«La droite a agi avec l'éducation comme avec l'insécurité. Martelant que le système partait à la dérive, que l'illettrisme gagnait du terrain, que la violence explosait, elle a convaincu une partie importante de l'opinion que ce qui est tragiquement vrai pour une minorité (d'établissements et d'élèves) vaut pour l'ensemble. Les bénéfices politiques de cette construction sont évidents : elles font croire à l'urgence de réponses pour répondre à l'urgence ainsi créée.»On trouve cette analyse dans Libération qui consacre un gros dossier à l’intervention du Ministre de l’Éducation Nationale ce soir dans l’émission «100 minutes pour convaincre»
. Le Monde fait de même. A noter aussi le bon dossier comparatif avec les autres pays européens dans le Parisien/Aujourd’hui.
D’une manière générale, on trouvera beaucoup d’articles sur ce sujet dans la presse aujourd’hui qui se livrent au petit jeu d’annoncer à l’avance les déclarations que F.Fillon devrait faire. Parmi elles : le retour du redoublement à tous les niveaux, l’obligation pour les enseignants d’accepter 2heures sup’ et l’instauration d’un examen d’entrée en sixième… Quand dans une précédente chronique, je pariais sur le rétablissement du certificat d’études comme prochaine mesure, je ne me savais pas devin !
Bonne Lecture...
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Libération du 18/11/04
Fillon recrute pour faire sa loi à l'école
Ce soir, dans l'émission 100 Minutes pour convaincre sur France 2, François Fillon dévoilera les grandes lignes d'une future loi d'orientation et de programmation sur l'éducation qui prétend «moderniser» ou «adapter» la loi Jospin de 1989 selon trois principes : rendre l'école plus juste, plus efficace et plus ouverte.
Il y aura pourtant du nouveau. D'abord, côté moyens. Selon nos informations, un plan pluriannuel devrait garantir 150 000 recrutements d'enseignants sur cinq ans (13 000 par an dans le primaire, 17 000 dans le secondaire) ; il intégrera aussi assistantes sociales et infirmières scolaires. Ensuite, pour les élèves en difficulté ou issus de milieux défavorisés. 75 000 bourses de mérite de 1 000 euros par mois seront destinées aux élèves qui auront obtenu une mention au brevet, et le nombre de «classes relais» (dispositif par lequel on tente de «raccrocher» les collégiens en voie de déscolarisation) pourrait passer à 1 500 d'ici à 2010, soit cinq fois plus qu'aujourd'hui.
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Insécurité, scolarité, la même méthode
En martelant que le système est à la dérive, la droite crée à la fois l'urgence et les réponses.
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Editorial : Saignées
[…] Certes, l'on ne connaîtra la teneur précise du projet Fillon que ce soir sur France 2, mais l'on en sait déjà assez pour y déceler une inspiration où l'argument d'autorité l'emporte sur le souci pédagogique, où la sélection individuelle se durcit au détriment de la démocratisation. Des redoublements relégitimés aux punitions collectives restaurées, ce sont autant de signaux adressés à une opinion réputée être « en demande » d'ordre, même si bien sûr il ne s'agit là que de bribes de projet qui n'aboutiront pas forcément. En revanche, la suppression prévue des TPE ( travaux personnels encadrés) traduit bien la volonté de flatter dans le sens du poil un conservatisme scolaire supposé rétif au travail collectif. C'est néanmoins l'inconvénient des gros sabots que d'être les plus facilement repérés. Outre que cette suppression s'appuie sur un mensonge éhonté quant au prétendu détournement de ces heures à des fins de «bachotage», elle trahit une préoccupation moins scolaire (les enseignants sont de plus en plus acquis à cette pratique) que budgétaire: ça ferait «gagner» plusieurs centaines de postes.
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Quinze ans après, ce qu'il reste de la loi Jospin
Le bilan des réformes de 1989 est globalement positif, même si beaucoup de projets n'ont pas abouti.
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L'éducation au coeur du projet socialiste
L'éducation ? Elle sera «au coeur» du projet que les socialistes ont commencé à mettre en branle en vue de 2007. C'est la «priorité» numéro un. Le sujet central. Une preuve ? L'intitulé choisit par le groupe de travail qui planche sur la question : «La société éducative.» Tout un programme.
Alors que le gouvernement Raffarin dépoussière le totem de la loi d'orientation de Lionel Jospin de 1989, il n'est pas un dirigeant socialiste qui ne considère pas que l'heure est aussi venue pour le PS, toujours traumatisé par l'échec de Claude Allègre rue de Grenelle, de faire son aggiornamento en matière d'éducation.
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Le Figaro du 18/11/04
Fillon veut convaincre de sa volonté de réformer
Invité ce soir de «Cent Minutes pour convaincre», sur France 2, François Fillon dévoilera les grandes lignes de sa loi d'orientation pour l'école, qu'il souhaite «plus efficace, plus ouverte et plus juste». Il débattra notamment avec le patron du puissant syndicat d'enseignants FSU, Gérard Aschieri, et sera opposé à Claude Allègre, l'un de ses prédécesseurs au ministère de l'Education nationale.
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Ce qu'attendent les députés UMP de la loi sur l'école
Respect du maître, vrai statut des directeurs, qualification pour tous les élèves à la sortie, amélioration des apprentissages fondamentaux, ouverture à l'entreprise...
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Maths et physique en secondaire
Pour progresser dans les matières scientifiques au collège et au lycée, bien apprendre ses leçons n'est pas suffisant. «L'élève doit être capable d'exploiter ses connaissances de manière à résoudre les exercices qui lui sont proposés. Il lui faut donc des techniques et des méthodes de travail efficaces», précise David Sacramento, directeur de «Cap sur les maths», centre de soutien scolaire en mathématiques, physique et chimie, à Paris. Ses conseils
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L'Humanité du 18/11/04
L’école de demain en prime time
François Fillon parlera des principaux aspects de la future loi d’orientation sur l’école, ce soir, dans l’émission 100 minutes pour convaincre, sur France 2. L’an dernier, déjà, Luc Ferry, son prédécesseur, avait donné le ton en lançant le grand débat sur l’école en direct à la télévision depuis la Sorbonne. Rebelote, donc. L’annonce officielle se fera via le tube, en présence de Claude Allègre, ancien ministre de l’Éducation, et de Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU.
Les grandes lignes du projet ont déjà filtré, quoiqu’elles se conjuguent encore au conditionnel.
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Le Parisien du 18/11/04
Comment nos voisins font mieux à l'école
La loi d'orientation pour l'école, que François Fillon doit préciser ce soir, se fixe un objectif fort : que tous les élèves maîtrisent à 16 ans un socle de savoirs essentiels. Quelques exemples chez nos voisins européens.
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Le système anglais des primes au mérite
REMOTIVER ET RETENIR les enseignants des écoles d'Etat, attirés par les écoles privées beaucoup plus fortunées, c'était l'idée qu'il y avait derrière ces « primes au mérite », les PRP (Performance Related Pay, salaire lié à la performance) lancées en Angleterre et au pays de Galles il y a quatre ans.
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Les Allemands vont travailler l'après-midi
L'ALLEMAGNE est toujours traumatisée par les piètres performances de ses élèves obtenues lors de la fameuse « étude Pisa ». Cette vaste radioscopie internationale a mis en lumière les défaillances d'un modèle éducatif que l'Allemagne n'avait jamais remis en cause. Elle a révélé le niveau médiocre de ses élèves.
Les écoliers allemands sont placés parmi les derniers en Europe (21 e rang sur 36 pays !). Pis : ils sont parmi les plus faibles en mathématiques, la discipline reine au pays des ingénieurs. Depuis ce choc, parents, enseignants et responsables politiques réfléchissent à l'amélioration de l'enseignement préparatoire dès le plus jeune âge.
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En Espagne, une langue étrangère dès 6 ans
EN ESPAGNE, l'apprentissage des langues étrangères est une évidence dans un pays où les langues régionales, le basque, le catalan ou le gallego sont reconnues et enseignées comme langue principale au même titre que le castillan (l'espagnol). L'anglais ou le français, premières langues étrangères, sont obligatoires dès l'âge de 8 ans. Une seconde langue étrangère est facultative à partir de 12 ans.
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Les Finlandais meilleurs élèves du monde
C'EST UN TOUT PETIT Etat de cinq millions d'habitants au nord de l'Europe et pourtant, c'est là que les élèves sont les meilleurs du monde. Selon une enquête internationale, baptisée Pisa, les petits Finlandais sont les premiers en lecture, loin devant la Grande-Bretagne, le Japon, la France, les Etats-Unis et l'Allemagne. En mathématiques et en sciences, les performances sont excellentes aussi.
Autre record mondial : 60 % de la population est diplômée. Et tout cela pour un coût moyen : environ 4 700 € par an et par élève, une somme à peu près équivalente des principaux pays européens.
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La Croix du 18/11/04
Rien vu...
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20 minutes du 18/11/04
Avenir de l’école, Fillon rend sa copie
Elève Fillon, au tableau. Le ministre de d’Education nationale présente, ce soir sur France 2, sa grande réforme. Le fruit des travaux de la commission Thélot, mais aussi de milliers de réunions où profs, parents et experts ont donné leur avis. Certains ont réclamé plus de sévérité avec les élèves, d’autres davantage de profs. A François Fillon de trancher. De pré-rapports en petites phrases, le ministre a déjà dévoilé des pistes.
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Le Monde daté du 19/11/04
Bac, collège, redoublement : la réforme de François Fillon
Transformation du brevet des collèges, réforme du baccalauréat, renforcement du redoublement, définition d'un "socle commun" de connaissances, langue vivante obligatoire dès le CE1... Tels sont les points les plus spectaculaires du projet de loi d'orientation sur l'école que François Fillon devait présenter jeudi 18 novembre, au cours de l'émission "100 minutes pour convaincre" sur France 2.
Voulue par le président de la République, cette loi devrait être examinée par le Parlement au début de l'année 2005 pour une application à la rentrée 2006.
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"A leur arrivée au lycée, c'est un peu tard pour remédier à leurs difficultés"
Des enseignants s'expriment sur le socle commun qui sera mis en place.
"Un smic culturel ? Mais, en son temps, le smic a été considéré comme un acquis !"
Nathalie Noël, 31 ans, professeur d'espagnol au lycée Corot de Savigny-sur-Orge (Essonne).
"L'idée du socle commun me séduit dans le sens où nous, professeurs de lycée, nous voyons bien que l'hétérogénéité des élèves de 2e est énorme. Lorsqu'ils arrivent au lycée, c'est un peu tard pour remédier à leurs difficultés. L'instauration d'un socle commun pourrait peut-être permettre de sortir de l'hypocrisie qui fait que les élèves passent d'une classe à l'autre sans maîtriser l'essentiel. On compare ce socle à un smic culturel ? Mais en son temps, le smic a été considéré comme un acquis ! Tout dépendra du niveau d'exigence : s'il est trop ambitieux, on restera dans l'hypocrisie, s'il n'est pas assez ambitieux, cela n'aidera pas les élèves les plus faibles."
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Le ministre mise sur sa réforme pour se relancer
Le retour en grâce ? Invité, sur France 2, de l'émission "Cent minutes pour convaincre", jeudi 18 novembre, François Fillon comptait bien profiter de cette tribune médiatique pour réintégrer le club de ceux qui peuvent rêver de Matignon. Longtemps présenté comme le principal rival de Nicolas Sarkozy pour succéder à Jean-Pierre Raffarin, le ministre de l'éducation nationale a perdu la main depuis un peu plus d'un an. Mais, depuis le 14-Juillet, et le discours de Jacques Chirac qui a fait de la loi sur l'école sa priorité, M. Fillon espère bien regagner la confiance du président.
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jeudi, novembre 18, 2004
mercredi, novembre 17, 2004
Revue de presse du mercredi 17 novembre 2004
«A certains moments, plus on avance et moins c'est clair», confiait le ministre de l’éducation il y a encore quinze jours,C’est ce que nous apprend le Figaro aujourd’hui. On a envie de lui répondre « Pour nous aussi ! »tant ses dernières déclarations nous font craindre le pire sur la future loi d’orientation. On en saura plus demain lors de l’émission télévisée. On apprend aussi que François Fillon le répète à l'envi : «Il ne va pas s'agir d'une nouvelle loi mais d'une adaptation de la loi de 1989» C'est ainsi que, pour l'heure, l'objectif de mener 80% d'une classe d'âge au bac est bel et bien maintenu dans le projet.A cela va s'ajouter l'idée que 100% des élèves devront sortir du système éducatif en ayant validé le socle commun des connaissances. A voir…
A lire aussi dans Libération, une mise au point sur les TPE et les chiffres utilisés par le Ministre pour justifier sa décision de les supprimer
Enfin, demain débute le salon de l’éducation. En préambule de cet évènement, s’est tenue une journée ayant pour thème « Les associations complément d’objet direct de l’école » dont la presse se fait l’écho.
Bonne Lecture...
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Libération du 17/11/04
TPE : les étranges chiffres de M. Fillon
Selon le ministre, «95 %» des travaux personnels encadrés seraient détournés. Faux, rétorquent les profs.
Lire la suite de l’article
L'éducation passe aussi par les associations
L’école va se sentir moins seule. 51 % des Français penseraient en effet que «l'éducation des enfants ne relève pas de manière exclusive de l'école et des parents», selon un sondage TNS Sofres réalisé pour le Salon de l'éducation. Ce dernier ouvrira ses portes demain mais une journée «lever de rideau» est consacrée dès aujourd'hui à l'articulation entre mondes associatif et scolaire _ logique : l'ordonnateur du Salon est la Ligue de l'enseignement, qui fédère des milliers d'associations à vocation éducative.
Lire la suite de l’article
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Le Figaro du 17/11/04
Ecole-entreprise : un couple essentiel pour notre avenir
PAR MICHEL PÉBEREAUPrésident de BNP Paribas et président du comité sur l'école du Medef
[…]A l'heure où chacun s'accorde sur la nécessité de refonder l'école pour l'adapter aux défis de notre siècle, c'est une nouvelle fois dans l'interrogation sur notre projet de société que nous devons chercher les lignes directrices de notre action. Sur quoi voulons-nous fonder le développement de la France de demain ? A chacun sa réponse. La mienne serait : sur la culture, sur la solidarité, sur les entreprises et sur l'Europe. La culture, parce qu'elle est le moyen de fonder et de diffuser l'humanisme qui caractérise notre identité et le sens esthétique qui fonde notre joie de vivre ; la solidarité parce qu'elle est la traduction en actes d'un humanisme qui, sans elle, aurait peu de chances de s'inscrire dans la réalité ; les entreprises, parce que, pour disposer des richesses nécessaires au bien-être des Français et pour pouvoir les répartir, il faut les avoir créées, et parce que seule l'entreprise permet d'atteindre cet objectif ; et aussi parce que l'entreprise est une collectivité humaine particulièrement fédératrice, et un lieu de solidarité ; l'Europe, enfin, parce que, dans la mondialisation qui s'accélère, elle incarne l'espace critique nécessaire aux pays qui croient à la culture, à la solidarité et au rôle des entreprises pour développer un modèle efficace et compétitif conforme à leurs convictions : l'Europe est notre nouvelle frontière ; le rêve français du XXIe siècle est un rêve européen.
Dire de quelle manière l'école doit contribuer à la diffusion de la culture, à l'enseignement des valeurs de solidarité et à l'enracinement du sentiment européen ne relève certes pas de la compétence des chefs d'entreprise, mais ces éléments sont moteurs dans la vie d'une entreprise moderne.[…]
Les entreprises sont des lieux d'expression des talents, de tous les talents, de l'habileté manuelle jusqu'aux capacités intellectuelles en passant par la capacité de jugement. Cette demande de talents variés augmente sans cesse. Face à cette attente, l'école doit retrouver sa capacité de reconnaître la «pluralité des excellences», comme le demandaient autrefois Langevin et Wallon, c'est-à-dire de déceler et de promouvoir le meilleur de chacun, en traitant également capacités intellectuelles et habileté manuelle, sens de l'abstraction et goût du concret, en poussant les meilleurs, dans chacun de ces domaines, aussi loin qu'ils peuvent aller, quel que soit le milieu dont ils sont issus. L'orientation par défaut, l'orientation par l'échec, qu'on a trop souvent vécue ces dernières années, est de ce point de vue un formidable gâchis. Les différentes filières doivent bénéficier d'un rôle, d'une place, d'un statut équivalents au sein du système éducatif et disposer d'une égale noblesse dans l'esprit des familles comme des enfants. C'est ainsi que l'orientation scolaire pourra légitimement, comme c'est nécessaire, prendre en compte non seulement les souhaits des jeunes, mais aussi leurs aptitudes propres, et les perspectives de leur futur emploi.
Les entreprises sont prêtes, si on le souhaite, à apporter leur concours à une telle évolution. D'abord en fournissant avec les services compétents de prospective de l'Etat et avec les observatoires prospectifs des métiers et des qualifications mis en place par les partenaires sociaux une information détaillée, tant qualitative que quantitative, sur les métiers auxquels permettent d'accéder les différents diplômes de l'enseignement général, technologique et professionnel, aux différents niveaux, en venant présenter et expliquer les différents métiers dans les établissements d'enseignement qui le désirent.
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Ecole : la réforme Fillon se dessine
Le «brain storming» bat son plein au ministère de l'Education. Demain soir, François Fillon, le ministre en charge, présentera au cours de l'émission «100 Minutes pour convaincre» sur France 2, les grandes lignes du projet de la loi d'orientation pour l'école. En l'état actuel, il comporte une quinzaine d'articles dont un pour valider le rapport prévu en annexe. Par comparaison, la loi d'orientation de Lionel Jospin en 1989 était composée de 36 articles. Claude Allègre, ancien ministre de l'Education, et Gérard Aschieri, président de la plus importante Fédération syndicale de l'éducation (FSU), seront ses deux principaux contradicteurs. Cette loi, voulue par le président de la République, est pilotée par la Rue de Grenelle (ministère) mais elle est également suivie de très près par la Rue de Varenne (Matignon). Jean-Pierre Raffarin a en effet inscrit la réforme du système éducatif comme l'un de ces trois objectifs pour 2005.
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Le forum annuel d'une «éducation partagée»
C'est pour donner toute leur place aux questions éducatives – remise du rapport de la commission pour l'avenir de l'école, débat qui doit s'engager pour une nouvelle loi d'orientation – et aux pratiques sur lesquelles elles s'appuient qu'une Cité de l'éducation sera au coeur de ce sixième salon, annonce Jean-Marc Roirant, secrétaire général de la Ligue de l'enseignement, organisatrice de la sixième édition du Salon de l'éducation qui ouvre ses portes demain, jusqu'à dimanche. Parce que l'éducation est une responsabilité partagée.»
Innovation de cette année et conçue symboliquement comme une ville, la Cité de l'éducation proposera des débats sur des thèmes passionnants (discrimination, racisme, antisémitisme : quelles réponses éducatives ? 80% d'une classe d'âge au niveau baccalauréat : utopie, gadget ou nécessité ? Un socle commun des connaissances pour tous : ambition ou régression ?...), ainsi que des ateliers (calligraphie, gravure...), une médiathèque ou encore des projections de films d'auteur.
