Le "relâchement" des examens, en 1968, a permis, selon une étude, l'ascension sociale des bacheliers de cette année-là, diplômés de l'université par la suite, plus souvent cadres, mieux rémunérés. Cette faveur de départ a aussi eu des conséquences positives pour leurs enfants. C’est le résultat d’une étude d’Éric Maurin dont le Monde se fait l’écho aujourd’hui. Cet épisode de l'histoire peut apparaître anecdotique. Mais il fournit aux économistes le cadre d'une expérience "grandeur nature" sur un sujet éminemment politique : quels sont les effets sur la société de l'ouverture, en l'occurrence accidentelle, de l'enseignement supérieur ?
Autre question, mais moins sérieuse : quels sont les effets de la suppression d’un jour férié sur l’économie et sur la société. Réponse : le gaspillage et la désorganisation… A lire dans vos journaux.
Bonne Lecture...
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Libération du 29/03/05
Sept lycées fermés à Paris (édition du 26/03)
Les occupations de lycées se poursuivaient vendredi à Besançon, Le Mans, Toulouse, en Ille-et-Vilaine et en Loire-Atlantique. En région parisienne, une trentaine d'établissements sont «bloqués». Et seize dans la capitale (sur 109 lycées). Sept lycées parisiens ont été fermés d'autorité par les chefs d'établissement jusqu'à mardi. Deux sont occupés jour et nuit. Les autres sont «assiégés», mais des cours s'y tiennent quand même, explique le rectorat de Paris, qui voit rouge. Si le principal syndicat des chefs d'établissement (SNPDEN) réprouve l'occupation des lycées comme mode d'action, le rectorat s'inquiète, lui, d'une «situation politique de prérévolte». Et met à la disposition des proviseurs une cellule téléphonique de conseil et de soutien. Alors que le texte de loi de François Fillon a été définitivement adopté jeudi, députés et sénateurs socialistes devraient déposer mardi un recours devant le Conseil constitutionnel, estimant qu'il contient des dispositions «contraires à la Constitution».
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«Occuper un bahut de nuit, c'est une première»
Récit de la nuit de jeudi à vendredi avec les élèves qui campaient devant le lycée Victor-Hugo, à Paris. Avant l'évacuation par les CRS.
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Le Figaro du 29/03/05
Polémique autour de la suppression des premiers jours fériés
Destinée à financer l'aide aux personnes âgées et handicapées, la «journée de solidarité» est entrée en vigueur ce week-end dans certaines régions
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Bilan mitigé pour le lundi de Pâque travaillé
Le Gard, le Territoire-de-Belfort et la petite ville de Vic-Fezensac dans le Gers se sont distingués aujourd'hui du reste de la France en ouvrant leurs écoles et une partie de leurs administrations pour conserver férié le lundi de Pentecôte, mais de nombreux élèves ont préféré rester à la maison.[…] dans le Gard, 80% étaient absents dans les écoles primaires, 72% au collège et 60% au lycée, selon l'inspection d'académie. Dans le Territoire-de-Belfort, ces chiffres étaient respectivement de 50 à 70% dans les écoles, un peu moins de 50% au collège et 25% au lycée.
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«QUELLE EUROPE VOULONS-NOUS ?» Une série du «Figaro»
Bronislaw Geremek : «Culture et éducation d'abord»
[…]Notre communauté doit avoir confiance en son expérience, et donc en son histoire pour mieux la faire vivre. L'Europe a toujours occupé le premier rang au plan culturel, et si nous constatons au jourd'hui un certain déclin sur ce point, c'est qu'il est temps d'oeuvrer pour trouver des solutions au niveau scolaire. Que faire pour que nos écoles soient parmi les meilleures du monde ? Que faire pour que la culture européenne se développe vers plus d'inventivité et devienne transnationale ? Faire de la culture et de l'éducation les pôles d'avenir de l'Union : ce défi premier et capital doit être pris à bras-le-corps par l'Europe tout entière. Car l'avenir de notre communauté tout entière en dépend.
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L'Humanité du 29/03/05
L’Esquive
Si on peut vous donner un seul conseil : ne ratez sous aucun prétexte ce film d’Abdellatif Kechiche.
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Le Parisien du 29/03/05
Un député en appelle à la loi pour lutter contre l'obésité
Le socialiste Jean-Marie Le Guen dépose ce matin à l'Assemblée une proposition de loi « pour agir contre l'épidémie de l'obésité ». Un texte qui déclare la guerre à ce « fléau sanitaire » : un enfant sur dix est obèse avant l'âge de 10 ans
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La Croix du 29/03/05
Rien vu...
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20 minutes du 29/03/05
Jour férié : le Gard travaille mais au ralenti
Résultat mitigé, notamment dans les administrations et les écoles. Les établissements scolaires ont tourné au ralenti en raison du fort taux d’absentéisme des élèves : selon l’inspection d’académie, ce taux était de 80 % dans les écoles, 72 % dans les collèges et 60 % dans les lycées. Et environ 15 % des professeurs étaient absents. La FSU, principal syndicat enseignant, avait appelé à une grève « contre une journée de travail gratuit ». Les principaux services de l’Etat ouverts (préfecture, sous-préfectures, direction du travail et de l’agriculture) ont été peu fréquentés. Les mairies de Nîmes et d’Alès observaient en revanche le jour férié, tout comme le conseil général, à l’exception des agents affectés au transport scolaire.
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Ouest-France du 29/03/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 30/03/05
Le destin inespéré des "miraculés" de Mai 68
Une note rédigée par les économistes Eric Maurin et Sandra McNally sur "les bénéfices de long terme de 1968" démontre que la simplification et la désorganisation des examens après la crise ont permis à un nombre important de jeunes d'intégrer l'Université, alors qu'ils n'y seraient jamais parvenus dans des conditions normales. Ces miraculés de Mai ont eu une carrière professionnelle et des revenus largement supérieurs à ce qu'ils pouvaient attendre. Et, près de quarante ans plus tard, il apparaît que leurs enfants ont moins redoublé à l'école.[…] Etudiant en particulier le devenir des générations nées en 1948 et 1949, c'est-à-dire les élèves qui avaient 20 ans et 19 ans en 1968, Eric Maurin et Sandra McNally chiffrent précisément le gain obtenu. Ils constatent, en s'appuyant sur les enquêtes emploi réalisées par l'Insee dans les années 1990, que "chaque année supplémentaire passée à l'Université a eu pour effet causal d'augmenter le salaire d'environ 14 %". Dans le même temps, la probabilité de devenir cadre s'est accrue de 10 % par année d'études validée. Les deux auteurs parlent de "destin économique et social inespéré" pour ces jeunes passés à travers les mailles de la sélection habituelle.
Plus étonnant, la note montre que le bénéfice acquis a été transmis aux enfants. Les auteurs se sont penchés sur le niveau scolaire des élèves dont les pères ont passé leur baccalauréat en 1968 et l'ont comparé avec celui des enfants des générations précédentes et suivantes. Conclusion : les fils et filles des bacheliers de Mai 68 ont beaucoup moins redoublé que leurs camarades des autres années.
Ils estiment que chaque année de formation supérieure suivie par les pères se traduit mécaniquement par une diminution de 30 % du risque de redoublement pour les enfants, un résultat bien supérieur à des études antérieures. Cette constatation autorise les auteurs à parler de transmission du "capital humain" entre les générations.
Les économistes tirent de leur étude une analyse plus générale. "Le fait que cet impact soit aussi particulièrement élevé et persistant à travers les générations est un argument de poids pour ceux qui aujourd'hui militent pour une expansion nouvelle de notre enseignement supérieur", affirment Eric Maurin et Sandra McNally.
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Alain Geismar, universitaire, l'un des acteurs de Mai 68
"Nous avons bénéficié de tout, et cela a produit une grande ouverture d'esprit"
En 1968, vous étiez maître-assistant de physique à la faculté de sciences de Jussieu, à Paris. Le baccalauréat était-il un point de fixation de la contestation lycéenne ?Il y a eu une très large participation des lycéens à la contestation. Les lycées étaient devenus de vastes lieux de discussion, de "parole", comme on disait à l'époque. Et ces discussions portaient notamment sur la façon dont on apprenait dans ces établissements, et sur la façon dont les lycées fonctionnaient.Intuitivement, les lycéens avaient un sentiment d'injustice devant cet examen couperet qu'était le baccalauréat. A cette époque, d'ailleurs, le bac était une réelle coupure entre les individus, entre ceux qui pouvaient ensuite être formés et prétendre à une promotion sociale, et les autres. Evidemment, une partie du corps professoral était effarée. Mais de nombreux professeurs ont été inspirés par le mouvement lycéen et ses contestations, alors qu'aujourd'hui le mouvement lycéen est aspiré par le discours revendicatif du syndicalisme enseignant.[…]
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mardi, mars 29, 2005
vendredi, mars 25, 2005
Revue de presse du vendredi 25 mars 2005
Toujours la loi Fillon… Les lycéens ne désarment pas et continuent à occuper un certain nombre de lycées. François Fillon parle d’une réforme « juste et nécessaire » et considère que La mobilisation des lycéens n'a jamais été majoritaire, Et elle s'appuyait sur une vision mensongère de la réforme. ». Sympa pour les lycéens…
Toujours les blogs adolescents, un sociologue livre dans Le Monde une analyse intéressante de ce phénomène qui prend de l’ampleur. Une petite visite sur le site de Skyblog par exemple est très instructive. Faites l’expérience.
Bon week-end pascal (et même à ceux qui ne s’appellent pas Pascal…)et…
Bonne Lecture...
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Libération du 25/03/05
Les lycéens délaissent la rue pour mieux occuper leur bahut
Contrairement aux apparences, les lycéens ne désarment pas. Sur le pavé parisien, ils n'étaient que 2 500 hier, selon la police, pour une manifestation que nombre d'entre eux jugeaient «avant tout symbolique», le jour de l'adoption définitive de la loi Fillon. Mais à Paris comme en province _ ils étaient 10 000 au total _ le nombre de manifestants ne reflète pas l'état réel de la mobilisation.
Premièrement, parce que les deux principales organisations (UNL et Fidl) n'ont pas appelé à défiler. Ensuite, parce que c'est à l'intérieur ou devant leurs établissements qu'ils sont peut-être en train de donner un nouveau souffle au mouvement. Ou, au moins, de s'offrir un baroud d'honneur à la mesure du mécontentement suscité par la réforme Fillon : selon le ministère, vingt-cinq lycées ont été occupés toute la journée d'hier et cinquante-cinq autres partiellement bloqués. L'appel à l'occupation des lycées lancé par la coordination nationale a touché, hier, près de quatre pour cent des lycées de France.
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La loi Fillon plaît aux parlementaires
Plus rien ou presque ne s'oppose à la réforme Fillon. Le texte de la commission mixte paritaire sur le «projet de loi d'orientation et de programmation pour l'école» a été adopté hier par les députés. PCF et PS ont voté contre, le groupe UDF s'est abstenu. Après le vote des sénateurs dans la soirée, seule une éventuelle saisine du Conseil constitutionnel pourrait l'empêcher d'entrer en application, pour partie, dès la rentrée 2005.[…]
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Petit pirate du Net, reste cool !
Après l'envoi de pirates adultes devant les tribunaux, le gouvernement va débusquer les jeunes pirates jusque dans les collèges. Le résultat, c'est un guide de 16 pages baptisé Musique et film... Adopte la Net attitude ! déjà disponible en ligne et qui sera distribué à 450 000 exemplaires à partir de début avril. Un vade-mecum bourré de tutoiements et de points d'exclamation, destiné à éclairer «les ados, pas toujours au fait de l'Etat de droit» selon le ministre de l'Industrie, Patrick Devedjian.
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La mariée sera majeure
L'âge légal du mariage des filles pourrait passer de 15 à 18 ans et s'aligner ainsi sur celui des garçons. Le ministre de la Justice, Dominique Perben, soutiendra mardi un amendement en ce sens au Sénat dans le cadre de la discussion d'une proposition de loi PS et PCF sur les violences conjugales. Il s'agit ainsi de «lutter contre les mariages forcés».
Lire la suite de l’article
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Le Figaro du 25/03/05
Le Parlement adopte définitivement la loi Fillon sur l'école
Entre 2 400 et 5 000 lycéens à Paris, 1 500 à Clermont-Ferrand et à Toulouse, 700 à Poitiers... Les défilés contre la loi Fillon étaient réduits, hier, à leur plus simple expression. Les autres formes de mobilisation n'ont pas vraiment réussi à prendre le relais : les occupations d'établissements ont perturbé une quinzaine de lycées à Paris, cinq à Rennes comme en Seine-Saint-Denis, une dizaine dans les Hauts-de-Seine et à Toulouse, six dans le Val-d'Oise... Au Mans, 600 élèves ont tenté de perturber le congrès de la FNSEA pendant la visite de Jean-Pierre Raffarin. Pourtant la Fidl n'en démord pas : selon le syndicat lycéen qui aurait interrogé 500 000 lycéens, 93% d'entre eux seraient favorables aux revendications du mouvement.
Cette journée nationale d'action lycéenne avait donc des airs de baroud d'honneur. Il est vrai que la loi Fillon sur l'école a achevé hier son parcours parlementaire. Le projet de réforme a fait l'objet d'un ultime compromis mardi, lors d'une commission mixte paritaire (CMP) rassemblant députés et sénateurs. La mouture finale a été votée définitivement hier à l'Assemblée – avec les seules voix de l'UMP – puis dans la soirée au Sénat.
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L'Humanité du 25/03/05
La rue du Lycée occupée
À l’angle de la rue Girod-de-Chantrans, à Besançon, la porte du lycée Pasteur a été solidement cadenassée dès 7 h 30 du matin par les lycéens. « L’occupation du bahut nous aurait été refusée par le proviseur, nous avons donc choisi de ne laisser entrer personne au lycée et d’occuper la rue », reprennent en choeur les potaches chargés de surveiller cette porte.
Lire la suite de l’article
Mobilisation. Des dizaines d’établissements bloqués en France
Des dizaines de lycées étaient occupés ou bloqués, hier, un peu partout en France, notamment en région parisienne, à Toulouse et à Rennes, où des manifestations ont eu lieu, par des lycéens hostiles à la loi sur l’école qui devait être adoptée dans l’après-midi par les parlementaires. À Montreuil (93), les élèves de Jean-Jaurès ont passé leur quatrième nuit à la belle étoile. Joliot-Curie, à Nanterre (92), était toujours occupé. Le fonctionnement d’une dizaine de lycées parisiens était gêné, voire empêché, par des barrages filtrants, selon le rectorat.
Lire la suite de l’article
« La loi est adoptée, mais pas encore promulguée »
Le dernier mot n’est pas dit. C’est, en substance, le message qu’a fait passer la FSU lors d’une conférence qu’elle tenait hier, désireuse de faire le point sur le texte de loi tel qu’il ressort du débat parlementaire. Voire du non-débat, relève en premier lieu la fédération syndicale, dont le secrétaire général, Gérard Aschieri, rappelle le passage en force du texte par le gouvernement. « Lorsqu’il a lancé le grand débat sur l’école, Jacques Chirac s’affichait désireux que la nation s’empare de cette question, souligne-t-il. Or, non seulement les idées qui se sont exprimées au moment des rencontres n’ont pas du tout été prises en compte. Mais en plus, aucun vrai débat parlementaire n’a pu avoir lieu », faisant référence à la déclaration d’urgence imposée par le gouvernement.
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Le Parisien (payant) du 25/03/05
Blogs : La mère du collégien exclu fait appel au rectorat
L'exclusion définitive d'un élève de troisième du collège Theilhard-de-Chardin de Chamalières (Puy-de-Dôme) continue d'agiter cette banlieue bourgeoise de Clermont-Ferrand.
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La Croix du 25/03/05
Les jeunes s’arrachent les jobs d’été
Le Salon du job d'été, ces jours-ci, a confirmé l'engouement des étudiants pour l'expérience professionnelle. Des jobs rémunérateurs et formateurs
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20 minutes du 25/03/05
Réforme : les élèves occupent les lycées
Après la manifestation, l’occupation. Des dizaines de lycées ont été bloqués ou occupés hier partout en France par des élèves opposés à la loi Fillon sur l’Education, qui devait être définitivement adoptée par les parlementaires. Dans plusieurs établissements, les lycéens avaient installé des barrages filtrants à l’entrée des cours. Des manifestations ont aussi eu lieu dans plusieurs villes.
Lire la suite de l’article
A Paris, la lutte des classes ne faiblit pas
Réunis au sein d’un « collectif interécoles », les parents d’élèves de vingt-cinq écoles parisiennes menacées de fermetures de classes à la rentrée ont demandé le soutien de Bertrand Delanoë lors de leur manifestation, prévue le 2 avril. Dans une lettre adressée au maire de Paris et publiée hier, ils expliquent vouloir « obtenir l’annulation des 65 fermetures » prévues par l’académie de Paris.
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Ouest-France du 25/03/05
École : une réforme « juste » pour Fillon
Le ministre de l'Éducation nationale peut être satisfait. Son projet de loi sur l'école a été définitivement adopté, hier, après un long « parcours du combattant ». François Fillon parle d'une réforme « juste et nécessaire »
Lire la suite de l’article
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Le Monde daté du 25/03/05
"Les blogs adolescents, espaces d'affirmation de soi et de découverte de l'autre"
Olivier Trédan est chercheur en sciences sociales au Marsouin, laboratoire d'étude sur la société de l'information et les usages d'Internet. Il vient de terminer, pour le ministère de la recherche, une étude portant sur 400 blogs dont les auteurs résident en Bretagne
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Polémique sur les distributeurs alimentaires à l'école
Les fabricants de distributeurs automatiques de boissons et produits alimentaires ne désarment pas. Ils veulent obtenir une révision de la loi de santé publique d'août 2004 qui interdit leurs machines dans les établissements scolaires à compter du 1er septembre 2005 afin de lutter contre l'obésité chez les enfants.
Lire la suite de l’article
Colonisation : non à l'enseignement d'une histoire officielle
Ce texte est cosigné par Claude Liauzu, professeur émérite à l'université Denis-Diderot - Paris VII ; Gilbert meynier, professeur émérite à l'université de Nancy ; Gérard Noiriel, directeur d'études à l'EHESS ; Frédéric Régent, professeur à l'université des Antilles et de Guyane ; Trinh Van Thao, professeur à l'université d'Aix-en-Provence ; Lucette Valensi, directrice d'études à l'EHESS.
Nous sommes historiens. La loi du 23 février 2005 "portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés" a des implications sur l'exercice de notre métier et engage les aspects pédagogiques, scientifiques et civiques de notre discipline.
