mardi, novembre 30, 2004

Revue de presse du mardi 30 novembre 2004

« Non, vous n’aurez pas ma liberté d’enseigner… » pourraient chanter certains… J’ai toujours pensé que ceux (pourtant fonctionnaires) qui mettent en avant cette liberté pédagogique procèdent de la même escroquerie que celle du chanteur peroxydé et arnaqueur des impôts. Libération consacre un article à ce concept
Le Monde se penche sur le «désir d’apprendre» ou plutôt la motivation (thème du prochain n° des Cahiers Pédagogiques) et évoque les blocages qui peuvent survenir dans les apprentissages. On lira aussi avec intérêt l’entretien avec Serge Boimare, instituteur spécialisé et psychologue, qui a beaucoup travaillé sur ces questions. Il propose grâce aux contes et l’utilisation des grands mythes des moyens pour dépasser les blocages et retrouver la …liberté de penser…

A lire enfin dans le Monde le compte-rendu d’une étude remettant en question le classement des lycées et l’existence d’un « marché scolaire » reposant sur la …liberté de choisir son lycée…

Bonne Lecture...
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Libération du30/11/04


Loi Fillon: les profs seront libres... de se soumettre
Liberté pédagogique, François Fillon va écrire ton nom dans sa loi d'orientation. Ce sera à l'article 24 du texte qui doit être transmis cette semaine au Conseil supérieur de l'éducation.
De prime abord, une annonce consensuelle. Elle répond à une demande des opposants aux récentes réformes, parmi lesquels la galaxie «Sauver les lettres», collectif qui milite depuis sa création en faveur de la «liberté pédagogique» et dont le site Internet ou la littérature amie regorgent de témoignages de professeurs harcelés par des «petits chefs» (inspecteurs, formateurs, chefs d'établissements...) qui les empêchent d'enseigner en rond. Elle ne fâchera pas les tenants de l'innovation pédagogique, qui ont besoin de cette «liberté» pour nicher dans le système quelques espaces alternatifs et se heurtent avec la même violence aux mêmes «petits chefs». Quant aux professeurs qui ne se reconnaissent dans aucune de ces familles, ils pourraient y voir, selon les voeux du ministère, l'indice d'une «reconnaissance forte des enseignants». Et se réjouir du desserrement d'un étau qui, dans certaines disciplines, se serait renforcé ces dernières années.[…]
Pourtant, la promotion de la liberté pédagogique dans la loi annonce peut-être un malentendu croquignolet. Le futur article législatif précise en effet que «la liberté pédagogique de l'enseignant s'exerce dans le cadre des programmes et des instructions du ministre de l'Education nationale avec l'aide du directeur d'école ou du chef d'établissement, avec le conseil et sous le contrôle des membres des corps d'inspection». L'enseignant sera donc libre... de se soumettre aux instructions. C'était déjà le cas dans les collèges et les lycées. Une circulaire de mai 1997 indiquait bien que «le professeur dispose d'une autonomie dans ses choix pédagogiques» mais «dans le cadre des orientations et des programmes définis par le ministre chargé de l'Education nationale, des orientations académiques et des objectifs du projet d'établissement».
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Impasses éducatives
Par Patrick GONTHIER, secrétaire général de l'UNSA-Education.

Les propositions du ministre de l'Education s'éloignent à grands pas du rapport Thélot. Et François Fillon n'arrive pas à concilier deux visions de l'école, l'une traditionaliste, l'autre réformatrice.[…] Le ministre devra choisir entre ces deux visions irréconciliables. Il sait pourtant que les rendez-vous entre l'école et la nation sont rares et espérés. Dans les établissements, des personnels enseignants et non enseignants attendent des changements. Pour mieux exercer leurs métiers au service des élèves, ils demandent une transformation graduelle du système éducatif, des objectifs ambitieux s'appuyant sur un budget affirmant que l'école est la première priorité de la nation, mais aussi sur une volonté forte de faire reculer les inégalités. La démocratisation du système éducatif reste à gagner. Le ministre n'a pas choisi cette ambition.
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Le Figaro du 30/11/04


Rien vu...


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L'Humanité du 30/11/04


Rien vu...


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Le Parisien du 30/11/04


Rien vu...


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La Croix du 30/11/04


Rien vu...


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20 minutes du 30/11/04


La laïcité logée dans une maison folie
Une maison de la laïcité devrait voir le jour dans le 20e. Hier, Michel Charzat, député-maire (PS) de l’arrondissement, a annoncé que le projet serait lancé le 11 décembre prochain, en clôture de l’Année de la laïcité dans le 20e. Des débats, des conférences et des rencontres sur le sujet ont en effet été lancés par la mairie d’arrondissement cette année
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Le Monde daté du 01/12/04


Le désir d'apprendre
Les recherches récentes le montrent : la dynamique collective d'une classe influence profondément l'estime de soi des élèves.[…] Donner à l'enfant le désir d'apprendre et toute méthode sera bonne", affirmait Rousseau dans L'Emile. Certes, mais comment faire, lorsque l'absence de désir résiste à toutes les injonctions ? Et pourquoi certains, pourtant arrivés avec leur cartable neuf bourré de motivation, la perdent-ils en cours de route ?
Pour expliquer ce phénomène, on peut, bien sûr, évoquer les inégalités sociales, et l'importance accordée dans le milieu familial à la réussite scolaire. Une influence dont les effets sur l'élève ne sont d'ailleurs pas aussi simples qu'on pourrait le croire. "Réussir à l'école, pour certains enfants, c'est s'éloigner de leurs parents, n'avoir plus rien à leur dire, voire succomber à la tentation d'en avoir honte", souligne Philippe Perrenoud, professeur à la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de l'université de Genève. Si les encouragements reçus à la maison sont essentiels, ils ne permettent pas toujours d'éviter de tels conflits de loyauté.
Autre composante : la relation de l'élève avec son enseignant. Y compris dans sa dimension affective. Combien d'enfants, terrifiés par la nouveauté que constitue le milieu scolaire, demandent avant tout à être rassurés ? […] Reste une autre réalité, omniprésente pour les élèves et pourtant rarement prise en compte par les spécialistes des sciences de l'éducation : l'épreuve de la collectivité. Dans une classe où les enfants font l'objet d'évaluations constantes de la part des maîtres, le processus de comparaison sociale fonctionne en permanence. Et les chercheurs qui commencent à s'y intéresser sont formels : il influe profondément sur les élèves, dans leurs performances comme dans leurs motivations.
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"Les enfants en échec scolaire massif doivent retrouver la liberté de penser
Entretien avec Serge Boimare, directeur pédagogique du Centre médico-psycho-pédagogique parisien Claude-Bernard.
Lorsqu'un enfant intelligent refuse totalement d'entrer dans l'apprentissage de la lecture ou du calcul, c'est qu'il a réussi à mettre en place, à son insu, des stratégies pour ne pas affronter cette situation. Et ces stratégies sont beaucoup plus efficaces que nos sempiternelles suggestions pédagogiques ! Tout se passe en fait comme si l'élève en échec massif ne pouvait trouver son équilibre personnel que sur l'évitement de penser. Dès qu'on le met face aux contraintes qui vont avec le fonctionnement intellectuel, il se bloque, parce qu'il voit se réveiller dans cette situation d'apprentissage des craintes archaïques, probablement liées à ses premières expériences éducatives, qu'il n'a jamais réussi à dépasser.[…]
Contes, passages de la Bible, romans : la médiation culturelle doit leur permettre d'approcher leurs préoccupations identitaires en leur donnant une forme, en les incluant dans un scénario qui les rendra universelles et échangeables avec les autres. Ainsi, petit à petit, ces enfants-là retrouveront un peu la liberté de penser. Il faut à peu près deux ans pour que cela commence à donner des résultats, mais ça marche. Et les élèves des classes traditionnelles, ceux qui n'ont pas de problèmes particuliers, n'ont rien à y perdre, eux non plus !

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Une étude critique la fiabilité des palmarès des lycées publiés par l'éducation nationale
Les fameux "palmarès" des lycées sur lesquels se ruent les parents pour choisir l'établissement de leurs enfants sont en réalité très incomplets. Faute de tenir compte de l'existence d'un "marché scolaire", où le choix des établissements s'effectue en fonction de leur réputation, ils tendent à surévaluer les performances des lycées prestigieux et à sous-évaluer celles des établissements populaires.
Tels sont les résultats d'une étude inédite réalisée par Georges Felouzis, professeur de sociologie à l'université Victor-Segalen (Bordeaux-II), que doivent prochainement publier La Revue française de sociologie et Education et formations.
L'étude conduite par M. Felouzis démontre que le mode de calcul de la DEP introduit un "biais systématique" quant au calcul des "taux attendus". Le chercheur s'est penché sur le niveau scolaire de 18 000 élèves de l'académie de Bordeaux entrés en seconde en 2000. Pour cela, il a pris en compte les notes obtenues lors des épreuves écrites du brevet des collèges (français, mathématiques et histoire-géographie).

Il en ressort que la proportion d'élèves obtenant les meilleures notes est beaucoup plus élevée qu'attendu dans les établissements réputés. Et à l'inverse que la concentration d'élèves faibles est plus forte qu'attendu dans les établissements ayant une médiocre réputation. Pour le chercheur, aucun doute : cette différence s'explique par l'existence d'un "marché scolaire", qui conduit les bons élèves à choisir les meilleurs établissements lors de leur entrée en seconde.[…]
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REPORTAGE
Des lycéens d'Ile-de-France sont sortis bouleversés de leur visite des camps d'extermination nazis de Birkenau et d'Auschwitz

[…]"Au départ, on se disait : c'est la sortie de la journée, explique une élève d'Ozoir-la-Ferrière (Seine-et-Marne) dans l'avion du retour. Maintenant, je pense que ceux qui, parmi nous, ont pu taguer des graffitis racistes ou antisémites réfléchiront à deux fois." "Il faut faire ce voyage au moins une fois dans sa vie", considèrent David et Jonathan, deux frères jumeaux.
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lundi, novembre 29, 2004

Revue de presse du lundi 29 novembre 2004




Bonne Lecture...
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Libération du 29/11/04


Rien vu...


