vendredi, janvier 18, 2008

Revue de presse du vendredi 18 janvier 2008

Après les manuels d' « économie »,Le Figaro s'attaque maintenant aux manuels d'histoire avec un titre très explicite “Les manuels d'histoire friands d'altermondialisme . La critique est donc assez proche de celle qui est faite aux manuels de SES. On leur reproche de ne pas donner une vision assez positive de la mondialisation et de critiquer le libéralisme. Au passage, on notera une nouvelle pique contre le mensuel Alternatives économiques qui fait un bouc émissaire commode.
On peut s'interroger sur ce qui ressemble de plus en plus à une opération concertée (à ce sujet, lire la tribune toujours dans Le Figaro sur l'introduction de la micro-économie dès le collège) et se demander avec d'autres qui sont les idéologues ?. On peut rappeler comme cela est fait sur plusieurs blogsles propos de Michel Pébereau (un des principaux artisans de ce travail de lobbying) : "Il serait peut-être bon d'effectuer un travail pédagogique de fond sur nos lycéens, comme cela a été fait par les entreprises depuis 20 ans auprès de leurs salariés, afin de les sensibiliser aux contraintes du libéralisme et à améliorer leur compétitivité, en adhérant au projet de leur entreprise."

« Réussir en classe n'est plus « mal vu » en banlieue »
C'est aujourd'hui une tendance incontestable. Etre bon à l'école n'est plus stigmatisé dans les quartiers difficiles. Et la mobilisation n'a jamais été aussi importante pour lutter contre l'échec scolaire, qui reste élevé dans les cités...
C'est Le Parisien qui affirme tout cela et on aimerait le croire. Mais la réalité est un peu plus complexe, même si les choses changent. Il y a encore beaucoup de situations et d'endroit où l'échec produit de la violence et du ressentiment envers ceux qui sont qualifiés de « bouffons » parce qu'ils jouent le jeu de l'école.

Busing
C'est une des mesures qui devrait figurer dans le «plan banlieue». Selon 20 minutes la secrétaire d'Etat à la ville, Fadela Amara, souhaite importer dans les écoles le concept américain de «busing», qui consiste à scolariser les enfants d'un quartier «sensible» dans les autres écoles de la ville.

Charles Hadji, pédagogue, spécialiste de l'évaluation revient dans Le Monde sur la “ notation ” des ministres et ce qu'il appelle la “ folie des palmarès ”. Il rappelle, à juste titre, que “La légitimité du jugement prononcé repose d'abord sur la légitimité des objectifs fixés ”. Mais rajoute-t-il “Il ne suffit pas, pour qu'une évaluation soit intelligente et utile, qu'elle se fasse par référence à des objectifs dont elle aura eu le souci d'apprécier la pertinence et la légitimité. Encore faut-il qu'elle évite le piège du fétichisme des indicateurs. ” Et ce sera la conclusion en forme d'avertissement pour ceux qui se gargarisent de la « culture de l'évaluation » : “En se laissant éblouir par la belle image d'une gouvernance moderne fondée sur l'usage d'un quasi miraculeux "outil d'évaluation" sans prendre en compte tout ce qu'exige un véritable travail d'évaluation, c'est-à-dire en se gargarisant du mot au lieu de faire la chose, on risque de n'accoucher que d'une nouvelle réformette dont l'intérêt réel est inversement proportionnel au bruit médiatique produit dans le Landerneau politique.

Bonne Lecture...
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Libération du 18/01/08


Les vœux très «civilisés» de Sarkozy aux religieux
En pleine polémique après ses propos tenus, lundi en Arabie Saoudite, sur l’héritage «civilisateur» des religions, et le discours prononcé en décembre à Rome, dans lequel il soulignait les «racines chrétiennes de la France», le chef de l’Etat a rappelé, selon son porte-parole David Martinon, «son attachement au principe de laïcité qui est un principe de respect de toutes les croyances et non un combat contre les religions».
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Relents d'ormeta sur l'Université
«Le mouvement étudiant a été réduit au “blocage”, l’information sur les interventions policières a été scandaleusement insuffisante, les prises de position syndicales ont été peu relayés», accuse Françoise Asso, écrivain, maitre de conférences de Littérature française à l’Université de Lille 3, et membre du Collectif Sauvons l'Université. Au delà d'une forme de censure, l'équipe de Nicolas Sarkozy impose son désintérêt aux acteurs sociaux.
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Le Figaro du 18/01/08