Son article 4 dispose :"Les programmes de recherche universitaire accordent à l'histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu'elle mérite. Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit"...
Il faut abroger d'urgence cette loi : - parce qu'elle impose une histoire officielle, contraire à la neutralité scolaire et au respect de la liberté de pensée qui sont au coeur de la laïcité ;[…]
Lire la suite de l’article
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Toujours les blogs adolescents, un sociologue livre dans Le Monde une analyse intéressante de ce phénomène qui prend de l’ampleur. Une petite visite sur le site de Skyblog par exemple est très instructive. Faites l’expérience.
Bon week-end pascal (et même à ceux qui ne s’appellent pas Pascal…)et…
Bonne Lecture...
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Libération du 25/03/05
Les lycéens délaissent la rue pour mieux occuper leur bahut
Contrairement aux apparences, les lycéens ne désarment pas. Sur le pavé parisien, ils n'étaient que 2 500 hier, selon la police, pour une manifestation que nombre d'entre eux jugeaient «avant tout symbolique», le jour de l'adoption définitive de la loi Fillon. Mais à Paris comme en province _ ils étaient 10 000 au total _ le nombre de manifestants ne reflète pas l'état réel de la mobilisation.
Premièrement, parce que les deux principales organisations (UNL et Fidl) n'ont pas appelé à défiler. Ensuite, parce que c'est à l'intérieur ou devant leurs établissements qu'ils sont peut-être en train de donner un nouveau souffle au mouvement. Ou, au moins, de s'offrir un baroud d'honneur à la mesure du mécontentement suscité par la réforme Fillon : selon le ministère, vingt-cinq lycées ont été occupés toute la journée d'hier et cinquante-cinq autres partiellement bloqués. L'appel à l'occupation des lycées lancé par la coordination nationale a touché, hier, près de quatre pour cent des lycées de France.
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La loi Fillon plaît aux parlementaires
Plus rien ou presque ne s'oppose à la réforme Fillon. Le texte de la commission mixte paritaire sur le «projet de loi d'orientation et de programmation pour l'école» a été adopté hier par les députés. PCF et PS ont voté contre, le groupe UDF s'est abstenu. Après le vote des sénateurs dans la soirée, seule une éventuelle saisine du Conseil constitutionnel pourrait l'empêcher d'entrer en application, pour partie, dès la rentrée 2005.[…]
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Petit pirate du Net, reste cool !
Après l'envoi de pirates adultes devant les tribunaux, le gouvernement va débusquer les jeunes pirates jusque dans les collèges. Le résultat, c'est un guide de 16 pages baptisé Musique et film... Adopte la Net attitude ! déjà disponible en ligne et qui sera distribué à 450 000 exemplaires à partir de début avril. Un vade-mecum bourré de tutoiements et de points d'exclamation, destiné à éclairer «les ados, pas toujours au fait de l'Etat de droit» selon le ministre de l'Industrie, Patrick Devedjian.
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La mariée sera majeure
L'âge légal du mariage des filles pourrait passer de 15 à 18 ans et s'aligner ainsi sur celui des garçons. Le ministre de la Justice, Dominique Perben, soutiendra mardi un amendement en ce sens au Sénat dans le cadre de la discussion d'une proposition de loi PS et PCF sur les violences conjugales. Il s'agit ainsi de «lutter contre les mariages forcés».
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Le Figaro du 25/03/05
Le Parlement adopte définitivement la loi Fillon sur l'école
Entre 2 400 et 5 000 lycéens à Paris, 1 500 à Clermont-Ferrand et à Toulouse, 700 à Poitiers... Les défilés contre la loi Fillon étaient réduits, hier, à leur plus simple expression. Les autres formes de mobilisation n'ont pas vraiment réussi à prendre le relais : les occupations d'établissements ont perturbé une quinzaine de lycées à Paris, cinq à Rennes comme en Seine-Saint-Denis, une dizaine dans les Hauts-de-Seine et à Toulouse, six dans le Val-d'Oise... Au Mans, 600 élèves ont tenté de perturber le congrès de la FNSEA pendant la visite de Jean-Pierre Raffarin. Pourtant la Fidl n'en démord pas : selon le syndicat lycéen qui aurait interrogé 500 000 lycéens, 93% d'entre eux seraient favorables aux revendications du mouvement.
Cette journée nationale d'action lycéenne avait donc des airs de baroud d'honneur. Il est vrai que la loi Fillon sur l'école a achevé hier son parcours parlementaire. Le projet de réforme a fait l'objet d'un ultime compromis mardi, lors d'une commission mixte paritaire (CMP) rassemblant députés et sénateurs. La mouture finale a été votée définitivement hier à l'Assemblée – avec les seules voix de l'UMP – puis dans la soirée au Sénat.
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L'Humanité du 25/03/05
La rue du Lycée occupée
À l’angle de la rue Girod-de-Chantrans, à Besançon, la porte du lycée Pasteur a été solidement cadenassée dès 7 h 30 du matin par les lycéens. « L’occupation du bahut nous aurait été refusée par le proviseur, nous avons donc choisi de ne laisser entrer personne au lycée et d’occuper la rue », reprennent en choeur les potaches chargés de surveiller cette porte.
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Mobilisation. Des dizaines d’établissements bloqués en France
Des dizaines de lycées étaient occupés ou bloqués, hier, un peu partout en France, notamment en région parisienne, à Toulouse et à Rennes, où des manifestations ont eu lieu, par des lycéens hostiles à la loi sur l’école qui devait être adoptée dans l’après-midi par les parlementaires. À Montreuil (93), les élèves de Jean-Jaurès ont passé leur quatrième nuit à la belle étoile. Joliot-Curie, à Nanterre (92), était toujours occupé. Le fonctionnement d’une dizaine de lycées parisiens était gêné, voire empêché, par des barrages filtrants, selon le rectorat.
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« La loi est adoptée, mais pas encore promulguée »
Le dernier mot n’est pas dit. C’est, en substance, le message qu’a fait passer la FSU lors d’une conférence qu’elle tenait hier, désireuse de faire le point sur le texte de loi tel qu’il ressort du débat parlementaire. Voire du non-débat, relève en premier lieu la fédération syndicale, dont le secrétaire général, Gérard Aschieri, rappelle le passage en force du texte par le gouvernement. « Lorsqu’il a lancé le grand débat sur l’école, Jacques Chirac s’affichait désireux que la nation s’empare de cette question, souligne-t-il. Or, non seulement les idées qui se sont exprimées au moment des rencontres n’ont pas du tout été prises en compte. Mais en plus, aucun vrai débat parlementaire n’a pu avoir lieu », faisant référence à la déclaration d’urgence imposée par le gouvernement.
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Le Parisien (payant) du 25/03/05
Blogs : La mère du collégien exclu fait appel au rectorat
L'exclusion définitive d'un élève de troisième du collège Theilhard-de-Chardin de Chamalières (Puy-de-Dôme) continue d'agiter cette banlieue bourgeoise de Clermont-Ferrand.
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La Croix du 25/03/05
Les jeunes s’arrachent les jobs d’été
Le Salon du job d'été, ces jours-ci, a confirmé l'engouement des étudiants pour l'expérience professionnelle. Des jobs rémunérateurs et formateurs
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20 minutes du 25/03/05
Réforme : les élèves occupent les lycées
Après la manifestation, l’occupation. Des dizaines de lycées ont été bloqués ou occupés hier partout en France par des élèves opposés à la loi Fillon sur l’Education, qui devait être définitivement adoptée par les parlementaires. Dans plusieurs établissements, les lycéens avaient installé des barrages filtrants à l’entrée des cours. Des manifestations ont aussi eu lieu dans plusieurs villes.
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A Paris, la lutte des classes ne faiblit pas
Réunis au sein d’un « collectif interécoles », les parents d’élèves de vingt-cinq écoles parisiennes menacées de fermetures de classes à la rentrée ont demandé le soutien de Bertrand Delanoë lors de leur manifestation, prévue le 2 avril. Dans une lettre adressée au maire de Paris et publiée hier, ils expliquent vouloir « obtenir l’annulation des 65 fermetures » prévues par l’académie de Paris.
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Ouest-France du 25/03/05
École : une réforme « juste » pour Fillon
Le ministre de l'Éducation nationale peut être satisfait. Son projet de loi sur l'école a été définitivement adopté, hier, après un long « parcours du combattant ». François Fillon parle d'une réforme « juste et nécessaire »
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Le Monde daté du 25/03/05
"Les blogs adolescents, espaces d'affirmation de soi et de découverte de l'autre"
Olivier Trédan est chercheur en sciences sociales au Marsouin, laboratoire d'étude sur la société de l'information et les usages d'Internet. Il vient de terminer, pour le ministère de la recherche, une étude portant sur 400 blogs dont les auteurs résident en Bretagne
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Polémique sur les distributeurs alimentaires à l'école
Les fabricants de distributeurs automatiques de boissons et produits alimentaires ne désarment pas. Ils veulent obtenir une révision de la loi de santé publique d'août 2004 qui interdit leurs machines dans les établissements scolaires à compter du 1er septembre 2005 afin de lutter contre l'obésité chez les enfants.
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Colonisation : non à l'enseignement d'une histoire officielle
Ce texte est cosigné par Claude Liauzu, professeur émérite à l'université Denis-Diderot - Paris VII ; Gilbert meynier, professeur émérite à l'université de Nancy ; Gérard Noiriel, directeur d'études à l'EHESS ; Frédéric Régent, professeur à l'université des Antilles et de Guyane ; Trinh Van Thao, professeur à l'université d'Aix-en-Provence ; Lucette Valensi, directrice d'études à l'EHESS.
Nous sommes historiens. La loi du 23 février 2005 "portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés" a des implications sur l'exercice de notre métier et engage les aspects pédagogiques, scientifiques et civiques de notre discipline.
Son article 4 dispose :"Les programmes de recherche universitaire accordent à l'histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu'elle mérite. Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit"...
Il faut abroger d'urgence cette loi : - parce qu'elle impose une histoire officielle, contraire à la neutralité scolaire et au respect de la liberté de pensée qui sont au coeur de la laïcité ;[…]
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jeudi, mars 24, 2005
Revue de presse du jeudi 24 mars 2005
Il y a des adolescents qui blaguent et qui « débloguent »… Huit collègiens ont été exclus de leurs collèges pour avoir tenu sur des blogs des propos difamatoires envers des professeurs. Les journaux reviennent encore aujourd’hui sur cette affaire.
Autre sujet du jour, la mobilisation des lycéens. Après huit semaines de mobilisation, celle-ci semble s’essouffler (d’après vos quotidiens) d’autant que la loi est votée ce jeudi 24 mars.
Bonne Lecture...
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Libération du 24/03/05
Mouvement lycéen : journée d'action
Alors que le texte de loi de François Fillon sera définitivement adopté cet après-midi par une commission mixte Assemblée-Sénat, les lycéens entendent multiplier toute la journée les occupations d'établissements, les sit-in et les manifestations locales «pour maintenir la pression». Après huit semaines de mobilisation, le mouvement arrive en bout de course.
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Les dangereuses fuites de gros mots des blogs
Au départ, il voulait faire comme les copains : monter son blog, y mettre les photos d'un voyage scolaire à Versailles et raconter des anecdotes. «C'était comme un journal intime dont on ne donne l'adresse qu'aux proches. Je n'avais pas conscience qu'un prof pouvait tomber dessus», reconnaît Julien, 14 ans, récemment expulsé de son collège pour abus de blog (journal diffusé sur l'Internet). Quasiment impossible en théorie, selon les lycéens, de dénicher l'adresse d'un blog particulier dans les méandres du million et demi de skyblogs (les blogs de la radio Skyrock) qui font un tabac chez les collégiens et lycéens. Selon la délégation interministérielle aux usages de l'Internet (Libération d'hier), plus de la moitié d'entre eux animeraient ou participeraient à un blog. Mais une élève a donné l'adresse du blog à la direction du lycée. Laquelle s'est offusquée des propos offensants publiés sur cette page personnelle. L'adolescent préfère parler de phrases sans arrière-pensées pour accompagner des photos volées : «J'ai raconté que quelqu'un avait entendu une prof péter dans les toilettes, qu'une autre était une imbécile heureuse ou qu'elle se faisait tripoter les fesses.»[…]
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La «cognerie» n'a pas d'excuse
Par Didier PEYRAT, magistrat dans le Val-d'Oise
En dépit des moyens humains, matériels et financiers sans précédent alloués à la police nationale depuis plusieurs années, quelques centaines d'individus avaient pu, le 8 mars, lors du défilé lycéen, «descendre» à Paris, s'incruster dans une manifestation pacifique, puis parvenir à la disperser en brutalisant ses jeunes participants, filles ou garçons. Le tout sous les yeux de «forces de l'ordre», installées à proximité, affairées à compter avec un matériel ad hoc le nombre de manifestants ; capables de garder les édifices publics, mais incapables, semble-t-il, de protéger les lycéens contre de flagrantes infractions. Une enquête devrait être organisée pour comprendre le pourquoi de tels dysfonctionnements... En tout cas, il sera difficile d'invoquer la surprise. Le 15 février, lors d'une première manifestation, des violences identiques avaient déjà eu lieu, dans une moindre proportion. Mais surtout : en 1993, puis encore en 1998, des «casseurs» avaient déjà réussi à briser, plus efficacement qu'une compagnie de CRS, des manifestations de lycéens. Depuis quinze ans, à chaque mobilisation étudiante ou lycéenne, le même problème revient.
Une précision : ils ne «cassent» pas, ils cognent. C'est différent. Sommes-nous d'accord pour dire que c'est plus grave ? Ensuite, ils ne cognent pas sur le système, l'Etat, l'échec scolaire ou les injustices. Ils ne bousculent pas des généralités : ils brutalisent des personnes. Des lycéens, des lycéennes, qui, comme ils l'ont remarqué, «ne savent pas se battre».[…]
La solidarité, la fraternité, la liberté de bouger (maintenant de manifester), voilà ce qui est piétiné par les cogneurs. La délinquance violente mine l'être en société, ici, tout de suite. Mais c'est aussi l'avenir qui est en cause, car tout démontre que l'insécurité freine, quand elle ne le détruit pas, le changement social. Agressions et prédations sont dirigées, non contre l'Etat, mais contre des gens. Il ne s'agit pas d'une collision entre «deux mondes», mais de violences exercées par certains individus sur d'autres. Violence qui déchire leur monde commun, et qui créée une fracture à l'intérieur de la jeunesse. Avant de constituer un «trouble à l'ordre public», le vol avec violence, dans l'existence concrète, est un rapport entre un voleur et un volé. Un rapport de domination, choisi par le cogneur, subi par sa victime. Ici aussi, il n'y a pas d'équivalence entre dominant et dominé, ni de honte à manifester clairement ses préférences, y compris par une répression intelligente et conforme au droit.
Il est urgent que les acteurs du mouvement social, y compris les syndicats, se donnent les moyens d'arracher la sécurité aux griffes des sécuritaires. Au pouvoir depuis bientôt trois ans, ces derniers ont réussi à faire baisser «le sentiment d'insécurité» (pour combien de temps ?), pas les atteintes aux personnes, qui ont continué de progresser. Mais il faut également en terminer avec les angélismes grossiers qui traînent encore, empêchant la gauche de construire sa doctrine de sécurité. La férocité des cogneurs n'est pas l'alliée, juste un peu excessive, d'un projet de transformation sociale, mais un adversaire redoutable sur sa route. Sans se confondre, lutte contre l'insécurité civile et lutte contre l'insécurité sociale devront se mener de front. Pas l'une après l'autre.
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Le Figaro du 24/03/05
La violence scolaire se banalise
Contrairement aux idées reçues, la violence dans les établissements scolaires n'est pas cantonnée aux collèges et lycées dits «sensibles», classés en zone d'éducation prioritaire (ZEP).
Selon une enquête effectuée par trois chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en 1999 et en 2003 auprès de 16 500 collégiens et lycéens, soit 400 établissements publics et privés, les agressions s'étendraient désormais à tous les établissements, même ceux considérés comme privilégiés.
Une analyse qui s'éloigne de celle de l'Éducation nationale dont les statistiques tendent à montrer que la violence se concentre sur certains établissements (10% des 7 900 établissements du second degré signalant à eux seuls la moitié des 81 000 incidents graves recensés l'an dernier).
Selon l'Inserm, dont les travaux ont été dévoilés hier par La Croix, le nivellement des différences entre établissements s'explique par une augmentation importante de la violence «ordinaire» dans des collèges et lycées autrefois préservés. Si les actes les plus graves, telles que les agressions de professeurs, les utilisations d'armes ou les pratiques incendiaires ont plutôt stagné de 1999 à 2003, les dégradations de biens ont augmenté de 40% et les vols d'objets de 20%.
Première leçon du rapport, les collégiens de ZEP ne seraient pas plus violents que les autres. Les violences physiques entre jeunes tout comme les actes racistes n'y sont pas plus fréquents, affirment les chercheurs. Et si la violence a peu évolué en ZEP entre 1999 et 2003, elle a en revanche tendance à augmenter dans les autres collèges notamment avec des bagarres, de menus vols et des dégradations en hausse.
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L'Humanité du 24/03/05
Mama la lycéenne évite l’expulsion
La jeune fille a obtenu un titre de séjour étudiant. Une étape décisive vers la régularisation.
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Occupation Nuit tranquille à Victor-Hugo
Une heure du matin, le silence s’installe peu à peu dans le gymnase du lycée Victor-Hugo à Paris. L’occupation, votée en assemblée générale dans l’après-midi, se poursuit tranquillement. Après les discussions de la journée, ces lycéens toujours mobilisés contre la loi Fillon - ils étaient une quarantaine vers 21 heures - s’endorment sur les tapis de gym pendant que les plus courageux finissent de mettre au point les affiches à scotcher le lendemain et le tract à diffuser. Si des parents sont là, pour soutenir les lycéens et/ou assurer à l’administration que tout se passera bien, les élèves ont quand même un petit regret : ne pas avoir reçu une participation plus active des professeurs. Quoi qu’il en soit, Léa, Julie, Alix, Louis, Canelle, Pierre, Laure et les autres sont bien décidés à se mobiliser jusqu’au bout contre la réforme.[…]
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Les révoltés d’Albert-Camus
Un mur tapissé de « non ». Non à l’endroit, non à l’envers, non en noir, en bleu, en vert, résultats du référendum que les lycéens ont organisé sur le texte. Celui de François Fillon, bien sûr, projet de loi d’orientation sur l’école que les parlementaires devraient définitivement adopter aujourd’hui. Les élèves d’Albert-Camus, à Bois-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, savent bien que les chances sont minimes qu’il en soit autrement. Et craignent, à contrecoeur, que ce 24 mars ne soit celui de leur baroud d’honneur. Aussi veulent-ils faire du barouf. « Pour montrer que le gouvernement ne tient pas compte de notre avis. Que la façon dont il agit, ce n’est pas la démocratie », explique Antoine, grand gars aux boucles brunes, tee-shirt noir et pantalon baggy.