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Le Figaro du 29/11/04


Fortes résistances à l'introduction du contrôle continu au bac
Les ministres de l'Education se succèdent, les projets d'introduire du contrôle continu au bac aussi. En vain, jusqu'à présent. François Fillon sera-t-il celui qui réussira enfin ? A la différence du nouveau brevet qui doit être applicable en 2006, la réforme du bac n'est, pour l'heure, qu'un chantier qui devrait faire l'objet d'un groupe de travail et n'est pas inscrit dans la loi mais fera partie des annexes.
Il y a des raisons objectives à cette prudence : les opposants à ce type de réforme sont nombreux et tout à fait prêts à en faire un casus belli.
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«Une décision très politique»
Georges Solaux est professeur en sciences de l'éducation à l'université de Bourgogne. Il a écrit Le Bac, publié aux éditions Le Cavalier bleu.

L'inconvénient le plus important est que les disciplines qui resteront à l'examen écrit seront très valorisées et celles en contrôle continu perdront de leur aura. Un autre est qu'on aboutisse à un système scolaire dans lequel les professeurs passeraient leur temps à évaluer au détriment de l'enseignement. Enfin, le risque évident est l'introduction de biais dans la notation ayant pour conséquence de rendre cette dernière inéquitable.
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L'Humanité du 29/11/04


Rien vu...


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Le Parisien du 29/11/04


Décembre tendu dans les cours
En 2004, les faits de violence dans les écoles maternelles et primaires ont augmenté de 5 %. Le mois de décembre est particulièrement surchauffé. Fatigués, énervés, les enfants doivent être bien surveillés. Et les parents doivent aussi calmer le jeu...
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Des stages antichahut pour les futurs instits
DANS UNE CLASSE de CM 2 de l'école Marcel-Pagnol, au coeur du quartier sensible de l'Ariane à Nice, Céline, Alice et Marc-Antoine, trois futurs instits en dernière année d'IUFM, prennent fébrilement des notes. Ils participent comme les 213 élèves enseignants de l'académie de Nice à une expérience inédite en France, un stage antichahut pour les futurs profs !
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Cinq conseils pour calmer vos enfants

« Le calme se prépare à la maison dès le matin avant l'école », explique la pédiatre Edwige Antier. Réveillez vos enfants dix minutes plus tôt, prenez le petit déjeuner avec eux, discutez. De même le soir, pour faire les devoirs avec eux. « Il faut respecter des sas entre l'école, le travail, les jeux du soir, pour que les neurones se rechargent. »
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La Croix du 29/11/04


Rien vu...


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20 minutes du 29/11/04


Un polytechnicien retourne au collège
« Maintenant, je vous distribue un exercice. » Gaëlle, jeune prof de maths du collège Pablo-Picasso de Montfermeil (93), donne le top du départ... et David, jeune polytechnicien, entre en action. Il arpente les rangs, conseille, écoute, corrige, explique la trigonométrie aux élèves de 3e de cet établissement. Depuis début novembre, l’étudiant de 19 ans offre ses services aux profs de physique, de technologie ou de maths. Son temps se partage entre trois collèges, grâce à un partenariat né il y a sept ans entre l’école de Palaiseau (91), surnommée l’X, et l’inspection académique de Seine-Saint-Denis. « Ces élèves passent le brevet en fin d’année, il faut leur accorder du temps, explique Gaëlle. Là, on peut leur en donner deux fois plus. »
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Le Monde daté du 30/11/04


Rien vu...


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Rien vu...


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Rien vu...


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dimanche, novembre 28, 2004

Revue de presse des hebdomadaires
(semaine du 22 novembre au 28 novembre 2004)

Les hebdomadaires reviennent eux aussi sur les projets de François Fillon. Ils sont en général assez sceptiques sur les possibilités de réformes et sur l’ambition du Ministre.
On trouvera aussi dans l’Express un dossier intitulé « Adultes-Ados, comment se supporter ? ». La colonne vertébrale de ce dossier est une interview de Marcel Rufo, pédopsychiatre, qui résume sa position par ces mots « Lâchez-les ! »


Bonne lecture
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Le Nouvel Observateur du jeudi 25 Novembre 2004 -

Fillon : réforme a minima
On attendait le grand soir, ce fut un flop. En dévoilant sa future loi d’orientation la semaine dernière sur France 2, le ministre de l’Education, François Fillon, a déçu. Dès le lendemain, la consternation le disputait à l’exaspération. «100 minutes… sans convain-cre», a raillé le principal syndicat des instituteurs. Tout ce temps passé à discuter de l’avenir de l’école depuis un an, ces centaines de débats, d’auditions, de consultations urbi et orbi, pour en arriver là, à ce «patchwork de mesures sans ambition», selon le SE-Unsa, un des syndicats de gauche, ces «mesurettes», ces «rustines», d’après le Sgen-CFDT. On n’a pas eu de mots assez aimables, à gauche, pour qualifier le projet. Quant au Snes, principal syndicat des enseignants du second degré, il avait déjà appelé à une grève pour le 7 décembre, sans même attendre la présentation de la réforme. Seul le Medef s’est ouvertement réjoui de l’idée d’un socle commun de connaissances que devront maîtriser les élèves en quittant l’école. Lire la suite de l’article

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Le Point du 25 Novembre 2004

Le bac à l'épreuve
François Fillon parviendra-t-il à réformer le bac ? Ce monument national semble intouchable, alors même qu'en presque deux siècles d'existence il s'est profondément modifié : en 1880, seulement 1 % d'une classe d'âge décrochait l'examen qu'aujourd'hui 60 % des jeunes obtiennent. D'où la proposition du ministre de réduire le nombre d'épreuves de fin d'année à 6 (on en compte de 8 à 12 aujourd'hui), les autres matières étant évaluées en contrôle continu. La France ne ferait ainsi que rejoindre la majorité de ses voisins européens. Mais on sait qu'au pays de l'exception culturelle l'argument est à double tranchant.Lire la suite de l’article

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L'Express du 22 Novembre 2004

Ados-adultes - Comment se supporter
Il y a trente ans, Marcel Rufo faisait entrer les jouets à l'hôpital des enfants de la Timone, à Marseille. «J'opérais les ours en peluche», sourit-il. Admirateur de Dolto, il baladait son stéthoscope sur leur ventre velu pour amadouer ses petits patients. Estampillé «pédopsychiatre le plus médiatique de France», le Pr Marcel Rufo est aujourd'hui à la tête d'une structure sans précédent, si l'on en juge par son ambition et son budget - 26,2 millions d'euros - financé en partie grâce à l'opération «Pièces jaunes» menée par Bernadette Chirac et par la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France: la Maison de Solenn - en hommage à la fille anorexique de Patrick Poivre d'Arvor, qui s'est suicidée. Cette Maison des adolescents, située à l'hôpital Cochin, à Paris, est en fait la septième unité réservée en France aux 11-19 ans, et il devrait s'en ouvrir beaucoup d'autres. Avec verve et chaleur, il explique ici comment les adultes peuvent éviter aux ados de déraper vers la pathologie. Et il les sermonne: «Lâchez-les!»
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Quand ils ont trop mal
La Maison qu'inaugure le Pr Rufo à l'hôpital Cochin, à Paris, témoigne de cette préoccupation récente pour les pathologies des 11-19 ans. Un lieu pour guérir, mais aussi pour grand
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La méthode Fillon

Des mots fédérateurs à la Chevènement: République, autorité, réussite pour tous. Une trilogie simple: «Une école plus efficace, juste et ouverte». Et un saupoudrage de mesures jouant sur une dialectique prudente et habile: assez générales pour ne pas ébranler le «mammouth», après la déroute de Ferry et la fronde du printemps 2003, assez précises pour flatter à la fois l'encolure professorale et l'opinion. Le 18 novembre, sur France 2, le ministre de l'Education nationale a dévoilé les contours de son projet de loi d'orientation, qui doit clore le Grand Débat sur l'école. Et «adapter» la loi Jospin de 1989. François Fillon l'avait martelé: pas question de la torpiller, pas de révolution. Et pour cause. Difficile de s'attaquer à un totem et aux «80% au bac», maintenus dans le projet. Qui en réaffirme un objectif tombé dans l'oubli: 100% de jeunes qualifiés.
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 27 Novembre 2004

Les quatre vérités de Claude Allègre

Dans l'état où nous sommes, le premier problème, pour l'école, c'est l'inadaptation de l'offre de formations à la demande d'emplois. Et je ne vois aucune réponse à ce problème dans ce que dit Fillon ou ce qu'écrit Thélot. De récentes études économiques ont montré qu'il y a probablement quatre ou cinq millions d'emplois disponibles dans ce pays, non pourvus par suite de non-candidatures.
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Firefox, le navigateur surdoué
Un vent de changement souffle sur les eaux stagnantes de la navigation internet. La version finale du navigateur Firefox, qui vient de sortir, entame pour la première fois l'hégémonie quasi totale d'Internet Explorer sur le marché
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Politis du 25 Novembre 2004

Rien vu...


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Marianne du 25 Novembre 2004

Rien vu...


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vendredi, novembre 26, 2004

Revue de presse du vendredi 26 novembre 2004

Une tribune dans Libération signée par Philippe Meirieu, Georges Dupon-Lahitte, André Legrand et José Fouque critique très sévèrement les propositions de François Fillon. « Une politique ne se construit pas à partir du souci de plaire à une corporation ou à des lobbies ; l'objectif affiché de démocratiser l'accès au diplôme est difficile. Il ne pourra pas être atteint par des mesures démagogiques. Il implique, au contraire, une volonté politique forte et courageuse, capable d'entraîner la mobilisation de tous les acteurs dans les établissements scolaires.

