« L'annonce de Villepin tire un trait sur les principes du collège unique et de l'école obligatoire jusqu'à 16 ans. » ; C’est ce que conclue Emmanuel Davidenkoff dans Libération à propos de l’annonce par Dominique de Villepin de l’apprentissage à 14 ans. Si 83 % des personnes interrogées par le Parisien dans un sondage paru aujourd’hui déclarent être d’accord avec cette mesure, on peut se demander si tout le monde en mesure les conséquences et le renoncement qu’une telle décision traduit. On va de fait accentuer la ségrégation scolaire en abandonnant toute ambition éducative. De plus, ne nous leurrons pas, l’apprentissage, et les entreprises qui le pratiquent, risque de ne pas accueillir à bras ouverts les jeunes issus de l’immigration. On peut même craindre que certains secteurs, leur soient, de fait, interdits.
le Figaro, quant à lui, propose de bruler les ZEP et le collège unique avec le reste. On trouvera dans ce journal, toute une série d’articles s’attaquant à la politique des ZEP avec, soyons juste, aussi une interview de thomas Piketty, demandant qu’il y ait une forte réduction des effectifs pour que les Zep marchent mieux.
Bonne Lecture...
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Libération du 09/11/05
Piégés par la République
par Didier LAPEYRONNIE et Laurent MUCCHIELLI
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sociologues.
[…] L'école n'est pas vécue par une partie de ces jeunes comme un instrument de promotion mais comme le lieu d'une sélection qui transforme leur destin social en autant d'humiliations personnelles. A leurs yeux, la promotion par l'école est réservée à d'autres, qui savent tirer tous les bénéfices et qui sont généralement des «Blancs» quand eux sont généralement des jeunes issus de l'immigration. Ne serait-ce pas ces mêmes «jeunes de banlieue» qui, au mois de mars dernier, dépouillaient et frappaient les lycéens venus manifester pour défendre leur école ? […]
Dans ces conditions, est-il si difficile de comprendre que cette jeunesse a avant tout besoin de reconnaissance et de dignité (le fameux «respect») ? Et lorsque l'émeute éclate et que la violence se déchaîne, est-il si difficile de comprendre qu'à côté des incendies de voitures les jeunes s'en prennent aussi aux institutions : police, transports collectifs, antennes ANPE, centres sociaux et même écoles ? Pour eux, ces services publics ne sont plus guère des instruments d'amélioration de la vie sociale et plus du tout des vecteurs d'intégration, ce sont des aides qu'ils finissent par rejeter comme de la charité, quand ce ne sont pas à leurs yeux des obstacles à franchir, voire des frontières qui les maintiennent à l'écart de la «vie normale» à laquelle ils n'osent plus rêver. Du «modèle social français», ils ne connaissent que le chômage ou l'intérim, les emplois aidés et la dépendance aux services sociaux, tout un univers «gris» protégeant de la misère mais enfermant dans la précarité et semblant n'avoir aucune issue. Cet univers est alors vécu comme un «piège» dans lequel ils survivent loin de la «vie normale» des «nantis», et dans lequel ils ont le sentiment que leur vie s'en va sans pouvoir être véritablement vécue. Ils se sentent coincés dans une «nasse» qui sert finalement à les maintenir à l'écart d'une société qui ne veut pas d'eux.
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Sarkozy s'en prend aux étrangers trublions
A l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur a demandé mercredi l'expulsion des étrangers, qu'ils aient ou pas une carte de séjour, condamnés pour leur participation aux violences urbaines.
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«Que le gouvernement s'appuie sur ceux qui connaissent le terrain»
Directeur à Bobigny, d'une salle de spectacle et d'une structure d'insertion, Marc Gore n'est pas surpris par les événements. Il dénonce l'incurie et l'inconscience du gouvernement et plaide pour un débat sur la discrimination positive à l'embauche.
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Apprentissage à 14 ans
Un virage dans la politique éducative
L'annonce de Villepin tire un trait sur les principes du collège unique et de l'école obligatoire jusqu'à 16 ans.
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Des télés plus prudentes dans la surenchère de l'insécurité
France 3 et LCI évitent désormais le «Téléthon» de la voiture brûlée.
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Le Figaro du 09/11/05
Polémique autour de l'apprentissage à 14 ans
EN AFFIRMANT son intention de ramener de 16 à 14 ans l'âge minimum pour l'apprentissage, Dominique de Villepin ouvre la porte à des débats houleux. La mesure est en effet loin d'être anodine. L'obligation scolaire jusqu'à 16 ans est inscrite dans la loi. Avant cet âge, un jeune ne peut bénéficier d'un contrat de travail. Une telle mesure suppose donc une réforme législative et une révision du Code du travail.
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Associations : quinze ans d'empilage de subventions
LES SUBVENTIONS destinées aux associations ont été «réduites» ces deux dernières années et seront «restaurées», a tranché Dominique de Villepin. Dès 2006, 100 millions d'euros supplémentaires devraient ainsi être dégagés. Réclamé par les élus locaux ces derniers jours, le rétablissement de ces fonds marque une vraie rupture dans la politique de la ville initiée par Jean-Louis Borloo à son arrivée dans ce ministère en 2002.
La Cour des comptes vient alors de publier un rapport accablant sur les programmes conduits en 2000 et 2001 sur sept sites «historiques» de la politique de la ville : Roubaix-Tourcoing dans le Nord, Mantes-la-Jolie, Clichy-sous-Bois-Montfermeil et Grigny en région parisienne, enfin Vaux-en-Velin et Vénissieux dans le Rhône et Marseille. Des quelque 372 millions d'euros de crédits du ministère de la Ville, ils en engloutissent 60%. Sans que les indicateurs sociaux ne montrent d'amélioration.
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L'échec des zones d'éducation prioritaires
ELLES n'ont que 24 ans et mériteraient pourtant un sérieux lifting. Les zones d'éducation prioritaire (ZEP) concentrées dans les banlieues ont mauvaise presse. Et pour cause : malgré les plans de relance successifs, les élèves, issus majoritairement de milieux défavorisés, restent le plus souvent à la traîne des résultats scolaires enregistrés par l'ensemble des petits Français. Ainsi, le taux de réussite au brevet n'y est que de 67%, contre une moyenne de 79%. Sévère, l'Insee affirmait même dans une étude de septembre dernier : «La mise en place des ZEP n'a eu aucun effet significatif sur la réussite des élèves.»
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A l'école de la République, l'ascenseur social est en panne
COLLÈGES et lycées reproduisent et prolongent les disparités sociales que l'école de la République est censée atténuer. Il n'y a jamais eu aussi peu d'enfants d'origine populaire dans les grandes écoles depuis quinze ans.
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Thomas Piketty : «Trop d'élèves par classe en ZEP»
Dans une étude réalisée en 2004, Thomas Piketty considère qu'une réduction de la taille des classes dans les établissements défavorisés aurait un effet sensible sur les résultats scolaires, tandis qu'une légère augmentation des effectifs ne pénaliserait pas les autres écoles.
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Egalité des chances, plus que discrimination positive
LA FRANCE ne met pas en oeuvre le concept de «discrimination positive» qui, au sens strict, renvoie à la discrimination sur une base ethnique ou raciale. Elle préfère l'«égalité des chances et des territoires», ce qui passe effectivement par des dispositifs spécifiques en faveur de ceux qui en ont le plus besoin.
Ce concept est au coeur de la loi Borloo de cohésion sociale. Avec par exemple les équipes et les plates-formes de réussite éducative pour accompagner les enfants et adolescents en difficulté. Ou sur le plan financier, avec la majoration de la dotation sociale urbaine (600 millions en cinq ans) et sa redistribution en faveur des communes confrontées aux problèmes les plus lourds.
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Apprentissage, la bonne idée
L'éditorial par Jean-Paul Mulot
[…]bousculer le collège unique et en finir avec le mythe de l'école obligatoire pour tous jusqu'à 16 ans. Le développement du préapprentissage à partir de 14 ans est aujourd'hui la piste la plus prometteuse des propositions du premier ministre. Elle ne résoudra pas tous les problèmes. Mais elle a le mérite d'être autrement plus concrète que la restauration des subventions aux associations de quartier.
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L'Humanité du 08/11/05 (un jour de retard)
Sous le choc, Grigny ne veut pas baisser les bras
Une école maternelle a été entièrement détruite par les flammes samedi soir. Et deux CRS ont été blessés par des tirs au fusil de chasse. Notre reportage.
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« Une circulaire qui ne règle rien »
Comment interprétez-vous la récente circulaire du ministère de l’Intérieur instituant une sorte de trêve des expulsions de jeunes sans-papiers scolarisés ? Jean-Michel Delarbre.
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EDITORIAL PAR PATRICK APEL-MULLER
Le dernier mot...
L’aveuglement délibéré des dirigeants de la droite encourage les moins lucides des jeunes de banlieue à multiplier les lieux de déprédation et d’insupportables violences.
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Ce que le budget 2006 ne fera pas pour les quartiers
Les crédits affectés seront réduits l’an prochain, favorisant partout la précarité.
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Le Parisien du 09/11/05 ( payant)
Massivement, les Français disent oui à la fermeté
Un sondage CSA indique que les Français, choqués par les violences, sont pour l'idée du couvre-feu et pour l'apprentissage dès 14 ans. Mais aussi pour que les associations de banlieue aient les moyens d'agir.
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L'apprentissage peut-il briser la spirale de l'échec scolaire ?
CHAQUE ANNÉE, le pays est renvoyé face à une triste fatalité statistique : avant l'âge légal de fin de scolarité (à 16 ans), 15 000 élèves ne mettent plus les pieds au collège, ou si rarement qu'ils en deviennent de vrais fantômes.
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« C'est la première fois que j'arrive à quelque chose »
« AU COLLÈGE, ils m'énervaient tous ! confesse Ayoub, presque 18 ans. Les profs, les élèves, les cours... ça n'allait pas du tout. » Il y a un an et demi, il décide de laisser tomber son collège de Fresnes, dans le Val-de-Marne.
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« On les traîne jusqu'en 3 e parce que la loi nous y oblige »
L'APPRENTISSAGE dès 14 ans ? Hier après-midi, peu de profs en avaient entendu parler au collège de la Grange-aux-Belles. Pas le signe d'un désintérêt, disent-ils d'emblée : « Juste un ras-le-bol face à l'empilement de mesures qui ne changent jamais rien...
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Et vous, êtes-vous favorable à l'apprentissage dès 14 ans ?
Evelyne Chassaing 54 ANS EMPLOYEE DE BANQUE TREMBLAY-EN-FRANCE (93) « Cette mesure est une bonne chose car beaucoup d'enfants s'ennuient à l'école. Ils sèchent les cours et sont livrés à eux-mêmes. Pour mon beau-fils, l'apprentissage a été une...
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La Croix du 09/11/05
Les bonnes idées de nos voisins
Dans six pays voisins de la France, des mesures concrètes et originales ont été mises en place pour désamorcer les violences dans les banlieues et favoriser l'intégration
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20 minutes du 09/11/05
Lilian Thuram tacle les propos du ministre de l’Intérieur
Les mots « racaille » et « Kärcher », le footballeur les a pris pour lui. Lors d’une conférence de presse à la veille du match France-Costa Rica, qui se joue en Martinique, Lilian Thuram a lancé hier une contre-attaque aussi inattendue que violente à propos des déclarations de Nicolas Sarkozy. « Moi aussi, j’ai grandi en banlieue, a expliqué ce symbole de la France black-blanc-beur de 1998, aujourd’hui membre du Haut Conseil de l’intégration. Quand quelqu’un dit : “Il faut nettoyer au Kärcher”... Il ne sait peut-être pas ce qu’il dit, Sarkozy. Moi, je le prends pour moi. »
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«Le problème central, c’est l’emploi»
Maryse Hédibel, Sociologue.
Les mesures annoncées vont-elles permettre de résoudre les problèmes des banlieues ?
Non, car le problème central, c’est l’emploi. Or, l’apprentissage dès 14 ans assimile l’échec scolaire aux métiers manuels. Cette mesure favorise donc la ségrégation sociale en développant les filières de relégation. Par ailleurs, les emplois aidés prévus par Villepin ne font que reprendre une politique développée depuis les années 1980 qui destine les jeunes des cités à des emplois précaires. Quant aux postes d’adultes-relais, ils risquent de prolonger la politique des grands frères, développée à la fin des années 1980 et qui favorise le communautarisme.
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Ouest-France du 09/11/05
Je défie les entreprises de nous recruter
Derrière les cités qui s'enflamment se cache un grave problème d'identité. les jeunes issus de l'immigration ont besoin de reconnaissance. Abderhamane El Khmisti, 34 ans, aîné d'une famille de onze enfants d'origine marocaine installée au Mans, témoigne.
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Le Monde daté du 09/11/05
Les violences à l'école stables, les actes racistes en diminution
La violence à l'école se maintient à un niveau élevé. Après une hausse de 12 % des violences recensées en 2003-2004, le nombre de signalements dans les collèges et les lycées publics a augmenté de 1 % en 2004-2005, selon les données recueillies par le logiciel Signa de l'éducation nationale.
Les incidents se concentrent dans un nombre limité d'établissements : 10 % des collèges et lycées signalent 50 % des actes, une proportion stable depuis trois ans. Les lycées professionnels, qui accueillent un grand nombre d'élèves en difficulté, demeurent les plus touchés. Leur situation se dégrade régulièrement depuis trois ans.
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Le Nouvel Obs Quotidien du 09/11/05
73% des Français
"pro-couvre-feu"
Les Français approuvent la mesure prise par le gouvernement de recourir au couvre-feu pour ramener le calme dans les banlieues. Selon un sondage CSA publié dans Le Parisien/Aujourd'hui en France mercredi 9 novembre, 73% se disent favorables à l'autorisation du recours au couvre-feu, tandis que 24% y sont opposés et que 3% ne se prononcent pas.
Le rétablissement du financement des associations travaillant en banlieue sur l'aide au logement et l'aide scolaire est approuvé par 89% des personnes interrogées (9% contre, 2% sans opinion).
Quant à la baisse de l'âge d'entrée en apprentissage de 16 à 14 ans, elle est soutenue par 83% (16% contre, 1% ne se prononce pas).
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Les violences vues par la presse
Retrouvez, chaque jour, toutes les revues de presse françaises et étrangères et les galeries des Unes de la presse sur les violences urbaines dans les banlieues française.
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Une sélection dans les dépêches du 09/11/05
En parler ou pas: le malaise des enseignants face aux violences urbaines.
Les professeurs semblent hésiter à introduire le débat sur les violences urbaines dans leur classe, par crainte d'envenimer la situation quand ils enseignent en zones sensibles, ou parce qu'ils estiment manquer de recul dans les zones plus tranquilles.
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Le Snes ne veut "pas diaboliser l'apprentissage"
Le Snes-FSU, principal syndicat des collèges-lycées, a assuré mercredi lors d'une conférence de presse qu'il ne voulait "pas diaboliser l'apprentissage", mais a estimé que le gouvernement "remet en cause l'école obligatoire jusqu'à 16 ans".
"On ne diabolise pas l'apprentissage. On sait que pour les jeunes il peut être une solution. Mais l'abaissement du départ en apprentissage à 14 ans signifie que l'on remet en cause l'école obligatoire jusqu'à 16 ans, c'est un bond en arrière de 50 ans", a estimé Bernard Boisseau, co-secrétaire général du Snes.
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Gilles de Robien: "l'apprentissage à 14 ans est une bonne mesure"
Le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien a estimé mercredi matin lors d'une interview sur France 2 que "l'apprentissage à 14 ans est une bonne mesure, approuvée par une très grande majorité de français".
Interrogé sur la polémique née après la proposition du gouvernement d'abaisser le départ en apprentissage de 16 à 14 ans, M. de Robien a jugé qu'elle "créée polémique pour un petit nombre de personnes mais elle est approuvée par une très grande majorité de français".
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Robien: les émeutes sont un "échec de la société"
Le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien a déclaré mercredi matin sur France 2, à propos des violences urbaines qui sévissent en France depuis deux semaines, qu'elles étaient "un échec de la société", et s'est demandé ce que "serait la société sans les ZEP".
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Lycéens de l'UNL condamnent l'état d'urgence et le "mépris" du gouvernement
L'Union nationale lycéenne (UNL) s'est élevée, mercredi dans un communiqué, contre l'état d'urgence décrété par le gouvernement, "mesure chargée de symboles violents et bellicistes" et a condamné son "mépris" à l'égard des jeunes. "Ce n'est pas une loi datant de la guerre d'Algérie qui apaisera la situation", a-t-elle ajouté, soulignant que "la répression systématique ne fait qu'envenimer les choses" et affirmant que "nous payons le lourd tribut d'une ghettoïsation et d'un système reproducteur d'inégalités".
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Débat passionné entre les professeurs d'un collège de Sevran et Robien
Passages de classes sans niveau requis, formation des professeurs inadaptée, carte scolaire isolant les enfants des cités... les réflexions ont fusé mercredi matin dans un collège de Seine-Saint-Denis qui recevait une visite de "solidarité" du ministre de l'Education nationale.
Gilles de Robien, qui avait souhaité "un débat sans tabou", a écouté pendant plus d'une heure les réflexions et suggestions de l'équipe éducative du collège Paul Painlevé, un collège de Sevran classé en Zone d'éducation prioritaire (ZEP), où deux salles ont été endommagées par un incendie dans la nuit de mardi à mercredi.
Lire la suite de l’article
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Pour en savoir plus
L’indispensable café pédagogique
Le site de VousNousIls (Rubrique dépêches de l’éducation AFP)
La maison des enseignants
Les dépêches AFP-Éducation sur le site Voila.fr
Le site Yahoo Actualités, rubrique éducation
mercredi, novembre 09, 2005
mardi, novembre 08, 2005
Revue de presse du mardi 8 novembre 2005
Le « collège unique » était déjà mal en point, il est mort lundi soir avec la déclaration de Dominique de Villepin. En proposant l’apprentissage à partir de 14 ans, il remet aussi en cause la scolarité obligatoire jusqu’à seize ans. On ne peut que s’inquiéter d’une telle mesure qui ne fait que renforcer le tri social et officialiser la résignation et l’abandon. Est-ce la réponse qu’on pouvait attendre face au désarroi des jeunes des banlieues ?
On peut aussi se demander si la réactivation d’une loi utilisée pour la dernière fois durant la guerre d’Algérie est le meilleur symbole face à des jeunes issus pour une bonne part de l’immigration…
Bonne Lecture...
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Libération du 08/11/05
Politique de la ville: trente ans de traitements d'urgence
Besoins de logements, violences à répétitions, c'est à partir de 1975 que les gouvernements commencent à se pencher sur les problèmes urbains. Retour sur trois décennies d'actions menées sans cohérence.
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Sciences-Po, exemple peu suivi
Son ouverture aux jeunes de ZEP est pourtant un succès.
