefous
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Propos antisémites à Auschwitz
« Un lieu de mémoire hautement symbolique profané », a commenté le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme. Il y a quelques semaines, durant un voyage scolaire à Auschwitz, un élève du lycée Jean-Jaurès de Montreuil (93) a dit à propos des Juifs : « Ils ont bien fait de les brûler. » La proviseure du lycée, Michèle Amiel, a indiqué hier que cet élève de première a été exclu définitivement.[…]
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Rixe entre bandes
Sept lycéens de Mormant (77) sont en garde à vue depuis lundi soir, après s’en être pris à d’autres jeunes de la ville voisine de Nangis à coups de batte de base-ball, faisant trois blessés. La rixe a éclaté devant le lycée de Nangis lundi vers 17 heures.
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Le Monde daté du 06/01/05
Succès croissant de la validation des acquis de l'expérience
Un artisan titulaire d'un CAP qui obtient un baccalauréat professionnel, un fonctionnaire de catégorie C qui peut obtenir une licence et se présenter aux concours de niveau A, un bénévole de club de sport qui acquiert le diplôme d'éducateur sportif, une mère de famille qui se porte candidate à un CAP petite enfance. Destinée à reconnaître les compétences acquises sans passer par une formation, la validation des acquis de l'expérience (VAE) rencontre un succès croissant.
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mardi, janvier 04, 2005
Revue de presse du mardi 4 janvier 2005
En 2007, on chantera dans toutes les écoles. Et partout les élèves auront adopté un élément du patrimoine à étudier. Avec Gérard Jugnot à la baguette ?
C’est ce que les journaux ont retenu de l’annonce faite hier par les ministres de l’Éducation Nationale et de la Culture des mesures pour l’éducation artistique. On pouvait espérer autre chose que ces effets d’annonce surfant sur la vogue des « Choristes »…
On peut lire aussi plusieurs articles intéressants sur la manière dont les enseignants ont été amené (volontairement ou non) à aborder le thème du tsunami en Asie. Il faut savoir que le Ministre a souhaité que cette question soit abordée en cours durant ces jours de rentrée. Reste à savoir comment en parler et dans quel but ?
A lire enfin un point de vue de l’UMP dans le Figaro sur la réforme de l’éducation.
Bonne Lecture...
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Libération du 04/01/05
Enseignement artistique : Fillon fait marche arrière
C'est un fâcheux malentendu, une «querelle stupide» assure François Fillon. Le «socle des fondamentaux» (lire, écrire, compter) que le ministre de l'Education compte inscrire prioritairement dans sa loi d'orientation sur l'école «intègre bien sûr la culture humaniste et donc l'enseignement des arts». Dont acte.
Mais en présentant son projet de loi à l'automne, le ministre n'avait pas eu un seul mot pour les arts. Enseignants et artistes avaient aussitôt réagi, rédigeant un appel national pour la défense de cet enseignement-là. En visite hier dans un paisible collège d'Auvers-sur-Oise, François Fillon et son homologue au ministère de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, ont annoncé, tout sourire, un «plan de relance» de l'enseignement artistique. Qui dit «relance» reconnaît qu'il y a eu relâchement. C'est peu dire.
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Le Figaro du 04/01/05
Des mesures pour l'éducation artistique
En 2007, on chantera dans toutes les écoles. Et partout les élèves auront adopté un élément du patrimoine à étudier. Généraliser les chorales d'établissements ainsi que les actions de partenariat avec les monuments classés, voilà, entre autres moyens, comment le gouvernement compte faire entrer un peu plus de culture dans les salles de classes. Hier, au Conseil des ministres, Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture, et François Fillon, en charge de l'Éducation, ont parlé d'une seule voix pour présenter leur politique en matière d'éducation artistique et culturelle.
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Former «l'honnête homme» du XXIe siècle par L’UMP
Depuis des années la question de la modernisation nécessaire de notre école est évoquée, débattue. Colloques, rapports, propositions se succèdent. Par appréhension, par conformisme, par opportunisme électoral, la gauche n'a pas osé engager cette réforme. Elle s'est contentée de limiter le problème à la seule question des moyens, alors même que la France est déjà l'un des pays de l'OCDE qui finance le plus son système éducatif.
Il devenait urgent d'agir. Sous l'impulsion du président de la République et du premier ministre, un grand débat a été engagé et a été conclu par le rapport Thélot. Il a permis de cibler les atouts et les handicaps de notre école. Il est à la source du projet de loi d'orientation présenté par François Fillon. L'UMP soutient ce projet innovant et pragmatique qui va changer le visage de l'école républicaine. […]
Aucun enfant ne doit être laissé sur le bord de la route. C'est pourquoi le projet de loi s'engage à ce que chaque élève puisse acquérir un socle de connaissances et de compétences fondamentales qui lui permettront de réussir sa vie, et de réussir dans la vie. Ce socle n'est pas, contrairement à ce que certains prétendent, un minimum éducatif et culturel. Nous invitons ceux qui avancent cette idée fausse à aller à la rencontre des familles dont les enfants sortent du système scolaire sans qualification ! Nous les invitons à aller à la rencontre des 80 000 adolescents qui entrent au collège sans savoir correctement lire, écrire et compter !
Parce que nous sommes ambitieux pour nos jeunes, nous voulons leur donner l'ensemble des enseignements nécessaires pour former «l'honnête homme» du XXIe siècle, y compris l'apprentissage d'une langue étrangère et celui des technologies de l'information. Tous les parents savent que les langues vivantes et l'informatique sont devenues des «passeports pour l'emploi» et que l'acquisition de ces nouveaux savoirs est particulièrement inégalitaire. A l'école de combler ces handicaps sociaux afin de promouvoir une véritable dynamique d'égalité des chances.
Nous voulons passer de l'école «prêt-à-porter» à l'école «sur mesure». En chaque enfant il y a une personnalité qui doit être instruite, disciplinée, suivant des règles communes. Mais il y a aussi un potentiel qui sommeille et qui doit être éveillé et pris en compte. C'est ainsi que François Fillon propose d'instaurer un contrat individuel de réussite éducative (Cire).[…]
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L'Humanité du 04/01/05
Rien vu...
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Le Parisien du 04/01/05
On va chanter dans toutes les écoles
DÉCIDÉMENT, « les Choristes », carton de l'année au cinéma, n'en finissent plus de faire des émules. Une circulaire « pour relancer l'éducation artistique », cosignée par les ministres de l'Education et de la Culture, qui arrive aujourd'hui sur le bureau des recteurs et des préfets, stipule que d'ici à 2007, « chaque établissement devra disposer d'une chorale ». Autre volonté pour valoriser l'enseignement culturel : que chaque école « adopte » un édifice classé, c'est-à-dire que des visites soient organisées, que des travaux scolaires soient réalisés avec les équipes de ce monument.
Invité par Jacques Chirac à avoir « une politique plus ambitieuse » pour concourir à l'épanouissement de l'enfant, le gouvernement apporte donc une réponse à la grogne du monde des arts. Depuis quelques semaines, une pétition circule pour réclamer « la présence régulière des arts et des artistes dans l'école ». Elle sera remise la semaine prochaine et plusieurs milliers de signatures ont déjà été recueillies dont celles des réalisateurs Bertrand Tavernier ou Jacques Doillon, des comédiens Philippe Torreton ou Robin Renucci...
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A l'école, les leçons de la tragédie
CELA LEUR A « fait mal au cœur », ces « horreurs ». Cela leur a même « gâché les fêtes ». « Enfin, un peu moins qu'aux parents quand même », dit Erwan, 12 ans, qui dépasse d'une bonne tête la plupart de ses copains de classe.