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Le Parisien du 24/03/05
C'est leur dernière manif (payant)
Bon nombre de jeunes du lycée des Pierres-Vives à Carrières-sur-Seine vont sans doute mener aujourd'hui leur dernière manifestation contre le projet Fillon. Les opposants sont un peu amers et désenchantés. La loi sera votée aujourd'hui.
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Blogs : Protestations après l'exclusion de huit lycéens (payant)
PARENTS et jeunes sont outrés après l'exclusion de huit collégiens, ces derniers jours, pour avoir critiqué des professeurs sur leurs blogs (journaux intimes sur Internet).
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La loi Fillon s'appliquera dès septembre (payant)
IL Y AVAIT EU LE DÉBAT sur l'école, la commission Thélot, la phase de concertation lancée par le ministre de l'Education François Fillon, l'annonce de son projet, la fronde enseignante et surtout lycéenne, l'examen du texte par l'Assemblée et le Sénat......
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L es jeunes moins accros à l'alcool, davantage au cannabis (payant)
SOMMES NOUS tous « accros » à quelque chose ? Qui, en France, consomme régulièrement de l'alcool, du tabac, des tranquillisants et des drogues de toutes sortes ? Dans quel contexte, à quel coût et pour quelles conséquences ?
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La Croix du 24/03/05
Rien vu...
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20 minutes du 24/03/05
Quand des collégiens « débloguent »
Pas le droit de tout dire sur son blog. Ces derniers jours, huit collégiens du Val-d’Oise, du Puy-de-Dôme ou de la Somme ont été définitivement exclus pour avoir critiqué leurs profs sur leurs weblogs (journaux intimes sur Internet), provoquant la colère des parents d’élèves et d’un syndicat de lycéens qui dénoncent une mesure « disproportionnée».
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Points clés et points de tension de la réforme scolaire
La loi d’orientation de 1989 engagée par Lionel Jospin laisse sa place au millésime de François Fillon. Le Parlement doit adopter définitivement aujourd’hui, malgré l’hostilité des enseignants et lycéens, la nouvelle loi d’orientation pour l’école. Ces mesures entreront en application pour partie à la rentrée 2005, puis à la rentrée 2006. Voici les points clés.
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La révolution du bac reste au milieu du gué
On verra ça après le référendum sur la Constitution européenne. Juste avant que le projet de loi d’orientation soit examiné par l’Assemblée nationale, le ministre de l’Education a décidé de repousser les discussions sur la réforme du bac. Cette refonte prévoit un renforcement du contrôle continu et un examen final ramené à six épreuves au lieu de douze. Au début de l’année, François Fillon avait constitué un groupe de travail composé de représentants des enseignants, des parents d’élèves et des syndicats de lycéens, avec pour mission de remettre ses conclusions avant le 15 avril. Très vite, les membres du groupe de travail ont dénoncé la précipitation avec laquelle le ministre voulait appliquer la réforme. Depuis, la remise des conclusions a été repoussée au 31 mai.
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Ouest-France du 24/03/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 25/03/05
Des élèves exclus pour diffamation sur des blogs
Huit collégiens ont été exclus ces derniers jours pour avoir critiqué des professeurs sur leurs blogs (pages Web personnelles sur Internet), mesures jugées "disproportionnées" par les parents d'élèves et un syndicat lycéen, et peu représentatives pour l'éducation nationale.
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Pour freiner l'essoufflement de la mobilisation, des lycéens occupent leurs établissements
Cela ressemble à un baroud d'honneur. Faute de pouvoir mobiliser des dizaines de milliers de manifestants, les syndicats lycéens ont appelé leurs sympathisants à multiplier les opérations ponctuelles, jeudi 24 mars, pour protester contre l'adoption définitive de la loi Fillon, qui doit être votée par l'Assemblée nationale et le Sénat le même jour. Pour tenter de faire pression sur le gouvernement, ces syndicats, notamment l'UNL (Union nationale lycéenne), le plus important d'entre eux, ont demandé à leurs troupes de diversifier les formes d'action, en proposant l'organisation de sit-in, de référendums et de rassemblements, voire en bloquant des établissements.
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Autre sujet du jour, la mobilisation des lycéens. Après huit semaines de mobilisation, celle-ci semble s’essouffler (d’après vos quotidiens) d’autant que la loi est votée ce jeudi 24 mars.
Bonne Lecture...
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Libération du 24/03/05
Mouvement lycéen : journée d'action
Alors que le texte de loi de François Fillon sera définitivement adopté cet après-midi par une commission mixte Assemblée-Sénat, les lycéens entendent multiplier toute la journée les occupations d'établissements, les sit-in et les manifestations locales «pour maintenir la pression». Après huit semaines de mobilisation, le mouvement arrive en bout de course.
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Les dangereuses fuites de gros mots des blogs
Au départ, il voulait faire comme les copains : monter son blog, y mettre les photos d'un voyage scolaire à Versailles et raconter des anecdotes. «C'était comme un journal intime dont on ne donne l'adresse qu'aux proches. Je n'avais pas conscience qu'un prof pouvait tomber dessus», reconnaît Julien, 14 ans, récemment expulsé de son collège pour abus de blog (journal diffusé sur l'Internet). Quasiment impossible en théorie, selon les lycéens, de dénicher l'adresse d'un blog particulier dans les méandres du million et demi de skyblogs (les blogs de la radio Skyrock) qui font un tabac chez les collégiens et lycéens. Selon la délégation interministérielle aux usages de l'Internet (Libération d'hier), plus de la moitié d'entre eux animeraient ou participeraient à un blog. Mais une élève a donné l'adresse du blog à la direction du lycée. Laquelle s'est offusquée des propos offensants publiés sur cette page personnelle. L'adolescent préfère parler de phrases sans arrière-pensées pour accompagner des photos volées : «J'ai raconté que quelqu'un avait entendu une prof péter dans les toilettes, qu'une autre était une imbécile heureuse ou qu'elle se faisait tripoter les fesses.»[…]
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La «cognerie» n'a pas d'excuse
Par Didier PEYRAT, magistrat dans le Val-d'Oise
En dépit des moyens humains, matériels et financiers sans précédent alloués à la police nationale depuis plusieurs années, quelques centaines d'individus avaient pu, le 8 mars, lors du défilé lycéen, «descendre» à Paris, s'incruster dans une manifestation pacifique, puis parvenir à la disperser en brutalisant ses jeunes participants, filles ou garçons. Le tout sous les yeux de «forces de l'ordre», installées à proximité, affairées à compter avec un matériel ad hoc le nombre de manifestants ; capables de garder les édifices publics, mais incapables, semble-t-il, de protéger les lycéens contre de flagrantes infractions. Une enquête devrait être organisée pour comprendre le pourquoi de tels dysfonctionnements... En tout cas, il sera difficile d'invoquer la surprise. Le 15 février, lors d'une première manifestation, des violences identiques avaient déjà eu lieu, dans une moindre proportion. Mais surtout : en 1993, puis encore en 1998, des «casseurs» avaient déjà réussi à briser, plus efficacement qu'une compagnie de CRS, des manifestations de lycéens. Depuis quinze ans, à chaque mobilisation étudiante ou lycéenne, le même problème revient.
Une précision : ils ne «cassent» pas, ils cognent. C'est différent. Sommes-nous d'accord pour dire que c'est plus grave ? Ensuite, ils ne cognent pas sur le système, l'Etat, l'échec scolaire ou les injustices. Ils ne bousculent pas des généralités : ils brutalisent des personnes. Des lycéens, des lycéennes, qui, comme ils l'ont remarqué, «ne savent pas se battre».[…]
La solidarité, la fraternité, la liberté de bouger (maintenant de manifester), voilà ce qui est piétiné par les cogneurs. La délinquance violente mine l'être en société, ici, tout de suite. Mais c'est aussi l'avenir qui est en cause, car tout démontre que l'insécurité freine, quand elle ne le détruit pas, le changement social. Agressions et prédations sont dirigées, non contre l'Etat, mais contre des gens. Il ne s'agit pas d'une collision entre «deux mondes», mais de violences exercées par certains individus sur d'autres. Violence qui déchire leur monde commun, et qui créée une fracture à l'intérieur de la jeunesse. Avant de constituer un «trouble à l'ordre public», le vol avec violence, dans l'existence concrète, est un rapport entre un voleur et un volé. Un rapport de domination, choisi par le cogneur, subi par sa victime. Ici aussi, il n'y a pas d'équivalence entre dominant et dominé, ni de honte à manifester clairement ses préférences, y compris par une répression intelligente et conforme au droit.
Il est urgent que les acteurs du mouvement social, y compris les syndicats, se donnent les moyens d'arracher la sécurité aux griffes des sécuritaires. Au pouvoir depuis bientôt trois ans, ces derniers ont réussi à faire baisser «le sentiment d'insécurité» (pour combien de temps ?), pas les atteintes aux personnes, qui ont continué de progresser. Mais il faut également en terminer avec les angélismes grossiers qui traînent encore, empêchant la gauche de construire sa doctrine de sécurité. La férocité des cogneurs n'est pas l'alliée, juste un peu excessive, d'un projet de transformation sociale, mais un adversaire redoutable sur sa route. Sans se confondre, lutte contre l'insécurité civile et lutte contre l'insécurité sociale devront se mener de front. Pas l'une après l'autre.
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Le Figaro du 24/03/05
La violence scolaire se banalise
Contrairement aux idées reçues, la violence dans les établissements scolaires n'est pas cantonnée aux collèges et lycées dits «sensibles», classés en zone d'éducation prioritaire (ZEP).
Selon une enquête effectuée par trois chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en 1999 et en 2003 auprès de 16 500 collégiens et lycéens, soit 400 établissements publics et privés, les agressions s'étendraient désormais à tous les établissements, même ceux considérés comme privilégiés.
Une analyse qui s'éloigne de celle de l'Éducation nationale dont les statistiques tendent à montrer que la violence se concentre sur certains établissements (10% des 7 900 établissements du second degré signalant à eux seuls la moitié des 81 000 incidents graves recensés l'an dernier).
Selon l'Inserm, dont les travaux ont été dévoilés hier par La Croix, le nivellement des différences entre établissements s'explique par une augmentation importante de la violence «ordinaire» dans des collèges et lycées autrefois préservés. Si les actes les plus graves, telles que les agressions de professeurs, les utilisations d'armes ou les pratiques incendiaires ont plutôt stagné de 1999 à 2003, les dégradations de biens ont augmenté de 40% et les vols d'objets de 20%.
Première leçon du rapport, les collégiens de ZEP ne seraient pas plus violents que les autres. Les violences physiques entre jeunes tout comme les actes racistes n'y sont pas plus fréquents, affirment les chercheurs. Et si la violence a peu évolué en ZEP entre 1999 et 2003, elle a en revanche tendance à augmenter dans les autres collèges notamment avec des bagarres, de menus vols et des dégradations en hausse.
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L'Humanité du 24/03/05
Mama la lycéenne évite l’expulsion
La jeune fille a obtenu un titre de séjour étudiant. Une étape décisive vers la régularisation.
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Occupation Nuit tranquille à Victor-Hugo
Une heure du matin, le silence s’installe peu à peu dans le gymnase du lycée Victor-Hugo à Paris. L’occupation, votée en assemblée générale dans l’après-midi, se poursuit tranquillement. Après les discussions de la journée, ces lycéens toujours mobilisés contre la loi Fillon - ils étaient une quarantaine vers 21 heures - s’endorment sur les tapis de gym pendant que les plus courageux finissent de mettre au point les affiches à scotcher le lendemain et le tract à diffuser. Si des parents sont là, pour soutenir les lycéens et/ou assurer à l’administration que tout se passera bien, les élèves ont quand même un petit regret : ne pas avoir reçu une participation plus active des professeurs. Quoi qu’il en soit, Léa, Julie, Alix, Louis, Canelle, Pierre, Laure et les autres sont bien décidés à se mobiliser jusqu’au bout contre la réforme.[…]
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Les révoltés d’Albert-Camus
Un mur tapissé de « non ». Non à l’endroit, non à l’envers, non en noir, en bleu, en vert, résultats du référendum que les lycéens ont organisé sur le texte. Celui de François Fillon, bien sûr, projet de loi d’orientation sur l’école que les parlementaires devraient définitivement adopter aujourd’hui. Les élèves d’Albert-Camus, à Bois-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, savent bien que les chances sont minimes qu’il en soit autrement. Et craignent, à contrecoeur, que ce 24 mars ne soit celui de leur baroud d’honneur. Aussi veulent-ils faire du barouf. « Pour montrer que le gouvernement ne tient pas compte de notre avis. Que la façon dont il agit, ce n’est pas la démocratie », explique Antoine, grand gars aux boucles brunes, tee-shirt noir et pantalon baggy.
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Le Parisien du 24/03/05
C'est leur dernière manif (payant)
Bon nombre de jeunes du lycée des Pierres-Vives à Carrières-sur-Seine vont sans doute mener aujourd'hui leur dernière manifestation contre le projet Fillon. Les opposants sont un peu amers et désenchantés. La loi sera votée aujourd'hui.
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Blogs : Protestations après l'exclusion de huit lycéens (payant)
PARENTS et jeunes sont outrés après l'exclusion de huit collégiens, ces derniers jours, pour avoir critiqué des professeurs sur leurs blogs (journaux intimes sur Internet).
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La loi Fillon s'appliquera dès septembre (payant)
IL Y AVAIT EU LE DÉBAT sur l'école, la commission Thélot, la phase de concertation lancée par le ministre de l'Education François Fillon, l'annonce de son projet, la fronde enseignante et surtout lycéenne, l'examen du texte par l'Assemblée et le Sénat......
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L es jeunes moins accros à l'alcool, davantage au cannabis (payant)
SOMMES NOUS tous « accros » à quelque chose ? Qui, en France, consomme régulièrement de l'alcool, du tabac, des tranquillisants et des drogues de toutes sortes ? Dans quel contexte, à quel coût et pour quelles conséquences ?
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La Croix du 24/03/05
Rien vu...
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20 minutes du 24/03/05
Quand des collégiens « débloguent »
Pas le droit de tout dire sur son blog. Ces derniers jours, huit collégiens du Val-d’Oise, du Puy-de-Dôme ou de la Somme ont été définitivement exclus pour avoir critiqué leurs profs sur leurs weblogs (journaux intimes sur Internet), provoquant la colère des parents d’élèves et d’un syndicat de lycéens qui dénoncent une mesure « disproportionnée».
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Points clés et points de tension de la réforme scolaire
La loi d’orientation de 1989 engagée par Lionel Jospin laisse sa place au millésime de François Fillon. Le Parlement doit adopter définitivement aujourd’hui, malgré l’hostilité des enseignants et lycéens, la nouvelle loi d’orientation pour l’école. Ces mesures entreront en application pour partie à la rentrée 2005, puis à la rentrée 2006. Voici les points clés.
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La révolution du bac reste au milieu du gué
On verra ça après le référendum sur la Constitution européenne. Juste avant que le projet de loi d’orientation soit examiné par l’Assemblée nationale, le ministre de l’Education a décidé de repousser les discussions sur la réforme du bac. Cette refonte prévoit un renforcement du contrôle continu et un examen final ramené à six épreuves au lieu de douze. Au début de l’année, François Fillon avait constitué un groupe de travail composé de représentants des enseignants, des parents d’élèves et des syndicats de lycéens, avec pour mission de remettre ses conclusions avant le 15 avril. Très vite, les membres du groupe de travail ont dénoncé la précipitation avec laquelle le ministre voulait appliquer la réforme. Depuis, la remise des conclusions a été repoussée au 31 mai.
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Ouest-France du 24/03/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 25/03/05
Des élèves exclus pour diffamation sur des blogs
Huit collégiens ont été exclus ces derniers jours pour avoir critiqué des professeurs sur leurs blogs (pages Web personnelles sur Internet), mesures jugées "disproportionnées" par les parents d'élèves et un syndicat lycéen, et peu représentatives pour l'éducation nationale.
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Pour freiner l'essoufflement de la mobilisation, des lycéens occupent leurs établissements
Cela ressemble à un baroud d'honneur. Faute de pouvoir mobiliser des dizaines de milliers de manifestants, les syndicats lycéens ont appelé leurs sympathisants à multiplier les opérations ponctuelles, jeudi 24 mars, pour protester contre l'adoption définitive de la loi Fillon, qui doit être votée par l'Assemblée nationale et le Sénat le même jour. Pour tenter de faire pression sur le gouvernement, ces syndicats, notamment l'UNL (Union nationale lycéenne), le plus important d'entre eux, ont demandé à leurs troupes de diversifier les formes d'action, en proposant l'organisation de sit-in, de référendums et de rassemblements, voire en bloquant des établissements.
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mercredi, mars 23, 2005
Revue de presse du mercredi 23 mars 2005
« La violence s’étend dans les collèges et les lycées » c’est le titre de La Croix. Ce journal consacre un long article à ce sujet en s’appuyant sur une enquête de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) où trois chercheurs ont décortiqué les résultats de l’enquête « Espad » réalisée à l’échelon européen en 1999 et 2003.
Autre danger traité par vos journaux : les sectes. Un autre rapport publié aujourd’hui met l’accent sur les dérives sectaires de mouvement de modes tels que les « gothiques » et aussi sur l’enseignement à domicile qui peut masquer un endoctrinement sectaire.
Enfin, on trouvera plusieurs articles sur le mouvement des lycéens. La dernière forme d’action est l’occupation des locaux. Mais comme le rapporte Libération «Bloquer le lycée, c'est presque un geste de désespoir», dit une lycéenne On nous pousse à nous radicaliser. Pendant ce temps la loi d’orientation finit son parcours parlementaire avec l’adoption d’une version définitive par la Commission mixte paritaire (CMP), qui réunit des députés et des sénateurs. Elle sera proposée au vote de l'Assemblée et du Sénat le 24 mars. La CMP aurait conservé la plupart des amendements adoptés par le Sénat.
Bonne Lecture...