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«La cité enferme, favorise les phénomènes de bande»
Roland Castro, architecte et ancien délégué à la rénovation des banlieues, analyse les politiques d'urbanisme
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«C'est avec les pires qu'il faut parler»
Yazid Kherfi, ancien braqueur, est devenu animateur en banlieue
Lire la suite de l’article
«Villepin, avec sa loi de 55 utilisée en Algérie, il le fait exprès ou quoi?»
Serge Damiens, 42 ans, éducateur à Lille, grandi dans le quartier de Moulins •
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Le Figaro du 08/11/05
En échec scolaire, des casseurs s'en prennent aux écoles pour se venger
Une dizaine d'écoles primaires ont flambé durant le week-end. Beaucoup de parents ont aidé les enseignants à nettoyer les lieux.
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Banlieues : renvoyez l'ascenseur !
Par Salem Kacet, Professeur de médecine, vice-président de l'université Lille-II, ex-adjoint au maire de Roubaix, ancien membre de la commission des Sages sur le code de la nationalité.
Nous sommes nombreux, nous que l'on nomme Français issus de l'immigration, à observer, avec attention et dépit, les embrasements réguliers des «banlieues». San aucune surprise. Voilà des années que beaucoup d'entre nous lancent des alertes, des mises en garde, des SOS qui ne sont pas entendus, ou pas vraiment pris au sérieux.Voilà des années que nous écoutons les uns et les autres discourir à l'infini sur l'immigration, sur l'intégration, sur la montée des communautarismes, sur l'intégrisme, sur les quartiers, sur ceci, sur cela. Beaucoup de discours creux, qui masquent souvent une réalité que l'on ne veut pas voir. Celle d'un pays où vivent des gens stigmatisés par la seule couleur de leur peau, par la seule consonance de leur nom. Des gens qui – ayons le courage de le dire – sont au bord de la révolte, et qu'un accès de fièvre, qu'une formule maladroite poussent à la rébellion.[…]
ne touchez pas aux symboles, ce qui ne ferait que désespérer un peu plus Clichy-sous-Bois. La classe politique ne doit pas choisir une France contre l'autre ; et elle doit s'interroger sur les modes de représentation qui sont les siens. Car, dans cette affaire, Nicolas Sarkozy doit pouvoir remplir sa mission, qui est d'assurer la paix dans le pays, et Azouz Begag doit continuer à prendre la parole au nom de tous ceux qui ne parlent pas. Car Azouz Begag rend visibles ces populations qu'on ne veut pas voir. Aujourd'hui, il est dans la représentation, qu'il le veuille ou pas, d'une France qui aspire à vivre normalement, dans un pays où chacun doit apprendre les valeurs de respect et de solidarité, dans un pays pacifié, reconnaissant une place pour chacun de ses enfants. Et dans les «quartiers», tous sont attentifs à la façon dont nous sortirons de cette crise qui dure depuis trente ans. A la façon dont nous allons reconstruire une France plus solidaire, plus fraternelle. Mon Dieu, que Zidane est loin...
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Contre la haine, la République
«La Haine». En 1995, le film de Mathieu Kassowitz avait ému les esprits. La vie dans les cités pouvait-elle vraiment ressembler à cet enfer de drogue, de fric, de sexe et de violence ? Caricature ! avaient alors protesté quelques-uns. Sur le générique de fin, le cinéaste répondait à ces docteurs tant-mieux en citant l'apologue bien connu de l'homme qui tombe du vingtième étage d'un immeuble et qui, tout le temps que dure sa chute, se rassure : «Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien...»
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L'Humanité du 08/11/05
L’INVITÉ DE LA SEMAINE
Mustapha Sandid
Je m’appelle Sandid Mustapha et je suis étudiant en classe prépa hypokhâgne en Seine-aint-Denis, à Saint-Ouen. J’habite à Bobigny, mais je suis né et ai vécu à Clichy-sous-Bois.
Je tiens à souligner que je comprends le malaise, mais que je ne le soutiens pas, parce que les méthodes employées ne correspondent pas à ma vision de la révolution. Les violences urbaines qui émaillent les nuits en banlieue font qu’on se ré-intéresse à la banlieue, ses problèmes, le malaise qui l’entoure, des questions sans réponse face à cette violence dans des villes présumées calmes, où Sarkozy avait promis qu’il allait rétablir « l’ordre et la tranquillité » : le problème est un peu plus profond, il relève d’une politique menée depuis plus de soixante ans et remonte à la vague d’immigration qui a eu lieu en France après la Seconde Guerre mondiale et les mouvements de décolonisation en Afrique.
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« Personne n’est surpris par ce qui se passe »
Samedi, à Clichy-sous-Bois, des habitants de Seine-Saint-Denis, réunis à l’initiative de « l’appel des 93 », lancé en avril dernier, ont tenté d’analyser les violences actuelles pour mieux les dépasser.
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« Une situation qu’on a laissé pourrir des années »
Reportage à Bagnolet, où se mêlent incompréhension, exaspération et colère contre le gâchis social à l’origine des violences.
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« Avant toute chose établir le dialogue »
« Franchement, ça sert à quoi de brûler des voitures ? » « Faut bien que tu te fasses entendre, que tu revendiques ! » « Ah ouais, et en brûlant des voitures tu revendiques quoi ? » Question d’une jeune fille à un de ses amis, il y a deux nuits, à Stains (Seine-Saint-Denis). Pas de réponse du garçon, qui passe à autre chose. À dix mètres de là, deux voitures finissent de flamber sur le parking de l’office départemental HLM. Les pompiers s’activent, les policiers vérifient l’identité de trois jeunes, discutent avec les autres. Ambiance étrange. Malgré cela, vendredi, la nuit fut relativement calme à Stains. Quelques poubelles ont brûlé, plus les deux voitures de l’OPHLM. Des rumeurs courraient sur une descente massive sur le magasin Carrefour, le lendemain. Il n’en sera rien.
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Le Parisien du 08/11/05 ( payant)
Etat d'urgence
Le chef du gouvernement a annoncé, hier soir sur TF 1, qu'un Conseil des ministres exceptionnel allait aujourd'hui réactiver la loi du 3 avril 1955. Elle permet aux préfets, au nom de l'état d'urgence, d'instaurer, si nécessaire, le couvre-feu.
Violences urbaines, vos réactions?
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Inquiétude et critiques à l'étranger
LA FRANCE, si souvent jugée « donneuse de leçons », se retrouve sous le regard de plus en plus inquiet et critique des médias et des gouvernements étrangers. « Paris en feu », « révolte raciale », « cercle vicieux de la haine », « climat...
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Dans l'école incendiée, parents et enseignants s'activent
«ON EST MALHEUREUX. Mais on fera classe coûte que coûte. » L'équipe enseignante de l'école maternelle de la Poule-Rousse à Evry (Essonne) a le coeur lourd. Hier, les six enseignants ont découvert un triste spectacle.
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Les médias en font-ils trop?
Notre journal lance une nouvelle rubrique - « Franchement... » - pour faire vivre les débats sans tabous, ni complaisance. DEPUIS DOUZE JOURS, notre quotidien traite abondamment des violences urbaines qui secouent les banlieues.
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La Croix du 08/11/05
Combat des Origines aux Etats-Unis
Désireux de réintroduire la foi à l'école, les partisans du "dessein intelligent" s'appuient sur la science pour évincer le darwinisme des programmes
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20 minutes du 08/11/05
L’école, cible de choix des émeutiers
Les doudous gisent encore sur les lits. A quelques mètres des décombres. Les 330 élèves de l’école primaire et maternelle Joliot-Curie de Brétigny-sur-Orge (Essonne) ne sont pas près de réintégrer les lieux, car leur établissement a été incendié vendredi soir, et détruit pour moitié. « Les enfants ont été accueillis dans un gymnase lundi matin, mais il n’a bien sûr pas été possible de faire cours, raconte Jean-Jacques Lejeune, directeur de cabinet du maire. Dès samedi, des élus ont fait des rondes en voiture dans la ville, pour surveiller les écoles. » Et les enseignants pensent même dormir dans les lieux et « laisser les lumières allumées » pour dissuader les incendiaires, qui n’ont pas hésité à mettre le feu au réfectoire d’une autre école dans la nuit de samedi à dimanche.
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«On nous propose les mêmes emplois qu’à nos parents»
A Grigny, où deux policiers ont été blessés, les habitants de la Grande Borne dénoncent l’absence de travail
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Information ou incitation, la télé prise entre deux feux
Faut-il en parler ? Et comment ? Depuis le 27 novembre et le début des émeutes à Clichy-sous-Bois, la question hante toutes les rédactions télé. « Une voiture qui brûle, c’est une image très forte, un symbole qui peut donner des idées, assure Etienne Leenhardt, directeur adjoint de l’information de France 2. Nous sommes pris entre notre devoir d’informer et le souci d’éviter la contagion. » Un casse-tête que les chaînes tentent ces jours-ci de résoudre.
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«En France, on ment aux jeunes»
Michel Marcus, Directeur du Forum européen pour la sécurité urbaine.
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Les mères de famille élèvent la voix contre la violence
Elles sont une poignée seulement. A quelques dizaines de mètres, en retrait de la manifestation contre la violence organisée hier à 18 h par la municipalité de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), ces mères de famille ont répondu présentes à l’appel lancé par l’Union des familles laïques (Ufal) et Africa 93, une association de quartier implantée à la cité des 4 000. « Le but est de montrer que les femmes sont en première ligne, même si elles ne font pas partie des émeutiers, explique Mimouna Hadjam, porte-parole d’Africa 93. Les banlieues, ce ne sont pas que des mecs : il y a aussi des mères qui souffrent et qui veulent garder leurs enfants à la maison le soir », poursuit-elle.
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«Il ne s’est jamais adressé aux jeunes»
20 h 30 passées, hier soir à Grigny (Essonne), chez Hassan, 26 ans, au coeur de la Grande Borne. L’intervention de Dominique de Villepin s’achève au journal de TF1. « A aucun moment il ne s’est adressé aux jeunes, remarque-t-il. Alors qu’ils n’attendent que ça !» Carlos, son frère aîné, estime que le chef du gouvernement s’est d’abord soucié de « son image ». « On attendait au moins qu’il dise : “Calmez-vous, on va trouver une solution”. Il a seulement annoncé qu’il allait envoyer 9 500 policiers. » La mise en place des couvre-feux choque le jeune homme. « En France, en 2005 ! Ce n’est pas une solution... De toute façon, comment surveiller tout le monde ? »
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Ouest-France du 08/11/05
Sylvie Germain, Goncourt des lycéens
La quête d'identité est le thème central de Magnus. Il est allé droit au coeur les lycéens qui ont attribué, hier, leur 18e prix Goncourt à Sylvie Germain. La philosophe et romancière les a rejoints dans l'après-midi, à Rennes, ville où est né ce prix
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Nantes : soudain dans la nuit paisible, ça flambe
C'est le paradoxe de cette crise, du moins dans l'Ouest : les voitures flambent par centaines mais, quand on sillonne les quartiers sensibles pendant la nuit, on ne voit quasiment personne. Ni émeutes ni même attroupements. Le calme plat. Jusqu'à l'alerte au feu. Reportage dimanche soir à Nantes.
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Le Monde daté du 08/11/05
Pour Jacques Chirac, le couvre-feu est une mesure "nécessaire pour accélérer le retour au calme"
Le décret permettant aux préfets d'appliquer le couvre-feu a été approuvé en conseil des ministres, mardi 8 novembre, a annoncé Nicolas Sarkozy. "Je vous confirme que la décision de principe a été prise. Nous veillerons au fur et à mesure de l'évolution des événements à son application ciblée sur une partie du territoire national", a dit le ministre de l'intérieur à l'issue du conseil. M. Sarkozy a indiqué que, conformément à ces dispositions, des perquisitions allaient être possibles durant douze jours lorsqu'il y aura "suspicion" de détention d'armes dans les banlieues. Le Journal officiel publiera le décret mercredi.
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La loi permet "d'interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté"
La loi française du 3 avril 1955, procédure rarissime qui va permettre aux préfets d'instaurer un couvre-feu dans les banlieues, avait été votée pour permettre d'instaurer l'état d'urgence pendant la guerre d'Algérie (1954-1962). L'état d'urgence, avec couvre-feu, avait été utilisé, une seule fois depuis la guerre d'Algérie, en 1984, en Nouvelle-Calédonie.
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Revue de blogs
Le skyblog "93 Bouna et Zied", créé le 28 octobre, a été désactivé par l'équipe de Skyblog, de nombreux dérapages ayant été relevés dans les commentaires postés par les internautes.
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Le Nouvel Obs Quotidien du 08/11/05
"Les associations ne peuvent qu'adoucir la douleur"
par Jean-Pierre Worms, président de la Fonda, organisme chargé de la promotion de la place et du rôle des associations dans la société
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"L'apprentissage à 14 ans : désastreux"
par Patrick Gonthier, secrétaire général d'UNSA Education.
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"Un texte n'est qu'un texte, l'essentiel, c'est l'application"
-par Bruno Thouzellier, secrétaire national de l'union syndicale des magistrats (USM)
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Une sélection dans les dépêches du 08/11/05
70% des diplômés de l'immigration affirment être discriminés au travail
Environ 70% des jeunes diplômés issus de l'immigration affirment être ou avoir été victimes de discriminations dans le monde du travail, selon une étude de l'agence de marketing ethnique Sopi, publiée mardi.
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Apprentissage à 14 ans: le gouvernement "revient 30 ans en arrière"
La FCPE, principale fédération de parents d'élèves, a estimé mardi que le gouvernement revenait "30 ans en arrière" en abaissant l'âge de l'apprentissage de 16 à 14 ans, et critiqué vivement son "aveuglement" et son "impuissance".
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Snipe, 16 ans, dans les émeutes "jusqu'à ce qu'on gagne contre Sarkozy"
Dans le RER, entre Grigny (Essonne) et Paris, un adolescent de 16 ans transporte des chiffons "pour faire des cocktails molotov". Dans sa cité des Yvelines, ses frères et ses "potes" l'attendent pour affronter les "keufs" (policiers). "On continuera, dit-il, jusqu'à ce qu'on gagne contre Sarkozy".[…]
L'adolescent s'est fait "définitivement virer, avant les vacances", du lycée professionnel où il préparait un BEP de menuiserie : "Une prof avait parlé mal de ma mère, je lui ai mis une tarte".
"Les profs disent +tu as des potentiels pas exploités+. Ils ne savent dire que ça! Ils ne savent pas ce que c'est que de vivre dans un quartier. Comme on dit, ça tue les rêves". Le menton dans les mains, il ajoute : "Quand on est noir, ce n'est pas facile du tout".
Il ne sourit qu'en évoquant les entraînements et matches de basket. "Mais même si je suis en +cadets France+, ils disent qu'on n'est pas Français".
On lui explique que les habitants de Grigny condamnent "la stupidité" des jeunes qui, en incendiant les écoles, "se punissent eux-mêmes". Il répond: "Je n'ai plus d'école, je m'en fous. Et une école, ça se reconstruit, obligé, mais, une vie, ça ne se reconstruit pas. Comment on va faire pour +s'intégrer+, comme ils disent?".
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Apprentissage à partir de 14 ans: "lamentable" pour la FSU
La FSU, principale organisation de l'enseignement, s'est déclarée lundi soir "atterrée" par les déclarations du Premier ministre, Dominique de Villepin, proposant l'apprentissage dès 14 ans, au lieu de 16 ans, "pour les enfants qui ont le plus de difficultés" scolaires.
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La FSU contre le principe et la composition du Haut Conseil de l'Education
La FSU, fédération syndicale majoritaire dans l'Education, s'est élevée lundi dans un communiqué contre le principe même de la création du Haut Conseil de l'Education et a déploré également le choix des personnalités qui en sont membres.[…] "Cette nouvelle autorité ne permet pas de prendre en compte l'avis et l'expérience des professionnels et des experts de l'éducation", a ajouté la FSU. "Le choix opéré de sélectionner ses membres, d'abord pour des raisons politiques, ne fait que renforcer nos craintes", a conclu la FSU.
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Violences: "à des problèmes hors normes, doivent répondre des moyens hors normes", selon le SE-UNSA
Le SE-UNSA, troisième syndicat d'enseignants, demande un "soutien indispensable" pour les familles, les enseignants et les élèves dont les écoles ont été incendiées lors des violences urbaines. Il estime en outre que pour assurer le développement des quartiers touchés par les violences, "à des problèmes hors normes, doivent répondre des moyens hors normes".
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Villepin propose de multiplier par trois les bourses au mérite pour les élèves ayant le plus de capacités
Le Premier ministre Dominique de Villepin a proposé lundi soir de multiplier par trois le nombre de bourses au mérite destinées aux jeunes des banlieues ayant le plus de capacités, et souhaité que les jeunes en difficulté scolaire puissent se voir proposer dès 14 ans la voie de l'apprentissage.
Rappelant que la France comptait 15.000 enfants déscolarisés et près de 150.000 jeunes qui sortent de l'école sans qualification, il a jugé "important" sur TF1 que "la situation de chaque enfant soit prise en compte".
"Je propose que nous puissions, avant 16 ans, c'est-à-dire 14 ans, pouvoir proposer l'apprentissage à des enfants qui visiblement n'ont pas le goût, n'ont pas l'envie, ou qui ont décroché, ou qui ont quitté l'école", a-t-il poursuivi.
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Les musées américains s'engagent dans le débat entre Darwin et les créationnistes
Les musées américains se sont engagés dans le débat opposant partisans de la théorie de l'évolution de Charles Darwin et ceux du créationnisme à travers une série d'expositions qui explorent un domaine devenu de plus en plus délicat pour les enseignants américains.
Avec pour titre "L'évolution de la planète" au musée de Chicago, "Darwin" au musée américain d'histoire naturelle de New York ou "Explorer l'évolution" dans plusieurs musées universitaires, ces expositions se penchent simultanément sur le thème de l'évolution.
Elles sont proposées alors que le débat fait rage aux Etats-Unis entre ceux, notamment les groupes religieux, qui veulent promouvoir l'enseignement de la théorie de l'évolution centrée sur l'existence de Dieu à l'origine de la vie et appelée le "dessein intelligent" et ceux qui veulent que la thèse de l'évolution de Darwin soit toujours la seule enseignée.[…]
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Pour en savoir plus
Le site de VousNousIls (Rubrique dépêches de l’éducation AFP)
Les dépêches AFP sur lesite Voila.fr
Le site Yahoo Actualités, rubrique éducation
La maison des enseignants
L’indispensable café pédagogique
On peut aussi se demander si la réactivation d’une loi utilisée pour la dernière fois durant la guerre d’Algérie est le meilleur symbole face à des jeunes issus pour une bonne part de l’immigration…
Bonne Lecture...
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Libération du 08/11/05
Politique de la ville: trente ans de traitements d'urgence
Besoins de logements, violences à répétitions, c'est à partir de 1975 que les gouvernements commencent à se pencher sur les problèmes urbains. Retour sur trois décennies d'actions menées sans cohérence.