Les manuels d'histoire friands d'altermondialisme
D'ores et déjà engagé dans un audit des manuels d'économie, le ministère de l'Éducation nationale sera-t-il un jour contraint de se pencher sur les livres d'histoire et de géographie afin de vérifier qu'ils offrent un traitement équilibré de la période contemporaine ? Certains enseignants, franchement troublés par la tonalité antilibérale et antiaméricaine de certains chapitres, ne sont plus loin de le penser.
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Deux comas éthyliques dans un lycée picard
Les adolescentes avaient consommé de la vodka dans un pub avant les cours.
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La microéconomie dès le berceau ?
Par Thomas Lavielle, étudiant à Sciences Po Paris, ancien élève de l'université de Duke (États-Unis).

Alors qu'en France les élèves de première et de terminale générale série ES suivent un cours mêlant l'économie et la sociologie, l'enseignement économique américain se concentre sur les principes microéconomiques de l'entreprise du business , puis s'ouvre par inférence à l'analyse macroéconomique dans le secondaire. D'orientation clairement libérale et pragmatique, les programmes insistent sur le rôle de l'entrepreneur et sur l'importance des incitations produites par les marchés sur les choix individuels.
[...] En comparaison, les recommandations du CODICE semblent timides et à rebours de la logique américaine. Timides d'abord, car il n'est nullement question d'élargir l'enseignement de la microéconomie aux non-spécialistes. À rebours ensuite, car tandis que les Américains développent l'enseignement de l'économie pour tous et dès le primaire afin de faire émerger une véritable culture économique d'entreprise qui permet ensuite une intégration naturelle dans le monde de l'entreprise, le CODICE recommande de renforcer a priori le lien entre école et entreprise avant même d'étendre et d'approfondir l'enseignement des fondamentaux de l'économie aux jeunes. Ce raisonnement inversé qui fait de la conséquence une cause ne paraît pas en mesure de briser la défiance existant actuellement en France entre les entreprises et le milieu éducatif.
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Eh bien si, notre jeunesse est brillante
Par Chantal Delsol, philosophe et romancière.

Je lis ou j'entends dire, presque chaque jour, que nos étudiants sont incultes, et que le niveau a baissé horriblement. Il me semble que cette croyance provient des nostalgies de l'immuable, exprimées à toutes les époques au moins depuis Aristophane. Il me semble que le pourcentage de jeunes cerveaux brillants et cultivés ne change guère. Cependant, la culture a largement changé d'aspect. Je dirais qu'une culture du temps a laissé place à une culture de l'espace.
[...] J'avoue que je me trouve complice et même admirative devant ces jeunes cosmopolites, que rien n'étonne plus, qui ont domestiqué les machines barbares et dont le vagabondage se sent à l'aise sur tous les continents. Au moins quand je pense aux bons élèves que nous étions, penchés nuit et jour sur leurs grimoires dans un lieu unique, craignant le vaste monde et ses bandits supposés. Mais on est bien obligé de se demander si l'espace peut remplacer le temps dans la compréhension du monde du jeune esprit doué. Et quel sera le destin de ces générations si familières de la multiplicité mondiale, et si étrangères au passé, même proche. Peut-on substituer impunément la diversité présente à la grande chaîne des causes ? Comprendre que la terre est si grande, quelle heureuse fortune (nous ne le savions pas)! Mais cela laisse-t-il supposer qu'elle serait entièrement neuve ?
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L’Humanité du 17/01/08 (un jour de retard)