Le Monde, quant à lui, nous donne plus de précisions sur le projet de loi "d'orientation pour l'avenir de l'école" et nous apprend qu’il comprendrait six articles et fixerait des objectifs chiffrés à l’école à atteindre avant 2010.
C’est le « Gosse plan »…

Bonne Lecture...
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Libération du 26/11/04


Les livres au pays des merveilles
Plébiscitée par les préados, la magie est le nouveau Graal de l'édition pour la jeunesse, en salon à Montreuil.
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Ils lisent beaucoup, ils lisent de tout

Oui, les enfants lisent. Mais pas comme leurs parents, ni même comme les enfants d'hier. Dans une étude réalisée pour le département de la prospective du ministère de la Recherche, Sylvie Octobre souligne une «mutation du rapport au livre».
D'abord les chiffres. 88 % des 10-14 ans lisent des livres, 87 % des journaux et magazines, et 72 % des bandes dessinées. Ils aiment les romans d'aventure (69 %), l'épouvante et le fantastique (64 %), les séries à héros récurrent (60 %), les policiers (54 %) et les livres avec un thème (51 %).
L'écran ne nuit pas. «Les 10-14 ans ne sont pas réfractaires à la lecture, mais celle-ci n'est pas au centre de leur univers culturel et tend à s'en éloigner avec l'âge», note Sylvie Octobre. Avec le temps, c'est-à-dire du CM2 à la troisième, la lecture de presse augmente régulièrement (+15 %), tandis que celle de livres et de BD diminue (-6,5 % et -16 %).
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Éditorial : Exigeance
On les décrit accros à la Game Boy, vissés à l'ordinateur, mordus de télé, shootés aux productions spielbergo-disneyiennes d'Hollywood. Ils le sont. Mais il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des technophages sauvages, des écervelés de la cathode, des abrutis du numérique. Ils lisent aussi. Comme papa et maman autrefois. Pas moins, peut-être même plus. La preuve : la littérature enfantine se porte bien, mieux que celle des adultes. Bien sûr l'accès au livre est toujours un chemin inégalitaire, la reproduction opère encore qui favorise la lecture dans les familles où la bibliothèque est un objet essentiel. Mais contrairement à ce que proclament les chantres du déclin qui préfèrent toujours hier à demain, la civilisation de l'écrit n'est pas en voie de disparition, tout juste en mutation.
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Fillon, une loi démagogique

par Georges Dupon-Lahitte président de la FCPE, José Fouque président d'Education & Devenir, André Legrand ancien recteur, ancien directeur au ministère de l'Education nationale, ancien président de l'université Paris-X
et Philippe Meirieu professeur des universités.

Trois réformes annoncées en un mois nous montrent combien ce changement de cap, apparemment tout à fait consensuel, peut dissimuler une politique réactionnaire, dangereuse, en recul par rapport à toutes les réformes initiées aussi bien par la gauche que par la droite depuis Langevin Wallon, les ministres Haby, Fontanet et tous ceux qui leur ont succédé jusqu'à maintenant.[…]
Les TPE (travaux personnels encadrés) sont certainement une innovation majeure pour faire réussir le plus grand nombre : chez les élèves, ils permettent le développement de compétences transversales qui peuvent aussi faciliter les apprentissages disciplinaires (recherche et traitement de l'information, utilisation des nouvelles technologies, travail en équipes...). Par leur caractère pluridisciplinaire, ils contribuent à donner du sens aux savoirs scolaires. […]Les supprimer en terminale et les limiter à la classe de première, c'est supprimer leur évaluation, les déconsidérer aux yeux des élèves et des enseignants, ne pas reconnaître l'importance de leurs apports, peut-être même refuser les valeurs qu'ils incarnent. C'est ne pas reconnaître que l'intelligence préside à l'acquisition des connaissances. C'est enfin stopper une démarche à laquelle avaient adhéré de nombreux enseignants et les décourager de s'embarquer plus tard dans d'autres innovations.[…]
Le redoublement est une spécificité du système éducatif français ; tous les experts, toutes les études comparées avec les systèmes éducatifs européens disent son inefficacité quand il est pratiqué massivement. Il conforte souvent l'élève dans son échec et lui permet rarement une poursuite d'études dans la voie qu'il a initialement envisagée. Sa restauration en cours de cycle a pour seul objectif de s'attirer les bonnes grâces d'une partie du corps enseignant qui se plaindrait du pouvoir excessif des parents dans les décisions d'orientation.[…]
La circulaire sur la possibilité de sanctions collectives et de travaux supplémentaires vise à restaurer l'autorité du maître. Elle répond, elle aussi, au seul souci de plaire au corps enseignant. Les punitions collectives sont évidemment contre-productives : il ne faut pas demander à un élève puni à la place d'un autre de respecter un maître qui désormais incarnera l'injustice ; nous pouvons aussi être assurés que les graffitis vont fleurir et les dégradations se multiplier en guise de représailles. L'objectif de pacifier les établissements sera évidemment manqué et l'autorité de l'enseignant contestée ; chacun sait bien, en effet, que celle-ci ne peut s'asseoir que sur des principes simples, justes, clairement exprimés. Tout aussi aberrante est la possibilité de punir par des travaux supplémentaires, dans une institution qui cherche à donner le goût des savoirs !
[…]Une politique ne se construit pas à partir du souci de plaire à une corporation ou à des lobbies ; l'objectif affiché de démocratiser l'accès au diplôme est difficile. Il ne pourra pas être atteint par des mesures démagogiques. Il implique, au contraire, une volonté politique forte et courageuse, capable d'entraîner la mobilisation de tous les acteurs dans les établissements scolaires.
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Le Figaro du 26/11/04


Rien vu...


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L'Humanité du 26/11/04


Rien vu...


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Le Parisien du 26/11/04


Sortie scolaire au rayon fruits et légumes !
LES SORTIES SCOLAIRES prennent une drôle de tournure. Quand on veut mettre les élèves au jus des bienfaits de la carotte ou du céleri et d'une alimentation équilibrée, la visite du potager ne suffit plus. Frappés par les chiffres du surpoids infantile, les enseignants filent maintenant vers l'hypermarché le plus proche.
C'est ce qui se passe cette semaine, à Evreux (Eure), où 300 élèves de primaire sont amenés par leurs instituteurs au supermarché Cora pour une leçon sur l'endive et le potiron. Une opération inscrite dans la campagne nationale Epode - Ensemble, prévenons l'obésité des enfants - qui verra débarquer, aujourd'hui, Christian Jacob.
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La Croix du 26/11/04


Rien vu...


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20 minutes du 26/11/04


Rien vu...


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Le Monde daté du 27/11/04


Le projet de loi sur l'école fixe des objectifs chiffrés qui devront être atteints "d'ici à 2010"

Le projet de loi "d'orientation pour l'avenir de l'école" devait être transmis, vendredi 26 novembre, aux syndicats de l'éducation. Considéré comme une priorité pour 2005 par le gouvernement, il doit être soumis à l'avis consultatif du Conseil supérieur de l'éducation le 16 décembre, avant d'être transmis au Conseil d'Etat.
Il sera présenté en janvier en conseil des ministres avant d'être examiné par l'Assemblée nationale.
Le projet comprend six articles, pour l'essentiel des dispositions modifiant, abrogeant ou complétant les articles du code de l'éducation relatifs à la loi d'orientation du 10 juillet 1989.
[…] Une nouveauté est toutefois introduite par rapport aux dernières annonces de François Fillon : des orientations sont assignées au système éducatif en terme de résultats chiffrés devant être atteints "d'ici 2010".
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Trente élèves exclus pour cause de port de signes religieux ostensibles
Trente élèves ont été exclus des établissements scolaires depuis le début de l'année scolaire pour cause de port de signes religieux ostensibles. Onze autres adolescents se trouvent toujours en situation de dialogue et devraient passer devant les conseils de discipline de leur établissement avant la fin décembre.
Selon le bilan établi, jeudi 25 novembre, par le ministère de l'éducation nationale, la mise en œuvre de la loi du 15 mars devrait déboucher sur l'exclusion définitive d'une quarantaine d'élèves, dont quatre sikhs et 36 jeunes filles voilées.
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jeudi, novembre 25, 2004

Revue de presse du jeudi 25 novembre 2004

Le salon du Livre et de la presse Jeunesse a ouvert ses portes à Montreuil. C’est son 20eme anniversaire et il faut saluer la qualité constante de ce salon et l’opiniatreté de ses organisateurs. A lire dans plusieurs quotidiens

On trouvera aussi plusieurs articles intéressants et en particulier une analyse du film « Les Choristes » qui le situe résolument dans le camp de la pédagogie nouvelle. J’en extrais cette citation « Ce film n'est pas nostalgique (ah, comme l'école d'après-guerre était formidable), mais profondément utopiste. Il refuse de souscrire au découragement général devant les difficultés actuelles de l'éducation, et prouve que les sauvageons sont éducables. »
Bonne Lecture...
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Libération du 25/11/04


«Les Choristes», film d'avenir

A l'instar d'«Amélie Poulain», le succès cinématographique de l'année véhicule plus un idéal utopique moderne que les relents nostalgiques auxquels on cherche souvent à le réduire.[…]
Voilà donc une année scolaire durant laquelle un éducateur de deuxième plan, un pion, parvient à partager quelque chose avec un groupe d'enfants, ce quelque chose étant, non pas du savoir, ni même de l'art, mais un petit fragment esthétique, un bout de Beau : un chant. Un chant d'enfants dirigés, dans tous les sens du terme, par un adulte. La parabole est parlante et permet de proposer l'hypothèse suivante : le succès des Choristes vient du fait que ce film montre qu'il est possible d'aimer les enfants. De les aimer «bien» et de les civiliser. C'est par l'émotion esthétique que se fait le lien éducatif : un lien juste, qui évite l'autorité violente, incarnée par le directeur, aussi bien que l'abus sexuel _ suggéré par le prof de gym. Ce film n'est pas nostalgique (ah, comme l'école d'après-guerre était formidable), mais profondément utopiste. Il refuse de souscrire au découragement général devant les difficultés actuelles de l'éducation, et prouve que les sauvageons sont éducables. C'est cet optimisme contre vents et marées qui est plébiscité.
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Le Figaro du 25/11/04


Rien vu...