Dans cette 6 e du collège Blaise-Pascal (Paris), tous les élèves ont vu, en boucle, les images du drame asiatique. La télé a d'ailleurs été omniprésente : rares sont les enfants de ce quartier populaire du XX e arrondissement à avoir eu la chance de s'évader pendant les vacances. « A notre âge, on nous laisse tout regarder », disent-ils de leurs petites voix fluettes. Dans cet établissement, heureusement, aucun élève ne manque à l'appel. Mais chez la plupart, on perçoit le désarroi face à l'ampleur d'une catastrophe qui s'est invitée entre deux réveillons festifs. […]
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La Croix du 04/01/05
Au nom du père, au nom de la mère
Depuis le 1er janvier 2005, les parents peuvent choisir le nom de famille qu’ils veulent transmettre à leurs enfants par une déclaration conjointe
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20 minutes du 04/01/05
«Des enfants ont cru à la fin du monde»
Faire le tri entre réalité et fiction, donner une échelle au drame... Dès hier matin, au premier jour de classe, les enseignants de l’école Louise-Michel de La Courneuve (93) ont tenté de clarifier le drame des tsunamis dans la tête de leurs élèves, dont bon nombre sont d’origine asiatique. Le ministre de l’Education nationale, François Fillon, a souhaité que de telles initiatives aient lieu dans chaque établissement scolaire français. Le sujet n’a pas attendu la directive ministérielle pour investir les cours d’école. « Dès ce matin, les enfants ont commencé à évoquer les tsunamis, confie à l’AFP Samuel Tougeait, instituteur à Louise-Michel. Ils ont été très choqués. Certains ont cru que c’était la fin du monde. D’autre disent qu’il y a eu 300 millions de morts. »
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La famille entre à l’Université
La première session de l’année de l’Université de tous les savoirs ouvre aujourd’hui. Douze conférences gratuites sur le thème de « la famille aujourd’hui » seront proposées jusqu’au 16 janvier, tous les jours à 18 h 30 à l’université Paris-V (6e).
« Les illusions de la famille » ; « Famille et travail » ; « Familles et immigrations » ; « Le couple » ; « Adolescents et famille » font partie des thèmes qui seront abordés lors de ces conférences. De nombreux spécialistes prendront la parole au cours de cette session, comme le sociologue Jean-Claude Kaufmann sur le thème du couple, le gynécologue Israël Nisand sur le thème des nouvelles méthodes de procréation, le pédopsychiatre Marcel Rufo à propos des adolescents...
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Education: des couacs dans le projet de chorales
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Les adolescents font tous «blog»
Le journal intime devient communautaire. Commençons par le b.a.-ba : qu’est-ce qu’un blog ? Ce sont des pages personnelles, à la manière d’un site Internet, mais avec des différences cruciales : il ne réclame pas de connaissances poussées en informatique, il est interactif et possède un système d’archivage automatique. Le blog est devenu un phénomène de masse, touchant surtout les adolescents, mais aussi les autres couches de la population. Une première étude d’un sociologue rennais, Olivier Tredan, est en cours sur le sujet. On estime à 1,5 million le nombre de blogs en France, Skyrock étant le principal hébergeur avec son Skyblog.
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Le Monde daté du 05/01/05
Le gouvernement veut relancer l'éducation artistique à l'école
L'annonce devait avoir lieu fin septembre 2004. Il aura fallu attendre quelques mois de plus pour que le gouvernement dévoile sa politique en faveur de l'éducation artistique et culturelle, sujet délaissé par la droite depuis 2002. La communication a été faite en conseil des ministres, lundi 3 janvier, par le ministre de l'éducation nationale, François Fillon, et son homologue à la culture et à la communication, Renaud Donnedieu de Vabres.
En conseil des ministres, le président de la République, Jacques Chirac, a d'ailleurs jugé que l'éducation artistique à l'école était insuffisante, réclamant au gouvernement une politique plus "ambitieuse". Lundi après-midi, M. Fillon et M. Donnedieu de Vabres ont signé une circulaire d'orientation à l'attention des préfets de région, des directions régionales d'action culturelle (DRAC) et des recteurs d'académie, lors d'une visite au collège Charles-François d'Aubigny, à Auvers-sur-Oise (Val-d'Oise). "L'éducation artistique et culturelle concourt à la formation intellectuelle et sensible des enfants et des jeunes (...). Elle permet l'acquisition de compétences transversales mobilisables dans d'autres domaines d'apprentissage (...). Ainsi comprise, elle dépasse et englobe le domaine des enseignements artistiques proprement dits qui sont, à l'école, de la responsabilité de l'éducation nationale", lit-on dans le document.
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C’est ce que les journaux ont retenu de l’annonce faite hier par les ministres de l’Éducation Nationale et de la Culture des mesures pour l’éducation artistique. On pouvait espérer autre chose que ces effets d’annonce surfant sur la vogue des « Choristes »…
On peut lire aussi plusieurs articles intéressants sur la manière dont les enseignants ont été amené (volontairement ou non) à aborder le thème du tsunami en Asie. Il faut savoir que le Ministre a souhaité que cette question soit abordée en cours durant ces jours de rentrée. Reste à savoir comment en parler et dans quel but ?
A lire enfin un point de vue de l’UMP dans le Figaro sur la réforme de l’éducation.
Bonne Lecture...
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Libération du 04/01/05
Enseignement artistique : Fillon fait marche arrière
C'est un fâcheux malentendu, une «querelle stupide» assure François Fillon. Le «socle des fondamentaux» (lire, écrire, compter) que le ministre de l'Education compte inscrire prioritairement dans sa loi d'orientation sur l'école «intègre bien sûr la culture humaniste et donc l'enseignement des arts». Dont acte.
Mais en présentant son projet de loi à l'automne, le ministre n'avait pas eu un seul mot pour les arts. Enseignants et artistes avaient aussitôt réagi, rédigeant un appel national pour la défense de cet enseignement-là. En visite hier dans un paisible collège d'Auvers-sur-Oise, François Fillon et son homologue au ministère de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, ont annoncé, tout sourire, un «plan de relance» de l'enseignement artistique. Qui dit «relance» reconnaît qu'il y a eu relâchement. C'est peu dire.
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Le Figaro du 04/01/05
Des mesures pour l'éducation artistique
En 2007, on chantera dans toutes les écoles. Et partout les élèves auront adopté un élément du patrimoine à étudier. Généraliser les chorales d'établissements ainsi que les actions de partenariat avec les monuments classés, voilà, entre autres moyens, comment le gouvernement compte faire entrer un peu plus de culture dans les salles de classes. Hier, au Conseil des ministres, Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture, et François Fillon, en charge de l'Éducation, ont parlé d'une seule voix pour présenter leur politique en matière d'éducation artistique et culturelle.
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Former «l'honnête homme» du XXIe siècle par L’UMP
Depuis des années la question de la modernisation nécessaire de notre école est évoquée, débattue. Colloques, rapports, propositions se succèdent. Par appréhension, par conformisme, par opportunisme électoral, la gauche n'a pas osé engager cette réforme. Elle s'est contentée de limiter le problème à la seule question des moyens, alors même que la France est déjà l'un des pays de l'OCDE qui finance le plus son système éducatif.
