Le Monde (sous la plume de Luc Bronner) poursuit la polémique sur la gestion de la manifestation lycéenne du 8 mars dernier. « Ce déploiement de forces [du 15 mars] risque donc de laisser planer un doute persistant, aux yeux des lycéens, sur l'attitude du gouvernement : n'y a-t-il pas eu un choix délibéré de laisser la violence "pourrir" le mouvement ? » peut-on lire dans ce commentaire.
Les journaux reviennent évidemment aussi sur cette manifestation du 15 et sur les suites du mouvement lycéen. On trouve aussi dans vos quotidiens des échos de la conférence de presse de Philippe Séguin, président de la Cour des Comptes, sur l’enquête sur « la gestion par le Ministère chargé de l’enseignement scolaire, des personnels détachés dans les fonctions autres que d’enseignement ou demeurant sans affectation ».
Enfin, on peut lire dans La Croix une enquête intéressante sur l’éducation à l’Europe et dans Ouest-France une enquête sur le crachat à l’école et ailleurs…
Bonne Lecture...
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Libération du 16/03/05
Lycéens : la mobilisation baisse d'un ton, pas la détermination
Moins de monde dans les cortèges hier, après deux mois de manifestations.
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Les interpellés des manifs défilent à Bobigny
Les jeunes accusés de vols à la sauvette les 8 et 10 mars ont comparu devant le juge.
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Voile : 48 exclusions depuis la loi
Un an après le vote de la loi du 15 mars 2004 interdisant le port des signes religieux ostensibles à l'école, les adversaires du texte y vont de leur bilan. Dans un rapport rendu public hier, le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) parle d'«une loi discriminatoire» aux «effets néfastes». Selon lui, quarante-deux jeunes filles ont été définitivement exclues de leur établissement pour avoir refusé d'enlever leur voile. C'est également le cas de six garçons sikhs portant le turban. Une autre élève serait sous le coup d'une exclusion avec sursis. Par ailleurs, dix-sept jeunes filles auraient choisi de poursuivre leur scolarité dans des établissements privés, dont une dizaine en Belgique. Enfin, le CCIF relève un cas d'abandon de scolarité et attend «des précisions concernant une vingtaine d'autres».
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Le Figaro du 16/03/05
La contestation lycéenne s'essouffle
Face à la détermination du gouvernement, les deux principaux syndicats lycéens avaient appelé à une journée nationale d'action au premier jour de l'examen du projet de loi d'orientation pour l'avenir de l'école par les sénateurs. Ces derniers ont 627 amendements à examiner sur le texte lors de la séance publique qui a commencé hier et qui devait se terminer en fin de semaine. Devant le Sénat, François Fillon, a réaffirmé, hier, que rien ne le ferait renoncer à réformer l'école en France. En dépit d'une mobilisation fortement revue à la baisse, les syndicats lycéens persistent cependant à affirmer que la participation reste conséquente après six semaines de mouvement. «Ce n'est pas le chant du cygne», a prévenu le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, au nombre des manifestants.
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Les casseurs refoulés par un dispositif musclé
Un service d'ordre interne musclé et un coup de filet préventif ont permis de faire régner l'ordre autour de la manifestation lycéenne. Organisateurs et responsables de la Préfecture de police semblent avoir retenu la leçon du 8 mars dernier, lorsqu'un bon millier de casseurs s'étaient introduits dans le cortège pour jouer du poing et dépouiller les adolescents. Hier, avant même que le défilé ne se disperse en fin d'après-midi, pas moins de 83 personnes, dont 70 évoluant au sein d'une même bande, ont été interpellées par les effectifs de la police urbaine de proximité (PUP).
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Enseignants sans élèves : Philippe Séguin règle ses comptes
En fin de semaine dernière, le président de la Cour des comptes a eu un véritable coup de sang. La révélation vendredi par Le Figaro de l'enquête sur l'emploi des enseignants dans le premier et le second degré (*), réalisée par les magistrats de la cour, a donné lieu à des «interprétations intempestives» qui ont fortement déplu à Philippe Séguin. Et pour cause : le document aborde une question extrêmement sensible : celle du temps de travail des profs. Il met notamment en exergue un chiffre inquiétant : au cours de l'année 2003-2004, les heures d'enseignement payées et non dispensées devant des élèves, ni d'ailleurs à aucune fin pédagogique, ont correspondu à l'équivalent de 32 000 postes de professeurs à temps plein.[…]
Du coup, hier matin, Philippe Séguin a tenu à faire quelques mises au point, en diffusant largement ce document à la presse et en le mettant en ligne sur le site Internet de la Cour des comptes... Il avait téléphoné la veille au président de la commission des finances de l'Assemblée nationale pour lui en demander l'autorisation. Ce rapport est en effet le résultat d'une commande passée le 6 novembre 2003 à la Cour par Pierre Méhaignerie. «Je lui ai moi-même fait parvenir ce rapport par courrier le 11 janvier dernier, a martelé Philippe Séguin. Un relevé de constations provisoires a été établi le 7 octobre 2004 et envoyé à toutes les directions du ministère de l'Education concernées.».
Toujours selon le président de la Cour des comptes, le représentant de ministère de l'Education nationale avait à l'époque salué «le travail d'investigation (...) effectué à partir des données établies par l'administration (qui) a permis de mieux cerner certaines notions et de mesurer les marges de progression». […]
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Radiographie d'une gestion anarchique
Dans son étude sur l'occupation effective des enseignants, la Cour des comptes s'est attachée à répondre à une question simple : «Combien et pourquoi des enseignants des premier et second degrés n'exercent-ils pas, ou seulement partiellement, devant des classes le métier pour lequel ils ont été sélectionnés, recrutés et formés ?» Son intérêt est de proposer une photographie de la situation. Sa limite, de ne pas proposer de solution.
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En finir avec l'échec en première année
Comment lutter contre l'échec dans l'enseignement supérieur ? Comment désengorger les amphis universitaires surchargés ? La députée UMP du Doubs, Irène Tharin, nommée par le premier ministre, fin février, «parlementaire en mission auprès du ministre de l'Éducation nationale et du secrétaire d'État à l'Insertion professionnelle des jeunes», a cinq mois pour remettre ses propositions pour «garantir une orientation des élèves plus en adéquation avec les besoins du marché du travail» à Jean-Pierre Raffarin. En clair, il s'agit de concrétiser l'objectif de la loi d'orientation visant à accompagner 50% d'une classe d'âge vers le supérieur et d'augmenter de 15% la proportion d'étudiants suivant une formation scientifique (les universités ont enregistré une baisse des inscriptions dans les premiers cycles scientifiques de l'ordre de 30%, les classes prépas scientifiques de 12%). L'autre objectif de cette mission est de renforcer l'accès des bacheliers technologiques aux filières sélectives. Premier chantier, et pas des moindres : «dresser un état des lieux des dispositifs d'orientation des élèves au cours de l'enseignement secondaire et après le baccalauréat en direction de l'enseignement supérieur».
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L'Humanité du 16/03/05
Site toujours inaccesible
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Le Parisien du 16/03/05
La mobilisation des lycéens marque le pas
Ils étaient 50 000 dans les rues. Moins qu'il y a une semaine. Mais ils ne désarment pas, quitte à inventer de nouvelles formes de protestation. Et les débordements des casseurs ont été contrôlés grâce à un fort dispositif de sécurité.
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Ils tentent d'occuper leur établissement
Après les manifestations dans les rues qui ont vu défiler hier à Toulouse des lycéens (entre 4 500 et 10 000 manifestants), les opposants à la loi Fillon semblent vouloir changer de stratégie. Dès hier soir, les lycéens de Borde-Basse à Castres (Tarn) prévoyaient de passer la nuit dans leur établissement. « Nous n'abandonnons pas la contestation dans la rue, mais pour nous c'est une façon complémentaire et plus médiatique de protester contre la loi », explique Olivier, élève de 1ère S.
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Un dispositif spécial anticasseurs
L'objectif était clair et les moyens déployés à la hauteur : il y avait hier à Paris près d'un policier pour trois lycéens. Traumatisés par la manifestation du 8 mars dernier, dispersée à mi-parcours à cause de casseurs venus en nombre et qui avaient agressé des lycéens, volé des téléphones portables et brisé des vitrines, cette fois-ci tant côté manifestants que côté préfecture, on avait prévu le coup. Magasins fermés et rideaux baissés tout le long du boulevard Voltaire, fouilles des sacs en début de manif, policiers en civil fondus dans la foule ou aux abords du cortège pour très soigneusement coller aux basques des « groupes à risques », et surtout un double système de maintien de l'ordre
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La Croix du 16/03/05
Les enfants, prêts pour l’Europe ?
