dimanche, décembre 12, 2004

revue de presse des hebdomadaires
(semaine du 6 décembre au 12 décembre 2004)

Le « mot de la semaine » pour le Nouvel Observateur c’est « TPE »… Encore un article consacré à ce dispositif pédagogique qui s’av ère de plus en plus un symbole des limites de l’arbitraire en matière de décision ministérielle.



Bonne lecture
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Le Nouvel Observateur du jeudi 9 décembre 2004 -

Le Mot :TPE
Tout le monde crie au scandale, mais François Fillon, lui, s’obstine: oui, il va bien supprimer les travaux personnels encadrés (TPE). Mis en place par Claude Allègre en 1999, les TPE, matière à part, tranchent dans les programmes académiques. Leur objectif consiste à faire effectuer aux élèves des recherches sur un thème transversal: l’opéra, l’évolution d’un quartier, la généalogie d’une famille, l’alimentation du sportif… Selon les enseignants, ces projets développent de nouvelles compétences, comme l’autonomie ou la capacité de travailler en groupe. Et les élèves adorent. 90% d’entre eux prennent l’option TPE au bac. Mais pour le ministre de l’Education nationale, en terminale, le lycéen travaille trop: 1 100 heures en France, contre 940 dans le reste de l’Europe… «Ce n’est bon ni pour l’élève ni pour l’Etat», dit-il. Et puis surtout, cela grève le budget. Or le gouvernement a besoin d’argent pour financer sa réforme de l’Education. En rayant les TPE des emplois du temps, François Fillon compte ainsi récupérer des milliers d’heures, qu’il utilisera pour dédoubler les classes de langues.Lire la suite de l’article

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Le Point du 9 décembre 2004

L'élève français moyen
L'OCDE évalue à nouveau les performances des élèves de 15 ans à l'issue de leur scolarité obligatoire. En 2000, le rapport Pisa (Programme international d'évaluation des élèves) insistait sur la compréhension de l'écrit et nos résultats n'étaient pas glorieux. Dans le rapport 2003, qui s'interesse plus particulièrement aux sciences, les élèves français s'en tirent nettement mieux. Certes, ils restent très en dessous de la Finlande, champion toutes catégories. Mais ils obtiennent plus que la moyenne, derrière la Belgique ou la Suède, et devant l'Allemagne, l'Espagne ou l'Italie. Pourquoi ces résultats tout juste honorables ?Lire la suite de l’article


La loi miracle

Dans une compilation des textes fondateurs qui ont fait la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat (1), Dominique de Villepin ouvre les festivités de la « grand-messe laïque » du centenaire de 2005. Et signe une préface tout feu, tout flamme sur cette loi, accouchée dans la douleur voilà bientôt cent ans. Bien sûr, le ministre de l'Intérieur place résolument l'intégration de l'islam sous la tutelle de 1905. A rebours de l'iconoclaste Nicolas Sarkozy, qui ose évoquer une possible « évolution » de cette loi devenue, au fil des ans, lieu de mémoire et symbole de la cohésion nationale.Lire la suite de l’article

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L'Express du 6 décembre 2004

Faut-il apprendre l'anglais dès l'école primaire?

Après le rapport de la commission Thélot, François Fillon, ministre de l'Education nationale, a tranché. Au primaire, les élèves devront s'initier à une langue vivante. Pas forcément celle de Shakespeare.
Pour Jacqueline Quéniart
Professeur agrégée d'anglais, membre de la commission Thélot

«C'est une compétence indispensable à tout citoyen»
Contre : Claude Hagège
Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de théorie linguistique
«Il faut promouvoir l'apprentissage de deux langues»
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 11 décembre 2004

FONCTIONNAIRES
La grande explication


Le ministre Renaud Dutreil souhaite engager avec les syndicats une discussion de fond sur l'avenir de la fonction publique. «Attention, casse-cou» ou «enfin» ? Les avis n'ont peut-être jamais été aussi tranchés.
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Politis du 9 décembre 2004

École : sous le voile des apparences
Le collectif « Une école pour toutes et tous/Contre les lois d ?exclusion » dresse un bilan de la rentrée scolaire qui contredit l’autosatisfaction gouvernementale.
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Marianne du 9 décembre 2004


Rien vu...


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vendredi, décembre 10, 2004

Revue de presse du vendredi 10 décembre 2004

Le gros dossier du jour se trouve dans Le Monde qui consacre plusieurs articles au redoublement. De nombreuses études montrent que dans la quasi-totalité des cas, le redoublement n’est pas efficace. Mais le projet Fillon prévoit non seulement de la maintenir mais de l’étendre. Il s’agit pour le Ministre d’adresser un signal aux enseignants allant dans le sens d’une restauration de leur « autorité ». C’est aussi le signe d’un manque d’imagination, le redoublement permet d’éviter de se poser des questions sur la pédagogie et les solutions efficaces que l’on peut apporter face aux difficultés des élèves.

On trouvera aussi dans les journaux, beaucoup d’articles sur la situation des enfants soumis à la précarité en Franceet dans le Monde. On lira aussi avec intérêt dans Libération une tribune pour la défense des enseignements artistiques. L’auteur demande que le socle commun prenne en compte cette dimension artistique qui est aussi une voie de réussite.

Bonne Lecture...
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Libération du 10/12/04


La bonification des profs de ZEP n'est plus prioritaire
Le 6 novembre, l'Education nationale a annoncé via le Bulletin officiel que les bonifications indiciaires automatiquement accordées aux enseignants des zones d'éducation prioritaire (ZEP) seront supprimées. Ces bonifications permettent de booster la carrière et font partie des signes de reconnaissance adressés aux personnels des établissements difficiles : outre une petite indemnité et quelques moyens supplémentaires, ces derniers ont plus de facilité à obtenir le poste de leur choix après être passés par les ZEP.
Dans la foulée, le ministère a décidé de créer un nouveau système. Désormais, certains établissements seront classés «APV», soit «affectations prioritaires à caractère volontaire». Ce label APV est attribué de droit aux établissements classés «sensibles» ou bénéficiant d'un autre dispositif incitatif et dérogatoire : les «Pep 4».
Quid des autres ZEP ? La décision est laissée à l'appréciation de chaque académie. Créteil et Versailles ont ainsi choisi de transformer toutes leurs ZEP en APV, mais Paris a décidé de ne retenir que 11 collèges sur la trentaine classés ZEP. A Bordeaux, il n'y en aura qu'un, à Grenoble ou à Rennes, aucun. Les enseignants qui resteraient l'an prochain dans ces collèges ZEP mais non APV perdraient le bénéfice des bonifications accumulées depuis leur arrivée en ZEP. Seule porte de sortie offerte pour en profiter : demander sa mutation pour l'an prochain avant ce soir si on veut changer d'académie (au printemps si on veut bouger, mais dans la même académie).
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Manifestation des lycées pro
Plusieurs centaines d'élèves et d'enseignants de lycées techniques et professionnels ont manifesté hier devant le rectorat de Paris pour protester contre un plan de transfert de leurs établissements, et les menaces qui planent sur l'existence même de certaines de leurs filières.
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Rebonds : A l'école, la notion de choix renforce les inégalités
Par Maxime Travert maître de conférences à l'IUFM Aix-Marseille.
Les arts, la musique, l'éducation physique et sportive sont rassemblés, dans le projet de réforme du brevet, dans un «portefeuille de matière au choix». Cette nouvelle position qu'occuperont ces disciplines dans le premier diplôme que les élèves auront à acquérir témoigne de la considération que le pouvoir politique leur accorde. Elles ne sont plus obligatoires ; elles deviennent optionnelles. […]
Tout le monde s'accorde pour que l'école mène l'élève sur la voie de la réussite. Mais alors, pourquoi se passer de ce qui est déjà pour lui, à l'extérieur de l'école, une expérience de la réussite ? L'ignorer, c'est se couper d'un moyen d'attirer l'élève vers l'école. C'est également se passer des conditions initiales d'une réussite pour les mettre en relation avec des échecs. Seule la dialectique réussite/échec prend sens. L'une sans l'autre mène soit vers le désespoir, le rejet, soit vers l'utopie, l'absence d'apprentissages. Ignorer ces «différentes réussites», c'est se couper d'une entrée favorable dans les apprentissages. Oui, c'est regrettable en terme de culture !
Vouloir transmettre un socle de connaissances et de compétences n'est pas contestable. Il reste à débattre de sa nature. Ignorer ces cultures premières, c'est se contenter de s'entre-déchirer sur la définition d'une «culture commune» dont le seul fondement reste la légitimité académique. Le problème est alors posé en terme traditionnel et seuls sortent vainqueurs les conservatismes. Prendre en compte ces cultures premières, c'est déplacer le débat sur la définition d'une «commune culture» dont un des fondements reste le réalisme, et alors sort vainqueur l'enrichissement des élèves.
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Equité à bâbord
Par Michel Wieviorka sociologue.
Les Etats-Unis ont inventé l'affirmative action dans les années 60 pour pallier les inégalités structurelles dont pâtissaient les Noirs. Puis la notion a fait son chemin, et nourri bien des débats. Avant même d'examiner ses enjeux les plus actuels, il faut marquer la formidable ambivalence imputée à cette notion, vite associée, dans l'opinion, à des options multiculturalistes qui pourtant ne sont pas nécessairement les siennes.[…]
Si la «discrimination positive» doit aboutir à promouvoir quelques membres d'une minorité ou d'un groupe donné, au détriment de la capacité de l'ensemble concerné à accéder à l'ascension sociale, ou si elle encourage un certain communautarisme, par exemple en déléguant à des leaders ou notables le soin d'organiser la promotion de certains membres de leur communauté, et en renforçant finalement les logiques de fragmentation culturelle et sociale, alors ce type de politique n'est pas digne de la gauche, et pourrait même s'apparenter à un néocolonialisme à la française. Si, au contraire, elle débouche sur des chances accrues d'ascension sociale et de réduction des inégalités pour l'ensemble du groupe concerné, si elle veille en même temps à décourager les dérives communautaires, alors ce peut être une politique de gauche. Une politique très supérieure à l'absence de mesures qui caractérise le «républicanisme», discours dont l'universalisme abstrait est sur la défensive, impuissant dans la pratique à faire reculer l'injustice sociale.
Il est temps, à gauche, de ne pas laisser à la droite le monopole de la «discrimination positive», quitte à la dénommer autrement _ «équité» par exemple. Il est temps, à gauche, de se débarrasser des facilités rhétoriques qu'offre l'ode incantatoire à la République, qui est non pas menacée, mais au contraire renforcée si l'équité est un moyen mis au service de l'égalité, qui doit demeurer une fin, et si des politiques volontaristes s'en prennent aux inégalités les plus lourdes.
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Le Figaro du 10/12/04


Rien vu...


