mardi, février 01, 2011

Revue de presse du mardi 1er février 2011




Coquille vide– Lobbies et rythmes scolaires– APB et discrimination


Coquille vide
Luc Chatel a donc annoncé hier lundi son “plan sciences” et le moins que l’on puisse dire c’est que celui ci est fraichement accueilli par les syndicats et les associations de spécialistes qui y voient au mieux une “coquille vide” et un écran de fumée médiatique…
«Cette nouvelle annonce, après celle de l’apprentissage de l’anglais en maternelle, a pour objet d’allumer des contre-feux médiatiques au moment où les dégâts de la politique budgétaire se mesurent concrètement dans les écoles et les établissements», affirme le SE-Unsa, parlant de «nouvel écran de fumée». Le SNPI (syndicats d’inspecteurs) dénonce " le jeu politique de ministres qui redécouvrent, comme si c’était des nouveautés dues à leur clairvoyance, des pratiques en œuvre depuis longtemps (par exemple, le retour aux fondamentaux, véritable marronnier de toutes les réformes depuis au moins 1985). Ce faisant, ces ministres ne cessent de déstabiliser les enseignants en laissant croire aux Français qu’avant leur décision médiatique, rien de bien ne se faisait dans les classes". Comme on s’en doute, le Snes dénonce "la polyvalence des enseignants du second degré... Le Snes récuse une démarche qui remet en cause les fondements disciplinaires et la qualification nécessaire pour enseigner une discipline dans le second degré".
C’est sur l’enseignement des sciences par un seul professeur pour quatre disciplines que les associations de professeurs s’indignent « Dans le cadre de la réforme du lycée, les SVT perdent une demi-heure en seconde et une heure en première par semaine. Rien ne change en terminale. D’autre part, alors que l’enseignement était expérimental, on perd les cours en groupes restreints », critique Jean Ulysse, membre du bureau national de l’APBG (Association des professeurs de biologie et de géologie). En première S, il faudra également compter avec une heure et demie hebdomadaire en moins en sciences physiques et une heure en moins en mathématiques (qui gagnent toutefois une demi-heure en terminale). Même son de cloche du côté des professeurs de mathématiques. « Ce plan sciences est un écran de fumée qui masque la diminution des heures de sciences dans le cadre de la réforme du lycée. Sans compter que les élèves qui se dirigent vers la série littéraire pourront arrêter les maths dès la fin de seconde », déplore Eric Barbazo, président de l’APMEP (Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public). Et de conclure en faisant référence à Pisa : « Ce n’est pas comme cela que l’on va concurrencer les élèves indiens et chinois ».