C’est surtout par le vécu et l’échange qu’on peut ouvrir les enfants à l’Europe. Des chefs d’établissements et des parents d’élèves en ont fait l’expérience
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20 minutes du 16/03/05
Le mouvement lycéen apparaît cassé
La mobilisation marque le pas. 50 000 lycéens selon la police ont manifesté hier dans toute la France contre la réforme Fillon de l’Education nationale. Ils étaient 165 000 mardi dernier.
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Profs, les comptes recadrés
La Cour des comptes éteint la polémique. Son président, Philippe Séguin, a dénoncé hier « l’interprétation erronée voire malhonnête » du rapport de la Cour sur les enseignants détachés de l’Education nationale. Vendredi, Le Figaro a indiqué sur la base de ce texte que 97 000 professeurs sont détachés, pour un coût de 1,5 milliard d’euros. Et que 32 000 n’avaient ni classe ni fonction pédagogique. De quoi laisser penser que « des dizaines de milliers d’enseignants seraient rémunérés à ne rien faire, ce que la Cour n’a jamais prétendu », a rectifié Philippe Séguin.
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Ouest-France du 16/03/05
Le crachat revient, c'est dur à avaler...
Le gazon des stades, les cours de lycée, les trottoirs des villes en sont maculés. Les Français, et notamment les plus jeunes, renouent avec la tradition séculaire et un peu hideuse qui consiste à se dégager la tuyauterie sans vergogne. C'est écoeurant ? C'est ainsi. Martin Monestier s'est penché, vraiment penché, sur le phénomène.
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Le Monde daté du 17/03/05
A Paris, une manifestation lycéenne sous haute surveillance
Ils étaient moins nombreux, 6 000 selon la police et 20 000 selon les organisateurs, à défiler mardi 15 mars. Les services d'ordre renforcés et les moyens plus importants déployés par la police ont permis d'éviter les agressions des casseurs.
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Commentaire : le doute et les deux jeunesses
Du strict point de vue de la sécurité, la manifestation lycéenne du mardi 15 mars à Paris est un succès. Les forces de l'ordre ont réussi à encadrer le défilé et à isoler les quelque 300 casseurs identifiés par la police parmi les 6 000 à 20 000 manifestants, selon les sources. Avec l'aide de volontaires des syndicats professionnels et d'un service d'ordre lycéen, les policiers ont empêché les agressions.Mais cette réussite renforce les interrogations sur la passivité des forces de l'ordre lors des précédentes manifestations.[…] Ce déploiement de forces risque donc de laisser planer un doute persistant, aux yeux des lycéens, sur l'attitude du gouvernement : n'y a-t-il pas eu un choix délibéré de laisser la violence "pourrir" le mouvement ? Sans sa locomotive parisienne, la mobilisation n'avait, en effet, que peu de chances de se maintenir. Et le plus grave n'est malheureusement pas là. Les incidents ont certes pu être évités mais ce sont bien deux jeunesses qui parcouraient les rues de Paris : l'une, largement majoritaire, bigarrée, protégée par un service d'ordre au sein du cortège ; l'autre, sur les côtés, composée presque exclusivement de "jeunes issus de l'immigration" et encadrée, sans ménagement, par les policiers.
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Devant les sénateurs, M. Fillon affirme que "le chemin tranquille et consensuel de la réforme n'existe pas"
La polémique sur l'attitude des forces de l'ordre lors des manifestations lycéennes s'est poursuivie, mardi 15 mars, au Sénat, à l'occasion de l'examen du projet de loi sur l'école adopté le 2 mars par l'Assemblée nationale.[…] "Il est indigne d'accuser les forces de police, qui font un travail extrêmement difficile", lui a rétorqué M. Fillon. Selon le ministre, 50 interpellations ont eu lieu au lendemain du 8 mars et 70 avant la manifestation du 15 mars. "Les policiers et les organisateurs ont pu aujourd'hui se coordonner, ce qui n'avait pas été manifestement le cas le 8 mars", a-t-il ajouté.
"Le chemin tranquille et consensuel de la réforme n'existe pas, a poursuivi le ministre. Dans une démocratie le pouvoir n'est pas dans la rue mais la décision revient au Parlement." M. Fillon a rappelé les grands objectifs de son projet de loi (80 % d'une classe d'âge au baccalauréat, 50 % de diplômés de l'enseignement supérieur et 100 % de qualifiés). Il a défendu le socle commun de connaissances, qui devra être maîtrisé par tous les élèves. "Ceux qui qualifient improprement ce socle de "smic culturel" ne sont pas allés à la rencontre des 150 000 jeunes qui sortent du système scolaire sans aucun bagage", a-t-il estimé.
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mercredi, mars 16, 2005
mardi, mars 15, 2005
Revue de presse du mardi 15 mars 2005
"Si j'y suis allé, c'est pas pour la manif, mais pour prendre des téléphones et taper les gens", "Il y avait des petits groupes qui couraient, qui faisaient de l'agitation. Et au milieu des bouffons, des petits Français avec des têtes de victimes. » "Ceux qui manifestent, c'est ceux qui veulent réussir, ceux qui ont plein de choses""Celui qui parle ainsi est un des « casseurs » de la manifestation du mardi 8 mars dernier interviewé par Luc bronner dans Le Monde. Ce journal revient sur les mécanismes d’exclusion et de stigmatisation, de haine et, disons-le aussi, de racisme, à l’œuvre dans les violences qui ont émaillé cette manifestation. Heureusement, celle d’aujourd’hui ne s’est pas déroulée dans les mêmes conditions, mais la participation semble avoir été moins forte
Bonne Lecture...
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Libération du 15/03/05
Mobilisation nationale sans garantie pour les lycéens
Vents contraires sur le mouvement lycéen, qui appelle aujourd'hui à sa troisième journée de mobilisation nationale contre la loi Fillon sur l'éducation, laquelle entre en discussion au Sénat cet après-midi.
Il y a d'abord l'épine Paris. Après maintes hésitations, les deux principales organisations lycéennes (Fidl et UNL) ont appelé à manifester, à 14 heures, de la République à Nation par le boulevard Voltaire. Trajet court et rectiligne, encadré par 400 membres des services d'ordre de la CGT, de FO, de l'Unsa, de la FSU et de SOS Racisme. Et sans garantie de réussite : la manifestation de mardi dernier, peu suivie (9 000 manifestants selon la préfecture, qui a compté large), avait été marquée par des incidents, vols et agressions contre les manifestants.
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Le Figaro du 15/03/05
Rien vu...
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L'Humanité du 15/03/05
Toujours inaccessible…
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Le Parisien du 15/03/05
Mais si, les grands patrons aiment l'école
Comment les patrons jugent-ils l'école, les jeunes formés par un système éducatif si souvent décrié ? Pour la première fois, un ouvrage*, qui vient de sortir, répond à ces questions dérangeantes au moment où lycéens et profs, majoritairement hostiles au « monde de l'entreprise » et à la « marchandisation de l'école », manifestent encore aujourd'hui dans près d'une centaine de villes . Et la réponse étonne, y compris l'auteur du livre, Arnaud Brunet. « C'est l'une des grandes surprises de mon enquête, c'est que ces grands patrons se montrent bienveillants par rapport au système éducatif, explique le journaliste économique. Ils estiment que le niveau des connaissances monte. » Comme Jean-Claude Seys, président des assurances Maaf et MMA - l'un des onze grands patrons interrogés dans le livre - que nous avons rencontré.
* « Ecole, vers le déclin ? Entretiens avec des grands patrons », d'Arnaud Brunet, éditions Little Big Man, 19 €.
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Les lycéens craignent un bide à Paris
Iront Iront pas ? Echaudés par les violences qui ont terni leur marche voilà une semaine, les lycéens de la région parisienne ne battront sans doute pas des records de mobilisation cet après-midi, entre République et Nation. Malgré un service d'ordre très renforcé (400 gros bras au minimum « prêtés » par FO, la CGT, SOS Racisme ou l'Unsa-Police encadreront le cortège) et les consignes de fermeté données aux forces de l'ordre, les syndicats lycéens craignent le bide. « Une manif bunkerisée, ce n'est pas un programme très excitant.La contestation contre le projet de loi Fillon ne faiblit pas mais les casseurs nous ont vraiment pourri la mise », souffle-t-on à l'Union nationale lycéenne (UNL).