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L'Humanité du 10/12/04


Des enfants exposés à tous les dangers
Les responsables de l’association départementale de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence de Seine-Saint-Denis (ADSEA 93) n’en pouvaient plus. Le nombre d’enfants et d’adolescents qu’ils prennent en charge suivait depuis trop longtemps une courbe exponentielle ; les travailleurs sociaux croulaient sous une charge de plus en plus lourde et, surtout, leurs marges de manoeuvre étaient de plus en plus limitées. Intenable, intolérable... Impossible de garder tout cela pour eux. L’association a donc décidé de faire connaître ce que les citoyens ne pouvaient plus imaginer. De plus en plus d’enfants et de très jeunes majeurs, 5 000, selon eux, vivent en Seine-Saint-Denis en grande précarité, sans adresse fixe, ballottés avec leurs familles d’hôtels en squats ou en logements temporaires.
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Des cités toujours aussi sensibles
Vingt ans de politique de la ville plus tard, la France a toujours le mal des banlieues. Et il s’amplifie. En 1983, la politique de la ville concernait une quinzaine de quartiers qui bénéficiaient de ce que l’on nommait alors le DSQ (développement social des quartiers). Le quartier des Minguettes venait d’exploser (1981), et les Français découvraient ce que l’on nomma vite les « quartiers sensibles ». Quelques ministres de la Ville et quelques années plus tard, les « quartiers sensibles » sont désormais 751, dont 33 dans les DOM-TOM, répartis sur près de 800 communes au sein de plus de 200 agglomérations. Leur nom aussi a changé. On les appelle désormais ZUS (zones urbaines sensibles) et elles accumulent les handicaps.
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Trois témoins de la vie des cités
Éducation. « L’école, un lieu capital pour la socialisation »
Nathalie Gillette, enseignante en maternelle à Garges-lès-Gonesse
« Je travaille avec les tout-petits, les enfants de deux ans. Il y a un grand débat, en ce moment, pour savoir si scolariser les enfants de façon si précoce est une bonne chose ou non. Personnellement, je suis convaincue que cela les aide, surtout dans un quartier comme le nôtre. »
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Le Parisien du 10/12/04


« Mon modèle d'intégration à la française, c'est Smaïn » Série (2/3)
Au-delà du contexte économique, Soraya, qui assure n'avoir jamais souffert de discrimination - « sauf de la part d'une institutrice très raciste quand j'étais à l'école primaire » -, porte un constat sans concession sur la façon dont notre pays « intègre » ses immigrés. « La France a encore des problèmes d'intégration, observe-t-elle. Le plus criant, c'est le regard des gens sur nous. Je ne dirais pas que j'y lis du racisme mais presque... »
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La Croix du 10/12/04


Un milliard d’enfants en péril
La moitié des enfants dans le monde vit dans des conditions de grande précarité, selon le rapport 2004 de l’Unicef
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20 minutes du 10/12/04


5000 enfants sans domicile fixe dans le 93
En un an, Birama en est à sa sixième adresse. Et autant d’écoles pour ses enfants âgés de 2 à 7 ans. Victime d’une arnaque au bail, expulsé de son logement de Clichy-sous-Bois (93), il a successivement logé sa famille, dans un hôtel Formule 1, puis dans divers foyers d’urgence. « Un mois au Tremblay, un mois à Noisy, trois à Sevran, et puis Gagny, retrace-t-il. Déjà choqués par l’expulsion, les petits ont à chaque fois beaucoup de mal. » Comme eux, au moins 5 000 enfants vivraient sans adresse fixe en Seine-Saint-Denis, selon l’Association départementale de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence (ADSEA), qui s’alarmait hier du phénomène.
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Saint Nicolas, figure laïque
Un effet collatéral de la loi laïcité. Les enfants des écoles maternelles de Coudekerque-Branche ont été privés, lundi, de leur traditionnelle figurine en chocolat de Saint Nicolas : des enseignants ont considéré que la croix et le missel du personnage sont contraires à la nouvelle loi. Certains ont enlevé la mitre de l’évêque, d’autre ont gratté la croix : par souci sanitaire, le maire a dû faire retirer toutes les figurines, qui avaient coûté, au total, 4 000 e
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Le Monde daté du 11/12/04


Redoublement : les études s'opposent aux pratiques des enseignants
Une nouvelle évaluation montre que les élèves qui redoublent leur CP réussissent moins bien que ceux de même niveau qui passent dans la classe supérieure. Faute de meilleure solution, beaucoup d'enseignants restent attachés à leurs prérogatives, qui doivent être renforcées par la réforme Fillon.
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"Un bon soutien scolaire serait mille fois mieux, mais à défaut..."
Trois professeurs évoquent leur pratique du redoublement. Ils sont adhérents au SNES, majoritaire dans le second degré, qui est, sur le sujet, le syndicat le plus favorable à la réforme de François Fillon.
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La Finlande, en tête de la classe européenne, a banni son usage
L'égalité des chances. L'expression revient sans cesse à la bouche des autorités finlandaises dès lors qu'on aborde le dossier de l'éducation. A les entendre, c'est l'une des clés principales de la réussite de leur système éducatif, récompensé, le 7 décembre, par une première place au classement trisannuel établi parmi les pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Or, dans l'esprit finlandais, le redoublement d'une classe par un élève ne correspond pas à cette logique de l'égalité des chances. Au contraire, il creuse les inégalités. "Cela a quelque chose de frustrant et d'ennuyeux pour un enfant d'avoir à reprendre de zéro une année entière de cours, explique Pekka Kupari, chercheur à l'Institut pour la recherche sur l'éducation, à l'université de Jyvãskylã. En Finlande, nous pensons pouvoir soutenir les élèves autrement qu'en leur imposant le redoublement."
Aussi est-il quasiment banni dans ce pays nordique.
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jeudi, décembre 09, 2004

Revue de presse du jeudi 9 décembre 2004

Le Parisien consacre une série à l’intégration « Malgré les difficultés, ils ont réussi à s’intégrer ». Des témoignages qui mettent l’accent sur le rôle de l’école dans le processus d’intégration.


Bonne Lecture...
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Libération du 09/12/04


Rien vu...


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Le Figaro du 09/12/04


Rien vu...


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L'Humanité du 09/12/04


Lettre ouverte de l’Alliance française à Jacques Chirac
Monsieur le Président de la République, Vous êtes le président d’honneur de notre association Alliance française qui a plus de cent vingt ans. Aujourd’hui elle est en danger, particulièrement l’École de Paris qui accueille plus de 2 000 étudiants étrangers par mois venant de tous les horizons. Nous avons besoin de votre intervention, pour sauver la langue française, la francophonie, la culture, nos emplois.
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Le Parisien du 09/12/04


Malgré les difficultés, ils ont réussi à s'intégrer
L'intégration des immigrés et de leurs enfants fonctionne mal, s'alarment les deux tiers des Français dans notre sondage exclusif. Education, emploi, logement : ceux qui réussissent témoignent des efforts à accomplir
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Blandine Kriegel « Je crois aux vertus de l'exemple »

Quel est l'objectif du Forum de la réussite des Français venus de loin que vous organisez samedi à l'Assemblée nationale ?
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« Aujourd'hui je parle librement de mes différences »
LORSQU'ON LUI DEMANDE si elle se sent intégrée, Sabah Gaier, née à Melun (Seine-et-Marne) il y a vingt-sept ans de parents marocains, répond : « Oui, encore que j'aie toujours du mal à comprendre ce que signifie le terme intégration. » A la voir, tout de noir vêtue à l'exception du châle en laine jaune noué sur ses épaules, on veut bien la croire sur parole. Souriante sous ses boucles brunes, l'étudiante en maîtrise d'enseignement du français langue étrangère (FLE) à la Sorbonne ajoute aussitôt : « La majorité de mes amis sont français blancs .
Mais aujourd'hui, je parle librement de mes différences avec eux
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La Croix du 09/12/04


Rien vu...


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20 minutes du 09/12/04


Discrimination positive, un cas d’école à l’IEP
Contre toute attente, le conseil d’administration de l’IEP de Lille a refusé, mardi soir, de valider le projet de conventionnement avec des lycées classés en zones d’éducation prioritaire. Rejeté par une large majorité, le projet sera de nouveau présenté au CA le 15 janvier.
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Le Monde daté du 10/12/04


Rien vu...