A l'instar des précédentes éditions, le salon, organisé par la Ligue de l'enseignement et le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche – qui présente et expliquera ses différentes actualités – avec Educatec, L'Etudiant et l'Onisep, a pour ambition globale d'allier réflexion, échange et rencontres, au travers de l'exposition, sur 72 000 m2, de l'ensemble des partenaires et acteurs du système éducatif et de la formation continue – soit 2 000 exposants.
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Associations : «COD» de l'école
Aujourd'hui mercredi, la Ligue organise une journée – ouverte aux partenaires et acteurs du système éducatif – sur «Les associations, complément d'objet direct de l'école», afin de «resituer la fonction des associations, promouvoir leur rôle, si important dans le système éducatif avant, pendant, après, et de les revaloriser dans la vie de tous les jours».
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L'Humanité du 17/11/04
La précarité au tableau d’honneur
Qu’ils appellent cela le Précarithon ou « les Mercredis de la précarité »,les propos de ceux qui manifestent devant les rectorats depuis septembre sont les mêmes : dénoncer un chômage croissant des contractuels de l’éducation
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Le Parisien du 17/11/04
Grève des profs le 7 décembre
LES SYNDICATS prennent les devants. Avant même que François Fillon ne dévoile demain soir sa future loi d'orientation sur l'école, le Snes-FSU, principale organisation des enseignants des collèges et des lycées, appelle à la grève pour le 7 décembre et à des réunions dans tous les établissements le 29 novembre « pour préparer la réussite du mouvement ».
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Les bonnes pistes au Salon de l'éducation
LE SALON de l'éducation ouvre jeudi, on peut dès aujourd'hui préparer au mieux la visite : ne serait-ce que pour bénéficier d'invitations gratuites* pour profiter des 72 000 m 2 déployés porte de Versailles à Paris (XV e ) où se pressent un demi-million de jeunes et de parents. L'une des premières motivations : « Le hall 7.3, qui regroupe tous les stands liés aux métiers et aux formations, explique Eric Favey, secrétaire national de la Ligue de l'enseignement, organisateur de l'événement. Nous avons réaménagé l'espace pour offrir aux élèves de véritables lieux d'entretiens, épaulés par des conseillers d'orientation psychologues.» Dès la 6 e , même si l'orientation est plus tardive (en fin de collège), on peut commencer son parcours d'orientation.
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La Croix du 17/11/04
La loi sur les signes religieux perturbe les aumôneries
Les temps sont durs pour les aumôneries de l’enseignement public. À peine est-on parvenu à une solution concernant l’affaire de Toulon, où le proviseur du lycée Dumont-d’Urville a suspendu les activités du P. Antoine Galand, que les projecteurs se tournent vers le lycée Georges-Cormier, en Seine-et-Marne, où des enseignants ont signé une pétition visant à la fermeture de l’aumônerie.
Deux cas qui ne sont pas isolés, si l’on en croit les propos de Mgr Jean-Pierre Ricard, à Lourdes, le 4 novembre : des «difficultés ont surgi», soulignait le président de la Conférence épiscopale, qui appelait les évêques à «rester vigilants» pour le respect du droit. Les textes juridiques sont en effet assez clairs : la création d’une aumônerie est de droit, lorsque les parents en font la demande, dans un lycée pourvu d’un internat. Elle est possible, si l’établissement ne comporte pas d’internat : c’est alors le recteur d’académie qui tranche, après avis du conseil d’établissement, et qui, en cas de décision favorable, donne son agrément sur le choix du responsable de l’aumônerie. Mais la nouveauté est ailleurs.
À Toulon comme à Coulommiers, les opposants à l’aumônerie se basent, non pas sur ce droit, mais sur la nouvelle loi de 2004 interdisant le port ostensible de signes religieux à l’école publique
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20 minutes du 17/11/04
Rien vu...
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Le Monde daté du 18/11/04
Les grands moyens de la Maison des
Pour Bernadette Chirac, c'est le grand jour. L'épouse du président de la République devait inaugurer, mercredi 17 novembre, en présence du maire de Paris, Bertrand Delanoë, et du ministre de la santé, Philippe Douste-Blazy, la Maison de Solenn-Maison des adolescents de l'hôpital Cochin, à Paris.
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A lire aussi dans Libération, une mise au point sur les TPE et les chiffres utilisés par le Ministre pour justifier sa décision de les supprimer
Enfin, demain débute le salon de l’éducation. En préambule de cet évènement, s’est tenue une journée ayant pour thème « Les associations complément d’objet direct de l’école » dont la presse se fait l’écho.
Bonne Lecture...
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Libération du 17/11/04
TPE : les étranges chiffres de M. Fillon
Selon le ministre, «95 %» des travaux personnels encadrés seraient détournés. Faux, rétorquent les profs.
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L'éducation passe aussi par les associations
L’école va se sentir moins seule. 51 % des Français penseraient en effet que «l'éducation des enfants ne relève pas de manière exclusive de l'école et des parents», selon un sondage TNS Sofres réalisé pour le Salon de l'éducation. Ce dernier ouvrira ses portes demain mais une journée «lever de rideau» est consacrée dès aujourd'hui à l'articulation entre mondes associatif et scolaire _ logique : l'ordonnateur du Salon est la Ligue de l'enseignement, qui fédère des milliers d'associations à vocation éducative.
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Le Figaro du 17/11/04
Ecole-entreprise : un couple essentiel pour notre avenir
PAR MICHEL PÉBEREAUPrésident de BNP Paribas et président du comité sur l'école du Medef
[…]A l'heure où chacun s'accorde sur la nécessité de refonder l'école pour l'adapter aux défis de notre siècle, c'est une nouvelle fois dans l'interrogation sur notre projet de société que nous devons chercher les lignes directrices de notre action. Sur quoi voulons-nous fonder le développement de la France de demain ? A chacun sa réponse. La mienne serait : sur la culture, sur la solidarité, sur les entreprises et sur l'Europe. La culture, parce qu'elle est le moyen de fonder et de diffuser l'humanisme qui caractérise notre identité et le sens esthétique qui fonde notre joie de vivre ; la solidarité parce qu'elle est la traduction en actes d'un humanisme qui, sans elle, aurait peu de chances de s'inscrire dans la réalité ; les entreprises, parce que, pour disposer des richesses nécessaires au bien-être des Français et pour pouvoir les répartir, il faut les avoir créées, et parce que seule l'entreprise permet d'atteindre cet objectif ; et aussi parce que l'entreprise est une collectivité humaine particulièrement fédératrice, et un lieu de solidarité ; l'Europe, enfin, parce que, dans la mondialisation qui s'accélère, elle incarne l'espace critique nécessaire aux pays qui croient à la culture, à la solidarité et au rôle des entreprises pour développer un modèle efficace et compétitif conforme à leurs convictions : l'Europe est notre nouvelle frontière ; le rêve français du XXIe siècle est un rêve européen.
Dire de quelle manière l'école doit contribuer à la diffusion de la culture, à l'enseignement des valeurs de solidarité et à l'enracinement du sentiment européen ne relève certes pas de la compétence des chefs d'entreprise, mais ces éléments sont moteurs dans la vie d'une entreprise moderne.[…]
Les entreprises sont des lieux d'expression des talents, de tous les talents, de l'habileté manuelle jusqu'aux capacités intellectuelles en passant par la capacité de jugement. Cette demande de talents variés augmente sans cesse. Face à cette attente, l'école doit retrouver sa capacité de reconnaître la «pluralité des excellences», comme le demandaient autrefois Langevin et Wallon, c'est-à-dire de déceler et de promouvoir le meilleur de chacun, en traitant également capacités intellectuelles et habileté manuelle, sens de l'abstraction et goût du concret, en poussant les meilleurs, dans chacun de ces domaines, aussi loin qu'ils peuvent aller, quel que soit le milieu dont ils sont issus. L'orientation par défaut, l'orientation par l'échec, qu'on a trop souvent vécue ces dernières années, est de ce point de vue un formidable gâchis. Les différentes filières doivent bénéficier d'un rôle, d'une place, d'un statut équivalents au sein du système éducatif et disposer d'une égale noblesse dans l'esprit des familles comme des enfants. C'est ainsi que l'orientation scolaire pourra légitimement, comme c'est nécessaire, prendre en compte non seulement les souhaits des jeunes, mais aussi leurs aptitudes propres, et les perspectives de leur futur emploi.
Les entreprises sont prêtes, si on le souhaite, à apporter leur concours à une telle évolution. D'abord en fournissant avec les services compétents de prospective de l'Etat et avec les observatoires prospectifs des métiers et des qualifications mis en place par les partenaires sociaux une information détaillée, tant qualitative que quantitative, sur les métiers auxquels permettent d'accéder les différents diplômes de l'enseignement général, technologique et professionnel, aux différents niveaux, en venant présenter et expliquer les différents métiers dans les établissements d'enseignement qui le désirent.
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Ecole : la réforme Fillon se dessine
Le «brain storming» bat son plein au ministère de l'Education. Demain soir, François Fillon, le ministre en charge, présentera au cours de l'émission «100 Minutes pour convaincre» sur France 2, les grandes lignes du projet de la loi d'orientation pour l'école. En l'état actuel, il comporte une quinzaine d'articles dont un pour valider le rapport prévu en annexe. Par comparaison, la loi d'orientation de Lionel Jospin en 1989 était composée de 36 articles. Claude Allègre, ancien ministre de l'Education, et Gérard Aschieri, président de la plus importante Fédération syndicale de l'éducation (FSU), seront ses deux principaux contradicteurs. Cette loi, voulue par le président de la République, est pilotée par la Rue de Grenelle (ministère) mais elle est également suivie de très près par la Rue de Varenne (Matignon). Jean-Pierre Raffarin a en effet inscrit la réforme du système éducatif comme l'un de ces trois objectifs pour 2005.
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Le forum annuel d'une «éducation partagée»
C'est pour donner toute leur place aux questions éducatives – remise du rapport de la commission pour l'avenir de l'école, débat qui doit s'engager pour une nouvelle loi d'orientation – et aux pratiques sur lesquelles elles s'appuient qu'une Cité de l'éducation sera au coeur de ce sixième salon, annonce Jean-Marc Roirant, secrétaire général de la Ligue de l'enseignement, organisatrice de la sixième édition du Salon de l'éducation qui ouvre ses portes demain, jusqu'à dimanche. Parce que l'éducation est une responsabilité partagée.»
Innovation de cette année et conçue symboliquement comme une ville, la Cité de l'éducation proposera des débats sur des thèmes passionnants (discrimination, racisme, antisémitisme : quelles réponses éducatives ? 80% d'une classe d'âge au niveau baccalauréat : utopie, gadget ou nécessité ? Un socle commun des connaissances pour tous : ambition ou régression ?...), ainsi que des ateliers (calligraphie, gravure...), une médiathèque ou encore des projections de films d'auteur.
A l'instar des précédentes éditions, le salon, organisé par la Ligue de l'enseignement et le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche – qui présente et expliquera ses différentes actualités – avec Educatec, L'Etudiant et l'Onisep, a pour ambition globale d'allier réflexion, échange et rencontres, au travers de l'exposition, sur 72 000 m2, de l'ensemble des partenaires et acteurs du système éducatif et de la formation continue – soit 2 000 exposants.
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Associations : «COD» de l'école
Aujourd'hui mercredi, la Ligue organise une journée – ouverte aux partenaires et acteurs du système éducatif – sur «Les associations, complément d'objet direct de l'école», afin de «resituer la fonction des associations, promouvoir leur rôle, si important dans le système éducatif avant, pendant, après, et de les revaloriser dans la vie de tous les jours».
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L'Humanité du 17/11/04
La précarité au tableau d’honneur
Qu’ils appellent cela le Précarithon ou « les Mercredis de la précarité »,les propos de ceux qui manifestent devant les rectorats depuis septembre sont les mêmes : dénoncer un chômage croissant des contractuels de l’éducation
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Le Parisien du 17/11/04
Grève des profs le 7 décembre
LES SYNDICATS prennent les devants. Avant même que François Fillon ne dévoile demain soir sa future loi d'orientation sur l'école, le Snes-FSU, principale organisation des enseignants des collèges et des lycées, appelle à la grève pour le 7 décembre et à des réunions dans tous les établissements le 29 novembre « pour préparer la réussite du mouvement ».
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Les bonnes pistes au Salon de l'éducation
LE SALON de l'éducation ouvre jeudi, on peut dès aujourd'hui préparer au mieux la visite : ne serait-ce que pour bénéficier d'invitations gratuites* pour profiter des 72 000 m 2 déployés porte de Versailles à Paris (XV e ) où se pressent un demi-million de jeunes et de parents. L'une des premières motivations : « Le hall 7.3, qui regroupe tous les stands liés aux métiers et aux formations, explique Eric Favey, secrétaire national de la Ligue de l'enseignement, organisateur de l'événement. Nous avons réaménagé l'espace pour offrir aux élèves de véritables lieux d'entretiens, épaulés par des conseillers d'orientation psychologues.» Dès la 6 e , même si l'orientation est plus tardive (en fin de collège), on peut commencer son parcours d'orientation.
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La Croix du 17/11/04
La loi sur les signes religieux perturbe les aumôneries
Les temps sont durs pour les aumôneries de l’enseignement public. À peine est-on parvenu à une solution concernant l’affaire de Toulon, où le proviseur du lycée Dumont-d’Urville a suspendu les activités du P. Antoine Galand, que les projecteurs se tournent vers le lycée Georges-Cormier, en Seine-et-Marne, où des enseignants ont signé une pétition visant à la fermeture de l’aumônerie.
Deux cas qui ne sont pas isolés, si l’on en croit les propos de Mgr Jean-Pierre Ricard, à Lourdes, le 4 novembre : des «difficultés ont surgi», soulignait le président de la Conférence épiscopale, qui appelait les évêques à «rester vigilants» pour le respect du droit. Les textes juridiques sont en effet assez clairs : la création d’une aumônerie est de droit, lorsque les parents en font la demande, dans un lycée pourvu d’un internat. Elle est possible, si l’établissement ne comporte pas d’internat : c’est alors le recteur d’académie qui tranche, après avis du conseil d’établissement, et qui, en cas de décision favorable, donne son agrément sur le choix du responsable de l’aumônerie. Mais la nouveauté est ailleurs.
À Toulon comme à Coulommiers, les opposants à l’aumônerie se basent, non pas sur ce droit, mais sur la nouvelle loi de 2004 interdisant le port ostensible de signes religieux à l’école publique
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20 minutes du 17/11/04
Rien vu...
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Le Monde daté du 18/11/04
Les grands moyens de la Maison des
Pour Bernadette Chirac, c'est le grand jour. L'épouse du président de la République devait inaugurer, mercredi 17 novembre, en présence du maire de Paris, Bertrand Delanoë, et du ministre de la santé, Philippe Douste-Blazy, la Maison de Solenn-Maison des adolescents de l'hôpital Cochin, à Paris.
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mardi, novembre 16, 2004
Revue de presse du mardi 16 novembre 2004
On a connu Emmanuel Davidenkoff plus inspiré, aujourd’hui dans Libération, il se fait l’écho et l’attaché de presse du groupuscule très médiatique« Sauver les lettres » qui dénonce les «petits chefs » au nom de la « liberté pédagogique »
On trouve cependant une réflexion intéressante sur les rapports entre les enseignants et les chefs d’établissements : « la distinction entre administration et pédagogie s'est érodée, Les enseignants ont dû troquer un pouvoir fort mais lointain - les inspecteurs généraux - contre un pouvoir proche, pas forcément plus efficace, mais plus menaçant - celui des chefs d'établissement».[…] D'où les réticences du corps enseignant face à l'idée de donner plus d'autonomie aux établissements ou d'entrer dans des fonctionnements contractuels, qui rapprocheraient encore le pouvoir du terrain et signeraient la fin de la «liberté pédagogique».
Bonne Lecture...
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Libération du 16/11/04
La grogne des profs monte contre leurs «petits chefs».
[…]Depuis quelques années, les aigres témoignages d'enseignants se multiplient sur ces «petits chefs» qui leur pourriraient la vie et leur ôteraient jusqu'au goût d'enseigner.
Le site web de l'association Sauver les lettres regorge de ces témoignages . C'est cet enseignant pour qui «l'infantilisation et la culpabilisation systématique exercées par certains cadres» expliquent que certains professeurs soient «plombés par la honte et un sentiment confus de culpabilité». C'est «une incompétence qui crève les yeux», dénoncée quand l'opposition à une réforme est vécue, par tel enseignant, comme «un délit d'opinion» (ici, la plume ourle régulièrement des métaphores comparant l'Education nationale à l'URSS de Staline ou au Cambodge de Pol Pot). C'est un attachement viscéral à la «liberté pédagogique» de l'enseignant : «Je lis les instructions officielles, je les passe au filtre de mon bon sens, de mon esprit critique et de mon expérience, et je transpose pour que mes élèves en retirent le plus de profit possible» (une professeure de lettres). C'est surtout une lassitude extrême face aux innovations qui se succèdent, se contredisent et posent plus de problèmes qu'elles n'en résolvent. […]
Lire la suite de l’article
A l'école de la fraternité Par Joël ROMAN.
Eduquer au respect de l'autre ne peut […]se faire si l'on ne respecte pas celui qu'on éduque et cela passe souvent par ces choses infimes, mais quotidiennes et significatives.
Seule une institution fraternelle est en mesure d'éduquer à la fraternité : que dire alors de cette fièvre d'interdits, qui fait que l'école tend à délaisser toujours plus la difficile tâche de l'éducation, toujours précaire, pour brandir chaque jour davantage d'interdits et de règlements, comme la trop célèbre loi sur le voile est venue hélas l'illustrer.
Il n'est pas jusqu'à des questions aussi graves que l'antisémitisme et le racisme qui ne fassent l'objet d'un traitement quasi exclusif par le formalisme des interdits sans que soit suffisamment prise en compte la dimension pédagogique : les insultes et autres agressions verbales, les contestations hargneuses de l'histoire doivent bien sûr être réprimées. Mais le rappel du sens de ces interdits est au moins aussi important que les interdits eux-mêmes, et cela passe par un travail pédagogique.
On oublie trop souvent que ces questions relèvent de la responsabilité collective d'adultes vis-à-vis d'enfants, ou plus généralement de mineurs, et que c'est cette dimension qui fait trop souvent défaut, les uns s'en remettant aux professionnels de l'éducation pour éviter la question, et les professionnels ne s'y attardant pas, requis par des tâches plus techniques.
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Le Figaro du 16/11/04
Rien vu… .
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L'Humanité du 16/11/04
Rien vu… .
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Le Parisien du 16/11/04
Comment décrypter l'évaluation de CE 2.
QUELQUE huit cent mille parents d'élèves de CE 2 du public comme du privé reçoivent en ce moment les résultats des évaluations de leurs enfants réalisées en début d'année. Voici nos conseils pour décrypter le score obtenu par votre enfant.
Lire la suite de l’article
« Ados, vous avalez n'importe quoi »
JACKSON RICHARDSON, handballeur et champion du monde
.