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Libération du 23/03/05
Où les lycéens campent sur leurs positions
Il y a des couvertures sous le préau, une ambiance plutôt festive et un léger parfum d'interdit. Depuis jeudi, des dizaines de lycéens dorment à la belle étoile dans la cour du lycée Jean-Jaurès de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Tous les soirs, le proviseur demande aux élèves de lever le camp. «Pas question», répondent-ils. De l'autre côté du portail, leurs parents se relaient, fournissant nourriture et boisson aux occupants.
Dormir sur place, c'est la forme la plus radicale du «blocage». Votée lors de la dernière assemblée générale de la coordination nationale des lycéens, l'occupation des établissements se veut un relais aux manifestations. A la huitième semaine de mobilisation, le mouvement s'essouffle. Seulement 50 000 à 60 000 manifestants mardi 15 mars pour l'ensemble de la France, contre 165 000 le 8 mars. Et pendant ce temps, le texte de loi du ministre de l'Education franchit les étapes législatives, «sans tenir compte de nous», dénoncent les lycéens. «Bloquer le lycée, c'est presque un geste de désespoir», note une Parisienne. On nous pousse à nous radicaliser.»
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Les blogs lycéens dans la mire des chefs d'établissement.
La guerre aux blogs menace dans les collèges et lycées. Depuis le début du mois, les exclusions définitives se multiplient à l'encontre de jeunes blogueurs de plus en plus nombreux à cogner sur leurs cibles préférées : professeurs et camarades de classe.
Lundi, le collège Teilhard-de-Chardin à Chamalières (Puy-de-Dôme) a décidé le renvoi «d'un élève brillant» mais qui a oublié le langage châtié en évoquant, sur l'Internet, les «petits péteux» et autres «brochettes de poulets» qui l'entourent (dixit le principal). Le tout agrémenté de photos de professeurs accompagnées de propos franchement injurieux. Le cas n'est pas isolé : le 10 mars dernier, trois élèves du collège Henri-Matisse de Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise) ont été exclus définitivement pour avoir insulté des professeurs sur leur blog. Jeudi dernier, c'est dans un collège privé d'Amiens que trois renvois ont été prononcés.
Loin d'être marginal, le phénomène blog devient contagieux : selon la délégation interministérielle aux usages de l'Internet (DUI), plus d'un élève sur deux dans les collèges et lycées anime ou participe à un blog. Rien de plus facile que de prendre des photos avec son portable et de les publier ensuite avec des légendes au vitriol.
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Enfants et ados cibles des sectes.
Des manifestations de dérives sectaires moins apparentes en 2004, mais qui ont gagné en diversité et en complexité. C'est ce qui ressort du rapport annuel de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) rendu public hier. «Sans être à l'abri de poussées délirantes imprévisibles, notre société paraît mieux protégée que d'autres des débordements», a estimé le président de la Miviludes, Jean-Louis Langlais. Pour autant, la mission pointe des dangers nouveaux. En particulier les pratiques sectaires qui menacent les adolescents, comme les groupes d'inspiration satanique
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Le satanisme, marchepied de l'extrême droite.
Des jeunes un peu paumés en quête d'identité se laissent séduire par une forme de folklore.
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Le Figaro du 23/03/05
Des lycéens irréductibles occupent leurs établissements
Alors que le projet de loi Fillon était examiné hier par la commission mixte paritaire au Sénat, dernière étape avant son adoption définitive demain, la mobilisation des lycéens a pris une forme minoritaire mais radicale depuis la fin de la semaine dernière : le blocage ou l'occupation de lycées. Une ultime tentative de raviver les braises du mouvement. Deux établissements des Hauts-de-Seine ont ainsi été bloqués hier tandis qu'une centaine d'adolescents d'un lycée de Seine-Saint-Denis ont passé leur troisième nuit dans la cour de récréation. D'autres encore ont bloqué l'entrée du lycée Montesquieu de Bordeaux ou celle d'un établissement de Rennes.
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L'Humanité du 23/03/05
La colère lycéenne toujours vive
Éteinte, la colère lycéenne ? Pas complètement. Comme une traînée de poudre, les échos remontent des établissements, qui font entendre une mobilisation toujours vive. En dépit de l’adoption par le Sénat, samedi, du projet d’orientation sur l’école et d’une mobilisation moins forte qu’espérée mardi dernier (moins de 60 000 manifestants contre 162 000 la semaine précédente), des foyers d’opposants au projet Fillon résistent fermement. À Perpignan, près de 500 lycéens se sont retrouvés, hier, pour une manifestation surprise. Idem à Maison-Alfort, dans le Val-de-Marne, où ceux du lycée Eugène-Delacroix étaient près de 150, lundi, à se diriger vers le rectorat. Le Comité d’action lycéenne (CAL), enfin, appelait hier à manifester à Paris.
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Lire un journal, ça s’apprend
La semaine dernière 14 000 établissements scolaires ont bousculé leurs programmes habituels. Et pour cause, du 14 au 19 mars avait lieu la semaine de la presse et des médias dans l’école. Pour cette 16e édition, le groupe de pilotage national (organismes de presse, ministère de l’Éducation nationale et ministère de la Culture) avait choisi pour thème « Diversité des médias, pluralisme des opinions ». Ainsi plus de quatre millions d’élèves, de la maternelle au lycée, ont pu débattre avec des journalistes venus faire partager leur goût pour l’information.
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Le Parisien du 23/03/05
Rien vu… (et en plus c’est payant…)
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La Croix du 23/03/05
Violence ordinaire dans le secondaire
La violence scolaire n’explose pas mais se banalise. Les agressions de la vie quotidienne, dégradations des biens et vols d’objets augmentent beaucoup plus que les actes spectaculaires, comme les agressions de professeurs ou l’utilisation d’armes. Mieux canalisée dans les collèges et lycées réputés sensibles des cités, cette violence que l’on pourrait dire «ordinaire» progresse en revanche sur tous les terrains, des établissements de milieu rural à ceux des centres-villes.
Une enquête que révèle aujourd’hui La Croix apporte un complément d’information extrêmement précieux sur l’augmentation, attestée mais mal identifiée, de la délinquance dite juvénile. Trois chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Marie Choquet, Christine Hassler et Delphine Morin, ont décortiqué les résultats de l’enquête « Espad » réalisée à l’échelon européen en 1999 et 2003. Les résultats avaient déjà été exploités et rendus publics en ce qui concerne les volets toxicomanie ou suicide des adolescents (lire La Croix du 5 novembre 2004). En revanche, les questions portant sur les violences n’avaient pas encore livré leurs secrets. Alors que les analyses du ministère portent sur les actes graves déclarés par l’administration (lire Repères ci-contre), le rapport de l’Inserm, lui, présente pour la première fois un état des lieux à partir des réponses fournies par 16 500 collégiens et lycéens – dont 18 % scolarisés dans le privé – dans 400 établissements publics et privés.
Première leçon de l’enquête : la violence scolaire a certes augmenté entre 1999 et 2003, mais cette évolution est variable selon les types de violence. Près de la moitié des types de comportement étudiés (5 sur 11) connaissent une augmentation et, parmi eux, les dégradations de biens publics ou privés se hissent largement en tête : 22 % des jeunes déclarent en 2003 avoir « abîmé exprès » des biens contre 16 % quatre ans plus tôt. Soit une augmentation de 40 %. Arrivent ensuite les vols d’objets d’une valeur supérieure à 15 ? : la proportion de jeunes avouant cette conduite progresse de deux points, passant de 11 % à 13 %, soit une augmentation de 20 %. Le développement d’équipements tels que les téléphones portables ou les lecteurs de musique explique certainement ce résultat, commentent les auteurs de l’enquête.
En revanche, les violences les plus graves comme l’agression d’un professeur, l’utilisation d’armes, les pratiques incendiaires ou la revente d’objets volés ne progressent pas ou faiblement. Les faits divers tragiques et les récits spectaculaires qu’en font certains médias exacerbent la sensibilité de l’opinion publique à la délinquance juvénile.
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Les jeunes aménagent leur au-delà
S’ils sont de plus en plus nombreux à croire à la vie après la mort, les jeunes imaginent l’au-delà hors des sentiers traditionnels de la religion
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20 minutes du 23/03/05
Inquiétudes sur le satanisme et ses dérives
Le phénomène satanique prend de l’ampleur en France, s’inquiète la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) dans son rapport 2004 dévoilé hier. Sans chiffrer le phénomène, elle souligne que les satanistes « s’exposent à une dérive sectaire ». Habillés et maquillés de noir, ils se retrouvent autour de « références antichrétiennes et antirépublicaines, de goûts musicaux » et d’« un goût prononcé pour la magie et le vampirisme ». Evalués à 4 000, selon Paul Ariès, auteur de Satanisme et vampirisme, le livre noir (Ed. Golias), ils ont profané vingt-trois tombes en France l’an dernier. Le gothisme, mouvement culturel plus modéré et plus répandu chez les jeunes, est une passerelle vers le satanisme, souligne le rapport.
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Les lycéens refusent de rentrer dans le rang
A la veille du vote définitif du projet de loi d’orientation sur l’école, les lycéens ont continué hier de mettre la pression un peu partout en France, à travers de nouvelles formes d’actions destinées à obtenir le retrait de la réforme.
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A Montaigne, ultime souffle d’un mouvement
« C’est une mobilisation symbolique », admet Karl Stoeckel, secrétaire général de l’Union nationale lycéenne (UNL). Devant le lycée Montaigne (6e), un bras de fer désespéré s’est engagé entre les élèves et l’administration. Il est 16 heures hier lorsque la direction du lycée décide d’annuler tous les cours et de ne plus laisser personne entrer dans l’établissement. Furieux, une cinquantaine d’élèves escaladent alors les grilles, pénètrent par la fenêtre dans une salle de classe, et menacent de passer une deuxième nuit sur place. « A cause des casseurs, les manifestations ne motivent plus grand monde, alors on a choisi l’occupation », constate Lucas. « Mais il ne faut pas se leurrer, le mouvement est en train de mourir», ajoute Anouar. Il est en effet trop tard : la loi d’orientation sur l’école a été adoptée au Sénat ce week-end.
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Ouest-France daté du 23/03/05
Les jeunes sont les cibles des sectes
Le phénomène des sectes, en France, ne progresse plus, estime la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Toutefois, la Miviludes met en garde contre certaines dérives dont les premières victimes sont les jeunes.
L'an dernier, 1 200 enfants en âge scolaire étaient, en fait, « instruits » dans leur famille. Depuis 1998, l'Éducation nationale doit évaluer l'enseignement qui leur est donné et veiller à ce qu'ils ne subissent pas un endoctrinement sectaire. 677 contrôles ont été réalisés. Chiffre non négligeable : 10 à 20 % de ces enfants étaient sous « influence sectaire ».
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Le Monde daté du 23/03/05
La mobilisation lycéenne se poursuit pour "maintenir la pression"
La mobilisation lycéenne s'est poursuivie, lundi 21 et mardi 22 mars, avec des fortunes diverses mais aussi une nouvelle forme d'action, le blocage des lycées, alors que l'adoption définitive de la loi Fillon par la commission mixte Assemblée-Sénat devrait avoir lieu jeudi.
La mobilisation n'est pas comparable aux grandes journées nationales de manifestations de février ou de début mars qui ont vu jusqu'à 165 000 lycéens battre le pavé à travers la France. Toutefois, malgré le vote inéluctable de la loi, dont certains points ont même été renforcés par les sénateurs, le noyau dur des opposants continue à demander son abandon, tandis que les organisations lycéennes entendent "maintenir la pression".
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La Mission contre les dérives sectaires s'inquiète de la "progression sensible" du satanisme en France
L.a vague de profanations de cimetières en France a attiré l'attention de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Cet organisme, rattaché aux services du premier ministre, a choisi de consacrer un chapitre de son rapport annuel, rendu public mardi 22 mars, au développement du satanisme en France.
La Miviludes s'inquiète d'une "progression sensible du phénomène". La mode favorise cette évolution : la "vague gothique" est devenue une attitude esthétique "très tendance" chez certains adolescents. La mouvance sataniste serait constituée de "micro-groupes hybrides aux attaches multiples et aux obédiences mal affirmées".
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Autre danger traité par vos journaux : les sectes. Un autre rapport publié aujourd’hui met l’accent sur les dérives sectaires de mouvement de modes tels que les « gothiques » et aussi sur l’enseignement à domicile qui peut masquer un endoctrinement sectaire.
Enfin, on trouvera plusieurs articles sur le mouvement des lycéens. La dernière forme d’action est l’occupation des locaux. Mais comme le rapporte Libération «Bloquer le lycée, c'est presque un geste de désespoir», dit une lycéenne On nous pousse à nous radicaliser. Pendant ce temps la loi d’orientation finit son parcours parlementaire avec l’adoption d’une version définitive par la Commission mixte paritaire (CMP), qui réunit des députés et des sénateurs. Elle sera proposée au vote de l'Assemblée et du Sénat le 24 mars. La CMP aurait conservé la plupart des amendements adoptés par le Sénat.
Bonne Lecture...
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Libération du 23/03/05
Où les lycéens campent sur leurs positions
Il y a des couvertures sous le préau, une ambiance plutôt festive et un léger parfum d'interdit. Depuis jeudi, des dizaines de lycéens dorment à la belle étoile dans la cour du lycée Jean-Jaurès de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Tous les soirs, le proviseur demande aux élèves de lever le camp. «Pas question», répondent-ils. De l'autre côté du portail, leurs parents se relaient, fournissant nourriture et boisson aux occupants.
Dormir sur place, c'est la forme la plus radicale du «blocage». Votée lors de la dernière assemblée générale de la coordination nationale des lycéens, l'occupation des établissements se veut un relais aux manifestations. A la huitième semaine de mobilisation, le mouvement s'essouffle. Seulement 50 000 à 60 000 manifestants mardi 15 mars pour l'ensemble de la France, contre 165 000 le 8 mars. Et pendant ce temps, le texte de loi du ministre de l'Education franchit les étapes législatives, «sans tenir compte de nous», dénoncent les lycéens. «Bloquer le lycée, c'est presque un geste de désespoir», note une Parisienne. On nous pousse à nous radicaliser.»
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Les blogs lycéens dans la mire des chefs d'établissement.
La guerre aux blogs menace dans les collèges et lycées. Depuis le début du mois, les exclusions définitives se multiplient à l'encontre de jeunes blogueurs de plus en plus nombreux à cogner sur leurs cibles préférées : professeurs et camarades de classe.
Lundi, le collège Teilhard-de-Chardin à Chamalières (Puy-de-Dôme) a décidé le renvoi «d'un élève brillant» mais qui a oublié le langage châtié en évoquant, sur l'Internet, les «petits péteux» et autres «brochettes de poulets» qui l'entourent (dixit le principal). Le tout agrémenté de photos de professeurs accompagnées de propos franchement injurieux. Le cas n'est pas isolé : le 10 mars dernier, trois élèves du collège Henri-Matisse de Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise) ont été exclus définitivement pour avoir insulté des professeurs sur leur blog. Jeudi dernier, c'est dans un collège privé d'Amiens que trois renvois ont été prononcés.
Loin d'être marginal, le phénomène blog devient contagieux : selon la délégation interministérielle aux usages de l'Internet (DUI), plus d'un élève sur deux dans les collèges et lycées anime ou participe à un blog. Rien de plus facile que de prendre des photos avec son portable et de les publier ensuite avec des légendes au vitriol.
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Enfants et ados cibles des sectes.
Des manifestations de dérives sectaires moins apparentes en 2004, mais qui ont gagné en diversité et en complexité. C'est ce qui ressort du rapport annuel de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) rendu public hier. «Sans être à l'abri de poussées délirantes imprévisibles, notre société paraît mieux protégée que d'autres des débordements», a estimé le président de la Miviludes, Jean-Louis Langlais. Pour autant, la mission pointe des dangers nouveaux. En particulier les pratiques sectaires qui menacent les adolescents, comme les groupes d'inspiration satanique
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Le satanisme, marchepied de l'extrême droite.
Des jeunes un peu paumés en quête d'identité se laissent séduire par une forme de folklore.
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Le Figaro du 23/03/05
Des lycéens irréductibles occupent leurs établissements
Alors que le projet de loi Fillon était examiné hier par la commission mixte paritaire au Sénat, dernière étape avant son adoption définitive demain, la mobilisation des lycéens a pris une forme minoritaire mais radicale depuis la fin de la semaine dernière : le blocage ou l'occupation de lycées. Une ultime tentative de raviver les braises du mouvement. Deux établissements des Hauts-de-Seine ont ainsi été bloqués hier tandis qu'une centaine d'adolescents d'un lycée de Seine-Saint-Denis ont passé leur troisième nuit dans la cour de récréation. D'autres encore ont bloqué l'entrée du lycée Montesquieu de Bordeaux ou celle d'un établissement de Rennes.
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L'Humanité du 23/03/05
La colère lycéenne toujours vive
Éteinte, la colère lycéenne ? Pas complètement. Comme une traînée de poudre, les échos remontent des établissements, qui font entendre une mobilisation toujours vive. En dépit de l’adoption par le Sénat, samedi, du projet d’orientation sur l’école et d’une mobilisation moins forte qu’espérée mardi dernier (moins de 60 000 manifestants contre 162 000 la semaine précédente), des foyers d’opposants au projet Fillon résistent fermement. À Perpignan, près de 500 lycéens se sont retrouvés, hier, pour une manifestation surprise. Idem à Maison-Alfort, dans le Val-de-Marne, où ceux du lycée Eugène-Delacroix étaient près de 150, lundi, à se diriger vers le rectorat. Le Comité d’action lycéenne (CAL), enfin, appelait hier à manifester à Paris.
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Lire un journal, ça s’apprend
La semaine dernière 14 000 établissements scolaires ont bousculé leurs programmes habituels. Et pour cause, du 14 au 19 mars avait lieu la semaine de la presse et des médias dans l’école. Pour cette 16e édition, le groupe de pilotage national (organismes de presse, ministère de l’Éducation nationale et ministère de la Culture) avait choisi pour thème « Diversité des médias, pluralisme des opinions ». Ainsi plus de quatre millions d’élèves, de la maternelle au lycée, ont pu débattre avec des journalistes venus faire partager leur goût pour l’information.
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Le Parisien du 23/03/05
Rien vu… (et en plus c’est payant…)
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La Croix du 23/03/05
Violence ordinaire dans le secondaire
La violence scolaire n’explose pas mais se banalise. Les agressions de la vie quotidienne, dégradations des biens et vols d’objets augmentent beaucoup plus que les actes spectaculaires, comme les agressions de professeurs ou l’utilisation d’armes. Mieux canalisée dans les collèges et lycées réputés sensibles des cités, cette violence que l’on pourrait dire «ordinaire» progresse en revanche sur tous les terrains, des établissements de milieu rural à ceux des centres-villes.