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Sciences-Po, exemple peu suivi
Son ouverture aux jeunes de ZEP est pourtant un succès.
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«La cité enferme, favorise les phénomènes de bande»
Roland Castro, architecte et ancien délégué à la rénovation des banlieues, analyse les politiques d'urbanisme
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«C'est avec les pires qu'il faut parler»
Yazid Kherfi, ancien braqueur, est devenu animateur en banlieue
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«Villepin, avec sa loi de 55 utilisée en Algérie, il le fait exprès ou quoi?»
Serge Damiens, 42 ans, éducateur à Lille, grandi dans le quartier de Moulins •
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Le Figaro du 08/11/05
En échec scolaire, des casseurs s'en prennent aux écoles pour se venger
Une dizaine d'écoles primaires ont flambé durant le week-end. Beaucoup de parents ont aidé les enseignants à nettoyer les lieux.
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Banlieues : renvoyez l'ascenseur !
Par Salem Kacet, Professeur de médecine, vice-président de l'université Lille-II, ex-adjoint au maire de Roubaix, ancien membre de la commission des Sages sur le code de la nationalité.
Nous sommes nombreux, nous que l'on nomme Français issus de l'immigration, à observer, avec attention et dépit, les embrasements réguliers des «banlieues». San aucune surprise. Voilà des années que beaucoup d'entre nous lancent des alertes, des mises en garde, des SOS qui ne sont pas entendus, ou pas vraiment pris au sérieux.Voilà des années que nous écoutons les uns et les autres discourir à l'infini sur l'immigration, sur l'intégration, sur la montée des communautarismes, sur l'intégrisme, sur les quartiers, sur ceci, sur cela. Beaucoup de discours creux, qui masquent souvent une réalité que l'on ne veut pas voir. Celle d'un pays où vivent des gens stigmatisés par la seule couleur de leur peau, par la seule consonance de leur nom. Des gens qui – ayons le courage de le dire – sont au bord de la révolte, et qu'un accès de fièvre, qu'une formule maladroite poussent à la rébellion.[…]
ne touchez pas aux symboles, ce qui ne ferait que désespérer un peu plus Clichy-sous-Bois. La classe politique ne doit pas choisir une France contre l'autre ; et elle doit s'interroger sur les modes de représentation qui sont les siens. Car, dans cette affaire, Nicolas Sarkozy doit pouvoir remplir sa mission, qui est d'assurer la paix dans le pays, et Azouz Begag doit continuer à prendre la parole au nom de tous ceux qui ne parlent pas. Car Azouz Begag rend visibles ces populations qu'on ne veut pas voir. Aujourd'hui, il est dans la représentation, qu'il le veuille ou pas, d'une France qui aspire à vivre normalement, dans un pays où chacun doit apprendre les valeurs de respect et de solidarité, dans un pays pacifié, reconnaissant une place pour chacun de ses enfants. Et dans les «quartiers», tous sont attentifs à la façon dont nous sortirons de cette crise qui dure depuis trente ans. A la façon dont nous allons reconstruire une France plus solidaire, plus fraternelle. Mon Dieu, que Zidane est loin...
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Contre la haine, la République
«La Haine». En 1995, le film de Mathieu Kassowitz avait ému les esprits. La vie dans les cités pouvait-elle vraiment ressembler à cet enfer de drogue, de fric, de sexe et de violence ? Caricature ! avaient alors protesté quelques-uns. Sur le générique de fin, le cinéaste répondait à ces docteurs tant-mieux en citant l'apologue bien connu de l'homme qui tombe du vingtième étage d'un immeuble et qui, tout le temps que dure sa chute, se rassure : «Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien...»
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L'Humanité du 08/11/05
L’INVITÉ DE LA SEMAINE
Mustapha Sandid
Je m’appelle Sandid Mustapha et je suis étudiant en classe prépa hypokhâgne en Seine-aint-Denis, à Saint-Ouen. J’habite à Bobigny, mais je suis né et ai vécu à Clichy-sous-Bois.
Je tiens à souligner que je comprends le malaise, mais que je ne le soutiens pas, parce que les méthodes employées ne correspondent pas à ma vision de la révolution. Les violences urbaines qui émaillent les nuits en banlieue font qu’on se ré-intéresse à la banlieue, ses problèmes, le malaise qui l’entoure, des questions sans réponse face à cette violence dans des villes présumées calmes, où Sarkozy avait promis qu’il allait rétablir « l’ordre et la tranquillité » : le problème est un peu plus profond, il relève d’une politique menée depuis plus de soixante ans et remonte à la vague d’immigration qui a eu lieu en France après la Seconde Guerre mondiale et les mouvements de décolonisation en Afrique.
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« Personne n’est surpris par ce qui se passe »
Samedi, à Clichy-sous-Bois, des habitants de Seine-Saint-Denis, réunis à l’initiative de « l’appel des 93 », lancé en avril dernier, ont tenté d’analyser les violences actuelles pour mieux les dépasser.
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« Une situation qu’on a laissé pourrir des années »
Reportage à Bagnolet, où se mêlent incompréhension, exaspération et colère contre le gâchis social à l’origine des violences.
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« Avant toute chose établir le dialogue »
« Franchement, ça sert à quoi de brûler des voitures ? » « Faut bien que tu te fasses entendre, que tu revendiques ! » « Ah ouais, et en brûlant des voitures tu revendiques quoi ? » Question d’une jeune fille à un de ses amis, il y a deux nuits, à Stains (Seine-Saint-Denis). Pas de réponse du garçon, qui passe à autre chose. À dix mètres de là, deux voitures finissent de flamber sur le parking de l’office départemental HLM. Les pompiers s’activent, les policiers vérifient l’identité de trois jeunes, discutent avec les autres. Ambiance étrange. Malgré cela, vendredi, la nuit fut relativement calme à Stains. Quelques poubelles ont brûlé, plus les deux voitures de l’OPHLM. Des rumeurs courraient sur une descente massive sur le magasin Carrefour, le lendemain. Il n’en sera rien.
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Le Parisien du 08/11/05 ( payant)
Etat d'urgence
Le chef du gouvernement a annoncé, hier soir sur TF 1, qu'un Conseil des ministres exceptionnel allait aujourd'hui réactiver la loi du 3 avril 1955. Elle permet aux préfets, au nom de l'état d'urgence, d'instaurer, si nécessaire, le couvre-feu.
Violences urbaines, vos réactions?
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Inquiétude et critiques à l'étranger
LA FRANCE, si souvent jugée « donneuse de leçons », se retrouve sous le regard de plus en plus inquiet et critique des médias et des gouvernements étrangers. « Paris en feu », « révolte raciale », « cercle vicieux de la haine », « climat...
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Dans l'école incendiée, parents et enseignants s'activent
«ON EST MALHEUREUX. Mais on fera classe coûte que coûte. » L'équipe enseignante de l'école maternelle de la Poule-Rousse à Evry (Essonne) a le coeur lourd. Hier, les six enseignants ont découvert un triste spectacle.
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Les médias en font-ils trop?
Notre journal lance une nouvelle rubrique - « Franchement... » - pour faire vivre les débats sans tabous, ni complaisance. DEPUIS DOUZE JOURS, notre quotidien traite abondamment des violences urbaines qui secouent les banlieues.
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La Croix du 08/11/05
Combat des Origines aux Etats-Unis
Désireux de réintroduire la foi à l'école, les partisans du "dessein intelligent" s'appuient sur la science pour évincer le darwinisme des programmes
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20 minutes du 08/11/05
L’école, cible de choix des émeutiers
Les doudous gisent encore sur les lits. A quelques mètres des décombres. Les 330 élèves de l’école primaire et maternelle Joliot-Curie de Brétigny-sur-Orge (Essonne) ne sont pas près de réintégrer les lieux, car leur établissement a été incendié vendredi soir, et détruit pour moitié. « Les enfants ont été accueillis dans un gymnase lundi matin, mais il n’a bien sûr pas été possible de faire cours, raconte Jean-Jacques Lejeune, directeur de cabinet du maire. Dès samedi, des élus ont fait des rondes en voiture dans la ville, pour surveiller les écoles. » Et les enseignants pensent même dormir dans les lieux et « laisser les lumières allumées » pour dissuader les incendiaires, qui n’ont pas hésité à mettre le feu au réfectoire d’une autre école dans la nuit de samedi à dimanche.
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«On nous propose les mêmes emplois qu’à nos parents»
A Grigny, où deux policiers ont été blessés, les habitants de la Grande Borne dénoncent l’absence de travail
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Information ou incitation, la télé prise entre deux feux
Faut-il en parler ? Et comment ? Depuis le 27 novembre et le début des émeutes à Clichy-sous-Bois, la question hante toutes les rédactions télé. « Une voiture qui brûle, c’est une image très forte, un symbole qui peut donner des idées, assure Etienne Leenhardt, directeur adjoint de l’information de France 2. Nous sommes pris entre notre devoir d’informer et le souci d’éviter la contagion. » Un casse-tête que les chaînes tentent ces jours-ci de résoudre.
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«En France, on ment aux jeunes»
Michel Marcus, Directeur du Forum européen pour la sécurité urbaine.
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Les mères de famille élèvent la voix contre la violence
Elles sont une poignée seulement. A quelques dizaines de mètres, en retrait de la manifestation contre la violence organisée hier à 18 h par la municipalité de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), ces mères de famille ont répondu présentes à l’appel lancé par l’Union des familles laïques (Ufal) et Africa 93, une association de quartier implantée à la cité des 4 000. « Le but est de montrer que les femmes sont en première ligne, même si elles ne font pas partie des émeutiers, explique Mimouna Hadjam, porte-parole d’Africa 93. Les banlieues, ce ne sont pas que des mecs : il y a aussi des mères qui souffrent et qui veulent garder leurs enfants à la maison le soir », poursuit-elle.
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«Il ne s’est jamais adressé aux jeunes»
20 h 30 passées, hier soir à Grigny (Essonne), chez Hassan, 26 ans, au coeur de la Grande Borne. L’intervention de Dominique de Villepin s’achève au journal de TF1. « A aucun moment il ne s’est adressé aux jeunes, remarque-t-il. Alors qu’ils n’attendent que ça !» Carlos, son frère aîné, estime que le chef du gouvernement s’est d’abord soucié de « son image ». « On attendait au moins qu’il dise : “Calmez-vous, on va trouver une solution”. Il a seulement annoncé qu’il allait envoyer 9 500 policiers. » La mise en place des couvre-feux choque le jeune homme. « En France, en 2005 ! Ce n’est pas une solution... De toute façon, comment surveiller tout le monde ? »
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Ouest-France du 08/11/05
Sylvie Germain, Goncourt des lycéens
La quête d'identité est le thème central de Magnus. Il est allé droit au coeur les lycéens qui ont attribué, hier, leur 18e prix Goncourt à Sylvie Germain. La philosophe et romancière les a rejoints dans l'après-midi, à Rennes, ville où est né ce prix
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Nantes : soudain dans la nuit paisible, ça flambe
C'est le paradoxe de cette crise, du moins dans l'Ouest : les voitures flambent par centaines mais, quand on sillonne les quartiers sensibles pendant la nuit, on ne voit quasiment personne. Ni émeutes ni même attroupements. Le calme plat. Jusqu'à l'alerte au feu. Reportage dimanche soir à Nantes.
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Le Monde daté du 08/11/05
Pour Jacques Chirac, le couvre-feu est une mesure "nécessaire pour accélérer le retour au calme"
Le décret permettant aux préfets d'appliquer le couvre-feu a été approuvé en conseil des ministres, mardi 8 novembre, a annoncé Nicolas Sarkozy. "Je vous confirme que la décision de principe a été prise. Nous veillerons au fur et à mesure de l'évolution des événements à son application ciblée sur une partie du territoire national", a dit le ministre de l'intérieur à l'issue du conseil. M. Sarkozy a indiqué que, conformément à ces dispositions, des perquisitions allaient être possibles durant douze jours lorsqu'il y aura "suspicion" de détention d'armes dans les banlieues. Le Journal officiel publiera le décret mercredi.
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La loi permet "d'interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté"
La loi française du 3 avril 1955, procédure rarissime qui va permettre aux préfets d'instaurer un couvre-feu dans les banlieues, avait été votée pour permettre d'instaurer l'état d'urgence pendant la guerre d'Algérie (1954-1962). L'état d'urgence, avec couvre-feu, avait été utilisé, une seule fois depuis la guerre d'Algérie, en 1984, en Nouvelle-Calédonie.
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Revue de blogs
Le skyblog "93 Bouna et Zied", créé le 28 octobre, a été désactivé par l'équipe de Skyblog, de nombreux dérapages ayant été relevés dans les commentaires postés par les internautes.
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Le Nouvel Obs Quotidien du 08/11/05
"Les associations ne peuvent qu'adoucir la douleur"
par Jean-Pierre Worms, président de la Fonda, organisme chargé de la promotion de la place et du rôle des associations dans la société
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"L'apprentissage à 14 ans : désastreux"
par Patrick Gonthier, secrétaire général d'UNSA Education.
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"Un texte n'est qu'un texte, l'essentiel, c'est l'application"
-par Bruno Thouzellier, secrétaire national de l'union syndicale des magistrats (USM)
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Une sélection dans les dépêches du 08/11/05
70% des diplômés de l'immigration affirment être discriminés au travail
Environ 70% des jeunes diplômés issus de l'immigration affirment être ou avoir été victimes de discriminations dans le monde du travail, selon une étude de l'agence de marketing ethnique Sopi, publiée mardi.
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Apprentissage à 14 ans: le gouvernement "revient 30 ans en arrière"
La FCPE, principale fédération de parents d'élèves, a estimé mardi que le gouvernement revenait "30 ans en arrière" en abaissant l'âge de l'apprentissage de 16 à 14 ans, et critiqué vivement son "aveuglement" et son "impuissance".
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Snipe, 16 ans, dans les émeutes "jusqu'à ce qu'on gagne contre Sarkozy"
Dans le RER, entre Grigny (Essonne) et Paris, un adolescent de 16 ans transporte des chiffons "pour faire des cocktails molotov". Dans sa cité des Yvelines, ses frères et ses "potes" l'attendent pour affronter les "keufs" (policiers). "On continuera, dit-il, jusqu'à ce qu'on gagne contre Sarkozy".[…]
L'adolescent s'est fait "définitivement virer, avant les vacances", du lycée professionnel où il préparait un BEP de menuiserie : "Une prof avait parlé mal de ma mère, je lui ai mis une tarte".
"Les profs disent +tu as des potentiels pas exploités+. Ils ne savent dire que ça! Ils ne savent pas ce que c'est que de vivre dans un quartier. Comme on dit, ça tue les rêves". Le menton dans les mains, il ajoute : "Quand on est noir, ce n'est pas facile du tout".
Il ne sourit qu'en évoquant les entraînements et matches de basket. "Mais même si je suis en +cadets France+, ils disent qu'on n'est pas Français".
On lui explique que les habitants de Grigny condamnent "la stupidité" des jeunes qui, en incendiant les écoles, "se punissent eux-mêmes". Il répond: "Je n'ai plus d'école, je m'en fous. Et une école, ça se reconstruit, obligé, mais, une vie, ça ne se reconstruit pas. Comment on va faire pour +s'intégrer+, comme ils disent?".
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Apprentissage à partir de 14 ans: "lamentable" pour la FSU
La FSU, principale organisation de l'enseignement, s'est déclarée lundi soir "atterrée" par les déclarations du Premier ministre, Dominique de Villepin, proposant l'apprentissage dès 14 ans, au lieu de 16 ans, "pour les enfants qui ont le plus de difficultés" scolaires.
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La FSU contre le principe et la composition du Haut Conseil de l'Education
La FSU, fédération syndicale majoritaire dans l'Education, s'est élevée lundi dans un communiqué contre le principe même de la création du Haut Conseil de l'Education et a déploré également le choix des personnalités qui en sont membres.[…] "Cette nouvelle autorité ne permet pas de prendre en compte l'avis et l'expérience des professionnels et des experts de l'éducation", a ajouté la FSU. "Le choix opéré de sélectionner ses membres, d'abord pour des raisons politiques, ne fait que renforcer nos craintes", a conclu la FSU.
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Violences: "à des problèmes hors normes, doivent répondre des moyens hors normes", selon le SE-UNSA
Le SE-UNSA, troisième syndicat d'enseignants, demande un "soutien indispensable" pour les familles, les enseignants et les élèves dont les écoles ont été incendiées lors des violences urbaines. Il estime en outre que pour assurer le développement des quartiers touchés par les violences, "à des problèmes hors normes, doivent répondre des moyens hors normes".
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Villepin propose de multiplier par trois les bourses au mérite pour les élèves ayant le plus de capacités
Le Premier ministre Dominique de Villepin a proposé lundi soir de multiplier par trois le nombre de bourses au mérite destinées aux jeunes des banlieues ayant le plus de capacités, et souhaité que les jeunes en difficulté scolaire puissent se voir proposer dès 14 ans la voie de l'apprentissage.
Rappelant que la France comptait 15.000 enfants déscolarisés et près de 150.000 jeunes qui sortent de l'école sans qualification, il a jugé "important" sur TF1 que "la situation de chaque enfant soit prise en compte".
"Je propose que nous puissions, avant 16 ans, c'est-à-dire 14 ans, pouvoir proposer l'apprentissage à des enfants qui visiblement n'ont pas le goût, n'ont pas l'envie, ou qui ont décroché, ou qui ont quitté l'école", a-t-il poursuivi.
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Les musées américains s'engagent dans le débat entre Darwin et les créationnistes
Les musées américains se sont engagés dans le débat opposant partisans de la théorie de l'évolution de Charles Darwin et ceux du créationnisme à travers une série d'expositions qui explorent un domaine devenu de plus en plus délicat pour les enseignants américains.
Avec pour titre "L'évolution de la planète" au musée de Chicago, "Darwin" au musée américain d'histoire naturelle de New York ou "Explorer l'évolution" dans plusieurs musées universitaires, ces expositions se penchent simultanément sur le thème de l'évolution.