SACRÉ deux fois champion du monde en 1995 et 2001, il est sans conteste le plus grand handballeur français de tous les temps. Jackson Richardson, 35 ans, est aussi un magnifique athlète : 1,86 m pour 86 kg et pas une once de graisse. Pour maintenir son corps aux exigences du très haut niveau, la star aux célèbres « dreadlocks », qui joue aujourd'hui dans le club espagnol de Pampelune, suit une hygiène de vie saine, rigoureuse sans être ascétique. C'est cette expérience acquise au fil des ans qu'il souhaite désormais transmettre aux jeunes dans le cadre du programme baptisé Bien manger, c'est bien jouer ! Cette opération, fruit d'un partenariat entre la Fédération française de handball et le groupe Kraft Foods France (n o 2 mondial de l'agroalimentaire), s'adresse aux adolescents âgés de 12 à 15 ans inscrits dans les clubs de hand du Languedoc-Roussillon et de la région parisienne. Relayé par les entraîneurs, le programme pédagogique consiste à sensibiliser vingt mille ados aux vertus des bons comportements nutritionnels, sur la base des recommandations du Plan national nutrition santé (PNNS).
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La Croix du 16/11/04
Rien vu… .
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20 minutes du 16/11/04
Rien vu… .
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Le Monde daté du 17/11/04
Rien vu… .
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On trouve cependant une réflexion intéressante sur les rapports entre les enseignants et les chefs d’établissements : « la distinction entre administration et pédagogie s'est érodée, Les enseignants ont dû troquer un pouvoir fort mais lointain - les inspecteurs généraux - contre un pouvoir proche, pas forcément plus efficace, mais plus menaçant - celui des chefs d'établissement».[…] D'où les réticences du corps enseignant face à l'idée de donner plus d'autonomie aux établissements ou d'entrer dans des fonctionnements contractuels, qui rapprocheraient encore le pouvoir du terrain et signeraient la fin de la «liberté pédagogique».
Bonne Lecture...
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Libération du 16/11/04
La grogne des profs monte contre leurs «petits chefs».
[…]Depuis quelques années, les aigres témoignages d'enseignants se multiplient sur ces «petits chefs» qui leur pourriraient la vie et leur ôteraient jusqu'au goût d'enseigner.
Le site web de l'association Sauver les lettres regorge de ces témoignages . C'est cet enseignant pour qui «l'infantilisation et la culpabilisation systématique exercées par certains cadres» expliquent que certains professeurs soient «plombés par la honte et un sentiment confus de culpabilité». C'est «une incompétence qui crève les yeux», dénoncée quand l'opposition à une réforme est vécue, par tel enseignant, comme «un délit d'opinion» (ici, la plume ourle régulièrement des métaphores comparant l'Education nationale à l'URSS de Staline ou au Cambodge de Pol Pot). C'est un attachement viscéral à la «liberté pédagogique» de l'enseignant : «Je lis les instructions officielles, je les passe au filtre de mon bon sens, de mon esprit critique et de mon expérience, et je transpose pour que mes élèves en retirent le plus de profit possible» (une professeure de lettres). C'est surtout une lassitude extrême face aux innovations qui se succèdent, se contredisent et posent plus de problèmes qu'elles n'en résolvent. […]
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A l'école de la fraternité Par Joël ROMAN.
Eduquer au respect de l'autre ne peut […]se faire si l'on ne respecte pas celui qu'on éduque et cela passe souvent par ces choses infimes, mais quotidiennes et significatives.
Seule une institution fraternelle est en mesure d'éduquer à la fraternité : que dire alors de cette fièvre d'interdits, qui fait que l'école tend à délaisser toujours plus la difficile tâche de l'éducation, toujours précaire, pour brandir chaque jour davantage d'interdits et de règlements, comme la trop célèbre loi sur le voile est venue hélas l'illustrer.
Il n'est pas jusqu'à des questions aussi graves que l'antisémitisme et le racisme qui ne fassent l'objet d'un traitement quasi exclusif par le formalisme des interdits sans que soit suffisamment prise en compte la dimension pédagogique : les insultes et autres agressions verbales, les contestations hargneuses de l'histoire doivent bien sûr être réprimées. Mais le rappel du sens de ces interdits est au moins aussi important que les interdits eux-mêmes, et cela passe par un travail pédagogique.
On oublie trop souvent que ces questions relèvent de la responsabilité collective d'adultes vis-à-vis d'enfants, ou plus généralement de mineurs, et que c'est cette dimension qui fait trop souvent défaut, les uns s'en remettant aux professionnels de l'éducation pour éviter la question, et les professionnels ne s'y attardant pas, requis par des tâches plus techniques.
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Le Figaro du 16/11/04
Rien vu… .
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L'Humanité du 16/11/04
Rien vu… .
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Le Parisien du 16/11/04
Comment décrypter l'évaluation de CE 2.
QUELQUE huit cent mille parents d'élèves de CE 2 du public comme du privé reçoivent en ce moment les résultats des évaluations de leurs enfants réalisées en début d'année. Voici nos conseils pour décrypter le score obtenu par votre enfant.
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« Ados, vous avalez n'importe quoi »
JACKSON RICHARDSON, handballeur et champion du monde
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SACRÉ deux fois champion du monde en 1995 et 2001, il est sans conteste le plus grand handballeur français de tous les temps. Jackson Richardson, 35 ans, est aussi un magnifique athlète : 1,86 m pour 86 kg et pas une once de graisse. Pour maintenir son corps aux exigences du très haut niveau, la star aux célèbres « dreadlocks », qui joue aujourd'hui dans le club espagnol de Pampelune, suit une hygiène de vie saine, rigoureuse sans être ascétique. C'est cette expérience acquise au fil des ans qu'il souhaite désormais transmettre aux jeunes dans le cadre du programme baptisé Bien manger, c'est bien jouer ! Cette opération, fruit d'un partenariat entre la Fédération française de handball et le groupe Kraft Foods France (n o 2 mondial de l'agroalimentaire), s'adresse aux adolescents âgés de 12 à 15 ans inscrits dans les clubs de hand du Languedoc-Roussillon et de la région parisienne. Relayé par les entraîneurs, le programme pédagogique consiste à sensibiliser vingt mille ados aux vertus des bons comportements nutritionnels, sur la base des recommandations du Plan national nutrition santé (PNNS).
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La Croix du 16/11/04
Rien vu… .
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20 minutes du 16/11/04
Rien vu… .
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Le Monde daté du 17/11/04
Rien vu… .
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lundi, novembre 15, 2004
Revue de presse du lundi 15 novembre 2004
Le Parisien/Aujourd’hui nous rappelle quejeudi prochain lors de l’émission « 100 minutes pour convaincre », François Fillon devrait dévoiler une partie du contenu de la future loi d’orientation sur l’école. Ce que l’on peut dire, c’est que les dernières décisions prises par ce ministre sec augurent mal du contenu de ce texte…
Luc Bronner pour le Monde nous emmène en voyage au cœur du « Mammouth, et plus précisément de l’administration centrale de l’Éducation Nationale. On y voit comment s’élaborent les circulaires, les examens , et tousles néologismes de cette énorme structure qui emploie plus d’un million de fonctionnaires. Pour convaincre un tel mammouth, il faut bien plus que 100 minutes…
Bonne Lecture...
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Libération du 15/11/04
Courrier des lecteurs : Une autre façon d'enseigner
J'enseigne les arts plastiques au lycée de Pont-Audemer où, depuis leur création, les enseignants ont joué le jeu des travaux personnels encadrés (TPE) et y ont progressivement trouvé un véritable intérêt pédagogique. Ainsi, en terminale L spécialité arts plastiques, je travaille avec le professeur de littérature deux heures par semaine dans la même salle et ceci de septembre à février. Pendant ces six mois, les trente élèves de la classe vont travailler en groupe de deux à quatre sur un sujet qui réunit les deux disciplines afin d'aboutir à une soutenance.[…]
Il est donc regrettable que cette vraie innovation soit supprimée, car elle permettait une rencontre entre les disciplines, une confrontation des personnalités et des méthodes, une mise en pratique de l'autonomie pour les élèves, ainsi que la possibilité d'étudier des sujets pointus de manière plus approfondie. Là pouvait s'exprimer une autre façon d'apprendre et d'enseigner.
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Le Figaro du 15/11/04
Paris, mauvais élève pour l'Education nationale
Médiocres résultats de la maternelle au lycée et aggravation des inégalités analysés par l'inspection générale
«Il conviendrait de définir et appliquer une politique ferme (...) permettant de résorber la fracture et l'absence de mixité sociale qui caractérise cette académie», conclut le rapport. La balle est dans le camp du rectorat.
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L'académie décidée à réagir
«Aucunement surpris». Dans les bureaux de l'académie de Paris, Pierre Polivka, le directeur, se montre plutôt satisfait de la publication du rapport de l'Inspection générale de l'Éducation nationale portant sur l'évaluation de l'enseignement dans la capitale (lire ci-dessus). «Ce rapport confirme les analyses que nous avons conduites quand nous sommes arrivés», explique-t-il. A savoir : des résultats bien en deçà de ce qu'ils devraient être au regard de la population de la capitale et des avantages culturels qu'elle offre, et un écart qui se creuse entre les élèves des milieux favorisés et les autres au fur et à mesure qu'ils avancent dans leur scolarité. «Les ciseaux ne cessent de s'ouvrir de la maternelle au post-bac», précise Pierre Polivka. […]
Reste que les autorités académiques ont déjà bien avancé. Maurice Quénet, le recteur de l'académie, a en effet demandé il y a plusieurs mois que soit élaboré un plan académique d'amélioration des performances de la Ville de Paris. Le projet répond en partie aux critiques émises par le rapport de l'Inspection.
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L'Humanité du 15/11/04
Rien vu...
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Le Parisien du 15/11/04
Ce que les parents attendent
C'EST une semaine décisive pour l'avenir de l'école. François Fillon s'apprête enfin à sortir d'un long silence. Après la remise du rapport Thélot, recueil de propositions pour « la réussite de tous les élèves » puis des semaines de rencontres avec des professeurs, les syndicats d'enseignants, les parents d'élèves, les intellectuels ou des parlementaires, le ministre de l'Education dévoilera jeudi, lors de l'émission de France 2 « 100 Minutes pour convaincre », les grandes lignes de son projet de loi sur l'école, qui entrera en application en septembre 2006.
Mais que retiendra François Fillon de toutes ces consultations, sans oublier celle du public, qui continue en ce moment sur le site dédié à cette fameuse loi* ? A en croire les réactions recueillies - quelque 515 sur 48 000 visites depuis juste un mois -, le ministre ne va pas contenter tout le monde...
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La Croix du 15/11/04
Rien vu...
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20 minutes du 15/11/04
Rien vu...
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Le Monde daté du 15/11/04
Les petits pas du "mammouth"
Claude Allègre, en 1997, l'avait qualifié de "mammouth". Voyage dans une énorme machine administrative : le ministère de l'éducation.
Voici la tête du "mammouth" en pleine cogitation : comme chaque semaine, les quatorze directeurs de l'administration centrale du ministère de l'éducation nationale ont pris place face aux principaux membres du cabinet du ministre, François Fillon. Il y a là douze hommes et deux femmes chargés de faire fonctionner ce qu'il est convenu d'appeler la "Rue de Grenelle" (Paris-7e), son million de fonctionnaires et ses 14 millions d'élèves et d'étudiants.
Le premier de ces directeurs gère les 65 milliards d'euros de la "maison". Le deuxième a la responsabilité des programmes scolaires de la maternelle au lycée. Le troisième pilote le plus grand service du personnel de France avec pas moins de 900 000 enseignants. Le quatrième supervise les universités...
La réunion a lieu au 110, rue de Grenelle, dans l'hôtel de Rochechouart, un immeuble édifié à la fin du XVIIIe siècle qui abrite ce ministère depuis près de deux siècles. Le lieu respire l'histoire de l'école et de la République : François Guizot y institua la liberté de l'enseignement primaire ; Jules Ferry y promulgua l'école laïque, gratuite et obligatoire... Comme tous les visiteurs, les hauts fonctionnaires ont emprunté le "grand escalier" décoré des portraits des 172 ministres ayant travaillé ici.[…] Contre toutes les idées reçues, la Rue de Grenelle est en train d'accomplir sa mue. Lentement, elle apprend à ne plus tout gérer de Paris et à faire confiance au "terrain". Le "mammouth" a ainsi entamé une sévère cure d'amaigrissement : depuis 1985, l'administration centrale a vu ses effectifs diminuer de près d'un tiers grâce à sa modernisation interne et la déconcentration de certaines de ses tâches vers les rectorats.
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Luc Bronner pour le Monde nous emmène en voyage au cœur du « Mammouth, et plus précisément de l’administration centrale de l’Éducation Nationale. On y voit comment s’élaborent les circulaires, les examens , et tousles néologismes de cette énorme structure qui emploie plus d’un million de fonctionnaires. Pour convaincre un tel mammouth, il faut bien plus que 100 minutes…
Bonne Lecture...
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Libération du 15/11/04
Courrier des lecteurs : Une autre façon d'enseigner
J'enseigne les arts plastiques au lycée de Pont-Audemer où, depuis leur création, les enseignants ont joué le jeu des travaux personnels encadrés (TPE) et y ont progressivement trouvé un véritable intérêt pédagogique. Ainsi, en terminale L spécialité arts plastiques, je travaille avec le professeur de littérature deux heures par semaine dans la même salle et ceci de septembre à février. Pendant ces six mois, les trente élèves de la classe vont travailler en groupe de deux à quatre sur un sujet qui réunit les deux disciplines afin d'aboutir à une soutenance.[…]
Il est donc regrettable que cette vraie innovation soit supprimée, car elle permettait une rencontre entre les disciplines, une confrontation des personnalités et des méthodes, une mise en pratique de l'autonomie pour les élèves, ainsi que la possibilité d'étudier des sujets pointus de manière plus approfondie. Là pouvait s'exprimer une autre façon d'apprendre et d'enseigner.
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Le Figaro du 15/11/04
Paris, mauvais élève pour l'Education nationale
Médiocres résultats de la maternelle au lycée et aggravation des inégalités analysés par l'inspection générale
«Il conviendrait de définir et appliquer une politique ferme (...) permettant de résorber la fracture et l'absence de mixité sociale qui caractérise cette académie», conclut le rapport. La balle est dans le camp du rectorat.
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L'académie décidée à réagir
«Aucunement surpris». Dans les bureaux de l'académie de Paris, Pierre Polivka, le directeur, se montre plutôt satisfait de la publication du rapport de l'Inspection générale de l'Éducation nationale portant sur l'évaluation de l'enseignement dans la capitale (lire ci-dessus). «Ce rapport confirme les analyses que nous avons conduites quand nous sommes arrivés», explique-t-il. A savoir : des résultats bien en deçà de ce qu'ils devraient être au regard de la population de la capitale et des avantages culturels qu'elle offre, et un écart qui se creuse entre les élèves des milieux favorisés et les autres au fur et à mesure qu'ils avancent dans leur scolarité. «Les ciseaux ne cessent de s'ouvrir de la maternelle au post-bac», précise Pierre Polivka. […]
Reste que les autorités académiques ont déjà bien avancé. Maurice Quénet, le recteur de l'académie, a en effet demandé il y a plusieurs mois que soit élaboré un plan académique d'amélioration des performances de la Ville de Paris. Le projet répond en partie aux critiques émises par le rapport de l'Inspection.
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L'Humanité du 15/11/04
Rien vu...
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Le Parisien du 15/11/04
Ce que les parents attendent
C'EST une semaine décisive pour l'avenir de l'école. François Fillon s'apprête enfin à sortir d'un long silence. Après la remise du rapport Thélot, recueil de propositions pour « la réussite de tous les élèves » puis des semaines de rencontres avec des professeurs, les syndicats d'enseignants, les parents d'élèves, les intellectuels ou des parlementaires, le ministre de l'Education dévoilera jeudi, lors de l'émission de France 2 « 100 Minutes pour convaincre », les grandes lignes de son projet de loi sur l'école, qui entrera en application en septembre 2006.
Mais que retiendra François Fillon de toutes ces consultations, sans oublier celle du public, qui continue en ce moment sur le site dédié à cette fameuse loi* ? A en croire les réactions recueillies - quelque 515 sur 48 000 visites depuis juste un mois -, le ministre ne va pas contenter tout le monde...
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La Croix du 15/11/04
Rien vu...
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20 minutes du 15/11/04
Rien vu...
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Le Monde daté du 15/11/04
Les petits pas du "mammouth"
Claude Allègre, en 1997, l'avait qualifié de "mammouth". Voyage dans une énorme machine administrative : le ministère de l'éducation.
Voici la tête du "mammouth" en pleine cogitation : comme chaque semaine, les quatorze directeurs de l'administration centrale du ministère de l'éducation nationale ont pris place face aux principaux membres du cabinet du ministre, François Fillon. Il y a là douze hommes et deux femmes chargés de faire fonctionner ce qu'il est convenu d'appeler la "Rue de Grenelle" (Paris-7e), son million de fonctionnaires et ses 14 millions d'élèves et d'étudiants.
Le premier de ces directeurs gère les 65 milliards d'euros de la "maison". Le deuxième a la responsabilité des programmes scolaires de la maternelle au lycée. Le troisième pilote le plus grand service du personnel de France avec pas moins de 900 000 enseignants. Le quatrième supervise les universités...
La réunion a lieu au 110, rue de Grenelle, dans l'hôtel de Rochechouart, un immeuble édifié à la fin du XVIIIe siècle qui abrite ce ministère depuis près de deux siècles. Le lieu respire l'histoire de l'école et de la République : François Guizot y institua la liberté de l'enseignement primaire ; Jules Ferry y promulgua l'école laïque, gratuite et obligatoire... Comme tous les visiteurs, les hauts fonctionnaires ont emprunté le "grand escalier" décoré des portraits des 172 ministres ayant travaillé ici.[…] Contre toutes les idées reçues, la Rue de Grenelle est en train d'accomplir sa mue. Lentement, elle apprend à ne plus tout gérer de Paris et à faire confiance au "terrain". Le "mammouth" a ainsi entamé une sévère cure d'amaigrissement : depuis 1985, l'administration centrale a vu ses effectifs diminuer de près d'un tiers grâce à sa modernisation interne et la déconcentration de certaines de ses tâches vers les rectorats.
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samedi, novembre 13, 2004
Revue de presse des hebdomadaires
(semaine du 8 novembre au 14 novembre 2004)
La bonne surprise de la semaine vient de Madame Figaro où on peut lire un article assez bien documenté et précis sur la motivation. On y trouve même une interview de Philippe Meirieu qui rappelle utilement que l’ennui a toujours existé mais qu’autrefois on le tolérait parce qu’il était plein de promesses. C’est la remise en question de l’ascenseur social et de l’idéal méritocratique qui est peut être la première source de démotivation.
Les hebdomadaires reviennent également sur l’avant-dernière décision de Fillon (avant la suppression des TPE), c’est-à-dire le retour de la punition collective. Parions sur la prochaine décision : la réinstauration du certificat d’études ou la fin de la mixité ?