Lobbies et rythmes scolaires
Dans Slate.fr (du 31/01), on pourra lire un article intéressant sur la manière dont les “lobbies” agissent sur les rythmes scolaires.
L’auteur de l’article rappelle que le constat de journées trop longues pour les enfants dans une année trop courte et mal structurée n’est pas nouveau, il est même assez ancien. Mais comment expliquer que les choses ne changent pas ?
En fait, à en croire Georges Fotinos, ancien inspecteur général et spécialiste de l'histoire de l'Education nationale, «pendant un siècle, les changements de rythme opérés l'ont été pour des raisons économiques». Dès 1882 et la loi du 28 mars de Jules Ferry qui fixe le calendrier des vacances primaires, le poids du secteur économique s'impose. A l'époque, la France est encore un pays majoritairement rural et l'enfant, s'il doit être scolarisé, doit aussi travailler aux champs pour les récoltes et les vendanges. Résultat, sur les quinze semaines de vacances établies dans l'année, l'essentiel est concentré sur l'été (Du 1er aout au 1er octobre). l faudra attendre 1960 pour que la rentrée scolaire soit avancée à la mi-septembre, mais à cette époque, le lobby agricole, du fait de l'exode rural, est progressivement remplacé par un autre: celui de l'industrie du tourisme en pleine expansion. A partir des années 1970 enfin, on commence à penser aux week-ends, autre temps central de consommation: l'école est supprimée le samedi après-midi, le repos du jeudi déplacé au mercredi. Depuis peu de changements sauf récemment , la suppression du samedi matin.
Qu’en sera t-il dans les prochaines années ? «Toute modification des rythmes aura une incidence sur l’emploi du secteur», a prévenu l’Union des métiers et industries de l’hôtellerie (UMIH), regroupement de professionnels saisonniers, lors de son audition par la Conférence nationale. Et de rappeler par exemple que les vacances en haute saison génèrent «200.000 (emplois) pour les communes de montagne». L’enjeu est donc pour eux d’être a priori d’accord sur la réduction des vacances d’été mais à condition que l’amplitude soit préservée. Leur «vœu unanime» est donc celui d’un étalement de la saison estivale du «15 juin au 15 septembre», alors qu'actuellement les vacances d'été courent de début juillet à début septembre.
Autre pression forte sur le débat sur les rythmes : celle des collectivités territoriales. Sans être formellement opposées à tout changement, les mairies et pouvoirs publics locaux refusent avant tout que toute «nouvelle réforme repose entièrement sur le budget des collectivités locales», comme l'a indiqué à la Conférence le député-maire de Grenoble, Michel Destot, par ailleurs président de l'Association des maires de grandes villes. Car modifier les rythmes scolaires a aussi un coût pour les collectivités locales qui gèrent les activités scolaires et périscolaires. Moins d'école par jour signifie plus de temps de garderie, par exemple, avec embauche de personnels d'encadrement. Moins de vacances dans l'année se traduit par une augmentation des heures de cantine ou d'entretien des établissements par les services municipaux. Il faudra compter avec ces deux groupes de pression dans les futures propositions qui seront faites sur les rythmes scolaires.

APB et discrimination
L’information circulait depuis plusieurs jours sur les listes de diffusion et les blogs. Comme vous le savez, en Terminale, c’est la période des inscriptions APB (admissions Post-Bac). Or, en terminale au lycée Albert-Schweitzer du Raincy (Seine-Saint-Denis), Marie voulait faire, l’an prochain, une formation en alternance dans un IUT (institut universitaire de technologie). Mais Marie a reçu ce message bloquant son inscription à APB : «Seuls les candidats de nationalité française peuvent s’inscrire dans une formation en apprentissage sur APB.». Il faut dire que Marie a la nationalité portugaise. D’autres lycéens étrangers ont connu la même mésaventure.
Quatre vice-présidents du conseil régional d’Ile-de-France ont demandé par courrier des explications à la ministre. Celle-ci a mandaté hier ses services afin de revoir, avec la Halde, toutes les étapes de la procédure et de vérifier qu’il n’y ait pas de discrimination.

Pour cause de déplacement (précisément je serai à Lille pour un débat. ), il n’y aura pas de revue de presse mercredi 2 février. Et très probablement, vu les contraintes d’organisation, il n’y en aura pas non plus jeudi 3 février.

Bonne Lecture...
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Libération.fr du 01/02/11(certains articles payants)