Il devenait urgent d'agir. Sous l'impulsion du président de la République et du premier ministre, un grand débat a été engagé et a été conclu par le rapport Thélot. Il a permis de cibler les atouts et les handicaps de notre école. Il est à la source du projet de loi d'orientation présenté par François Fillon. L'UMP soutient ce projet innovant et pragmatique qui va changer le visage de l'école républicaine. […]
Aucun enfant ne doit être laissé sur le bord de la route. C'est pourquoi le projet de loi s'engage à ce que chaque élève puisse acquérir un socle de connaissances et de compétences fondamentales qui lui permettront de réussir sa vie, et de réussir dans la vie. Ce socle n'est pas, contrairement à ce que certains prétendent, un minimum éducatif et culturel. Nous invitons ceux qui avancent cette idée fausse à aller à la rencontre des familles dont les enfants sortent du système scolaire sans qualification ! Nous les invitons à aller à la rencontre des 80 000 adolescents qui entrent au collège sans savoir correctement lire, écrire et compter !
Parce que nous sommes ambitieux pour nos jeunes, nous voulons leur donner l'ensemble des enseignements nécessaires pour former «l'honnête homme» du XXIe siècle, y compris l'apprentissage d'une langue étrangère et celui des technologies de l'information. Tous les parents savent que les langues vivantes et l'informatique sont devenues des «passeports pour l'emploi» et que l'acquisition de ces nouveaux savoirs est particulièrement inégalitaire. A l'école de combler ces handicaps sociaux afin de promouvoir une véritable dynamique d'égalité des chances.
Nous voulons passer de l'école «prêt-à-porter» à l'école «sur mesure». En chaque enfant il y a une personnalité qui doit être instruite, disciplinée, suivant des règles communes. Mais il y a aussi un potentiel qui sommeille et qui doit être éveillé et pris en compte. C'est ainsi que François Fillon propose d'instaurer un contrat individuel de réussite éducative (Cire).[…]
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L'Humanité du 04/01/05
Rien vu...
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Le Parisien du 04/01/05
On va chanter dans toutes les écoles
DÉCIDÉMENT, « les Choristes », carton de l'année au cinéma, n'en finissent plus de faire des émules. Une circulaire « pour relancer l'éducation artistique », cosignée par les ministres de l'Education et de la Culture, qui arrive aujourd'hui sur le bureau des recteurs et des préfets, stipule que d'ici à 2007, « chaque établissement devra disposer d'une chorale ». Autre volonté pour valoriser l'enseignement culturel : que chaque école « adopte » un édifice classé, c'est-à-dire que des visites soient organisées, que des travaux scolaires soient réalisés avec les équipes de ce monument.
Invité par Jacques Chirac à avoir « une politique plus ambitieuse » pour concourir à l'épanouissement de l'enfant, le gouvernement apporte donc une réponse à la grogne du monde des arts. Depuis quelques semaines, une pétition circule pour réclamer « la présence régulière des arts et des artistes dans l'école ». Elle sera remise la semaine prochaine et plusieurs milliers de signatures ont déjà été recueillies dont celles des réalisateurs Bertrand Tavernier ou Jacques Doillon, des comédiens Philippe Torreton ou Robin Renucci...
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A l'école, les leçons de la tragédie
CELA LEUR A « fait mal au cœur », ces « horreurs ». Cela leur a même « gâché les fêtes ». « Enfin, un peu moins qu'aux parents quand même », dit Erwan, 12 ans, qui dépasse d'une bonne tête la plupart de ses copains de classe.
Dans cette 6 e du collège Blaise-Pascal (Paris), tous les élèves ont vu, en boucle, les images du drame asiatique. La télé a d'ailleurs été omniprésente : rares sont les enfants de ce quartier populaire du XX e arrondissement à avoir eu la chance de s'évader pendant les vacances. « A notre âge, on nous laisse tout regarder », disent-ils de leurs petites voix fluettes. Dans cet établissement, heureusement, aucun élève ne manque à l'appel. Mais chez la plupart, on perçoit le désarroi face à l'ampleur d'une catastrophe qui s'est invitée entre deux réveillons festifs. […]
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La Croix du 04/01/05
Au nom du père, au nom de la mère
Depuis le 1er janvier 2005, les parents peuvent choisir le nom de famille qu’ils veulent transmettre à leurs enfants par une déclaration conjointe
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20 minutes du 04/01/05
«Des enfants ont cru à la fin du monde»
Faire le tri entre réalité et fiction, donner une échelle au drame... Dès hier matin, au premier jour de classe, les enseignants de l’école Louise-Michel de La Courneuve (93) ont tenté de clarifier le drame des tsunamis dans la tête de leurs élèves, dont bon nombre sont d’origine asiatique. Le ministre de l’Education nationale, François Fillon, a souhaité que de telles initiatives aient lieu dans chaque établissement scolaire français. Le sujet n’a pas attendu la directive ministérielle pour investir les cours d’école. « Dès ce matin, les enfants ont commencé à évoquer les tsunamis, confie à l’AFP Samuel Tougeait, instituteur à Louise-Michel. Ils ont été très choqués. Certains ont cru que c’était la fin du monde. D’autre disent qu’il y a eu 300 millions de morts. »
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La famille entre à l’Université
La première session de l’année de l’Université de tous les savoirs ouvre aujourd’hui. Douze conférences gratuites sur le thème de « la famille aujourd’hui » seront proposées jusqu’au 16 janvier, tous les jours à 18 h 30 à l’université Paris-V (6e).
« Les illusions de la famille » ; « Famille et travail » ; « Familles et immigrations » ; « Le couple » ; « Adolescents et famille » font partie des thèmes qui seront abordés lors de ces conférences. De nombreux spécialistes prendront la parole au cours de cette session, comme le sociologue Jean-Claude Kaufmann sur le thème du couple, le gynécologue Israël Nisand sur le thème des nouvelles méthodes de procréation, le pédopsychiatre Marcel Rufo à propos des adolescents...
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Education: des couacs dans le projet de chorales
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Les adolescents font tous «blog»
Le journal intime devient communautaire. Commençons par le b.a.-ba : qu’est-ce qu’un blog ? Ce sont des pages personnelles, à la manière d’un site Internet, mais avec des différences cruciales : il ne réclame pas de connaissances poussées en informatique, il est interactif et possède un système d’archivage automatique. Le blog est devenu un phénomène de masse, touchant surtout les adolescents, mais aussi les autres couches de la population. Une première étude d’un sociologue rennais, Olivier Tredan, est en cours sur le sujet. On estime à 1,5 million le nombre de blogs en France, Skyrock étant le principal hébergeur avec son Skyblog.
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Le Monde daté du 05/01/05
Le gouvernement veut relancer l'éducation artistique à l'école
L'annonce devait avoir lieu fin septembre 2004. Il aura fallu attendre quelques mois de plus pour que le gouvernement dévoile sa politique en faveur de l'éducation artistique et culturelle, sujet délaissé par la droite depuis 2002. La communication a été faite en conseil des ministres, lundi 3 janvier, par le ministre de l'éducation nationale, François Fillon, et son homologue à la culture et à la communication, Renaud Donnedieu de Vabres.
En conseil des ministres, le président de la République, Jacques Chirac, a d'ailleurs jugé que l'éducation artistique à l'école était insuffisante, réclamant au gouvernement une politique plus "ambitieuse". Lundi après-midi, M. Fillon et M. Donnedieu de Vabres ont signé une circulaire d'orientation à l'attention des préfets de région, des directions régionales d'action culturelle (DRAC) et des recteurs d'académie, lors d'une visite au collège Charles-François d'Aubigny, à Auvers-sur-Oise (Val-d'Oise). "L'éducation artistique et culturelle concourt à la formation intellectuelle et sensible des enfants et des jeunes (...). Elle permet l'acquisition de compétences transversales mobilisables dans d'autres domaines d'apprentissage (...). Ainsi comprise, elle dépasse et englobe le domaine des enseignements artistiques proprement dits qui sont, à l'école, de la responsabilité de l'éducation nationale", lit-on dans le document.