Elles sont proposées alors que le débat fait rage aux Etats-Unis entre ceux, notamment les groupes religieux, qui veulent promouvoir l'enseignement de la théorie de l'évolution centrée sur l'existence de Dieu à l'origine de la vie et appelée le "dessein intelligent" et ceux qui veulent que la thèse de l'évolution de Darwin soit toujours la seule enseignée.[…]
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La maison des enseignants
L’indispensable café pédagogique
lundi, novembre 07, 2005
revue de presse du Lundi 7 novembre 2005
« Tout a commencé à cause de M. Sarkozy, c’est de sa faute, tout ce qui arrive en ce moment. Il a dit, lui et ses amis de la politique, qu’ils sont allés faire le ménage dans les cités. Et maintenant, il se permet d’insulter les jeunes : « racailles » « nettoyage au Karcher »… Déjà que les jeunes vont mal, mentalement avec leurs soucis d’école, de familles, de travail, de racisme et autres et alors que la police s’amuse à les contrôler systématiquement. Ce n’est pas parce qu’on est habillé “survet, basket, casquette“ qu’on est voyou ! On nous juge par l’extérieur, cela doit cesser. » C’est ce qu’écrit un de mes élèves de seconde lorsque je leur ai demandé d’écrire un petit texte sur leur analyse de la situation. Le débat qui a suivi était d’une rare qualité, ils ont apprécié qu’on leur donne la parole. S’ils n’approuvent pas tous les violences, ils expriment tous le même malaise. Précisons que mon lycée scolarise les élèves de Grigny et d’autres communes de l’Essonne. Leur ressentiment est vif, ils n’apprécient pas qu’on leur ait « mal parlé » et qu’on les ait tous mis dans le même sac. Il faut les entendre. La parole (et les actes) plutôt que les coktail molotov et les grenades lacrymogènes…
Bonne Lecture...
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Libération du 07/11/05
«Mes élèves de 3e d'insertion savent bien qu'ils sont des parias»
Pascal Odin, professeur à Aulnay, raconte la violence au quotidien
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Banlieues, agir sur le terrain
par Delphine BATHO et Julien DREY
Une loi de programmation budgétaire pour les quartiers garantirait l'engagement de l'Etat.
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Le communautarisme a bon dos
par Benoît HAMON, député européen, porte-parole du NPS.
Hier, la République était le rempart des citoyens français face à la violence faite à un seul d'entre eux au nom de l'antisémitisme ou du racisme. Aujourd'hui, le gouvernement privatise le règlement des conflits et décharge la République de sa mission protectrice et émancipatrice. La droite qui gouverne aujourd'hui n'est plus républicaine, au sens où on l'entend ici, elle est républicaine au sens où on l'entend outre-Atlantique. Pour éviter la contagion de la violence, il est urgent de propager la dissidence.
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Tenez bon monsieur le ministre
par Kofi YAMGNANE
Démocrates et anti-extrémistes de tous bords, nous soutenons Azouz Begag dans l'intérêt de notre République.
Lire la suite de l’article
Libres savoirs au Collège de France
Ouverte à tous les publics, gratuite, l'institution est considérée depuis cinq siècles comme le temple des sciences et des humanités. Aujourd'hui, son défi consiste à se maintenir dans la course des établissements d'élite mondiaux.
Lire la suite de l’article
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Le Figaro du 07/11/05
Banlieues : l'inquiétante contagion
Trente-quatre policiers ont été blessés lors de la onzième nuit de violences dans les banlieues françaises. Au moins 839 véhicules ont été incendiés et 186 personnes ont été interpellées. Hier, le président de la République Jacques Chirac a appelé au rétablissement de l'ordre public.
Lire la suite de l’article
Revue de presse internationale
«Paris brûle» et la France vit sa plus grave crise depuis mai 68, conséquence directe des ratés de sa politique d'intégration, estimait aujourd'hui la presse internationale, s'inquiétant d'une possible extension en Europe de la «révolte» des banlieues françaises.
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Les cités, c'est la France !
Par Jean-Marc Ayrault
Le moins que l'on puisse dire est que la réponse des autorités gouvernementales apparaît désordonnée et impuissante. Là où la politique des cités s'appuyait sur une approche globale et continue, certes insuffisante mais indispensable, le pouvoir a suivi, depuis trois ans, le ministre de l'Intérieur dans une dangereuse démarche de rupture.
Toute la nation est interpellée. Est-elle prête à consentir l'effort de remise à niveau des quartiers en difficulté ? Accepte-t-elle les règles de mixité sociale en matière de logement et d'urbanisme ? Veut-elle se donner les moyens d'assumer la pleine égalité des chances à tous ses enfants, quels que soient leur origine, leur nom, leur quartier ?
Le politique doit avoir le courage de ce langage de vérité. La véritable égalité des chances implique de soutenir plus massivement les quartiers déshérités que les autres. Elle exige, par exemple, que leurs écoles aient moins d'élèves par classe, plus de profs expérimentés, plus d'encadrement, plus de crédits. Il ne s'agit plus de distribuer la manne financière à l'aveugle mais de la cibler sur les familles qui cumulent les handicaps sociaux. Ce contrat de remise à niveau doit être clairement établi devant les Français.Rupture dans les priorités. Décrites comme des «zones de non-droit», les cités ont fait l'objet d'un traitement policier qui a trop souvent relégué le rattrapage social ou éducatif au second plan. La fermeté est évidemment indispensable pour combattre la loi des bandes et des délinquants, mais sans un travail de fond contre le chômage, la ghettoïsation, les discriminations, elle alimente le sentiment de relégation. Or dans ces domaines les efforts de l'Etat ont été beaucoup plus chiches.
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Violences urbaines : les raisons de la contagion
Par Lucienne Bui Trong, Commissaire divisionnaire honoraire. Ancien chef de la section «Villes et banlieues» à la Direction centrale des renseignements généraux.
[…]avec l'appui de la télévision, les événements ont été instrumentalisés par les ennemis politiques du ministre de l'Intérieur, qui ont ressassé les termes de «racaille» et de «karcher», sans jamais les replacer dans leur contexte (le décès d'un enfant victime d'un règlement de comptes entre bandes à La Courneuve), ni préciser qu'ils ne désignaient qu'une infime minorité de délinquants et non toute une population respectable. Ainsi caricaturés, ces mots sont devenus un cri de ralliement pour des casseurs potentiels déjà fascinés par des images de violences.[…]
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L'enquête sur le drame de Clichy rebondit
REBONDISSEMENT dans l'enquête portant sur les circonstances du décès de Bouna Traoré, 15 ans, et Ziad Benna, 17 ans, retrouvés électrocutés le 27 octobre dernier dans un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois. Selon Me Jean-Pierre Mignard, conseil des familles, une course-poursuite aurait bel et bien eu lieu avec la police avant que ne se produise l'accident qui a enflammé les banlieues.
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L'Humanité du 07/11/05
Pas en ligne...
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Le Parisien du 07/11/05 ( payant)
« Nous n'avons pas vu venir cette flambée »
LA SEINE-SAINT-DENIS est au coeur de l'embrasement des banlieues. C'est le seul département de la région qui dispose encore d'une compagnie départementale d'intervention (CDI), spécialisée dans le maintien de l'ordre, sur le qui-vive depuis onze nuits. «...
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Près de la moitié des interpellés sont des mineurs
UN TRISTE RECORD a été battu dans la nuit de samedi à dimanche. A Orléans, où la police a interpellé huit suspects en marge des feux de voitures, deux garçons de 11 ans ont été arrêtés. « Ce ne sont même plus des adolescents, se désole un enquêteur.
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Deux policiers sérieusement blessés
LES DEGRADATIONS de véhicules et d'équipements publics se sont poursuivies en région parisienne pour la onzième nuit d'affilée. A minuit, le bilan national était de 34 policiers blessés - dont deux gravement à Grigny (Essonne)-,
Lire la suite de l’article
« C'est chaque soir de plus en plus violent »
«POUR l'instant, ça tient. » Pierrick Agostini, 32 ans, est capitaine de police au sein de la brigade anticriminalité (BAC) de Versailles (Yvelines). Comme tous ses collègues de la région parisienne, il enchaîne les nuits de présence sur le terrain.
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La Croix du 07/11/05
Les religions face aux banlieues
Dans les banlieues, les représentants de l'islam font figure d'interlocuteurs privilégiés des pouvoirs publics face aux violences. Reportage
Lire la suite de l’article
La France des bas-côtés
La France a peur de la France. Plutôt : une partie de la France a peur de l'autre, de cet autre côté du miroir que les médias lui tendent...
Lire la suite de l’article
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20 minutes du 07/11/05
Un environnement propice à l’explosion
Quartiers délaissés, chômage omniprésent, politique sécuritaire... Des pistes pour comprendre les violences
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«Ici, beaucoup de parents ont démissionné»
Témoignages Des habitants de cités de banlieue parisienne livrent leurs sentiments sur les événements
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Ouest-France du 07/11/05
« Sortir sans rien de l'école, c'est un crime »
Pour Alain Bourgarel, l'accès à un diplôme est l'une des clés pour désamorcer la violence urbaine. Ancien instituteur et militant du SGEN-CFDT, il est le créateur de l'OZP, un observatoire sur les Zones d'éducation prioritaires (Zep).
Lire la suite de l’article
Banlieues : agir sur tous les plans dans la durée
« Occupez-vous des jeunes, sinon ils ne tarderont pas à s'occuper de vous. » Voilà ce que répétait un éducateur célèbre, le salésien don Bosco voici 150 ans ! Un autre salésien, Jean-Marie Petitclerc, éducateur, le rappelle à son tour face à la crise que nous subissons.
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Le Monde daté du 07/11/05
36 policiers ont été blessés dans les émeutes de la nuit
La France a connu une onzième soirée d'émeutes dans la nuit du dimanche 6 au lundi 7 novembre, au cours de laquelle 36 policiers ont été blessés lors de heurts de plus en plus violents. Plus de 1 400 véhicules ont été brûlés. Jamais, depuis le début des agitations, le bilan n'avait été aussi lourd. A cela s'ajoute des attaques contre des écoles, des bâtiments publics. Près de 400 personnes ont été arrêtées. Les violences continuent de s'amplifier dans l'intérieur du pays où elles sont désormais plus nombreuses qu'en région parisienne.
Lire la suite de l’article
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Le Nouvel Obs Quotidien du 07/11/05
Grigny : tirs de grenaille sur des CRS
A Grigny, en région parisienne, les CRS ont essuyé des tirs de grenaille. On déplore 29 blessés parmi les forces de l'ordre, dont deux graves. En région, des incidents ont éclaté dans plusieurs grandes villes. Lundi matin, le bilan de la nuit était de 1.408 véhicules incendiés et 395 interpellations.
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Les réactions
Voici les dernières réactions après la 11e nuit de violences et d'émeutes
Lire la suite de l’article
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Une sélection dans les dÈpÍches du 07/11/05
Les associations demandent des emplois de qualité pour remplir leur mission
La Conférence permanente des coordinations associatives (CPCA) a formulé lundi cinq propositions pour développer des emplois associatifs de qualité pour remplir ses missions de cohésion sociale dans les quartiers difficiles ou auprès des personnes fragiles.
Lire la suite de l’article
Aschieri (FSU): la "réduction des moyens frappe en premier lieu les ZEP"
Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a relevé, lundi à l'issue de la onzième nuit de violences urbaines, que "la politique globale de réduction des moyens des services publics" frappait "en premier lieu les ZEP", les zones d'éducation prioritaires.
Lire la suite de l’article
Ecoles brûlées, "un sentiment de terrible gâchis" pour le SNUip
Le SNUipp-FSU, premier syndicat d'enseignants des écoles, a exprimé lundi "son intense émotion" et son "sentiment de terrible gâchis" devant les incendies d'écoles survenus ces derniers jours, en banlieue parisienne et en province.
Lire la suite de l’article
La FSU et les violences en banlieues: "modifier profondément la politique"
La FSU a appelé lundi, dans un communiqué évoquant la situation dans les banlieues, le gouvernement à "modifier profondément une politique qui va à l'inverse de ce qui est nécessaire" et a demandé à "être reçue d'urgence" par le Premier ministre.
Lire la suite de l’article
Expulsions de jeunes scolarisés sans-papiers: "trompe-l'oeil", pour RESF
Le Réseau éducation sans frontières (RESF) a estimé lundi dans un communiqué que la suspension jusqu'à l'été prochain des expulsions des jeunes majeurs scolarisés et sans papiers n'était qu'un "recul en trompe-l'oeil".
Lire la suite de l’article
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Pour en savoir plus
L’indispensable cafÈ pÈdagogique
Le site de VousNousIls (Rubrique d»pÕches de l’»ducation AFP)
La maison des enseignants
Les dÈpÍches AFP-…ducation sur le site Voila.fr
Le site Yahoo ActualitÈs, rubrique Èducation
Bonne Lecture...
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Libération du 07/11/05
«Mes élèves de 3e d'insertion savent bien qu'ils sont des parias»
Pascal Odin, professeur à Aulnay, raconte la violence au quotidien
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Banlieues, agir sur le terrain
par Delphine BATHO et Julien DREY
Une loi de programmation budgétaire pour les quartiers garantirait l'engagement de l'Etat.
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Le communautarisme a bon dos
par Benoît HAMON, député européen, porte-parole du NPS.
Hier, la République était le rempart des citoyens français face à la violence faite à un seul d'entre eux au nom de l'antisémitisme ou du racisme. Aujourd'hui, le gouvernement privatise le règlement des conflits et décharge la République de sa mission protectrice et émancipatrice. La droite qui gouverne aujourd'hui n'est plus républicaine, au sens où on l'entend ici, elle est républicaine au sens où on l'entend outre-Atlantique. Pour éviter la contagion de la violence, il est urgent de propager la dissidence.
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Tenez bon monsieur le ministre
par Kofi YAMGNANE
Démocrates et anti-extrémistes de tous bords, nous soutenons Azouz Begag dans l'intérêt de notre République.
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Libres savoirs au Collège de France
Ouverte à tous les publics, gratuite, l'institution est considérée depuis cinq siècles comme le temple des sciences et des humanités. Aujourd'hui, son défi consiste à se maintenir dans la course des établissements d'élite mondiaux.
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Le Figaro du 07/11/05
Banlieues : l'inquiétante contagion
Trente-quatre policiers ont été blessés lors de la onzième nuit de violences dans les banlieues françaises. Au moins 839 véhicules ont été incendiés et 186 personnes ont été interpellées. Hier, le président de la République Jacques Chirac a appelé au rétablissement de l'ordre public.
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Revue de presse internationale
«Paris brûle» et la France vit sa plus grave crise depuis mai 68, conséquence directe des ratés de sa politique d'intégration, estimait aujourd'hui la presse internationale, s'inquiétant d'une possible extension en Europe de la «révolte» des banlieues françaises.
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Les cités, c'est la France !
Par Jean-Marc Ayrault
Le moins que l'on puisse dire est que la réponse des autorités gouvernementales apparaît désordonnée et impuissante. Là où la politique des cités s'appuyait sur une approche globale et continue, certes insuffisante mais indispensable, le pouvoir a suivi, depuis trois ans, le ministre de l'Intérieur dans une dangereuse démarche de rupture.
Toute la nation est interpellée. Est-elle prête à consentir l'effort de remise à niveau des quartiers en difficulté ? Accepte-t-elle les règles de mixité sociale en matière de logement et d'urbanisme ? Veut-elle se donner les moyens d'assumer la pleine égalité des chances à tous ses enfants, quels que soient leur origine, leur nom, leur quartier ?
Le politique doit avoir le courage de ce langage de vérité. La véritable égalité des chances implique de soutenir plus massivement les quartiers déshérités que les autres. Elle exige, par exemple, que leurs écoles aient moins d'élèves par classe, plus de profs expérimentés, plus d'encadrement, plus de crédits. Il ne s'agit plus de distribuer la manne financière à l'aveugle mais de la cibler sur les familles qui cumulent les handicaps sociaux. Ce contrat de remise à niveau doit être clairement établi devant les Français.Rupture dans les priorités. Décrites comme des «zones de non-droit», les cités ont fait l'objet d'un traitement policier qui a trop souvent relégué le rattrapage social ou éducatif au second plan. La fermeté est évidemment indispensable pour combattre la loi des bandes et des délinquants, mais sans un travail de fond contre le chômage, la ghettoïsation, les discriminations, elle alimente le sentiment de relégation. Or dans ces domaines les efforts de l'Etat ont été beaucoup plus chiches.
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Violences urbaines : les raisons de la contagion
Par Lucienne Bui Trong, Commissaire divisionnaire honoraire. Ancien chef de la section «Villes et banlieues» à la Direction centrale des renseignements généraux.
[…]avec l'appui de la télévision, les événements ont été instrumentalisés par les ennemis politiques du ministre de l'Intérieur, qui ont ressassé les termes de «racaille» et de «karcher», sans jamais les replacer dans leur contexte (le décès d'un enfant victime d'un règlement de comptes entre bandes à La Courneuve), ni préciser qu'ils ne désignaient qu'une infime minorité de délinquants et non toute une population respectable. Ainsi caricaturés, ces mots sont devenus un cri de ralliement pour des casseurs potentiels déjà fascinés par des images de violences.[…]
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L'enquête sur le drame de Clichy rebondit
REBONDISSEMENT dans l'enquête portant sur les circonstances du décès de Bouna Traoré, 15 ans, et Ziad Benna, 17 ans, retrouvés électrocutés le 27 octobre dernier dans un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois. Selon Me Jean-Pierre Mignard, conseil des familles, une course-poursuite aurait bel et bien eu lieu avec la police avant que ne se produise l'accident qui a enflammé les banlieues.
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L'Humanité du 07/11/05
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Le Parisien du 07/11/05 ( payant)
« Nous n'avons pas vu venir cette flambée »
LA SEINE-SAINT-DENIS est au coeur de l'embrasement des banlieues. C'est le seul département de la région qui dispose encore d'une compagnie départementale d'intervention (CDI), spécialisée dans le maintien de l'ordre, sur le qui-vive depuis onze nuits. «...
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Près de la moitié des interpellés sont des mineurs
UN TRISTE RECORD a été battu dans la nuit de samedi à dimanche. A Orléans, où la police a interpellé huit suspects en marge des feux de voitures, deux garçons de 11 ans ont été arrêtés. « Ce ne sont même plus des adolescents, se désole un enquêteur.
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Deux policiers sérieusement blessés
LES DEGRADATIONS de véhicules et d'équipements publics se sont poursuivies en région parisienne pour la onzième nuit d'affilée. A minuit, le bilan national était de 34 policiers blessés - dont deux gravement à Grigny (Essonne)-,
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« C'est chaque soir de plus en plus violent »
«POUR l'instant, ça tient. » Pierrick Agostini, 32 ans, est capitaine de police au sein de la brigade anticriminalité (BAC) de Versailles (Yvelines). Comme tous ses collègues de la région parisienne, il enchaîne les nuits de présence sur le terrain.
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La Croix du 07/11/05
Les religions face aux banlieues
Dans les banlieues, les représentants de l'islam font figure d'interlocuteurs privilégiés des pouvoirs publics face aux violences. Reportage
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La France des bas-côtés
La France a peur de la France. Plutôt : une partie de la France a peur de l'autre, de cet autre côté du miroir que les médias lui tendent...
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20 minutes du 07/11/05
Un environnement propice à l’explosion
Quartiers délaissés, chômage omniprésent, politique sécuritaire... Des pistes pour comprendre les violences
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«Ici, beaucoup de parents ont démissionné»
Témoignages Des habitants de cités de banlieue parisienne livrent leurs sentiments sur les événements
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Ouest-France du 07/11/05
« Sortir sans rien de l'école, c'est un crime »
Pour Alain Bourgarel, l'accès à un diplôme est l'une des clés pour désamorcer la violence urbaine. Ancien instituteur et militant du SGEN-CFDT, il est le créateur de l'OZP, un observatoire sur les Zones d'éducation prioritaires (Zep).