Bonne lecture
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Le Nouvel Observateur du jeudi 11 novembre 2004 -
Punition collective
Emoi chez les parents d’élè-ves. François Fillon, le ministre de l’Education, en fait beaucoup pour s’attirer les bonnes grâces des professeurs. Quitte à tomber à côté. Dans une circulaire du 28 octobre, sous prétexte de rétablir leur autorité, qu’il croit perdue, il leur redonne le droit d’infliger des sanctions collectives, qui avait disparu des textes depuis 2000: quand les circonstances l’exigent, le professeur pourra donner un travail supplémentaire à l’ensemble des élèves de la classe. Qui sera assez fou pour appliquer une telle mesure? Les enseignants, surtout dans les établissements difficiles, savent bien qu’ils vont au clash en distribuant des punitions injustes, et qu’il vaut mille fois mieux dialoguer, négocier qu’aller à l’affrontement. «François Fillon s’adresse à ses électeurs, il ne s’adresse pas à la profession», résume une principale de collège. Récemment, il voulait réhabiliter la dictée et la récitation au primaire. «Nous n’avons jamais cessé de les pratiquer!», s’insurgent les instituteurs. Dans quel monde vit donc notre ministre?Lire la suite de l’article
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Le Point du 11 novembre 2004
Rien vu …
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L'Express du lundi 8 novembre 2004
Punition : tous coupables?
Tout le monde au piquet! Ces jours-ci, une circulaire concoctée par François Fillon relance la punition collective, bannie depuis quatre ans. Désormais, donc, on pourra «sanctionner le comportement d'un groupe d'élèves identifiés qui, par exemple, perturbe le fonctionnement de la classe». Et donner un travail supplémentaire à celle-ci, «quand les circonstances l'exigent».
Après la tentation de l'uniforme, l'éloge de la dictée, voilà qu'on rêve d'un retour à l'autorité sépia. Comme si l'école n'en finissait plus d'expier les dérives libertaires de Mai 68. Comme si, démunies face à la montée des incivilités, l'école et la société séchaient devant la difficulté de refonder l'autorité. «En matière de sanction, après un mouvement continu d'assouplissement entamé au XIXe siècle, nous vivons, depuis les années 1960, une période de doute, analyse Eirick Prairat, professeur à l'université Nancy II et auteur de La Sanction en éducation (PUF). Où placer le curseur de la sévérité? Comment sévir quand l'idéologie a disqualifié la punition, quand celle-ci sonne, pour l'enseignant, comme un échec éducatif?»
Pour autant, l'école n'a jamais sombré dans le laxisme. Selon un sondage récent du Credoc, les deux tiers des collégiens disent avoir été punis: colles, textes à copier… Conseils de discipline et exclusions se multiplient. «Taboue dans les années 1970, la sanction ne l'est plus depuis la montée de la violence scolaire dans les années 1990. On n'a jamais renoncé à la punition. Mais on l'a adaptée à nos normes démocratiques.» Les élèves sont représentés aux conseils de discipline. Et, depuis une circulaire publiée en 2000, la sanction disciplinaire est régie par les principes généraux du droit: elle doit être proportionnelle à la faute et individualisée, pour responsabiliser son auteur. En clair, elle doit avoir des «vertus éducatives» et non procéder de la brimade. «C'était une réforme inévitable dans nos sociétés démocratiques, où la passion de l'égalité et l'exigence de transparence rendent insupportables l'arbitraire», observe Prairat. Mais une frange d'enseignants ont vu, dans cette circulaire, une atteinte à leurs prérogatives, estimant que l'on conférait trop de droits à l'élève. Avec la punition collective, François Fillon réarme le bras professoral.[…]
Lire la suite de l’article
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 13 novembre 2004
ENQUÊTE : L’urgence ? Motiver les élèves
Il est le seul à n’avoir rien dit. Pas une fois il n’a levé le doigt pour répondre aux questions du prof. Tous les autres ont participé à cette heure hebdomadaire d’éducation civique, pas lui. Ils sont en 4e à Pierre-de-Geyter, un collège de la banlieue parisienne (Saint-Denis). Il y a le petit brun au fond de la classe qui bondit sur sa chaise pour prendre la parole ; Aminata, grands anneaux rouges aux oreilles, cheveux soigneusement tirés, qui sourit tout le temps et s’applique à bien écrire dans son cahier.
Alexandre, qui fait gentiment le pitre. La classe participe allègrement et plutôt sagement à ce cours consacré au droit de manifester, à la liberté de s’exprimer, etc. Incontestablement, le sujet les branche. Il y est question de religion, de lois, de l’Arabie saoudite, du système parlementaire français... La classe est attentive, réactive. À l’exception de Marc, qui s’étale sur sa table dès que l’enseignant écrit au tableau, toujours en retard pour prendre les notes ; il a oublié son “ polycop ”, il regarde ailleurs, assis de travers sur sa chaise. À l’évidence, il s’ennuie ! Le professeur Iannis Roder, jeune trentenaire agrégé d’histoire-géographie, l’a repéré dès la rentrée. Ce n’est que la deuxième heure de classe avec ce groupe d’élèves, mais il sait qu’il va falloir s’occuper de cet adolescent. Signe particulier : manque de motivation.[…]
La cohorte des démotivés. On la rencontre essentiellement dans les premières classes du primaire (CP et CE1) et au collège. Elle angoisse les familles, la preuve en a été faite grâce au débat national sur l’avenir de l’école : la question “ comment motiver et faire travailler efficacement les élèves ? ” est celle qui a été le plus souvent abordée au cours de la consultation organisée par la commission Thélot à l’automne 2003. Deux fois plus que les autres thèmes, dont celui de la violence scolaire, qu’on aurait pu croire en tête des sujets d’inquiétude des parents. Spectaculaire. La motivation de leurs enfants à l’école est désormais la première préoccupation des parents et des enseignants.
Des élèves démotivés : à qui la faute ? Si l’on écoute les parents, c’est tout le système scolaire qui est coupable : des classes trop chargées, des programmes ennuyeux, des rythmes incohérents, des notes humiliantes, des profs eux-mêmes démotivés. Ces derniers incriminent les parents, accusés de prendre systématiquement le parti de leurs enfants face à l’école, de contribuer à la désacralisation de l’institution. Qui a raison, qui a tort ?
La relation à l’enseignant influence naturellement l’implication de l’élève dans le travail scolaire.[…] Autre levier de démotivation entre les mains des enseignants : l’évaluation, les notes et appréciations. [...]Aux enseignants qui désespèrent de leurs élèves, le directeur de l’IUFM de Lyon, Philippe Meirieu (qui fut l’un des premiers à s’intéresser à cet enjeu), rappelle cette phrase du philosophe Alain : “ Il y a des manières d’interroger qui tuent la bonne réponse. ”
Aucun doute pour lui, la relation à l’enseignant est essentielle dans la motivation. Mais il distingue d’autres facteurs déterminants, au premier rang desquels la fin de la mobilité sociale et l’environnement culturel. Pourquoi n’avez-vous plus ou pas envie d’aller à l’école ? Beaucoup d’enfants répondent qu’ils n’y trouvent tout simplement aucun intérêt. Mais l’école a-t-elle jamais eu un sens aux yeux de ses élèves ? “ Oui, martèle Philippe Meirieu, les élèves acceptaient même de s’ennuyer il y a quelques années ! L’ennui n’est d’ailleurs pas plus important aujourd’hui qu’hier, mais les élèves le toléraient parce qu’il était plein de promesses. L’école imposait à l’enfant le fait de s’investir dans des tâches fastidieuses, dans la mesure où il serait payé au centuple de gratification personnelle, sociale et même financière. La méritocratie républicaine fonctionnait très bien et, finalement, on pouvait se passer de la motivation !"[...]
Lire la suite de l’article (1ère partie)
Lire la suite de l’enquête sur la motivation
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Politis du 11 novembre 2004
Rien vu...
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Marianne du 11 novembre 2004
Rien vu...
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Les hebdomadaires reviennent également sur l’avant-dernière décision de Fillon (avant la suppression des TPE), c’est-à-dire le retour de la punition collective. Parions sur la prochaine décision : la réinstauration du certificat d’études ou la fin de la mixité ?
Bonne lecture
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Le Nouvel Observateur du jeudi 11 novembre 2004 -
Punition collective
Emoi chez les parents d’élè-ves. François Fillon, le ministre de l’Education, en fait beaucoup pour s’attirer les bonnes grâces des professeurs. Quitte à tomber à côté. Dans une circulaire du 28 octobre, sous prétexte de rétablir leur autorité, qu’il croit perdue, il leur redonne le droit d’infliger des sanctions collectives, qui avait disparu des textes depuis 2000: quand les circonstances l’exigent, le professeur pourra donner un travail supplémentaire à l’ensemble des élèves de la classe. Qui sera assez fou pour appliquer une telle mesure? Les enseignants, surtout dans les établissements difficiles, savent bien qu’ils vont au clash en distribuant des punitions injustes, et qu’il vaut mille fois mieux dialoguer, négocier qu’aller à l’affrontement. «François Fillon s’adresse à ses électeurs, il ne s’adresse pas à la profession», résume une principale de collège. Récemment, il voulait réhabiliter la dictée et la récitation au primaire. «Nous n’avons jamais cessé de les pratiquer!», s’insurgent les instituteurs. Dans quel monde vit donc notre ministre?Lire la suite de l’article
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Le Point du 11 novembre 2004
Rien vu …
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L'Express du lundi 8 novembre 2004
Punition : tous coupables?
Tout le monde au piquet! Ces jours-ci, une circulaire concoctée par François Fillon relance la punition collective, bannie depuis quatre ans. Désormais, donc, on pourra «sanctionner le comportement d'un groupe d'élèves identifiés qui, par exemple, perturbe le fonctionnement de la classe». Et donner un travail supplémentaire à celle-ci, «quand les circonstances l'exigent».
Après la tentation de l'uniforme, l'éloge de la dictée, voilà qu'on rêve d'un retour à l'autorité sépia. Comme si l'école n'en finissait plus d'expier les dérives libertaires de Mai 68. Comme si, démunies face à la montée des incivilités, l'école et la société séchaient devant la difficulté de refonder l'autorité. «En matière de sanction, après un mouvement continu d'assouplissement entamé au XIXe siècle, nous vivons, depuis les années 1960, une période de doute, analyse Eirick Prairat, professeur à l'université Nancy II et auteur de La Sanction en éducation (PUF). Où placer le curseur de la sévérité? Comment sévir quand l'idéologie a disqualifié la punition, quand celle-ci sonne, pour l'enseignant, comme un échec éducatif?»
Pour autant, l'école n'a jamais sombré dans le laxisme. Selon un sondage récent du Credoc, les deux tiers des collégiens disent avoir été punis: colles, textes à copier… Conseils de discipline et exclusions se multiplient. «Taboue dans les années 1970, la sanction ne l'est plus depuis la montée de la violence scolaire dans les années 1990. On n'a jamais renoncé à la punition. Mais on l'a adaptée à nos normes démocratiques.» Les élèves sont représentés aux conseils de discipline. Et, depuis une circulaire publiée en 2000, la sanction disciplinaire est régie par les principes généraux du droit: elle doit être proportionnelle à la faute et individualisée, pour responsabiliser son auteur. En clair, elle doit avoir des «vertus éducatives» et non procéder de la brimade. «C'était une réforme inévitable dans nos sociétés démocratiques, où la passion de l'égalité et l'exigence de transparence rendent insupportables l'arbitraire», observe Prairat. Mais une frange d'enseignants ont vu, dans cette circulaire, une atteinte à leurs prérogatives, estimant que l'on conférait trop de droits à l'élève. Avec la punition collective, François Fillon réarme le bras professoral.[…]
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 13 novembre 2004
ENQUÊTE : L’urgence ? Motiver les élèves
Il est le seul à n’avoir rien dit. Pas une fois il n’a levé le doigt pour répondre aux questions du prof. Tous les autres ont participé à cette heure hebdomadaire d’éducation civique, pas lui. Ils sont en 4e à Pierre-de-Geyter, un collège de la banlieue parisienne (Saint-Denis). Il y a le petit brun au fond de la classe qui bondit sur sa chaise pour prendre la parole ; Aminata, grands anneaux rouges aux oreilles, cheveux soigneusement tirés, qui sourit tout le temps et s’applique à bien écrire dans son cahier.
Alexandre, qui fait gentiment le pitre. La classe participe allègrement et plutôt sagement à ce cours consacré au droit de manifester, à la liberté de s’exprimer, etc. Incontestablement, le sujet les branche. Il y est question de religion, de lois, de l’Arabie saoudite, du système parlementaire français... La classe est attentive, réactive. À l’exception de Marc, qui s’étale sur sa table dès que l’enseignant écrit au tableau, toujours en retard pour prendre les notes ; il a oublié son “ polycop ”, il regarde ailleurs, assis de travers sur sa chaise. À l’évidence, il s’ennuie ! Le professeur Iannis Roder, jeune trentenaire agrégé d’histoire-géographie, l’a repéré dès la rentrée. Ce n’est que la deuxième heure de classe avec ce groupe d’élèves, mais il sait qu’il va falloir s’occuper de cet adolescent. Signe particulier : manque de motivation.[…]
La cohorte des démotivés. On la rencontre essentiellement dans les premières classes du primaire (CP et CE1) et au collège. Elle angoisse les familles, la preuve en a été faite grâce au débat national sur l’avenir de l’école : la question “ comment motiver et faire travailler efficacement les élèves ? ” est celle qui a été le plus souvent abordée au cours de la consultation organisée par la commission Thélot à l’automne 2003. Deux fois plus que les autres thèmes, dont celui de la violence scolaire, qu’on aurait pu croire en tête des sujets d’inquiétude des parents. Spectaculaire. La motivation de leurs enfants à l’école est désormais la première préoccupation des parents et des enseignants.
Des élèves démotivés : à qui la faute ? Si l’on écoute les parents, c’est tout le système scolaire qui est coupable : des classes trop chargées, des programmes ennuyeux, des rythmes incohérents, des notes humiliantes, des profs eux-mêmes démotivés. Ces derniers incriminent les parents, accusés de prendre systématiquement le parti de leurs enfants face à l’école, de contribuer à la désacralisation de l’institution. Qui a raison, qui a tort ?
La relation à l’enseignant influence naturellement l’implication de l’élève dans le travail scolaire.[…] Autre levier de démotivation entre les mains des enseignants : l’évaluation, les notes et appréciations. [...]Aux enseignants qui désespèrent de leurs élèves, le directeur de l’IUFM de Lyon, Philippe Meirieu (qui fut l’un des premiers à s’intéresser à cet enjeu), rappelle cette phrase du philosophe Alain : “ Il y a des manières d’interroger qui tuent la bonne réponse. ”
Aucun doute pour lui, la relation à l’enseignant est essentielle dans la motivation. Mais il distingue d’autres facteurs déterminants, au premier rang desquels la fin de la mobilité sociale et l’environnement culturel. Pourquoi n’avez-vous plus ou pas envie d’aller à l’école ? Beaucoup d’enfants répondent qu’ils n’y trouvent tout simplement aucun intérêt. Mais l’école a-t-elle jamais eu un sens aux yeux de ses élèves ? “ Oui, martèle Philippe Meirieu, les élèves acceptaient même de s’ennuyer il y a quelques années ! L’ennui n’est d’ailleurs pas plus important aujourd’hui qu’hier, mais les élèves le toléraient parce qu’il était plein de promesses. L’école imposait à l’enfant le fait de s’investir dans des tâches fastidieuses, dans la mesure où il serait payé au centuple de gratification personnelle, sociale et même financière. La méritocratie républicaine fonctionnait très bien et, finalement, on pouvait se passer de la motivation !"[...]
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Politis du 11 novembre 2004
Rien vu...
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Marianne du 11 novembre 2004
Rien vu...
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Revue de presse du samedi 13 novembre 2004
Finalement tous les quotidiens en auront parlé. La fin annoncée des TPE ne passe pas aussi bien que le Ministre pouvait l’espérer. A noter une prise de position très nette d’un responsable du SNES en faveur des TPE dans le Figaro.
Bonne Lecture...
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Libération du 13/11/04
La violence du quartier a rattrapé les Noirettes
Les profs d'un collège de Vaulx-en-Velin qui veulent des effectifs ont posé un préavis de grève reconductible.
Lire la suite de l’article
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Le Figaro du 13/11/04
Les étudiants se ruent sur l'ordinateur à un euro
Un ordinateur portable au prix d'un café par jour ? Les étudiants semblent avoir été séduits par l'idée. Un mois et demi après son lancement, l'opération est même, à en croire le ministère de l'Éducation nationale, «un véritable succès».
Lire la suite de l’article
Les travaux personnels encadrés supprimés du bac
Nouvel émoi dans la communauté éducative. Le ministère de l'Education nationale vient en effet d'annoncer, dans un document de travail adressé aux membres du Conseil supérieur de l'éducation (CSE), son intention de mettre un terme à l'épreuve facultative de travaux personnels encadrés (TPE) au bac général à compter de la session 2006 de l'examen. Une mesure qui découle de leur suppression en classe de terminale dès l'année scolaire 2005-2006. Un projet d'arrêt ministériel allant dans ce sens sera présenté dès le prochain CSE.
Le dispositif des TPE, lancé par Claude Allègre en 1998, a été mis en place dans les classes de première, dès la rentrée 1999-2000, puis introduit en terminale en septembre 2001, à raison de deux heures hebdomadaires. Il consiste à faire réaliser aux élèves, sur des thèmes nationaux comme par exemple cette année «l'Europe» ou encore «les transformations du travail», une production sur le sujet sous forme de dossier, de débat ou de tout autre support. Le TPE est donc un point d'appui aux cours traditionnels et une occasion donnée aux élèves d'apprendre à travailler de façon plus autonome.
Pour Roland Hubert professeur de mathématiques à Clermont-Ferrand, et secrétaire national, responsable du lycée au Snes (Syndicat national des enseignements du second degré), «les TPE encouragent l'investissement personnel des élèves et les préparent aux méthodes de travail du supérieur. Dans certaines académies, 80% des élèves présentent les TPE au baccalauréat». Toutefois, ce qui semble plus incompréhensible à Roland Hubert, c'est que «depuis trois ans, nous demandons une évaluation de ce dispositif, qui n'a jamais été réalisée. Jusqu'alors, on nous a toujours répondu qu'il fonctionnait très bien, qu'il était d'un grand intérêt pour les élèves, et tout d'un coup il faut le supprimer».
Lire la suite de l’article
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L'Humanité du 13/11/04
Éducation. Les « TPE » en sursis
Pourquoi veut-on la peau des travaux personnels encadrés, plus communément appelés TPE ? Obligatoire en classe de première, optionnel à partir de la terminale, cet enseignement façon pédagogie nouvelle exige des élèves qu’ils construisent un projet à partir de recherches personnelles mixant les disciplines (histoires et maths, par exemple) et portant sur des sujets de société (l’illettrisme ou encore l’exclusion). Principale originalité de la réforme des lycées de 1998, testés dès 1999, ils s’étaient répandus l’année suivante et semblaient recueillir des avis favorables, sinon clairement enthousiastes, de la part des profs comme des élèves. Lors du prochain Conseil supérieur de l’éducation, le 24 novembre, François Fillon va pourtant proposer de les liquider.