Handicap. Une place pour les frères et soeurs
De plus en plus, notre société sait reconnaître, accepter et s’adapter au handicap. Pour autant, le problème de la dépendance des personnes handicapées, notamment sur le long terme, continue de se poser. Quand les parents vieillissent et ne peuvent plus porter autant d’attention, ce sont bien souvent les frères et soeurs qui prennent le relais. Or, aujourd’hui, la fratrie n’est toujours pas reconnue par les pouvoirs publics.
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Le Parisien du 18/01/08 ( payant)



Réussir en classe n'est plus « mal vu » en banlieue
C'est aujourd'hui une tendance incontestable. Etre bon à l'école n'est plus stigmatisé dans les quartiers difficiles. Et la mobilisation n'a jamais été aussi importante pour lutter contre l'échec scolaire, qui reste élevé dans les cités...
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Le rappeur Kery James veut « réconcilier les jeunes avec l'école »
C'EST UNE PREMIERE salutaire sur la planète hip-hop. Le mois prochain, le rappeur engagé Kery James, 30 ans,[...]
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« Je ne suis pas une exception dans la cité »

MEDHI, 19 ans, en première année de médecine
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« J'ai trouvé injuste d'être orientée »
FADELA AMARA, secrétaire d'Etat à la ville
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Les 5 raisons du changement
1 Le « monde extérieur » s'intéresse aux cracks des banlieues. Les grandes écoles, celles...
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La Croix du 18/01/08



Rien vu...


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20 minutes du 18/01/08



Sarkozy a-t-il «poussé le goupillon un peu loin»?
Nicolas Sarkozy a-t-il ouvert la boîte de pandore, en intervenant régulière sur le terrain religieux? Au lendemain de la rencontre du chef de l'Etat avec les autorités religieuses, les éditorialistes s'interrogent sur cette nouvelle facette du chef de l'Etat.
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La Saulaie fait école dans le plan banlieue
C'est une des mesures qui devrait figurer dans le «plan banlieue». Selon nos informations, la secrétaire d'Etat à la ville, Fadela Amara, souhaite importer dans les écoles le concept américain de «busing», qui consiste à scolariser les enfants d'un quartier «sensible» dans les autres écoles de la ville.
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Métro (Paris) du 18/01/08



Au pays de l'enfant roi
Malgré le recul du mariage, la France reste la championne d'Europe de la fécondité
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“Aujourd’hui, la famille se structure autour du bébé”
La parole à Jean-Claude Kaufmann, sociologue, auteur de "Familles à table" , éd A. Colin
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Rue89 du 18/01/08



Rien vu...



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Ouest-France du 18/01/08



Religions et laïcité : Sarkozy jette le trouble
La polémique croît sur la place que le chef de l'État réserve à la religion dans la société et sur sa conception de la laïcité.
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« Une prise en compte décomplexée du fait religieux »
Jean-Paul Willaime.
Sociologue, dirige l'Institut européen en sciences des religions, dont le président d'honneur est Régis Debray.
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Mai 68 n'est pas encore ' froid
Par Michel Wieworka, Sociologue, directeur de l'École des hautes études en sciences sociales

En pleine campagne présidentielle, le 29 avril 2007, Nicolas Sarkozy s'était déclaré décidé à « tourner la page de mai 1968 » et avait reproché aux « héritiers de 68 » d'avoir détruit les valeurs et la hiérarchie. À l'entendre, la gauche se serait inspirée du mouvement de mai pour prôner « l'assistanat, l'égalitarisme, le nivellement, les 35 heures ». Le propos avait alors suscité de vives réactions. Il faut dire qu'en France, certains événements historiques animent les passions politiques très longtemps.
[...] Quel est l'héritage de ces événements ? Selon Nicolas Sarkozy, la contestation a inauguré une phase de déclin des institutions, de mise en cause de l'autorité, d'affaiblissement de l'État et sapé les valeurs essentielles : le respect, l'ordre, la famille, la nation. Ce propos n'empêche pas le Président de prôner des valeurs plutôt libérales en matière économique et de se comporter personnellement, dans sa vie privée, sur un mode plus moderne que culturellement traditionnel. Daniel Cohn-Bendit ne s'est pas privé de le dire, dans un meeting, l'autre soir, à Paris.Quarante ans après, le débat sera plein de passions et de polémiques. Nous discuterons du passé, mais aussi, bien évidemment, du présent et de nous-mêmes, aujourd'hui..
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Une « terrible leçon d'histoire » à Auschwitz
Accompagnés de Ginette Kolinka et Jules Fainzanz, déportés et témoins, 150 lycéens bas-normands ont fait un aller-retour en Pologne. Avec des moments « forts, très forts ».
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Sud-Ouest du 18/01/08