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Banlieues : agir sur tous les plans dans la durée
« Occupez-vous des jeunes, sinon ils ne tarderont pas à s'occuper de vous. » Voilà ce que répétait un éducateur célèbre, le salésien don Bosco voici 150 ans ! Un autre salésien, Jean-Marie Petitclerc, éducateur, le rappelle à son tour face à la crise que nous subissons.
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Le Monde daté du 07/11/05
36 policiers ont été blessés dans les émeutes de la nuit
La France a connu une onzième soirée d'émeutes dans la nuit du dimanche 6 au lundi 7 novembre, au cours de laquelle 36 policiers ont été blessés lors de heurts de plus en plus violents. Plus de 1 400 véhicules ont été brûlés. Jamais, depuis le début des agitations, le bilan n'avait été aussi lourd. A cela s'ajoute des attaques contre des écoles, des bâtiments publics. Près de 400 personnes ont été arrêtées. Les violences continuent de s'amplifier dans l'intérieur du pays où elles sont désormais plus nombreuses qu'en région parisienne.
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Le Nouvel Obs Quotidien du 07/11/05
Grigny : tirs de grenaille sur des CRS
A Grigny, en région parisienne, les CRS ont essuyé des tirs de grenaille. On déplore 29 blessés parmi les forces de l'ordre, dont deux graves. En région, des incidents ont éclaté dans plusieurs grandes villes. Lundi matin, le bilan de la nuit était de 1.408 véhicules incendiés et 395 interpellations.
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Les réactions
Voici les dernières réactions après la 11e nuit de violences et d'émeutes
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Les associations demandent des emplois de qualité pour remplir leur mission
La Conférence permanente des coordinations associatives (CPCA) a formulé lundi cinq propositions pour développer des emplois associatifs de qualité pour remplir ses missions de cohésion sociale dans les quartiers difficiles ou auprès des personnes fragiles.
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Aschieri (FSU): la "réduction des moyens frappe en premier lieu les ZEP"
Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a relevé, lundi à l'issue de la onzième nuit de violences urbaines, que "la politique globale de réduction des moyens des services publics" frappait "en premier lieu les ZEP", les zones d'éducation prioritaires.
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Ecoles brûlées, "un sentiment de terrible gâchis" pour le SNUip
Le SNUipp-FSU, premier syndicat d'enseignants des écoles, a exprimé lundi "son intense émotion" et son "sentiment de terrible gâchis" devant les incendies d'écoles survenus ces derniers jours, en banlieue parisienne et en province.
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La FSU et les violences en banlieues: "modifier profondément la politique"
La FSU a appelé lundi, dans un communiqué évoquant la situation dans les banlieues, le gouvernement à "modifier profondément une politique qui va à l'inverse de ce qui est nécessaire" et a demandé à "être reçue d'urgence" par le Premier ministre.
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Expulsions de jeunes scolarisés sans-papiers: "trompe-l'oeil", pour RESF
Le Réseau éducation sans frontières (RESF) a estimé lundi dans un communiqué que la suspension jusqu'à l'été prochain des expulsions des jeunes majeurs scolarisés et sans papiers n'était qu'un "recul en trompe-l'oeil".
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Pour en savoir plus
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Les dÈpÍches AFP-…ducation sur le site Voila.fr
Le site Yahoo ActualitÈs, rubrique Èducation
dimanche, novembre 06, 2005
Revue de presse du dimanche 6 novembre 2005
Une des choses que l’on apprend assez vite quand on enseigne en banlieue, c’est qu’il est inutile de rentrer dans une escalade verbale avec les jeunes qu’on a en face de soi. Il ne sert à rien d’ « engrener » et de chercher à avoir le dernier mot ou la « formule qui fait mouche » car la logique de l’honneur conduit quasi inévitablement à la violence et à l’escalade. On gagnera plutôt à contourner cette logique intenable pour maintenir le dialogue. Ce que chaque enseignant apprend assez vite, le Ministre de l’Intérieur ne l’a semble t-il pas appris ou a préféré l’ignorer.
La propagation des violences se poursuit avec cette fameuse logique de l’honneur comme ferment de l’escalade et de l’émulation entre cités. Les enseignants dans leur établissement et dans leur classe vont avoir à faire avec cette situation. Faut-il en parler ? Que faut-il dire et faire ? Voilà des questions pédagogiques éducatives qui se posent pour tous les enseignants responsables.
Cette chronique n’a pas pu se faire pendant les 3 derniers jours pour cause de déplacement en province. C’est la raison pour laquelle vous trouverez, lorsque cela est possible, des références aux articles des jours précédents.
Bonne Lecture...
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Libération du 06/11/05
Les blogs éclosent autour de «Clichy-sur-Jungle»
Hommages à Bouna et Zyed, appels à la révolte ou au calme se croisent sur le Web.
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Les «émeutes» à sens unique (vendredi 4 novembre 2005)
par Gérard LEFORT
Jeudi dernier, une dépêche AFP informait que les responsables de l'information sur TF1 et France 2 réfléchissaient au mode de traitement des «émeutes» en banlieue, inquiets, dixit Arlette Chabot (directrice de l'info sur France 2), « de ne pas être des relais d'actions qui sont évidemment condamnables». Dans d'autres milieux, ça s'appelle tirer d'abord, discuter après. Car, le moins qu'on puisse dire, c'est que, juste avant de s'adonner à une nécessaire réflexion déontologique, ces temps derniers les deux journaux télévisés les plus regardés de France ont rivalisé en images sombres qui suggéraient autant Robocop, seigneur de la nuit, que les nouvelles aventures du pompier pyromane.
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Une colère qui court au-delà de Clichy (jeudi 3 novembre 2005)
Faut-il pour autant craindre une extension des violences ? Un responsable policier qui scrute au plus près la banlieue nord de Paris en écartait, hier, l'éventualité: «On ne croit pas à une concertation généralisée entre les quartiers. Il y a trop de conflits entre les bandes des cités. On est plus dans une réaction commune aux discours de Nicolas Sarkozy. Une forme d'émulation s'est installée parmi les jeunes pour faire les bravaches après s'être fait traiter de "racaille".» Le sociologue Eric Marlière, qui a écrit sa thèse de doctorat sur la cité où il a grandi, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), ne parle pas de contagion mais de «sentiment de destin commun, dans lequel les jeunes peuvent se retrouver. Qu'ils soient bac + 5 au chômage ou en échec scolaire, ils éprouvent un profond sentiment d'injustice. Et l'amertume est peut-être encore plus forte pour ceux qui ont fait l'effort de faire des études».
Contentieux. Ce diagnostic d'une crise profonde, dont le fait divers de Clichy-sous-Bois aurait été seulement le déclencheur, est partagé par Hugues Lagrange, membre de l'Observatoire sociologique du changement de Mantes-la-Jolie : «Quel que soit le résultat de l'enquête sur les deux jeunes électrocutés, la dynamique des affrontements révèle le lourd contentieux avec la police» Pour lui, la déshérence économique explique «que la rumeur puisse prendre en si peu de temps et se déplacer de ville en ville. Le traitement du chômage est en panne, les missions locales ne savent plus ce qu'elles doivent faire, les jeunes au pied des tours ne savent plus à qui s'adresser...»
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Le Figaro du 06/11/05
Emeutes : des meneurs au profil de récidivistes
Le profil des premiers émeutiers jugés correspond, selon les policiers, à celui des jeunes délinquants, qu'ils interpellent en général dans cette banlieue à problèmes qu'est le «Neuf-Trois». «Des jeunes de 14 à 20 ans, en grave échec scolaire, souvent issus de l'immigration, dont la moitié sont connus de nos services.»
Ils alimentent une forme de violence qui s'est installée depuis les années 80, selon l'étude du sociologue du CNRS Francis Bailleau. Désormais, on vole moins pour obtenir des biens. Il s'agit plutôt de les détruire, de s'attaquer aux personnes, aux représentants de l'institution et à ses symboles, notamment les bâtiments. Parmi les auteurs, les enfants de l'immigration sont surreprésentés, admet Hugues Lagrange, de l'Observatoire sociologique du changement (CNRS). Mais, dit-il, ce sont les facteurs sociaux qui restent déterminants, ainsi que la taille de la fratrie. «Plus la famille est vaste, plus les enfants ont de chances de traîner dehors et de dégringoler dans la délinquance», explique le sociologue. Pour Hugues Lagrange, la première raison de ces dérives se trouve dans le chômage des jeunes sans qualification. Or ce fléau touche près du tiers des enfants de l'immigration.
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Malaise des banlieues et déficit d'action sociale
Par Michel Wieviorka
Sociologue, directeur d'études à l'EHESS, auteur de La Violence (Balland) et de La Tentation antisémite (Robert Laffont).
[…]A Clichy-sous-Bois, il y a eu un drame, la mort de deux jeunes, dans des circonstances non encore totalement clarifiées, mais où, à l'évidence, a joué la panique. Pour que celle-ci ait pu contribuer à un tel résultat, il faut certainement faire la part d'un climat plus général : celui de quartiers où être adolescent, c'est assurément, pour certains, dériver dans la délinquance, mais c'est surtout en amont, et pour beaucoup plus, faire l'expérience de la ségrégation urbaine, renforcée par l'école, de l'accès difficile aux loisirs, et des contrôles musclés, parfois racistes, de la part de forces de police qui agissent d'autant plus brutalement qu'elles sont elles-mêmes saisies par la peur. Les conduites émeutières de ces derniers jours sont venues dire l'indignation, la colère, un profond sentiment d'injustice et d'être méprisés. Elles nous rappellent que rien n'a été réglé depuis la fin des années 70 et les premiers «étés chauds» : des pans entiers de notre jeunesse sont sacrifiés au fil de la décomposition de notre modèle d'intégration, qui se réclame de la République mais oublie l'égalité et la fraternité pour une bonne partie de la population, et qui se dit «social» alors qu'il laisse cette même partie se débattre dans le chômage, l'exclusion ou la précarité. […]
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Violences urbaines, crescendo dans la barbarie
Par Jean-François Mattei, Philosophe, professeur à l'Institut universitaire de France et à l'université de Nice - Sophia-Antipolis.
Les émeutes de Clichy-sous-Bois, depuis le 27 octobre, bientôt étendues à d'autres villes du département mettent en lumière quatre traits accusés de notre société. Dans leur exaspération mutuelle, ils nous incitent à nous interroger sur l'état présent du modèle français qui dérive allègrement vers la barbarie, c'est-à-dire la régression intellectuelle et sociale. Sa spécificité tient à la conjonction de la banalisation de la violence, de la trahison de la langue, du renoncement de l'Etat et de la démission des élites responsables.[…]
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Cités : les non-dits d'une rébellion
par Ivan Rioufol
[…]Cette violence n'est pas uniquement le produit de la société, comme le récite la pensée automatique. Les immigrations asiatique, mais aussi européenne ou «pied-noir» naguère, ont également rencontré pauvreté et marginalisation, sans poser ces problèmes. Aujourd'hui, des territoires perdus de la République des sinent leurs contours, sous les encouragements des Amis du Désastre. Ils qualifient d'«incen diaire» le ministre de l'Intérieur parce qu'il veut ramener l'ordre républicain.
Qu'a-t-on vu, ces jours-ci ? Une police obligée de se défendre d'avoir voulu pourchasser deux «jeunes» qui, fuyant un contrôle d'identité, se sont tués en pénétrant dans un transformateur EDF ; Nicolas Sarkozy mis en cause pour avoir dénoncé les «voyous» et la «racaille» ; une République accusée d'avoir profané une mosquée parce qu'un jet de gaz lacrymogène est tombé, dimanche, près d'un lieu de culte. La dialectique victimaire est à l'oeuvre.
Le gouvernement est devenu l'oppresseur. On le devine, à le voir isoler Sarkozy dans son rôle répressif, prêt à s'amender. Cette repentance serait louable si elle pouvait inciter les rebelles à rejoindre la communauté nationale. Mais c'est un État soumis qui risque d'apparaître aux yeux de ceux pour qui l'islam conquérant est devenu la référence. Lundi soir, ce sont des «frères» qui ont contribué au maintien de l'ordre à Clichy en criant «Allah Akbar !». Depuis, ils ont demandé, et obtenu, le retrait de la police.
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L'Humanité du 06/11/05
les colères des banlieues
Vincent n’en est pas surpris. Il a vécu à Aulnay-sous-Bois, connaît parfaitement Clichy-sous-Bois. Pour lui, le constat est évident. « Tout le monde sait que dans tous ces quartiers règne la misère et on laisse traîner cette situation. Pire, on l’aggrave d’année en année. Comment voulez-vous que ça n’explose pas. Je n’approuve pas cette violence, mais je la comprends. » Et cette fois, assure-t-il, c’est sérieux. Très sérieux. « Ça fait des années que certains attendent ça. Ils ne laisseront pas passer le coche. Et il ne faut pas croire que ce ne sont que des voyous qui font de la violence gratuite. J’ai des amis qui étaient dans le mouvement lycéen de l’année dernière, qui étaient super carré, et qui aujourd’hui sont allés brûler des voitures ! Dans leur tête, c’est une nouvelle manière de continuer la lutte. Je crois qu’il y a un vrai décrochage. »[…]
Le malaise est profond. Et la défaillance des pouvoirs publics évidente. « Sur l’ensemble de la Seine-Saint-Denis, il manquait 160 postes d’enseignants à la rentrée. Aujourd’hui, 80 sont encore vacants », fait remarquer un directeur d’école. Un comble, alors que les besoins sont énormes. À Clichy-sous-Bois, les trois collèges et le lycée sont classés en zone d’éducation prioritaire depuis 1995. « C’est bien, poursuit notre directeur, sauf que l’éducation nationale a supprimé dans le même temps les classes de perfectionnement qui permettaient de faire des parcours plus individualisés. Aujourd’hui, ce n’est plus possible. » Le niveau scolaire en primaire est faible. Très faible. La moyenne des évaluations nationales en CE2 et en sixième est en dessous de celle de l’ensemble des autres ZEP.
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Les enfants toujours expulsables
Le ministre de l’Intérieur a promis de ne plus expulser d’enfants. Mais Réseau sans frontières reste mobilisé et aide les familles immigrées à trouver un logement.
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Le Parisien du 06/11/05 ( payant)
Des ados trop fatigués
S'IL Y A un âge fatigant (pour soi et... pour les autres), c'est bien l'adolescence. Pourtant, les ados ont une tendance à écourter leur nuit, quitte à vivre « au radar » une partie de la journée. Depuis quinze ans, ils ont perdu entre une et deux heures...
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« Nous voulons que le ministre cesse de mentir » YAZID, 24 ans, habitant de la cité des 4 000 à La Courneuve
AUX 4 000 à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), les jeunes au chômage pointent tour à tour du doigt Nicolas Sarkozy comme le responsable de l'engrenage de la violence de ces derniers jours et, par-delà, « tous les élus » en général.
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50 % des Français doutent de l'efficacité de Sarkozy
Selon un sondage de l'institut CSA, le ministre de l'Intérieur continue d'avoir une « bonne image », mais son action et son style troublent ou sont contestés. La France vient de connaître une dixième nuit d'affilée de troubles.
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La Croix du 06/11/05
Quartiers sensibles, la parole aux maires
Dix maires gérant des quartiers difficiles de la région parisienne avancent des solutions afin d'ouvrir de nouvelles perspectives
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20 minutes du 03-04/11/05
« Sarkozy veut nettoyer, qu’il vienne ici ! »
Des émeutiers s’expliquent. 20 Minutes a rencontré hier de jeunes gens qui affirment avoir participé aux émeutes. Dans leurs témoignages, l’« attaque » de la mosquée et les propos tenus par le ministre de l’Intérieur sont le plus souvent évoqués pour justifier leurs gestes.
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Les motivations des émeutiers font polémique
Contradictions policières. Plusieurs versions s’opposent sur les modes d’organisation des jeunes émeutiers de banlieue. Pour Nicolas Sarkozy, les violences constatées en Seine-Saint-Denis dans la nuit de mercredi à jeudi n’avaient « rien de spontané, étaient parfaitement organisées ». « Nous sommes en train de rechercher par qui et comment », a-t-il ajouté. Les syndicats de policiers Alliance et Synergie-Officier vont plus loin. Ils accusent « voyous et fanatiques » de vouloir « enfermer les quartiers » pour leur « permettre de s’y livrer aux trafics, voire au recrutement idéologique ».
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Ouest-France du 06/11/05
« Sévérité, mais respect des personnes »
Éducateur renommé, Jean Marie Petitclerc explique la violence sans pour autant l'excuser.
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« Mais ils sont passés où, les parents ? »
A Aulnay, l'une des villes les plus touchées par les émeutes en banlieue, on manifestait hier.
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Le Monde daté du 06/11/05
Le sort des enseignants "mis à disposition" en question
A quelques jours des discussions, prévues pour le 14 novembre à l'Assemblée nationale, sur le poste enseignement scolaire du budget 2006, les associations éducatives tirent leurs dernières salves avant la rencontre avec le ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, le 9 novembre. Objet de la colère : l'annonce par le gouvernement de la suppression de 800 postes d'enseignants mis à disposition (MAD) " d'organismes tiers »
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"Notre stratégie est la bonne", par Nicolas Sarkozy
La France connaît depuis quelques jours une flambée de violences urbaines. Des individus sans foi ni loi n'hésitent plus à tirer à balles réelles sur les représentants de la République, à saccager, piller et brûler des écoles. Un père de famille est battu à mort à coups de pieds et de poings sous les yeux des siens. Une personne handicapée, coincée dans un bus, est aspergée d'essence avant d'être enflammée. Devant ce déferlement de violences gratuites, on est en droit d'attendre de tous du discernement et de la dignité, plutôt qu'une exploitation politicienne des événements.
Faut-il être inconscient et bien peu responsable pour trouver encore le temps de polémiquer quand les fondements de la paix civile et de l'ordre républicain sont en cause et que la vie même de certains de nos compatriotes est menacée ?
Mais puisqu'une tribune, hier, a été offerte dans les pages de ce journal, à des propos et des commentaires qui relèvent de la polémique, je ne peux, chargé que je suis de la sécurité et des libertés des Français, me taire.