Lire la suite de l’article
Sauver la fac Pasqua
Treize ans après la décision du conseil général de construire une grande université privée à la Défense, huit ans après son inauguration, le bilan est net : la fac Pasqua est un échec. Le président du conseil général des Hauts-de-Seine qui a décidé en urgence de mettre à l’ordre du jour de l’assemblée lundi 8 novembre l’avenir du pôle Léonard-de-Vinci a dû, pour assurer la survie d’une université privée sous perfusion, révéler son véritable état de santé. Les conseillers généraux ont ainsi découvert le coût toujours caché du pôle : 30 millions d’euros alors qu’ils votent chaque année une subvention de 15,7 millions d’euros !
Lire la suite de l’article
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Le Parisien du 13/11/04
Rien vu...
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La Croix du 13/11/04
Rien vu...
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20 minutes du 13/11/04
pas de 20 minutes le week-end...
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Le Monde daté du 14-15/11/04
Rien vu...
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Bonne Lecture...
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Libération du 13/11/04
La violence du quartier a rattrapé les Noirettes
Les profs d'un collège de Vaulx-en-Velin qui veulent des effectifs ont posé un préavis de grève reconductible.
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Le Figaro du 13/11/04
Les étudiants se ruent sur l'ordinateur à un euro
Un ordinateur portable au prix d'un café par jour ? Les étudiants semblent avoir été séduits par l'idée. Un mois et demi après son lancement, l'opération est même, à en croire le ministère de l'Éducation nationale, «un véritable succès».
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Les travaux personnels encadrés supprimés du bac
Nouvel émoi dans la communauté éducative. Le ministère de l'Education nationale vient en effet d'annoncer, dans un document de travail adressé aux membres du Conseil supérieur de l'éducation (CSE), son intention de mettre un terme à l'épreuve facultative de travaux personnels encadrés (TPE) au bac général à compter de la session 2006 de l'examen. Une mesure qui découle de leur suppression en classe de terminale dès l'année scolaire 2005-2006. Un projet d'arrêt ministériel allant dans ce sens sera présenté dès le prochain CSE.
Le dispositif des TPE, lancé par Claude Allègre en 1998, a été mis en place dans les classes de première, dès la rentrée 1999-2000, puis introduit en terminale en septembre 2001, à raison de deux heures hebdomadaires. Il consiste à faire réaliser aux élèves, sur des thèmes nationaux comme par exemple cette année «l'Europe» ou encore «les transformations du travail», une production sur le sujet sous forme de dossier, de débat ou de tout autre support. Le TPE est donc un point d'appui aux cours traditionnels et une occasion donnée aux élèves d'apprendre à travailler de façon plus autonome.
Pour Roland Hubert professeur de mathématiques à Clermont-Ferrand, et secrétaire national, responsable du lycée au Snes (Syndicat national des enseignements du second degré), «les TPE encouragent l'investissement personnel des élèves et les préparent aux méthodes de travail du supérieur. Dans certaines académies, 80% des élèves présentent les TPE au baccalauréat». Toutefois, ce qui semble plus incompréhensible à Roland Hubert, c'est que «depuis trois ans, nous demandons une évaluation de ce dispositif, qui n'a jamais été réalisée. Jusqu'alors, on nous a toujours répondu qu'il fonctionnait très bien, qu'il était d'un grand intérêt pour les élèves, et tout d'un coup il faut le supprimer».
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L'Humanité du 13/11/04
Éducation. Les « TPE » en sursis
Pourquoi veut-on la peau des travaux personnels encadrés, plus communément appelés TPE ? Obligatoire en classe de première, optionnel à partir de la terminale, cet enseignement façon pédagogie nouvelle exige des élèves qu’ils construisent un projet à partir de recherches personnelles mixant les disciplines (histoires et maths, par exemple) et portant sur des sujets de société (l’illettrisme ou encore l’exclusion). Principale originalité de la réforme des lycées de 1998, testés dès 1999, ils s’étaient répandus l’année suivante et semblaient recueillir des avis favorables, sinon clairement enthousiastes, de la part des profs comme des élèves. Lors du prochain Conseil supérieur de l’éducation, le 24 novembre, François Fillon va pourtant proposer de les liquider.
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Sauver la fac Pasqua
Treize ans après la décision du conseil général de construire une grande université privée à la Défense, huit ans après son inauguration, le bilan est net : la fac Pasqua est un échec. Le président du conseil général des Hauts-de-Seine qui a décidé en urgence de mettre à l’ordre du jour de l’assemblée lundi 8 novembre l’avenir du pôle Léonard-de-Vinci a dû, pour assurer la survie d’une université privée sous perfusion, révéler son véritable état de santé. Les conseillers généraux ont ainsi découvert le coût toujours caché du pôle : 30 millions d’euros alors qu’ils votent chaque année une subvention de 15,7 millions d’euros !
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Le Parisien du 13/11/04
Rien vu...
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La Croix du 13/11/04
Rien vu...
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20 minutes du 13/11/04
pas de 20 minutes le week-end...
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Le Monde daté du 14-15/11/04
Rien vu...
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vendredi, novembre 12, 2004
Revue de presse du vendredi 12 novembre 2004
L'enseignant qui le souhaite, après un minimum de quinze ans passés devant une classe, pourra se reconvertir. En théorie, tous les postes de catégorie A - à l'hôpital, au sein des collectivités locales et de la fonction publique d'Etat - lui seront ouverts. Il lui faudra se livrer à un bilan de compétences, passer des entretiens et suivre une éventuelle formation de deux à six mois.
Libération continue à nous alerter sur la suppression des travaux personnels encadrés et Alain Bentolila, dans le Figaro, s’inquiète du développement de la lassitude scolaire
Bonne Lecture...
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Libération du 12/11/04
Les travaux personnels encadrés recalés.
Nés au forceps, euthanasiés dans l'indifférence. Le ministère de l'Education nationale vient de faire connaître son intention de «supprimer l'épreuve facultative de travaux personnels encadrés (TPE) au bac général, à compter de la session 2006 de l'examen, mesure découlant de leur suppression en classes terminales à compter de l'année scolaire 2005-2006», selon les termes du projet d'arrêté ministériel qui sera soumis le 2 décembre au Conseil supérieur de l'éducation (CSE). Ils seront maintenus en classe de première mais privés de leur statut d'option au bac, et ils risquent fort de devenir un appendice pédagogique sans grande épaisseur. Un comble pour un dispositif initialement conçu comme un double levier de réforme du lycée
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Le Figaro du 12/11/04
Face à la «lassitude scolaire» des élèves
La tribalisation de l'échec
par Alain Bentolila.
Le poids d'un échec trop longuement porté engendre la marginalisation et le rassemblement de ceux qui ont fini par se lasser d'une scolarisation privée de sens. Ce mouvement de tribalisation de l'échec se nourrit de l'immense malentendu qui s'est noué au fil des années entre une école persuadée de sa force naturelle d'imposer à tous les élèves sa légitimité et un groupe de plus en plus important de non convaincus qui ne distinguent pas le bout du tunnel scolaire. Il convient en effet de ne pas minimiser la dimension d'une telle tendance.
L'élément essentiel de la tribalisation de l'échec est le passage de «Je ne suis pas fait pour les études» à «Ces études ne sont pas faites pour moi». «Je ne suis pas fait pour les études» constitue une mise en cause de sa propre capacité, de sa propre volonté de s'approprier les connaissances et les explications que l'école propose. L'affirmation : «Ces études ne sont pas faites pour moi» incrimine directement la légitimité et la pertinence des propositions scolaires et permet de passer à la véritable profession de foi de la tribalisation : «Ces études ne sont pas faites pour nous.» Ce slogan réunit alors non plus seulement ceux qui ont de la difficulté à apprendre, mais ceux qui s'engagent dans un divorce collectif avec l'école.
Une étude très récente sur l'absentéisme des collégiens montre de façon très nette que le taux d'absentéisme non motivé n'est en rien corrélé ni avec la catégorie socioprofessionnelle des familles ni avec les résultats scolaires. En d'autres termes, ce ne sont pas seulement des élèves en situation de précarité et d'échec qui «sèchent» les cours ; le manque d'envie est très largement partagé par tous ceux qui constituent la classe moyenne désenchantée des scolarisés.
Nous avons mal mesuré le degré d'affaiblissement de la légitimité naturelle de l'école ; de même que nous avons minimisé l'effet dépravant de la télévision, qui sape les ambitions scolaires et les rend quasiment incongrues. […] Ecole ou guerre civile ? Peut-être. Ecole ou barbarie ? Certainement ! En sachant que l'on ne parle pas ici des hordes de barbares déchaînées mais d'une barbarie de somnolence et d'enlisement qui, profitant de notre excessive complaisance, de nos coupables lâchetés, dévoie l'intelligence de nos enfants.
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Apprendre à communiquer : des études de plus en plus poussées .
Communication interne ou externe, événementielle, internationale, financière : s'il s'agit toujours de «faire-savoir» et de «faire connaître», les métiers de la «com» sont variés et ceux qui les exercent évoluent dans des univers très différents.
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L'Humanité du 12/11/04
Rien vu… .
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Le Parisien du 12/11/04
Rien vu… .
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La Croix du 12/11/04
Rien vu… .
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20 minutes du 12/11/04
Rien vu… .
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Le Monde daté du 13/11/04
Les enseignants pourront faire une seconde carrière dans la fonction publique dès 2005.
Demain , un professeur de latin pourra devenir directeur d'hôpital. A moins qu'il ne préfère intégrer le prestigieux Conseil d'Etat. Et ce sans passer de concours. En théorie, en tout cas, cela sera possible dès la rentrée 2005. Les décrets organisant de telles mutations sont presque prêts et devraient être publiés prochainement.
C'est l'une des conséquences de la réforme sur les retraites, qui, au printemps 2003, avait provoqué plusieurs semaines de grève au sein de l'éducation nationale. Pour protester contre la hausse de la durée de leurs cotisations - de 37,5 à 40 ans -, les instituteurs et autres professeurs avaient alors fait valoir leurs difficultés à passer autant d'années devant des élèves. Usure, fatigue, lassitude... Le gouvernement s'était donc engagé à leur offrir une seconde carrière au sein de l'administration. Ce qui leur était jusque-là impossible, à moins de passer des concours internes à la fonction publique, lesquels ne dispensent pas de l'éventuelle école d'application du corps. "Les fonctionnaires sont enfermés dans leurs corps. Il y en a plus de 1 000. Il faut faire sauter ces freins à la mobilité", estime Renaud Dutreil, ministre de la fonction publique.
L'enseignant usé pourra donc, s'il le souhaite, après un minimum de quinze ans passés devant une classe, se reconvertir. En théorie, tous les postes de catégorie A - à l'hôpital, au sein des collectivités locales et de la fonction publique d'Etat - lui seront ouverts. Il lui faudra se livrer à un bilan de compétences, passer des entretiens et suivre une éventuelle formation de deux à six mois.
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Libération continue à nous alerter sur la suppression des travaux personnels encadrés et Alain Bentolila, dans le Figaro, s’inquiète du développement de la lassitude scolaire
Bonne Lecture...
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Libération du 12/11/04
Les travaux personnels encadrés recalés.
Nés au forceps, euthanasiés dans l'indifférence. Le ministère de l'Education nationale vient de faire connaître son intention de «supprimer l'épreuve facultative de travaux personnels encadrés (TPE) au bac général, à compter de la session 2006 de l'examen, mesure découlant de leur suppression en classes terminales à compter de l'année scolaire 2005-2006», selon les termes du projet d'arrêté ministériel qui sera soumis le 2 décembre au Conseil supérieur de l'éducation (CSE). Ils seront maintenus en classe de première mais privés de leur statut d'option au bac, et ils risquent fort de devenir un appendice pédagogique sans grande épaisseur. Un comble pour un dispositif initialement conçu comme un double levier de réforme du lycée
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Le Figaro du 12/11/04
Face à la «lassitude scolaire» des élèves
La tribalisation de l'échec
par Alain Bentolila.
Le poids d'un échec trop longuement porté engendre la marginalisation et le rassemblement de ceux qui ont fini par se lasser d'une scolarisation privée de sens. Ce mouvement de tribalisation de l'échec se nourrit de l'immense malentendu qui s'est noué au fil des années entre une école persuadée de sa force naturelle d'imposer à tous les élèves sa légitimité et un groupe de plus en plus important de non convaincus qui ne distinguent pas le bout du tunnel scolaire. Il convient en effet de ne pas minimiser la dimension d'une telle tendance.
L'élément essentiel de la tribalisation de l'échec est le passage de «Je ne suis pas fait pour les études» à «Ces études ne sont pas faites pour moi». «Je ne suis pas fait pour les études» constitue une mise en cause de sa propre capacité, de sa propre volonté de s'approprier les connaissances et les explications que l'école propose. L'affirmation : «Ces études ne sont pas faites pour moi» incrimine directement la légitimité et la pertinence des propositions scolaires et permet de passer à la véritable profession de foi de la tribalisation : «Ces études ne sont pas faites pour nous.» Ce slogan réunit alors non plus seulement ceux qui ont de la difficulté à apprendre, mais ceux qui s'engagent dans un divorce collectif avec l'école.
Une étude très récente sur l'absentéisme des collégiens montre de façon très nette que le taux d'absentéisme non motivé n'est en rien corrélé ni avec la catégorie socioprofessionnelle des familles ni avec les résultats scolaires. En d'autres termes, ce ne sont pas seulement des élèves en situation de précarité et d'échec qui «sèchent» les cours ; le manque d'envie est très largement partagé par tous ceux qui constituent la classe moyenne désenchantée des scolarisés.
Nous avons mal mesuré le degré d'affaiblissement de la légitimité naturelle de l'école ; de même que nous avons minimisé l'effet dépravant de la télévision, qui sape les ambitions scolaires et les rend quasiment incongrues. […] Ecole ou guerre civile ? Peut-être. Ecole ou barbarie ? Certainement ! En sachant que l'on ne parle pas ici des hordes de barbares déchaînées mais d'une barbarie de somnolence et d'enlisement qui, profitant de notre excessive complaisance, de nos coupables lâchetés, dévoie l'intelligence de nos enfants.
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Apprendre à communiquer : des études de plus en plus poussées .
Communication interne ou externe, événementielle, internationale, financière : s'il s'agit toujours de «faire-savoir» et de «faire connaître», les métiers de la «com» sont variés et ceux qui les exercent évoluent dans des univers très différents.
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L'Humanité du 12/11/04
Rien vu… .
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Le Parisien du 12/11/04
Rien vu… .
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La Croix du 12/11/04
Rien vu… .
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20 minutes du 12/11/04
Rien vu… .
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Le Monde daté du 13/11/04
Les enseignants pourront faire une seconde carrière dans la fonction publique dès 2005.
Demain , un professeur de latin pourra devenir directeur d'hôpital. A moins qu'il ne préfère intégrer le prestigieux Conseil d'Etat. Et ce sans passer de concours. En théorie, en tout cas, cela sera possible dès la rentrée 2005. Les décrets organisant de telles mutations sont presque prêts et devraient être publiés prochainement.
C'est l'une des conséquences de la réforme sur les retraites, qui, au printemps 2003, avait provoqué plusieurs semaines de grève au sein de l'éducation nationale. Pour protester contre la hausse de la durée de leurs cotisations - de 37,5 à 40 ans -, les instituteurs et autres professeurs avaient alors fait valoir leurs difficultés à passer autant d'années devant des élèves. Usure, fatigue, lassitude... Le gouvernement s'était donc engagé à leur offrir une seconde carrière au sein de l'administration. Ce qui leur était jusque-là impossible, à moins de passer des concours internes à la fonction publique, lesquels ne dispensent pas de l'éventuelle école d'application du corps. "Les fonctionnaires sont enfermés dans leurs corps. Il y en a plus de 1 000. Il faut faire sauter ces freins à la mobilité", estime Renaud Dutreil, ministre de la fonction publique.
L'enseignant usé pourra donc, s'il le souhaite, après un minimum de quinze ans passés devant une classe, se reconvertir. En théorie, tous les postes de catégorie A - à l'hôpital, au sein des collectivités locales et de la fonction publique d'Etat - lui seront ouverts. Il lui faudra se livrer à un bilan de compétences, passer des entretiens et suivre une éventuelle formation de deux à six mois.
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jeudi, novembre 11, 2004
Revue de presse du jeudi 11 novembre 2004
Encore une régression qui augure mal de la future loi d’orientation. François Fillon propose de supprimer les TPE (Travaux Personnels Encadrés) en terminale. La raison principale semble être essentiellement budgétaire : il s’agit de « récupérer » des heures… Mais c’est aussi la remise en cause d’une des innovations pédagogiques de ces dernières années qui commençait à trouver sa place et qui offrait un espace de liberté et d’autres formes d’apprentissage au profit d’un recentrage sur les seuls savoirs disciplinaires. C’est à lire dans le Monde.
Bonne Lecture...
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Libération du 11/11/04
Rien vu...
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Le Figaro du 11/11/04
Ces salariés qui lâchent l'entreprise pour devenir enseignants
Ni l'appel du président Chirac à combattre une violence scolaire endémique, ni les récentes circulaires du ministre François Fillon destinées à restaurer une autorité perdue, ni même la volée de bois vert syndical contre le projet de budget 2005 de l'Éducation voté la semaine dernière ne les dissuaderont : ils seront enseignants. Ils, ce sont ces dizaines de salariés venus du monde de l'entreprise qui ont décidé de changer d'orientation pour embrasser une profession qui se plaint volontiers d'être incomprise, voire négligée. Depuis deux ans, ils sont accueillis à l'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Lyon, qui a mis en place pour eux un dispositif de reconversion qui n'existe nulle part ailleurs. L'Éducation nationale voit dans ces transferts du «privé» une excellente façon d'élargir le «vivier de recrutement» pour compenser les départs en retraite massifs des années à venir : d'ici à 2011, près de 45% des enseignants sont concernés.
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L'Humanité du 11/11/04
Gérard Mendel, au carrefour du psychique et du social
Le psychanalyste et sociologue, disparu le 14 octobre dernier, laisse une oeuvre inclassable où le jeu des affects interroge les formes du pouvoir.
Lire la suite de l’article
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Le Parisien du 11/11/04
Série (3/3)/Profs issus de l'immigration « Mes élèves, je connais leur langage »
Lahouari El Kouradi, enseignant en Seine-Saint-Denis
« EH M'SIEUR, vous êtes quoi, vous ? » C'est la question rituelle. Celle qui fuse dès les premiers cours de l'année. Qui taraude des élèves bien plus que de savoir s'il aura la colle facile.
Cette année encore, Lahouari El Kouradi, qui partage son temps entre deux collèges de Seine-Saint-Denis (Henri-Cellier à Bondy et Jean-Jacques-Rousseau au Pré-Saint-Gervais), y a eu droit... et ne s'est pas dérobé. « Je suis d'origine chinoise », leur a-t-il lancé sans ciller. La classe s'est esclaffée. Il a souri et repris : « Vous voulez vraiment savoir ? Bon d'accord : je suis français, né au Maroc il y a trente-quatre ans, et j'habite le 93. Mais ici, je suis votre professeur d'arts plastiques. Alors au boulot ! » Quelques semaines plus tard, ils s'inquiètent cette fois de savoir s'il fait le ramadan.[…]
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La Croix du 11/11/04
Rien vu...
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20 minutes du 11/11/04
Rien vu...