En province, la mobilisation contre la loi Fillon - dont l'examen commence aujourd'hui au Sénat après son adoption à l'Assemblée nationale - ne semble pas mollir. «Il y a un doute sur la capitale parce qu'on ne se fait aucune illusion : même muselés, les casseurs seront au rendez-vous. Mais ce phénomène n'existe pas dans les autres villes de France. Il y a Paris, mais surtout le reste », analyse Charlotte Le Provost, de la Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne).
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La Croix du 15/03/05
Rien vu...
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20 minutes du 15/03/05
Les lycéens dans la rue, malgré les casseurs
Obtenir un revirement gouvernemental de dernière minute. C’est ce qu’espèrent les lycéens, qui manifesteront aujourd’hui contre le projet de réforme de l’école, alors que l’examen du texte débute dans le même temps au Sénat.
L’hypothèse d’un retrait du projet de loi Fillon, qui a déjà été adopté par l’Assemblée, semble pourtant improbable. Six semaines de mobilisation lycéenne, avec un pic de 165 000 manifestants dans 150 villes le 8 mars, n’ont abouti qu’au retrait de la réforme du bac. Et dimanche, Jean-Pierre Raffarin a réaffirmé sa volonté de maintenir le texte.
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Ouest-France du 15/03/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 16/03/05
Manifestations de lycéens : le spectre des violences anti-"Blancs"
Issus de Seine-Saint-Denis et des quartiers nord de Paris, les "casseurs" des précédents défilés, eux-mêmes scolarisés, expriment leur haine des "petits Français" qu'ils ont agressés le 8 mars. La peur de ces incidents risquait d'affaiblir la mobilisation de la journée du 15 mars.
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témoignage Léo, 16 ans : " Comme s'ils pensaient que nous, les "Blancs" parisiens, on avait plein de fric"
[…]Luc Colpart, professeur d'histoire-géographie dans un collège de Seine-Saint-Denis, militant du syndicat SUD-éducation (proche de l'extrême gauche), donne un récit similaire. Il a été bouleversé par les scènes de violence. Il dit ne pas en avoir dormi pendant plusieurs jours. Devant lui, des lycéens ont été traînés par les cheveux. D'autres ont été "massacrés" à coups de pied et de poing. Des agresseurs ont volé des portables pour les briser devant les yeux de leurs victimes. "C'était un jeu. De la haine et de l'amusement." Pour ce militant engagé dans l'antiracisme, "il s'agissait d'agressions de type racial" : "Je n'ai vu que des Noirs agresser des Blancs", écrit-il dans un mail de témoignage. Après la dispersion de la manifestation, dans le métro, Luc Colpart a vu un jeune Noir essayer de prendre la défense d'un lycéen menacé par trois agresseurs noirs. "Il s'est fait traiter de "suceur de Blancs". (...) Les propos tenus étaient des discours d'extrême droite, violents et racistes."
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Dominique Pasquier : "Cela ressemble à une sorte de revanche scolaire"
ENtretien avec Dominique Pasquier, sociologue, directrice de recherche au CNRS.
Vous êtes auteur de cultures lycéennes, la tyrannie de la majorité (éditions autrement, 180 p., 16,95 euros), comment analysez-vous la mobilisation lycéenne ?
[…]C'est pour moi le symptôme d'une lutte réelle entre deux mondes. Cela ressemble à une sorte de revanche scolaire. Comme la pression sociale sur la réussite à l'école s'est accrue, le sentiment de se trouver dans un endroit où on ne peut pas réussir débouche sur un sentiment de profonde frustration.
Dans ces agressions, on retrouve sans doute l'opposition entre les lycées professionnels et les lycées généraux. Ceux qui pensent se trouver dans des filières de relégation ont envie d'en découdre avec ceux qui sont considérés comme privilégiés. Et, dans certains établissements, la fracture peut, de fait, recouper une opposition "Blancs" - immigrés.
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Nouvelle journée nationale d'action contre le projet de loi Fillon
Les lycéens doivent manifester, mardi après-midi, contre le projet de réforme de l'école, alors que l'examen du texte débute dans le même temps au Sénat.
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Enseignants "sans élèves": la Cour des comptes appelle à la "plus grande prudence"
Mettre fin à la polémique. C'est ce que souhaitait faire le premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, en rendant public, mardi 15 mars, le rapport de la Cour sur les enseignants.
Sur 665 000 équivalents temps plein d'enseignants, la Cour en a recensé 32 000 "sans classes et sans activités pédagogiques" (Le Monde du 12 mars). Parmi eux, 9 500 remplaçants inoccupés, 1 000 remplaçants "incapables d'enseigner", 1 900 enseignants en surnombre dans leur discipline... Au final, ces 32 000 équivalents temps plein coûteraient 1,5 milliard d'euros.
Le rapport souligne que les surnombres n'empêchent pas le recours à de nombreux contractuels. Les enseignants surnuméraires ne sont en effet pas forcément là où les besoins existent.[…] Philippe Séguin tient à rappeler que la Cour appelait dans son rapport "à la plus grande prudence" dans l'utilisation de ces données. "S'il est possible de répondre à la question "qui, combien et pourquoi des enseignants ne se trouvent pas devant les élèves ?", il est difficile de porter un jugement entier sur le caractère justifié ou non de cette situation", estime-t-il.
Il a été reproché à l'enquête de faire un amalgame entre des situations de natures différentes. Quoi de commun, en effet, entre des professeurs en surnombre - et inutilisés - et des enseignants exerçant une fonction administrative ? "La Cour n'a pas fait d'amalgame, se défend M. Séguin. Elle a effectué un regroupement, certes hétérogène, mais sur un critère cohérent et indiscutable : l'exercice actif de la pédagogie devant les élèves."
"Si le ministère n'est pas toujours responsable de ce qui complique sa gestion, il l'est de ce qu'il décide ou tolère sans en apprécier le coût", ajoute-t-il. Le ministère de l'éducation nationale a jusqu'au 11 avril pour répondre au rapport.
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Bonne Lecture...
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Libération du 15/03/05
Mobilisation nationale sans garantie pour les lycéens
Vents contraires sur le mouvement lycéen, qui appelle aujourd'hui à sa troisième journée de mobilisation nationale contre la loi Fillon sur l'éducation, laquelle entre en discussion au Sénat cet après-midi.
Il y a d'abord l'épine Paris. Après maintes hésitations, les deux principales organisations lycéennes (Fidl et UNL) ont appelé à manifester, à 14 heures, de la République à Nation par le boulevard Voltaire. Trajet court et rectiligne, encadré par 400 membres des services d'ordre de la CGT, de FO, de l'Unsa, de la FSU et de SOS Racisme. Et sans garantie de réussite : la manifestation de mardi dernier, peu suivie (9 000 manifestants selon la préfecture, qui a compté large), avait été marquée par des incidents, vols et agressions contre les manifestants.
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Le Figaro du 15/03/05
Rien vu...
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L'Humanité du 15/03/05
Toujours inaccessible…
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Le Parisien du 15/03/05
Mais si, les grands patrons aiment l'école
Comment les patrons jugent-ils l'école, les jeunes formés par un système éducatif si souvent décrié ? Pour la première fois, un ouvrage*, qui vient de sortir, répond à ces questions dérangeantes au moment où lycéens et profs, majoritairement hostiles au « monde de l'entreprise » et à la « marchandisation de l'école », manifestent encore aujourd'hui dans près d'une centaine de villes . Et la réponse étonne, y compris l'auteur du livre, Arnaud Brunet. « C'est l'une des grandes surprises de mon enquête, c'est que ces grands patrons se montrent bienveillants par rapport au système éducatif, explique le journaliste économique. Ils estiment que le niveau des connaissances monte. » Comme Jean-Claude Seys, président des assurances Maaf et MMA - l'un des onze grands patrons interrogés dans le livre - que nous avons rencontré.
* « Ecole, vers le déclin ? Entretiens avec des grands patrons », d'Arnaud Brunet, éditions Little Big Man, 19 €.