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lundi, janvier 03, 2005
Revue de presse du lundi 3 janvier 2005
Peu de choses sur le sujet de l’éducation. Les journaux sont évidemment pleins des suites de ce tsunami meurtrier en Asie. Peut-être, cela a-t-il été un sujet abordé en classe avec les élèves…Peut-être est-ce aussi l’occasion de réfléchir sur la manière dont se construit l’information. D’autres drames, presque équivalents, n’ont pas eu le même impact sur les médias. Mais cela doit-il nous empêcher d’éprouver de la compassion ?
On trouvera, cependant, une tribune d’Alain Bentolila dans le Figaro sur la formation des professeurs des écoles.
Bonne Lecture...
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Libération du 03/01/05
«L'info brève paraît plus crédible, là est le danger»
Quelques jours avant le tsunami en Asie, l'Observatoire du débat public livrait une étude qualitative sur la «consommation des médias». Depuis sa création en 1997, cet organisme privé travaille à décrypter le rapport à la chose publique et ce à l'intention de dirigeants politiques, d'entreprises ou d'associations. Denis Muzet, président de cet Observatoire, commente cette étude intitulée «La mal info» (en référence à la «mal bouffe») qui a étudié le comportement d'une cinquantaine de personnes vis-à-vis des médias.
Lire la suite de l’article
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Le Figaro du 03/01/05
Améliorer les qualifications des maîtres
PAR ALAIN BENTOLILA
Aujourd'hui, les instituteurs sont devenus «professeurs des écoles» et doivent justifier au moins d'un diplôme de niveau licence. Ainsi, en apparence, le niveau monte. Et puis, «professeur», ça vous pose son homme, tandis qu'«instit»… En réalité, ce titre banalisé de «professeur» n'a évidemment rien changé au statut professionnel et social des enseignants de l'école élémentaire qui n'a cessé de se dégrader. «Professeur des écoles» donc ! Ce nouveau grade ne pouvait être décerné à l'issue d'une formation professionnelle assurée par des écoles qualifiées de «normales». Il fallut donc que l'on inventât le concept à la fois ambigu et pervers des Instituts universitaires de formation des maîtres franchissant un degré de plus dans la démagogie. «Universitaires», le grand mot était lâché : l'Université en majesté allait s'occuper de la formation des maîtres. Les acteurs du terrain, rompus aux pratiques quotidiennes de la classe, durent faire allégeance aux agrégés, maîtres de conférences et professeurs des universités qui trouvèrent ainsi dans ces instituts une chance de carrière que les universités leur avaient parfois refusée.
[…] Les graves insuffisances actuelles de la formation initiale et continue posent cruellement la question du professionnalisme du métier d'enseignant. Récemment, une étudiante d'IUFM me disait que pour elle «être instit, c'était un peu comme être artisan». Et je pense qu'elle avait parfaitement raison ; ce qui fait le bon maître d'école, maître de son savoir et maître de sa pratique, c'est un savant mélange, sans arrêt enrichi, de connaissances filtrées par les exigences d'une pratique quotidienne. Si les connaissances ne sont pas actualisées régulièrement, elles se sclérosent et finissent par tarir la créativité pédagogique ; si les pratiques ne sont pas sans cesse interrogées, elles deviennent, comme le disait Brassens, une «sale manie». Etre un vrai professionnel de l'éducation fier de son savoir et de ses savoir-faire, c'est accepter ou plutôt revendiquer une formation initiale et continue exigeante et par là même raisonnablement sélective. Dans le système actuel, pour ne pas décourager des vocations fragiles et pour obtenir une relative paix sociale, on a progressivement abaissé le niveau d'exigence en formation initiale et plus encore en formation continue. Cette dernière est en effet inégale et peu contrôlée. Si l'on en croit Alain Gavard, directeur adjoint de l'IUFM de Créteil, il faudra, dans les conditions actuelles, plus de trente ans pour que les enseignants de l'académie bénéficient d'un stage sérieux de formation sur l'apprentissage de la lecture.
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L'Humanité du 03/01/05
Rien vu...
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Le Parisien du 03/01/05
Pour son nom, vous avez le choix
Le nom du père, de la mère ou les deux : depuis le 1 e r janvier, les parents peuvent choisir. Une modernisation de la transmission du nom, qui n'avait pas changé depuis le XI e siècle. Autre réforme importante : la simplification du divorce.
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« Une vraie liberté »
SEGOLENE ROYAL, présidente de la région Poitou-Charente, ancienne ministre de la Famille « Cette transmission du double nom permettra aux enfants de se situer plus clairement dans une chaîne généalogique très complexe, notamment dans le cas des familles recomposées. Cette loi offre donc un éventail de choix, une vraie liberté. Son deuxième impact, c'est de profiter aux femmes : comme elles ont désormais la possibilité de transmettre leur nom à leurs enfants, elles pourront du coup garder leur patronyme de naissance »[…]
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La Croix du 03/01/05
Rien vu...
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20 minutes du 03/01/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 04/01/05
Le projet de Cité de l'histoire de l'immigration est officiellement lancé
La cité nationale de l'histoire de l'immigration est née. Un décret paru au Journal officiel, samedi 1er janvier, consacre la création de ce musée qui devrait ouvrir ses portes en 2007 sur le site de l'ancien Musée des arts d'Afrique et d'Océanie (MAAO), porte Dorée à Paris (12e arrondissement).
Selon le texte du décret, la cité doit "contribuer à la reconnaissance des parcours d'intégration des populations immigrées dans la société française". L'idée d'un lieu de mémoire de l'immigration avait été lancée par Lionel Jospin, alors premier ministre, en novembre 2001, après dix années de projets avortés, puis reprise par Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle en 2002. Jean-Pierre Raffarin l'a concrétisée, en annonçant sa création en juillet 2004
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On trouvera, cependant, une tribune d’Alain Bentolila dans le Figaro sur la formation des professeurs des écoles.
Bonne Lecture...
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Libération du 03/01/05
«L'info brève paraît plus crédible, là est le danger»
Quelques jours avant le tsunami en Asie, l'Observatoire du débat public livrait une étude qualitative sur la «consommation des médias». Depuis sa création en 1997, cet organisme privé travaille à décrypter le rapport à la chose publique et ce à l'intention de dirigeants politiques, d'entreprises ou d'associations. Denis Muzet, président de cet Observatoire, commente cette étude intitulée «La mal info» (en référence à la «mal bouffe») qui a étudié le comportement d'une cinquantaine de personnes vis-à-vis des médias.
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Le Figaro du 03/01/05
Améliorer les qualifications des maîtres
PAR ALAIN BENTOLILA
Aujourd'hui, les instituteurs sont devenus «professeurs des écoles» et doivent justifier au moins d'un diplôme de niveau licence. Ainsi, en apparence, le niveau monte. Et puis, «professeur», ça vous pose son homme, tandis qu'«instit»… En réalité, ce titre banalisé de «professeur» n'a évidemment rien changé au statut professionnel et social des enseignants de l'école élémentaire qui n'a cessé de se dégrader. «Professeur des écoles» donc ! Ce nouveau grade ne pouvait être décerné à l'issue d'une formation professionnelle assurée par des écoles qualifiées de «normales». Il fallut donc que l'on inventât le concept à la fois ambigu et pervers des Instituts universitaires de formation des maîtres franchissant un degré de plus dans la démagogie. «Universitaires», le grand mot était lâché : l'Université en majesté allait s'occuper de la formation des maîtres. Les acteurs du terrain, rompus aux pratiques quotidiennes de la classe, durent faire allégeance aux agrégés, maîtres de conférences et professeurs des universités qui trouvèrent ainsi dans ces instituts une chance de carrière que les universités leur avaient parfois refusée.
