lundi, janvier 25, 2010

Revue de presse du lundi 25 janvier 2010


SES : demandez le programme (ou pas…)- Journal d’un prof d’EPS en banlieue parisienne - Comment enrayer la désaffection des jeunes pour les filières scientifiques ? -


SES : demandez le programme (ou pas…)
Encore les SES…
Véronique Soulé, journaliste de Libération consacre un article à cette discipline (chère à mon cœur) sous le titre “Grogne en classe éco”. Les motifs de mécontentement sont nombreux et on les a souvent exposés ici : réduction horaire, série ES maltraitée, fin des options… Mais ce qui fait l’actualité aujourd’hui, c’est le futur programme de SES de Seconde. Normalement, les programmes de la classe de seconde (sur lesquels ont travaillé des “groupes d’expert” au cours des dernières semaines) n’auraient du être connus qu’à la fin du mois pour communication aux éditeurs et consultation des enseignants. Mais celui de SES a “fuité”. Et le projet tel qu’il apparaît ne satisfait pas les enseignants de SES. Pour l’essentiel, il fait la part belle aux questions techniques et à la microéconomie, et marginalise la sociologie. Les « questions vives » qui pouvaient raccrocher la discipline à l’actualité et faire sens pour les élèves sont peu nombreuses voire inexistantes. La famille ou la question du chômage ont disparu du programme au profit de la loi de l’offre et de la demande et de la notion d’élasticité et de coût marginal. Il semblerait que les pressions de la part du cabinet de Luc Chatel sur les experts chargés de rédiger le programme aient été assez fortes (même s’il est difficile de vérifier cette information). Quoi qu’il en soit, le programme donne l’impression aux enseignants de SES d’une offensive supplémentaire contre la spécificité de la discipline.
Dans un communiqué, l’APSES (association disciplinaire) déroule un certain nombre de critiques. En particulier, il trouve ce programme trop abstrait “et pose une (bonne) question pédagogique et didactique (que j’aurais pu écrire…) On demande à des lycéens venant de quitter le collège d’aborder l’économie par l’apprentissage d’outils abstraits. C’est l’idée que l’on fait découvrir et aimer la musique par la répétition préalable des gammes. Or, pour qui connaît le public lycéen, a fortiori en seconde, c’est raisonner à l’envers. C’est au contraire parce qu’on part des questions contemporaines qui font sens pour les lycéens que ces derniers consentent à fournir l’effort nécessaire pour assimiler des outils. ”. Sur le site de l’IDIES (Institut pour le développement de l’information économique et sociales, Gérard Grosse utilise plusieurs qualificatifs pour désigner ce programme : infaisable, inintéressant, incohérent, aseptisé et idéologique… ”. Enfin sur le site de la revue Alternatives économiques, Arnaud Parienty, prof de SES et blogueur titre Le chômage n’existe plus ! (le ministère l’a viré des programmes de SES...) ! ” alors qu’un autre blogueur , Denis Colombi, sur le site “Une heure de peine” parle du triomphe de “l’économie bisounours pour désigner les lobbys réclamant un enseignement économique aseptisé et “positif”.
Derrière cette protestation propre à la discipline SES, il y a des questions qui devraient intéresser tous les enseignants et les citoyens : qui doit décider des programmes ? les programmes du secondaire doivent-ils singer les programmes universitaires ? Le croisement des regards est-il utile dans les apprentissages et l’analyse de la société ? Et surtout : comment apprend t-on ? Doit-on en passer d’abord par des “fondamentaux” ou doit-on partir de questions vives qui font sens pour les élèves ?

Journal d’un prof d’EPS en banlieue parisienne
L’Humanité nous propose dans son édition du 25 janvier un Journal d’un prof d’EPS en banlieue parisienne Antoine enseigne au collège Pablo-Neruda de Pierrefitte (Seine-Saint-Denis) depuis la dernière rentrée scolaire. Mais son statut de TZR peut l’amener à enseigner dans plusieurs établissements au cours de l’année. Le journal de bord montre que son quotidien 
est une lutte permanente pour faire avec – 
ou parfois sans – 
des infrastructures vétustes, 
au détriment 
de la qualité 
de l’enseignement et de la sécurité des élèves.