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Le Monde daté du 12/11/04
M. Fillon propose de supprimer les travaux personnels encadrés en terminale et au baccalauréat
A quelques jours de la présentation de son projet de loi d'orientation sur l'éducation, François Fillon tente de donner des gages au SNES-FSU, le principal syndicat des enseignants de collège et de lycée. Le ministre de l'éducation a accepté de céder à une vieille revendication du SNES, en proposant de supprimer en terminale et au baccalauréat les travaux personnels encadrés (TPE), activités introduites par Claude Allègre en 1998 pour favoriser les recherches personnelles et interdisciplinaires des élèves.
Le projet d'arrêté a été transmis aux organisations syndicales et doit être examiné le 2 décembre par le Conseil supérieur de l'éducation (CSE), instance chargée de donner l'avis des différents acteurs de l'éducation nationale.
Ce texte propose de supprimer, dès la rentrée de septembre 2005, les deux heures hebdomadaires réservées aux TPE en terminale. L'épreuve facultative de TPE au baccalauréat, que les élèves pouvaient choisir pour obtenir des points supplémentaires, serait supprimée à partir de la session de juin 2006. Le ministère explique que "la mesure proposée se traduira pour les élèves et leurs professeurs par un allégement de leur charge globale de travail au profit de la préparation de l'examen"."Malgré l'intérêt pédagogique croissant qu'ils suscitent, les TPE sont ressentis en terminale comme une surcharge de travail l'année de l'examen", justifie le ministère. Ils sont maintenus en classe de première.
Cette décision a provoqué la colère des organisations qui avaient soutenu l'instauration des TPE par Claude Allègre en 1998. "François Fillon ne se contente plus de surfer sur la vague rétro, il planifie la régression, et les TPE, seule innovation pédagogique d'importance depuis dix ans au lycée, vont être engloutis, sacrifiés sur l'autel du bachotage", a réagi le secrétaire général du Syndicat des enseignants (UNSA-éducation), Luc Bérille. "La suppression des TPE renforce une conception à courte vue de la scolarité au lycée centrée sur les seuls savoirs disciplinaires. Voilà qui a de quoi inquiéter au moment où s'élabore la nouvelle loi d'orientation", a ajouté le SE.
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Bonne Lecture...
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Libération du 11/11/04
Rien vu...
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Le Figaro du 11/11/04
Ces salariés qui lâchent l'entreprise pour devenir enseignants
Ni l'appel du président Chirac à combattre une violence scolaire endémique, ni les récentes circulaires du ministre François Fillon destinées à restaurer une autorité perdue, ni même la volée de bois vert syndical contre le projet de budget 2005 de l'Éducation voté la semaine dernière ne les dissuaderont : ils seront enseignants. Ils, ce sont ces dizaines de salariés venus du monde de l'entreprise qui ont décidé de changer d'orientation pour embrasser une profession qui se plaint volontiers d'être incomprise, voire négligée. Depuis deux ans, ils sont accueillis à l'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Lyon, qui a mis en place pour eux un dispositif de reconversion qui n'existe nulle part ailleurs. L'Éducation nationale voit dans ces transferts du «privé» une excellente façon d'élargir le «vivier de recrutement» pour compenser les départs en retraite massifs des années à venir : d'ici à 2011, près de 45% des enseignants sont concernés.
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L'Humanité du 11/11/04
Gérard Mendel, au carrefour du psychique et du social
Le psychanalyste et sociologue, disparu le 14 octobre dernier, laisse une oeuvre inclassable où le jeu des affects interroge les formes du pouvoir.
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Le Parisien du 11/11/04
Série (3/3)/Profs issus de l'immigration « Mes élèves, je connais leur langage »
Lahouari El Kouradi, enseignant en Seine-Saint-Denis
« EH M'SIEUR, vous êtes quoi, vous ? » C'est la question rituelle. Celle qui fuse dès les premiers cours de l'année. Qui taraude des élèves bien plus que de savoir s'il aura la colle facile.
Cette année encore, Lahouari El Kouradi, qui partage son temps entre deux collèges de Seine-Saint-Denis (Henri-Cellier à Bondy et Jean-Jacques-Rousseau au Pré-Saint-Gervais), y a eu droit... et ne s'est pas dérobé. « Je suis d'origine chinoise », leur a-t-il lancé sans ciller. La classe s'est esclaffée. Il a souri et repris : « Vous voulez vraiment savoir ? Bon d'accord : je suis français, né au Maroc il y a trente-quatre ans, et j'habite le 93. Mais ici, je suis votre professeur d'arts plastiques. Alors au boulot ! » Quelques semaines plus tard, ils s'inquiètent cette fois de savoir s'il fait le ramadan.[…]
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La Croix du 11/11/04
Rien vu...
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20 minutes du 11/11/04
Rien vu...
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Le Monde daté du 12/11/04
M. Fillon propose de supprimer les travaux personnels encadrés en terminale et au baccalauréat
A quelques jours de la présentation de son projet de loi d'orientation sur l'éducation, François Fillon tente de donner des gages au SNES-FSU, le principal syndicat des enseignants de collège et de lycée. Le ministre de l'éducation a accepté de céder à une vieille revendication du SNES, en proposant de supprimer en terminale et au baccalauréat les travaux personnels encadrés (TPE), activités introduites par Claude Allègre en 1998 pour favoriser les recherches personnelles et interdisciplinaires des élèves.
Le projet d'arrêté a été transmis aux organisations syndicales et doit être examiné le 2 décembre par le Conseil supérieur de l'éducation (CSE), instance chargée de donner l'avis des différents acteurs de l'éducation nationale.
Ce texte propose de supprimer, dès la rentrée de septembre 2005, les deux heures hebdomadaires réservées aux TPE en terminale. L'épreuve facultative de TPE au baccalauréat, que les élèves pouvaient choisir pour obtenir des points supplémentaires, serait supprimée à partir de la session de juin 2006. Le ministère explique que "la mesure proposée se traduira pour les élèves et leurs professeurs par un allégement de leur charge globale de travail au profit de la préparation de l'examen"."Malgré l'intérêt pédagogique croissant qu'ils suscitent, les TPE sont ressentis en terminale comme une surcharge de travail l'année de l'examen", justifie le ministère. Ils sont maintenus en classe de première.
Cette décision a provoqué la colère des organisations qui avaient soutenu l'instauration des TPE par Claude Allègre en 1998. "François Fillon ne se contente plus de surfer sur la vague rétro, il planifie la régression, et les TPE, seule innovation pédagogique d'importance depuis dix ans au lycée, vont être engloutis, sacrifiés sur l'autel du bachotage", a réagi le secrétaire général du Syndicat des enseignants (UNSA-éducation), Luc Bérille. "La suppression des TPE renforce une conception à courte vue de la scolarité au lycée centrée sur les seuls savoirs disciplinaires. Voilà qui a de quoi inquiéter au moment où s'élabore la nouvelle loi d'orientation", a ajouté le SE.
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mercredi, novembre 10, 2004
Revue de presse du mercredi 10 novembre 2004
Rendue publique hier, l’enquête 2004 de l’Observatoire de la vie étudiante confirme un phénomène connu : les étudiants obligés de travailler le font au détriment de leur réussite universitaire. Près de la moitié des étudiants (49 %) exercent une activité salariée, soit pour améliorer leur confort de vie, soit pour subsister. A lire dans la plupart de vos journaux
Le Monde revient sur une polémique entre Les chercheurs français en sciences de l'éducation et l'économiste Thomas Piketty. Celui-ci à l'occasion de la publication d'une étude qu'il a menée sur les effets, à l'école primaire, de la taille des classes sur la réussite des élèves, le directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales a en effet mis en cause la qualité de certains de leurs travaux en les qualifiant d’ « entourloupe ».
Bonne Lecture...
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Libération du 10/11/04
Des «moyens» pour l'éducation.
Fin de la disette ? La loi d'orientation et de programmation sur l'éducation ne se fera pas au rabais, a indiqué hier Jean-Pierre Raffarin aux recteurs d'académie, confirmant en substance que «les moyens seront à la hauteur des enjeux» - et ce, quatre jours après le vote à l'Assemblée nationale d'un budget qui, pour la troisième année consécutive, supprime des postes. Autre ballon d'oxygène, mais seulement pour les Zones d'éducation prioritaire (ZEP) : Jean-Louis Borloo, le ministre de la Cohésion sociale, a joué les invités surprises de cette réunion pour expliquer aux recteurs que sa loi permettrait aux établissements scolaires de bénéficier de subventions nouvelles, sur la base de projets particuliers : jusqu'à 500 000 euros par ZEP.
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Trois élèves sikhs sonnés par l'exclusion.
Les lycéens de Bobigny n'ont pas trouvé de solution de repli, pas même dans une boîte à bac.
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49% des étudiants travaillent.
Etudiants, poil aux dents, c'est décidément bien fini. Depuis belle lurette, faire des études supérieures ne signifie plus du tout glandouille et farniente. En plus des heures de présence en cours, des recherches en bibliothèque et des travaux à rendre avant les partiels, 49 % des étudiants de France ont un «petit boulot», source de revenus.
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Le Figaro du 10/11/04
Près de 40% des étudiants logent chez leurs parents .
L'étudiant millésime 2003 serait plus encore que par le passé aidé par ses parents et plus discipliné. C'est la tendance qu'affichent les premiers résultats de l'enquête «Conditions de vie des étudiants» réalisée par l'Observatoire national de la Vie étudiante (OVE). Cette étude triennale a recueilli auprès de jeunes se trouvant tant à l'université que dans les IUT et classes supérieures de lycées près de 25 000 réponses exploitables, sur les 1 600 000 étudiants inscrits lors de l'année 2002-2003.
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L'exclusion de l'aumônier en soutane réexaminée par le lycée de Toulon.
Le sort de l'abbé Galland, aumônier du lycée Dumont-d'Urville de Toulon, s'est en partie joué hier soir devant le conseil d'administration de l'établissement, réuni en conclave sous la présidence du proviseur Joël Olive. Celui-ci, le 5 octobre dernier, avait suspendu le prêtre de ses fonctions. Motif officiel : une circulaire, datée du 22 avril 1988, subordonne l'exercice de ce pieux ministère à la consultation préalable du CA, qui n'aurait en fait jamais été saisi. Motif officieux : de nombreux enseignants n'admettent pas que l'abbé se présente en soutane au lycée depuis l'entrée en vigueur de la loi sur l'interdiction des signes religieux à l'école. Même s'il partage le point de vue des professeurs les plus attachés à la laïcité, le proviseur n'ignore pas que ladite loi ne s'applique pas aux intervenants extérieurs. Il lui a donc fallu chercher dans le maquis des directives et règlements édictés par les ministres successifs un texte opposable à cet abbé «traditionaliste». Appartenant à la communauté religieuse Saint-Martin, le père Galland revendique en effet le droit de porter sa soutane en tout lieu. Cependant, selon l'évêché, ces prêtres acceptent aussi, quand la situation l'exige, de se contenter du complet strict et du col romain. On ne sache pas que le proviseur et le supérieur de la communauté aient ouvert de négociations à ce sujet.
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L'Humanité du 10/11/04
Réussite Les étudiants salariés pénalisés .
Rendue publique hier, l’enquête 2004 de l’Observatoire de la vie étudiante confirme un phénomène connu : les étudiants obligés de travailler le font au détriment de leur réussite universitaire. Près de la moitié des étudiants (49 %) exercent une activité salariée, soit pour améliorer leur confort de vie, soit pour subsister.
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Le Parisien du 10/11/04
Série/Profs issus de l'immigration (2/3). Pour ses élèves, Issa veut être un exemple .
Professeur de physique-chimie depuis vingt et un ans, Issa Koulibaly, né en 1950 en Guinée (française à l'époque), n'a pas la prétention d'être un pionnier. Tout en reconnaissant n'avoir « aucun problème » avec ses élèves au collège Balzac à Paris (XVII e ), il s'interroge : « Je ne sais pas si c'est parce qu'ils me considèrent comme un exemple. Lorsqu'ils voient que je suis prof, les jeunes d'origine africaine se disent peut-être que je suis la preuve qu'il est possible de réussir en étant noir, même si c'est un parcours du combattant. Aujourd'hui encore, je pense qu'il est plus difficile de réussir dans la société française quand on est noir. Mais ça, je ne le leur dis pas. Au contraire, je les encourage à travailler pour obtenir des résultats.»
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La vérité sort-elle de la bouche des enfants ? par Edwige Antier.
«LE BÉBÉ est une personne», il faut donc écouter la parole de l'enfant... voilà ce que non seulement les parents, les professionnels, mais la société tout entière a retenu comme message de Françoise Dolto. Sans remarquer qu'elle distinguait la vérité de l'enfant de celle de l'adulte : « Les enfants ont tout le temps des sincérités successives...
Pour les enfants, il y a le vrai pour de vrai, et le vrai pour rire... L'enfant ne peut pas faire ce qu'il dit ou dire ce qu'il fait, ni sentir ce qu'il dit, c'est très différent. Il a des sincérités parallèles. »
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Le lundi de Pentecôte sera bien travaillé.
C'EST OFFICIEL, les élèves vont perdre une journée de vacances. Dès cette année, ils travailleront le lundi de Pentecôte (16 mai 2005) dans la majorité des académies, notamment à Paris et dans l'Ile-de-France. « Nous éviterons que des familles qui scolarisent certains de leurs enfants dans la capitale et d'autres en banlieue soient ennuyées », précise-t-on au rectorat de Paris. Le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, qui recevait hier les recteurs à Matignon, a confirmé la nouvelle.
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La Croix du 10/11/04
Parents de jeunes adultes.
Parce que les jeunes célibataires d’aujourd’hui tardent à entrer dans le monde adulte, leurs parents doivent trouver une nouvelle manière d’être à leurs côtés
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20 minutes du 10/11/04
Un étudiant sur deux obligé de travailler.
Un emploi au détriment des études. Selon une étude réalisée en 2003, présentée hier par l’Observatoire de la vie étudiante, 49 % des étudiants exercent durant l’année scolaire une activité salariée d’une durée et d’une intensité variables, afin d’améliorer leur confort de vie ou de subsister.
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Le Monde daté du 11/11/04
Accusés d'"entourloupe", des chercheurs sur l'école défendent leur méthode.
Les chercheurs français en sciences de l'éducation n'ont pas apprécié la manière dont l'économiste Thomas Piketty a récemment parlé de leur travail. A l'occasion de la publication d'une étude qu'il a menée sur les effets, à l'école primaire, de la taille des classes sur la réussite des élèves, le directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales a en effet mis en cause la qualité de certains de leurs travaux (Le Monde du 6 septembre). Denis Meuret, chercheur à l'Iredu, a donc décidé de lui répondre dans un article publié par L'Université syndicaliste, la revue du SNES, le principal syndicat des enseignants du second degré, et titré "Sa méthode et la nôtre...".
Car l'économiste, pour mesurer l'efficacité de la réduction de la taille des classes, a utilisé une méthode inédite en France et, au passage, égratigné celle qu'ont utilisée ceux qui, avant lui, se sont intéressés à cette problématique. Au Monde, le 6 septembre, il déclarait : "Le discours ambiant, c'est de dire que cela ne sert à rien d'abaisser la taille moyenne des classes de quelques élèves, que ce qui pourrait être efficace, c'est de créer des toutes petites classes, de dix élèves ou moins. Mais cela coûte très cher, bien sûr, et on ne peut pas le faire. En fait, c'est un discours très paresseux, certes défendu par certains chercheurs, mais inexact."Avant d'ajouter que la méthode jusqu'ici traditionnellement utilisée, celle qui tente de mesurer les effets d'une variable "toutes choses égales par ailleurs", "peut être une entourloupe", dans la mesure où elle ne permet jamais de corriger l'ensemble des biais statistiques qui affectent des données.
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Le Monde revient sur une polémique entre Les chercheurs français en sciences de l'éducation et l'économiste Thomas Piketty. Celui-ci à l'occasion de la publication d'une étude qu'il a menée sur les effets, à l'école primaire, de la taille des classes sur la réussite des élèves, le directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales a en effet mis en cause la qualité de certains de leurs travaux en les qualifiant d’ « entourloupe ».
Bonne Lecture...
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Libération du 10/11/04
Des «moyens» pour l'éducation.
Fin de la disette ? La loi d'orientation et de programmation sur l'éducation ne se fera pas au rabais, a indiqué hier Jean-Pierre Raffarin aux recteurs d'académie, confirmant en substance que «les moyens seront à la hauteur des enjeux» - et ce, quatre jours après le vote à l'Assemblée nationale d'un budget qui, pour la troisième année consécutive, supprime des postes. Autre ballon d'oxygène, mais seulement pour les Zones d'éducation prioritaire (ZEP) : Jean-Louis Borloo, le ministre de la Cohésion sociale, a joué les invités surprises de cette réunion pour expliquer aux recteurs que sa loi permettrait aux établissements scolaires de bénéficier de subventions nouvelles, sur la base de projets particuliers : jusqu'à 500 000 euros par ZEP.
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Trois élèves sikhs sonnés par l'exclusion.
Les lycéens de Bobigny n'ont pas trouvé de solution de repli, pas même dans une boîte à bac.
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49% des étudiants travaillent.
Etudiants, poil aux dents, c'est décidément bien fini. Depuis belle lurette, faire des études supérieures ne signifie plus du tout glandouille et farniente. En plus des heures de présence en cours, des recherches en bibliothèque et des travaux à rendre avant les partiels, 49 % des étudiants de France ont un «petit boulot», source de revenus.
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Le Figaro du 10/11/04
Près de 40% des étudiants logent chez leurs parents .
L'étudiant millésime 2003 serait plus encore que par le passé aidé par ses parents et plus discipliné. C'est la tendance qu'affichent les premiers résultats de l'enquête «Conditions de vie des étudiants» réalisée par l'Observatoire national de la Vie étudiante (OVE). Cette étude triennale a recueilli auprès de jeunes se trouvant tant à l'université que dans les IUT et classes supérieures de lycées près de 25 000 réponses exploitables, sur les 1 600 000 étudiants inscrits lors de l'année 2002-2003.
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L'exclusion de l'aumônier en soutane réexaminée par le lycée de Toulon.
Le sort de l'abbé Galland, aumônier du lycée Dumont-d'Urville de Toulon, s'est en partie joué hier soir devant le conseil d'administration de l'établissement, réuni en conclave sous la présidence du proviseur Joël Olive. Celui-ci, le 5 octobre dernier, avait suspendu le prêtre de ses fonctions. Motif officiel : une circulaire, datée du 22 avril 1988, subordonne l'exercice de ce pieux ministère à la consultation préalable du CA, qui n'aurait en fait jamais été saisi. Motif officieux : de nombreux enseignants n'admettent pas que l'abbé se présente en soutane au lycée depuis l'entrée en vigueur de la loi sur l'interdiction des signes religieux à l'école. Même s'il partage le point de vue des professeurs les plus attachés à la laïcité, le proviseur n'ignore pas que ladite loi ne s'applique pas aux intervenants extérieurs. Il lui a donc fallu chercher dans le maquis des directives et règlements édictés par les ministres successifs un texte opposable à cet abbé «traditionaliste». Appartenant à la communauté religieuse Saint-Martin, le père Galland revendique en effet le droit de porter sa soutane en tout lieu. Cependant, selon l'évêché, ces prêtres acceptent aussi, quand la situation l'exige, de se contenter du complet strict et du col romain. On ne sache pas que le proviseur et le supérieur de la communauté aient ouvert de négociations à ce sujet.