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mercredi, décembre 08, 2004

Revue de presse du mercredi 8 décembre 2004

20% ou 40% ? le fait du jour est une querelle de chiffres. La grève du secondaire lancée à l’appel du SNES et du FERC-CGT est-elle un échec ou une réussite. Selon le Ministère ou selon le syndicat, les réponses sont très différentes et dans des proportions rarement atteintes !
A lire aussi, une information sur l’harmonisation des retraites entre enseignants du public et du privé.
Bonne Lecture...
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Libération du 08/12/04


Les profs sèchent massivement leur grève
«Quoi ? On n'est pas plus que ça ?» Au départ de la manifestation des enseignants, hier à Paris, les grévistes serraient les rangs, cherchant à se tenir chaud. La police a compté 3 500 manifestants dans la capitale, les organisateurs 10 000. A Marseille, deuxième plus «gros» rassemblement, ils étaient entre 1 000 et 5 000. C'est peu. Un manque d'enthousiasme confirmé par les taux de grévistes : 20 % en moyenne nationale, selon le ministère de l'Education, 40 % d'après le Snes (majoritaire dans le secondaire).
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Courrier : Primaire, my anglais is not rich

Connaissez-vous les conditions réelles de l'enseignement de l'anglais à l'école élémentaire ? Je suis intervenante en langue. Mes collègues et moi avons au minimum une licence d'anglais ou sommes natifs de la langue. Notre statut est précaire et nous sommes littéralement exploités. Je gagne 447 euros par mois pour 14 heures de cours par semaine. Dès l'an prochain, tous nos postes seront supprimés. Le rectorat vient d'envoyer une circulaire dans toutes les écoles en obligeant quatre instituteurs par école, choisis arbitrairement, à effectuer quatre jours de stage de langue ? A l'issue duquel ils seront décrétés habilités à enseigner l'anglais !
Je connais une institutrice d'une cinquantaine d'années, qui n'a pas parlé anglais depuis le lycée et qui suivra un stage. Voici comment on souhaite enseigner l'anglais dès le CE1, par des instits dont la maîtrise de la langue est plus qu'approximative !
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Le Figaro du 08/12/04


Les syndicats enseignants se satisfont de la mobilisation des grévistes

La première journée d'action des enseignants depuis la rentrée a satisfait les syndicats qui lui avaient donné une valeur de test. Les profs entendaient hier protester contre les réductions budgétaires du gouvernement et le projet de réforme de l'Éducation. Mais le mouvement de contestation contre la réforme des retraites du printemps 2003 a laissé des traces, les retenues sur salaires plus encore, et les organisations syndicales peinent à mobiliser leurs troupes.
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L'Humanité du 08/12/04


Ce zéro qui dit le rien et le tout
Mathématiques. Robert Kaplan retrace avec finesse l’histoire de ce chiffre « ni négatif, ni positif, le plus étroit des no man’s land entre deux royaumes », considéré comme diabolique puis devenu si indispensable.
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Le Parisien du 08/12/04


Les profs donnent rendez-vous le 16 décembre
C'EST UNE GUERRE des chiffres qui devient traditionnelle. Hier, le combat que se livrent à distance le ministère de l'Education et les syndicats d'enseignants lors d'une journée de grève a encore eu lieu. D'après la Rue de Grenelle, le mouvement a été plutôt peu suivi avec 24,38 % de grévistes en moyenne dans les collèges, 22,95 % en lycées et 14,99 % dans les lycées professionnels.
Côté FSU, principale organisation à l'origine de l'action, on annonçait un score autrement plus élevé : 43 % de grévistes, avec parfois des taux de plus de 50 % dans des collèges en Ile-de-France par exemple et dans la région marseillaise. Un écart important qui s'explique, selon les syndicats, par le fait que le comptage du ministère s'effectue à partir des effectifs globaux des établissements et non pas de celui des professeurs devant effectivement travailler un jour de grève.
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La Croix du 08/12/04


Public et privé, enseignants à parité
Les députés examinent mercredi 8 décembre une proposition de loi sur les enseignants du privé sous contrat. La réforme vise notamment à harmoniser leurs retraites avec celles des professeurs fonctionnaires. Le texte proposé par le député UMP Yves Censi devrait faire l’objet d’un vote favorable du groupe socialiste
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20 minutes du 08/12/04


Des milliers de profs dans la rue hier
L’Education nationale a recensé 20 % de grévistes, les syndicats avancent, eux, un chiffre de 40 %
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Sciences-Po Lille poursuit son ouverture
Sciences-Po Lille veut diversifier l’origine de ses étudiants. Hier soir, le conseil d’administration de l’Institut d’études politiques (IEP) de Lille a accédé à la demande de l’IEP de Paris, qui souhaitait que les deux établissements instaurent un mode de sélection conjoint auprès de lycées classés en zone d’éducation prioritaire (ZEP). Déjà expérimentée à Paris depuis 2001, cette « politique de diversification du recrutement social » n’est pas tout à fait nouvelle à Lille : depuis la rentrée 2003, l’IEP de Lille est le premier (et le seul) à expérimenter l’accueil d’étudiants issus de BTS. La première promotion « mixte » sortira dans un an et demi.
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Le Monde daté du 09/12/04


Les retraites des enseignants du privé devraient être alignées sur celles du public
L'Assemblée nationale devait adopter, mercredi, la proposition du député (UMP) Yves Censi. Les 145 000 professeurs des établissements sous contrat verront aussi leur statut clarifié.
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mardi, décembre 07, 2004

Revue de presse du mardi 7 décembre 2004

Deux sujets dans l’actualité aujourd’hui : l’enquête PISA et la grève dans le secondaire.
En ce qui concerne l’enquête PISA menée par l’OCDE, L'étude évaluait principalement la culture mathématiques de jeunes de 15 ans dans 40 pays, elle place la France en 16e position avec un score légèrement au-dessus de la moyenne des pays de l'OCDE. Dans le classement, les jeunes Français se situent en 13e position sur trente. A noter que le Figaro approfondit l’analyse en consacrant deux articles aux Mathématiques.

La grève dans le secondaire est diversement évaluée selon vos quotidiens. De faible à relativement importante. A vous de voir…
Bonne Lecture...
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Libération du 07/12/04


Manif de série B dans l'éducation

Certains parcours de manifs en disent plus long sur l'état d'esprit de leurs organisateurs que tous les communiqués. Exemple aujourd'hui à Paris : les huit syndicats de la Fédération syndicale unitaire (FSU) qui appellent à manifester, et ceux de la Ferc-CGT n'ont prévu qu'un modeste Port-Royal-rue de Grenelle pour le défilé qui ponctue leur grève contre les choix budgétaires du gouvernement et certains éléments du projet de loi d'orientation sur l'école. Soit le genre de distance qui ferait juste piétiner une manif des grands jours. Il faut dire que ceux-ci semblent révolus, le «syndrome 2003» faisant encore des ravages selon plusieurs enseignants contactés hier. En d'autres termes, une simple journée de grève, même pas unitaire, peine à convaincre quand deux mois et demi de mouvement social avaient échoué à ébranler le gouvernement Raffarin sur les dossiers de la décentralisation et des retraites.
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L'élève français sans éclat

Élève moyen ; des progrès en mathématiques. Tel est le bulletin d'évaluation de la France selon l'enquête Pisa 2003 de l'OCDE. Lancée en 2000, cette étude sur les «savoirs acquis par les élèves» à l'âge de 15 ans est menée dans 41 pays et a été effectuée auprès de plus de 250 000 élèves.
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Le Figaro du 07/12/04


Les élèves français ont juste la moyenne en maths
Honorable mais peut mieux faire... Cette appréciation pourrait illustrer les derniers résultats pour la France de la deuxième enquête Pisa , qui mesure les performances scolaires des pays, présentée hier par l'OCDE. L'étude qui, cette fois-ci, évaluait principalement la culture mathématiques de jeunes de 15 ans dans 40 pays place en effet la France en 16e position avec un score (511 points) légèrement au-dessus de la moyenne des pays de l'OCDE (500 points). Si l'on se restreint aux seuls pays membres de l'OCDE, les jeunes Français se classent en 13e position sur trente.
C'est la Finlande qui est la championne toutes catégories (parmi les pays de l'OCDE).
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Une matière qui effraie les élèves
«Vous savez, moi, je suis nul en maths !» Cette phrase, Elisabeth Fumex l'entend à chaque rentrée. Professeur de mathématiques au collège Henri-Bordeaux, à Cognin (Savoie), elle connaît bien le stress des élèves que souligne le rapport Pisa. Certains viennent même la voir en début d'année pour l'avertir de leurs futurs piètres résultats ! Mais rien n'y fait : «Au moment des contrôles, ils perdent leurs moyens et paniquent devant leur copie.» Ils ont les maths en horreur. Le programme de 3e ne présente pourtant pas de difficultés particulières. «Un élève qui suit bien ses cours s'en sort», explique Hervé Lootvoet, professeur à Beaujeu (Rhône).
Si les maths effraient, c'est que leur mythe perdure. La discipline ne laisse personne indifférent. «A travers leurs enfants, les parents revivent leur propre histoire, explique Elisabeth Fumex. Comme eux, ils nous disent : «Vous savez, j'étais nul en maths.». A croire qu'être «matheux» ou pas est inscrit dans les gènes. Porter l'héritage familial est un facteur de stress supplémentaire. Quand un enfant échoue en maths, ses parents s'alarment facilement. D'autant plus que la terminale S reste la voie royale. «En France, les filières d'excellence sont toujours fondées sur les maths, renchérit Hervé Lootvoet. Cette idée irrigue tout le système scolaire en amont.»
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Laurent Lafforgue : «On assiste à un naufrage»
Professeur à l'Institut des hautes études scientifiques, membre de l'Académie des Sciences et lauréat en 2002 de la médaille Fields, «prix Nobel des maths», Laurent Lafforgue juge la situation catastrophique.
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Des imams bientôt formés à Assas et à la Sorbonne
La formation d'une nouvelle génération d'imams parlant couramment le français et connaissant les lois de la République se précise. L'Education nationale et le ministère de l'Intérieur se sont mis d'accord : deux universités parisiennes, probablement la Sorbonne et Assas, devraient proposer dès la rentrée de 2005 un nouveau diplôme universitaire (DU) pour acquérir une parfaite maîtrise de la société et du droit français. Cette formation sera vivement conseillée aux candidats à l'imanat, en plus de leurs études religieuses
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L'Humanité du 07/12/04