Comment enrayer la désaffection des jeunes pour les filières scientifiques ?
Comment enrayer la désaffection des jeunes pour les filières scientifiques” ?. C’est la question que pose le quotidien La Croix. Entre 2000 et 2008, selon les ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche, le nombre d’étudiants inscrits dans les formations scientifiques de l’université (hors IUT) a baissé de 10,2 %, et même 19,2 % en sciences fondamentales (maths, physique, chimie). Entre 2000 et 2007, la baisse n’était que de 6,1 % et 13,5 %. Cette tendance n’est pas propre à la France mais générale à tous les pays développés membres de l’OCDE.
Les remèdes ? « Il en existe, affirme Yves Quéré, physicien et membre de l’Académie des sciences. Il y a l’opération “La main à la pâte” que nous avons créée en 1996 avec Georges Charpak et Pierre Léna, qui propose des ‘‘leçons de choses’’ à la maternelle dès l’âge de 3 ans. Aujourd’hui, environ 40 % des petites classes font des expériences de sciences avec l’élevage d’animaux (escargots, insectes) ou avec un globe terrestre pour expliquer l’alternance entre le jour et la nuit », poursuit-il. Depuis 2006 existe aussi au collège « l’expérimentation d’enseignement intégré de science et technologie » (EIST) : chaque semaine, trois heures et demie de science et technologie sont dispensées à des groupes de 20 élèves par le professeur de physique-chimie, de SVT ou de technologie travaillant en équipe. Pour l’instant, une cinquantaine de collèges proposent cette possibilité. Enfin, dans les classes S du lycée, s’est mise en place depuis 2000 l’opération « Science à l’école », animée par l’astronome Pierre Encrenaz et axée sur les questions d’astronomie, avec séances d’observations au télescope et calcul de trajectoire sur ordinateur.
Là aussi l’enjeu est bien pédagogique et didactique. Il s’agit de redonner de la motivation et de l’intérêt pour les sujets scientifiques. De redonner “de la saveur aux savoirs” comme disait le regretté Jean-Pierre Astolfi. .
En tout cas, ce n’est pas sûr que cette “saveur” apparaisse facilement aux futurs élèves de SES en Seconde…

Bonne Lecture...
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Libération.fr du 25/01/10 (certains articles payants)


En Touraine, la chasse aux jumeaux angolais provoque la colère
Chantal Beauchamp, professeure d’histoire au lycée Grandmont de Tours et six autres militants de défense des droits des migrants, dont le Réseau éducation sans frontières (RESF) d’Indre-et-Loire, interpellent opinion et pouvoirs publics suite à l’expulsion de Nelson et Adilson, deux frères jumeaux d’origine angolaise dont la mère vit régulièrement sur le territoire français.
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Grogne en classe éco
Semaine d’action pour protester contre la réforme de l’économie dans les lycées.
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GilleLehmann retourne à l’école
Gilles Lehmann, un enseignant «désobéisseur» de 40 ans, retrouvera lundi sa classe de CM2 de Condat-sur-Vienne (Haute-Vienne) comme si de rien n’était.
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Le Figaro du 25/01/10


«Des centaines de milliers d'enfants en détresse»
La responsable d'une association française d'aide aux enfants haïtiens explique la misère des gamins de Port-au-Prince.
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Le Monde.fr du 25/01/10



"Ce n'est pas parce qu'on est un 'quota' qu'on est idiote"
Dans un chat sur LeMonde.fr, Clarisse Reille, présidente de Grandes écoles au féminin, propose que les quotas soient élargis à toutes les structures publiques.
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L’Humanité du 25/01/10 (un jour de retard)