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Les lycéens craignent un bide à Paris
Iront Iront pas ? Echaudés par les violences qui ont terni leur marche voilà une semaine, les lycéens de la région parisienne ne battront sans doute pas des records de mobilisation cet après-midi, entre République et Nation. Malgré un service d'ordre très renforcé (400 gros bras au minimum « prêtés » par FO, la CGT, SOS Racisme ou l'Unsa-Police encadreront le cortège) et les consignes de fermeté données aux forces de l'ordre, les syndicats lycéens craignent le bide. « Une manif bunkerisée, ce n'est pas un programme très excitant.La contestation contre le projet de loi Fillon ne faiblit pas mais les casseurs nous ont vraiment pourri la mise », souffle-t-on à l'Union nationale lycéenne (UNL).
En province, la mobilisation contre la loi Fillon - dont l'examen commence aujourd'hui au Sénat après son adoption à l'Assemblée nationale - ne semble pas mollir. «Il y a un doute sur la capitale parce qu'on ne se fait aucune illusion : même muselés, les casseurs seront au rendez-vous. Mais ce phénomène n'existe pas dans les autres villes de France. Il y a Paris, mais surtout le reste », analyse Charlotte Le Provost, de la Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne).
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La Croix du 15/03/05
Rien vu...
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20 minutes du 15/03/05
Les lycéens dans la rue, malgré les casseurs
Obtenir un revirement gouvernemental de dernière minute. C’est ce qu’espèrent les lycéens, qui manifesteront aujourd’hui contre le projet de réforme de l’école, alors que l’examen du texte débute dans le même temps au Sénat.
L’hypothèse d’un retrait du projet de loi Fillon, qui a déjà été adopté par l’Assemblée, semble pourtant improbable. Six semaines de mobilisation lycéenne, avec un pic de 165 000 manifestants dans 150 villes le 8 mars, n’ont abouti qu’au retrait de la réforme du bac. Et dimanche, Jean-Pierre Raffarin a réaffirmé sa volonté de maintenir le texte.
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Ouest-France du 15/03/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 16/03/05
Manifestations de lycéens : le spectre des violences anti-"Blancs"
Issus de Seine-Saint-Denis et des quartiers nord de Paris, les "casseurs" des précédents défilés, eux-mêmes scolarisés, expriment leur haine des "petits Français" qu'ils ont agressés le 8 mars. La peur de ces incidents risquait d'affaiblir la mobilisation de la journée du 15 mars.
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témoignage Léo, 16 ans : " Comme s'ils pensaient que nous, les "Blancs" parisiens, on avait plein de fric"
[…]Luc Colpart, professeur d'histoire-géographie dans un collège de Seine-Saint-Denis, militant du syndicat SUD-éducation (proche de l'extrême gauche), donne un récit similaire. Il a été bouleversé par les scènes de violence. Il dit ne pas en avoir dormi pendant plusieurs jours. Devant lui, des lycéens ont été traînés par les cheveux. D'autres ont été "massacrés" à coups de pied et de poing. Des agresseurs ont volé des portables pour les briser devant les yeux de leurs victimes. "C'était un jeu. De la haine et de l'amusement." Pour ce militant engagé dans l'antiracisme, "il s'agissait d'agressions de type racial" : "Je n'ai vu que des Noirs agresser des Blancs", écrit-il dans un mail de témoignage. Après la dispersion de la manifestation, dans le métro, Luc Colpart a vu un jeune Noir essayer de prendre la défense d'un lycéen menacé par trois agresseurs noirs. "Il s'est fait traiter de "suceur de Blancs". (...) Les propos tenus étaient des discours d'extrême droite, violents et racistes."
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Dominique Pasquier : "Cela ressemble à une sorte de revanche scolaire"
ENtretien avec Dominique Pasquier, sociologue, directrice de recherche au CNRS.
Vous êtes auteur de cultures lycéennes, la tyrannie de la majorité (éditions autrement, 180 p., 16,95 euros), comment analysez-vous la mobilisation lycéenne ?
[…]C'est pour moi le symptôme d'une lutte réelle entre deux mondes. Cela ressemble à une sorte de revanche scolaire. Comme la pression sociale sur la réussite à l'école s'est accrue, le sentiment de se trouver dans un endroit où on ne peut pas réussir débouche sur un sentiment de profonde frustration.
Dans ces agressions, on retrouve sans doute l'opposition entre les lycées professionnels et les lycées généraux. Ceux qui pensent se trouver dans des filières de relégation ont envie d'en découdre avec ceux qui sont considérés comme privilégiés. Et, dans certains établissements, la fracture peut, de fait, recouper une opposition "Blancs" - immigrés.
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Nouvelle journée nationale d'action contre le projet de loi Fillon
Les lycéens doivent manifester, mardi après-midi, contre le projet de réforme de l'école, alors que l'examen du texte débute dans le même temps au Sénat.
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Enseignants "sans élèves": la Cour des comptes appelle à la "plus grande prudence"
Mettre fin à la polémique. C'est ce que souhaitait faire le premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, en rendant public, mardi 15 mars, le rapport de la Cour sur les enseignants.
Sur 665 000 équivalents temps plein d'enseignants, la Cour en a recensé 32 000 "sans classes et sans activités pédagogiques" (Le Monde du 12 mars). Parmi eux, 9 500 remplaçants inoccupés, 1 000 remplaçants "incapables d'enseigner", 1 900 enseignants en surnombre dans leur discipline... Au final, ces 32 000 équivalents temps plein coûteraient 1,5 milliard d'euros.
Le rapport souligne que les surnombres n'empêchent pas le recours à de nombreux contractuels. Les enseignants surnuméraires ne sont en effet pas forcément là où les besoins existent.[…] Philippe Séguin tient à rappeler que la Cour appelait dans son rapport "à la plus grande prudence" dans l'utilisation de ces données. "S'il est possible de répondre à la question "qui, combien et pourquoi des enseignants ne se trouvent pas devant les élèves ?", il est difficile de porter un jugement entier sur le caractère justifié ou non de cette situation", estime-t-il.
Il a été reproché à l'enquête de faire un amalgame entre des situations de natures différentes. Quoi de commun, en effet, entre des professeurs en surnombre - et inutilisés - et des enseignants exerçant une fonction administrative ? "La Cour n'a pas fait d'amalgame, se défend M. Séguin. Elle a effectué un regroupement, certes hétérogène, mais sur un critère cohérent et indiscutable : l'exercice actif de la pédagogie devant les élèves."
"Si le ministère n'est pas toujours responsable de ce qui complique sa gestion, il l'est de ce qu'il décide ou tolère sans en apprécier le coût", ajoute-t-il. Le ministère de l'éducation nationale a jusqu'au 11 avril pour répondre au rapport.
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lundi, mars 14, 2005
Revue de presse du lundi 14 mars 2005
Le Figaro consacre deux articles à l’école Finlandaise et s’interroge sur les raisons de la réussite de cette école dans les classements internationaux. Libération revient dans ses articles et dans son courrier sur les manifestations contre la loi Fillon.
Enfin Le Monde fait le point, un an après, sur les effets de la loi sur le voile. On y apprend que le nombre d'élèves manifestant ostensiblement une appartenance religieuse est passé de 1 500 en 2004 à 639 cette année. Les cas difficiles concernent finalement une centaine d'élèves et 48 élèves ont été exclues depuis la rentrée scolaire pour non-respect de la loi.
Bonne Lecture...
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Libération du 14/03/05
La manifestation à reculons des lycéens franciliens
Les deux principaux syndicats appellent à défiler demain. Mais après les violences du 8 mars à Paris, nombre de jeunes hésitent.
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Raffarin: le projet Fillon ira à son terme
Alors que lycéens et enseignants ne cessent d'exiger le retrait du projet Fillon, Jean-Pierre Raffarin a déclaré dimanche, lors du forum de Radio J : «Je ne suis pas pour que le projet Fillon soit bouleversé [...]. Je pense qu'il répond à une nécessité impérieuse pour le pays. Nous avons besoin de défendre la réussite scolaire comme une priorité nationale.» Il s'est dit «affligé» et «blessé» de voir plus de 100 000 jeunes sortir chaque année du système éducatif sans qualification. «Il n'y a pas de jeunes sans talent ; l'école doit aller chercher le talent de chaque jeune [...] Le projet Fillon répond à cette aspiration.» Les lycéens y voient au contraire la proposition d'une école «à deux vitesses». Seule porte laissée ouverte par Raffarin : d'éventuels amendements dans le cadre du débat parlementaire. «La démocratie se passe aussi au Parlement.»