Une enquête que révèle aujourd’hui La Croix apporte un complément d’information extrêmement précieux sur l’augmentation, attestée mais mal identifiée, de la délinquance dite juvénile. Trois chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Marie Choquet, Christine Hassler et Delphine Morin, ont décortiqué les résultats de l’enquête « Espad » réalisée à l’échelon européen en 1999 et 2003. Les résultats avaient déjà été exploités et rendus publics en ce qui concerne les volets toxicomanie ou suicide des adolescents (lire La Croix du 5 novembre 2004). En revanche, les questions portant sur les violences n’avaient pas encore livré leurs secrets. Alors que les analyses du ministère portent sur les actes graves déclarés par l’administration (lire Repères ci-contre), le rapport de l’Inserm, lui, présente pour la première fois un état des lieux à partir des réponses fournies par 16 500 collégiens et lycéens – dont 18 % scolarisés dans le privé – dans 400 établissements publics et privés.
Première leçon de l’enquête : la violence scolaire a certes augmenté entre 1999 et 2003, mais cette évolution est variable selon les types de violence. Près de la moitié des types de comportement étudiés (5 sur 11) connaissent une augmentation et, parmi eux, les dégradations de biens publics ou privés se hissent largement en tête : 22 % des jeunes déclarent en 2003 avoir « abîmé exprès » des biens contre 16 % quatre ans plus tôt. Soit une augmentation de 40 %. Arrivent ensuite les vols d’objets d’une valeur supérieure à 15 ? : la proportion de jeunes avouant cette conduite progresse de deux points, passant de 11 % à 13 %, soit une augmentation de 20 %. Le développement d’équipements tels que les téléphones portables ou les lecteurs de musique explique certainement ce résultat, commentent les auteurs de l’enquête.
En revanche, les violences les plus graves comme l’agression d’un professeur, l’utilisation d’armes, les pratiques incendiaires ou la revente d’objets volés ne progressent pas ou faiblement. Les faits divers tragiques et les récits spectaculaires qu’en font certains médias exacerbent la sensibilité de l’opinion publique à la délinquance juvénile.
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Les jeunes aménagent leur au-delà
S’ils sont de plus en plus nombreux à croire à la vie après la mort, les jeunes imaginent l’au-delà hors des sentiers traditionnels de la religion
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20 minutes du 23/03/05
Inquiétudes sur le satanisme et ses dérives
Le phénomène satanique prend de l’ampleur en France, s’inquiète la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) dans son rapport 2004 dévoilé hier. Sans chiffrer le phénomène, elle souligne que les satanistes « s’exposent à une dérive sectaire ». Habillés et maquillés de noir, ils se retrouvent autour de « références antichrétiennes et antirépublicaines, de goûts musicaux » et d’« un goût prononcé pour la magie et le vampirisme ». Evalués à 4 000, selon Paul Ariès, auteur de Satanisme et vampirisme, le livre noir (Ed. Golias), ils ont profané vingt-trois tombes en France l’an dernier. Le gothisme, mouvement culturel plus modéré et plus répandu chez les jeunes, est une passerelle vers le satanisme, souligne le rapport.
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Les lycéens refusent de rentrer dans le rang
A la veille du vote définitif du projet de loi d’orientation sur l’école, les lycéens ont continué hier de mettre la pression un peu partout en France, à travers de nouvelles formes d’actions destinées à obtenir le retrait de la réforme.
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A Montaigne, ultime souffle d’un mouvement
« C’est une mobilisation symbolique », admet Karl Stoeckel, secrétaire général de l’Union nationale lycéenne (UNL). Devant le lycée Montaigne (6e), un bras de fer désespéré s’est engagé entre les élèves et l’administration. Il est 16 heures hier lorsque la direction du lycée décide d’annuler tous les cours et de ne plus laisser personne entrer dans l’établissement. Furieux, une cinquantaine d’élèves escaladent alors les grilles, pénètrent par la fenêtre dans une salle de classe, et menacent de passer une deuxième nuit sur place. « A cause des casseurs, les manifestations ne motivent plus grand monde, alors on a choisi l’occupation », constate Lucas. « Mais il ne faut pas se leurrer, le mouvement est en train de mourir», ajoute Anouar. Il est en effet trop tard : la loi d’orientation sur l’école a été adoptée au Sénat ce week-end.
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Ouest-France daté du 23/03/05
Les jeunes sont les cibles des sectes
Le phénomène des sectes, en France, ne progresse plus, estime la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Toutefois, la Miviludes met en garde contre certaines dérives dont les premières victimes sont les jeunes.
L'an dernier, 1 200 enfants en âge scolaire étaient, en fait, « instruits » dans leur famille. Depuis 1998, l'Éducation nationale doit évaluer l'enseignement qui leur est donné et veiller à ce qu'ils ne subissent pas un endoctrinement sectaire. 677 contrôles ont été réalisés. Chiffre non négligeable : 10 à 20 % de ces enfants étaient sous « influence sectaire ».
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Le Monde daté du 23/03/05
La mobilisation lycéenne se poursuit pour "maintenir la pression"
La mobilisation lycéenne s'est poursuivie, lundi 21 et mardi 22 mars, avec des fortunes diverses mais aussi une nouvelle forme d'action, le blocage des lycées, alors que l'adoption définitive de la loi Fillon par la commission mixte Assemblée-Sénat devrait avoir lieu jeudi.
La mobilisation n'est pas comparable aux grandes journées nationales de manifestations de février ou de début mars qui ont vu jusqu'à 165 000 lycéens battre le pavé à travers la France. Toutefois, malgré le vote inéluctable de la loi, dont certains points ont même été renforcés par les sénateurs, le noyau dur des opposants continue à demander son abandon, tandis que les organisations lycéennes entendent "maintenir la pression".
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La Mission contre les dérives sectaires s'inquiète de la "progression sensible" du satanisme en France
L.a vague de profanations de cimetières en France a attiré l'attention de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Cet organisme, rattaché aux services du premier ministre, a choisi de consacrer un chapitre de son rapport annuel, rendu public mardi 22 mars, au développement du satanisme en France.
La Miviludes s'inquiète d'une "progression sensible du phénomène". La mode favorise cette évolution : la "vague gothique" est devenue une attitude esthétique "très tendance" chez certains adolescents. La mouvance sataniste serait constituée de "micro-groupes hybrides aux attaches multiples et aux obédiences mal affirmées".
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mardi, mars 22, 2005
Revue de presse du mardi 22 mars 2005
Le Figaro s’intéresse aux blogs des ados et s’inquiète des dérapages de ce nouveau média, entre insultes publiques contre les profs et défoulement mal maîtrisé… Le Parisien s’intéresse à la réforme de l’orthographe et consacre tout un dossier à ce thème. Mais il vous faudra payer pour lire ces articles sur Internet.
Il devient en effet de plus en plus difficile de faire cette revue de presse. Les quotidiens ont entrepris de rénover leurs sites web dans le sens d’une logique marchande. Pour certains les articles ne restent que quelques jours en consultation libre, c’est le cas du Figaro depuis longtemps. Ensuite les archives deviennent payantes. Le Monde semble prendre la même voie. Pour le Parisien, c’est pratiquement toute l'édition électronique qui devient payante à partir d’aujourd’hui. Notons toutefois que 20 minutes avait fait la même tentative, il y a quelque temps et avait dû renoncer devant le mécontentement. Alors n’hésitez pas à vous exprimer auprès des journaux concernés…
Bonne Lecture...
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Libération du 22/03/05
Loi Fillon: le lycée parisien Montaigne occupé.
100 à 200 élèves du lycée Montaigne à Paris occupent leur établissement depuis hier après-midi, pour protester contre la loi Fillon. La tenue des cours n'est pas empêchée.
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Le Figaro du 22/03/05
Sur leurs blogs, les collégiens se déchaînent contre les profs .
La photo d'une femme brune de profil apparaît sur une page Internet, manifestement prise par surprise : «C'est la morue du bahut. Elle est affreuse et conne, cette prof», a commenté un garçon du collège du nord de la France. Ailleurs, sur un autre site, une collégienne arbore un large sourire en gros plan. «Je la hai tro cette fille c trop une petasse», éructe un internaute. Un professeur d'un collège de Gironde a plus de chance : il est «trop super», il «déchire grave, c'est le meilleur prof de géo», s'enthousiasment les élèves.
Depuis quelques mois, le phénomène des blogs, ces journaux intimes mis en ligne sur Internet, illustrés de photos souvent prises à l'insu des «victimes», explose chez les collégiens et les lycéens. Et si certains débordent d'imagination positive, les dérapages sont de plus en plus nombreux.
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Déjà 100 000 étudiants séduits par le PC à un euro par jour.
Malgré de petits ratés au démarrage, le gouvernement se félicite de son initiative pour équiper des étudiants en ordinateurs portables. Entre le lancement du programme «Mon micro-ordinateur WiFi à 1 euro par jour», fin septembre et début janvier, les étudiants ont acheté 100 000 machines, contre 13 000 un an plus tôt, souligne Benoît Sillard, délégué général aux usages de l'Internet. Le chiffre de 150 000 micro-ordinateurs vendus pour les étudiants pour la période universitaire 2004-2005 sera atteint, assure-t-il. Cet objectif sera renouvelé chaque année jusqu'en 2007. L'initiative a été lancée en coopération avec neuf fabricants d'ordinateurs et six banques. Au total, 32 000 prêts, sans frais de dossier, ont été accordés par les banques partenaires.
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L'Humanité du 22/03/05
tribune libre L’après-loi Fillon a commencé
Par Éric Ferrand,adjoint au maire de Paris chargé de la vie scolaire..
L’adoption par l’Assemblée nationale du « socle commun de connaissances et de compétences » constitue pour notre démocratie un dangereux tournant.
En quelques semaines, du rapport Thélot à la loi Fillon, l’école se retrouve défaite d’une des ambitions les plus ancrées au coeur de notre démocratie : faire accéder le plus grand nombre aux savoirs et à la réussite scolaire.
Qu’il ait pu y avoir, durant un temps, l’esquisse d’un consensus sur cette disposition révèle combien, en matière éducative aussi, le libéralisme triomphant a gagné bien largement les esprits.[…]
Le socle commun des connaissances est le symbole d’un système éducatif tiré vers le bas, qui renonce à l’égalité des chances face au savoir, mais aussi l’habillage conceptuel destiné à maquiller la purge budgétaire à l’oeuvre depuis trois années.
Car d’une certaine manière, avant d’être votée, la loi Fillon est déjà appliquée.Pendant que la commission Thélot inventait les syntagmes et les paradigmes d’une école réduite aux indispensables, le gouvernement Raffarin, lui, supprimait déjà, couperet rectoral en main, les postes d’enseignants et les heures d’enseignement par milliers. […]
il fait peu de doutes que l’objectif poursuivi ne se réalise : réduire le périmètre de l’école, encourager la fuite vers l’enseignement privé, créer les conditions d’une école à plusieurs vitesses, et demain d’une école livrée au commerce.
C’est dire si, de la directive Bolkestein sur la libéralisation des services, à la loi Fillon, la cohérence d’une politique destinée à privatiser le service public de l’éducation paraît évidente.
Et si certains supplient les Français de ne pas « se tromper de colère », comment ces derniers ne pourraient-ils pas faire ce lien, chaque jour plus éclatant, entre une construction européenne d’abord libérale et un système éducatif toujours plus affaibli !
Face à l’obsession qui anime les libéraux de réduire l’école à une peau de chagrin, la gauche doit construire une alternative, en se défaisant de ses vieilles querelles et en replaçant l’égalité d’accès et l’égalité des chances au coeur de son projet éducatif.
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Le Parisien du 22/03/05
Attention ! Le Parisien (comme Le Monde) vient de réformer son site web et propose maintenant un accès payant à la plupart de ses articles. C’est déplorable et c’est le cas du dossier ci-dessous…
Doit-on vraiment réformer l'orthographe ? (articles payants).
Depuis la récente étude révélée par notre journal sur le faible niveau d'orthographe des élèves, la question d'une réforme, douce ou radicale, est plus que jamais d'actualité. Enseignants, linguistes, écrivains, chanteurs : le débat...
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La Croix du 22/03/05
Rien vu… .
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20 minutes du 22/03/05
Rien vu… .
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Ouest-France du 22/03/05
Rien vu… .
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Le Monde daté du 23/03/05
Rien vu… .
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Il devient en effet de plus en plus difficile de faire cette revue de presse. Les quotidiens ont entrepris de rénover leurs sites web dans le sens d’une logique marchande. Pour certains les articles ne restent que quelques jours en consultation libre, c’est le cas du Figaro depuis longtemps. Ensuite les archives deviennent payantes. Le Monde semble prendre la même voie. Pour le Parisien, c’est pratiquement toute l'édition électronique qui devient payante à partir d’aujourd’hui. Notons toutefois que 20 minutes avait fait la même tentative, il y a quelque temps et avait dû renoncer devant le mécontentement. Alors n’hésitez pas à vous exprimer auprès des journaux concernés…
Bonne Lecture...
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Libération du 22/03/05
Loi Fillon: le lycée parisien Montaigne occupé.
100 à 200 élèves du lycée Montaigne à Paris occupent leur établissement depuis hier après-midi, pour protester contre la loi Fillon. La tenue des cours n'est pas empêchée.
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Le Figaro du 22/03/05
Sur leurs blogs, les collégiens se déchaînent contre les profs .
La photo d'une femme brune de profil apparaît sur une page Internet, manifestement prise par surprise : «C'est la morue du bahut. Elle est affreuse et conne, cette prof», a commenté un garçon du collège du nord de la France. Ailleurs, sur un autre site, une collégienne arbore un large sourire en gros plan. «Je la hai tro cette fille c trop une petasse», éructe un internaute. Un professeur d'un collège de Gironde a plus de chance : il est «trop super», il «déchire grave, c'est le meilleur prof de géo», s'enthousiasment les élèves.
Depuis quelques mois, le phénomène des blogs, ces journaux intimes mis en ligne sur Internet, illustrés de photos souvent prises à l'insu des «victimes», explose chez les collégiens et les lycéens. Et si certains débordent d'imagination positive, les dérapages sont de plus en plus nombreux.
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Déjà 100 000 étudiants séduits par le PC à un euro par jour.
Malgré de petits ratés au démarrage, le gouvernement se félicite de son initiative pour équiper des étudiants en ordinateurs portables. Entre le lancement du programme «Mon micro-ordinateur WiFi à 1 euro par jour», fin septembre et début janvier, les étudiants ont acheté 100 000 machines, contre 13 000 un an plus tôt, souligne Benoît Sillard, délégué général aux usages de l'Internet. Le chiffre de 150 000 micro-ordinateurs vendus pour les étudiants pour la période universitaire 2004-2005 sera atteint, assure-t-il. Cet objectif sera renouvelé chaque année jusqu'en 2007. L'initiative a été lancée en coopération avec neuf fabricants d'ordinateurs et six banques. Au total, 32 000 prêts, sans frais de dossier, ont été accordés par les banques partenaires.
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L'Humanité du 22/03/05
tribune libre L’après-loi Fillon a commencé
Par Éric Ferrand,adjoint au maire de Paris chargé de la vie scolaire..
L’adoption par l’Assemblée nationale du « socle commun de connaissances et de compétences » constitue pour notre démocratie un dangereux tournant.
En quelques semaines, du rapport Thélot à la loi Fillon, l’école se retrouve défaite d’une des ambitions les plus ancrées au coeur de notre démocratie : faire accéder le plus grand nombre aux savoirs et à la réussite scolaire.
Qu’il ait pu y avoir, durant un temps, l’esquisse d’un consensus sur cette disposition révèle combien, en matière éducative aussi, le libéralisme triomphant a gagné bien largement les esprits.[…]
Le socle commun des connaissances est le symbole d’un système éducatif tiré vers le bas, qui renonce à l’égalité des chances face au savoir, mais aussi l’habillage conceptuel destiné à maquiller la purge budgétaire à l’oeuvre depuis trois années.
Car d’une certaine manière, avant d’être votée, la loi Fillon est déjà appliquée.Pendant que la commission Thélot inventait les syntagmes et les paradigmes d’une école réduite aux indispensables, le gouvernement Raffarin, lui, supprimait déjà, couperet rectoral en main, les postes d’enseignants et les heures d’enseignement par milliers. […]
il fait peu de doutes que l’objectif poursuivi ne se réalise : réduire le périmètre de l’école, encourager la fuite vers l’enseignement privé, créer les conditions d’une école à plusieurs vitesses, et demain d’une école livrée au commerce.
C’est dire si, de la directive Bolkestein sur la libéralisation des services, à la loi Fillon, la cohérence d’une politique destinée à privatiser le service public de l’éducation paraît évidente.
Et si certains supplient les Français de ne pas « se tromper de colère », comment ces derniers ne pourraient-ils pas faire ce lien, chaque jour plus éclatant, entre une construction européenne d’abord libérale et un système éducatif toujours plus affaibli !
Face à l’obsession qui anime les libéraux de réduire l’école à une peau de chagrin, la gauche doit construire une alternative, en se défaisant de ses vieilles querelles et en replaçant l’égalité d’accès et l’égalité des chances au coeur de son projet éducatif.
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Le Parisien du 22/03/05
Attention ! Le Parisien (comme Le Monde) vient de réformer son site web et propose maintenant un accès payant à la plupart de ses articles. C’est déplorable et c’est le cas du dossier ci-dessous…
Doit-on vraiment réformer l'orthographe ? (articles payants).
Depuis la récente étude révélée par notre journal sur le faible niveau d'orthographe des élèves, la question d'une réforme, douce ou radicale, est plus que jamais d'actualité. Enseignants, linguistes, écrivains, chanteurs : le débat...
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La Croix du 22/03/05
Rien vu… .
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20 minutes du 22/03/05
Rien vu… .
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Ouest-France du 22/03/05
Rien vu… .
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Le Monde daté du 23/03/05
Rien vu… .
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lundi, mars 21, 2005
Revue de presse du lundi 21 mars 2005
La loi Fillon a été adoptée au Sénat dans la nuit de samedi à Dimanche. Le texte de 62 articles a recueilli 201 voix de droite contre 124 voix de gauche.<
Les Journaux reviennent aussi sur le bilan annuel de la commission nationale consultative des droits de l'homme qui alerte sur une augmentation des actes racistes. L'école n'est pas épargnée par ce phénomène.
Bonne Lecture...