Journal d’un prof d’EPS en banlieue parisienne
En zone urbaine sensible, 
le quotidien 
est une lutte permanente pour faire avec – 
ou parfois sans – 
des infrastructures vétustes, 
au détriment 
de la qualité 
de l’enseignement et de la sécurité des élèves.
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Une école vitrine
à Saint-étienne, une étudiante en art témoigne des changements 
de statut de son école.
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Pécresse, prêtresse de la méritocratie
La ministre demande aux grandes écoles d’intégrer 30% de boursiers d’ici à trois ans afin de « détecter 
les talents » des classes défavorisées. La formation d’une élite boursière est-elle vraiment la solution ?
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L’UNEF ET LA GAUCHE SE MOBILISENTPOUR LES ÉTUDIANTS ÉTRANGERs
Face à la situation difficile des étudiants étrangers en France, l’Unef a lancé une pétition en novembre 2009, récoltant déjà plus de 20 000 signatures. Soutenu par les principaux partis politiques de gauche et des associations, le texte réclame, pour les étudiants étrangers, la création d’un titre de séjour pluriannuel par cycle d’études (licence, master…), la régularisation de tous ceux qui sont sans papiers, et l’ouverture de toutes les aides sociales. L’action se prolonge jusqu’à début février. La France accueille aujourd’hui plus de 260 000 étudiants étrangers, dont 2 000 sans-papiers. Depuis quelques années, un réseau s’est créé dans le milieu universitaire sur le modèle du Réseau éducation sans frontières : intitulé Réseau universités sans frontières, il a pour objectif de « fédérer les initiatives existantes en faveur des étudiants étrangers ».
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Le Parisien (certains articles payants) du 25/01/10



Colombes : un lycéen sans-papiers expulsé vers le Maroc
Mohamed Abourar, 18 ans, élève en 1ère année de Bac Pro Hygiène et environnement au lycée professionnel Valmy de Colombes (Hauts-de-Seine), a été expulsé samedi vers son pays d'origine, le Maroc. Il a embarqué à bord d'un avion tôt dans la matinée, a annoncé la préfecture de police.
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Pas de sanction pour le maître ayant refusé les évaluations en CM2
Un maître d'école de Haute-Vienne, suspendu pour avoir refusé d'organiser les évaluations en CM2 telles qu'elles avaient été prévues par le ministère de l'Education nationale, a annoncé, vendredi, qu'il ne serait pas sanctionné et pourrait retrouver sa classe lundi.
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La Croix du 25/01/10



Comment enrayer la désaffection des jeunes pour les filières scientifiques
Si le nombre d’inscrits en première année de sciences à l’université continue de diminuer, plusieurs actions en maternelle, au collège et au lycée tentent de remédier à la désaffection pour les sciences
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Les échos (certains articles payants) du 25/01/10



Rien vu...


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20 minutes du 25/01/10



Rien vu...


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Rue89 du 25/01/10



L'UNI change de nom pour mieux préparer 2012
Le syndicat étudiant de droite se mue en « Mét », moins marqué UMP. Mais des militants dénoncent une décision de l'Elysée.
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Ouest-France du 25/01/10



Rien vu...


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Le Journal du Dimanche du 25/01/10



Rien vu...


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Le Nouvel Obs Permanent du 25/01/10


Bientôt la sélection à l'université ?
Il fera date, le manifeste publié le 19 janvier dans Le Monde, à l'initiative du groupe des « Refondateurs de l'Université », parmi lesquels Olivier Beaud, professeur à Paris 2, un des porte drapeau de la révolte de 2009 contre la réforme du statut des enseignants-chercheurs, le sociologue François Dubet (Bordeaux 2) et le philosophe Marcel Gauchet (EHESS). ( photo ci-dessous)
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L’Express.fr du 25/01/10


Rien vu...