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Courrier : «Casseurs»: l'égalité sociale d'abord
Mardi 8 mars, nous revenons de la manifestation lycéenne prévue de République à Denfert-Rochereau. Nous, élèves et professeurs du Lycée autogéré de Paris (LAP), côte à côte dans la même lutte, y sommes restés une heure à peine, forcés de la quitter suite aux pressions des «casseurs». Notre but était de lutter contre le projet de loi Fillon, de manifester notre désaccord total avec cette réforme. Et «eux», pourquoi étaient-ils là ? Ils traversent les cortèges de part en part, faisant les poches, poussant violemment, frappant sans raison apparente les manifestants.[…]
ls sont comme ça aujourd'hui sans en avoir réellement le choix, c'est le système qui les a créés ainsi et que vont-ils devenir ? Vont-ils continuer à «casser de la manif» ? La pression exercée sur les participants arrange bien ceux qui essaient de faire passer ce projet de loi le plus rapidement possible. Qui aura encore le courage d'aller s'exprimer sous la menace de la violence ? Si on ne peut que se faire taper dessus pendant la manif, qui est assez fou pour aller se jeter dedans ? Ils créent des mouvements de foule, jouant de l'instinct primaire de chaque individu comme du leur, à la fin, ça devient la lutte pour la survie du groupe. Eux-mêmes doivent se battre pour leur propre survie dans la société.
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Courrier : Fillon, une loi et des objectifs factices
Eh oui ! Les postes d'enseignants disparaissent à la chaîne, les fourgons de police se succèdent aux portes des établissements des quartiers défavorisés, la démocratie lycéenne est bafouée à travers de carnavalesques élections de délégués et un manque criant de moyens d'expression interne, mais il faut attendre à chaque fois cinq ans pour voir les lycéens se mobiliser en masse. Pourquoi ? Sommes-nous à ce point une génération dépolitisée, désyndicalisée, désolidarisée ? Avons-nous perdu la conscience communautaire de nos aînés ? Qu'avons-nous fait de leurs combats sociaux ? L'an dernier, dans les académies de France, on amputait de dizaines de milliers d'heures les Dotations horaires globales (DHG) des lycées. Contre cette atteinte au système scolaire, autrement plus grave que les pauvres artifices de la loi Fillon, nous étions bien peu de lycéens à protester en comparaison de ce qu'on voit aujourd'hui.
Ce n'est pas le plus grave. Ce qui est révoltant, c'est le non-sens qui anime ces manifestations. Pourquoi défiler ? Contre la réforme Fillon. Pour quelle raison ? Parce qu'elle fait fi de l'égalité des chances. Ah bon, mais la généralisation des bourses au mérite alors ? Euh... Oui, mais les filières professionnelles sont dévalorisées. En quoi ? Euh... Combien de lycéens ont lu le projet de loi ? S'ils l'avaient fait, ils auraient vu à quel point ce projet est idéologiquement creux et politiquement sans vision d'aucune sorte. Ils auraient vu à quel point ses propositions _ parfois d'ailleurs intéressantes _ sont le plus souvent inoffensives et sans portée. Ils auraient compris que le vrai scandale Fillon, c'est une loi factice, avec des objectifs factices dont on sait parfaitement que le gouvernement ne mettra pas en oeuvre les moyens nécessaires à leur application.
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Le Figaro du 14/03/05
L'école finlandaise au tableau d'honneur mondial
Est-ce la neige au-dehors ? La neuvième A du collège Tikkurila à Vaanta semble baigner dans une atmosphère ouatée. L'équivalent de cette classe de troisième accueille 21 élèves. C'est une classe d'un quartier sans histoire d'une banlieue modeste d'Helsinki.
Professeur principal de la neuvième A, Kaisa van den Berg a été surprise, en décembre dernier, lorsque les jeunes finlandais sont arrivés largement en tête de l'enquête Pisa de l'OCDE sur les acquis des élèves de 15 ans, notamment en mathématiques. En 2000, date à laquelle l'enquête Pisa a été créée, la Finlande était déjà dans les premiers de la classe mondiale. Mais, à l'époque, l'accent avait été mis sur la compréhension de l'écrit.
[…] Existe-t-il vraiment une recette finlandaise en matière d'éducation ? «C'est un ensemble d'éléments, mais le premier facteur est sans conteste l'égalité des chances», explique Jari Rajanen, conseiller au ministère de l'Éducation. Depuis 1968, l'école finlandaise comprend un premier tronc commun obligatoire, de 7 à 16 ans, qui n'est sanctionné par aucun examen. A l'issue duquel 55% des élèves optent pour le lycée, alors que les autres partent en formation professionnelle. L'école finlandaise est publique – il n'existe pratiquement pas d'école privée – et bénéficie d'une large autonomie encadrée par un livre de critères, véritable bible des professeurs, qui recense les méthodes d'évaluation, les objectifs à atteindre, etc.[…] Les Finlandais auraient-ils résolu la difficile équation de l'Éducation pour tous ? Pas forcément. Car ils ne sont pas confrontés aux mêmes problèmes que les autres pays européens. Conséquence d'une politique d'immigration très restrictive, le pays est très homogène. A l'école de Tikkurila, on ne dénombre qu'une dizaine d'enfants d'origine étrangère pour plus de 600 élèves ! «C'est un facteur qui ne doit pas être négligé pour expliquer les résultats de l'enquête Pisa, souligne Markku Niemivirta. Car même si on peut en pondérer l'impact sur les classes d'âge étudiées à l'aide d'outils méthodologiques, l'immigration a une influence en amont sur le système scolaire dans son ensemble.»
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Helsinki livre ses recettes éducatives
Mathématiques, lecture, sciences... Les petits Finlandais sont forts en tout ! D'après les résultats de la deuxième enquête Pisa (Programme international pour le suivi des élèves) de l'OCDE, rendus publics en décembre dernier, les élèves finlandais restent, de loin, les meilleurs du monde. Avec 60% de diplômés, la Finlande détient le record mondial. Sur les 41 pays étudiés, la France n'arrive qu'en 16e position pour les mathématiques, en 17e pour la lecture, en 13e pour les sciences et en 10e pour la résolution de problèmes. Mais l'Allemagne, la Pologne, l'Espagne ou encore l'Italie arrivent derrière. Les Finlandais ont-ils un secret ? A partir d'aujourd'hui et jusqu'à mercredi, se tiendra à Helsinki une conférence internationale, où des professionnels de l'éducation du monde entier étudieront les raisons de leur succès.
Dans son rapport, l'OCDE souligne que les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux où les établissements sont «très autonomes». C'est justement le cas de la Finlande : pour peu que les objectifs principaux soient atteints, l'État laisse chaque école choisir ses méthodes et ses professeurs. En Grande-Bretagne aussi, les chefs d'établissement choisissent leurs enseignants, et les rémunèrent au mérite.
Il apparaît aussi que les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux où «la mixité, l'hétérogénéité» des élèves est importante. L'enquête montre également que certains pays – comme la Finlande – réussissent à obtenir de bons résultats quel que soit le milieu d'origine des élèves, alors que ceux qui réussissent en France, en Allemagne ou en Belgique sont plutôt issus d'un milieu favorisé.
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L'Humanité du 14/03/05
Site inaccessible
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Le Parisien du 14/03/05
Rien vu...
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La Croix du 14/03/05
Rien vu...
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20 minutes du 14/03/05
Bordeaux : Du temps pour l’éducation
Après les manifestations lycéennes et la grande mobilisation public-privé, la FSU et la FERC-CGT appellent les personnels de l’éducation nationale et les lycéens girondins à descendre à nouveau dans la rue, demain. Le rendez-vous est donné place de la République, à 14 h, direction le rectorat de Bordeaux. Les deux syndicats dénoncent principalement la baisse des dotations horaires globales aux établissements scolaires pour la rentrée prochaine. Conséquence : des suppressions de classes et le recul de l’enseignement de certaines matières. Les négociations sont actuellement bloquées aux lycées Magendie et Camille-Jullian. Le lycée hôtelier de Talence et le lycée Montaigne de Bordeaux, eux, seront en grève jeudi.