[…] Les graves insuffisances actuelles de la formation initiale et continue posent cruellement la question du professionnalisme du métier d'enseignant. Récemment, une étudiante d'IUFM me disait que pour elle «être instit, c'était un peu comme être artisan». Et je pense qu'elle avait parfaitement raison ; ce qui fait le bon maître d'école, maître de son savoir et maître de sa pratique, c'est un savant mélange, sans arrêt enrichi, de connaissances filtrées par les exigences d'une pratique quotidienne. Si les connaissances ne sont pas actualisées régulièrement, elles se sclérosent et finissent par tarir la créativité pédagogique ; si les pratiques ne sont pas sans cesse interrogées, elles deviennent, comme le disait Brassens, une «sale manie». Etre un vrai professionnel de l'éducation fier de son savoir et de ses savoir-faire, c'est accepter ou plutôt revendiquer une formation initiale et continue exigeante et par là même raisonnablement sélective. Dans le système actuel, pour ne pas décourager des vocations fragiles et pour obtenir une relative paix sociale, on a progressivement abaissé le niveau d'exigence en formation initiale et plus encore en formation continue. Cette dernière est en effet inégale et peu contrôlée. Si l'on en croit Alain Gavard, directeur adjoint de l'IUFM de Créteil, il faudra, dans les conditions actuelles, plus de trente ans pour que les enseignants de l'académie bénéficient d'un stage sérieux de formation sur l'apprentissage de la lecture.
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L'Humanité du 03/01/05
Rien vu...
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Le Parisien du 03/01/05
Pour son nom, vous avez le choix
Le nom du père, de la mère ou les deux : depuis le 1 e r janvier, les parents peuvent choisir. Une modernisation de la transmission du nom, qui n'avait pas changé depuis le XI e siècle. Autre réforme importante : la simplification du divorce.
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« Une vraie liberté »
SEGOLENE ROYAL, présidente de la région Poitou-Charente, ancienne ministre de la Famille « Cette transmission du double nom permettra aux enfants de se situer plus clairement dans une chaîne généalogique très complexe, notamment dans le cas des familles recomposées. Cette loi offre donc un éventail de choix, une vraie liberté. Son deuxième impact, c'est de profiter aux femmes : comme elles ont désormais la possibilité de transmettre leur nom à leurs enfants, elles pourront du coup garder leur patronyme de naissance »[…]
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La Croix du 03/01/05
Rien vu...
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20 minutes du 03/01/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 04/01/05
Le projet de Cité de l'histoire de l'immigration est officiellement lancé
La cité nationale de l'histoire de l'immigration est née. Un décret paru au Journal officiel, samedi 1er janvier, consacre la création de ce musée qui devrait ouvrir ses portes en 2007 sur le site de l'ancien Musée des arts d'Afrique et d'Océanie (MAAO), porte Dorée à Paris (12e arrondissement).
Selon le texte du décret, la cité doit "contribuer à la reconnaissance des parcours d'intégration des populations immigrées dans la société française". L'idée d'un lieu de mémoire de l'immigration avait été lancée par Lionel Jospin, alors premier ministre, en novembre 2001, après dix années de projets avortés, puis reprise par Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle en 2002. Jean-Pierre Raffarin l'a concrétisée, en annonçant sa création en juillet 2004
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dimanche, janvier 02, 2005
Revue de presse de la semaine du 27 décembre 2004 au 2 janvier 2005
Voici une sélection de la presse de cette dernière semaine. Peu de choses concernant l’éducation. Vous trouverez cependant quelques articles et tribunes défendant les Sciences économiques et sociales. Rappelons aussi que les profs de SES ont décidé une grève pour le 12 janvier.
J’ai fait figurer aussi dans cette revue de presse, des textes concernant la fin du « patronyme » et son remplacement par le « nom de famille » à partir du 1er janvier.
Je profite du retour de cette chronique pour souhaiter à tous mes lecteurs une bonne et heureuse année 2005. Qu’elle vous permette de réaliser vos projets et de faire avancer vos idées. Bonne rentrée demain pour les enseignants.
Bonne Lecture...
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Libération
Rebonds : Défendre les SES, une science plurielle (28/12/04)
Par Béatrice MABILON-BONFILS
Les sciences économiques et sociales (SES), discipline de l'enseignement secondaire née avec la massification du système scolaire français, sont aujourd'hui menacées par le projet de loi d'orientation de François Fillon.
La réforme envisagée de la classe de seconde permettrait aux élèves de choisir une option obligatoire, et non plus deux. Or la deuxième langue vivante, indispensable aux classes de première des filières d'enseignement général, serait choisie par la quasi-totalité des élèves de seconde. Cette disparition des SES en seconde, en tant qu'option de spécialisation, réduirait alors les possibilités de choix du bac ES (économique et social). Et comment choisir une filière dont la matière principale, les SES, est inconnue ? Ce à quoi s'ajouterait la suppression des dédoublements de classe en travaux dirigés, indispensables à l'apprentissage des méthodes spécifiques des sciences sociales.
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Les petits boulots aident les jeunes à s'orienter (29/12/04)
Un petit boulot d'étudiant est souvent très éloigné du métier auquel on se destine. Pourtant, la majorité des jeunes qui travaillent pendant leurs études mentionnent cette activité sur leur CV. S'ils le font, c'est qu'ils jugent l'expérience enrichissante, même quand ils en ont bavé.
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Dénationaliser l'histoire de France par Suzanne Citron
Fabriqué sous la IIIe République _ et toujours enseigné _, le récit historique fantasme une pureté originelle.
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Nom du père ou de la mère, aux parents de choisir
A partir de ce jour, patronyme et matronyme cohabitent au sein de la famille.
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Le Figaro
Un nouveau statut de volontaire pour les jeunes (28/12/04)
Un texte de loi devrait être présenté fin janvier 2005 au Conseil des ministres par le ministère de la Jeunesse et des Sports
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Une laïcité unique au monde (28/12/04)
PAR DANIEL AMSON, Professeur des universités, avocat à la Cour, auteur de La Querelle religieuse. Quinze siècles d'incompréhensions, 2004, Odile Jacob.
La sagesse populaire enseigne qu'«on ne doit manier les porcelaines fines qu'avec des doigts de fée». Cette maxime ne devrait pas quitter l'esprit de ceux qui prônent une modification de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat du 9 décembre 1905.
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Adresse aux jacobins de l'éducation
PAR L'ASSOCIATION LIBERTÉ CHÉRIE (29/12/04)
En ces temps de débat et d'annonces ministérielles sur l'école, s'il est une proposition libérale mal comprise et parfois détournée de son sens, c'est celle de l'autonomie des établissements scolaires. Le mot «autonomie» génère d'ailleurs souvent des peurs injustifiées. Pourtant, il suffit de s'intéresser de près au sujet, avec un esprit non partisan et une certaine honnêteté intellectuelle, pour constater que l'idée est séduisante et susceptible de pallier les nombreux maux du système éducatif actuel. Clarifions donc le débat sur ce sujet !