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L'Humanité du 25/11/04


20e Salon du livre et de la presse jeunesse. UNE FAIM DE LIVRES
Nous entrons dans la saison des salons qui font une large place à la littérature pour la jeunesse et ses créateurs, à moins qu’ils ne lui soient complètement consacrés. Sommet de tous ces lieux de rencontre souvent modestes, le 20e Salon du livre et de la presse jeunesse de Seine-Saint-Denis se tiendra du 24 au 29 novembre à Montreuil (93). Vingt ans d’une vie qui n’a pas suivi le cours d’un long fleuve tranquille. Y a-t-il salon du livre en France qui ait été l’objet d’autant de menaces dont ont usé des milieux politiques, économiques et professionnels ? Dernière en date : la décision annoncée en août par les services du ministère de l’Éducation nationale de ne pas lui accorder son habituelle subvention, avant que, sous diverses pressions, ledit ministère corrige l’iniquité et accorde récemment 70 000 euros.
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Le livre pour l’enfance et la jeunesse
Ce secteur éditorial est en léger fléchissement, mais le documentaire et les livres sur l’art continuent de progresser.
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Le Parisien du 25/11/04


Rien vu...


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La Croix du 25/11/04


La religion dans la République laïque
Juristes, universitaires et religieux se sont réunis à l’initiative des juristes catholiques pour faire le point sur la loi de 1905, un an après le rapport de la commission Stasi
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Comment donner le goût de la lecture
Le Salon du livre et de la presse de jeunesse, qui s'ouvre mercredi 24 novembre à Montreuil, fête la gourmandise et invite à déguster les mots comme les mets
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20 minutes du 25/11/04


L’école à 2 ans, zéro pointé
Un devoir : ne pas les mettre trop tôt à l’école. Selon les pédopsychiatres réunis hier en conférence, la scolarisation des enfants à 2 ans, qui sert souvent de palliatif du manque de places en crèche, est « une fausse bonne idée »
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Le Monde daté du 26/11/04


La FSU va-t-elle accueillir des syndicats du privé ?
Farouchement laïque, la FSU, fédération ultra-majoritaire parmi les enseignants de l'éducation nationale, doit trancher une question des plus redoutables : doit-elle accepter en son sein deux nouveaux syndicats rassemblant des professeurs de l'enseignement privé ? Depuis plusieurs semaines, le débat provoque des discussions agitées parmi ses militants.
L'affaire n'est pas simple pour une fédération qui a historiquement fait de la défense du service public et de l'opposition à l'enseignement privé un de ses principaux combats. Deux syndicats d'enseignants du privé, le Snudec et le Sundep, ont officiellement déposé une demande d'adhésion à la FSU. Pour ces deux organisations, qui résultent de deux scissions successives d'avec la CFDT, dans les années 1980 et 2000, l'intégration au sein de la FSU appuierait leur revendication prioritaire : l'obtention du statut de fonctionnaire pour les enseignants du privé.
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Carnet : Henri Bonnard, un grammairien "à l'ancienne"
Le grammairien Henri Bonnard est mort vendredi 19 novembre, à l'âge de 89 ans.[…] Sa très longue fréquentation des classes de premier cycle a amené Henri Bonnard à s'intéresser de très près à la pédagogie de la grammaire : les fiches qu'il donnait à L'Ecole libératrice, organe hebdomadaire du défunt Syndicat national des instituteurs, lui ont fourni la matière de la Grammaire française des lycées et collèges (Sudel, 1950). Cet ouvrage a été inlassablement amélioré, sous des titres divers et chez différents éditeurs.
Sa dernière manifestation, la Grammaire française à l'usage de tous (Magnard, 1997), passe auprès de beaucoup pour la meilleure grammaire scolaire qui ait jamais été écrite.
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mercredi, novembre 24, 2004

Revue de presse du mercredi 24 novembre 2004

A lire dans le Monde daté du 25 novembre une information qui nous concerne directement.

« Les défenseurs des travaux personnels encadrés (TPE) se mobilisent. A l'initiative de la revue des Cahiers pédagogiques et du site Internet du Café pédagogique, une pétition doit être lancée, via Internet (www.tpe-petition.net), mercredi 23 novembre, pour faire pression sur François Fillon. Ce texte exige du ministre de l'éducation qu'il ne présente pas au Conseil supérieur de l'éducation (CSE) du 2 décembre son projet d'arrêté de suppression des TPE en terminale et au baccalauréat. »

Dans le même journal, Philippe Meirieu se livre à une analyse sans complaisance et très précise des propositions du Ministre Fillon. Les représentants des trois fédérations de parents d’élèves signent aussi dans le Monde une tribune commune.
Deux textes à lire après avoir signé la pétition…

le site de la pétition nationale

Bonne Lecture...
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Libération du 24/11/04


Courrier des lecteurs : Injustes inspections pour les profs
Une copine prof, comme moi, me raconte la visite dans sa classe d'une inspectrice : ce qu'on appelle une inspection (elle enseigne une langue vivante en lycée).
C'est une fille qui fait bien son boulot, on lui confie des terminales littéraires, scientifiques, des BTS... Son inspection précédente avait été très positive.
Or, cette fois, elle a été cassée par l'IPR (inspectrice pédagogique régionale) : rien n'a été jugé positif sur les 55 minutes de cours ! Ma copine est ressortie de l'entretien qui suit laminée et désespérée...
Ils sont très sûrs d'eux, certains de nos inspecteurs : en une heure d'inspection (quand ils n'arrivent pas en retard), ils pensent pouvoir apprécier le travail d'un enseignant.
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Le Figaro du 24/11/04


Le tabagisme touche un étudiant sur cinq
Si un peu plus de 20% des étudiants fument, il est assez inquiétant d'apprendre que la moitié de ces jeunes devient véritablement dépendante une fois arrivée dans l'enseignement supérieur – université ou grandes écoles. C'est l'une des conclusions marquantes de l'enquête menée par la Mutuelle des étudiants auprès de quelque 5 000 jeunes, sur commande de la direction générale de la Santé dans le cadre du plan cancer.
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L'Humanité du 24/11/04


Rien vu...


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Le Parisien du 24/11/04


Rien vu...


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La Croix du 00/11/04


Comment donner le goût de la lecture
Les livres se grignotent, se savourent, se dévorent. On s’en nourrit dès son plus jeune âge. On les assimile avec délice, ou on les rejette avec dégoût. C’est parce que la lecture se prête à toutes les métaphores alimentaires, que le vingtième Salon du livre et de la presse jeunesse, qui s’ouvre mercredi 24 novembre à Montreuil (Seine-Saint-Denis), s’est résolument placé sous le signe de la gourmandise. «Nous voulions un thème qui fasse écho à notre envie de lire, et rende compte des points communs entre cuisine et littérature», explique Sylvie Vassallo, directrice du Salon.
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20 minutes du 24/11/04


Lyon-II organise pendant trois jours un congrès ambitieux pour changer les mentalités

Interview de Charles Gardou, Président du Collectif de recherches sur les situations de handicap, l’éducation et les sociétés (Chres) de Lyon-II et directeur de la revue Reliance.

Un premier colloque a eu lieu en 1998. On s’est rendu compte que la pensée sur le handicap était très consensuelle en France, mais que malgré les grands principes, il y avait toujours des gens sur le bord de la route. Il nous est venu à l’idée qu’il ne s’agissait pas d’un problème de moyens mais de culture, qui laisse de moins en moins de chance à ceux qui vont moins vite, qui vont moins bien, qui sont moins performants.
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Le Monde daté du 25/11/04


Une pétition sur Internet pour sauver les "TPE"

Les défenseurs des travaux personnels encadrés (TPE) se mobilisent. A l'initiative de la revue des Cahiers pédagogiqueset du site Internet du Café pédagogique, une pétition doit être lancée, via Internet (www.tpe-petition.net), mercredi 23 novembre, pour faire pression sur François Fillon. Ce texte exige du ministre de l'éducation qu'il ne présente pas au Conseil supérieur de l'éducation (CSE) du 2 décembre son projet d'arrêté de suppression des TPE en terminale et au baccalauréat.
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Ecole : les échéances dérisoires et les autres, par Philippe Meirieu

Saluons d'abord la performance : le ministre de l'éducation nationale a su redonner de la dignité au débat éducatif français.[…] Méfions-nous, cependant, du subtil marchandage qui transparaît dans ses propos : d'un côté, on flatte les parents contribuables, d'un autre, on satisfait les enseignants corporatistes. Donnant donnant : les élèves ne sont plus mis à la rue en cas d'absence d'un professeur (puisque les chefs d'établissement pourront réquisitionner leurs collègues), en revanche les professeurs ont le dernier mot en matière de redoublement et d'orientation. D'un côté, l'Etat s'engage fermement sur l'acquisition du socle commun, de l'autre il affirme solennellement la liberté pédagogique des enseignants.

Les contribuables se réjouissent de voir l'école soumise à l'obligation de résultats ; les professeurs sont satisfaits de se voir reconnaître une liberté de moyens qui leur permettra de se libérer de l'emprise des parents interventionnistes, des chefs d'établissement toqués de pédagogie et des formateurs qui prônent la construction des savoirs par l'élève. Vive "l'école rentable"! Dehors les "empêcheurs d'enseigner en rond" !

Si tel est le calcul, il est, tout à la fois, tragiquement politicien, déontologiquement inacceptable et terriblement régressif.[…]

Certes, on sait que le ministre est contraint par un calendrier qui lui impose de travailler vite pour toucher les premiers dividendes de la loi lors des échéances électorales de 2007. Mais ces échéances sont bien dérisoires : nous recrutons aujourd'hui des enseignants qui enseigneront encore à des enfants qui vont naître en 2040 !

Le ministre va engager de nouvelles consultations, il va soumettre son projet au Parlement. Espérons que ce sera l'occasion, pour notre pays, de se convaincre, comme l'explique le philosophe allemand Hans Jonas, que l'éducation impose de "se souvenir de l'avenir plutôt que de flatter l'aujourd'hui".
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Eduquer, c'est oser, par Josette Daniel, Georges Dupon-Lahitte et Eric Raffin
Josette Daniel, Georges Dupon-Lahitte et Eric Raffin président respectivement la PEEP (Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public), la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves) et l'Unapel (Union nationale des associations de parents d'élèves de l'enseignement libre).