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Ouest-France du 14/03/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 14/03/05
Un an après la "loi sur le voile", les difficultés des élèves exclues
Entrée en vigueur à la rentrée 2004, la loi interdisant le port ostensible de signes religieux dans l'enceinte scolaire a conduit à l'exclusion de 47 jeunes filles de leur collège ou de leur lycée, selon le ministère de l'éducation. 550 auraient "trouvé une solution par le dialogue"
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L'éditorial du Monde : L'intégration voilée
Un an après l'adoption de la loi du 15 mars 2004 interdisant le port ostensible de signes d'appartenance religieuse, le psychodrame français à propos du voile islamique semble bien loin. S'il est encore trop tôt pour dresser un bilan complet, on peut néanmoins se rapporter aux données chiffrées du ministère de l'éducation nationale. Ce dernier indique que le nombre d'élèves manifestant ostensiblement une appartenance religieuse est passé de 1 500 en 2004 à 639 cette année. "Plus de 550 de ces situations ont trouvé une solution par le dialogue", a précisé François Fillon, ministre de l'éducation nationale. Les cas difficiles concernent finalement une centaine d'élèves. Une soixantaine de jeunes filles se sont inscrites dans le privé ou au Centre national d'enseignement à distance (CNED) et 48 élèves ont été exclues depuis la rentrée scolaire pour non-respect de la loi.
Ce premier bilan apparaît assez largement positif. Les partisans de la loi, au nom d'une certaine idée de la République, peuvent considérer que leur conception autoritaire de la laïcité a marqué un net coup d'arrêt à une politique hésitante, voire laxiste, dans les établissements scolaires. Les plus dubitatifs sur la nécessité de cette législation pourront parler d'"orgasme républicain" sans grande portée, selon l'expression du sociologue Jean Bauberot.[…] La volonté du législateur, pourtant, ne peut se cantonner à la répression. Interdire le voile pour obtenir une égalité de traitement entre filles et garçons sera d'autant mieux compris si le souci d'intégration ne se limite pas à un slogan. Le renoncement à un signe religieux constitutif d'une identité ou d'une quête mérite en retour une ouverture, une considération et un respect de tous les acteurs de la société qui ne sont pas encore au rendez-vous.
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Des organisations musulmanes évoquent 806 "victimes"
Sept mois après la rentrée, les militants musulmans se décident à communiquer sur la manière dont ils ont vécu l'interdiction du voile. Silencieux pendant la crise des otages Christian Chesnot, Georges Malbrunot et Mohamed Al-Joundi, dont les ravisseurs demandaient l'abrogation de la loi sur les signes religieux, ils ont décidé, à l'occasion du premier anniversaire de la loi, de rendre public leur propre bilan. Le docteur Abdallah Milcent, médecin strasbourgeois converti et défenseur de longue date des filles voilées, a été le maître d'œuvre de ce Livre blanc. Sous le titre Rentrée 2004 : une vérité dévoilée (éd. Gedis), il sera diffusé lors du rassemblement annuel des musulmans de France organisé par l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), qui aura lieu du 25 au 28 mars au Bourget (Seine-Saint-Denis).
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Les premières écoles privées en quête de financement
Le lycée Averroès de Lille fait encore figure d'exception. Cet établissement privé musulman a ouvert ses portes à la rentrée 2003. Il a d'abord créé une seconde générale, qui a accueilli 15 élèves. Un an plus tard, il a créé deux premières, l'une scientifique (S) et l'autre économique et sociale (ES). Il scolarise désormais 46 élèves sur les deux niveaux. Il espère ouvrir plusieurs terminales à la rentrée 2005.[…]
A Marseille, l'UOIF devrait ouvrir une classe de sixième à la rentrée 2005, dans des locaux qu'elle possède sur un terrain situé dans les quartiers Nord. "Si tout se passe bien, d'ici quatre ans nous aurons un collège musulman privé sous contrat avec l'Etat, avec au moins quatre classes, une par niveau entre la sixième et la troisième", avance Mohsen N'Gazou, responsable du projet. Le secrétaire général de l'UOIF, Fouad Alaoui, affirme que trois autres projets d'établissements privés sont en préparation.
A Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le collège La Réussite, dirigé par l'imam indépendant Dhaou Meskine, a ouvert en 2001 et accueille 80 élèves sur quatre niveaux. Pour l'instant, il n'existe en France qu'un seul établissement scolaire privé musulman sous contrat d'association avec l'Etat, à Saint-Denis de la Réunion. Le contrat d'association a été signé en 1990.
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La Semaine de la presse dans l'école veut favoriser un usage citoyen des médias
Pour la 16e année consécutive de la Semaine de la presse et des médias dans l'école, le Centre de liaison de l'enseignement et des médias d'information (Clemi) du ministère de l'éducation nationale - organiseur de l'événement - propose aux élèves et à leurs enseignants de participer, du lundi 14 au samedi 19 mars, à des travaux pédagogiques autour du thème de "la diversité des médias et du pluralisme des opinions.
"Ce thème peut être adapté aux différents niveaux scolaires, de la maternelle à l'université", explique Benoît Menu, coordonnateur général de la Semaine de la presse au Clemi.
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Recherche : d'abord restaurer la confiance dans l'Université, par Christian Chardonnet et Pierre Netter
Christian Chardonnet est physicien, directeur de recherche au CNRS.
Pierre Netter est biologiste, professeur à l'université Pierre-et-Marie-Curie à Paris.
Entre chercheurs et enseignants du supérieur, la convergence, qui a atteint son point d'orgue aux états généraux de Grenoble (octobre 2004), a été un facteur majeur de la dynamique aboutissant à la demande de création d'un grand ministère regroupant recherche et enseignement supérieur. Aujourd'hui, les acteurs de la recherche interviennent en ordre dispersé dans le débat sur le projet de loi d'orientation et de programmation de la recherche (LOP). Parmi les questions en débat figure la demande de la Conférence des présidents d'université (CPU) de voir attribuer globalement les crédits de recherche aux universités, disposition qui ne figurait pas dans le "brouillon de brouillon" du projet.
De quoi s'agit-il ? Tous les quatre ans, un contrat est signé entre chaque université, le ministère et les organismes de recherche. Le ministère répartit directement les crédits aux laboratoires reconnus dans le cadre de ce contrat. L'université ne peut en prélever qu'une fraction inférieure à 15 % pour mener une politique scientifique sur des projets qu'elle juge prioritaires. La "globalisation" réclamée par la CPU signifierait qu'une université reçoive ces crédits de recherche et les répartisse entre ses laboratoires, suivant sa propre politique. L'enjeu est de taille, car une part très importante de la recherche publique française s'effectue dans les universités.[…] Il faut faire confiance aux universités pour qu'elles s'adaptent à la nouvelle donne. Pour cela, les présidents d'université doivent accepter de mettre en place des procédures transparentes d'attribution des moyens. A ce prix, nous établirons un climat de confiance durable avec les instances politiques et avec nos concitoyens et nous garantirons sur le long terme les moyens supplémentaires que l'on nous promet aujourd'hui.
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Enfin Le Monde fait le point, un an après, sur les effets de la loi sur le voile. On y apprend que le nombre d'élèves manifestant ostensiblement une appartenance religieuse est passé de 1 500 en 2004 à 639 cette année. Les cas difficiles concernent finalement une centaine d'élèves et 48 élèves ont été exclues depuis la rentrée scolaire pour non-respect de la loi.
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Libération du 14/03/05
La manifestation à reculons des lycéens franciliens
Les deux principaux syndicats appellent à défiler demain. Mais après les violences du 8 mars à Paris, nombre de jeunes hésitent.
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Raffarin: le projet Fillon ira à son terme
Alors que lycéens et enseignants ne cessent d'exiger le retrait du projet Fillon, Jean-Pierre Raffarin a déclaré dimanche, lors du forum de Radio J : «Je ne suis pas pour que le projet Fillon soit bouleversé [...]. Je pense qu'il répond à une nécessité impérieuse pour le pays. Nous avons besoin de défendre la réussite scolaire comme une priorité nationale.» Il s'est dit «affligé» et «blessé» de voir plus de 100 000 jeunes sortir chaque année du système éducatif sans qualification. «Il n'y a pas de jeunes sans talent ; l'école doit aller chercher le talent de chaque jeune [...] Le projet Fillon répond à cette aspiration.» Les lycéens y voient au contraire la proposition d'une école «à deux vitesses». Seule porte laissée ouverte par Raffarin : d'éventuels amendements dans le cadre du débat parlementaire. «La démocratie se passe aussi au Parlement.»