L'idée d'autonomie pour les établissements scolaires résulte d'un simple constat : de Jospin à Ferry en passant par Allègre, de nombreuses tentatives de «dégraissage» ou de modernisation ont été proposées. Aucune n'a réussi. Certes, il faut rappeler que certains syndicats de l'Education nationale ne favorisent pas les réformes : le mouvement de décentralisation hypothéquerait leur influence sur le ministère. Mais s'est-on à un seul moment interrogé sur l'efficacité, voire la possibilité d'une réforme globale de l'Education nationale ? Est-il possible d'imposer une réforme totale, venue du sommet, pour tous les acteurs du système éducatif, divers et innombrables ? Est-il crédible de faire marcher au pas cadencé, sur décret du ministre, un million de fonctionnaires ?
Pour l'association Liberté Chérie, il est évident qu'aucune réforme universelle ne peut répondre à la diversité des écoles, des régions, des élèves ou des professeurs. […]. Il convient, par exemple, de laisser un directeur d'établissement recruter le nombre de professeurs dont il a besoin, et non pas tenter de le prédire maladroitement depuis la rue de Grenelle. Comment le ministère pourrait-il matériellement connaître les besoins de chaque établissement en France ?
De même, il serait souhaitable de laisser plus d'autonomie aux professeurs dans leur manière d'enseigner. Chaque classe est différente, de même que chaque élève. Et il n'existe pas de solution globale qui puisse s'appliquer efficacement à tous. Nous devons accorder notre confiance aux enseignants qui sont les seuls à avoir l'expérience nécessaire pour s'adapter au mieux à chacune de leurs classes et à chacun de leurs élèves. L'autonomie des établissements permettra l'expérimentation. Partout, les idées des professeurs, des enseignants ou des élèves pourront être mises en pratique et testées. Les meilleures initiatives, les meilleures innovations seront alors reprises par les autres établissements scolaires : à la contrainte, on substituerait l'émulation et la culture du résultat. […]Seule l'autonomie permet de s'adapter à la diversité des cas particuliers et donne ainsi à chacun la meilleure chance d'obtenir un diplôme reconnu. Pour y parvenir, la première des réformes de l'Education nationale est l'instauration de l'autonomie des établissements et la suppression de la carte scolaire.
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Demain, les parents pourront choisir le nom de famille de leurs enfants (31/12/04)
Désormais, tous les enfants pourront porter aussi bien le nom de leur mère que celui de leur père, ou bien les deux à la fois, dans un sens ou dans l'autre. Une révolution.
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Au nom du père... et de la mère (31/12/04)
Une exception française en Europe s'éteindra ce soir à minuit : l'obligation de porter un «patronyme», c'est-à-dire le nom de son père. Dans les textes de loi, celui-ci est remplacé par les mots «nom de famille». Désormais, les enfants pourront indifféremment porter celui de leur géniteur, celui de leur mère ou encore les deux, et dans l'ordre que les parents auront déterminé
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L'Humanité
Les sciences économiques sur le billot (28/12/04)
L’une après l’autre, les disciplines se rebiffent contre le projet de loi d’orientation pour l’école. Après les profs d’EPS (l’Humanité du 16 décembre), c’est au tour des profs de sciences économiques et sociales (SES) de faire parler d’eux. Il y a quinze jours, ils lançaient, via le Web, un appel à soutenir leur matière. Selon l’APSES (Association des professeurs de sciences économiques et sociales), la pétition a, depuis, récolté plus de 3 000 signatures, provenant d’enseignants du secondaire, d’universitaires, de chercheurs et de parents d’élèves. Jeudi dernier, l’association rencontrait un responsable de la direction des enseignements scolaires pour lui faire entendre ses craintes. En vain. Le service ministériel n’a pas apporté la réponse attendue et l’APSES n’hésite plus à appeler à la grève, pour le 12 janvier prochain.
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Après les retraites, Fillon s’attaque à l’école (30/12/04)
Après plus d’un an de gestation, le projet de loi d’orientation a vu le jour en décembre. Sous les huées des acteurs de l’éducation.
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Un père, une mère, une double filiation, à égalité (31/12/04)
Anodine pour certains, révolutionnaire pour d’autres. La loi sur la transmission du nom de famille va bouleverser plusieurs siècles d’habitudes, ébranler le système patriarcal. Entrée en vigueur le 1er janvier prochain, elle assure aux parents le droit de donner à leur nouveau-né le nom du père, celui de la mère ou d’accoler les deux noms par un double tiret dans l’ordre choisi par eux (lire encadré). Votée à une écrasante majorité à l’Assemblée nationale en 2002, sous le gouvernement de la gauche plurielle, la réforme, repoussée jusqu’ici, répond au principe de l’égalité des sexes en reconnaissant la filiation maternelle au même titre que celle du père.
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NOM DE FAMILLE Ce que dit la loi (31/12/04)
La loi, qui entre en vigueur le 1er janvier 2005, transforme les modalités de transmission du nom de famille.
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« Ce n’est pas un combat anecdotique »
Thomas Lancelot-Viannais, conseiller principal d’éducation de trente-quatre ans, résiste à ceux qui veulent l’amputer de son deuxième nom.
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Le Parisien
Comment bien jouer avec ses enfants
C'est le dernier dimanche des vacances. Profitez-en pour vous réunir autour d'un jeu de société en famille. Conseils pour que tout le monde trouve son plaisir.
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La Croix
Etienne Klein, à la recherche du temps (31/12/04)
Après avoir été chercheur en physique, Étienne Klein a choisi d’enseigner. Et surtout de vulgariser la physique. D’écrire des histoires de sciences et de scientifiques, en allant jusqu’au roman scientifique. Mais qu’est ce qui peut bien l’animer à ce point ? «J’aime la physique quantique parce que, plutôt que de nous fournir des idées toutes faites, elle nous montre la difficulté d’une pensée ferme et, surtout, elle nous permet d’apercevoir sous un jour nouveau certains horizons trop connus de la pensée», explique-t-il
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20 minutes
«Les ados ne savent pas qu’on les manipule parfois»
Viviane Mahler La journaliste met en garde contre les pièges tendus aux jeunes consommateurs par le marketing
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Le Monde
Les devoirs à la maison, interdits mais sans cesse exigés (29/12/04)
Cet anniversaire-là sera-t-il célébré un jour ? Depuis près de cinquante ans, les devoirs écrits à la maison sont expressément interdits à l'école primaire, mais continuent à être pratiqués. La prescription date du 29 décembre 1956. "Aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe", ordonne alors le cabinet du ministre de l'éducation, René Billières.[…]
Des devoirs écrits continuent néanmoins à être prescrits, même si l'éducation nationale assure que cette pratique est minoritaire. Bien souvent, la demande provient des parents, soucieux de la progression de leurs enfants. L'importance des devoirs à la maison se confirme dans la suite des études. Ainsi, les élèves de troisième assurent-ils effectuer 4,9 heures de travail par semaine à la maison en mathématiques, sciences et français. Ce qui place la France parmi les pays les plus exigeants, de ce point de vue, au sein de l'OCDE.