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Le Café Pédagogique du 25/01/10


Les nouveaux professeurs des écoles seront accompagnés dans leur première nomination
En réponse à un courrier de Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp, dans une lettre du 22 janvier, Luc Chatel l'informe que "dans toute la mesure du possible, les professeurs des écoles stagiaires qui prendront leur fonction à la rentrée prochaine, devront pouvoir faire classe jusqu’aux vacances de Toussaint en présence d’enseignants expérimentés qui pourront leur apporter aide et conseils". Il répond ainsi à une critique faite par le Snuipp, comme par beaucoup d'autres acteurs de l'Ecole, sur le danger que représenterait le fait de nommer en classe des enseignants débutants dont certains n'auront jamais fait de stage.
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Désobéisseurs : L'administration deux fois désavouée
Lundi rayonnant pour les "désobéisseurs". Gilles Lehmann, suspendu brutalement le 18 janvier par l'inspecteur d'académie de la Haute-Vienne au motif qu'il ne faisait pas passer les évaluations de CM2 dans les règles, réintègre sa classe et aucune sanction ne sera prise contre lui. C'est un désaveu pour l'inspecteur d'académie.
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Médiapart (accès payant) du 25/01/10


Le mal-être des écoles de Seine-Saint-Denis
Les syndicats d'enseignants de la Seine-Saint-Denis et les parents d'élèves de la FCPE protestent depuis octobre 2009 contre les problèmes de remplacements dans les écoles de leur département. Samedi 23, ils se réuniront pour décider de leurs prochaines journées d'action.
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ÉducPros du 25/01/10


Cécile Van de Velde, sociologue à l’EHESS : «L’aspiration des jeunes adultes français à l’indépendance n’est absolument pas comblée»
Maître de conférences à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris, Cécile Van de Velde a comparé au niveau européen les dispositifs qui accompagnent les jeunes dans leur entrée dans la vie adulte (Devenir adulte. Sociologie comparée de la jeunesse en Europe, PUF, 2008). Alors que l’année 2010 débute sans réelles perspectives d’éclaircies sur le marché de l’emploi des jeunes, la sociologue nous livre ses réflexions sur ces dispositifs, en insistant sur les failles du modèle français.
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Trois grandes écoles nantaises se rassemblent dans un établissement unique : NATech
Deux écoles d’ingénieurs, l’Ecole Centrale de Nantes et l’Ecole des Mines de Nantes, ainsi que l’école de management Audencia se rassemblent sous un établissement unique, Nantes Atlantic Technology (NATech), qui veut être le « premier consortium français conjuguant l’ingénierie et le management dans le domaine de l’enseignement supérieur ».
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Haïti : l’AUF organise des assises internationales pour la reconstruction du système universitaire
L’AUF (Agence universitaire de la francophonie) annonce l'organisation à Montréal, en avril 2010, d'Assises internationales destinées à mettre au point un plan d'action pour la reconstruction de l'enseignement supérieur haïtien. 

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Une sélection dans les dépêches du 25/01/10



Réforme du lycée: une lettre de Luc Chatel aux parents d'élèves de troisième
Les parents d'élèves de troisième vont recevoir dans les jours qui viennent une lettre du ministre de l'Education Luc Chatel exposant les principaux objectifs de la réforme du lycée qui doit commencer à s'appliquer à la rentrée 2010, a annoncé le ministère lundi.
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Paris: un élu PCF déplore l'enlèvement d'une vitrine dédiée à Guy Môquet dans le métro
Ian Brossat, président du groupe communiste au conseil de Paris, s'est ému lundi dans un communiqué et une lettre au PDG de la RATP Pierre Mongin, de la disparition d'une vitrine dédiée au jeune résistant Guy Môquet dans la station de métro éponyme (XVIIIe arrondissement).
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Futurs professeurs des écoles à la rentrée 2010: précisions sur leur prise de fonction
Les professeurs des écoles stagiaires qui prendront leurs fonctions à la rentrée 2010 feront classe jusqu'aux vacances de la Toussaint et, "dans toute la mesure du possible", en présence "d'enseignants expérimentés", affirme le ministre de l'Education Luc Chatel dans une lettre au syndicat d'enseignants SNUipp-FSU.
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