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Un petit Mai-68 des banlieues, par Patrick Jarreau
Il serait aventureux et même irresponsable de prétendre diagnostiquer, dans les violences urbaines qui se répètent depuis plus d'une semaine, "la" crise des banlieues que tant de Cassandre annoncent depuis des années. Mais un constat s'impose : pour la première fois depuis que l'on parle de l'intégration qui ne se fait pas, des quartiers difficiles, de l'économie parallèle, des zones de non-droit contrôlées par des bandes de trafiquants, cette réalité sociale française prend une tournure politique. L'affrontement entre l'Etat et les petits pouvoirs tyranniques qui prospèrent sur le terreau du chômage et de l'anarchie n'a plus le caractère local et sporadique qu'enregistrent depuis longtemps les statistiques de la police. Il est devenu central sous l'effet de plusieurs causes.[…] N'y a-t-il pas, pourtant, dans ces émeutes qui semblent ne se répandre que par contagion, sans organisation ni consignes, le ferment possible d'une prise de conscience ? Plus de vingt ans après les marches des Beurs, qui avaient exprimé la protestation des jeunes Français d'origine arabe et africaine contre les obstacles mis à leur intégration, on peut considérer les échauffourées de Clichy-sous-Bois, Montfermeil, La Courneuve et ailleurs comme une nouvelle preuve de la disparition des repères politiques. Les insurgés d'aujourd'hui n'ont pas d'autre horizon que la répétition de bastons sans autre fonction que d'extérioriser leur mal-être. Cette "canaille" -là, à la différence de celle que chantaient les révolutionnaires de la Commune, n'a ni mémoire ni rêves. Mais il est possible aussi qu'à leur manière ces révoltés – ou une partie d'entre eux – trouvent le chemin d'une revendication et d'une ambition qui les fassent passer du statut d'objet d'étude sociologique à celui de citoyens.
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Le Nouvel Obs Quotidien du 06/11/05
Folie pyromane
par Jean-Marcel Bouguereau,
Il y a quelque chose de nihiliste et en même temps de suicidaire dans cette folie pyromane où l’on incendie les voitures des gens de sa cité, de ses voisins, tout aussi pauvres que vous. Comme si ces jeunes, en fait assez minoritaires, entendaient se barricader rageusement dans cet endroit, où ils sont en quelque sorte été relégués, en considérant comme hostile tout élément extérieur, y compris les sapeurs-pompiers. Ils sont prisonniers de cet espace, lieu de tous les trafics et de toutes les libertés, par contraste avec les autres endroits où ils subissent discrimination et contrôles au faciès.
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Le 93 veut "un Grenelle" des banlieues
Des élus de Seine-Saint-Denis réclament la tenue "d'un Grenelle des quartiers populaires". Patrick Braouezec, président de Plaine commune, demande une entrevue à Matignon.
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Rien vu...
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Une sélection dans les dépêches du 06/11/05
Villepin et Robien ont reçu des enseignants de banlieue
Le Premier ministre Dominique de Villepin a reçu dimanche à Matignon pendant deux heures et demie, en compagnie de son ministre de l'Education Gilles de Robien, des enseignants affectés dans des zones urbaines sensibles.
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Deux écoles et une quinzaine de voitures brûlées dans l'Essonne
Deux écoles ont brûlé à Grigny et une quinzaine de voitures ont été incendiées en début de soirée dans le département de l'Essonne, a-t-on appris samedi auprès de la préfecture.
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Le défi des mères des cités: calmer des jeunes qui n'ont "rien à perdre"
Des mères de famille de cités-ghettos de la banlieue parisienne ont tenté de détourner de la violence certains de leurs enfants ou des voisins mais se sont souvent heurtées à "des jeunes qui n'ont plus rien à perdre" et "crèvent de rage".
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Reprise des violences urbaines, Villepin a reçu des jeunes à Matignon
Près de 240 véhicules ont été incendiés et plusieurs dizaines de personnes interpellées en région parisienne dans la nuit de vendredi à samedi quelques heures après que Dominique de Villepin eut reçu à Matignon seize jeunes de 18 à 25 ans issus de quartiers sensibles.
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Pour en savoir plus
L’indispensable café pédagogique
Le site de VousNousIls (Rubrique dépêches de l’éducation AFP)
La maison des enseignants
Les dépêches AFP-Éducation sur le site Voila.fr
Le site Yahoo Actualités, rubrique éducation
La propagation des violences se poursuit avec cette fameuse logique de l’honneur comme ferment de l’escalade et de l’émulation entre cités. Les enseignants dans leur établissement et dans leur classe vont avoir à faire avec cette situation. Faut-il en parler ? Que faut-il dire et faire ? Voilà des questions pédagogiques éducatives qui se posent pour tous les enseignants responsables.
Cette chronique n’a pas pu se faire pendant les 3 derniers jours pour cause de déplacement en province. C’est la raison pour laquelle vous trouverez, lorsque cela est possible, des références aux articles des jours précédents.
Bonne Lecture...
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Libération du 06/11/05
Les blogs éclosent autour de «Clichy-sur-Jungle»
Hommages à Bouna et Zyed, appels à la révolte ou au calme se croisent sur le Web.
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Les «émeutes» à sens unique (vendredi 4 novembre 2005)
par Gérard LEFORT
Jeudi dernier, une dépêche AFP informait que les responsables de l'information sur TF1 et France 2 réfléchissaient au mode de traitement des «émeutes» en banlieue, inquiets, dixit Arlette Chabot (directrice de l'info sur France 2), « de ne pas être des relais d'actions qui sont évidemment condamnables». Dans d'autres milieux, ça s'appelle tirer d'abord, discuter après. Car, le moins qu'on puisse dire, c'est que, juste avant de s'adonner à une nécessaire réflexion déontologique, ces temps derniers les deux journaux télévisés les plus regardés de France ont rivalisé en images sombres qui suggéraient autant Robocop, seigneur de la nuit, que les nouvelles aventures du pompier pyromane.
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Une colère qui court au-delà de Clichy (jeudi 3 novembre 2005)
Faut-il pour autant craindre une extension des violences ? Un responsable policier qui scrute au plus près la banlieue nord de Paris en écartait, hier, l'éventualité: «On ne croit pas à une concertation généralisée entre les quartiers. Il y a trop de conflits entre les bandes des cités. On est plus dans une réaction commune aux discours de Nicolas Sarkozy. Une forme d'émulation s'est installée parmi les jeunes pour faire les bravaches après s'être fait traiter de "racaille".» Le sociologue Eric Marlière, qui a écrit sa thèse de doctorat sur la cité où il a grandi, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), ne parle pas de contagion mais de «sentiment de destin commun, dans lequel les jeunes peuvent se retrouver. Qu'ils soient bac + 5 au chômage ou en échec scolaire, ils éprouvent un profond sentiment d'injustice. Et l'amertume est peut-être encore plus forte pour ceux qui ont fait l'effort de faire des études».
Contentieux. Ce diagnostic d'une crise profonde, dont le fait divers de Clichy-sous-Bois aurait été seulement le déclencheur, est partagé par Hugues Lagrange, membre de l'Observatoire sociologique du changement de Mantes-la-Jolie : «Quel que soit le résultat de l'enquête sur les deux jeunes électrocutés, la dynamique des affrontements révèle le lourd contentieux avec la police» Pour lui, la déshérence économique explique «que la rumeur puisse prendre en si peu de temps et se déplacer de ville en ville. Le traitement du chômage est en panne, les missions locales ne savent plus ce qu'elles doivent faire, les jeunes au pied des tours ne savent plus à qui s'adresser...»
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Le Figaro du 06/11/05
Emeutes : des meneurs au profil de récidivistes
Le profil des premiers émeutiers jugés correspond, selon les policiers, à celui des jeunes délinquants, qu'ils interpellent en général dans cette banlieue à problèmes qu'est le «Neuf-Trois». «Des jeunes de 14 à 20 ans, en grave échec scolaire, souvent issus de l'immigration, dont la moitié sont connus de nos services.»
Ils alimentent une forme de violence qui s'est installée depuis les années 80, selon l'étude du sociologue du CNRS Francis Bailleau. Désormais, on vole moins pour obtenir des biens. Il s'agit plutôt de les détruire, de s'attaquer aux personnes, aux représentants de l'institution et à ses symboles, notamment les bâtiments. Parmi les auteurs, les enfants de l'immigration sont surreprésentés, admet Hugues Lagrange, de l'Observatoire sociologique du changement (CNRS). Mais, dit-il, ce sont les facteurs sociaux qui restent déterminants, ainsi que la taille de la fratrie. «Plus la famille est vaste, plus les enfants ont de chances de traîner dehors et de dégringoler dans la délinquance», explique le sociologue. Pour Hugues Lagrange, la première raison de ces dérives se trouve dans le chômage des jeunes sans qualification. Or ce fléau touche près du tiers des enfants de l'immigration.
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Malaise des banlieues et déficit d'action sociale
Par Michel Wieviorka
Sociologue, directeur d'études à l'EHESS, auteur de La Violence (Balland) et de La Tentation antisémite (Robert Laffont).
[…]A Clichy-sous-Bois, il y a eu un drame, la mort de deux jeunes, dans des circonstances non encore totalement clarifiées, mais où, à l'évidence, a joué la panique. Pour que celle-ci ait pu contribuer à un tel résultat, il faut certainement faire la part d'un climat plus général : celui de quartiers où être adolescent, c'est assurément, pour certains, dériver dans la délinquance, mais c'est surtout en amont, et pour beaucoup plus, faire l'expérience de la ségrégation urbaine, renforcée par l'école, de l'accès difficile aux loisirs, et des contrôles musclés, parfois racistes, de la part de forces de police qui agissent d'autant plus brutalement qu'elles sont elles-mêmes saisies par la peur. Les conduites émeutières de ces derniers jours sont venues dire l'indignation, la colère, un profond sentiment d'injustice et d'être méprisés. Elles nous rappellent que rien n'a été réglé depuis la fin des années 70 et les premiers «étés chauds» : des pans entiers de notre jeunesse sont sacrifiés au fil de la décomposition de notre modèle d'intégration, qui se réclame de la République mais oublie l'égalité et la fraternité pour une bonne partie de la population, et qui se dit «social» alors qu'il laisse cette même partie se débattre dans le chômage, l'exclusion ou la précarité. […]
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Violences urbaines, crescendo dans la barbarie
Par Jean-François Mattei, Philosophe, professeur à l'Institut universitaire de France et à l'université de Nice - Sophia-Antipolis.
Les émeutes de Clichy-sous-Bois, depuis le 27 octobre, bientôt étendues à d'autres villes du département mettent en lumière quatre traits accusés de notre société. Dans leur exaspération mutuelle, ils nous incitent à nous interroger sur l'état présent du modèle français qui dérive allègrement vers la barbarie, c'est-à-dire la régression intellectuelle et sociale. Sa spécificité tient à la conjonction de la banalisation de la violence, de la trahison de la langue, du renoncement de l'Etat et de la démission des élites responsables.[…]
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Cités : les non-dits d'une rébellion
par Ivan Rioufol
[…]Cette violence n'est pas uniquement le produit de la société, comme le récite la pensée automatique. Les immigrations asiatique, mais aussi européenne ou «pied-noir» naguère, ont également rencontré pauvreté et marginalisation, sans poser ces problèmes. Aujourd'hui, des territoires perdus de la République des sinent leurs contours, sous les encouragements des Amis du Désastre. Ils qualifient d'«incen diaire» le ministre de l'Intérieur parce qu'il veut ramener l'ordre républicain.
Qu'a-t-on vu, ces jours-ci ? Une police obligée de se défendre d'avoir voulu pourchasser deux «jeunes» qui, fuyant un contrôle d'identité, se sont tués en pénétrant dans un transformateur EDF ; Nicolas Sarkozy mis en cause pour avoir dénoncé les «voyous» et la «racaille» ; une République accusée d'avoir profané une mosquée parce qu'un jet de gaz lacrymogène est tombé, dimanche, près d'un lieu de culte. La dialectique victimaire est à l'oeuvre.
Le gouvernement est devenu l'oppresseur. On le devine, à le voir isoler Sarkozy dans son rôle répressif, prêt à s'amender. Cette repentance serait louable si elle pouvait inciter les rebelles à rejoindre la communauté nationale. Mais c'est un État soumis qui risque d'apparaître aux yeux de ceux pour qui l'islam conquérant est devenu la référence. Lundi soir, ce sont des «frères» qui ont contribué au maintien de l'ordre à Clichy en criant «Allah Akbar !». Depuis, ils ont demandé, et obtenu, le retrait de la police.
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L'Humanité du 06/11/05
les colères des banlieues
Vincent n’en est pas surpris. Il a vécu à Aulnay-sous-Bois, connaît parfaitement Clichy-sous-Bois. Pour lui, le constat est évident. « Tout le monde sait que dans tous ces quartiers règne la misère et on laisse traîner cette situation. Pire, on l’aggrave d’année en année. Comment voulez-vous que ça n’explose pas. Je n’approuve pas cette violence, mais je la comprends. » Et cette fois, assure-t-il, c’est sérieux. Très sérieux. « Ça fait des années que certains attendent ça. Ils ne laisseront pas passer le coche. Et il ne faut pas croire que ce ne sont que des voyous qui font de la violence gratuite. J’ai des amis qui étaient dans le mouvement lycéen de l’année dernière, qui étaient super carré, et qui aujourd’hui sont allés brûler des voitures ! Dans leur tête, c’est une nouvelle manière de continuer la lutte. Je crois qu’il y a un vrai décrochage. »[…]
Le malaise est profond. Et la défaillance des pouvoirs publics évidente. « Sur l’ensemble de la Seine-Saint-Denis, il manquait 160 postes d’enseignants à la rentrée. Aujourd’hui, 80 sont encore vacants », fait remarquer un directeur d’école. Un comble, alors que les besoins sont énormes. À Clichy-sous-Bois, les trois collèges et le lycée sont classés en zone d’éducation prioritaire depuis 1995. « C’est bien, poursuit notre directeur, sauf que l’éducation nationale a supprimé dans le même temps les classes de perfectionnement qui permettaient de faire des parcours plus individualisés. Aujourd’hui, ce n’est plus possible. » Le niveau scolaire en primaire est faible. Très faible. La moyenne des évaluations nationales en CE2 et en sixième est en dessous de celle de l’ensemble des autres ZEP.
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Les enfants toujours expulsables
Le ministre de l’Intérieur a promis de ne plus expulser d’enfants. Mais Réseau sans frontières reste mobilisé et aide les familles immigrées à trouver un logement.
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Le Parisien du 06/11/05 ( payant)
Des ados trop fatigués
S'IL Y A un âge fatigant (pour soi et... pour les autres), c'est bien l'adolescence. Pourtant, les ados ont une tendance à écourter leur nuit, quitte à vivre « au radar » une partie de la journée. Depuis quinze ans, ils ont perdu entre une et deux heures...
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« Nous voulons que le ministre cesse de mentir » YAZID, 24 ans, habitant de la cité des 4 000 à La Courneuve
AUX 4 000 à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), les jeunes au chômage pointent tour à tour du doigt Nicolas Sarkozy comme le responsable de l'engrenage de la violence de ces derniers jours et, par-delà, « tous les élus » en général.
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50 % des Français doutent de l'efficacité de Sarkozy
Selon un sondage de l'institut CSA, le ministre de l'Intérieur continue d'avoir une « bonne image », mais son action et son style troublent ou sont contestés. La France vient de connaître une dixième nuit d'affilée de troubles.
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La Croix du 06/11/05
Quartiers sensibles, la parole aux maires
Dix maires gérant des quartiers difficiles de la région parisienne avancent des solutions afin d'ouvrir de nouvelles perspectives
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20 minutes du 03-04/11/05
« Sarkozy veut nettoyer, qu’il vienne ici ! »
Des émeutiers s’expliquent. 20 Minutes a rencontré hier de jeunes gens qui affirment avoir participé aux émeutes. Dans leurs témoignages, l’« attaque » de la mosquée et les propos tenus par le ministre de l’Intérieur sont le plus souvent évoqués pour justifier leurs gestes.
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Les motivations des émeutiers font polémique
Contradictions policières. Plusieurs versions s’opposent sur les modes d’organisation des jeunes émeutiers de banlieue. Pour Nicolas Sarkozy, les violences constatées en Seine-Saint-Denis dans la nuit de mercredi à jeudi n’avaient « rien de spontané, étaient parfaitement organisées ». « Nous sommes en train de rechercher par qui et comment », a-t-il ajouté. Les syndicats de policiers Alliance et Synergie-Officier vont plus loin. Ils accusent « voyous et fanatiques » de vouloir « enfermer les quartiers » pour leur « permettre de s’y livrer aux trafics, voire au recrutement idéologique ».
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Ouest-France du 06/11/05
« Sévérité, mais respect des personnes »
Éducateur renommé, Jean Marie Petitclerc explique la violence sans pour autant l'excuser.
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« Mais ils sont passés où, les parents ? »
A Aulnay, l'une des villes les plus touchées par les émeutes en banlieue, on manifestait hier.
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Le Monde daté du 06/11/05
Le sort des enseignants "mis à disposition" en question
A quelques jours des discussions, prévues pour le 14 novembre à l'Assemblée nationale, sur le poste enseignement scolaire du budget 2006, les associations éducatives tirent leurs dernières salves avant la rencontre avec le ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, le 9 novembre. Objet de la colère : l'annonce par le gouvernement de la suppression de 800 postes d'enseignants mis à disposition (MAD) " d'organismes tiers »
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"Notre stratégie est la bonne", par Nicolas Sarkozy
La France connaît depuis quelques jours une flambée de violences urbaines. Des individus sans foi ni loi n'hésitent plus à tirer à balles réelles sur les représentants de la République, à saccager, piller et brûler des écoles. Un père de famille est battu à mort à coups de pieds et de poings sous les yeux des siens. Une personne handicapée, coincée dans un bus, est aspergée d'essence avant d'être enflammée. Devant ce déferlement de violences gratuites, on est en droit d'attendre de tous du discernement et de la dignité, plutôt qu'une exploitation politicienne des événements.
Faut-il être inconscient et bien peu responsable pour trouver encore le temps de polémiquer quand les fondements de la paix civile et de l'ordre républicain sont en cause et que la vie même de certains de nos compatriotes est menacée ?
Mais puisqu'une tribune, hier, a été offerte dans les pages de ce journal, à des propos et des commentaires qui relèvent de la polémique, je ne peux, chargé que je suis de la sécurité et des libertés des Français, me taire.