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Courrier : «Casseurs»: l'égalité sociale d'abord
Mardi 8 mars, nous revenons de la manifestation lycéenne prévue de République à Denfert-Rochereau. Nous, élèves et professeurs du Lycée autogéré de Paris (LAP), côte à côte dans la même lutte, y sommes restés une heure à peine, forcés de la quitter suite aux pressions des «casseurs». Notre but était de lutter contre le projet de loi Fillon, de manifester notre désaccord total avec cette réforme. Et «eux», pourquoi étaient-ils là ? Ils traversent les cortèges de part en part, faisant les poches, poussant violemment, frappant sans raison apparente les manifestants.[…]
ls sont comme ça aujourd'hui sans en avoir réellement le choix, c'est le système qui les a créés ainsi et que vont-ils devenir ? Vont-ils continuer à «casser de la manif» ? La pression exercée sur les participants arrange bien ceux qui essaient de faire passer ce projet de loi le plus rapidement possible. Qui aura encore le courage d'aller s'exprimer sous la menace de la violence ? Si on ne peut que se faire taper dessus pendant la manif, qui est assez fou pour aller se jeter dedans ? Ils créent des mouvements de foule, jouant de l'instinct primaire de chaque individu comme du leur, à la fin, ça devient la lutte pour la survie du groupe. Eux-mêmes doivent se battre pour leur propre survie dans la société.
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Courrier : Fillon, une loi et des objectifs factices
Eh oui ! Les postes d'enseignants disparaissent à la chaîne, les fourgons de police se succèdent aux portes des établissements des quartiers défavorisés, la démocratie lycéenne est bafouée à travers de carnavalesques élections de délégués et un manque criant de moyens d'expression interne, mais il faut attendre à chaque fois cinq ans pour voir les lycéens se mobiliser en masse. Pourquoi ? Sommes-nous à ce point une génération dépolitisée, désyndicalisée, désolidarisée ? Avons-nous perdu la conscience communautaire de nos aînés ? Qu'avons-nous fait de leurs combats sociaux ? L'an dernier, dans les académies de France, on amputait de dizaines de milliers d'heures les Dotations horaires globales (DHG) des lycées. Contre cette atteinte au système scolaire, autrement plus grave que les pauvres artifices de la loi Fillon, nous étions bien peu de lycéens à protester en comparaison de ce qu'on voit aujourd'hui.
Ce n'est pas le plus grave. Ce qui est révoltant, c'est le non-sens qui anime ces manifestations. Pourquoi défiler ? Contre la réforme Fillon. Pour quelle raison ? Parce qu'elle fait fi de l'égalité des chances. Ah bon, mais la généralisation des bourses au mérite alors ? Euh... Oui, mais les filières professionnelles sont dévalorisées. En quoi ? Euh... Combien de lycéens ont lu le projet de loi ? S'ils l'avaient fait, ils auraient vu à quel point ce projet est idéologiquement creux et politiquement sans vision d'aucune sorte. Ils auraient vu à quel point ses propositions _ parfois d'ailleurs intéressantes _ sont le plus souvent inoffensives et sans portée. Ils auraient compris que le vrai scandale Fillon, c'est une loi factice, avec des objectifs factices dont on sait parfaitement que le gouvernement ne mettra pas en oeuvre les moyens nécessaires à leur application.
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Le Figaro du 14/03/05
L'école finlandaise au tableau d'honneur mondial
Est-ce la neige au-dehors ? La neuvième A du collège Tikkurila à Vaanta semble baigner dans une atmosphère ouatée. L'équivalent de cette classe de troisième accueille 21 élèves. C'est une classe d'un quartier sans histoire d'une banlieue modeste d'Helsinki.
Professeur principal de la neuvième A, Kaisa van den Berg a été surprise, en décembre dernier, lorsque les jeunes finlandais sont arrivés largement en tête de l'enquête Pisa de l'OCDE sur les acquis des élèves de 15 ans, notamment en mathématiques. En 2000, date à laquelle l'enquête Pisa a été créée, la Finlande était déjà dans les premiers de la classe mondiale. Mais, à l'époque, l'accent avait été mis sur la compréhension de l'écrit.
[…] Existe-t-il vraiment une recette finlandaise en matière d'éducation ? «C'est un ensemble d'éléments, mais le premier facteur est sans conteste l'égalité des chances», explique Jari Rajanen, conseiller au ministère de l'Éducation. Depuis 1968, l'école finlandaise comprend un premier tronc commun obligatoire, de 7 à 16 ans, qui n'est sanctionné par aucun examen. A l'issue duquel 55% des élèves optent pour le lycée, alors que les autres partent en formation professionnelle. L'école finlandaise est publique – il n'existe pratiquement pas d'école privée – et bénéficie d'une large autonomie encadrée par un livre de critères, véritable bible des professeurs, qui recense les méthodes d'évaluation, les objectifs à atteindre, etc.[…] Les Finlandais auraient-ils résolu la difficile équation de l'Éducation pour tous ? Pas forcément. Car ils ne sont pas confrontés aux mêmes problèmes que les autres pays européens. Conséquence d'une politique d'immigration très restrictive, le pays est très homogène. A l'école de Tikkurila, on ne dénombre qu'une dizaine d'enfants d'origine étrangère pour plus de 600 élèves ! «C'est un facteur qui ne doit pas être négligé pour expliquer les résultats de l'enquête Pisa, souligne Markku Niemivirta. Car même si on peut en pondérer l'impact sur les classes d'âge étudiées à l'aide d'outils méthodologiques, l'immigration a une influence en amont sur le système scolaire dans son ensemble.»
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Helsinki livre ses recettes éducatives
Mathématiques, lecture, sciences... Les petits Finlandais sont forts en tout ! D'après les résultats de la deuxième enquête Pisa (Programme international pour le suivi des élèves) de l'OCDE, rendus publics en décembre dernier, les élèves finlandais restent, de loin, les meilleurs du monde. Avec 60% de diplômés, la Finlande détient le record mondial. Sur les 41 pays étudiés, la France n'arrive qu'en 16e position pour les mathématiques, en 17e pour la lecture, en 13e pour les sciences et en 10e pour la résolution de problèmes. Mais l'Allemagne, la Pologne, l'Espagne ou encore l'Italie arrivent derrière. Les Finlandais ont-ils un secret ? A partir d'aujourd'hui et jusqu'à mercredi, se tiendra à Helsinki une conférence internationale, où des professionnels de l'éducation du monde entier étudieront les raisons de leur succès.
Dans son rapport, l'OCDE souligne que les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux où les établissements sont «très autonomes». C'est justement le cas de la Finlande : pour peu que les objectifs principaux soient atteints, l'État laisse chaque école choisir ses méthodes et ses professeurs. En Grande-Bretagne aussi, les chefs d'établissement choisissent leurs enseignants, et les rémunèrent au mérite.
Il apparaît aussi que les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux où «la mixité, l'hétérogénéité» des élèves est importante. L'enquête montre également que certains pays – comme la Finlande – réussissent à obtenir de bons résultats quel que soit le milieu d'origine des élèves, alors que ceux qui réussissent en France, en Allemagne ou en Belgique sont plutôt issus d'un milieu favorisé.
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L'Humanité du 14/03/05
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Le Parisien du 14/03/05
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La Croix du 14/03/05
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Bordeaux : Du temps pour l’éducation
Après les manifestations lycéennes et la grande mobilisation public-privé, la FSU et la FERC-CGT appellent les personnels de l’éducation nationale et les lycéens girondins à descendre à nouveau dans la rue, demain. Le rendez-vous est donné place de la République, à 14 h, direction le rectorat de Bordeaux. Les deux syndicats dénoncent principalement la baisse des dotations horaires globales aux établissements scolaires pour la rentrée prochaine. Conséquence : des suppressions de classes et le recul de l’enseignement de certaines matières. Les négociations sont actuellement bloquées aux lycées Magendie et Camille-Jullian. Le lycée hôtelier de Talence et le lycée Montaigne de Bordeaux, eux, seront en grève jeudi.