Le secondaire bat le pavé
« Chahut bahut » chez les personnels de l’éducation. Et grève nationale, aujourd’hui, dans les collèges et les lycées à l’appel de la FERC-CGT et des syndicats FSU du secondaire. Professeurs, documentalistes, conseillers principaux ou d’orientation, bibliothécaires, ATOS ou infirmières : pour la première fois depuis le mois de mars dernier, tous les corps de métiers sont invités à stopper le travail et à se rassembler, dans leur académie ou leur département. Assemblées générales ou manifestations : au total, une cinquantaine de rendez-vous ont été fixés par les syndicats, le plus souvent devant les rectorats
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Le Parisien du 07/12/04


Les petits Français mieux notés
Pas si mauvais en maths, astucieux et logiques, les petits Français profitent mieux de l'école : la vaste enquête comparative réalisée dans 41 pays révèle les progrès scolaires de l'Hexagone depuis trois ans.
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Claude, 21 ans, repenti de la guerre des bandes
Au-delà des drames récents et du procès qui s'est ouvert jeudi à Evry, les bandes de banlieue ont changé. Elles sont désormais plus mobiles, plus diffuses et se nourrissent de trafics en tout genre. Notre enquête en six volets.
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Grève dans l'enseignement secondaire

Les principaux syndicats de l'Education nationale ont appelé à une journée de grève aujourd'hui dans les collèges et les lycées pour dénoncer les suppressions de postes et s'opposer au projet de loi d'orientation. Le taux de participation des grévistes était en moyenne de 43% en milieu de matinée, selon une première estimation du Snes.

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La Croix du 07/12/04


Rien vu...


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20 minutes du 07/12/04


Grève des profs
Le Snes-FSU, principal syndicat d’enseignants du secondaire, appelle aujourd’hui les personnels de l’Education nationale à mener leur première grève depuis la rentrée scolaire. Le syndicat espère atteindre les 50 % de grévistes parmi les profs qui ont cours aujourd’hui. Un défilé est prévu cet après-midi à Paris depuis Port-Royal jusqu’au ministère de l’Education nationale. Une assemblée générale doit se tenir à 17 h à l’université de Jussieu.
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Les cités en ont marre des clichés
Médias et banlieues (1/3) Souvent critiqués, presse et télés tentent de mieux rendre compte de la vie en banlieue
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Le Monde daté du 08/12/04


Grève relativement bien suivie dans l'éducation nationale

Le mouvement était destiné à protester contre les restrictions budgétaires et les suppressions d'emplois mais aussi contre les mesures prévues par la future loi sur l'écol
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lundi, décembre 06, 2004

Revue de presse du lundi 6 decembre 2004

Peu d’articles consacré à l’école aujourd’hui. L’humanité revient sur le projet de loi d’orientation proposé par François Fillon et insiste sur la précipitation avec laquelle cette loi a été présentée. Juste avant les vacances de Noel… Le Monde et le Parisien reviennent quant à eux sur la grève prévue demain dans le second degré à l’appel du SNES et du FERC-CGT.


Bonne Lecture...
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Libération du 06/12/04


Rien vu...


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Le Figaro du 06/12/04


Rien vu...


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L'Humanité du 06/12/04


Fillon tire vite mais vise mal
Pressé, pressé, je suis pressé...Ce n’est pas le lapin d’Alice qui le dit, mais François Filon qui l’a fait comprendre, en activant la publication du projet de loi d’orientation pour l’école. Le texte, présenté hâtivement aux médias vendredi, sera, de toute évidence, celui soumis aux parlementaires en 2005 pour qu’ils le discutent et le votent. Il doit encore passer, c’est vrai, devant le Conseil supérieur de l’éducation, instance consultative dont l’avis, on l’a vu récemment, vaut peu de choses aux yeux du ministre de l’Éducation. Sa présentation en Conseil des ministres ne devrait être, là aussi, que pure formalité. Les modifications qui pourraient être apportées s’annoncent donc mineures, tout comme l’ont été celles ajoutées depuis le 18 novembre. Ce soir-là, François Fillon déroulait, via le tube cathodique, un projet qu’il devait par la suite discuter avec les « partenaires sociaux ». Le tour de table a été bref et le débat vite conclu. En ressort un texte dans lequel seules quelques précisions ont été apportées. […]
Tantôt tièdes, souvent froides, jamais chaudes, les réactions des syndicats sont plutôt mitigées. Luc Bérille, secrétaire général de l’UNSA éducation, note la non-évolution de « l’esprit général connu depuis maintenant quinze jours ». La réforme du bac est « une révolution de velours », estime-t-il, derrière laquelle se cache peut-être « un réflexe élitiste ». Côtés lycéens, la FIDL s’y « oppose fermement », tandis que l’UNL la juge « plutôt intéressante ».
Plus critique, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, lit dans ce projet « une conception individualiste négligeant le collectif » et exprime sa crainte de voir le soutien individuel se faire au détriment de la politique des ZEP. Enfin, franchement véhément, le SNES - majoritaire dans le second degré - vilipende un projet qui supprime toute possibilité de dédoublement de cours au lycée (en dehors de ceux consacrés aux langues) et qui n’écarte pas le risque « d’un collège à plusieurs vitesses ». L’écueil est effectivement contendant. Il pourrait peser dangereusement sur les politiques éducatives des dix prochaines années.
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Le Parisien du 06/12/04


Attention, demain, grève des profs
Des cours seront supprimés demain dans des collèges et des lycées généraux ou professionnels. Autres perturbations prévues : des centres d'information et d'orientation et des infirmeries fermées, des assistantes sociales, des conseillers principaux d'éducation, des bibliothécaires ou encore des agents de services non présents. En clair, le fonctionnement des établissements sera perturbé.
Mais pas forcément de manière très importante. Même si le puissant Snes, largement majoritaire dans le secondaire, et d'autres syndicats FSU de personnels de l'éducation appellent à la première grève depuis septembre, si la CGT les a rejoints, le mouvement risque de ne pas être de forte ampleur. « Le traumatisme du printemps 2003 n'est toujours pas surmonté », analyse Bernard Boisseau, secrétaire national du Snes, qui espère quand même franchir le cap des « 50 % de grévistes ». « A ce moment-là, les enseignants se sont mobilisés comme jamais et pourtant, les avancées obtenues ont été très maigres. Alors, beaucoup ne doutent pas que la situation n'est pas bonne aujourd'hui mais ils se demandent toujours s'il est utile de faire grève. » Un découragement qui pourrait ainsi réduire les troupes demain sans compter la désunion syndicale (l'Unsa ou encore le SGEN-CFDT, jugés plus modérés, ne sont pas associés au mouvement).
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La Croix du 06/12/04


Rien vu...


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20 minutes du 06/12/04


Rien vu...


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Le Monde daté du 07/12/04


Le SNES appelle seul à la grève dans le second degré

Pour répondre aux "attaques" contre le service public, le SNES-FSU, rejoint par la FERC-CGT, appelle à une journée d'action, mardi 7 décembre. Cette grève avait été décidée par le principal syndicat d'enseignants des collèges et des lycées avant l'annonce par François Fillon du contenu de son projet de loi sur l'école. […]
Le SNES est isolé. Le syndicat a certes trouvé le soutien d'une partie des organisations de la FSU - notamment le SNEP pour les professeurs d'éducation physique et sportive et le SNUEP pour l'enseignement professionnel -, mais son principal partenaire, le SNUipp, qui syndique les enseignants du premier degré, ne s'est pas associé au mouvement. "Les motifs de la grève sont essentiellement liés à la situation du second degré. Il nous semble aussi que ce n'est pas le bon moment", explique Gilles Moindrot, porte-parole du SNUipp.
Les autres fédérations enseignantes, SE-UNSA et SGEN-CFDT, ont refusé de s'associer. "Nos collègues ne sont pas prêts à s'engager (...). Ils n'ont pas digéré les conflits d'il y a deux ans", relève Luc Bérille, secrétaire général du SE-UNSA, qui critique le mot d'ordre de la grève de mardi : "La plate-forme d'action du SNES ressemble à un inventaire à la Prévert. Elle est tellement vaste qu'on ne comprend pas quel est l'objectif de la grève."
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dimanche, décembre 05, 2004

Revue de presse des hebdomadaires
(semaine du 29 novembre au 5 décembre 2004)

Bien que cette chronique soit essentiellement consacrée aux quotidiens et aux hebdomadaires, je voudrais, cette fois ci,mettre en avant un mensuel. Alternatives Économiques consacre son dossier central de ce mois à l’école avec le titre « École peut mieux faire ». Vous trouverez en ligne un des articles de ce dossier qui analyse « L’échec de l’école pour tous" et détaille les mesures proposées pour lutter contre les inégalités. L’appréciation est plutôt négative. Le dossier dans son ensemble offre une analyse nuancée et complète étayée par des statistiques fiables.