Annoncée dans un scepticisme général, la consultation nationale voulue par le chef de l'Etat, et qui a accompagné les travaux de la commission Thélot, a rencontré un vif intérêt, en dépit des prédictions d'augures de mauvais aloi.

Qui s'en étonnerait, à l'heure où enseignants et parents, faisant tomber les vieilles murailles corporatistes et catégorielles, cherchent ensemble, de bonne foi, et dans la confiance, à redonner sens et vigueur à l'œuvre d'éducation ?

A cet égard, et en dépit d'approches nécessairement divergentes mais néanmoins complémentaires, tous, ou presque, trouvent dans les conclusions de ces travaux des raisons d'espérer et d'agir : socle commun des connaissances indispensables, éducation concertée, recherche de parcours personnels et différenciés en fonction des capacités de chaque élève, équipes éducatives, projets d'établissement sont autant d'aspirations partagées par tous les acteurs de la communauté éducative. Or, voici qu'au moment précis où ces aspirations pourraient devenir réalités en réponse au vœu exprimé par les citoyens français, une tentation réductrice s'empare des rédacteurs de la loi à venir : bâtir une école sans parents.[…]
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mardi, novembre 23, 2004

Revue de presse du Mardi 23 novembre 2004

L’Humanité consacre deux articles à l’intégration des « personnes en situation de handicap » à l’école et rappelle, à juste titre, que un grand nombre de ces enfants en situation de handicap échappent au circuit ordinaire.
A lire aussi dans Libération, un compte rendu des tables rondes menées par François Fillon pour préparer la future loi d’orientation. Le moins qu’on puise dire c’est que le Ministre fait l’unanimité… contre lui !
Bonne Lecture...
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Libération du 23/11/04


François Fillon, mauvais pédagogue
Il faudra à François Fillon un peu plus de «cent minutes pour convaincre» les partenaires sociaux. Quatre jours après sa prestation dans l'émission de France 2, le ministre de l'Education nationale a commencé hier à recevoir syndicats enseignants et fédérations de parents d'élèves afin de peaufiner son projet de loi, qui sera soumis le 16 décembre au Conseil supérieur de l'éducation.
Le Sgen-CFDT est sorti du rendez-vous «en profond désaccord» avec les «convictions de François Fillon, sa conception libérale de l'éducation». Il ne croit pas aux inflexions qui pourraient modifier le texte : «Tout est dit, tout est bouclé.» La Fédération syndicale unitaire (FSU) a surtout pris acte du fait que le ministre allait proposer une loi d'orientation et non de programmation, «ce qui est grave et même extrêmement problématique». Les choses seraient plus complexes : selon le ministère, «il y aura des éléments de programmation chiffrés», même si cette loi n'est pas estampillée «de programmation».
Petite confusion aussi sur la place dévolue aux parents d'élèves dans le nouveau dispositif législatif. Grands oubliés du projet, ils ont bruyamment fait connaître leur déception.
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Courrier : Le Fillon nouveau est arrivé
Le jour du beaujolais nouveau, le discours de François Fillon sur France 2 avait tout du vin primeur dans ce qu'il peut avoir de pire : belle présentation mais peu de consistance et peu de corps. Une fois encore, la montagne Education nationale accouche d'une souris !
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Le Figaro du 23/11/04


Vingt-quatre propositions pour vaincre la discrimination à l'embauche
Chargé par le premier ministre d'imaginer des mesures concrètes pour lutter contre la discrimination frappant les enfants de l'immigration dans le monde de l'entreprise, Claude Bébéar a, hier, remis son rapport à Jean-Pierre Raffarin.
Le constat est inquiétant : le taux de chômage des jeunes de zones sensibles urbaines est de 38% contre une moyenne nationale de 23%. Il résulte, notamment, d'une mise à l'écart «des minorités visibles» qui est «aberrante économiquement» alors que beaucoup de secteurs connaissent une pénurie de main-d'oeuvre.
L'ex-patron d'Axa, qui dirige aujourd'hui Entreprise et Cité (un club de dirigeants), a donc élaboré vingt-quatre propositions pour promouvoir la diversité ethnique dans l'entreprise. La plupart s'inspirent d'expériences locales, comme la diffusion du CV anonyme, que pratiquent déjà les ANPE à Bordeaux et Lyon. Il propose ainsi que, dans l'entreprise, une cellule indépendante expurge noms et adresses des CV, avant de les transmettre à la direction des ressources humaines.
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France 5/ «Être et avoir» au Japon

«L'ÉCOLE DE LA VIE», France 5, 15 h 45

«Qu'est-ce qu'il y a de plus important cette année ?», interroge le maître. «Etre heureux», répondent d'une seule voix ses petits élèves japonais. Drôle d'objectif au pays du Soleil-Levant, dans une société axée sur la nécessité absolue de réussir et où l'enseignement se fonde sur la discipline de groupe.
Loin de cette vision d'un système éducatif rigide et conformiste, à l'école élémentaire de Kanasawa, située dans les faubourgs de Tokyo, cet instituteur fait souffler un vent de liberté et d'humanisme. Animé par sa propre vision de l'existence, Toshiro Kanamori, âgé de 57 ans, enseigne à sa classe de CM1 l'empathie, le respect de la singularité et le plaisir d'aimer l'autre.
Pendant une année scolaire, le réalisateur Noboru Kaestu a suivi ce professeur charismatique et ses 35 petits privilégiés qui ont pour obligation de partager expériences et sentiments avec leurs camarades.
Pas étonnant, avec cette figure fervente d'enseignant pour fil rouge, que cette version d'Etre et avoir à la sauce nippone ait été multirécompensée, entre autres, au Festival de Banff 2004 et au New York TV Programming Festival.
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L'Humanité du 23/11/04


L’école du vivre ensemble
Bien que reconnu par la loi, le droit à l’école pour tous est loin d’être une réalité pour des milliers d’enfants en situation de handicap. Qu’elle soit collective ou individuelle, l’intégration scolaire apparaît comme la meilleure solution pour changer le regard sur le handicap et permettre à ces jeunes de s’épanouir dans la société. L’expérience menée à l’école des Guiblets, dans le Val-de-Marne, est à ce point vue originale.
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« Les élèves concernés n’ont pas l’enseignant auquel ils ont droit »
Emmanuel Guichardaz, du SNUipp-FSU, souhaite que tous les enseignants de l’éducation nationale soient formés à l’accueil d’élèves handicapés.
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Le Parisien du23/11/04


Rien vu...


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La Croix du 23/11/04


Rien vu...


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20 minutes du 23/11/04


Cohésion sociale cherche adhésion

Le plan concocté par Jean-Louis Borloo et voulu par Jacques Chirac arrive aujourd’hui à l’Assemblée […] A l’école, le plan crée 750 équipes de « réussite éducative » au service de 225 000 enfants en difficulté. Les quartiers « sensibles » bénéficieront, eux, d’une dotation urbaine revalorisée.
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Le Monde daté du 24/11/04


Les zones urbaines sensibles sont enlisées dans la précarité
Situation de l'emploi "préoccupante", retard scolaire, vie culturelle limitée, le premier rapport de l'Observatoire des zones urbaines sensibles (ZUS), rendu public mardi 23 novembre, dresse un constat sévère de l'évolution de ces quartiers, dotés cependant d'un "réel dynamisme économique".
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lundi, novembre 22, 2004

Revue de presse du lundi 22 novembre 2004

Petite revue de presse aujourd’hui. On peut lire surtout l’article de Libération qui rend compte d’un débat mené à l’issue de ‘L’école des femmes ». Larbi, 6e : «Pourquoi, dans certains couples, les hommes ont-ils le droit de sortir le soir, et pas les femmes ?» Alyssa, 4e : «Pourquoi la femme est-elle vue par les hommes comme un objet de désir sexuel ?» Sasha, 2de : «Pourquoi y a-t-il un déshonneur à être cocu ?» Juliette, 6e : «Un homme peut-il vivre sans femme ?», Ighina, 1re : «Pourquoi les hommes ont-ils plus de droits que les femmes ?» Méliza, 6e : «Les hommes ne cachent-ils pas leur souffrance, ce qui les pousse à réagir dans l'extrême ?» Ou encore : «Pourquoi la femme est-elle considérée comme un être impur ?» «Qui a inventé le mariage ?»

Bonne Lecture...
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Libération du 22/11/04


Filles-garçons: 400 ados débattent de leurs différences
Ce mardi après-midi, le théâtre de l'Athénée, à Paris (XIe), est bondé. A l'occasion de la reprise de l'Ecole des femmes de Molière, par Jacques Lassalle, 400 adolescents sont venus discuter de la mixité. Est-ce un hasard ? Dans le public, filles et garçons se sont assis par groupes étanches. Sur la scène, il n'y a aucun comédien. Ils sont dans la salle, à l'écoute. Et, avec eux, une historienne, Arlette Farge, et une militante de l'association Ni putes ni soumises, Sihem Habchi.
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Le Figaro du 22/11/04


Les milliards gaspillés de la protection de l'enfance
Claire Brisset, défenseur des enfants, a remis hier soir, à la veille de la journée des droits de l'enfant, son rapport annuel au président de la République. S'il reconnaît que la France n'a pas à rougir des efforts qu'elle consacre à l'enfance maltraitée, le document épingle la gabegie des départements dans la gestion de ces budgets.
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L'Humanité du 22/11/04


L’instit chez les détenus

Je suis instituteur à la maison d’arrêt de Brest (Finistère) depuis treize ans. Le gros de mon travail concerne l’alphabétisation et ce que l’on appelle la « remédiation », c’est-à-dire la mise en cohérence des acquis des détenus. Sur les 330 prisonniers que compte le quartier des hommes, un bon tiers est en difficulté. Dans notre « petit lycée », nous avons formé trois groupes : une classe pour analphabètes, qui sont souvent des personnes marginalisées, comme les gens du voyage ou les étrangers qui n’ont aucune notion du français ; une classe dont les acquis se limitent à l’addition et la soustraction ; enfin, une classe à qui l’on enseigne la division. Les détenus suivent les cours quatre matinées par semaine. Au quartier des mineurs, où l’enseignement est obligatoire, les jeunes étudient douze heures hebdomadaires.
Je me souviens qu’en 1992, à mon arrivée, nous étions obligés de prendre notre bâton de maréchal pour trouver des élèves. Désormais, le système impose de faire passer des tests dès l’arrivée des détenus et la demande est plus importante que l’offre.
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Le Parisien du 22/11/04


Qui êtes-vous, les jeunes ?