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Libération du 21/03/05
Racisme Des actes difficiles à recenser
Le chiffrage des actes racistes n'est pas une science exacte. Pour établir son bilan annuel, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) s'appuie sur les chiffres du ministère de l'Intérieur. Mais cette comptabilité n'est pas exhaustive, une partie des victimes ne se signalant pas, par ignorance, par résignation ou par peur d'entrer dans un commissariat. Concernant les actes de racisme au collège et au lycée, des doutes existent également. Un logiciel de recensement des phénomènes de violence, baptisé Signa, a été mis en place à la rentrée scolaire 2001-2002, qui est censé «recenser de manière exhaustive les actes "graves" de violence survenus à l'école et ses abords». Mais cette banque de données est renseignée par les chefs d'établissement, et certains sont soupçonnés de minorer les faits affectant leur institution pour que son image n'en souffre pas trop. «On peut donc supposer l'existence de "chiffres noirs" inconnus», reconnaissent les auteurs du rapport.
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Sophie Ernst, spécialiste de l'éducation, s'inquiète de la confusion entre actes racistes et violence ordinaire:
«Attention aux conclusions tendancieuses»
Sophie Ernst, chargée d'études à l'Institut national de recherche pédagogique, philosophe de l'éducation, a créé un programme de recherches sur l'enseignement de la Shoah et de la guerre d'Algérie.
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Le Figaro du 21/03/05
Le Sénat a adopté le projet Fillon pour l'école
Le texte instaurant notamment un «socle commun de connaissances et de compétences» que tout élève est censé maîtriser au terme de sa scolarité obligatoire a été adopté dans la nuit de samedi à dimanche par la Haute assemblée.
Au terme d'un débat marathon plus long qu'à l'Assemblée nationale - près de 45 heures - le texte de 62 articles proposé par le ministre de l'Education nationale François Fillon a recueilli 201 voix de droite contre 124 voix de gauche.
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L'Humanité du 21/03/05
Éducation Le Sénat dit oui à la loi Fillon
La loi d’orientation sur l’école a été adoptée ce week-end. Syndicats enseignants, lycéens et parents d’élèves appellent à l’action le 2 avril.
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Le Parisien du 21/03/05
Un cours en direct du bout du monde
Partout aujourd’hui, on fête l'Internet. Ce sera le cas dans la classe de maternelle des petits-moyens de l'école Vauvenargues à Paris (XVIII e ). Surtout qu'ici, on a beau avoir 3 ou 4 ans, on est déjà des pros ! Depuis le début de l'année, deux fois par semaine, Jules, Ghayleen, Marwan, Guy, Arthur, Clémentine, Louisa et les autres ont rendez-vous... avec le bout du monde. Sur l'écran, un copain de classe un peu particulier : Elliot Etienne. Le fils de l'explorateur français vit, avec son père, sa mère et son petit frère Ulysse, sur l'atoll minuscule de Clipperton, terre française à 1 400 km au large des côtes mexicaines. Pendant que Jean-Louis Etienne y dirige une expédition naturaliste qui se terminera dans un mois, sa femme, Elsa, travaille sur des projets pédagogiques, notamment ces rendez-vous qu'honore Elliot avec sa classe via une visioconférence.
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La Croix du 21/03/05
Rien vu...
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20 minutes du 21/03/05
Adoption sans appel de la loi Fillon au Sénat
Les élus restent sourds à la colère lycéenne. Dans la nuit de samedi à dimanche, au terme d’un débat marathon émaillé d’incidents, le Sénat a adopté le projet de loi d’orientation pour l’avenir de l’école de François Fillon. Les lycéens qui refusent cette loi n’ont désormais plus guère de temps pour faire pression. En effet, le gouvernement ayant déclaré l’urgence sur ce texte, il n’y aura pas de deuxième lecture. Une commission mixte paritaire composée de quatorze députés et sénateurs se réunira demain pour harmoniser les versions des deux assemblées. Le vote définitif du texte est prévu jeudi.
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Ouest-France du 21/03/05
21 mars 1905 à l'Assemblée : la séparation de l'Église et l'État
C'était il y a cent ans. Le 21 mars 1905 s'ouvrait à l'Assemblée le débat historique sur la séparation de l'Église et de l'État. La fameuse loi de 1905, adoptée le 3 juillet suivant par 341 députés contre 233. Un tournant dans les relations entre l'Église catholique et le pouvoir politique.
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Le Monde daté du 22/03/05
Rien vu...
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Les Journaux reviennent aussi sur le bilan annuel de la commission nationale consultative des droits de l'homme qui alerte sur une augmentation des actes racistes. L'école n'est pas épargnée par ce phénomène.
Bonne Lecture...
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Libération du 21/03/05
Racisme Des actes difficiles à recenser
Le chiffrage des actes racistes n'est pas une science exacte. Pour établir son bilan annuel, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) s'appuie sur les chiffres du ministère de l'Intérieur. Mais cette comptabilité n'est pas exhaustive, une partie des victimes ne se signalant pas, par ignorance, par résignation ou par peur d'entrer dans un commissariat. Concernant les actes de racisme au collège et au lycée, des doutes existent également. Un logiciel de recensement des phénomènes de violence, baptisé Signa, a été mis en place à la rentrée scolaire 2001-2002, qui est censé «recenser de manière exhaustive les actes "graves" de violence survenus à l'école et ses abords». Mais cette banque de données est renseignée par les chefs d'établissement, et certains sont soupçonnés de minorer les faits affectant leur institution pour que son image n'en souffre pas trop. «On peut donc supposer l'existence de "chiffres noirs" inconnus», reconnaissent les auteurs du rapport.
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Sophie Ernst, spécialiste de l'éducation, s'inquiète de la confusion entre actes racistes et violence ordinaire:
«Attention aux conclusions tendancieuses»
Sophie Ernst, chargée d'études à l'Institut national de recherche pédagogique, philosophe de l'éducation, a créé un programme de recherches sur l'enseignement de la Shoah et de la guerre d'Algérie.
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Le Figaro du 21/03/05
Le Sénat a adopté le projet Fillon pour l'école
Le texte instaurant notamment un «socle commun de connaissances et de compétences» que tout élève est censé maîtriser au terme de sa scolarité obligatoire a été adopté dans la nuit de samedi à dimanche par la Haute assemblée.
Au terme d'un débat marathon plus long qu'à l'Assemblée nationale - près de 45 heures - le texte de 62 articles proposé par le ministre de l'Education nationale François Fillon a recueilli 201 voix de droite contre 124 voix de gauche.
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L'Humanité du 21/03/05
Éducation Le Sénat dit oui à la loi Fillon
La loi d’orientation sur l’école a été adoptée ce week-end. Syndicats enseignants, lycéens et parents d’élèves appellent à l’action le 2 avril.
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Le Parisien du 21/03/05
Un cours en direct du bout du monde
Partout aujourd’hui, on fête l'Internet. Ce sera le cas dans la classe de maternelle des petits-moyens de l'école Vauvenargues à Paris (XVIII e ). Surtout qu'ici, on a beau avoir 3 ou 4 ans, on est déjà des pros ! Depuis le début de l'année, deux fois par semaine, Jules, Ghayleen, Marwan, Guy, Arthur, Clémentine, Louisa et les autres ont rendez-vous... avec le bout du monde. Sur l'écran, un copain de classe un peu particulier : Elliot Etienne. Le fils de l'explorateur français vit, avec son père, sa mère et son petit frère Ulysse, sur l'atoll minuscule de Clipperton, terre française à 1 400 km au large des côtes mexicaines. Pendant que Jean-Louis Etienne y dirige une expédition naturaliste qui se terminera dans un mois, sa femme, Elsa, travaille sur des projets pédagogiques, notamment ces rendez-vous qu'honore Elliot avec sa classe via une visioconférence.
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La Croix du 21/03/05
Rien vu...
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20 minutes du 21/03/05
Adoption sans appel de la loi Fillon au Sénat
Les élus restent sourds à la colère lycéenne. Dans la nuit de samedi à dimanche, au terme d’un débat marathon émaillé d’incidents, le Sénat a adopté le projet de loi d’orientation pour l’avenir de l’école de François Fillon. Les lycéens qui refusent cette loi n’ont désormais plus guère de temps pour faire pression. En effet, le gouvernement ayant déclaré l’urgence sur ce texte, il n’y aura pas de deuxième lecture. Une commission mixte paritaire composée de quatorze députés et sénateurs se réunira demain pour harmoniser les versions des deux assemblées. Le vote définitif du texte est prévu jeudi.
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Ouest-France du 21/03/05
21 mars 1905 à l'Assemblée : la séparation de l'Église et l'État
C'était il y a cent ans. Le 21 mars 1905 s'ouvrait à l'Assemblée le débat historique sur la séparation de l'Église et de l'État. La fameuse loi de 1905, adoptée le 3 juillet suivant par 341 députés contre 233. Un tournant dans les relations entre l'Église catholique et le pouvoir politique.
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Le Monde daté du 22/03/05
Rien vu...
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vendredi, mars 18, 2005
Revue de presse du vendredi 18 mars 2005
Suite du feuilleton sénatorial : le socle commun est revenu par le biais d’un amendement.
Sinon, l’affaire du jour c’est bien sûr l’arrestation – menottes aux poignets- en plein collège à Roubaix de deux élèves de troisième accusés d’avoir jeté des bombes à l’acide et en raison de leur conduite violente. Deux autres ont été arrêtés à l’extérieur du collège. Toute la presse en parle.
Bonne Lecture...
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Libération du 18/03/05
Des collégiens menottés en pleine classe
On leur a passé les menottes en plein cours. Dans le dos. Sous les yeux éberlués de leurs profs de maths et d'anglais, et de leurs camarades de classe. Deux élèves de troisième du collège Sévigné, dans le quartier de l'Epeule, à Roubaix ont été ainsi arrêtés mercredi matin, menottes aux poignets. La prof d'anglais, sous le choc, s'est effondrée en larmes. Deux autres jeunes ont été arrêtés à l'extérieur du collège. Tous les quatre sont soupçonnés d'avoir jeté des petites bombes à l'acide dans la cour.
Le lieu est difficile. Une conseillère principale d'éducation (CPE) avait déjà été bombardée de boules de neige. Visage touché, incapacité de travail de sept jours. L'après-midi, la neige déblayée, un groupe jette alors des oeufs et des tomates sur le principal adjoint. Conseil de discipline, plainte au commissariat. Il y a huit jours, quatre bouteilles d'acide dans l'enceinte du collège. Vendredi, à la récré de 10 heures, trois autres. Dont une lancée sur la CPE qui avait été attaquée aux boules de neige. Les enseignants ont alors fait jouer leur droit de retrait vendredi, lundi, et certains autres mardi, estimant que leur sécurité et celle des élèves n'était plus assurée. Quelques élèves ont témoigné, sous couvert d'anonymat, ce qui a permis de déposer plainte.
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Le Figaro du 18/03/05
Remous après deux arrestations en classe
L'inspection d'académie du Nord a dit hier «regretter les modalités» de l'interpellation par la police de deux élèves, en pleine classe, mercredi, au collège Sévigné de Roubaix (Nord), où plusieurs faits de violence se sont produits ces derniers jours. Des voix se sont également élevées chez les syndicats contre ces arrestations. Gérard Aschieri, le secrétaire général de la FSU, a ainsi estimé que cette intervention était «peu compatible avec la dimension éducative». La police était intervenue à la demande de la principale du collège et des enseignants qui jugeaient que la sécurité n'était plus assurée. Cette double arrestation relance le débat sur les difficiles relations entre l'école et la police.
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L'école reste une zone quasi interdite aux forces de l'ordre
Policiers ou gendarmes n'interviennent dans une enceinte scolaire que sur commission rogatoire, après avoir prévenu la direction de l'établissement et uniquement en cas de danger ou de troubles à l'ordre public.
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Lycéens : les ultras tentent de relancer la mobilisation
En dépit de mobilisations en perte de vitesse, les principaux syndicats de l'éducation et les deux organisations lycéennes ne se découragent pas. Ils ont lancé hier un appel à manifester pour le 2 avril dans neuf grandes villes, dont Paris, pour exiger une «autre politique» de l'éducation et de la recherche. Evoquant notamment des «suppressions massives de postes» et celle des travaux personnels encadrés en terminale, ils réclament un collectif budgétaire pour restituer les moyens supprimés à la rentrée 2005.
Plusieurs actions «coups de poing» ont été menées hier dans des dizaines de lycées, bloqués à l'initiative de la Coordination nationale lycéenne (CAL), mouvement proche de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Les accès de deux lycées des Hauts-de-Seine, Joliot-Curie à Nanterre et Guy-de-Maupassant à Colombes, ont été bloqués par des lycéens qui ont empêché la tenue des cours, tandis qu'une tentative identique a échoué dans un troisième lycée du département.
Au lycée Jean-Jaurès de Montreuil (Seine-Saint-Denis), un millier d'élèves ont bloqué l'établissement et l'accès aux cours. Les élèves ont exprimé leur intention de manifester jusqu'au retrait total de la loi Fillon, y compris en passant la nuit dans les locaux.
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Les adolescents manquent de sommeil
Le sommeil est déterminant pour la croissance, la maturation cérébrale, le développement et la préservation des capacités intellectuelles. Il est essentiel à l'ajustement des sécrétions hormonales et sa réduction favorise la prise de poids et l'obésité. De plus, la mise au repos du système cardio-vasculaire au cours du sommeil est un facteur important de prévention. Il est donc essentiel que soit préservé, entre autres, le sommeil des adolescents.
Pourtant, une enquête de la Sofres dévoilée hier à l'occasion de la 5e journée nationale du sommeil, par l'Institut du sommeil et de la vigilance, portant sur 502 adolescents de 15 à 19 ans, montre que 34% d'entre eux se plaignent de somnolence dans la journée, en raison, le plus souvent, d'un manque de sommeil. Moins souvent, la somnolence dans la journée est liée à l'insomnie et aux traitements qui y sont associés. L'enquête de la Sofres montre que 24% des adolescents se sentent somnolents tous les jours ou presque au réveil, 10% le sont tous les jours ou presque toute la journée.
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L'Humanité du 18/03/05
Rien vu...
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Le Parisien du 18/03/05
A Roubaix, le collège sous le choc
Devant les grilles du collège Sévigné, quelques dizaines d'élèves ont refusé hier de regagner leurs classes, protestant bruyamment contre les méthodes policières. L'interpellation en plein cours de deux adolescents, accusés notamment d'avoir jeté des bouteilles explosives d'acide, continue de faire débat dans l'établissement. Les élèves qui font bloc autour de leurs camarades se disent choqués, comme certains enseignants.« C'est dommage que cela se soit passé ainsi, déplore Virginie Reynhart, professeur de français. Il fallait intervenir, mais on a réglé dans l'urgence une situation explosive. »
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L'école accepte la police, pas les menottes
L'interpellation musclée de deux élèves d'un collège de Roubaix, qui leur a valu une sortie de classe menottes aux poignets, passe mal dans la communauté éducative. « Méthodes de cow-boy », « effets contre-productifs », « poudre aux yeux sécuritaire »... Si personne ne conteste la gravité des faits reprochés aux élèves, tous s'indignent de la méthode employée.
« Ces élèves étaient connus puisqu'on est venu les chercher en classe. Ne pouvait-on pas les cueillir chez eux, comme cela se fait normalement ? La fermeté, d'accord, mais là c'est vraiment n'importe quoi. La propension actuelle à faire intervenir la police dans les établissements est liée à la ligne gouvernementale », grogne Georges Dupont-Lahitte, président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves).
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La Croix du 18/03/05
Rien vu...
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20 minutes du 18/03/05
La Cité des sciences à Paris organise aujourd’hui et demain des rencontres sur la sexualité des ados
Quels rapports les adolescents entretiennent-ils avec la sexualité ? C’est autour de cette question que la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette (Paris 19e) organise trois grandes rencontres sur le thème « Sexualité et adolescence : la culture amoureuse contre le sexisme », aujourd’hui pour les lycéens et demain pour tous. Sociologues, avocats, psychiatres, enseignants, membres de l’association Ni putes ni soumises et lycéens participeront aux débats.
« Nous sommes partis du constat que dans les milieux défavorisés, les relations entre les adolescents sont de plus en plus difficiles, avec une montée de la violence envers les jeunes filles », explique Jacques Tarnero, coordonnateur du projet. « Nous aborderons donc la question de la difficile liberté des femmes, l’état de l’imaginaire amoureux dans les relations filles-garçons et, enfin, le rôle des médias dans la montée du sexisme », poursuit-il.
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«Moi, je n’ai pas peur de rendre les insultes»
« Quelle que soit la façon dont je m’habille, j’entends des réflexions de garçons dans la rue, du genre : “T’es bonne.” » Ce que décrit Ornella, lycéenne, est le quotidien de la plupart des jeunes filles. Sa classe de première SMS du lycée Langevin-Wallon, à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), exclusivement composée de filles âgées de 17 à 20 ans, participe aux débats à la Cité des sciences.
Toutes les élèves ont déjà subi la violence verbale ou physique des garçons, juste parce qu’elles sont « des filles féminines qui ont envie d’être belles », selon les termes d’Ornella. Dans ces cas-là, deux solutions : laisser dire et passer son chemin, ou répondre. Magalie, qui s’est déjà « fait frapper par un mec pour qu’[elle] sorte avec lui », est de celles qui ne se laissent pas faire : « Moi, je n’ai pas peur de rendre les insultes », déclare-t-elle.
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Colère après l’interpellation de collégiens à Roubaix
Loin de calmer les esprits après les violences des derniers jours, les deux interpellations qui ont eu lieu en plein cours, avant-hier, semblent avoir envenimé la situation au collège Sévigné de Roubaix. Hier après-midi, des collégiens arborant des pancartes contre le traitement « raciste » réservé aux élèves se sont regroupés devant l’établissement. Les élèves interpellés sont soupçonnés d’avoir jeté des bouteilles d’acide. La sortie des deux collégiens menottés devant leurs camarades a étonné l’inspecteur d’académie. « On ne peut que regretter les modalités de ces interpellations », a commenté Michel Soussan, qui a demandé l’ouverture d’une enquête administrative sur la gestion de cette crise.
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L’école redescend dans la rue
Tentative de remobilisation. L’Intersyndicale de l’Education, les lycéens de la Fidl et de l’UNL et les parents de la FCPE ont appelé hier à manifester le 2 avril « pour dire non à la casse du service public d’éducation». L’Unef (étudiants) s’y est jointe. Le projet de loi réformant l’école est en passe d’être adopté par le Sénat, même si, hier matin lors de son examen, les sénateurs UMP, trop peu nombreux au moment du vote, n’ont pu empêcher le vote d’un amendement PS modifiant la mesure phare du texte, « le socle commun de connaissances » enseigné à chaque élève. Le texte a été rétabli par les sénateurs UMP dans l’après-midi.