Dans les hebdos, on lira surtout l’article de l’Express où on revient sur cette fameuse « liberté pédagogique », où, comme le rappelle Hervé Hamon, se cache souvent le conservatisme pédagogique et l’immobilisme. A lire aussi l’interview d’Éric Maurin dans le Nouvel Obs revenant sur ses travaux actuels qui mettent en évidence le séparatisme social en France et l’accentuation des inégalités.
Oui, vraiment l’école (et l’État) : "peut mieux faire…"



Bonne lecture
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Alternatives économiques de décembre 2004

Dossier : École peut mieux faire


L’échec de l’école pour tous
[…]Les inégalités entre les enfants existent avant même l’entrée à l’école. Le problème, c’est que l’école ne fait pas grand-chose pour changer cet état de fait. En sixième, 15 points sur 100 séparent en moyenne les enfants d’ouvriers de ceux des cadres. L’écart est déjà énorme. A la fin du collège, les deux-tiers des enfants d’ouvriers sont en retard, contre 10 % de ceux de cadres supérieurs.
Au lieu de réduire les inégalités, les pratiques de la majorité des enseignants et l’orientation les renforcent, comme l’a montré un rapport du Haut conseil de l’évaluation de l’école . L’effort en direction des publics les moins favorisés demeure en effet faible. « L’offre scolaire est loin d’être égale, homogène et, de manière générale, l’école traite moins bien les enfants les moins favorisés », remarque François Dubet, sociologue, professeur à l’université de Bordeaux II. Les écoles des zones favorisées disposent d’enseignants plus expérimentés et les établissements y sont en moyenne de taille inférieure. Au sein même des établissements, l’école agrège les bons élèves, ce qui ne fait que renforcer les inégalités, comme le montrent les études françaises et la comparaison internationale.
[…]Le plan du ministre de l’Education ne paraît pas à la hauteur de ses objectifs ambitieux pour changer la maldonne scolaire. Certes, le pire est évité : François Fillon ne veut pas le retour au « collège des riches et [au] collège des pauvres », il l’a clairement marqué. Il ne semble pas vouloir céder à la tentation d’un enseignement à deux vitesses dès les petites classes, tel qu’il était préconisé par le rapport Thélot, avec un choix d’options dès le primaire. La mesure centrale en matière de correction des inégalités est un soutien individualisé de trois heures hebdomadaires à destination des élèves en difficulté. Au passage, le réseau d’aide spécialisée aux enfants en difficulté (Rased), intégré aux établissements scolaires, serait renforcé. La mesure a le mérite de ne pas s’appliquer uniquement aux zones d’éducation prioritaires, mais à tous les établissements. Mais parviendra-t-on à la mettre en place avec les moyens aujourd’hui prévus ?
A côté, le développement des bourses au mérite (sous condition de ressources) dans le secondaire, pour atteindre 1 000 euros par an et concerner 75 000 jeunes, relève du pur effet d’affichage. Il permet de donner une couleur d’« élitisme républicain » au plan. A ce niveau d’enseignement, on compte 5,6 millions d’élèves…

Certaines mesures du plan Fillon, dont l’origine remonte en réalité plutôt au précédent gouvernement et à Jack Lang en particulier, vont même accroître les inégalités sociales. La mise en place de la nouvelle troisième, déjà annoncée et opérationnelle dès la rentrée prochaine, sélectionnera encore plus tôt les enfants en leur demandant de choisir entre trois options de trois heures hebdomadaires chacune : latin et grec, langue vivante (étrangère ou régionale) ou découverte professionnelle. Cette dernière option pourra même faire l’objet d’un module de six heures, auquel cas le collégien se fermera la porte d’une seconde générale en arrêtant l’étude d’une seconde langue vivante. Toutes les études montrent que plus on offre des filières de façon précoce, plus on accentue les inégalités sociales.
Dans la même veine, le ministre préconise d’étudier encore plus tôt une langue vivante. Encore faut-il que cet enseignement ait les moyens de ses objectifs, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Au-delà, cet enseignement risque de pénaliser les élèves en difficulté qui auraient pu profiter de ces heures pour combler des lacunes dans les matières fondamentales.[…]
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Dans le même dossier :


– Le niveau monte toujours

La démocratisation n’a pas entraîné une baisse du niveau moyen. Bien au contraire.

– Chômage : l’école bouc émissaire

Le chômage de masse, et notamment le fait que 18 % des actifs de 15 à 29 ans soient sans travail, est-il la faute de l’école ? L’accusation ne tient guère la route, même si l’école n’est pas exempte de toute responsabilité.

– Comment l’école a changé

Le nombre d’élèves a explosé entre la Seconde Guerre mondiale et le milieu des années 90. Depuis, le mouvement semble à l’arrêt. Le temps de passer à la qualité ?




Aller sur le site d’Alternatives économiques (achat au numéro et abonnement en ligne)

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Le Nouvel Observateur du jeudi 2 décembre 2004 -

Lyon-III, la complaisante
Lyon, capitale du négationnisme? Non, répond l’historien Henry Rousso après deux ans et demi d’enquête, tout en soulignant le laxisme des moeurs universitaires
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A chacun son ghetto
Pourquoi les Français même les mieux intentionnés se révèlent-ils incapables de lutter contre le séparatisme social.Réponse chiffres en main d’un chercheur sans tabous, Eric Maurin
[…]La mise en place de zones urbaines sensibles (ZUS) ou celle de zones d’éducation prioritaires (ZEP), où les établissements scolaires reçoivent un peu plus de moyens qu’ailleurs, équivalent à montrer ces espaces du doigt. Cet étiquetage joue a contrario, en faisant fuir les familles les plus à l’aise, ou en les décourageant de s’y installer. Il faut impérativement sortir de cette politique où l’aide est conditionnée par le territoire et non pas par les difficultés réelles des personnes. Mieux vaut choisir d’aider directement les individus. Par exemple décider que les ressources des établissements scolaires – de tous les établissements en France, sans étiquetage – varieront en fonction du public qu’ils accueillent et notamment de l’origine sociale des enfants. D’autres pays le font, avec de bons résultats. […]
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Le Point du 2 décembre 2004


Nos ados sont-ils des malades ?
La crise d'adolescence prend souvent une forme spectaculaire qui laisse les parents pantois. En fait, nos enfants ne vont pas plus mal. C'est nous qui nous inquiétons davantage
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Le foulard vu par le « New Yorker »
Le New Yorker, hebdo chic de l'intelligentsia démocrate, a consacré, dans son numéro du 22 novembre, un long article à la bataille qui a fait rage en France entre pro et anti-voile. La journaliste Jane Kramer expose nos moeurs « laïques ». La France, incapable de régler le problème de l'intégration, y est décrite comme un pays acculé à une loi cache-misère pour juguler la montée de l'islamisme.
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L'Express du 29 novembre 2004

Liberté pédagogique, vraiment?
Donc, François Fillon entend graver dans la loi le principe de la «liberté pédagogique» des enseignants. Comme s'ils en étaient privés. En fait, cette notion est déjà présente dans les textes en vigueur. Dans les «Instructions officielles et programmes de français au collège», on lit que «le professeur a la liberté, chaque année, de concevoir une progression pédagogique». Dans une classe, «il n'y a pas plus libre qu'un professeur, confirme Bernard Toulemonde, inspecteur général. Simplement, sa liberté est cadrée».
En effet, loin de se borner à définir des contenus, les programmes et textes officiels préconisent des méthodes pédagogiques, avec une minutie notariale... La prescription de Fillon y souscrit, puisqu'elle précise que la liberté professorale «s'exercera dans le cadre des programmes, des instructions ministérielles et sous le contrôle des corps d'inspection». Sauf à modifier les programmes - ou à supprimer les inspections - elle ne change donc rien. Alors, à quoi sert-elle? A «responsabiliser» les enseignants, dit-on Rue de Grenelle, en contrepartie d'une évaluation plus régulière.[…]
Pour Hervé Hamon, auteur de Tant qu'il y aura des élèves (Seuil), cette mesure ne vise qu'à «acheter la paix sociale avec les enseignants les plus conservateurs: dehors les parents interventionnistes et vive l'individualisme! C'est une prime à l'immobilisme». Ou à l'innovation, si les enseignants retournent l'argument.
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 4 décembre 2004


Odile Jacob : de l’essentiel aux logiciels
Cette femme collectionne les best-sellers... Scientifiques. Un exploit en France dans le monde de l’édition. Aujourd’hui, elle se lance dans l’aventure informatique avec des logiciels destinés aux collèges. Rencontre avec une visionnaire.
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L'école des champions Par Christine Clerc

Pourquoi nos enfants, dont l’école est l’une des plus coûteuses du monde, n’ont-ils pas le même appétit ? Seraient-ils trop gâtés ? Rendus passifs par la télévision, devant laquelle ils passent plus d’heures qu’en classe ? Le chômage, qui touche une plus forte proportion de jeunes chez nous que dans les autres pays d’Europe, les découragerait-il d’apprendre ? Ou bien notre société tout entière, qui encense l’argent, le foot et le show-biz, serait-elle complice de cette dévalorisation du savoir ?
Quelque chose s’est cassé : 14 % des enfants ne savent pas lire à l’entrée en sixième. Quatre-vingt-quatre mille actes de violence ont été recensés l’an dernier au sein des établissements scolaires. Mais est-ce en revenant à l’école à l’ancienne, avec ses blouses grises, ses punitions collectives et, pourquoi pas, ses cantines infectes comme dans “ le Pensionnat de Chavagnes ”, que nous allons guérir ces maux ?
Allons ! Bientôt, nous ne retrouverons plus l’école du film “ Être et avoir ”, tourné dans un canton d’Auvergne en voie de désertification. À l’heure de la mondialisation, des collèges, et pas seulement en Seine-Saint-Denis, comptent jusqu’à quarante-neuf ethnies. Il faut donc tout repenser, et d’abord une “ école des parents ”. Car si le ministre de l’Éducation nationale, François Fillon, a raison de vouloir réhabiliter la lecture, l’écriture et l’expression orale sans lesquelles un enfant, se sentant exclu, devient violent, d’autres apprentissages de base – au civisme, à l’hygiène, etc. – passent par la famille.
C’est seulement ainsi qu’on fera de chaque élève un citoyen.
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Politis du 2 décembre 2004

Rien vu...