La maman de Bastien, handicapé, porte plainte contre l'Inspecteur d'Académie
L'inspecteur d'Académie des Hautes-Pyrénées n'aurait jamais dû lui écrire le 29 novembre dernier qu'elle avait par deux fois porté plainte contre la Maison des personnes handicapées de Tarbes (MDPH).
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Etre français pour etudier en apprentissage
En terminale au lycée Albert-Schweitzer du Raincy (Seine-Saint-Denis), Marie voudrait faire, l’an prochain, une formation en alternance dans un IUT (institut universitaire de technologie). Comme tous ses camarades, pour indiquer son choix, elle s’est donc rendue sur le site APB (admission post-bac), le portail de préinscription dans le supérieur qui fait la fierté de la ministre Valérie Pécresse. Mais Marie est portugaise, et cela n’a pas plu au serveur qui lui a répondu : «Seuls les candidats de nationalité française peuvent s’inscrire dans une formation en apprentissage sur APB.» D’autres lycéens étrangers ont connu la même mésaventure. Quatre vice-présidents du conseil régional d’Ile-de-France ont demandé par courrier des explications à la ministre. Celle-ci a mandaté hier ses services afin de revoir, avec la Halde, toutes les étapes de la procédure et de vérifier qu’il n’y ait pas de discrimination.
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Luc Chatel défend le calcul mental
Une semaine après le plan pour apprendre l’anglais à 3 ans, le ministre de l’Education, Luc Chatel, en a annoncé un autre hier, cette fois pour redonner le goût des sciences aux petits Français. Au primaire, il recommande quinze à vingt minutes de calcul mental par jour et rappelle l’importance de savoir ses tables par cœur. Il propose aussi d’améliorer la formation des enseignants en maths et en sciences. Au collège, il va étendre une expérimentation permettant aux élèves de «comprendre la fluidité de l’approche scientifique» - en clair, de la rendre plus transversale et concrète. Ainsi, à la rentrée, les élèves de 400 collèges difficiles auront un seul prof pour la physique-chimie, la technologie et les SVT (sciences de la vie et de la terre). Les syndicats sont sceptiques. Ils rappellent que, dans le cadre de la réforme du lycée, le ministre a diminué les horaires scientifiques en première S, qu’en raison des réductions de moyens le travail en demi-groupe va devenir difficile, enfin que les tables de multiplication sont au programme depuis belle lurette.
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Chatel déballe son plan sciences, «une coquille vide» selon les syndicats
A la rentrée, dans 400 collèges classés dans les zones les plus en difficultés, les élèves auront un seul enseignant pour les sciences physiques, la chimie, les Sciences et vie de la terre (SVT) et la technologie, a annoncé lundi le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel.
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Le Figaro du 01/02/11


Rien vu...


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Le Monde.fr (certains articles payants) du 01/02/11



Rien vu...


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L’Humanité du 01/02/11



Rien vu...


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Le Parisien (certains articles payants) du 01/02/11



Les ados sauvent la mémoire de leur cité
Les premiers immeubles de la Forestière, à Clichy-sous-Bois, seront bientôt démolis. Six jeunes filles recueillent les souvenirs des habitants « pour laisser une trace » de leur quartier.
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Meaux : Le surveillant du lycée accusé d’abus sexuel
Un surveillant du lycée Moissan de Meaux a été interpellé pour avoir demandé à l’une des élèves qu’il accompagnait lors d’une sortie scolaire de lui faire une fellation.
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France Soir du 01/02/11



Rien vu...


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La Croix du 01/02/11



Luc Chatel veut « décloisonner » l’enseignement des sciences
Le ministre de l’éducation préconise une approche globale de la physique-chimie, de la biologie et des technologies au collège
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Les échos (certains articles payants) du 01/02/11



Rien vu...


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20 minutes du 01/02/11



Vous avez interviewé Sophie de Tarlé à propos des admissions post-Bac
Sophie de Tarlé, spécialiste du Bac à l'Etudiant a répondu à vos questions sur l'orientation pour l'enseignement supérieur...
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Rue89 du 01/02/11



Rien vu...


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Ouest-France du 01/02/11



Un jeu-concours lui paie son école d'ingénieurs
Victor Delauzun-Deschamps ne pensait pas à une grande école à l'issue de sa terminale S au lycée de Challans (Vendée). « Je ne me destinais pas à devenir ingénieur, vu le prix de la scolarité - 5 000 à 7 500 € par an en moyenne -, ce n'était pas pour moi, explique-t-il. Je pensais plutôt m'inscrire en IUT (Institut universitaire de technologie). »
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L’ado qui séduisait les collégiennes sur Internet avait... 74 ans
« Il m’appelait tous les soirs, il devenait insistant… Mais je suis entrée dans son jeu, a reconnu Deborah, 14 ans, devant les enquêteurs. Je considérais même Sylvain comme mon petit copain. » Problème : le Sylvain qu’elle pensait connaître, anonyme derrière son écran, n’avait pas 15 ans comme il le prétendait mais… 74 ans ! Il s’agissait de Roger, retraité qui vit dans le pays de Pontivy.
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Le Journal du Dimanche du 01/02/11



Rien vu...