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Les hebdomadaires
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Le Nouvel Observateur du jeudi 30 décembre 2004 -
La bible chinoise des maths
Difficile de faire plus vénérable: la première édition imprimée (sous forme de planches xylographiques) date de 1084 – presque cinq cents ans avant la Bible de Gutenberg. Elle est malheureusement perdue, mais les bibliothèques chinoises recèlent encore quelques rares exemplaires de la deuxième impression, parue en… 1213. A cette époque, le livre – répandu sous forme manuscrite en tant que grand classique («jing») de la Chine éternelle – affichait déjà environ douze siècles d’âge. Or voici que le «Jiuzhang Suanshu», la bible des mathématiques de la Chine ancienne, d’auteur(s) inconnu(s), sort à Paris en édition bilingue, sous le titre «les Neuf Chapitres» – même s’il s’agissait à l’origine de neuf rouleaux. […]Pour Karine Chemla (mathématicienne et sinologue, historienne des sciences au CNRS) et pour son coauteur chinois Guo Shuchun, c’est l’aboutissement d’un travail de vingt ans, et aussi le moment de souffler – en attendant avec curiosité l’effet des révélations contenues dans l’ouvrage. Car il bouscule beaucoup d’idées reçues. Par exemple, la pratique de la démonstration n’est pas l’apanage des mathématiciens de la Grèce ancienne, et ne constitue donc pas une préoccupation occidentale, contrairement à ce qu’on croyait. Mieux, la méthode utilisée par les vénérables matheux chinois apparaît d’une étonnante modernité, car elle fait appel à des mises en forme d’algorithmes sophistiquées, aujourd’hui utilisées en informatique.
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Le Point du 30 décembre 2004
Rien vu …
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L'Express du lundi 27 décembre 2004
Rien vu...
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 1 janvier 2005
Le bon plaisir du roi Google
Les moteurs de recherche sont devenus un élément incontournable du web. En quelques clics, ils prétendent nous guider au coeur de cette gigantesque mémoire de l'information. Selon quels critères nous mènent-ils sur une page plutôt qu'une autre parmi des milliards de possibilités ? Google, leader incontesté d'entre eux, recèle de vraies surprises.
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Au secours, il triche au jeu !
Quand il gagne à la bataille ou au Monopoly, c’est l’euphorie. Dans la situation inverse, c’est la crise de sanglots. Et, dans tous les cas, il triche. Anne Bacus, psychologue et auteur de “ Toutes les questions au psy ” (éd. Marabout), l’affirme : pour un enfant, le jeu est une affaire sérieuse, et...
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Politis du 30 décembre 2004
Rien vu...
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Marianne du 30 Décembre 2004
Rien vu...
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J’ai fait figurer aussi dans cette revue de presse, des textes concernant la fin du « patronyme » et son remplacement par le « nom de famille » à partir du 1er janvier.
Je profite du retour de cette chronique pour souhaiter à tous mes lecteurs une bonne et heureuse année 2005. Qu’elle vous permette de réaliser vos projets et de faire avancer vos idées. Bonne rentrée demain pour les enseignants.
Bonne Lecture...
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Libération
Rebonds : Défendre les SES, une science plurielle (28/12/04)
Par Béatrice MABILON-BONFILS
Les sciences économiques et sociales (SES), discipline de l'enseignement secondaire née avec la massification du système scolaire français, sont aujourd'hui menacées par le projet de loi d'orientation de François Fillon.
La réforme envisagée de la classe de seconde permettrait aux élèves de choisir une option obligatoire, et non plus deux. Or la deuxième langue vivante, indispensable aux classes de première des filières d'enseignement général, serait choisie par la quasi-totalité des élèves de seconde. Cette disparition des SES en seconde, en tant qu'option de spécialisation, réduirait alors les possibilités de choix du bac ES (économique et social). Et comment choisir une filière dont la matière principale, les SES, est inconnue ? Ce à quoi s'ajouterait la suppression des dédoublements de classe en travaux dirigés, indispensables à l'apprentissage des méthodes spécifiques des sciences sociales.
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Les petits boulots aident les jeunes à s'orienter (29/12/04)
Un petit boulot d'étudiant est souvent très éloigné du métier auquel on se destine. Pourtant, la majorité des jeunes qui travaillent pendant leurs études mentionnent cette activité sur leur CV. S'ils le font, c'est qu'ils jugent l'expérience enrichissante, même quand ils en ont bavé.
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Dénationaliser l'histoire de France par Suzanne Citron
Fabriqué sous la IIIe République _ et toujours enseigné _, le récit historique fantasme une pureté originelle.
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Nom du père ou de la mère, aux parents de choisir
A partir de ce jour, patronyme et matronyme cohabitent au sein de la famille.
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Le Figaro
Un nouveau statut de volontaire pour les jeunes (28/12/04)
Un texte de loi devrait être présenté fin janvier 2005 au Conseil des ministres par le ministère de la Jeunesse et des Sports
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Une laïcité unique au monde (28/12/04)
PAR DANIEL AMSON, Professeur des universités, avocat à la Cour, auteur de La Querelle religieuse. Quinze siècles d'incompréhensions, 2004, Odile Jacob.
La sagesse populaire enseigne qu'«on ne doit manier les porcelaines fines qu'avec des doigts de fée». Cette maxime ne devrait pas quitter l'esprit de ceux qui prônent une modification de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat du 9 décembre 1905.
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Adresse aux jacobins de l'éducation
PAR L'ASSOCIATION LIBERTÉ CHÉRIE (29/12/04)
En ces temps de débat et d'annonces ministérielles sur l'école, s'il est une proposition libérale mal comprise et parfois détournée de son sens, c'est celle de l'autonomie des établissements scolaires. Le mot «autonomie» génère d'ailleurs souvent des peurs injustifiées. Pourtant, il suffit de s'intéresser de près au sujet, avec un esprit non partisan et une certaine honnêteté intellectuelle, pour constater que l'idée est séduisante et susceptible de pallier les nombreux maux du système éducatif actuel. Clarifions donc le débat sur ce sujet !
L'idée d'autonomie pour les établissements scolaires résulte d'un simple constat : de Jospin à Ferry en passant par Allègre, de nombreuses tentatives de «dégraissage» ou de modernisation ont été proposées. Aucune n'a réussi. Certes, il faut rappeler que certains syndicats de l'Education nationale ne favorisent pas les réformes : le mouvement de décentralisation hypothéquerait leur influence sur le ministère. Mais s'est-on à un seul moment interrogé sur l'efficacité, voire la possibilité d'une réforme globale de l'Education nationale ? Est-il possible d'imposer une réforme totale, venue du sommet, pour tous les acteurs du système éducatif, divers et innombrables ? Est-il crédible de faire marcher au pas cadencé, sur décret du ministre, un million de fonctionnaires ?
Pour l'association Liberté Chérie, il est évident qu'aucune réforme universelle ne peut répondre à la diversité des écoles, des régions, des élèves ou des professeurs. […]. Il convient, par exemple, de laisser un directeur d'établissement recruter le nombre de professeurs dont il a besoin, et non pas tenter de le prédire maladroitement depuis la rue de Grenelle. Comment le ministère pourrait-il matériellement connaître les besoins de chaque établissement en France ?
De même, il serait souhaitable de laisser plus d'autonomie aux professeurs dans leur manière d'enseigner. Chaque classe est différente, de même que chaque élève. Et il n'existe pas de solution globale qui puisse s'appliquer efficacement à tous. Nous devons accorder notre confiance aux enseignants qui sont les seuls à avoir l'expérience nécessaire pour s'adapter au mieux à chacune de leurs classes et à chacun de leurs élèves. L'autonomie des établissements permettra l'expérimentation. Partout, les idées des professeurs, des enseignants ou des élèves pourront être mises en pratique et testées. Les meilleures initiatives, les meilleures innovations seront alors reprises par les autres établissements scolaires : à la contrainte, on substituerait l'émulation et la culture du résultat. […]Seule l'autonomie permet de s'adapter à la diversité des cas particuliers et donne ainsi à chacun la meilleure chance d'obtenir un diplôme reconnu. Pour y parvenir, la première des réformes de l'Education nationale est l'instauration de l'autonomie des établissements et la suppression de la carte scolaire.