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Marianne du 2 décembre 2004

Rien vu...


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samedi, décembre 04, 2004

Revue de presse du samedi 4 decembre 2004

Hier, vendredi 3 décembre, François Fillon a convoqué, en urgence, une conférence de presse pour présenter son projet de loi (et le rapport annexé) et accessoirement annoncer la fin des TPE en Terminale. C’est ce projet qui sera présenté au CSE qui se prononcera le 16 décembre. Toujours dans l’urgence et à la veille des vacances…
Vos journaux reviennent sur toutes ces annonces. L’accent est mis bien sûr, sur ce « monument national » qu’est le bac. La réforme devrait attendre juin 2007 et ne comporter qu’une faible dose de contrôle continu.




Lire le projet de loi d’orientation et le rapport annexé


Bonne Lecture...
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Libération du 04/12/04


Education: 2 milliards pour la rénovation
Après le rapport (Thélot) qui valait 8 milliards, la loi (Fillon) qui en vaut 2. C'est le coût annuel du texte que le ministre de l'Education a transmis vendredi pour avis au Conseil supérieur, qui se prononcera le 16 décembre. […] Ce sont paradoxalement les nouveautés authentiques qui dégagent un léger parfum rétro. Ainsi la création de groupes de niveaux pour l'enseignement des langues vivantes risque fort, dans les faits, d'arriver à la constitution de classes de niveaux ; elles n'ont jamais disparu, mais étaient en principe interdites. Le nouveau brevet, plus solennel, a lui aussi des airs de «certif» revisité : les matières au programme sont celles du socle, il y aura des mentions et une note de discipline (dite «note de vie scolaire») est introduite. Il en va de même quant aux rôles respectifs des personnels : le ministre confirme la «liberté pédagogique» des enseignants, seuls maîtres dans leur classe, mais réaffirme aussi le pouvoir des chefs d'établissement : ils présideront un nouveau conseil pédagogique, composé d'enseignants, et conservent le dernier mot sur les décisions d'orientation. Il leur reviendra aussi de juger de «l'exemplarité du comportement des enseignants». En somme, l'autorité est restaurée... pour tout le monde.[…]
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Le Figaro du 04/12/04


La réforme du baccalauréat
sur les rails

«On me dit que c'est techniquement impossible, mais je souhaiterais que la réforme du bac puisse entrer en vigueur dès la session de juin 2006.» Pas d'hésitation hier pour François Fillon. La réforme du bac, visant à ramener le nombre des épreuves à six et à introduire pour les autres disciplines du contrôle continu ou du contrôle en cours de formation, va bel et bien être mise en oeuvre. Au mieux, donc, en 2006, mais plus vraisemblablement en 2007.
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Fillon défend le réalisme de sa loi
La réforme Fillon prend forme. Le ministre de l'Éducation a présenté hier le texte de son projet de loi d'orientation sur l'avenir de l'école, ainsi que le rapport annexé, un document qui égrène les mesures ne relevant pas de la loi mais d'un simple règlement.
François Fillon a tenu à préciser que «la consultation sur le projet se poursuit, mais nous rentrons dans une phase plus institutionnelle» avec la présentation du texte devant le Conseil supérieur de l'Éducation le 16 décembre. Dès mardi, le ministre devrait donner une indication sur la façon dont les enseignants accueillent sa réforme, le Snes (syndicat majoritaire du second degré) ayant appelé à une journée de grève.
En l'état actuel, François Fillon a apporté certaines modifications aux précédentes moutures mais la structure générale de son projet reste identique à ce qu'il avait déjà annoncé. Il s'articule autour de trois axes : «La réussite de tous les élèves, le redressement de la situation de l'enseignement des langues, la réforme de la formation des maîtres».
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Remplacements : les profs posent leurs conditions
L'idée paraît simple et propre à rassurer des parents inquiets de l'impact des absences inopinées des enseignants sur la scolarité de leurs enfants. François Fillon veut permettre aux chefs d'établissement de demander à un enseignant de remplacer un autre professeur, absent pour une courte durée. En l'état actuel, l'Education nationale n'assure que pour des absences dépassant quinze jours, voire trois semaines. Dans sa première version, le projet de loi précisait que ceux qui interviendraient ainsi au pied levé pourraient être sollicités «dans une discipline connexe» : un professeur de mathématiques en physique... La formule a disparu dans le texte présenté hier par François Fillon. Et pour cause. Si cette mesure de remplacement ultrarapide ne plaît guère aux enseignants, les réactions sont encore plus hostiles à l'idée de devoir intervenir dans une autre matière que leur spécialité, voire dans une autre classe.
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L'Humanité du 04/12/04


« À mort ! » la mort des services publics

Charente, envoyé spécial. « Les Charentais défendent La Poste » ; « Les jours de plusieurs agences commerciales d’EDF sont comptés » ; « SNCF : les horaires changent, les usagers râlent » ; « L’avenir incertain de l’hôpital » ; « Le lycée de Confolens frappé au coeur », etc. Ces derniers jours comme ces dernières semaines, ces derniers mois, ces dernières années, la presse locale regorge d’articles en forme d’appels au secours : les unes après les autres, les directions de services publics ferment des agences de proximité, délocalisent et rentabilisent ; et, de leur côté, les habitants des bourgades engagées, de ce fait, sur la voie de la désertification, se mobilisent, manifestent, écrivent des lettres ouvertes, hurlent leur refus. D’où c’est parti, où ça arrive ? Personne, à Angoulême et dans les campagnes alentour, ne peut vraiment le dire. Mais la colère vient de loin, et cette révolte, menée pour l’heure en ordre dispersé, mais jamais clairsemé - localement, par une armada d’élus, de citoyens, de salariés et de syndicalistes, risque à l’avenir d’aller loin aussi et, peut-être, de converger à l’instar de ce qui se passe en Creuse. Enquête sur une fronde profondément enracinée dans les populations de la Charente rurale, donc « d’en bas », quand la « pâte humaine », toutes tendances confondues et non sans schizophrénie (pour les partisans de la constitution européenne, par exemple), se lève pour hurler contre les raffarineurs et leurs politiques de terre brûlée, de déménagement du territoire.
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Le Parisien du 04/12/04


Le futur bac sera « modernisé »
IL NE SERA PAS métamorphosé, mais bien « modernisé »... Le baccalauréat version « 2007 ou 2008 » restera un examen final en fin de terminale, auquel sera ajoutée une dose « minoritaire » de contrôle continu et d'examens en cours de route, un peu comme les partiels à l'université. C'est finalement le choix du ministre de l'Education nationale, François Fillon, qui a remis hier aux syndicats la copie de son projet de loi d'orientation sur l'avenir de l'école.
Jusqu'à présent évoquée au conditionnel, la nouvelle organisation du sacro-saint bac est donc confirmée. Avec un objectif double : permettre aux terminales de se concentrer sur six épreuves écrites en juin et rallonger le troisième trimestre au lycée pour les élèves de seconde et de première, que les épreuves du bac chassent souvent de l'école en mai...[…]
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« Comment enseigner dans la sérénité ? »
LES VISAGES GRAVES, fermés et, surtout, ce « sentiment d'abandon et d'incompréhension » sur toutes les lèvres. C'est dans une ambiance pénible que les instituteurs de l'école Victor-Hugo d'Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), en grève pour la journée, ont tenu, hier midi, leur assemblée générale extraordinaire. La confirmation de la condamnation de leur ancien collègue Philippe Boubet à cinq mois de prison avec sursis pour homicide involontaire a suscité « un véritable traumatisme », un de plus, chez les enseignants de cette petite école élémentaire.[…]
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La Croix du 04/12/04


Rien vu...


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20 minutes du 04/12/04


Pas de 20 minutes le week-end…


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Le Monde daté du 05-06/12/04


La réforme du baccalauréat entrera en vigueur en 2007
La réforme du baccalauréat a finalement été intégrée au projet de loi d'orientation sur l'avenir de l'école que le ministre de l'éducation nationale, François Fillon, a présenté vendredi 3 décembre. Elle prévoit, dans le rapport annexé à la loi, de ramener d'une douzaine à six les épreuves terminales du diplôme. […]
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Crad'expo, ou les humeurs du corps
"C'est super dégueu, mais j'ai appris plein de choses !", s'exclame Thomas. "Maintenant, on sait comment on rote et comment on fait des crottes de nez", précise Windy. "Ce que j'ai préféré, c'est le flipper avec les aliments qui font péter", confie Opa dans un fou rire. "Moi, c'est le quiz à la fin de la visite", assure Arzu... Les élèves de cette classe de cours moyen de Mantes-la-Jolie (Yvelines) sont ravis. Et leur maître n'est pas en reste : "L'exposition est très bien conçue. Elle est interactive et répond aux préoccupations des gamins.".
A l'évidence, la nouvelle exposition de la Cité des sciences et de l'industrie de La Villette, "Crad' expo", fait mouche auprès des enfants. Il n'est que de les voir courir entre les personnages articulés de "Sa Cradeté, fondatrice de la cradologie, la science impolie du corps humain", de « René la goutte au nez" ou de "Roméo le roi du rot". Empoigner avec entrain la manette de la "machine à dégobiller". Tirer des balles dans des narines grandes ouvertes pour provoquer un éternuement tonitruant. Faire vibrer des membranes de caoutchouc afin d'émettre des "prouts" sonores. Humer des odeurs de pieds, d'aisselles ou d'haleine fétide diffusées par des vaporisateurs. Ou encore se faufiler avec empressement dans un tube digestif géant... Bref, jouer avec ce qui est d'ordinaire tabou.
Déjà présentée aux Etats-Unis, au Canada et en Angleterre, cette exposition "inconvenante" s'inspire du best-seller de Sylvia Branzei, une enseignante américaine en sciences naturelles. Si l'on y parle - on devrait plutôt dire regarde, écoute, renifle - de rots, pets, morve et autres sécrétions, c'est bien de sciences qu'il s'agit en effet.[…]
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vendredi, décembre 03, 2004

Revue de presse du vendredi 3 décembre 2004

Le Monde consacre plusieurs articles à la réforme LMD (Licence-Mastère-Doctorat) mise en apllication dans les universités et donc à l'harmonsiation européenne des diplômes. On se souvient que cette réforme avait suscité beaucoup d'inquiétudes l'an dernier. Aujourd'"hui les choses semblent s'être calmées et la réforme acceptée. Ca ne vous rappelle rien ?