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Un petit Mai-68 des banlieues, par Patrick Jarreau
Il serait aventureux et même irresponsable de prétendre diagnostiquer, dans les violences urbaines qui se répètent depuis plus d'une semaine, "la" crise des banlieues que tant de Cassandre annoncent depuis des années. Mais un constat s'impose : pour la première fois depuis que l'on parle de l'intégration qui ne se fait pas, des quartiers difficiles, de l'économie parallèle, des zones de non-droit contrôlées par des bandes de trafiquants, cette réalité sociale française prend une tournure politique. L'affrontement entre l'Etat et les petits pouvoirs tyranniques qui prospèrent sur le terreau du chômage et de l'anarchie n'a plus le caractère local et sporadique qu'enregistrent depuis longtemps les statistiques de la police. Il est devenu central sous l'effet de plusieurs causes.[…] N'y a-t-il pas, pourtant, dans ces émeutes qui semblent ne se répandre que par contagion, sans organisation ni consignes, le ferment possible d'une prise de conscience ? Plus de vingt ans après les marches des Beurs, qui avaient exprimé la protestation des jeunes Français d'origine arabe et africaine contre les obstacles mis à leur intégration, on peut considérer les échauffourées de Clichy-sous-Bois, Montfermeil, La Courneuve et ailleurs comme une nouvelle preuve de la disparition des repères politiques. Les insurgés d'aujourd'hui n'ont pas d'autre horizon que la répétition de bastons sans autre fonction que d'extérioriser leur mal-être. Cette "canaille" -là, à la différence de celle que chantaient les révolutionnaires de la Commune, n'a ni mémoire ni rêves. Mais il est possible aussi qu'à leur manière ces révoltés – ou une partie d'entre eux – trouvent le chemin d'une revendication et d'une ambition qui les fassent passer du statut d'objet d'étude sociologique à celui de citoyens.
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Le Nouvel Obs Quotidien du 06/11/05
Folie pyromane
par Jean-Marcel Bouguereau,
Il y a quelque chose de nihiliste et en même temps de suicidaire dans cette folie pyromane où l’on incendie les voitures des gens de sa cité, de ses voisins, tout aussi pauvres que vous. Comme si ces jeunes, en fait assez minoritaires, entendaient se barricader rageusement dans cet endroit, où ils sont en quelque sorte été relégués, en considérant comme hostile tout élément extérieur, y compris les sapeurs-pompiers. Ils sont prisonniers de cet espace, lieu de tous les trafics et de toutes les libertés, par contraste avec les autres endroits où ils subissent discrimination et contrôles au faciès.
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Le 93 veut "un Grenelle" des banlieues
Des élus de Seine-Saint-Denis réclament la tenue "d'un Grenelle des quartiers populaires". Patrick Braouezec, président de Plaine commune, demande une entrevue à Matignon.
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Une sélection dans les dépêches du 06/11/05
Villepin et Robien ont reçu des enseignants de banlieue
Le Premier ministre Dominique de Villepin a reçu dimanche à Matignon pendant deux heures et demie, en compagnie de son ministre de l'Education Gilles de Robien, des enseignants affectés dans des zones urbaines sensibles.
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Deux écoles et une quinzaine de voitures brûlées dans l'Essonne
Deux écoles ont brûlé à Grigny et une quinzaine de voitures ont été incendiées en début de soirée dans le département de l'Essonne, a-t-on appris samedi auprès de la préfecture.
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Le défi des mères des cités: calmer des jeunes qui n'ont "rien à perdre"
Des mères de famille de cités-ghettos de la banlieue parisienne ont tenté de détourner de la violence certains de leurs enfants ou des voisins mais se sont souvent heurtées à "des jeunes qui n'ont plus rien à perdre" et "crèvent de rage".
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Reprise des violences urbaines, Villepin a reçu des jeunes à Matignon
Près de 240 véhicules ont été incendiés et plusieurs dizaines de personnes interpellées en région parisienne dans la nuit de vendredi à samedi quelques heures après que Dominique de Villepin eut reçu à Matignon seize jeunes de 18 à 25 ans issus de quartiers sensibles.
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Pour en savoir plus
L’indispensable café pédagogique
Le site de VousNousIls (Rubrique dépêches de l’éducation AFP)
La maison des enseignants
Les dépêches AFP-Éducation sur le site Voila.fr
Le site Yahoo Actualités, rubrique éducation
mercredi, novembre 02, 2005
Revue de presse du mercredi 02 novembre 2005
La question des violences urbaines dans les banlieues interroge aussi le monde de l’école. D’abord parce qu’on peut craindre une extension du phénomène, on peut noter aussi que des salles de classe ont failli être incendiées. Même si Sébastien Roché, sociologue interrogé par le journal « 20 minutes » ne croit pas à la contagion, d’autres analystes sont plus pessimistes. Ensuite et surtout parce que cela pose la question de la responsabilité des institutions et en particulier de l’école dans cette situation (lire à ce sujet l’interview d’un autre sociologue dans le « Nouvel Obs permanent »). De nombreux commentateurs dans vos journaux insistent sur la nécessité d’une réponse éducative et pas seulement répressive. Mais le climat gouvernemental n'est pas tellement à l'éducation et à la pédagogie...
Bonne Lecture...
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Libération du 02/11/05
«Les jeunes au pied des tours ne savent plus à qui s'adresser
Alors que Jacques Chirac a appelé au calme après les violences urbaines, Libération.fr interroge plusieurs acteurs de terrain dans les banlieues qui ont connu des incidents.
Lire la suite de l’article
Mais
L'autre colère de la banlieue
Comment résoudre la crise profonde des banlieues, illustrée par les événements de Clichy-sous-Bois ? Libération a posé la question à ceux dont le métier, ou l'engagement, côtoie au quotidien la banlieue.
Lire la suite de l’article
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Le Figaro du 02/11/05
Banlieues : Chirac appelle à l'apaisement des «esprits»
Jacques Chirac a appelé aujourd'hui en Conseil des ministres à l'apaisement des «esprits» dans les banlieues et affirmé que la loi devait s'appliquer «fermement et dans un esprit de dialogue et de respect».
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La polémique s'amplifie à droite sur la gestion du dossier des banlieues
TOUTE LA JOURNÉE d'hier, la polémique a fait rage, à droite, sur la gestion du dossier de Clichy-sous-Bois, atteignant aussi, pour la première fois, Dominique de Villepin. («racaille», «Kärcher») «C'est en luttant contre les discriminations dont sont victimes les jeunes qu'on rétablira l'ordre. Pas en amenant plus de CRS», a-t-il notamment déclaré.de Sarkozy.
Lire la suite de l’article
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L'Humanité du 01/11/05 (un jour de retard)
Rien vu...
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Le Parisien du 02/11/05 ( payant)
Emotion à Matignon
S AMIR et Mamadou, tous deux éducateurs à Clichy-sous-Bois, accompagnaient à Matignon, hier soir, les familles des deux jeunes gens morts électrocutés jeudi. L'entretien a duré environ une heure trente. « Il y avait une forte émotion dans la pièce »,...
Lire la suite de l’article
Sarkozy persiste et signe
Alors que Dominique de Villepin réclame le retour du dialogue, Nicolas Sarkozy défend ses mots et sa méthode. Cette nuit, cinq départements d'Ile-de-France ont été la cible de violents incidents.
Lire la suite de l’article
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La Croix du 02/11/05
Nuit de tensions en banlieue de Paris
Des échauffourées et des incendies de voitures, qui depuis cinq jours se déroulent en Seine-Saint-Denis, semblent s'être étendus dans la nuit de mardi 1er à mercredi 2 novembre à trois autres départements de la région parisienne
Lire la suite de l’article
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20 minutes du 02/11/05
Clichy : les politiques s’emmêlent
Alors que l’embrasement politique se confirme, la crainte d’une contagion des émeutes dans les quartiers sensibles est apparue hier matin. Les violences urbaines qui ont démarré jeudi soir à Clichy-sous-Bois ( Seine-Saint-Denis), après la mort de Ziad et Banou, âgés de 17 et 15 ans, électrocutés dans un transformateur EDF, ont débordé lundi soir dans six autres villes de Seine-Saint-Denis.
[…]Pour Laurent Fabius, les émeutes reflètent les erreurs « très fortes » que le gouvernement a commises en ne portant pas ses efforts sur la prévention, le logement et l’éducation.
Lire la suite de l’article
« Je ne ne crois pas à une contagion »
Entretien avec Sebastian Roché, Sociologue au CNRS, auteur de Police de promixité (Seuil).
En arrière-plan, il y a la frustration des jeunes. Avant même de chercher du travail, ils ont le sentiment d’être dans les mauvaises classes des mauvaises écoles. Cela crée des gens impulsifs qui pensent n’avoir rien à perdre. Puis en élément déclencheur, il y a l’intervention de la police, le drame, et, facteur très important, le manque de confiance de la population dans la police.
Lire la suite de l’article
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Ouest-France du 02/11/05
« Les émeutiers de Clichy font des émules »
Soixante-huit voitures ont été incendiées, dans la nuit de lundi à mardi, en Seine-Saint-Denis. Les émeutes de Clichy commencent à faire des émules. La police réagit, mais chaque arrestation suscite de nouvelles échauffourées...
Lire la suite de l’article
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Le Monde daté du 02/11/05
Clichy-sous-Bois : Chirac appelle au calme, Villepin promet un plan d'action
Lors de la séance de questions d'actualité à l'Assemblée nationale, le premier ministre a déclaré que le gouvernement était "tout entier" mobilisé pour lutter contre la flambée de violences dans les banlieues, et annoncé le report de sa visite au Canada, initialement prévue de mercredi soir à samedi.[…]
"Le gouvernement adoptera un plan d'action avant la fin du mois de novembre", a annoncé le chef du gouvernement, précisant que "de la fermeté, de la justice, c'est la ligne du gouvernement". "Evitons de stigmatiser des quartiers auxquels les habitants sont attachés, jugeons différemment la petite délinquance et la grande criminalité", et "prévenons tout amalgame entre une minorité qui mène le désordre et la grande majorité des jeunes qui souhaitent s'intégrer dans la société", a-t-il encore déclaré.
Lire la suite de l’article
Les violences s'étendent en Seine-Saint-Denis et changent de forme
Accalmie à Clichy-sous-Bois et Montfermeil, mais aggravation de la situation dans plusieurs communes voisines de Seine-Saint-Denis. Par effet de contagion, la nuit du mardi 1er au mercredi 2 novembre a été marquée par de nombreuses violences urbaines provoquées par de petits groupes d'individus.
Clichy et Montfermeil ont, en revanche, connu une première nuit sans incidents après cinq soirées consécutives de violences provoquées par le décès de deux mineurs, jeudi 27 octobre, et le jet d'une grenade lacrymogène contre une mosquée, dimanche 30. Les violences se sont déplacées et étendues à de nombreuses autres cités sensibles de Seine-Saint-Denis. "Il y a eu un syndrome évident de mimétisme", explique-t-on à la direction générale de la police nationale (DGPN).
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La progression de la violence dans les relations sociales se répercute sur les enfants, selon un rapport
Même l'Observatoire décentralisé de l'action sociale (ODAS), qui se méfie, en général, des constats inutilement alarmistes, juge les chiffres "inquiétants" : en 2004, le nombre d'enfants en danger a fortement progressé, passant de 89 000 à 95 000, ce qui représente une augmentation de près de 7 %. En une seule année, les conseils généraux ont enregistré autant de nouveaux signalements qu'au cours des cinq années précédentes, de 1998 à 2003.
En 2004, le nombre d'enfants maltraités a augmenté de plus de 5 %, passant de 18 000 à 19 000. Les négligences lourdes et les violences psychologiques sont à peu près stables, mais les violences sexuelles et, surtout, les violences physiques progressent. "Selon les explications qualitatives données par les départements, cette évolution traduirait une progression de la violence dans les relations sociales, note le rapport.On a le sentiment d'une société de plus en plus déstabilisée dans les règles élémentaires du vivre ensemble."
Le nombre d'enfants "en risque" , lui, a très fortement progressé en 2004, passant de 71 000 à 76 000, ce qui représente une augmentation de plus de 7 %. "Ceci marque une accélération du processus de déstabilisation des familles par rapport aux années précédentes, expliquant pour partie le désarroi des travailleurs sociaux", observe l'ODAS. Depuis trois ans, cette notion de "risque" a été précisée : lorsque les travailleurs sociaux font un signalement aux conseils généraux, ils doivent désormais expliquer ce qui, dans la vie de l'enfant, constitue un danger.
Lire la suite de l’article
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Le Nouvel Obs Quotidien du 02/11/05
"Une perception sombre et cynique de la société"
Par Eric Marlière sociologue, chercheur au CESDIP, auteur de Jeunes en cités, diversité des trajectoires ou destin commun ?, l'Harmattan, 2005.
Bien sûr, chaque cité a son histoire, sa propre composition, mais ce qui ressort c'est le grand sentiment d'injustice et d'inégalité, et il faut vraiment insister sur ce point. Les jeunes de ces quartiers ont une perception sombre et cynique de la société. C'est un des facteurs explicatifs. Même chez les jeunes diplômés on retrouve parfois un sentiment de désespoir et de révolte. Je pense qu'il y a eu ces derniers jours un effet de solidarité parce que la plupart de ces jeunes connaissent le même sort. Ils se mettent à distance des institutions parce qu'ils ont le sentiment d'avoir été mis à l'écart.
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Une sélection dans les dépêches du 02/11/05
Classes incendiées à Sevran: le maire dénonce un manque de moyens policiers
Le maire PCF de Sevran (Seine-Saint-Denis), Stéphane Gatignon, s'est indigné mardi de l'incendie lundi soir de deux classes d'une école maternelle et a dénoncé la baisse des effectifs policiers ces dernières années dans sa ville.
Selon la police, l'école maternelle et primaire Emile Zola, dans le quartier des Beaudottes à Sevran, a fait l'objet d'une tentative d'incendie et plusieurs véhicules ont brûlé dans la nuit.
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Clichy: pour les "grands-frères" Sarkozy n'est pas un interlocuteur
Les médiateurs de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où des violences ont éclaté depuis jeudi après la mort de deux mineurs, ont considéré mercredi que Nicolas Sarkozy n'était pas un interlocuteur, exigeant aussi la "vérité" et le "retrait" des policiers. "Sarkozy persiste et signe", a déclaré lors d'une conférence de presse leur porte-parole, l'éducateur Samir Mihi, en référence aux derniers propos du ministre de l'Intérieur sur la nécessité de nettoyer en profondeurs les banlieues.
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Libération du 02/11/05
«Les jeunes au pied des tours ne savent plus à qui s'adresser
Alors que Jacques Chirac a appelé au calme après les violences urbaines, Libération.fr interroge plusieurs acteurs de terrain dans les banlieues qui ont connu des incidents.
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Mais
L'autre colère de la banlieue
Comment résoudre la crise profonde des banlieues, illustrée par les événements de Clichy-sous-Bois ? Libération a posé la question à ceux dont le métier, ou l'engagement, côtoie au quotidien la banlieue.
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Le Figaro du 02/11/05
Banlieues : Chirac appelle à l'apaisement des «esprits»
Jacques Chirac a appelé aujourd'hui en Conseil des ministres à l'apaisement des «esprits» dans les banlieues et affirmé que la loi devait s'appliquer «fermement et dans un esprit de dialogue et de respect».
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La polémique s'amplifie à droite sur la gestion du dossier des banlieues
TOUTE LA JOURNÉE d'hier, la polémique a fait rage, à droite, sur la gestion du dossier de Clichy-sous-Bois, atteignant aussi, pour la première fois, Dominique de Villepin. («racaille», «Kärcher») «C'est en luttant contre les discriminations dont sont victimes les jeunes qu'on rétablira l'ordre. Pas en amenant plus de CRS», a-t-il notamment déclaré.de Sarkozy.
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L'Humanité du 01/11/05 (un jour de retard)
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Le Parisien du 02/11/05 ( payant)
Emotion à Matignon
S AMIR et Mamadou, tous deux éducateurs à Clichy-sous-Bois, accompagnaient à Matignon, hier soir, les familles des deux jeunes gens morts électrocutés jeudi. L'entretien a duré environ une heure trente. « Il y avait une forte émotion dans la pièce »,...
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Sarkozy persiste et signe
Alors que Dominique de Villepin réclame le retour du dialogue, Nicolas Sarkozy défend ses mots et sa méthode. Cette nuit, cinq départements d'Ile-de-France ont été la cible de violents incidents.
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La Croix du 02/11/05
Nuit de tensions en banlieue de Paris
Des échauffourées et des incendies de voitures, qui depuis cinq jours se déroulent en Seine-Saint-Denis, semblent s'être étendus dans la nuit de mardi 1er à mercredi 2 novembre à trois autres départements de la région parisienne
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20 minutes du 02/11/05
Clichy : les politiques s’emmêlent
Alors que l’embrasement politique se confirme, la crainte d’une contagion des émeutes dans les quartiers sensibles est apparue hier matin. Les violences urbaines qui ont démarré jeudi soir à Clichy-sous-Bois ( Seine-Saint-Denis), après la mort de Ziad et Banou, âgés de 17 et 15 ans, électrocutés dans un transformateur EDF, ont débordé lundi soir dans six autres villes de Seine-Saint-Denis.
[…]Pour Laurent Fabius, les émeutes reflètent les erreurs « très fortes » que le gouvernement a commises en ne portant pas ses efforts sur la prévention, le logement et l’éducation.
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« Je ne ne crois pas à une contagion »
Entretien avec Sebastian Roché, Sociologue au CNRS, auteur de Police de promixité (Seuil).
En arrière-plan, il y a la frustration des jeunes. Avant même de chercher du travail, ils ont le sentiment d’être dans les mauvaises classes des mauvaises écoles. Cela crée des gens impulsifs qui pensent n’avoir rien à perdre. Puis en élément déclencheur, il y a l’intervention de la police, le drame, et, facteur très important, le manque de confiance de la population dans la police.
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Ouest-France du 02/11/05
« Les émeutiers de Clichy font des émules »
Soixante-huit voitures ont été incendiées, dans la nuit de lundi à mardi, en Seine-Saint-Denis. Les émeutes de Clichy commencent à faire des émules. La police réagit, mais chaque arrestation suscite de nouvelles échauffourées...
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Le Monde daté du 02/11/05
Clichy-sous-Bois : Chirac appelle au calme, Villepin promet un plan d'action
Lors de la séance de questions d'actualité à l'Assemblée nationale, le premier ministre a déclaré que le gouvernement était "tout entier" mobilisé pour lutter contre la flambée de violences dans les banlieues, et annoncé le report de sa visite au Canada, initialement prévue de mercredi soir à samedi.[…]
"Le gouvernement adoptera un plan d'action avant la fin du mois de novembre", a annoncé le chef du gouvernement, précisant que "de la fermeté, de la justice, c'est la ligne du gouvernement". "Evitons de stigmatiser des quartiers auxquels les habitants sont attachés, jugeons différemment la petite délinquance et la grande criminalité", et "prévenons tout amalgame entre une minorité qui mène le désordre et la grande majorité des jeunes qui souhaitent s'intégrer dans la société", a-t-il encore déclaré.
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Les violences s'étendent en Seine-Saint-Denis et changent de forme
Accalmie à Clichy-sous-Bois et Montfermeil, mais aggravation de la situation dans plusieurs communes voisines de Seine-Saint-Denis. Par effet de contagion, la nuit du mardi 1er au mercredi 2 novembre a été marquée par de nombreuses violences urbaines provoquées par de petits groupes d'individus.