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L'Humanité du 10/11/04
Réussite Les étudiants salariés pénalisés .
Rendue publique hier, l’enquête 2004 de l’Observatoire de la vie étudiante confirme un phénomène connu : les étudiants obligés de travailler le font au détriment de leur réussite universitaire. Près de la moitié des étudiants (49 %) exercent une activité salariée, soit pour améliorer leur confort de vie, soit pour subsister.
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Le Parisien du 10/11/04
Série/Profs issus de l'immigration (2/3). Pour ses élèves, Issa veut être un exemple .
Professeur de physique-chimie depuis vingt et un ans, Issa Koulibaly, né en 1950 en Guinée (française à l'époque), n'a pas la prétention d'être un pionnier. Tout en reconnaissant n'avoir « aucun problème » avec ses élèves au collège Balzac à Paris (XVII e ), il s'interroge : « Je ne sais pas si c'est parce qu'ils me considèrent comme un exemple. Lorsqu'ils voient que je suis prof, les jeunes d'origine africaine se disent peut-être que je suis la preuve qu'il est possible de réussir en étant noir, même si c'est un parcours du combattant. Aujourd'hui encore, je pense qu'il est plus difficile de réussir dans la société française quand on est noir. Mais ça, je ne le leur dis pas. Au contraire, je les encourage à travailler pour obtenir des résultats.»
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La vérité sort-elle de la bouche des enfants ? par Edwige Antier.
«LE BÉBÉ est une personne», il faut donc écouter la parole de l'enfant... voilà ce que non seulement les parents, les professionnels, mais la société tout entière a retenu comme message de Françoise Dolto. Sans remarquer qu'elle distinguait la vérité de l'enfant de celle de l'adulte : « Les enfants ont tout le temps des sincérités successives...
Pour les enfants, il y a le vrai pour de vrai, et le vrai pour rire... L'enfant ne peut pas faire ce qu'il dit ou dire ce qu'il fait, ni sentir ce qu'il dit, c'est très différent. Il a des sincérités parallèles. »
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Le lundi de Pentecôte sera bien travaillé.
C'EST OFFICIEL, les élèves vont perdre une journée de vacances. Dès cette année, ils travailleront le lundi de Pentecôte (16 mai 2005) dans la majorité des académies, notamment à Paris et dans l'Ile-de-France. « Nous éviterons que des familles qui scolarisent certains de leurs enfants dans la capitale et d'autres en banlieue soient ennuyées », précise-t-on au rectorat de Paris. Le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, qui recevait hier les recteurs à Matignon, a confirmé la nouvelle.
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La Croix du 10/11/04
Parents de jeunes adultes.
Parce que les jeunes célibataires d’aujourd’hui tardent à entrer dans le monde adulte, leurs parents doivent trouver une nouvelle manière d’être à leurs côtés
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20 minutes du 10/11/04
Un étudiant sur deux obligé de travailler.
Un emploi au détriment des études. Selon une étude réalisée en 2003, présentée hier par l’Observatoire de la vie étudiante, 49 % des étudiants exercent durant l’année scolaire une activité salariée d’une durée et d’une intensité variables, afin d’améliorer leur confort de vie ou de subsister.
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Le Monde daté du 11/11/04
Accusés d'"entourloupe", des chercheurs sur l'école défendent leur méthode.
Les chercheurs français en sciences de l'éducation n'ont pas apprécié la manière dont l'économiste Thomas Piketty a récemment parlé de leur travail. A l'occasion de la publication d'une étude qu'il a menée sur les effets, à l'école primaire, de la taille des classes sur la réussite des élèves, le directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales a en effet mis en cause la qualité de certains de leurs travaux (Le Monde du 6 septembre). Denis Meuret, chercheur à l'Iredu, a donc décidé de lui répondre dans un article publié par L'Université syndicaliste, la revue du SNES, le principal syndicat des enseignants du second degré, et titré "Sa méthode et la nôtre...".
Car l'économiste, pour mesurer l'efficacité de la réduction de la taille des classes, a utilisé une méthode inédite en France et, au passage, égratigné celle qu'ont utilisée ceux qui, avant lui, se sont intéressés à cette problématique. Au Monde, le 6 septembre, il déclarait : "Le discours ambiant, c'est de dire que cela ne sert à rien d'abaisser la taille moyenne des classes de quelques élèves, que ce qui pourrait être efficace, c'est de créer des toutes petites classes, de dix élèves ou moins. Mais cela coûte très cher, bien sûr, et on ne peut pas le faire. En fait, c'est un discours très paresseux, certes défendu par certains chercheurs, mais inexact."Avant d'ajouter que la méthode jusqu'ici traditionnellement utilisée, celle qui tente de mesurer les effets d'une variable "toutes choses égales par ailleurs", "peut être une entourloupe", dans la mesure où elle ne permet jamais de corriger l'ensemble des biais statistiques qui affectent des données.
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mardi, novembre 09, 2004
Revue de presse du mardi 9 novembre 2004
Deux informations dans vos journaux. Tout d’abord la publication du rapport de l’ODAS (Observatoire de l’Action Sociale Décentralisée) sur l’enfance maltraitée et en danger. Près de 89 000 enfants sont concernés
Le Parisien revient dans un bon dossier sur ce qui faisait déjà l’objet d’un article dans Libération, il y a quelques jours : les profs enfants d’immigrés. Comme le note Patrick Rayou « d'une certaine manière, ce sont eux qui croient le plus au système éducatif tel qu'il existe. » mais ce sont peut-être eux aussi qui sont susceptibles de le faire changer…
Bonne Lecture...
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Libération du 09/11/04
Maltraitance: les parents largués
Contrairement à ce que les retentissants procès pour pédophilie pourraient laisser croire, les abus sexuels ne sont pas en hausse en France. Mais le chiffre total de l'enfance en danger, lui, augmente, passant à 89 000 cas signalés, contre 86 000 l'année précédente, selon le rapport annuel de l'Odas _ l'Observatoire national de l'action sociale décentralisée _ publié hier.
Cette hausse n'est pas due aux cas de maltraitance dure, dont le nombre (18 000 enfants concernés en 2003) reste stable. Elle s'explique par l'augmentation des signalements d'enfants dits «en risque» (c'est-à-dire qui vivent dans des conditions risquant de compromettre leur santé, leur sécurité, leur moralité, leur éducation ou leur entretien). «On assiste à l'accroissement du nombre de familles fragiles, souvent trop isolées pour offrir à leur enfant les conditions d'un développement satisfaisant», note le rapport. Dans près d'un cas sur deux (40 000 enfants), les parents ont du mal à remplir leur rôle. Cette carence est liée «à une forme d'isolement social et d'immaturité» qui touche de plus en plus les familles et empêche la socialisation de l'enfant. Les conflits de couple, l'alcool, la drogue, la maladie, constituent les autres facteurs de mise en danger des enfants.
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Le Figaro du 09/11/04
La violence à l'école n'est toujours pas endiguée
La lutte contre la violence scolaire est un thème, hélas, récurrent. Hier, à Nîmes, Jacques Chirac en a fait un de ses objectifs prioritaires. «Ce sera l'un des enjeux essentiels de la loi d'orientation que le ministre de l'Éducation nationale, François Fillon, présentera en 2005», a assuré le président de la République.
Il est vrai que les données montrent que ce fléau ne recule pas. Au cours de l'année scolaire 2003-2004, les actes de violence signalés dans les établissements scolaires du second degré ont augmenté de 12% par rapport à l'année précédente : plus de 80 000 infractions recensées. Après la baisse de l'année 2002-2003, on a ainsi retrouvé le niveau de 2001, année au cours de laquelle l'Éducation nationale a installé son logiciel Signa permettant – avec une fiabilité encore imparfaite – de recenser tous les actes de violences dans les collèges et lycées.
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De plus en plus d'enfants en danger
En 2003, près de 89 000 enfants en danger ont été signalés aux conseils généraux. Selon l'étude annuelle publiée hier par l'Observatoire national de l'action sociale décentralisée (Odas), il s'agit d'une hausse exceptionnelle. Jean-Louis Sanchez, délégué général de l'observatoire, présidé par Pierre Méhaignerie et composé d'élus de tous bords, a lancé hier un appel à la solidarité, entre voisins ou entre générations, en soutien aux familles en difficulté.
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L'Humanité du 09/11/04
Un rapport qui nage dans l’approximation
Plus que la précarité économique qui ne jouerait que « dans un cas sur dix », c’est la précarité relationnelle qui met les enfants en situation et en risque de maltraitances. C’est, en tout cas, ce qu’affirme Jean-Louis Sanchez, responsable de l’Observatoire de l’action sociale décentralisée (ODAS), une structure, créée en juin 1990, sous forme associative, chargée de coordonner, « à partir d’enquêtes et d’études, le développement dans un lieu neutre d’une réflexion commune des principaux décideurs et acteurs de l’action sociale ». Une action « inter-institutionnelle » qui serait « indispensable pour contribuer à l’amélioration des réponses, des organisations et des pratiques dans ce domaine ».
Pourtant, on tombe de haut lorsque l’on se penche sur le léger document, « Signalements enfants en danger en 2003 », dévoilé hier par l’ODAS. Des chiffres, certes : 18 300 cas de maltraitance signalés en 2000 et 18 000 en 2003, 83 800 enfants en risque en 2000 et 89 000 en 2003. Parmi les types de mauvais traitements, la violence physique serait en régression (6 600 contre 5 600), tout comme les abus sexuels (5 500 contre 5 200). Les négligences lourdes et violences psychologiques ont, en revanche, augmenté, passant de 6 200 à 7 200, ce qui « provoque le désarroi des professionnels », mal préparés à affronter ce phénomène nouveau.
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Le Parisien du 09/11/04
Profs issus des cités : ça change tout
La population des profs va se rajeunir en grande partie dans les dix prochaines années. Parmi ces nouveaux venus, de nombreux enseignants issus de l'immigration. Motivés, fiers de leur réussite, ils veulent booster celle de leurs élèves.
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« Ils se sentent investis d'une mission » Patrick Rayou
Les jeunes profs sont aujourd'hui tout à fait prêts à bouger. Une donnée nouvelle par rapport à la génération précédente. Il faut aussi noter leur plus grande aptitude à entrer dans les démarches d'élèves qui, pour beaucoup, ne sont plus en grande familiarité avec les exigences de l'école. C'est encore leur manière plus professionnelle de se remettre en question, d'accepter des critiques sur leur activité. Parmi ces nouveaux profs, émergent ceux qui sont issus de l'immigration... C'est vrai. C'est un tout nouveau groupe qui se vit un peu comme les « fils et filles des cités ». Mais, de façon paradoxale, ces enseignants sont ceux qui ressemblent le plus aux anciens. D'une certaine manière, ce sont eux qui croient le plus au système éducatif tel qu'il existe. C'est effectivement ce système qui leur a permis de s'en sortir, d'obtenir une véritable promotion sociale par rapport à leur milieu d'origine, notamment pour les jeunes femmes. Ces jeunes ont le sentiment d'avoir réussi grâce à l'école, ils se sentent d'une certaine manière « miraculés », contrairement à leurs homologues qui viennent de catégories plus favorisées. Alors, ils estiment qu'il faut renvoyer l'ascenseur à l'institution. C'est un peu comme s'ils se devaient de rembourser une dette.
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Pourquoi Imen apprécie ce métier
« LA PROF, ELLE EST REUBEU ! » ont chuchoté les élèves du collège de Viry-Châtillon (Essonne) lorsqu'ils ont vu arriver la nouvelle prof d'espagnol, Imen Najar qui, même si elle n'en a rien laissé paraître, a tout entendu. A la fin de l'année, les plus hardis lui ont demandé si elle était espagnole. Le plus simplement du monde, elle leur a répondu qu'elle était d'origine tunisienne.
« Et là, j'ai senti beaucoup d'admiration parmi les élèves. Certaines filles m'ont même demandé comment on fait pour devenir prof. Je leur ai dit : c'est pas difficile. Il suffit d'étudier régulièrement, d'être sérieux et de le vouloir. Je suis la preuve que c'est possible », s'enthousiasme la jeune femme élégamment vêtue d'une veste de tailleur noire à rayures blanches.
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« Ma réussite sera une motivation pour mes élèves »
ELLES SONT QUATRE rassemblées dans une petite salle de l'IUFM (institut universitaire de formation des maîtres) de Livry-Gargan en Seine-Saint-Denis, une des « écoles de profs » qui accueille le plus d'étudiants « issus de l'immigration », environ deux cents sur le millier de stagiaires. Prêtes à discuter de leurs origines, à savoir si cette spécificité va faire d'elles des professeurs différentes dès la rentrée de septembre 2005. Ce qui n'est pas aussi simple pour nombre de leurs « confrères ».
Au début d'ailleurs, elles aussi hésitent, se disent « être comme les autres ». « Enseigner, c'est dur, assène Sabrina, 28 ans, dont les parents ont débarqué d'Algérie avant sa naissance. Alors, on partage tous, quel que soit le milieu d'où l'on vient, cette difficulté. » Mais peu à peu, elles se lâchent. Assument en quelque sorte.
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Négligences : encore plus d'enfants en danger
C'EST PEUT-ETRE votre petit voisin. Ou cette adolescente qui « zone » en bas de votre immeuble depuis quelques semaines. De plus en plus de gamins souffrent d'être livrés à eux-mêmes, négligés par des adultes paumés, immatures ou dépressifs, qui doutent de leur autorité...
C'est, à en croire les chiffres de l'enfance en danger révélés hier par l'Observatoire national de l'action sociale décentralisée (Odas), la nouvelle forme de « maltraitance » qui se développe en France.
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La Croix du 09/11/04
Le lundi de Pentecôte fait débat
Le premier ministre, qui reçoit mardi 9 novembre les 28 recteurs, doit arbitrer le choix du jour férié désormais travaillé. Même si le lundi de Pentecôte n'a plus de signification liturgique, les évêques auraient préféré une autre solution que sa suppression
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20 minutes du 09/11/04
Rien vu...
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Le Monde daté du 10/11/04
Rien vu...
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Le Parisien revient dans un bon dossier sur ce qui faisait déjà l’objet d’un article dans Libération, il y a quelques jours : les profs enfants d’immigrés. Comme le note Patrick Rayou « d'une certaine manière, ce sont eux qui croient le plus au système éducatif tel qu'il existe. » mais ce sont peut-être eux aussi qui sont susceptibles de le faire changer…
Bonne Lecture...
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Libération du 09/11/04
Maltraitance: les parents largués
Contrairement à ce que les retentissants procès pour pédophilie pourraient laisser croire, les abus sexuels ne sont pas en hausse en France. Mais le chiffre total de l'enfance en danger, lui, augmente, passant à 89 000 cas signalés, contre 86 000 l'année précédente, selon le rapport annuel de l'Odas _ l'Observatoire national de l'action sociale décentralisée _ publié hier.
Cette hausse n'est pas due aux cas de maltraitance dure, dont le nombre (18 000 enfants concernés en 2003) reste stable. Elle s'explique par l'augmentation des signalements d'enfants dits «en risque» (c'est-à-dire qui vivent dans des conditions risquant de compromettre leur santé, leur sécurité, leur moralité, leur éducation ou leur entretien). «On assiste à l'accroissement du nombre de familles fragiles, souvent trop isolées pour offrir à leur enfant les conditions d'un développement satisfaisant», note le rapport. Dans près d'un cas sur deux (40 000 enfants), les parents ont du mal à remplir leur rôle. Cette carence est liée «à une forme d'isolement social et d'immaturité» qui touche de plus en plus les familles et empêche la socialisation de l'enfant. Les conflits de couple, l'alcool, la drogue, la maladie, constituent les autres facteurs de mise en danger des enfants.
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Le Figaro du 09/11/04
La violence à l'école n'est toujours pas endiguée
La lutte contre la violence scolaire est un thème, hélas, récurrent. Hier, à Nîmes, Jacques Chirac en a fait un de ses objectifs prioritaires. «Ce sera l'un des enjeux essentiels de la loi d'orientation que le ministre de l'Éducation nationale, François Fillon, présentera en 2005», a assuré le président de la République.
Il est vrai que les données montrent que ce fléau ne recule pas. Au cours de l'année scolaire 2003-2004, les actes de violence signalés dans les établissements scolaires du second degré ont augmenté de 12% par rapport à l'année précédente : plus de 80 000 infractions recensées. Après la baisse de l'année 2002-2003, on a ainsi retrouvé le niveau de 2001, année au cours de laquelle l'Éducation nationale a installé son logiciel Signa permettant – avec une fiabilité encore imparfaite – de recenser tous les actes de violences dans les collèges et lycées.
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De plus en plus d'enfants en danger
En 2003, près de 89 000 enfants en danger ont été signalés aux conseils généraux. Selon l'étude annuelle publiée hier par l'Observatoire national de l'action sociale décentralisée (Odas), il s'agit d'une hausse exceptionnelle. Jean-Louis Sanchez, délégué général de l'observatoire, présidé par Pierre Méhaignerie et composé d'élus de tous bords, a lancé hier un appel à la solidarité, entre voisins ou entre générations, en soutien aux familles en difficulté.
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L'Humanité du 09/11/04
Un rapport qui nage dans l’approximation
Plus que la précarité économique qui ne jouerait que « dans un cas sur dix », c’est la précarité relationnelle qui met les enfants en situation et en risque de maltraitances. C’est, en tout cas, ce qu’affirme Jean-Louis Sanchez, responsable de l’Observatoire de l’action sociale décentralisée (ODAS), une structure, créée en juin 1990, sous forme associative, chargée de coordonner, « à partir d’enquêtes et d’études, le développement dans un lieu neutre d’une réflexion commune des principaux décideurs et acteurs de l’action sociale ». Une action « inter-institutionnelle » qui serait « indispensable pour contribuer à l’amélioration des réponses, des organisations et des pratiques dans ce domaine ».
Pourtant, on tombe de haut lorsque l’on se penche sur le léger document, « Signalements enfants en danger en 2003 », dévoilé hier par l’ODAS. Des chiffres, certes : 18 300 cas de maltraitance signalés en 2000 et 18 000 en 2003, 83 800 enfants en risque en 2000 et 89 000 en 2003. Parmi les types de mauvais traitements, la violence physique serait en régression (6 600 contre 5 600), tout comme les abus sexuels (5 500 contre 5 200). Les négligences lourdes et violences psychologiques ont, en revanche, augmenté, passant de 6 200 à 7 200, ce qui « provoque le désarroi des professionnels », mal préparés à affronter ce phénomène nouveau.
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Le Parisien du 09/11/04
Profs issus des cités : ça change tout
La population des profs va se rajeunir en grande partie dans les dix prochaines années. Parmi ces nouveaux venus, de nombreux enseignants issus de l'immigration. Motivés, fiers de leur réussite, ils veulent booster celle de leurs élèves.