On pourra lire aussi dans La Croix , un article consacré à la journée de communauté éducative qui mobilise l'ensemble de l'enseignement catholique autour de la question " de la place de la personne et la qualité des relations humaines au sein de l’école.

Bonne Lecture...
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Libération du 03/12/04


Portrait : Tableau noir.

Geneviève Padovani, 58 ans. Directrice du collège franco-ivoirien d'Abidjan, elle a été rapatriée d'urgence à Paris après le saccage intégral de sa maison et de son établissement.
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Le Figaro du 03/12/04

Rien vu… .


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L'Humanité du 03/12/04

Rien vu… .


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Le Parisien du 03/12/04

Rien vu… .


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La Croix du 03/12/04

Le grand oral de l'école catholique.
Tout juste trois ans après ses précédentes assises, consacrées à l’innovation pédagogique, l’enseignement catholique inscrit de nouveau la réflexion de fond au programme. Vendredi 3 décembre, la plupart des écoles, collèges et lycées vont suspendre les cours pour «une journée de communauté éducative» à laquelle sont invités enseignants, élèves et parents. Puis le lendemain samedi, des rassemblements diocésains prendront le relais pour faire émerger des propositions au niveau national.
La réflexion doit porter sur la place de la personne et la qualité des relations humaines au sein de l’école. «En 2001, nous nous sommes interrogés : l’école, comment faire ? Aujourd’hui il s’agit de se demander : l’école, pour qui ?», résume Paul Malartre, secrétaire général de l’enseignement catholique. Chemin faisant, d’assises en assises, et alors même que l’ensemble de la nation vient de participer à un grand débat sur l’école, l’enseignement catholique s’applique, à sa manière, à préciser son projet éducatif. À l’issue des assises sur le thème «Penser l’école autrement», une soixantaine de propositions d’actions avaient été mises en avant dans le champ de l’innovation pédagogique.
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20 minutes du 03/12/04

Quand l’ado se bouge, il maigrit.
Inciter les collégiens à pratiquer une activité physique pour améliorer leur état de santé et les faire maigrir, ça marche. C’est l’objectif d’un programme éducatif mené depuis 2002 dans le Bas-Rhin. Le projet concerne au total 1 048 élèves dans huit collèges du département. Suivis depuis leur entrée en 6e, ils ont été divisés en deux groupes : l’un bénéficiant du programme et l’autre servant de groupe « témoin », afin de comparer les résultats.[…]
Selon les premiers résultats, la proportion d’adolescents en surpoids dans les collèges appliquant ce programme a baissé en deux ans de 21 % par rapport aux classes « témoins », où les excès de poids ont augmenté de 4 %. Une diminution significative de la pression artérielle et de la masse grasse a également été observée.
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Une élève se tue, l’instit est jugé responsable.

La cour d’appel de Paris a confirmé hier la condamnation d’un instituteur à cinq ans de prison avec sursis pour homicide involontaire. Philippe Boubet était poursuivi après la chute mortelle d’une élève de 10 ans par la fenêtre de sa classe.
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Les Parisiens invités à assouvir leur envie d’amphi.

Vingt-cinq universités et grandes écoles ouvriront leurs portes, demain, à tous les Parisiens pour la 3e édition d’Envie d’amphi.
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Le Monde daté du 03/12/04

L'harmonisation européenne des diplômes a conquis l'université.
Les trois établissements qui ont appliqué dès la rentrée 2002 la réforme LMD, licence-master-doctorat, affichent un bilan encourageant. Le système permet d'améliorer le taux de réussite des étudiants concernés, quand sa mise en place est accompagnée de moyens conséquents.

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REPORTAGE : Un étudiant de Paris-XIII : "Qui peut être contre ?".

En 2003, l'université de Paris-XIII, à Villetaneuse, grondait contre la politique du gouvernement. Pendant plusieurs semaines, les étudiants avaient bloqué les cours pour dénoncer le projet de loi de modernisation des universités et les conditions de mise en place du système licence-master-doctorat (LMD). […]Un an après, Paris-XIII a basculé dans le LMD, mais le sujet ne semble plus soulever de passions. Dans le forum de Villetaneuse, où déambulent les étudiants entre deux cours, les discours sont modérés. Plus que le fond - "Qui peut réellement être contre l'harmonisation européenne ?", interroge un étudiant de licence -, ce sont d'abord des questions très matérielles qui les préoccupent.
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Les Pays-Bas misent sur le nouveau système pour affronter la concurrence internationale .

Pragmatiques, tournés vers le monde anglo-saxon, soucieux de mettre l'université au service de l'entreprise : les Néerlandais n'ont pu que se réjouir de la réforme européenne qu'ils appellent "bachelor-masterstructuur" ou, plus communément, "Bama". […]
L'introduction du Bama a fourni aux responsables néerlandais l'occasion d'apparaître comme des pionniers ou, en tout cas, comme les bons élèves de la classe européenne. La réforme leur a aussi permis de remettre à plat l'ensemble du système universitaire, de tenter d'unifier les enseignements et de lier la qualité de la formation au financement.
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Aider les handicapés à sortir de l'ombre, par Amartya Sen et James D. Wolfensohn.

Ils veulent ce que nous voulons tous : la possibilité d'avoir accès à l'école, de trouver un travail rémunérateur, de mener une vie qui en vaut la peine.
Les handicapés ne sont pas seulement les êtres humains les plus défavorisés dans le monde en voie de développement, ils sont aussi ceux qu'on néglige le plus. Plus de 600 millions de personnes dans le monde vivent avec une forme de handicap. Plus de 400 millions d'entre elles vivent dans des pays en voie de développement, souvent dans le dénuement, l'isolement et le désespoir.
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jeudi, décembre 02, 2004

Revue de presse du jeudi 2 décembre 2004

Comme je le disais hier dans ma chronique, c’est la première fois, à ma connaissance , qu’on consacre autant d’articles à un dispositif pédagogique tel que les TPE. Aujourd’hui, c’est le Figaro et le Monde qui y vont de leur analyse. Je crois que l’intérêt porté aux TPE tient à plusieurs raisons.
Tout d’abord, voilà une mesure que le Ministre (sec) croyait supprimer sans trop de difficultés . Les syndicats semblaient anesthésiés après l’épisode des retraites en mai 2003 et puis il y avait bien d’autres choses dans le projet de loi sur lesquelles se mobiliser. Mais la riposte et la protestation est venue d’abord du monde associatif et d’une logique de réseau(avec le soutien des syndicats). La pétition que nous avons initiée est emblématique de cet état d’esprit .
Elle est aussi le refus d’une décision prise sans argumentation sérieuse autre que strictement budgétaire
Mais surtout, je crois que les TPE sont exemplaires car, d’une certaine manière, ils sont la preuve –malgré tout !- de la capacité du système éducatif à se transformer. Dire que les TPE n’ont pas été accueillis favorablement par tous les enseignants est une évidence. Mais ceux-ci, face à ce dispositif,ont su s’adapter, trouver des astuces et des outils pédagogiques, en constater les éventuelles limites mais aussi l’intérêt pour les élèves. Et même, osons le mot, y trouver du plaisir… Alors que le début de l’année scolaire a été marqué par un discours nostalgique et réactionnaire auquel le Ministre a donné des gages, le refus de la disparition des TPE est une heureuse nouvelle sur la santé de l’école et sur l’évolution du monde de l’école. La « réac académy » ça ne passe pas…

Bonne Lecture...
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Libération du 02/12/04


Quand l'art en option est sujet à caution
Les habitudes ont la peau dure. Le projet de l'académie de Paris de supprimer trois classes préparatoires littéraires à option artistique illustre jusqu'à la caricature les dérives du système. Alors que l'Inspection générale vient de dénoncer le caractère ségrégatif de l'enseignement parisien, ce projet risque de l'aggraver encore. S'il n'était pas ajourné comme on le laisse maintenant entendre au rectorat, il attaquerait par ailleurs des filières artistiques, déjà laminées par l'arrêt du plan Lang-Tasca pour les arts à l'école. Récit d'un pataquès.
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Le Figaro du 02/12/04