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Demain, les parents pourront choisir le nom de famille de leurs enfants (31/12/04)
Désormais, tous les enfants pourront porter aussi bien le nom de leur mère que celui de leur père, ou bien les deux à la fois, dans un sens ou dans l'autre. Une révolution.
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Au nom du père... et de la mère (31/12/04)
Une exception française en Europe s'éteindra ce soir à minuit : l'obligation de porter un «patronyme», c'est-à-dire le nom de son père. Dans les textes de loi, celui-ci est remplacé par les mots «nom de famille». Désormais, les enfants pourront indifféremment porter celui de leur géniteur, celui de leur mère ou encore les deux, et dans l'ordre que les parents auront déterminé
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L'Humanité
Les sciences économiques sur le billot (28/12/04)
L’une après l’autre, les disciplines se rebiffent contre le projet de loi d’orientation pour l’école. Après les profs d’EPS (l’Humanité du 16 décembre), c’est au tour des profs de sciences économiques et sociales (SES) de faire parler d’eux. Il y a quinze jours, ils lançaient, via le Web, un appel à soutenir leur matière. Selon l’APSES (Association des professeurs de sciences économiques et sociales), la pétition a, depuis, récolté plus de 3 000 signatures, provenant d’enseignants du secondaire, d’universitaires, de chercheurs et de parents d’élèves. Jeudi dernier, l’association rencontrait un responsable de la direction des enseignements scolaires pour lui faire entendre ses craintes. En vain. Le service ministériel n’a pas apporté la réponse attendue et l’APSES n’hésite plus à appeler à la grève, pour le 12 janvier prochain.
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Après les retraites, Fillon s’attaque à l’école (30/12/04)
Après plus d’un an de gestation, le projet de loi d’orientation a vu le jour en décembre. Sous les huées des acteurs de l’éducation.
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Un père, une mère, une double filiation, à égalité (31/12/04)
Anodine pour certains, révolutionnaire pour d’autres. La loi sur la transmission du nom de famille va bouleverser plusieurs siècles d’habitudes, ébranler le système patriarcal. Entrée en vigueur le 1er janvier prochain, elle assure aux parents le droit de donner à leur nouveau-né le nom du père, celui de la mère ou d’accoler les deux noms par un double tiret dans l’ordre choisi par eux (lire encadré). Votée à une écrasante majorité à l’Assemblée nationale en 2002, sous le gouvernement de la gauche plurielle, la réforme, repoussée jusqu’ici, répond au principe de l’égalité des sexes en reconnaissant la filiation maternelle au même titre que celle du père.
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NOM DE FAMILLE Ce que dit la loi (31/12/04)
La loi, qui entre en vigueur le 1er janvier 2005, transforme les modalités de transmission du nom de famille.
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« Ce n’est pas un combat anecdotique »
Thomas Lancelot-Viannais, conseiller principal d’éducation de trente-quatre ans, résiste à ceux qui veulent l’amputer de son deuxième nom.
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Comment bien jouer avec ses enfants
C'est le dernier dimanche des vacances. Profitez-en pour vous réunir autour d'un jeu de société en famille. Conseils pour que tout le monde trouve son plaisir.
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Etienne Klein, à la recherche du temps (31/12/04)
Après avoir été chercheur en physique, Étienne Klein a choisi d’enseigner. Et surtout de vulgariser la physique. D’écrire des histoires de sciences et de scientifiques, en allant jusqu’au roman scientifique. Mais qu’est ce qui peut bien l’animer à ce point ? «J’aime la physique quantique parce que, plutôt que de nous fournir des idées toutes faites, elle nous montre la difficulté d’une pensée ferme et, surtout, elle nous permet d’apercevoir sous un jour nouveau certains horizons trop connus de la pensée», explique-t-il
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«Les ados ne savent pas qu’on les manipule parfois»
Viviane Mahler La journaliste met en garde contre les pièges tendus aux jeunes consommateurs par le marketing
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Le Monde
Les devoirs à la maison, interdits mais sans cesse exigés (29/12/04)
Cet anniversaire-là sera-t-il célébré un jour ? Depuis près de cinquante ans, les devoirs écrits à la maison sont expressément interdits à l'école primaire, mais continuent à être pratiqués. La prescription date du 29 décembre 1956. "Aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe", ordonne alors le cabinet du ministre de l'éducation, René Billières.[…]
Des devoirs écrits continuent néanmoins à être prescrits, même si l'éducation nationale assure que cette pratique est minoritaire. Bien souvent, la demande provient des parents, soucieux de la progression de leurs enfants. L'importance des devoirs à la maison se confirme dans la suite des études. Ainsi, les élèves de troisième assurent-ils effectuer 4,9 heures de travail par semaine à la maison en mathématiques, sciences et français. Ce qui place la France parmi les pays les plus exigeants, de ce point de vue, au sein de l'OCDE.
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Les hebdomadaires
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Le Nouvel Observateur du jeudi 30 décembre 2004 -
La bible chinoise des maths
Difficile de faire plus vénérable: la première édition imprimée (sous forme de planches xylographiques) date de 1084 – presque cinq cents ans avant la Bible de Gutenberg. Elle est malheureusement perdue, mais les bibliothèques chinoises recèlent encore quelques rares exemplaires de la deuxième impression, parue en… 1213. A cette époque, le livre – répandu sous forme manuscrite en tant que grand classique («jing») de la Chine éternelle – affichait déjà environ douze siècles d’âge. Or voici que le «Jiuzhang Suanshu», la bible des mathématiques de la Chine ancienne, d’auteur(s) inconnu(s), sort à Paris en édition bilingue, sous le titre «les Neuf Chapitres» – même s’il s’agissait à l’origine de neuf rouleaux. […]Pour Karine Chemla (mathématicienne et sinologue, historienne des sciences au CNRS) et pour son coauteur chinois Guo Shuchun, c’est l’aboutissement d’un travail de vingt ans, et aussi le moment de souffler – en attendant avec curiosité l’effet des révélations contenues dans l’ouvrage. Car il bouscule beaucoup d’idées reçues. Par exemple, la pratique de la démonstration n’est pas l’apanage des mathématiciens de la Grèce ancienne, et ne constitue donc pas une préoccupation occidentale, contrairement à ce qu’on croyait. Mieux, la méthode utilisée par les vénérables matheux chinois apparaît d’une étonnante modernité, car elle fait appel à des mises en forme d’algorithmes sophistiquées, aujourd’hui utilisées en informatique.
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Le Point du 30 décembre 2004
Rien vu …
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L'Express du lundi 27 décembre 2004
Rien vu...
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 1 janvier 2005
Le bon plaisir du roi Google
Les moteurs de recherche sont devenus un élément incontournable du web. En quelques clics, ils prétendent nous guider au coeur de cette gigantesque mémoire de l'information. Selon quels critères nous mènent-ils sur une page plutôt qu'une autre parmi des milliards de possibilités ? Google, leader incontesté d'entre eux, recèle de vraies surprises.
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Au secours, il triche au jeu !
Quand il gagne à la bataille ou au Monopoly, c’est l’euphorie. Dans la situation inverse, c’est la crise de sanglots. Et, dans tous les cas, il triche. Anne Bacus, psychologue et auteur de “ Toutes les questions au psy ” (éd. Marabout), l’affirme : pour un enfant, le jeu est une affaire sérieuse, et...
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Politis du 30 décembre 2004
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Marianne du 30 Décembre 2004
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