Landes Quatre nouveaux collèges
Les établissements seront construits dans l'ouest du département dans les trois ans à venir afin de répondre à l'accroissement de la population
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Le Journal du Dimanche du 18/01/08



Rien vu...


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Le Monde daté du 19/01/08



M. Sarkozy envisage de faire entrer les religions au Conseil économique et social
Dans un communiqué rendu public à l'issue de la cérémonie des voeux présidentiels aux représentants des cultes, jeudi 17 janvier en début de soirée, le président de la République a, de nouveau, donné une définition de la laïcité telle qu'il la conçoit, mettant cette fois l'apport des religions et des Lumières sur le même plan.
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L'évaluation, miroir aux alouettes, par Charles Hadji
Quelle heureuse idée ! Enfin, semble-t-il, une réforme utile, et promptement mise en oeuvre. Après des décennies d'évaluation sauvage ("Tous des incapables !"), il était temps de faire bénéficier l'action gouvernementale d'une évaluation instituée et instrumentée. La réforme tient en deux points : substituer aux jugements fondés sur des critères subjectifs, flous et implicites, des jugements fondés sur des critères objectifs, précis et explicites ; donner une suite concrète et immédiate aux jugements formulés.
[...]
Evaluer revient en effet à juger si une réalité (en l'occurrence, une activité politique) est acceptable ou non. La légitimité du jugement prononcé repose d'abord sur la légitimité des objectifs fixés
[...]L'importance et le caractère significatif d'un fait ne s'apprécient pas à sa seule valeur numérique. Et, surtout, les indicateurs chiffrés n'ont aucun sens immédiat et doivent être intégrés dans une problématique explicative. Par exemple, une augmentation du total des heures supplémentaires effectuées par les enseignants marque-t-elle un progrès de l'action éducative, ou au contraire est-elle un indice de l'effort qui reste à faire pour mettre le nombre suffisant d'enseignants compétents au service des élèves ?
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Comment contrôler l'appétit des enfants pour l'univers numérique?
Consoles de jeux vidéo, téléphone mobile, ordinateur... Depuis dix ans, les enfants naissent et grandissent dans un univers où le nombre d'écrans s'est multiplié. Ces nouveaux objets communicants ont intégré l'école, ont trouvé une place dans les voitures, s'installent dans les transports en commun et ne quittent plus nos poches...Les parents peuvent être désorientés face à la boulimie des plus jeunes pour cet univers numérique qu'eux-mêmes ne maîtrisent pas toujours. Pour leur donner des clefs sur l'attitude à adopter, Jacques Henno, journaliste spécialiste des technologies de l'information et père de trois enfants, a publié un livre intitulé Les 90 questions que tous les parents se posent (Télémaque, 208 pages, 2008, 16 euros). L'auteur a également mis en ligne un blog, nosenfants.fr, sur lequel il donne nombre d'adresses utiles.
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Du bio dans les lycées alsaciens
" Dis oui au bio !" : le slogan sera bientôt sur les sets de table des cantines de vingt-six lycées d'Alsace. Ces établissements, qui servent au total 16 000 repas par jour, vont en effet expérimenter l'introduction de produits issus de l'agriculture biologique dans la restauration scolaire.

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Le Nouvel Obs Permanent du 18/01/08


Rien vu...


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L’Express.fr du 18/01/08


Rien vu...


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Une sélection dans les dépêches du 18/01/08



Rien vu...


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