QUE PENSENT les jeunes de la société actuelle, du monde du travail, de leurs études ou de l'exclusion ? Pour le savoir, Jean-Paul Huchon (PS), président du conseil régional d'Ile-de-France, lance aujourd'hui un grand questionnaire baptisé « 15-25 ans : opinions d'utilité publique », qui sera diffusé à un million d'exemplaires dans les lycées, les gares, les associations de quartier... mais aussi par Internet
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La Croix du 22/11/04


Rien vu...


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20 minutes du 22/11/04


Dassault raconte une histoire aux enfants
Serge Dassault explique l’aviation de combat aux enfants. Le sénateur-maire de Corbeil-Essonnes (91) a procédé, la semaine dernière, à la distribution d’un livre intitulé Les Avions de combat français aux six cent trente élèves des classes de CM2 de sa commune. La préface, écrite par l’industriel de l’armement lui-même, reproche au Front populaire de « ne pas avoir su doter la France d’avions de guerre » en 1936, avant l’invasion allemande.
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Le Monde daté du 23/11/04


Rien vu...


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dimanche, novembre 21, 2004

Revue de presse des hebdomadaires
(semaine du 15 novembre au 21 novembre 2004)

Pas grand chose dans les hebdomadaires. On trouvera dans le Figaro les discours qu’on peut y attendre sur l’école…
L’article le plus intéressant est dans l’Express qui fait part des travaux d’Eric Maurin sur l’impact des conditions de vie des enfants – et en particulier le logement – sur la réussite scolaire.
Bonne lecture
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Le Nouvel Observateur du jeudi 18 Novembre 2004 -

Rien vu...


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Le Point du 18 Novembre 2004

Des profs en sureffectif

Chaque année, l'Education nationale, premier employeur de France, recrute pour quarante ans des spécialistes dans 350 disciplines. Il est donc quasi inévitable qu'il existe des professeurs en surnombre, recrutés lors de périodes fastes, mais inemployés faute d'élèves. Combien sont-ils à être payés à ne rien faire ? 2 400, soit 0,63 % des enseignants du secondaire ! […]Lire la suite de l’article

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L'Express du 15 novembre 2004

La chambre de la réussite

Les conditions de vie des écoliers constituent un facteur d'inégalité aussi lourd que le bagage culturel de leurs parents. Cette évidence n'avait jamais été l'objet d'une analyse sérieuse et chiffrée. C'est chose faite, grâce aux travaux inédits d'Eric Maurin, chercheur au Groupe de recherche en économie et statistique (Grecsta/CNRS), qui démontre - dans Le Ghetto français (Seuil/la République des idées) - comment les ségrégations scolaires s'installent dans des mécanismes irréversibles.
Chez les moins de 15 ans, le taux de retard scolaire est de 61% dans les familles habitant des logements dits surpeuplés, avec plus d'un enfant par chambre, alors qu'il est de 39% seulement dans les familles avec un seul enfant par chambre. Le voisinage joue aussi. Si l'on compare le retard scolaire de nouveaux arrivants avec celui des écoliers habitant un quartier défavorisé, on constate qu'au bout d'un an l'écart de leurs performances se réduit de moitié.
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 20 novembre 2004

François Fillon, ou l'école rendue au peuple
PAR ROBERT REDEKER


[…] Dans l'histoire scolaire, la parenthèse mêlant démagogie (jeunisme, anti-élitisme, anti-intellectualisme, familiarité entre adultes et élèves) et projet révolutionnaire se ferme. Les propositions de François Fillon rouvrent l'ascenseur social en tirant un trait sur l'école conçue comme lieu de vie, en lui restituant sa fonction de lieu d'étude. En «dégadgétisant» l'enseignement et en insistant sur «le socle commun», qu'il s'agira d'établir avec minutie et précaution, il rétablit le lien entre la haute culture et le peuple. Ainsi, il restaure les conditions de possibilité de l'exception française dont l'école républicaine fut la maîtresse d'oeuvre : que les pièces de Molière, les tragédies de Racine, les romans de Balzac, les poèmes de Ronsard, etc., fassent partie des préoccupations du plus grand nombre. […]
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ÉCOLE
Occasion manquée ?


En début de semaine, deux jours avant l'intervention de François Fillon sur France 2, plusieurs points essentiels de sa future «grande loi sur l'école» étaient encore en discussion : notamment sur l'enseignement de l'anglais ou les règles du redoublement. Mais ce qui commençait à filtrer sur le reste n'incitait guère à l'optimisme. […]Il ne reste donc plus qu'à espérer que les députés et sénateurs l'amenderont considérablement. En pensant à servir la cause des élèves plutôt qu'à la satisfaction des syndicats du plus conservateur de tous les ministères.
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Politis du 18 novembre 2004

Rien vu...


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Marianne du 18 Novembre 2004

Une victoire pour Ravaillac !

Il pleut sur la place du Panthéon. Mais cela n’empêche pas les anciens élèves d’Henri IV de distribuer leur numéro de Ravaillac dédié au sexe et à la pornographie. Ce journal qui avait fait scandale il y a deux ans. Devant la Cour administrative d’Appel de Paris, les ex-lycéens ont en effet gagné leur procès contre le proviseur du grand établissement parisien. Et leur victoire, ils y tiennent car, en invoquant le droit à la liberté d’expression, elle prouve qu’ils avaient raison sur le fond.
Rappel des faits : le second numéro de Ravaillac, journal tenu par de jeunes lycéens et khâgneux d’Henri IV, était consacré à la sexualité sous toutes ses formes. Histoire de pimenter l’affaire, la Une arborait une photo de certains membres de la rédaction entièrement nue. La réaction des autorités supérieures du meilleur lycée de France ne s’est pas fait attendre : interdiction de diffuser l’objet du délit dans l’établissement et sanctions pour les apprentis journalistes. Pourtant, au-delà de ce nu de couverture, le contenu même du journal ne présentait rien de bien provocant. Des articles de réflexion sur la pornographie et l’image de la sexualité un brin naïfs tout au plus. Jonathan, porte-parole du groupe, précise d’ailleurs que « cette photo n’avait pas pour but de faire dans la provocation gratuite. Elle était le fruit d’une réflexion sur la notion de tabous, de pudeur et du regard de l’autre ».
En revenant distribuer leur célèbre parution, l’association Ravaillac appelle tous les lycéens à se saisir de cette jurisprudence. « Faites des journaux, refusez toute censure, abordez tous les thèmes sans tabous, et si on vous en empêche…portez plainte », voilà le message qu’elle souhaite faire passer.
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samedi, novembre 20, 2004

Revue de presse du samedi 20 novembre 2004

Vous trouverez, aujourd’hui dans vos journaux, encore des articles sur le projet Fillon. Ils détaillent les réactions aux différentes mesures proposées : réforme du baccalauréat, remplacement des profs, redoublement. La plupart sont hostiles et dénoncent à la fois le manque d’ambition et en même temps la régression pédagogique de certaines mesures.

Dans l’Humanité, on trouvera une tribune qui s’oppose au rapport Thélot mais dont j’extrais cette phrase qui doit interroger tout enseignant : « Les valeurs n’existent que dans les pratiques qui les construisent : c’est en cela que la pédagogie est fondamentalement politique. ». Mettons nos valeurs en pratique…
Bonne Lecture...
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Libération du 20/11/04


Rien vu...


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Le Figaro du 20/11/04


La réforme du baccalauréat rencontre des résistances
Après avoir tergiversé tout au long de la journée de jeudi sur le fait d'annoncer une réforme du bac, François Fillon a finalement décidé de se lancer peu de temps avant d'entrer sur le plateau de France 2. «Je préconise une réforme car notre système est trop compliqué, il nécessite une organisation de plus en plus périlleuse à mettre en place et raccourcit l'année scolaire de deux ou trois semaines», a donc affirmé le ministre de l'Éducation devant les caméras, proposant de soumettre la moitié des épreuves (six sur douze) au contrôle continu.
Si François Fillon a longtemps hésité de faire cette annonce, c'est que le premier ministre est loin d'être convaincu de la nécessité d'une telle réforme.
Il est vrai que l'idée d'un contrôle continu a été proposée à plusieurs reprises dans le passé par des ministres de l'Education qui s'y sont tous cassé les dents. Claude Allègre, lui-même avait dû reculer. Peu après, il quittait le ministère...
Les opposants à ce changement se trouvent du côté des enseignants, notamment au Snes (classé à gauche), syndicat majoritaire dans le second degré, et au le Snalc (classé à droite).
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Réactions mitigées aux propositions du ministre
C'est un marathon qui commence pour le ministre de l'Education. Dès lundi, il reçoit les partenaires sociaux de l'Education afin de discuter des quatorze propositions qui doivent fonder la future loi d'orientation pour l'école. Le projet doit être prêt début décembre puis soumis au Conseil supérieur de l'éducation (organe consultatif) avant Noël et présenté en Conseil des ministres en janvier. Son examen par le Parlement devrait suivre au printemps.
Pour l'heure, si les mesures annoncées par le ministre ne rencontrent pas une opposition catégorique de la part des syndicats ou des parents d'élèves, elles suscitent néanmoins de nombreuses critiques. […]
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L'Humanité du 20/11/04


Rapport Thélot, quelques pistes de réflexion
par Daniel Rome,co-animateur du réseau Pour la transformation progressiste de l’école.