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« Ils se sentent investis d'une mission » Patrick Rayou
Les jeunes profs sont aujourd'hui tout à fait prêts à bouger. Une donnée nouvelle par rapport à la génération précédente. Il faut aussi noter leur plus grande aptitude à entrer dans les démarches d'élèves qui, pour beaucoup, ne sont plus en grande familiarité avec les exigences de l'école. C'est encore leur manière plus professionnelle de se remettre en question, d'accepter des critiques sur leur activité. Parmi ces nouveaux profs, émergent ceux qui sont issus de l'immigration... C'est vrai. C'est un tout nouveau groupe qui se vit un peu comme les « fils et filles des cités ». Mais, de façon paradoxale, ces enseignants sont ceux qui ressemblent le plus aux anciens. D'une certaine manière, ce sont eux qui croient le plus au système éducatif tel qu'il existe. C'est effectivement ce système qui leur a permis de s'en sortir, d'obtenir une véritable promotion sociale par rapport à leur milieu d'origine, notamment pour les jeunes femmes. Ces jeunes ont le sentiment d'avoir réussi grâce à l'école, ils se sentent d'une certaine manière « miraculés », contrairement à leurs homologues qui viennent de catégories plus favorisées. Alors, ils estiment qu'il faut renvoyer l'ascenseur à l'institution. C'est un peu comme s'ils se devaient de rembourser une dette.
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Pourquoi Imen apprécie ce métier
« LA PROF, ELLE EST REUBEU ! » ont chuchoté les élèves du collège de Viry-Châtillon (Essonne) lorsqu'ils ont vu arriver la nouvelle prof d'espagnol, Imen Najar qui, même si elle n'en a rien laissé paraître, a tout entendu. A la fin de l'année, les plus hardis lui ont demandé si elle était espagnole. Le plus simplement du monde, elle leur a répondu qu'elle était d'origine tunisienne.
« Et là, j'ai senti beaucoup d'admiration parmi les élèves. Certaines filles m'ont même demandé comment on fait pour devenir prof. Je leur ai dit : c'est pas difficile. Il suffit d'étudier régulièrement, d'être sérieux et de le vouloir. Je suis la preuve que c'est possible », s'enthousiasme la jeune femme élégamment vêtue d'une veste de tailleur noire à rayures blanches.
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« Ma réussite sera une motivation pour mes élèves »
ELLES SONT QUATRE rassemblées dans une petite salle de l'IUFM (institut universitaire de formation des maîtres) de Livry-Gargan en Seine-Saint-Denis, une des « écoles de profs » qui accueille le plus d'étudiants « issus de l'immigration », environ deux cents sur le millier de stagiaires. Prêtes à discuter de leurs origines, à savoir si cette spécificité va faire d'elles des professeurs différentes dès la rentrée de septembre 2005. Ce qui n'est pas aussi simple pour nombre de leurs « confrères ».
Au début d'ailleurs, elles aussi hésitent, se disent « être comme les autres ». « Enseigner, c'est dur, assène Sabrina, 28 ans, dont les parents ont débarqué d'Algérie avant sa naissance. Alors, on partage tous, quel que soit le milieu d'où l'on vient, cette difficulté. » Mais peu à peu, elles se lâchent. Assument en quelque sorte.
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Négligences : encore plus d'enfants en danger
C'EST PEUT-ETRE votre petit voisin. Ou cette adolescente qui « zone » en bas de votre immeuble depuis quelques semaines. De plus en plus de gamins souffrent d'être livrés à eux-mêmes, négligés par des adultes paumés, immatures ou dépressifs, qui doutent de leur autorité...
C'est, à en croire les chiffres de l'enfance en danger révélés hier par l'Observatoire national de l'action sociale décentralisée (Odas), la nouvelle forme de « maltraitance » qui se développe en France.
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La Croix du 09/11/04
Le lundi de Pentecôte fait débat
Le premier ministre, qui reçoit mardi 9 novembre les 28 recteurs, doit arbitrer le choix du jour férié désormais travaillé. Même si le lundi de Pentecôte n'a plus de signification liturgique, les évêques auraient préféré une autre solution que sa suppression
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20 minutes du 09/11/04
Rien vu...
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Le Monde daté du 10/11/04
Rien vu...
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lundi, novembre 08, 2004
Revue de presse du lundi 8 novembre 2004
Le Parisien/Aujourd’hui nous informe des nouveaux jeux qui font fureur à la récré. Ces jeux ne naissent pas de manière spontanée, ici aussi la logique marchande est à l’œuvre. On trouve aussi dans le même journal, un dossier sur les dangers des «chats» sur le Net qui nous rappelle que les rencontres virtuelles peuvent être aussi violentes et choquantes. Certaines de ces rencontres ne sont pas toujours purement virtuelles non plus…
A signaler aussi un article oublié (ça m’arrive quelquefois, dans ce cas n’hésitez pas à me le signaler…) paru dans Libération de vendredi dernier sur les profs de nouvelle génération. C’est une enquête sur les enseignants eux mêmes enfants d’immigrés et leur rapport à l’école. Vivifiant.
Bonne Lecture...
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Libération du 08/11/04
Profs de nouvelle génération
C’est presque devenu un jeu entre eux. Chaque fois qu'Aziz entre dans la salle de classe, il salue cette enseignante d'un : «Salamalekoum !» Et Fatima, professeure d'économie au lycée de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), regarde le lycéen droit dans les yeux et lui répond : «Bonjour, Aziz !» en souriant.
Fatima, 37 ans, est française, d'origine marocaine. «Les élèves spéculent sur mes origines, raconte-t-elle. Je leur réponds que je suis française. Comme eux.» Les salles des profs comptent de plus en plus d'enseignants «issus de l'immigration». C'est normal, commentent ceux-ci, «l'école reflète la société française d'aujourd'hui». A titre d'exemple, 20 % des stagiaires de l'IUFM de Créteil (l'un des trois instituts de formation des maîtres d'Ile-de-France) viennent de lycées classés en ZEP (zone d'éducation prioritaire) ; 73 % d'entre eux sont des «enfants de l'immigration», a constaté son directeur adjoint. En 2003, Jean-Louis Auduc a mené une étude auprès d'eux, afin de retracer leur parcours scolaire et leurs motivations. Conclusion : «L'ascenseur social fonctionne bien en banlieue pour ces futurs profs»
.Ces nouveaux enseignants font figure de militants de la réussite scolaire. Et partagent souvent une histoire commune : des parents analphabètes, de grandes fratries, peu d'espace pour travailler chez eux et quasiment pas de livres sur les étagères familiales... Ceux que Libération a rencontrés sont encore en formation à l'IUFM ou enseignent depuis plusieurs années. Tous ont fait le choix de travailler en ZEP. «Nous ne sommes pas les kapos du ghetto, tranche Amar, 36 ans, professeur de physique-chimie dans les Hauts-de-Seine. Les jeunes enseignants croient en un modèle républicain qu'ils ont intégré. C'est un peu le même parcours que celui des gosses de paysans qui, autrefois, partaient alphabétiser les campagnes.»[…]
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Le Figaro du 08/11/04
Ces enfants qui font la même école de commerce que leurs parents
«N'es-tu pas l'avenir de tous les souvenirs qui sont en toi? L'avenir d'un passé?» a mis en préface de son ouvrage Tel père, tel fils ? (Bordas, 1982, réédité en 2004 par Hachette Littératures) Claude Thélot, citant Paul Valéry. Dans son précédent ouvrage, Le Poids d'Anchise, le président de la commission du débat national sur l'avenir de l'école expliquait que Virgile, dans l'Enéide, rapporte cette légende selon laquelle un des princes de Troie, Enée, a quitté la ville en flammes, au moment où elle tombait aux mains des Grecs, en portant son père, Anchise, sur son dos. «On porte toute sa vie la marque de ses origines», précise-t-il. Il ne s'agit nullement de prétendre à une étude sociologique de la mobilité sociale – que l'on sait faible dans ce domaine – ou de la reproduction des élites, chère à Pierre Bourdieu. Les inégalités d'accès aux grandes écoles sont toujours une réalité (50% des fils et 30,5% des filles de cadres entrent en classes préparatoires aux grandes écoles, contre 20,8% des fils et 9,3% des filles d'ouvriers ; 63% des élèves des grandes écoles sont enfants de cadres et de professions intellectuelles supérieures, ayant donc obtenu un diplôme à peu près équivalent) comme le soulignaient récemment Valérie Albouy et Thomas Wanecq récemment dans «Les inégalités sociales d'accès aux grandes écoles» (Economie et statistique, juin 2003), malgré les actions correctives mises en place par certains responsables (nos éditions du 25août 2004). «Les aspirations professionnelles de l'adolescent [...] apparaissent comme l'expression de stratégies familiales qui débordent de simples choix individuels, note Claude Thélot. Cependant, elles expriment aussi des manières d'être spécifiques, des goûts, des attitudes.» Voici cinq témoignages, cinq motivations et cinq expériences très différents.
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L'Humanité du 08/11/04
Rien vu...
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Le Parisien du 08/11/04
Les trois jeux qui cartonnent dans les cours de récré
LES GOSSES les fourrent le matin au fond de leur poche, sûrs de tenir là un sésame pour souder l'amitié. Cette rentrée, les jeux de récré ont engendré des nouveautés étonnantes, dont certaines réclament même l'aide des parents !
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Le Yo-yo design
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L'animal virtuel
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Les cartes Duel Masters
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Parler sur le Net peut nuire
Selon une étude européenne, un enfant sur trois serait approché sexuellement sur Internet. L'association Innocence en danger lance aujourd'hui une campagne pour alerter les parents. Et promeut le premier logiciel de contrôle à distance des « chats ».
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« Y a des meufs chodes pr msn sex ac cam ? » *
LISA A 15 ANS. Elle pourrait tout aussi bien en avoir 12 ou 23. Pour rentrer dans un « chat » sur Caramail, on a beau être obligé de s'inscrire au préalable en donnant une adresse et une identité, personne n'ira vérifier. « Lisa.R » est donc un joli pseudo, ça sonne vrai, « un peu mystérieux », croit-elle.[…]
Un certain David lui demande aussi sec « ta 1 cam ? » Lisa n'a même pas le temps de se demander pourquoi une telle question, un message en gros caractères rouges devance la réponse « Y a des meuf chodes pr msn sex ac cam ? Si oui venez en PV. » Pour quelqu'un qui, comme elle, parle le texto mieux que l'anglais, le message est clair : « Cherche filles chaudes qui viendraient sur MSN (une autre messagerie, plus pratique pour les visioconférences) pour relations sexuelles virtuelles devant une caméra. Si intéressées, rejoignez-moi dans une fenêtre de dialogue en privé. » Lisa n'a pas de webcam. Et pas envie de suivre cet inconnu censé avoir... 17 ans.
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Petit lexique pour parents paumés
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Ce logiciel fonctionne comme un mouchard
ETRE PRÉVENU par mail, sur son ordinateur de bureau, que son enfant est en danger lors d'une conversation avec un adulte sur Internet, et pouvoir intervenir : c'est le principe original d'un logiciel de contrôle parental d'activité, appelé LCPA.
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Trois autres moyens de contrôler
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La Croix du 08/11/04
Rien vu...
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20 minutes du 08/11/04
Trois lycéens sikhs exclus
Leur avocat a d’ores et déjà annoncé son intention de faire appel. Les trois élèves sikhs du lycée Louise-Michel de Bobigny (93) ont été exclus de l’établissement vendredi, après la tenue d’un conseil de discipline. Celui-ci avait été convoqué sur décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise (95), le 22 octobre dernier.
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Le Monde daté du 09/11/04
Les évêques s'inquiètent des tensions autour des aumôneries de lycées
Les évêques ne veulent pas dramatiser. Ils n'en font pas une affaire d'Etat. Mais ils ressentent "un climat", "une crispation". Et ils s'en plaignent. Mgr Jean-Pierre Ricard, qui vient d'être réélu pour trois ans à la tête de la Conférence épiscopale, a évoqué, dans son discours d'ouverture de l'assemblée plénière qui se tient du 4 au 9 novembre à Lourdes, les "effets indirects" de la loi sur les signes religieux.
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A signaler aussi un article oublié (ça m’arrive quelquefois, dans ce cas n’hésitez pas à me le signaler…) paru dans Libération de vendredi dernier sur les profs de nouvelle génération. C’est une enquête sur les enseignants eux mêmes enfants d’immigrés et leur rapport à l’école. Vivifiant.
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Libération du 08/11/04
Profs de nouvelle génération
C’est presque devenu un jeu entre eux. Chaque fois qu'Aziz entre dans la salle de classe, il salue cette enseignante d'un : «Salamalekoum !» Et Fatima, professeure d'économie au lycée de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), regarde le lycéen droit dans les yeux et lui répond : «Bonjour, Aziz !» en souriant.
Fatima, 37 ans, est française, d'origine marocaine. «Les élèves spéculent sur mes origines, raconte-t-elle. Je leur réponds que je suis française. Comme eux.» Les salles des profs comptent de plus en plus d'enseignants «issus de l'immigration». C'est normal, commentent ceux-ci, «l'école reflète la société française d'aujourd'hui». A titre d'exemple, 20 % des stagiaires de l'IUFM de Créteil (l'un des trois instituts de formation des maîtres d'Ile-de-France) viennent de lycées classés en ZEP (zone d'éducation prioritaire) ; 73 % d'entre eux sont des «enfants de l'immigration», a constaté son directeur adjoint. En 2003, Jean-Louis Auduc a mené une étude auprès d'eux, afin de retracer leur parcours scolaire et leurs motivations. Conclusion : «L'ascenseur social fonctionne bien en banlieue pour ces futurs profs»
.Ces nouveaux enseignants font figure de militants de la réussite scolaire. Et partagent souvent une histoire commune : des parents analphabètes, de grandes fratries, peu d'espace pour travailler chez eux et quasiment pas de livres sur les étagères familiales... Ceux que Libération a rencontrés sont encore en formation à l'IUFM ou enseignent depuis plusieurs années. Tous ont fait le choix de travailler en ZEP. «Nous ne sommes pas les kapos du ghetto, tranche Amar, 36 ans, professeur de physique-chimie dans les Hauts-de-Seine. Les jeunes enseignants croient en un modèle républicain qu'ils ont intégré. C'est un peu le même parcours que celui des gosses de paysans qui, autrefois, partaient alphabétiser les campagnes.»[…]
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Le Figaro du 08/11/04
Ces enfants qui font la même école de commerce que leurs parents
«N'es-tu pas l'avenir de tous les souvenirs qui sont en toi? L'avenir d'un passé?» a mis en préface de son ouvrage Tel père, tel fils ? (Bordas, 1982, réédité en 2004 par Hachette Littératures) Claude Thélot, citant Paul Valéry. Dans son précédent ouvrage, Le Poids d'Anchise, le président de la commission du débat national sur l'avenir de l'école expliquait que Virgile, dans l'Enéide, rapporte cette légende selon laquelle un des princes de Troie, Enée, a quitté la ville en flammes, au moment où elle tombait aux mains des Grecs, en portant son père, Anchise, sur son dos. «On porte toute sa vie la marque de ses origines», précise-t-il. Il ne s'agit nullement de prétendre à une étude sociologique de la mobilité sociale – que l'on sait faible dans ce domaine – ou de la reproduction des élites, chère à Pierre Bourdieu. Les inégalités d'accès aux grandes écoles sont toujours une réalité (50% des fils et 30,5% des filles de cadres entrent en classes préparatoires aux grandes écoles, contre 20,8% des fils et 9,3% des filles d'ouvriers ; 63% des élèves des grandes écoles sont enfants de cadres et de professions intellectuelles supérieures, ayant donc obtenu un diplôme à peu près équivalent) comme le soulignaient récemment Valérie Albouy et Thomas Wanecq récemment dans «Les inégalités sociales d'accès aux grandes écoles» (Economie et statistique, juin 2003), malgré les actions correctives mises en place par certains responsables (nos éditions du 25août 2004). «Les aspirations professionnelles de l'adolescent [...] apparaissent comme l'expression de stratégies familiales qui débordent de simples choix individuels, note Claude Thélot. Cependant, elles expriment aussi des manières d'être spécifiques, des goûts, des attitudes.» Voici cinq témoignages, cinq motivations et cinq expériences très différents.
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L'Humanité du 08/11/04
Rien vu...
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Le Parisien du 08/11/04
Les trois jeux qui cartonnent dans les cours de récré
LES GOSSES les fourrent le matin au fond de leur poche, sûrs de tenir là un sésame pour souder l'amitié. Cette rentrée, les jeux de récré ont engendré des nouveautés étonnantes, dont certaines réclament même l'aide des parents !
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Le Yo-yo design
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L'animal virtuel
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Les cartes Duel Masters
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Parler sur le Net peut nuire
Selon une étude européenne, un enfant sur trois serait approché sexuellement sur Internet. L'association Innocence en danger lance aujourd'hui une campagne pour alerter les parents. Et promeut le premier logiciel de contrôle à distance des « chats ».
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« Y a des meufs chodes pr msn sex ac cam ? » *
LISA A 15 ANS. Elle pourrait tout aussi bien en avoir 12 ou 23. Pour rentrer dans un « chat » sur Caramail, on a beau être obligé de s'inscrire au préalable en donnant une adresse et une identité, personne n'ira vérifier. « Lisa.R » est donc un joli pseudo, ça sonne vrai, « un peu mystérieux », croit-elle.[…]
Un certain David lui demande aussi sec « ta 1 cam ? » Lisa n'a même pas le temps de se demander pourquoi une telle question, un message en gros caractères rouges devance la réponse « Y a des meuf chodes pr msn sex ac cam ? Si oui venez en PV. » Pour quelqu'un qui, comme elle, parle le texto mieux que l'anglais, le message est clair : « Cherche filles chaudes qui viendraient sur MSN (une autre messagerie, plus pratique pour les visioconférences) pour relations sexuelles virtuelles devant une caméra. Si intéressées, rejoignez-moi dans une fenêtre de dialogue en privé. » Lisa n'a pas de webcam. Et pas envie de suivre cet inconnu censé avoir... 17 ans.
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Petit lexique pour parents paumés
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Ce logiciel fonctionne comme un mouchard
ETRE PRÉVENU par mail, sur son ordinateur de bureau, que son enfant est en danger lors d'une conversation avec un adulte sur Internet, et pouvoir intervenir : c'est le principe original d'un logiciel de contrôle parental d'activité, appelé LCPA.
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Trois autres moyens de contrôler
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La Croix du 08/11/04
Rien vu...
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20 minutes du 08/11/04
Trois lycéens sikhs exclus
Leur avocat a d’ores et déjà annoncé son intention de faire appel. Les trois élèves sikhs du lycée Louise-Michel de Bobigny (93) ont été exclus de l’établissement vendredi, après la tenue d’un conseil de discipline. Celui-ci avait été convoqué sur décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise (95), le 22 octobre dernier.
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Le Monde daté du 09/11/04
Les évêques s'inquiètent des tensions autour des aumôneries de lycées
Les évêques ne veulent pas dramatiser. Ils n'en font pas une affaire d'Etat. Mais ils ressentent "un climat", "une crispation". Et ils s'en plaignent. Mgr Jean-Pierre Ricard, qui vient d'être réélu pour trois ans à la tête de la Conférence épiscopale, a évoqué, dans son discours d'ouverture de l'assemblée plénière qui se tient du 4 au 9 novembre à Lourdes, les "effets indirects" de la loi sur les signes religieux.
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