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Ouest-France du 18/03/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 19/03/05
Quatre collégiens de Roubaix mis en examen suite à plusieurs incidents
Le collège Sévigné de Roubaix était paralysé, vendredi 18 mars, par une opération "collège mort", pour dénoncer les violences au sein de l'établissement qui ont conduit, mercredi, à l'interpellation contestée de deux élèves en pleine classe.
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Lycéens, professeurs et parents d'élèves appellent à manifester le 2 avril
L'Intersyndicale de l'éducation (FSU, UNSA-Education, FAEN, FERC-CGT, SGEN-CFDT), les lycéens de la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne) et de l'UNL (Union nationale lycéenne), ainsi que les parents FCPE appellent à manifester le 2 avril "pour dire non à la casse du service public d'éducation", ont-ils annoncé, jeudi 17 mars, dans un communiqué.
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Les organisations lycéennes entendent poursuivre la mobilisation
Un appel est lancé pour le 24 mars, alors que diverses actions ont ponctué la journée de jeudi. Plusieurs lycées à travers la France subissent actuellement des perturbations, avec notamment des barrages filtrants et une occupation en région parisienne, et des échauffourées à Aix-en-Provence.
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Au Sénat, le socle de la loi Fillon sur l'école a brièvement vacillé
Le temps d'une suspension de séance au Sénat, jeudi 17 mars, le projet de loi sur l'école de François Fillon s'est vu amputé de son article phare : celui sur le socle commun de connaissances et de compétences "qu'il est indispensable de maîtriser pour accomplir avec succès sa scolarité et réussir sa vie en société".[…]
La commission des affaires culturelles et son rapporteur, Jean-Claude Carle (UMP, Haute-Savoie), déposent alors un nouvel amendement, dont la rédaction reprend à l'identique celle du projet gouvernemental. A la reprise de la discussion, dans l'après-midi, l'amendement de la commission fait l'objet d'un vote bloqué - excluant tout sous-amendement - au scrutin public […]
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Sinon, l’affaire du jour c’est bien sûr l’arrestation – menottes aux poignets- en plein collège à Roubaix de deux élèves de troisième accusés d’avoir jeté des bombes à l’acide et en raison de leur conduite violente. Deux autres ont été arrêtés à l’extérieur du collège. Toute la presse en parle.
Bonne Lecture...
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Libération du 18/03/05
Des collégiens menottés en pleine classe
On leur a passé les menottes en plein cours. Dans le dos. Sous les yeux éberlués de leurs profs de maths et d'anglais, et de leurs camarades de classe. Deux élèves de troisième du collège Sévigné, dans le quartier de l'Epeule, à Roubaix ont été ainsi arrêtés mercredi matin, menottes aux poignets. La prof d'anglais, sous le choc, s'est effondrée en larmes. Deux autres jeunes ont été arrêtés à l'extérieur du collège. Tous les quatre sont soupçonnés d'avoir jeté des petites bombes à l'acide dans la cour.
Le lieu est difficile. Une conseillère principale d'éducation (CPE) avait déjà été bombardée de boules de neige. Visage touché, incapacité de travail de sept jours. L'après-midi, la neige déblayée, un groupe jette alors des oeufs et des tomates sur le principal adjoint. Conseil de discipline, plainte au commissariat. Il y a huit jours, quatre bouteilles d'acide dans l'enceinte du collège. Vendredi, à la récré de 10 heures, trois autres. Dont une lancée sur la CPE qui avait été attaquée aux boules de neige. Les enseignants ont alors fait jouer leur droit de retrait vendredi, lundi, et certains autres mardi, estimant que leur sécurité et celle des élèves n'était plus assurée. Quelques élèves ont témoigné, sous couvert d'anonymat, ce qui a permis de déposer plainte.
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Le Figaro du 18/03/05
Remous après deux arrestations en classe
L'inspection d'académie du Nord a dit hier «regretter les modalités» de l'interpellation par la police de deux élèves, en pleine classe, mercredi, au collège Sévigné de Roubaix (Nord), où plusieurs faits de violence se sont produits ces derniers jours. Des voix se sont également élevées chez les syndicats contre ces arrestations. Gérard Aschieri, le secrétaire général de la FSU, a ainsi estimé que cette intervention était «peu compatible avec la dimension éducative». La police était intervenue à la demande de la principale du collège et des enseignants qui jugeaient que la sécurité n'était plus assurée. Cette double arrestation relance le débat sur les difficiles relations entre l'école et la police.
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L'école reste une zone quasi interdite aux forces de l'ordre
Policiers ou gendarmes n'interviennent dans une enceinte scolaire que sur commission rogatoire, après avoir prévenu la direction de l'établissement et uniquement en cas de danger ou de troubles à l'ordre public.
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Lycéens : les ultras tentent de relancer la mobilisation
En dépit de mobilisations en perte de vitesse, les principaux syndicats de l'éducation et les deux organisations lycéennes ne se découragent pas. Ils ont lancé hier un appel à manifester pour le 2 avril dans neuf grandes villes, dont Paris, pour exiger une «autre politique» de l'éducation et de la recherche. Evoquant notamment des «suppressions massives de postes» et celle des travaux personnels encadrés en terminale, ils réclament un collectif budgétaire pour restituer les moyens supprimés à la rentrée 2005.
Plusieurs actions «coups de poing» ont été menées hier dans des dizaines de lycées, bloqués à l'initiative de la Coordination nationale lycéenne (CAL), mouvement proche de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Les accès de deux lycées des Hauts-de-Seine, Joliot-Curie à Nanterre et Guy-de-Maupassant à Colombes, ont été bloqués par des lycéens qui ont empêché la tenue des cours, tandis qu'une tentative identique a échoué dans un troisième lycée du département.
Au lycée Jean-Jaurès de Montreuil (Seine-Saint-Denis), un millier d'élèves ont bloqué l'établissement et l'accès aux cours. Les élèves ont exprimé leur intention de manifester jusqu'au retrait total de la loi Fillon, y compris en passant la nuit dans les locaux.
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Les adolescents manquent de sommeil
Le sommeil est déterminant pour la croissance, la maturation cérébrale, le développement et la préservation des capacités intellectuelles. Il est essentiel à l'ajustement des sécrétions hormonales et sa réduction favorise la prise de poids et l'obésité. De plus, la mise au repos du système cardio-vasculaire au cours du sommeil est un facteur important de prévention. Il est donc essentiel que soit préservé, entre autres, le sommeil des adolescents.
Pourtant, une enquête de la Sofres dévoilée hier à l'occasion de la 5e journée nationale du sommeil, par l'Institut du sommeil et de la vigilance, portant sur 502 adolescents de 15 à 19 ans, montre que 34% d'entre eux se plaignent de somnolence dans la journée, en raison, le plus souvent, d'un manque de sommeil. Moins souvent, la somnolence dans la journée est liée à l'insomnie et aux traitements qui y sont associés. L'enquête de la Sofres montre que 24% des adolescents se sentent somnolents tous les jours ou presque au réveil, 10% le sont tous les jours ou presque toute la journée.
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L'Humanité du 18/03/05
Rien vu...
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Le Parisien du 18/03/05
A Roubaix, le collège sous le choc
Devant les grilles du collège Sévigné, quelques dizaines d'élèves ont refusé hier de regagner leurs classes, protestant bruyamment contre les méthodes policières. L'interpellation en plein cours de deux adolescents, accusés notamment d'avoir jeté des bouteilles explosives d'acide, continue de faire débat dans l'établissement. Les élèves qui font bloc autour de leurs camarades se disent choqués, comme certains enseignants.« C'est dommage que cela se soit passé ainsi, déplore Virginie Reynhart, professeur de français. Il fallait intervenir, mais on a réglé dans l'urgence une situation explosive. »
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L'école accepte la police, pas les menottes
L'interpellation musclée de deux élèves d'un collège de Roubaix, qui leur a valu une sortie de classe menottes aux poignets, passe mal dans la communauté éducative. « Méthodes de cow-boy », « effets contre-productifs », « poudre aux yeux sécuritaire »... Si personne ne conteste la gravité des faits reprochés aux élèves, tous s'indignent de la méthode employée.
« Ces élèves étaient connus puisqu'on est venu les chercher en classe. Ne pouvait-on pas les cueillir chez eux, comme cela se fait normalement ? La fermeté, d'accord, mais là c'est vraiment n'importe quoi. La propension actuelle à faire intervenir la police dans les établissements est liée à la ligne gouvernementale », grogne Georges Dupont-Lahitte, président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves).
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La Croix du 18/03/05
Rien vu...
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20 minutes du 18/03/05
La Cité des sciences à Paris organise aujourd’hui et demain des rencontres sur la sexualité des ados
Quels rapports les adolescents entretiennent-ils avec la sexualité ? C’est autour de cette question que la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette (Paris 19e) organise trois grandes rencontres sur le thème « Sexualité et adolescence : la culture amoureuse contre le sexisme », aujourd’hui pour les lycéens et demain pour tous. Sociologues, avocats, psychiatres, enseignants, membres de l’association Ni putes ni soumises et lycéens participeront aux débats.
« Nous sommes partis du constat que dans les milieux défavorisés, les relations entre les adolescents sont de plus en plus difficiles, avec une montée de la violence envers les jeunes filles », explique Jacques Tarnero, coordonnateur du projet. « Nous aborderons donc la question de la difficile liberté des femmes, l’état de l’imaginaire amoureux dans les relations filles-garçons et, enfin, le rôle des médias dans la montée du sexisme », poursuit-il.
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«Moi, je n’ai pas peur de rendre les insultes»
« Quelle que soit la façon dont je m’habille, j’entends des réflexions de garçons dans la rue, du genre : “T’es bonne.” » Ce que décrit Ornella, lycéenne, est le quotidien de la plupart des jeunes filles. Sa classe de première SMS du lycée Langevin-Wallon, à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), exclusivement composée de filles âgées de 17 à 20 ans, participe aux débats à la Cité des sciences.
Toutes les élèves ont déjà subi la violence verbale ou physique des garçons, juste parce qu’elles sont « des filles féminines qui ont envie d’être belles », selon les termes d’Ornella. Dans ces cas-là, deux solutions : laisser dire et passer son chemin, ou répondre. Magalie, qui s’est déjà « fait frapper par un mec pour qu’[elle] sorte avec lui », est de celles qui ne se laissent pas faire : « Moi, je n’ai pas peur de rendre les insultes », déclare-t-elle.
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Colère après l’interpellation de collégiens à Roubaix
Loin de calmer les esprits après les violences des derniers jours, les deux interpellations qui ont eu lieu en plein cours, avant-hier, semblent avoir envenimé la situation au collège Sévigné de Roubaix. Hier après-midi, des collégiens arborant des pancartes contre le traitement « raciste » réservé aux élèves se sont regroupés devant l’établissement. Les élèves interpellés sont soupçonnés d’avoir jeté des bouteilles d’acide. La sortie des deux collégiens menottés devant leurs camarades a étonné l’inspecteur d’académie. « On ne peut que regretter les modalités de ces interpellations », a commenté Michel Soussan, qui a demandé l’ouverture d’une enquête administrative sur la gestion de cette crise.
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L’école redescend dans la rue
Tentative de remobilisation. L’Intersyndicale de l’Education, les lycéens de la Fidl et de l’UNL et les parents de la FCPE ont appelé hier à manifester le 2 avril « pour dire non à la casse du service public d’éducation». L’Unef (étudiants) s’y est jointe. Le projet de loi réformant l’école est en passe d’être adopté par le Sénat, même si, hier matin lors de son examen, les sénateurs UMP, trop peu nombreux au moment du vote, n’ont pu empêcher le vote d’un amendement PS modifiant la mesure phare du texte, « le socle commun de connaissances » enseigné à chaque élève. Le texte a été rétabli par les sénateurs UMP dans l’après-midi.
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Ouest-France du 18/03/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 19/03/05
Quatre collégiens de Roubaix mis en examen suite à plusieurs incidents
Le collège Sévigné de Roubaix était paralysé, vendredi 18 mars, par une opération "collège mort", pour dénoncer les violences au sein de l'établissement qui ont conduit, mercredi, à l'interpellation contestée de deux élèves en pleine classe.
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Lycéens, professeurs et parents d'élèves appellent à manifester le 2 avril
L'Intersyndicale de l'éducation (FSU, UNSA-Education, FAEN, FERC-CGT, SGEN-CFDT), les lycéens de la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne) et de l'UNL (Union nationale lycéenne), ainsi que les parents FCPE appellent à manifester le 2 avril "pour dire non à la casse du service public d'éducation", ont-ils annoncé, jeudi 17 mars, dans un communiqué.
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Les organisations lycéennes entendent poursuivre la mobilisation
Un appel est lancé pour le 24 mars, alors que diverses actions ont ponctué la journée de jeudi. Plusieurs lycées à travers la France subissent actuellement des perturbations, avec notamment des barrages filtrants et une occupation en région parisienne, et des échauffourées à Aix-en-Provence.
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Au Sénat, le socle de la loi Fillon sur l'école a brièvement vacillé
Le temps d'une suspension de séance au Sénat, jeudi 17 mars, le projet de loi sur l'école de François Fillon s'est vu amputé de son article phare : celui sur le socle commun de connaissances et de compétences "qu'il est indispensable de maîtriser pour accomplir avec succès sa scolarité et réussir sa vie en société".[…]
La commission des affaires culturelles et son rapporteur, Jean-Claude Carle (UMP, Haute-Savoie), déposent alors un nouvel amendement, dont la rédaction reprend à l'identique celle du projet gouvernemental. A la reprise de la discussion, dans l'après-midi, l'amendement de la commission fait l'objet d'un vote bloqué - excluant tout sous-amendement - au scrutin public […]
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jeudi, mars 17, 2005
Revue de presse du jeudi 17 mars 2005
Vie et mort du « socle commun »…
Dans le projet gouvernemental, adopté par l'Assemblée nationale, le « socle commun de connaissances »comprend la maîtrise de la langue française, des principaux éléments de mathématiques, d'une culture humaniste et scientifique, la pratique d'au moins une langue étrangère, la maîtrise des techniques de l'information et de la communication. Dans la discussion au Sénat un amendement socialiste l'avait élargi le socle en fixant «six objectifs», notamment «la connaissance des règles de la République, les objectifs culturels, les pratiques physiques et sportives, des objectifs technologiques ainsi que des objectifs d'apprentissage pour construire la citoyenneté des élèves». Très opposé à cette nouvelle rédaction, M. Fillon a donc demandé la suppression de cette mesure de son projet de loi. Il n’y a donc plus pour l’instant de « socle commun »…
A signaler aussi deux dossiers autour de l’école et des adolescents. Le Parisien consacre son fait du jour aux tags et au graffs. 20 minutes et Ouest-France s’intéressent au sommeil des adolescents à l’occasion de la « journée du sommeil ». Eh oui, il y a une journée du sommeil et c’est aujourd’hui. Bonne nuit et…
…bonne Lecture...
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Libération du 17/03/05
Rien vu...
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Le Figaro du 17/03/05
École : le Sénat écarte le socle commun
Les sénateurs ont rejeté aujourd'hui, lors de l'examen du projet de loi d'orientation sur l'avenir de l'école, la mesure phare du texte qui définit un socle commun de connaissances qui venait d'être radicalement modifié par l'adoption surprise d'un amendement du PS.
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LA CHRONIQUE de Michel Schifres
Question d'âge
Mai 68 fut-il un «parcours initiatique» ? La question ne fut jamais posée. L'eût-elle été que la réponse aurait été négative. C'est que ce mouvement-là, sur fond de lutte de classe et d'alliance avec le prolétariat, aspirait à bien autre chose. L'intention était charmante : il voulait mettre à bas la bourgeoisie et se consacrer à la révolution. Ce n'était pas rien. Les lycéens du moment n'ont pas cette ambition. D'ailleurs quelle est-elle ? Autant le leur dire. Personne ne comprend rien à leurs revendications. Pas plus qu'à leurs explications. Un de leurs porte-parole jugeait que la réforme Fillon, leur bête noire, était «vide» et qu'il était donc d'autant plus nécessaire de la combattre.
Cette logique témoigne d'un esprit très révolutionnaire. Il n'empêche. A en croire beaucoup, nul tocsin ne doit être sonné. La grève, la manifestation, la révolte ne seraient qu'un rite de passage de la jeunesse vers le monde adulte et le signe de l'intégration à la société.[…]
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L'Humanité du 17/03/05
« C’est trop grave pour qu’on baisse les bras » (16 mars)
C’est un peu moins nombreux que la semaine dernière, sous un soleil éclatant, encadré d’un plus grand nombre d’adultes, et dans une ambiance infiniment plus sereine, que les lycéens ont manifesté, par milliers, à Paris. « Lycéens en colère, on ne va pas se laisser faire », ont scandé des jeunes venus à pied de différents quartiers de Paris aux cris de « résistance ». Aux abords de la place de la République, toutes les bouches de métro étaient filtrées par des cordons de CRS, omniprésents en amont et en aval du cortège. Pour cette troisième mobilisation, alors que l’examen de la loi d’orientation commençait au Sénat, la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) annonçait 20 000 manifestants dans la capitale.
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« Une vraie alternative au projet Fillon » (16 mars)
Rapporteuse du groupe Communiste, Républicain et Citoyen sur le projet de loi Fillon, Annie David fait partie du collectif école du PCF qui a rédigé une contre-proposition à ce texte.
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La doc refuse d’être exilée (16 mars)
Le personnel du Centre national de documentation pédagogique (CNDP) refuse depuis deux ans sa délocalisation à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne), voulue par le gouvernement.
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Le CAPES ne tourne pas rond (16 mars)
Quatre cent vingt-six candidats nordistes au CAPES et au CAFEP de mathématiques ont été privés de compas lors de l’épreuve de géométrie le 9 mars dernier, alors qu’il était autorisé dans les autres centres d’examen. Le rectorat a expliqué que les surveillants des centres d’examen d’Hellemmes et de Villeneuve-d’Ascq (Nord), dans la banlieue de Lille, avaient interdit l’utilisation du compas, car celui-ci « ne figurait pas dans les listes de matériel autorisé ».
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Moins nombreux, toujours bruyants (16 mars)
Au lycée Maurice-Utrillo de Stains (Seine-Saint-Denis), la mobilisation ne rassemble plus autant d’élèves qu’au début, mais les motivations des plus endurants restent entières.