À la lecture du rapport Thélot écrit pour « aider à la réflexion du gouvernement » nous voyons qu’il s’inscrit dans une cohérence d’ensemble d’un projet politique qui remet en cause notre système de protection sociale, le Code du travail et les droits des salariés dans l’entreprise, notamment en ce qui concerne les licenciements, le droit de grève, la réforme de la fiscalité et la privatisation des services publics, ou encore la politique sécuritaire menée par Perben et Sarkozy. Ces choix sont en conformité avec les orientations néolibérales ou sociales-libérales qui prévalent en Europe. Ils seraient aggravés si le projet de traité constitutionnel était adopté. Précisons aussi que nous retrouvons des similitudes dans ce qui est annoncé dans le rapport Thélot et ce que suggère l’OCDE.[…] La question qui me paraît fondamentale est de considérer que chaque enfant, chaque élève a un potentiel intellectuel immense et que l’école doit éveiller ce potentiel, solliciter l’intelligence dans tous les apprentissages, rompre avec la logique de restitution des savoirs au profit d’une logique de compréhension, d’appropriation et de construction des savoirs. Or lorsque le ministre de l’Éducation propose d’en revenir au « lire écrire compter », il annonce ostensiblement un parti pris pédagogique qui n’est pas innocent. Est-ce que des dizaines de dictées permettent de s’approprier la grammaire d’une langue ? De quelle sorte de dictées parle-t-on ? S’il s’agit de faire de la dictée un moment d’apprentissage solidaire, car le savoir est une conquête difficile qui exige attention et rigueur, je pense que la dictée peut être utile. Si au contraire il s’agit d’évaluer les bons et les mauvais pour trier socialement dès l’école primaire, la dictée a une autre fonction qu’il faut combattre. Comme le dit Jean Bernardin, « il faut éduquer à l’attention car l’immense majorité des erreurs sont des erreurs d’inattention. Cette pratique (de la dictée) permet à TOUS mes élèves d’être en réussite car chacun a intériorisé qu’écrire nécessite attention et réflexion, oblige à se construire des savoirs, la langue devenant accessible à tous et le pari du TOUS CAPABLES, une réalité ».[…] « Les valeurs n’existent que dans les pratiques qui les construisent : c’est en cela que la pédagogie est fondamentalement politique. »
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Le Parisien du 20/11/04


Ce que proposent les anti-Fillon
1. Le redoublement 2. Le bac 3. Les réquisitions de professeurs

LES PROPOSITIONS du ministre de l'Education pour rendre « l'école plus juste, plus efficace et plus ouverte », dévoilées jeudi soir, provoquent une avalanche de réactions, largement négatives. « Conception rétrograde et nostalgique », « manque d'ambition et de moyens », « démagogique et réactionnaire»... Comme on pouvait s'y attendre, François Fillon est surtout critiqué par les syndicats d'enseignants mais également par les deux principales fédérations de parents d'élèves. Des idées qui vont être encore discutées avant leur présentation en Conseil des ministres, avant une loi votée au printemps puis une entrée en application prévue en septembre 2006. Revue de détails sur les trois mesures les plus décriées.
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La Croix du 20/11/04


Rien vu...


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20 minutes


Pas de journal le weeek-end


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Le Monde daté du 21-22/11/04


La protection de l'enfance, victime indirecte de la décentralisation

Claire Brisset, la défenseure des enfants, a remis vendredi son rapport au chef de l'Etat, à la veille de la Journée nationale des droits de l'enfant. Elle y dénonce l'absence de "politique unifiée" de l'Etat ou les disparités entre départements, et propose de créer une autorité indépendante
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Syndicats et parents d'élèves critiquent la réforme de François Fillon
Syndicats et représentants de parents d'élèves ont accueilli fraîchement le projet de réforme de la loi d'orientation sur l'éducation présenté, jeudi 18 novembre, par François Fillon au cours de l'émission "100 minutes pour convaincre", sur France 2
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vendredi, novembre 19, 2004

Revue de presse du vendredi 19 novembre 2004

«Passe ton socle d’abord !» La palme (académique) du meilleur titre revient à 20 minutes…Tous vos journaux reviennent sur la prestation télévisée de François Fillon. Les commentaires du Figaro à l’Humanité en passant par Libération couvrent tout le spectre. De l’approbation à la réprobation. Je retiens, pour ma part, cette appréciation extraite de Libération«Là où la loi Jospin mettait «l'élève au centre du système», Fillon y place les enseignants, qui détiennent plus que jamais toutes les clés de la réussite scolaire»

A propos des TPE, j’ai relevé, comme beaucoup d’enseignants, qu’à trois reprises, François Fillon, a affirmé que s’il les supprimait en Terminale, il les maintenait en Première et … en Seconde. Or, il n’y a pas de TPE en Seconde !
Le ministre de l’éducation s’intéresse t-il si peu à ce sujet qu’il n’en connaît même pas les modalités exactes ? Ce qui est aussi inquiétant c’est qu’aucun participant n’ait relevé cette erreur. Cela en dit long sur le niveau d’information (et de pugnacité ?) des journalistes…
Bonne Lecture...
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Libération du 19/11//04


Fillon défend un bac avec contrôle continu.

Le ministre a présenté la future loi d'orientation sur l'éducation. La «liberté pédagogique» y est affirmée.
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«Le redoublement ne sert pas les élèves».

Michel Crahay, professeur à l'université de Genève, est chercheur en sciences de l'éducation. Ses travaux ont maintes fois démontré l'inefficacité du redoublement.
Récapitulons. Le redoublement n'est pas une mesure qui valorise l'enfant. Son inefficacité est prouvée. C'est une remédiation ratée. Si l'objectif politique est d'offrir une école de qualité à toutes les familles, alors la mesure est totalement contre-productive. Mais si l'objectif est de créer une école qui favorise l'inégalité des chances, alors elle est très pertinente.
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Des ambitions pour l'école
Par Gérard ASCHIERI
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Certains commentateurs ont analysé les propositions de la Commission du débat national sur l'école comme une victoire des «pédagogues» sur les «républicains». Le lecteur attentif pourra sans doute se demander ce qui est «pédagogie» dans le rapport Thélot comme l'on peut se demander ce qu'ont de «républicaines» certaines réactions conservatrices. Et si en réalité les vrais vainqueurs étaient les libéraux ?
Il est pourtant frappant de voir combien le consensus se fait sur une idée dont la FSU, avec d'autres, est porteuse depuis de longues années : la nécessité de faire réussir tous les jeunes. On en demanderait presque des droits d'auteur !
[…]Veut-on ou non donner un nouvel élan ? Si oui, il est incontournable de se donner clairement de tels objectifs, faute de quoi on sait très bien qui continuera à avoir largement accès aux qualifications et qui restera bloqué.
C'est dans cette perspective que doit être envisagée la question d'un «socle commun». Si l'idée est qu'on ne peut en rester à une plus ou moins grande juxtaposition des savoirs enseignés, si l'on veut dire qu'il importe de donner du sens et de la cohérence à ce qu'on apprend à l'école, si l'on entend affirmer que tous les jeunes ont droit à une culture qui leur permette de s'insérer dans la société et qui soit un instrument de l'accès de tous aux qualifications, notre réponse est oui. Nous revendiquons une part de la paternité de cette conception de la culture commune.
Mais s'il s'agit de proposer à tous un minimum très minimal dont la maîtrise conditionnerait l'accès à des compléments plus formateurs, le risque est réel d'une école à plusieurs vitesses : avec, pour les uns, le seul minimum et, pour les autres, l'accès à des savoirs plus riches et diversifiés. Or qui peut avoir des illusions sur l'origine sociale de ceux qui auraient des «facilités» et de ceux qui auraient des «difficultés» ?
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Le Figaro du 19/11/04

Ecole : Fillon à l'heure de la réforme .
Plus d'une heure et demie en direct sur France 2. François Fillon, qui était hier soir l'invité de «100 minutes pour convaincre», a présenté son projet pour l'école avec quelques phrases chocs. «Tous ceux qui pensent que l'école est en crise et que le niveau est moins bon se trompent», a expliqué le ministre, avant de reconnaître : «Nous n'arrivons plus à progresser dans nos résultats et à emmener le plus grand nombre vers la réussite.» D'où la mesure phare : la mise en place d'un socle commun de connaissances afin qu'aucun jeune ne sorte plus du système scolaire sans aucune qualification.
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Du «socle commun des connaissances» à la formation des enseignants .
Les principaux points du projet présenté par le ministre de l'Éducation nationale
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Éditorial : L'école à petits pas .

Il serait injuste, cependant, de prétendre que le projet Fillon est un projet pour rien. Modestement, il s'attache à lever un certain nombre de verrous, les uns pratiques, les autres symboliques. Ces propositions doivent encore franchir la double barrière de la concertation syndicale et de la discussion parlementaire. En l'état, elles reflètent une volonté – timide mais réelle – de favoriser la transmission des savoirs (le fameux «socle de connaissances» : lire, écrire, compter, parler une langue étrangère) et de réhabiliter le principe d'autorité.
Positive, incontestablement, la possibilité donnée aux chefs d'établissement de demander à un enseignant de remplacer au pied levé – et contre rémunération supplémentaire – un collègue absent. Un prof dans chaque classe : ce principe de bon sens provoque pourtant déjà l'ire des syndicats, qui agitent le grand mot de «réquisition».
Positive aussi, la maîtrise rendue aux professeurs sur la décision de redoublement, tout comme la réhabilitation du brevet, qui redevient obligatoire et prendra en compte la discipline et l'assiduité.
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Coup d'œil : La prestation télévisée de Fillon vue par Eric Zemmour.