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Le Nouvel Obs Permanent du 01/02/11


Plan sciences à l'école" : les syndicats parlent de "coquille vide"
Voici les réactions du SNUipp-FSU, du Snes-FSU et du SE-Unsa aux mesures annoncées par Luc Chatel (UMP), ministre de l'Education nationale, pour susciter l'interêt des élèves pour les sciences et les mathématiques et améliorer l'enseignement dans ces disciplines.
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L’Express.fr du 01/02/11


Qui est Emmanuel Zemmour, futur président de l’UNEF?
Le futur président de l’Unef, sauf improbable putsch syndical au sein de l’UNEF, ce sera donc lui, Emmanuel Zemmour, 23 ans, étudiant en master 1 d’économie à l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, et seul candidat pour le poste. Il est aussi élu au Conseil national de l’Enseignement supérieur et de la recherche (CNESER), en charge des questions universitaires et pédagogiques. Il remplacera Jean-Baptiste Prévost à la tête de l’Unef, lors de son congrès, prévu du 7 au 10 avril à Montpellier. Le hasard fait que j’ai déjà rencontré Emmanuel Zemmour. C’était le 23 septembre 2010, lors d’une des manifestations contre la réforme des retraites. [C'était aussi le lancement de ce blog, et mon premier post, cela vous importe peu, mais moi, oui...].
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Le Café Pédagogique du 01/02/11


De petits instruments pour le plan sciences
Présenté le 31 janvier, le Plan sciences de Luc Chatel catalogue les bonnes intentions au risque de laisser passer parfois des Robienneries, parfois aussi des idées intéressantes. Beaucoup de bruit pour pas grand chose ?
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Rapport du HCI : Un peu, beaucoup, à la folie… Pas du tout ?
Pour la première fois depuis sa création, le Haut Conseil à l’Intégration a été saisi, par le Premier ministre, d'une demande d'avis sur l'école. Ses recommandations se veulent un « appel à l’action ».
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Médiapart (accès payant) du 01/02/11


Rien vu...


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Slate.fr du 01/02/11



Rien vu...


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ÉducPros du 01/02/11


EuroPsy : un label des formations en psychologie fait son entrée en France
La profession des psychologues se donne les moyens de sa reconnaissance. En France, les universités de Nantes, de Nancy 2 et de Montpellier 1 sont les premiers établissements à obtenir le label EuroPsy pour deux ou trois spécialités de master en psychologie.
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Plan sciences : les associations de professeurs pointent les contradictions de Luc Chatel
Après les annonces de Luc Chatel sur l'anglais en maternelle et les rythmes scolaires, le ministre de l'Education nationale poursuit avec son plan sciences. Les associations de professeurs dénoncent des mesures contradictoires avec la réforme du lycée.
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VousNousIls du 01/02/11



Ségolène Royal reproche au recteur de Poitiers son "absence de transparence"
Ségolène Royal, pré­si­dente (PS) de la région Poitou-Charentes, a repro­ché par cour­rier lundi un "manque de trans­pa­rence" sur les for­ma­tions au rec­teur de l'académie de Poitiers, esti­mant que "l'éducation n'est plus une prio­rité de l'actuel gou­ver­ne­ment", notam­ment dans la région.
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Admission Post-bac: FCPE, Unef et UNL menacent de saisir la Halde
Les orga­ni­sa­tions FCPE (parents d'élèves), UNL (lycéens) et Unef (étudiants) ont menacé lundi de sai­sir la Halde "sous huit jours", si d'ici là les étran­gers n'étaient pas auto­ri­sés à s'inscrire dans des for­ma­tions en appren­tis­sage via le site Admission Post-Bac.
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