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Paroles de lycéens dans la manifestation de Rennes
« Au lycée Châteaubriand, ils viennent de rénover le gymnase, alors qu’il était mieux que celui du bahut où j’étais l’an dernier, à Gagny en Seine-Saint-Denis ! » Sylvain, dix-huit ans, en terminale L, n’en revient pas de cette différence de traitement. « Château », avec ses élèves de prépa deux fois plus nombreux que les lycéens, est un établissement coté de Rennes. « Ici, on forme l’élite », pense même Sylvain. Avant d’ajouter : « C’est illogique de voir qu’en fonction du lieu, on n’a pas les mêmes chances. Même si c’est aussi une question de volonté. C’est sûr qu’avec plus de place donnée au contrôle continu, ça va encore augmenter la différence de valeur du bac. »
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Le Parisien du 17/03/05
Les tags, un fléau qui coûte de plus en plus cher
Pour la première fois, les RG analysent le phénomène des tags, en constante augmentation. Selon leur rapport, les graffitis contribuent à créer un climat d'insécurité et coûtent une fortune à la SNCF, aux communes et aux particuliers
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Des graffitis aux « oeuvres d'art »
Le rapport des RG différencie graffitis, tags et graffs.
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« Le plaisir de faire quelque chose de risqué »
URLE, c’est sa signature. A 20 ans, ce tagueur de Marne-la-Vallée ne revit qu'à la tombée de la nuit. Etudiant en arts plastiques dans une université parisienne, il prend tous les risques avec une bande de passionnés comme lui. Son arme : les bombes de peinture. Beaucoup de policiers du secteur seraient prêts à tout pour l'épingler. Parmi ses supports préférés : la bonne vieille ligne de chemin de fer qui expose mieux que personne les oeuvres interdites au regard des voyageurs. Il a accepté de nous faire partager ses montées d'adrénaline.
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Le vieux Montpellier défiguré
Deux fois par jour, les commandos antitags de la société Ciel vert sont en patrouille dans les différents quartiers de la ville : dix véhicules, une vingtaine de spécialistes antigraffitis qui effacent ce qui a été tagué, notamment pendant la nuit et dans le centre-ville. « Pour parvenir à tenir les murs de la ville propres, nous utilisons toutes les techniques : peinture, hydrogommage, brossage... Certaines façades sont recouvertes d'une résine spéciale qui facilite le nettoyage. Mais ce revêtement est coûteux. Alors chaque jour, il faut gratter les pierres », explique Robert Ripoll, le patron de Ciel vert.
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VOIX EXPRESS
Que pensez-vous des tags dans les transports en commun
Charles R. 47 ANS ENSEIGNANT MONTGERON (91)
« C'est de l'incivisme, un manque total de respect d'autrui et des biens collectifs. Mais je ne suis pas pour infliger à ces vandales une amende ou de la prison. Il faudrait les obliger à nettoyer une rame entière de RER.On dit que les tags sont une forme d'expression pour des jeunes de quartiers défavorisés. J'ai pourtant vu à l'action des ados qui n'avaient pas du tout l'air défavorisés ! »
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La Croix du 17/03/05
Rien vu...
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20 minutes du 17/03/05
Les ados, mauvais élèves du sommeil
Un tiers des adolescents somnole au réveil ou dans la journée. Levers difficiles, irritabilité, retards scolaires font partie des nombreux troubles causés par un repos perturbé. Pour comprendre ce phénomène, la cinquième Journée du sommeil est organisée aujourd’hui dans cinq hôpitaux et centres médicaux d’Ile-de-France.
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Ouest-France du 17/03/05
Les « dettes de sommeil » des ados
Un jeune Français sur trois se sent somnolent le matin, au réveil. Un sur dix l'est vraiment dans la journée, en raison d'une privation chronique de sommeil. Ce sont les principaux enseignements d'une enquête dévoilée à l'occasion de la 5e Journée nationale du sommeil.
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Le Monde daté du 18/03/05
Google n'est pas la fin de l'histoire, par Renaud Donnedieu de Vabres
Il y a quelques semaines éclatait, comme un coup de tonnerre dans le ciel numérique, l'annonce qu'un serveur américain puissant, efficace, populaire, allait numériser et proposer en ligne 15 millions de livres provenant du patrimoine conservé par quelques-unes des plus prestigieuses bibliothèques anglo-saxonnes.
L'événement intervient dans un climat intellectuel et culturel où la numérisation des documents et des œuvres apparaît comme la clef de tous les problèmes. Celui de l'accès aux œuvres, que la numérisation rendrait aisé, agréable, libre et, de préférence, gratuit. Celui de la fréquentation des bibliothèques, qui trouveraient de nouveaux publics et de nouvelles missions à travers la diffusion numérique. Bref, tel Francis Fukuyama prophétisant bien imprudemment, après Alexandre Kojève, "la fin de l'histoire", les nouveaux oracles de la numérisation auraient trouvé, grâce à Google, l'aboutissement utopique de tant d'années d'efforts, de recherche et... de politique culturelle.[…]
L'accès direct et automatique au savoir permis par les moteurs de recherche ne saurait ni être exclusif ni remettre en cause le rôle essentiel, dans la culture et l'éducation, des médiateurs et des passeurs. Je ne crois pas que la seule clef d'accès à notre culture soit le classement automatique par la popularité, qui a fait le succès de Google.
Au moment où l'on célèbre à si juste titre la mémoire de Foucault, de Sartre et de tant d'autres penseurs de notre modernité, j'ai presque de la gêne à rappeler que le savoir déposé dans les bibliothèques ne se livre pas de lui-même. Dans son épaisseur, sa densité, sa complexité, il fait écran à lui-même. Il faut fouiller, exhumer, reconstituer, hiérarchiser.
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Le magazine "Citato" offre aux lycéens un panorama de la presse
Être un outil de préservation du goût pour la lecture entre l'enfance et l'âge adulte, telle est l'ambition du magazine Citato, diffusé à 172 000 exemplaires (chiffre OJD), qui met chaque mois à la disposition des élèves de 1 300 lycées une sélection d'articles parus dans des publications variées, sur tous les sujets qui font l'actualité.
Une vocation née d'un constat simple : "Il existe un grand vide entre la presse jeune, lue jusqu'à 15-16 ans, et la presse adulte, que l'on aborde en général en commençant des études supérieures ou en travaillant", explique Mehdi Lounis, rédacteur en chef et cofondateur, avec Franck Tirlot, de Citato.
Pour faciliter la transition, les deux trentenaires décident de créer un magazine qui donne envie de lire aux lycéens. Ils choisissent de le lancer à l'occasion de l'édition 2004 de la semaine de la presse dans l'école, pour souligner leur engagement en faveur de cette manifestation. Cette année, l'équipe rédactionnelle du magazine a renouvelé sa participation en aidant à la fabrication du Journal des journaux des lycéens d'Aquitaine, dont une partie reprend le principe de Citato.
Un concept élaboré autour d'une volonté commune : mettre en valeur la principale richesse de la presse française, sa diversité. Citatosera une revue de presse commentée, inspirée par l'exemple de Courrier international, ciblée sur un lectorat jeune.
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Dans le projet gouvernemental, adopté par l'Assemblée nationale, le « socle commun de connaissances »comprend la maîtrise de la langue française, des principaux éléments de mathématiques, d'une culture humaniste et scientifique, la pratique d'au moins une langue étrangère, la maîtrise des techniques de l'information et de la communication. Dans la discussion au Sénat un amendement socialiste l'avait élargi le socle en fixant «six objectifs», notamment «la connaissance des règles de la République, les objectifs culturels, les pratiques physiques et sportives, des objectifs technologiques ainsi que des objectifs d'apprentissage pour construire la citoyenneté des élèves». Très opposé à cette nouvelle rédaction, M. Fillon a donc demandé la suppression de cette mesure de son projet de loi. Il n’y a donc plus pour l’instant de « socle commun »…
A signaler aussi deux dossiers autour de l’école et des adolescents. Le Parisien consacre son fait du jour aux tags et au graffs. 20 minutes et Ouest-France s’intéressent au sommeil des adolescents à l’occasion de la « journée du sommeil ». Eh oui, il y a une journée du sommeil et c’est aujourd’hui. Bonne nuit et…
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Libération du 17/03/05
Rien vu...
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Le Figaro du 17/03/05
École : le Sénat écarte le socle commun
Les sénateurs ont rejeté aujourd'hui, lors de l'examen du projet de loi d'orientation sur l'avenir de l'école, la mesure phare du texte qui définit un socle commun de connaissances qui venait d'être radicalement modifié par l'adoption surprise d'un amendement du PS.
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LA CHRONIQUE de Michel Schifres
Question d'âge
Mai 68 fut-il un «parcours initiatique» ? La question ne fut jamais posée. L'eût-elle été que la réponse aurait été négative. C'est que ce mouvement-là, sur fond de lutte de classe et d'alliance avec le prolétariat, aspirait à bien autre chose. L'intention était charmante : il voulait mettre à bas la bourgeoisie et se consacrer à la révolution. Ce n'était pas rien. Les lycéens du moment n'ont pas cette ambition. D'ailleurs quelle est-elle ? Autant le leur dire. Personne ne comprend rien à leurs revendications. Pas plus qu'à leurs explications. Un de leurs porte-parole jugeait que la réforme Fillon, leur bête noire, était «vide» et qu'il était donc d'autant plus nécessaire de la combattre.
Cette logique témoigne d'un esprit très révolutionnaire. Il n'empêche. A en croire beaucoup, nul tocsin ne doit être sonné. La grève, la manifestation, la révolte ne seraient qu'un rite de passage de la jeunesse vers le monde adulte et le signe de l'intégration à la société.[…]
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L'Humanité du 17/03/05
« C’est trop grave pour qu’on baisse les bras » (16 mars)
C’est un peu moins nombreux que la semaine dernière, sous un soleil éclatant, encadré d’un plus grand nombre d’adultes, et dans une ambiance infiniment plus sereine, que les lycéens ont manifesté, par milliers, à Paris. « Lycéens en colère, on ne va pas se laisser faire », ont scandé des jeunes venus à pied de différents quartiers de Paris aux cris de « résistance ». Aux abords de la place de la République, toutes les bouches de métro étaient filtrées par des cordons de CRS, omniprésents en amont et en aval du cortège. Pour cette troisième mobilisation, alors que l’examen de la loi d’orientation commençait au Sénat, la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) annonçait 20 000 manifestants dans la capitale.
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« Une vraie alternative au projet Fillon » (16 mars)
Rapporteuse du groupe Communiste, Républicain et Citoyen sur le projet de loi Fillon, Annie David fait partie du collectif école du PCF qui a rédigé une contre-proposition à ce texte.
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La doc refuse d’être exilée (16 mars)
Le personnel du Centre national de documentation pédagogique (CNDP) refuse depuis deux ans sa délocalisation à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne), voulue par le gouvernement.
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Le CAPES ne tourne pas rond (16 mars)
Quatre cent vingt-six candidats nordistes au CAPES et au CAFEP de mathématiques ont été privés de compas lors de l’épreuve de géométrie le 9 mars dernier, alors qu’il était autorisé dans les autres centres d’examen. Le rectorat a expliqué que les surveillants des centres d’examen d’Hellemmes et de Villeneuve-d’Ascq (Nord), dans la banlieue de Lille, avaient interdit l’utilisation du compas, car celui-ci « ne figurait pas dans les listes de matériel autorisé ».
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Moins nombreux, toujours bruyants (16 mars)
Au lycée Maurice-Utrillo de Stains (Seine-Saint-Denis), la mobilisation ne rassemble plus autant d’élèves qu’au début, mais les motivations des plus endurants restent entières.
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Paroles de lycéens dans la manifestation de Rennes
« Au lycée Châteaubriand, ils viennent de rénover le gymnase, alors qu’il était mieux que celui du bahut où j’étais l’an dernier, à Gagny en Seine-Saint-Denis ! » Sylvain, dix-huit ans, en terminale L, n’en revient pas de cette différence de traitement. « Château », avec ses élèves de prépa deux fois plus nombreux que les lycéens, est un établissement coté de Rennes. « Ici, on forme l’élite », pense même Sylvain. Avant d’ajouter : « C’est illogique de voir qu’en fonction du lieu, on n’a pas les mêmes chances. Même si c’est aussi une question de volonté. C’est sûr qu’avec plus de place donnée au contrôle continu, ça va encore augmenter la différence de valeur du bac. »
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Le Parisien du 17/03/05
Les tags, un fléau qui coûte de plus en plus cher
Pour la première fois, les RG analysent le phénomène des tags, en constante augmentation. Selon leur rapport, les graffitis contribuent à créer un climat d'insécurité et coûtent une fortune à la SNCF, aux communes et aux particuliers
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Des graffitis aux « oeuvres d'art »
Le rapport des RG différencie graffitis, tags et graffs.
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« Le plaisir de faire quelque chose de risqué »
URLE, c’est sa signature. A 20 ans, ce tagueur de Marne-la-Vallée ne revit qu'à la tombée de la nuit. Etudiant en arts plastiques dans une université parisienne, il prend tous les risques avec une bande de passionnés comme lui. Son arme : les bombes de peinture. Beaucoup de policiers du secteur seraient prêts à tout pour l'épingler. Parmi ses supports préférés : la bonne vieille ligne de chemin de fer qui expose mieux que personne les oeuvres interdites au regard des voyageurs. Il a accepté de nous faire partager ses montées d'adrénaline.
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Le vieux Montpellier défiguré
Deux fois par jour, les commandos antitags de la société Ciel vert sont en patrouille dans les différents quartiers de la ville : dix véhicules, une vingtaine de spécialistes antigraffitis qui effacent ce qui a été tagué, notamment pendant la nuit et dans le centre-ville. « Pour parvenir à tenir les murs de la ville propres, nous utilisons toutes les techniques : peinture, hydrogommage, brossage... Certaines façades sont recouvertes d'une résine spéciale qui facilite le nettoyage. Mais ce revêtement est coûteux. Alors chaque jour, il faut gratter les pierres », explique Robert Ripoll, le patron de Ciel vert.
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Que pensez-vous des tags dans les transports en commun
Charles R. 47 ANS ENSEIGNANT MONTGERON (91)
« C'est de l'incivisme, un manque total de respect d'autrui et des biens collectifs. Mais je ne suis pas pour infliger à ces vandales une amende ou de la prison. Il faudrait les obliger à nettoyer une rame entière de RER.On dit que les tags sont une forme d'expression pour des jeunes de quartiers défavorisés. J'ai pourtant vu à l'action des ados qui n'avaient pas du tout l'air défavorisés ! »
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La Croix du 17/03/05
Rien vu...
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20 minutes du 17/03/05
Les ados, mauvais élèves du sommeil
Un tiers des adolescents somnole au réveil ou dans la journée. Levers difficiles, irritabilité, retards scolaires font partie des nombreux troubles causés par un repos perturbé. Pour comprendre ce phénomène, la cinquième Journée du sommeil est organisée aujourd’hui dans cinq hôpitaux et centres médicaux d’Ile-de-France.
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Ouest-France du 17/03/05
Les « dettes de sommeil » des ados
Un jeune Français sur trois se sent somnolent le matin, au réveil. Un sur dix l'est vraiment dans la journée, en raison d'une privation chronique de sommeil. Ce sont les principaux enseignements d'une enquête dévoilée à l'occasion de la 5e Journée nationale du sommeil.
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Le Monde daté du 18/03/05
Google n'est pas la fin de l'histoire, par Renaud Donnedieu de Vabres
Il y a quelques semaines éclatait, comme un coup de tonnerre dans le ciel numérique, l'annonce qu'un serveur américain puissant, efficace, populaire, allait numériser et proposer en ligne 15 millions de livres provenant du patrimoine conservé par quelques-unes des plus prestigieuses bibliothèques anglo-saxonnes.
L'événement intervient dans un climat intellectuel et culturel où la numérisation des documents et des œuvres apparaît comme la clef de tous les problèmes. Celui de l'accès aux œuvres, que la numérisation rendrait aisé, agréable, libre et, de préférence, gratuit. Celui de la fréquentation des bibliothèques, qui trouveraient de nouveaux publics et de nouvelles missions à travers la diffusion numérique. Bref, tel Francis Fukuyama prophétisant bien imprudemment, après Alexandre Kojève, "la fin de l'histoire", les nouveaux oracles de la numérisation auraient trouvé, grâce à Google, l'aboutissement utopique de tant d'années d'efforts, de recherche et... de politique culturelle.[…]
L'accès direct et automatique au savoir permis par les moteurs de recherche ne saurait ni être exclusif ni remettre en cause le rôle essentiel, dans la culture et l'éducation, des médiateurs et des passeurs. Je ne crois pas que la seule clef d'accès à notre culture soit le classement automatique par la popularité, qui a fait le succès de Google.
Au moment où l'on célèbre à si juste titre la mémoire de Foucault, de Sartre et de tant d'autres penseurs de notre modernité, j'ai presque de la gêne à rappeler que le savoir déposé dans les bibliothèques ne se livre pas de lui-même. Dans son épaisseur, sa densité, sa complexité, il fait écran à lui-même. Il faut fouiller, exhumer, reconstituer, hiérarchiser.
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Le magazine "Citato" offre aux lycéens un panorama de la presse
Être un outil de préservation du goût pour la lecture entre l'enfance et l'âge adulte, telle est l'ambition du magazine Citato, diffusé à 172 000 exemplaires (chiffre OJD), qui met chaque mois à la disposition des élèves de 1 300 lycées une sélection d'articles parus dans des publications variées, sur tous les sujets qui font l'actualité.
Une vocation née d'un constat simple : "Il existe un grand vide entre la presse jeune, lue jusqu'à 15-16 ans, et la presse adulte, que l'on aborde en général en commençant des études supérieures ou en travaillant", explique Mehdi Lounis, rédacteur en chef et cofondateur, avec Franck Tirlot, de Citato.
Pour faciliter la transition, les deux trentenaires décident de créer un magazine qui donne envie de lire aux lycéens. Ils choisissent de le lancer à l'occasion de l'édition 2004 de la semaine de la presse dans l'école, pour souligner leur engagement en faveur de cette manifestation. Cette année, l'équipe rédactionnelle du magazine a renouvelé sa participation en aidant à la fabrication du Journal des journaux des lycéens d'Aquitaine, dont une partie reprend le principe de Citato.
Un concept élaboré autour d'une volonté commune : mettre en valeur la principale richesse de la presse française, sa diversité. Citatosera une revue de presse commentée, inspirée par l'exemple de Courrier international, ciblée sur un lectorat jeune.
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