Sur France 2, c'est tous les soirs Michel Drucker. Et même quand l'animateur vedette se repose, la chaîne dispose de remplaçants de luxe. Hier soir, c'est François Fillon qui s'y collait. Dans sa bouche, tout est formidable. Les profs comme les élèves. Formidable le rapport Thélot, formidable Claude Allègre, formidable le collège unique, formidable la grande section de maternelle, mais formidable aussi la petite section, formidable l'anglais, mais l'allemand aussi, et même l'italien, formidables les Travaux Personnels Encadrés, formidable l'intégration des enfants d'immigrés. Même les syndicats d'enseignants sont formidables, sauf lorsque Gérard Aschieri refuse que ses ouailles remplacent leurs collègues absents. Seul moment de colère – d'agacement marqué, plus précisément – de la part d'un ministre qui de douceurs avait fait provision.
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Réactions : Marc Le Bris : «Le retour de l'autorité» .
Marc Le Bris se félicite de la réforme des IUFM, qui vont être rattachés aux universités. «Cette mesure est loin d'être anodine et signifie à mon sens qu'on va enfin rendre aux disciplines leur importance alors qu'à l'heure actuelle elles sont vidées de leur contenu», dit-il.
Autre motif de satisfaction : la liberté pédagogique des enseignants. «Nous subissons une pression de la part de notre hiérarchie, à l'inspection d'académie, qui est terrible. Le ministre le sait et en tient compte en nous rendant notre autonomie, donc notre autorité.»
Autre façon de rendre leur autorité aux enseignants, selon Marc Le Bris : le renforcement du redoublement.
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Hervé Hamon : «Les dangers du redoublement» .

Deux points du projet Fillon suscitent l'inquiétude d'Hervé Hamon. D'abord sur le redoublement. Il estime que le projet vise à «rétablir le redoublement à tous les étages» et donc à «systématiser une procédure qui est sans doute la plus injuste et la moins efficace». Pour lui, le redoublement pénalise les enfants issus des milieux les plus modestes qui n'ont pas les moyens de se mettre à niveau. Quant aux trois heures de soutien hebdomadaire pour les élèves en difficulté, il faudrait, selon Hervé Hamon, «qu'il s'accompagne d'un changement de culture profond du monde enseignant pour qu'il ne se contente pas de répéter aux élèves les cours qu'ils n'ont pas compris».
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Laurence Delpierre : les parents passent «au second plan» .
Laurence Delpierre est journaliste, spécialisée dans les questions d'éducation au journal Top Famille Magazine. Elle est l'auteur de Parents d'élèves au bord de la crise de nerfs (La Martinière).
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Le nouvel allié de Sarkozy en «harmonie» avec Chirac .
Un hommage appuyé au chef de l'Etat
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L'Humanité du 19/11/04

Editorial par Michel Guilloux
Quelle école pour tous ?
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Au-delà des outrances du rapport Thélot qu’il suffit de gommer pour paraître « mesuré » - deux pas en avant, un pas en arrière... - le projet Fillon avance ses pions. Pour n’en rester qu’à ce seul point, l’abandon de l’exigence de 80 % d’une classe d’âge au niveau bac au profit d’un « minimum » a plusieurs implications. La première est d’accentuer le caractère ségrégatif, socialement et quantitativement, de l’enseignement supérieur.[…]
Enfin, la notion même de connaissance a minima, hors le fait qu’elle s’appuie là comme ailleurs sur une base de réalité pour mieux y apporter une réponse pervertie, ne peut pas être sans conséquence sur la formation d’enfants, de jeunes destinés par définition à devenir adultes et citoyens. Quelques grammes d’« instruction civique » ne fourniront jamais le socle de toute une vie. Alors que la base de connaissances la plus large possible offerte au plus grand nombre est une condition fondamentale pour s’adapter aux évolutions du monde, par définition imprévisibles. Cela suppose un choix de société, des moyens, une volonté et un rapport de forces.
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Ce que nous voulons pour l’école .
Nous avons demandé à cinq acteurs de l’éducation d’exprimer trois voeux pour l’école de demain.
Georges Dupont-Lahitte, président de la FCPE, principale fédération de parents d’élèves.
Gérard Aschieri,secrétaire général de la FSU.
Daniel Vandevyvere, secrétaire adjoint de la FERC-CGT.
Constance Blanchard,présidente de l’Union nationale des lycéens (UNL).

Jean-Pierre Picard, directeur du département des politiques et pratiques éducatives des CEMEA (Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active).
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l’étroit socle de Fillon .
La loi est morte, vive la loi ! Quinze ans après Lionel Jospin, c’est donc au tour de François Fillon de graver son nom dans le marbre de l’histoire scolaire.
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Moyens. Un plan pluriannuel de recrutement..
Le ministre devrait profiter de son intervention à la télévision pour annoncer un plan pluriannuel de recrutement : 150 000 enseignants en cinq ans (de 2007 à 2011). Un chiffre qui ne devrait pas manquer d’impressionner les téléspectateurs. Pourtant, ce chiffre fatidique était déjà apparu dans la loi d’orientation de 1989 et, depuis, jouait les arlésiennes : omniprésent dans le discours, jamais dans la réalité. En fait, une fois pris en compte le remplacement des départs en retraite et les aléas de l’évolution démographique de la population scolaire, ce chiffre mirifique cache une minuscule amélioration des moyens dévolus à l’école.

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Le Parisien du 19/11/04

La réforme Fillon vue par un prof, une élève et une maman.
Le ministre a dévoilé hier soir sur le plateau de « 100 Minutes pour convaincre » sa réforme pour l'école qui sera présentée à l'Assemblée en 2005. Bruno, Angèle et Victoria - prof, élève et parent - ont vu l'émission avec nous. Et réagissent.
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ANGELE, ELEVE DE 3 e .

« Remplacer les enseignants absents, c'est bien »
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VICTORIA, MERE DE DEUX ENFANTS .

« Oui aux redoublements »
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BRUNO, PROF DE MATHS .
« Nous réquisitionner, mais pour quoi faire ? »
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Les choses qui vont changer .
TOUTES CES MESURES n'entreront en vigueur qu'à la rentrée 2006. Elles feront encore l'objet, dans leur ensemble, de concertation avec les syndicats, avant le vote de la loi par les parlementaires au printemps 2005.
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Un ministre sous étroite surveillance.
COMMENT CONCILIER sa présence au gouvernement et son soutien à Nicolas Sarkozy ? C'est le dilemme des deux prochaines années pour François Fillon.
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La Croix du 19/11/04

Rien vu… .


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20 minutes du 19/11/04

Absences de profs : la méthode forte.
Un prof absent, un de ses collègues réquisitionné. Telle est la règle qu’entend imposer le ministre de l’Education nationale.
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«Des sources de conflits immédiats»

Gérard Aschieri
.

Secrétaire général du Snes-FSU, principal syndicat enseignant
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Le Monde daté du 20/11/04

L'éditorial du "Monde" : Tout ça pour ça !.

La montagne aurait-elle accouché d'une souris ? Depuis un an, tout ce que la France compte de professeurs, de chercheurs, de chefs d'établissement, de parents d'élèves, de ministres et de président de la République s'est penché gravement au chevet de l'école. Ce "grand débat" avait pour ambition de repenser l'éducation, son rôle, ses missions et son fonctionnement. Il a alimenté les travaux de la commission Thélot. Celle-ci a remis, voilà un mois, un rapport salué pour la solidité de son analyse et la prudente audace de ses propositions.
Après la présentation par le ministre de l'éducation nationale des grandes lignes du projet de loi qu'il prépare désormais et entend faire adopter en 2005, on est en droit de se demander à quoi tout cela a servi.
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Télévision : On n'est jamais trop prudent .

Courageux mais pas téméraire, François Fillon n'a pas retenu du rapport Thélot la proposition d'augmenter le temps de présence des enseignants dans les établissements scolaires. La liste est longue des ministres de l'éducation nationale qui ont été chassés de leur poste par des cortèges de professeurs mécontents et cette mesure était évidemment susceptible de les faire redescendre dans la rue. Un mot de trop est si vite arrivé face à cette profession qui souffre d'un manque de considération. Invité jeudi soir 18 novembre de l'émission "100 minutes pour convaincre", sur France 2, François Fillon a choisi un ton consensuel, apaisant et même pacificateur. On ne saurait être trop prudent quand on prononce le mot de "réforme" dans ce ministère. C'est presque l'équivalent de la corde dans la maison d'un pendu. Il est toujours plus judicieux d'endormir son auditoire que de risquer de déclencher un chahut. Avec son débit toujours égal et son sourire bienveillant, François Fillon a manifestement choisi la première solution.
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Syndicats et parents d'élèves critiquent la réforme de François Fillon.
Syndicats et représentants de parents d'élèves ont accueilli fraîchement le projet de réforme de la loi d'orientation sur l'éducation présenté, jeudi 18 novembre, par François Fillon au cours de l'émission "100 minutes pour convaincre", sur France 2. Le ministre de l'éducation nationale s'est pourtant voulu consensuel en annonçant des mesures en direction des professeurs (renforcement de leur pouvoir en matière de redoublement, affirmation de leur liberté pédagogique) et des parents (obligation pour les enseignants de remplacer leurs collègues absents, projet de réforme du baccalauréat, contrat de réussite individualisé pour les élèves)
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Le contrôle continu au baccalauréat, une révolution sans cesse ajournée.
En ouvrant le débat sur la réforme du baccalauréat, le ministre de l'éducation nationale s'avance en terrain miné. On ne s'attaque pas sans risque à "un monument historique", selon l'expression d'un de ses prédécesseurs, Jack Lang. Déjà mise en œuvre pour les baccalauréats professionnels, l'introduction d'un contrôle continu, pour alléger les baccalauréats généraux et technologiques, se heurte depuis des années à l'opposition des professeurs.
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Le procès d'un instituteur pour des viols d'élèves souligne les défaillances de l'éducation nationale
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L'avocat général, François Perain, a requis quinze ans de prison, jeudi 18 novembre, contre Marcel Lechien, instituteur de 51 ans jugé depuis le 2 novembre devant la cour d'assises de l'Eure pour des attouchements sexuels sur 38 enfants, dont trois accompagnés de viols. Derrière le procès de ce "chasseur" qui, entre 1989 et 2001, a "sélectionné avec soin son gibier sexuel" parmi les élèves de son cours préparatoire de l'école de Cormeilles (Eure), il a vu la "faillite" d'une institution "dans son ensemble" : l'éducation nationale.

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