Clichy et Montfermeil ont, en revanche, connu une première nuit sans incidents après cinq soirées consécutives de violences provoquées par le décès de deux mineurs, jeudi 27 octobre, et le jet d'une grenade lacrymogène contre une mosquée, dimanche 30. Les violences se sont déplacées et étendues à de nombreuses autres cités sensibles de Seine-Saint-Denis. "Il y a eu un syndrome évident de mimétisme", explique-t-on à la direction générale de la police nationale (DGPN).
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La progression de la violence dans les relations sociales se répercute sur les enfants, selon un rapport
Même l'Observatoire décentralisé de l'action sociale (ODAS), qui se méfie, en général, des constats inutilement alarmistes, juge les chiffres "inquiétants" : en 2004, le nombre d'enfants en danger a fortement progressé, passant de 89 000 à 95 000, ce qui représente une augmentation de près de 7 %. En une seule année, les conseils généraux ont enregistré autant de nouveaux signalements qu'au cours des cinq années précédentes, de 1998 à 2003.
En 2004, le nombre d'enfants maltraités a augmenté de plus de 5 %, passant de 18 000 à 19 000. Les négligences lourdes et les violences psychologiques sont à peu près stables, mais les violences sexuelles et, surtout, les violences physiques progressent. "Selon les explications qualitatives données par les départements, cette évolution traduirait une progression de la violence dans les relations sociales, note le rapport.On a le sentiment d'une société de plus en plus déstabilisée dans les règles élémentaires du vivre ensemble."
Le nombre d'enfants "en risque" , lui, a très fortement progressé en 2004, passant de 71 000 à 76 000, ce qui représente une augmentation de plus de 7 %. "Ceci marque une accélération du processus de déstabilisation des familles par rapport aux années précédentes, expliquant pour partie le désarroi des travailleurs sociaux", observe l'ODAS. Depuis trois ans, cette notion de "risque" a été précisée : lorsque les travailleurs sociaux font un signalement aux conseils généraux, ils doivent désormais expliquer ce qui, dans la vie de l'enfant, constitue un danger.
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Le Nouvel Obs Quotidien du 02/11/05
"Une perception sombre et cynique de la société"
Par Eric Marlière sociologue, chercheur au CESDIP, auteur de Jeunes en cités, diversité des trajectoires ou destin commun ?, l'Harmattan, 2005.
Bien sûr, chaque cité a son histoire, sa propre composition, mais ce qui ressort c'est le grand sentiment d'injustice et d'inégalité, et il faut vraiment insister sur ce point. Les jeunes de ces quartiers ont une perception sombre et cynique de la société. C'est un des facteurs explicatifs. Même chez les jeunes diplômés on retrouve parfois un sentiment de désespoir et de révolte. Je pense qu'il y a eu ces derniers jours un effet de solidarité parce que la plupart de ces jeunes connaissent le même sort. Ils se mettent à distance des institutions parce qu'ils ont le sentiment d'avoir été mis à l'écart.
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Une sélection dans les dépêches du 02/11/05
Classes incendiées à Sevran: le maire dénonce un manque de moyens policiers
Le maire PCF de Sevran (Seine-Saint-Denis), Stéphane Gatignon, s'est indigné mardi de l'incendie lundi soir de deux classes d'une école maternelle et a dénoncé la baisse des effectifs policiers ces dernières années dans sa ville.
Selon la police, l'école maternelle et primaire Emile Zola, dans le quartier des Beaudottes à Sevran, a fait l'objet d'une tentative d'incendie et plusieurs véhicules ont brûlé dans la nuit.
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Clichy: pour les "grands-frères" Sarkozy n'est pas un interlocuteur
Les médiateurs de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où des violences ont éclaté depuis jeudi après la mort de deux mineurs, ont considéré mercredi que Nicolas Sarkozy n'était pas un interlocuteur, exigeant aussi la "vérité" et le "retrait" des policiers. "Sarkozy persiste et signe", a déclaré lors d'une conférence de presse leur porte-parole, l'éducateur Samir Mihi, en référence aux derniers propos du ministre de l'Intérieur sur la nécessité de nettoyer en profondeurs les banlieues.
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mardi, novembre 01, 2005
Revue de presse du mardi 1er novembre 2005
Retour de vacances (et d’Assemblée Générale du CRAP). La revue de presse du jour tente de revenir sur les articles parus dans les jours précédents. Que s’est-il passé dans la semaine précédente ? On a appris la composition du Haut Conseil de l’éducation chargé d’élaborer le socle commun et les programmes des IUFM. Sa composition ne semble pas très favorable à la pédagogie. On le verra à l’œuvre…
Autre événement : les émeutes à Clichy sous bois qui ont donné lieu à un débat plutôt vif entre Azouz Begag, ministre de la promotion de l’égalité des chances et Nicolas Sarkozy. M. Begag reproche au ministre de l’intérieur un langage stigmatisant la jeunesse et particulièrement celle des banlieues.
Bonne Lecture...
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Libération du 01/11/05
La mixité sociale au ban de l'école (27/10/05)
Une étude montre que, sur l'académie de Bordeaux, 10 % des collèges concentrent 40 % des élèves issus de l'immigration. Témoignages.
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L'absentéisme scolaire en procès (26/10/05)
A Orléans, les enfants séchaient les cours ; les parents ont été convoqués par la justice, hier.
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L'Education nationale priée de se serrer la ceinture
La commission des finances de l'Assemblée a réduit de 80 millions d'euros les crédits destinés à l'Education nationale.
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Le Figaro du 01/11/05
Bruno Racine, l'amoureux des lettres, au chevet des écoliers
Ce fidèle de Jacques Chirac quitte la présidence du Centre Pompidou pour celle du Haut Conseil de l'éducation.
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Les deux dossiers prioritaires du Conseil
Organe consultatif indépendant, le Haut Conseil de l'éducation (HCE) est chargé de deux missions prioritaires. D'abord la définition du socle commun de connaissances et de compétences, bagage indispensable dont tout Français doit être doté à 16 ans.[…] L'autre mission est de définir le cahier des charges des enseignants dans les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM).
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Éditorial : L'éducation ou la sauvagerie
Véhicules incendiés, bâtiments publics attaqués, forces de l'ordre défiées, les habitants de Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, ont vécu ces jours-ci à l'heure de la guérilla urbaine. Certains appellent cela une flambée de violence, formule dont la connotation prête un caractère habituel, voire banal, à ce genre de débordements. Faut-il s'en satisfaire ? Selon le ministère de l'Intérieur, de vingt à quarante automobiles partent en fumée chaque nuit en France et, depuis le mois de janvier, quelque 9 000 voitures de police ont été caillassées
[…]Entre prévention et répression, depuis vingt ans, les responsables politiques cherchent des réponses aux violences urbaines. Trop souvent, elles sont malheureusement frappées du sceau de l'électoralisme. Or le problème doit être appréhendé à la base. L'une des solutions est sans doute dans la reprise en main de notre système éducatif. Vaste chantier.
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L'Humanité du 01/11/05
Rien vu...
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Le Parisien du 01/11/05 ( payant)
Rien vu...
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La Croix du 01/11/05
L'adolescent confronté à la mort
Pour un ado, perdre son parent ou un ami représente une épreuve difficile à traverser. Comprendre le deuil permet de mieux l'accompagner
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20 minutes du 01/11/05
Rien vu...
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Ouest-France du 01/11/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 01/11/05
Azouz Begag, principal opposant à Nicolas Sarkozy
Azouz Begag est aujourd'hui l'un des plus sévères critiques de Nicolas Sarkozy. Il est aussi ministre "ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances", ce qui n'est pas la chose la moins surprenante dans cette affaire.
Depuis dimanche soir, c'est en effet lui qui intervient dans les radios, les télévisions, les journaux pour dire combien il juge les propos de son "collègue", le ministre de l'intérieur et numéro deux du gouvernement, inadaptés à la tension nouvelle dans les banlieues en général et à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en particulier. "Nicolas Sarkozy revendique un débat au sein du gouvernement, dit-il en souriant, et bien, il a raison. Moi aussi, je pense qu'il faut débattre."
[…]Il réfute donc chacun des mots employés par M. Sarkozy pour évoquer la banlieue. Le mot "racaille" lancé par le ministre à Argenteuil ? "Il ne faut pas dire aux jeunes qu'ils sont des racailles, il ne faut pas dire aux jeunes qu'on va leur rentrer dedans et qu'on va leur envoyer la police. Il faut y aller avec une volonté d'apaisement" , assure M. Begag. Déjà, lorsque le ministre de l'intérieur avait affirmé qu'il "nettoierait au Karcher" la cité de La Courneuve, M. Begag avait affirmé, tranquillement et fermement, le 30 juin : "J'emploie plutôt le terme "nettoyer" pour nettoyer mes chaussures, ma voiture. Je ne nettoie pas les quartiers."
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Le Nouvel Obs Quotidien du 01/11/05
Rien vu...
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Une sélection dans les dépêches du 01/11/05
Gilles de Robien : 'Un professeur doit être en priorité devant des élèves !
"Un professeur doit être en priorité devant des élèves !", déclare aujourd’hui 26 octobre 2005, Gilles de Robien, ministre de l'Education nationale, lors de la présentation aux députés du budget 2006 de la mission enseignement scolaire. Il a ainsi demandé aux recteurs de lui proposer "avant la fin décembre des objectifs chiffrés et significatifs de retour d’un plus grand nombre de professeurs devant les élèves".
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Des enseignants décidés à camper devant le rectorat "le temps qu'il faudra"
Des enseignants non titulaires, au chômage depuis la rentrée, campent depuis deux semaines devant le rectorat de Créteil et se disent prêts à rester "le temps qu'il faudra" pour obtenir leur réemploi et leur titularisation.
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Pierre Maurel nommé secrétaire général du Haut Conseil de l'Education
L'Education nationale a annoncé jeudi la nomination par le ministre Gilles de Robien de Pierre Maurel comme secrétaire général du Haut Conseil de l'Education. La nomination de M. Maurel intervient au lendemain de la parution du décret présidentiel instituant officiellement le Haut Conseil. Il sera chargé d'organiser les travaux des membres du Conseil et de coordonner ceux des experts qui seront chargés d'études spécifiques alimentant et éclairant ces travaux.
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Sensibilisation au sida dans tous les lycées de France le 1er décembre
Le Sidaction et le ministère de l'Education nationale organiseront une journée de sensibilisation au sida dans toutes les classes de première des lycées de France le 1er décembre, lors de la journée mondiale de lutte contre le sida.
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Bruno Racine nommé président du Haut Conseil de l'Education
Jacques Chirac a nommé mercredi Bruno Racine président du Haut Conseil de l'Education, a annoncé l'Elysée.[…] Il est composé de neuf membres: trois nommés par le président de la République, deux par celui du Sénat, deux par celui de l'Assemblée nationale et deux par le Conseil économique et social.
Le président du Sénat Christian Poncelet (UMP) a désigné Marie-Thérèse Geffroy, directrice de l'agence nationale de lutte contre l'illettrisme, et Alain Bouvier, ancien recteur et président de la conférence des directeurs d'IUFM.
Le président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré a de son côté désigné le député et professeur d'université Jean-Pierre Foucher ainsi que l'écrivain Denis Tillinac.
Le président du Conseil économique et social Jacques Dermagne a nommé l'ancien directeur de cabinet de Jack Lang et ancien recteur de l'Académie de Versailles Christian Forestier, ainsi que Michel Pébereau, président du conseil de surveillance de BNP-Paribas.[…] Jacques Chirac a également désigné à ce Conseil Valérie Hannin, enseignante et directrice de la revue "L'Histoire", ainsi que Laurent Lafforgue, professeur à l'Institut des Hautes études scientifiques (IHES).
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Pour en savoir plus
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Les dépêches AFP sur lesite Voila.fr
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L’indispensable café pédagogique
Autre événement : les émeutes à Clichy sous bois qui ont donné lieu à un débat plutôt vif entre Azouz Begag, ministre de la promotion de l’égalité des chances et Nicolas Sarkozy. M. Begag reproche au ministre de l’intérieur un langage stigmatisant la jeunesse et particulièrement celle des banlieues.
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Libération du 01/11/05
La mixité sociale au ban de l'école (27/10/05)
Une étude montre que, sur l'académie de Bordeaux, 10 % des collèges concentrent 40 % des élèves issus de l'immigration. Témoignages.
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L'absentéisme scolaire en procès (26/10/05)
A Orléans, les enfants séchaient les cours ; les parents ont été convoqués par la justice, hier.
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L'Education nationale priée de se serrer la ceinture
La commission des finances de l'Assemblée a réduit de 80 millions d'euros les crédits destinés à l'Education nationale.
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Le Figaro du 01/11/05
Bruno Racine, l'amoureux des lettres, au chevet des écoliers
Ce fidèle de Jacques Chirac quitte la présidence du Centre Pompidou pour celle du Haut Conseil de l'éducation.
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Les deux dossiers prioritaires du Conseil
Organe consultatif indépendant, le Haut Conseil de l'éducation (HCE) est chargé de deux missions prioritaires. D'abord la définition du socle commun de connaissances et de compétences, bagage indispensable dont tout Français doit être doté à 16 ans.[…] L'autre mission est de définir le cahier des charges des enseignants dans les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM).
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Éditorial : L'éducation ou la sauvagerie
Véhicules incendiés, bâtiments publics attaqués, forces de l'ordre défiées, les habitants de Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, ont vécu ces jours-ci à l'heure de la guérilla urbaine. Certains appellent cela une flambée de violence, formule dont la connotation prête un caractère habituel, voire banal, à ce genre de débordements. Faut-il s'en satisfaire ? Selon le ministère de l'Intérieur, de vingt à quarante automobiles partent en fumée chaque nuit en France et, depuis le mois de janvier, quelque 9 000 voitures de police ont été caillassées
[…]Entre prévention et répression, depuis vingt ans, les responsables politiques cherchent des réponses aux violences urbaines. Trop souvent, elles sont malheureusement frappées du sceau de l'électoralisme. Or le problème doit être appréhendé à la base. L'une des solutions est sans doute dans la reprise en main de notre système éducatif. Vaste chantier.
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L'Humanité du 01/11/05
Rien vu...
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Le Parisien du 01/11/05 ( payant)
Rien vu...
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La Croix du 01/11/05
L'adolescent confronté à la mort
Pour un ado, perdre son parent ou un ami représente une épreuve difficile à traverser. Comprendre le deuil permet de mieux l'accompagner
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20 minutes du 01/11/05
Rien vu...
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Ouest-France du 01/11/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 01/11/05
Azouz Begag, principal opposant à Nicolas Sarkozy
Azouz Begag est aujourd'hui l'un des plus sévères critiques de Nicolas Sarkozy. Il est aussi ministre "ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances", ce qui n'est pas la chose la moins surprenante dans cette affaire.
Depuis dimanche soir, c'est en effet lui qui intervient dans les radios, les télévisions, les journaux pour dire combien il juge les propos de son "collègue", le ministre de l'intérieur et numéro deux du gouvernement, inadaptés à la tension nouvelle dans les banlieues en général et à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en particulier. "Nicolas Sarkozy revendique un débat au sein du gouvernement, dit-il en souriant, et bien, il a raison. Moi aussi, je pense qu'il faut débattre."
[…]Il réfute donc chacun des mots employés par M. Sarkozy pour évoquer la banlieue. Le mot "racaille" lancé par le ministre à Argenteuil ? "Il ne faut pas dire aux jeunes qu'ils sont des racailles, il ne faut pas dire aux jeunes qu'on va leur rentrer dedans et qu'on va leur envoyer la police. Il faut y aller avec une volonté d'apaisement" , assure M. Begag. Déjà, lorsque le ministre de l'intérieur avait affirmé qu'il "nettoierait au Karcher" la cité de La Courneuve, M. Begag avait affirmé, tranquillement et fermement, le 30 juin : "J'emploie plutôt le terme "nettoyer" pour nettoyer mes chaussures, ma voiture. Je ne nettoie pas les quartiers."
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Le Nouvel Obs Quotidien du 01/11/05
Rien vu...
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Une sélection dans les dépêches du 01/11/05
Gilles de Robien : 'Un professeur doit être en priorité devant des élèves !
"Un professeur doit être en priorité devant des élèves !", déclare aujourd’hui 26 octobre 2005, Gilles de Robien, ministre de l'Education nationale, lors de la présentation aux députés du budget 2006 de la mission enseignement scolaire. Il a ainsi demandé aux recteurs de lui proposer "avant la fin décembre des objectifs chiffrés et significatifs de retour d’un plus grand nombre de professeurs devant les élèves".
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Des enseignants décidés à camper devant le rectorat "le temps qu'il faudra"
Des enseignants non titulaires, au chômage depuis la rentrée, campent depuis deux semaines devant le rectorat de Créteil et se disent prêts à rester "le temps qu'il faudra" pour obtenir leur réemploi et leur titularisation.
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Pierre Maurel nommé secrétaire général du Haut Conseil de l'Education
L'Education nationale a annoncé jeudi la nomination par le ministre Gilles de Robien de Pierre Maurel comme secrétaire général du Haut Conseil de l'Education. La nomination de M. Maurel intervient au lendemain de la parution du décret présidentiel instituant officiellement le Haut Conseil. Il sera chargé d'organiser les travaux des membres du Conseil et de coordonner ceux des experts qui seront chargés d'études spécifiques alimentant et éclairant ces travaux.
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Sensibilisation au sida dans tous les lycées de France le 1er décembre
Le Sidaction et le ministère de l'Education nationale organiseront une journée de sensibilisation au sida dans toutes les classes de première des lycées de France le 1er décembre, lors de la journée mondiale de lutte contre le sida.
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Bruno Racine nommé président du Haut Conseil de l'Education
Jacques Chirac a nommé mercredi Bruno Racine président du Haut Conseil de l'Education, a annoncé l'Elysée.[…] Il est composé de neuf membres: trois nommés par le président de la République, deux par celui du Sénat, deux par celui de l'Assemblée nationale et deux par le Conseil économique et social.
Le président du Sénat Christian Poncelet (UMP) a désigné Marie-Thérèse Geffroy, directrice de l'agence nationale de lutte contre l'illettrisme, et Alain Bouvier, ancien recteur et président de la conférence des directeurs d'IUFM.
Le président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré a de son côté désigné le député et professeur d'université Jean-Pierre Foucher ainsi que l'écrivain Denis Tillinac.
Le président du Conseil économique et social Jacques Dermagne a nommé l'ancien directeur de cabinet de Jack Lang et ancien recteur de l'Académie de Versailles Christian Forestier, ainsi que Michel Pébereau, président du conseil de surveillance de BNP-Paribas.[…] Jacques Chirac a également désigné à ce Conseil Valérie Hannin, enseignante et directrice de la revue "L'Histoire", ainsi que Laurent Lafforgue, professeur à l'Institut des Hautes études scientifiques (IHES).
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Pour en savoir plus
Le site de VousNousIls (Rubrique dépêches de l’éducation AFP)
Les dépêches AFP sur lesite Voila.fr
Le site Yahoo Actualités, rubrique éducation
La maison des enseignants
L’indispensable café pédagogique
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