La suppression des TPE très contestée

Les membres du Conseil supérieur de l'éducation (organisme composé des organisations syndicales, des représentants de parents d'élèves...) ont massivement repoussé hier la proposition de François Fillon de supprimer les travaux personnels encadrés (TPE) en classe de terminale. Quarante-cinq voix contre, une abstention et quatre voix pour. Mais ce vote n'a qu'un caractère consultatif. Selon François Fillon, cette suppression doit permettre d'alléger les horaires des élèves de terminale qu'il juge trop chargés. Cela devrait également lui permettre de récupérer l'équivalent de 1 000 postes d'enseignants. Les enseignants, minoritaires, qui souhaitent la suppression des TPE, demandent au ministre que soient restaurées, en lieu et place, les deux heures de cours qui prévalaient avant les TPE. Les autres, qui sont très nombreux à s'être investis dans cette formule, estiment qu'elle leur permet de développer une nouvelle approche du travail avec les élèves qui témoignent également en faveur du maintien de la formule.
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L'Humanité du 02/12/04


La loi d’orientation réveille l’ire des bahuts
Ce sera le secondaire, seulement le secondaire mais tout le secondaire. Le 7 décembre, les personnels des collèges et lycées sont appelés à se mettre en grève et à manifester dans leur département ou leur académie. À l’origine de cette mobilisation, l’UNSEN-CGT et la totalité des organisations de la FSU comprises entre le primaire et le supérieur. Infirmières, agents administratifs, travailleurs sociaux, agents techniques et ouvriers, profs des établissements techniques, professionnels ou généraux : tous sont conviés à cette première journée de grève de l’année. La précédente, qui remonte à mars, portait sur des problèmes de budget et de créations de postes. Les motifs n’ont pas mué, mais se sont enrichis d’un projet de loi d’orientation pour l’école qui laisse insatisfait, quand il ne provoque pas une franche inquiétude.
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Le Parisien du 02/12/04


Il faut croire au Père Noël !
Une étude parue hier l'affirme : il est bon pour les enfants de croire au bonhomme à la barbe blanche. C'est même recommandé pour l'équilibre des 2-6 ans. Il sera toujours temps plus tard de découvrir la vérité. Mais chut !
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La Croix du 02/12/04


Rien vu...


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20 minutes du 02/12/04


Blues des collèges vaudais
Manque de temps, de moyens, disparition progressive des aides-éducateurs, regain de violence... Dans le quartier réputé difficile du Mas-du-Taureau, à Vaulx-en-Velin, les collèges ont le moral dans les chaussettes.
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Le tableau noir des directeurs d’école
Le bras de fer dure depuis cinq ans. Une trentaine de directeurs d’école ont manifesté, hier, devant l’inspection académique, à Lille. Une trentaine seulement. Preuve qu’ils manquent de temps, même lorsqu’il s’agit de se mobiliser. Car c’est du temps qu’ils réclament et, afin de souligner leur mécontentement, ils observent, toute la semaine, une « grève administrative » : ils ne répondent plus au téléphone et ont interrompu tout contact avec l’administration et les parents d’élèves.
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Le Monde daté du 03/12/04


Le Conseil supérieur de l'éducation défend les travaux personnels encadrés

45 membres sur 50 contre leur suppression.
La mesure était censée susciter l'adhésion du monde enseignant, elle provoque un rejet quasi unanime. Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE), instance consultative représentant l'ensemble de la communauté éducative, s'est prononcé, mercredi 1er décembre, avec une large majorité contre le projet de François Fillon de supprimer les travaux personnels encadrés (TPE) en terminale et au baccalauréat.[…]
Une pétition lancée le 23 novembre par des associations (Café pédagogique, Cahiers pédagogiques), soutenue par des syndicats (SGEN-CFDT, SNPDEN, SE- UNSA) et des associations de parents d'élèves (FCPE et PEEP), a recueilli 8000 signatures (Le Monde du 25 novembre). Une seconde pétition, initiée par l'Union nationale lycéenne (UNL), a recueilli 3 000 signatures, essentiellement de lycéens.
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mercredi, décembre 01, 2004

Revue de presse du mercredi 1er décembre 2004

J’ai beau chercher, je ne trouve pas dans mes souvenirs (23 ans d’enseignement) de dispositif pédagogique qui ait donné lieu à autant d’articles dans la Presse(l’Humanité, Le Parisien) en si peu de temps… Les TPE sont en vedette aujourd’hui dans vos journaux avec le vote au CSE. Une dépêche AFP nous a appris que le projet de suppression a donné lieu à 45 votes contre et seulement 4 pour. On peut penser que la pétition initiée par le CRAP-Cahiers pédagogiques et le Café Pédagogique et soutenue par des organisations de plus en plus nombreuses y est pour quelque chose.


Bonne Lecture...
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Libération du 01/12/04


Rien vu...


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Le Figaro du 01/12/04


Un principal poursuivi pour non-dénonciation d'agressions sexuelles
Excès de prudence ou laxisme ? L'ancien principal du collège La Milliaire, à Thionville (Moselle), en poste pendant dix ans et à la retraite depuis le mois de juin, comparaissait hier devant le tribunal correctionnel pour «non-dénonciation d'agressions sexuelles». Il lui était reproché de n'avoir alerté ni la justice ni sa hiérarchie d'accusations graves portées par deux élèves – âgés de 13 et 14 ans au moment des faits – à l'encontre d'un agent d'entretien contractuel de l'établissement. Jean-Claude W., 60 ans, a été condamné au mois de septembre à douze mois de prison, dont deux ferme et une mise à l'épreuve de trois ans pour deux «agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans par personne ayant autorité». Il a nié les faits qui lui étaient reprochés.
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L'Humanité du 01/12/04


Les TPE ou l’autonomie valorisée au bac
Dans quelques mois, Eugénie et Mathilde soutiendront leur bac. Avant cela, elles auront dû passer devant un juge pour enfants, rencontrer une assistante sociale et un éducateur de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Enfin, elles se seront entretenues, un long moment, avec un ex-détenu. Voilà ce dont elles écopent, à traiter avec zèle un dossier que personne ne leur a imposé. Elles ont choisi leur peine. « C’était cela ou Paris 2012, les JO et leur préparation... » Mathilde et Eugénie ont préféré plonger dans le milieu carcéral et en prendre pour six mois de recherches, d’entretiens, de rédaction sur le thème de la prison et de la réinsertion. « Ça nous intéressait toutes les deux, nous avons découvert beaucoup de choses. » Que les détenus doivent acheter leur savon, par exemple. « On ne connaissait pas, non plus, tout le réseau d’aide à la réinsertion. » En février, leur TPE sera finalisé et elles céderont la place à leurs camarades de 1re. […]
Autonomie, travail en groupe, points en rab pour le bac et culture générale sont des mots qui reviennent dans la conversation. « On nous laisse six mois pour réaliser un projet et à nous de gérer notre temps. C’est une liberté rare au lycée », relève Josselin. Et d’avancer une proposition que tous formuleront, y compris les moins enthousiastes : faire des TPE une épreuve anticipée à passer en 1re, comme le français, afin qu’elle n’encombre plus la terminale. Une idée parmi d’autres. Qui mériterait, au minimum, d’être débattue.
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Le Parisien du 01/12/04


« Les TPE, c'est tout bénef »

CHEVEUX ÉBOURIFFÉS et démarche traînante, Etienne tombe de la lune. « Quoi, Fillon supprime les TPE ? » Ses copines le charrient. « Etienne serait le dernier à apprendre l'invasion de la Terre par les martiens ! » N'empêche, au lycée Hélène-Boucher à Paris (XX e ), la mort annoncée des travaux personnels encadrés en terminale chiffonne tous les élèves qui en ont entendu parler.
La nouvelle, qui doit être officialisée aujourd'hui par le ministère devant le Conseil supérieur de l'éducation et doit être effective l'an prochain, ne concernera pas Etienne... sauf s'il rate son bac S en juin. Le jeune homme « lunaire » croise les doigts. Il « compte carrément » sur ses TPE de « philosophie et physique » pour lequel il rendra en janvier un mémoire de trente pages sur... « le vide ». A ce mot, ses copines s'esclaffent. Il sourit. « Si je me débrouille bien, ce sera 8 ou 10 points assurés. Avec le coef. 2, ça va vite ! » […]
Les points au bac. C'est la première motivation de ces futurs bacheliers plongés depuis la rentrée dans les révisions et les calculs d'apothicaire. Les « points faciles » des TPE - deux heures hebdomadaires consacrées à un travail de recherche impliquant deux disciplines - semblent pourtant aussi un moyen d'échapper à cette équation infernale. « On bosse par petits groupes, de façon différente... » apprécie Julie, élève au lycée voisin Maurice-Ravel. « C'est tout bénef.
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Vous et vos enfants
Est-ce bien d'être précoce ?

LES FILLES parlent plus tôt que les garçons. Françoise Dolto trouvait cette précocité féminine logique : « Un garçon est généralement plus tard à parler qu'une fille, on le sait, les filles ont la langue bien pendue, c'est normal, parce que justement elles n'ont pas de zizi ! Alors, il faut bien qu'on les remarque par autre chose ! » Cette précocité du langage est certainement un atout au plan scolaire, où les filles réussissent mieux. Mais la précocité scolaire est-elle intéressante ? On a tellement critiqué les surdoués que vous éprouvez aujourd'hui un mélange de fierté - « il est éveillé » -, mais de crainte aussi, lorsque votre enfant semble précoce, a un vocabulaire riche, fait des réflexions pertinentes.Et il n'est pas bien vu à l'école de dire que son enfant est « précoce ».
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La Croix du 01/12/04


Les mamans lycéennes d'Argentine
En Argentine, 15 % des naissances sont le fait d'adolescentes. A Buenos Aires, les établissements scolaires tentent de s'adapter
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20 minutes du 01/12/04


Les profs ne vont plus au Travail
La goutte d’eau de trop. L’ensemble des professeurs du collège Travail, à Bagnolet (93), se sont mis en grève hier matin pour protester contre les actes de violence au sein de l’établissement
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Le Monde daté du 02/12/04


Rien vu...


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