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Ouest-France du 14/03/05
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Le Monde daté du 14/03/05
Un an après la "loi sur le voile", les difficultés des élèves exclues
Entrée en vigueur à la rentrée 2004, la loi interdisant le port ostensible de signes religieux dans l'enceinte scolaire a conduit à l'exclusion de 47 jeunes filles de leur collège ou de leur lycée, selon le ministère de l'éducation. 550 auraient "trouvé une solution par le dialogue"
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L'éditorial du Monde : L'intégration voilée
Un an après l'adoption de la loi du 15 mars 2004 interdisant le port ostensible de signes d'appartenance religieuse, le psychodrame français à propos du voile islamique semble bien loin. S'il est encore trop tôt pour dresser un bilan complet, on peut néanmoins se rapporter aux données chiffrées du ministère de l'éducation nationale. Ce dernier indique que le nombre d'élèves manifestant ostensiblement une appartenance religieuse est passé de 1 500 en 2004 à 639 cette année. "Plus de 550 de ces situations ont trouvé une solution par le dialogue", a précisé François Fillon, ministre de l'éducation nationale. Les cas difficiles concernent finalement une centaine d'élèves. Une soixantaine de jeunes filles se sont inscrites dans le privé ou au Centre national d'enseignement à distance (CNED) et 48 élèves ont été exclues depuis la rentrée scolaire pour non-respect de la loi.
Ce premier bilan apparaît assez largement positif. Les partisans de la loi, au nom d'une certaine idée de la République, peuvent considérer que leur conception autoritaire de la laïcité a marqué un net coup d'arrêt à une politique hésitante, voire laxiste, dans les établissements scolaires. Les plus dubitatifs sur la nécessité de cette législation pourront parler d'"orgasme républicain" sans grande portée, selon l'expression du sociologue Jean Bauberot.[…] La volonté du législateur, pourtant, ne peut se cantonner à la répression. Interdire le voile pour obtenir une égalité de traitement entre filles et garçons sera d'autant mieux compris si le souci d'intégration ne se limite pas à un slogan. Le renoncement à un signe religieux constitutif d'une identité ou d'une quête mérite en retour une ouverture, une considération et un respect de tous les acteurs de la société qui ne sont pas encore au rendez-vous.
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Des organisations musulmanes évoquent 806 "victimes"
Sept mois après la rentrée, les militants musulmans se décident à communiquer sur la manière dont ils ont vécu l'interdiction du voile. Silencieux pendant la crise des otages Christian Chesnot, Georges Malbrunot et Mohamed Al-Joundi, dont les ravisseurs demandaient l'abrogation de la loi sur les signes religieux, ils ont décidé, à l'occasion du premier anniversaire de la loi, de rendre public leur propre bilan. Le docteur Abdallah Milcent, médecin strasbourgeois converti et défenseur de longue date des filles voilées, a été le maître d'œuvre de ce Livre blanc. Sous le titre Rentrée 2004 : une vérité dévoilée (éd. Gedis), il sera diffusé lors du rassemblement annuel des musulmans de France organisé par l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), qui aura lieu du 25 au 28 mars au Bourget (Seine-Saint-Denis).
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Les premières écoles privées en quête de financement
Le lycée Averroès de Lille fait encore figure d'exception. Cet établissement privé musulman a ouvert ses portes à la rentrée 2003. Il a d'abord créé une seconde générale, qui a accueilli 15 élèves. Un an plus tard, il a créé deux premières, l'une scientifique (S) et l'autre économique et sociale (ES). Il scolarise désormais 46 élèves sur les deux niveaux. Il espère ouvrir plusieurs terminales à la rentrée 2005.[…]
A Marseille, l'UOIF devrait ouvrir une classe de sixième à la rentrée 2005, dans des locaux qu'elle possède sur un terrain situé dans les quartiers Nord. "Si tout se passe bien, d'ici quatre ans nous aurons un collège musulman privé sous contrat avec l'Etat, avec au moins quatre classes, une par niveau entre la sixième et la troisième", avance Mohsen N'Gazou, responsable du projet. Le secrétaire général de l'UOIF, Fouad Alaoui, affirme que trois autres projets d'établissements privés sont en préparation.
A Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le collège La Réussite, dirigé par l'imam indépendant Dhaou Meskine, a ouvert en 2001 et accueille 80 élèves sur quatre niveaux. Pour l'instant, il n'existe en France qu'un seul établissement scolaire privé musulman sous contrat d'association avec l'Etat, à Saint-Denis de la Réunion. Le contrat d'association a été signé en 1990.
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La Semaine de la presse dans l'école veut favoriser un usage citoyen des médias
Pour la 16e année consécutive de la Semaine de la presse et des médias dans l'école, le Centre de liaison de l'enseignement et des médias d'information (Clemi) du ministère de l'éducation nationale - organiseur de l'événement - propose aux élèves et à leurs enseignants de participer, du lundi 14 au samedi 19 mars, à des travaux pédagogiques autour du thème de "la diversité des médias et du pluralisme des opinions.
"Ce thème peut être adapté aux différents niveaux scolaires, de la maternelle à l'université", explique Benoît Menu, coordonnateur général de la Semaine de la presse au Clemi.
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Recherche : d'abord restaurer la confiance dans l'Université, par Christian Chardonnet et Pierre Netter
Christian Chardonnet est physicien, directeur de recherche au CNRS.
Pierre Netter est biologiste, professeur à l'université Pierre-et-Marie-Curie à Paris.
Entre chercheurs et enseignants du supérieur, la convergence, qui a atteint son point d'orgue aux états généraux de Grenoble (octobre 2004), a été un facteur majeur de la dynamique aboutissant à la demande de création d'un grand ministère regroupant recherche et enseignement supérieur. Aujourd'hui, les acteurs de la recherche interviennent en ordre dispersé dans le débat sur le projet de loi d'orientation et de programmation de la recherche (LOP). Parmi les questions en débat figure la demande de la Conférence des présidents d'université (CPU) de voir attribuer globalement les crédits de recherche aux universités, disposition qui ne figurait pas dans le "brouillon de brouillon" du projet.
De quoi s'agit-il ? Tous les quatre ans, un contrat est signé entre chaque université, le ministère et les organismes de recherche. Le ministère répartit directement les crédits aux laboratoires reconnus dans le cadre de ce contrat. L'université ne peut en prélever qu'une fraction inférieure à 15 % pour mener une politique scientifique sur des projets qu'elle juge prioritaires. La "globalisation" réclamée par la CPU signifierait qu'une université reçoive ces crédits de recherche et les répartisse entre ses laboratoires, suivant sa propre politique. L'enjeu est de taille, car une part très importante de la recherche publique française s'effectue dans les universités.[…] Il faut faire confiance aux universités pour qu'elles s'adaptent à la nouvelle donne. Pour cela, les présidents d'université doivent accepter de mettre en place des procédures transparentes d'attribution des moyens. A ce prix, nous établirons un climat de confiance durable avec les instances politiques et avec nos concitoyens et nous garantirons sur le long terme les moyens supplémentaires que l'on nous promet aujourd'hui.
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vendredi, mars 11, 2005
Revue de presse du vendredi 11 mars 2005
« 32 000 professeurs – sur 665 000 – ne servent pas à enseigner » c’est le titre choc du Figaro qui publie une note confidentielle de la Cour des Comptes s’intéressant aux gaspillages de l’Éducation Nationale. Dans le Parisien, le chiffre monte même à 97000 !
On peut craindre que ce genre d’information s’appuyant sur un vieux fond démagogique ne serve à justifier une remise en question des « mise à disposition » dont bénéficient les associations complémentaires de l’école (dont le CRAP qui a l’équivalent de deux postes) et les syndicats. Ce rapport et son utilisation aujourd’hui par le Figaro ne sont pas innocents après la manifestation de jeudi dernier. Il suffit de lire l’éditorial du même journal pour le vérifier…
Bonne Lecture...
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Libération du 11/03/05
Les casseurs de mouvement, hantise des lycéens.
Hier, nouvelle manifestation contre Fillon, empoisonnée par la présence de bandes.
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Vols de portables au tribunal.
Quatre des trente-deux interpellés de mardi comparaissaient hier à Paris.
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Le Figaro du 11/03/05
Enseignement : le grand gaspillage.
Une note confidentielle de la Cour des Comptes révèle de coûteux dysfonctionnements dans la gestion du personnel enseignant de l'Education nationale. Selon ce rapport, remis au début du mois de février par Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes, à Pierre Méhaignerie, président (UMP) de la commission des finances de l'Assemblée nationale, l'équivalent du temps de travail de 32 000 professeurs – sur 665 000 – ne sert pas à enseigner.
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Le maquis des professeurs mis à disposition .
Parmi les enseignants qui ne voient pas d'élèves, la Cour s'est intéressée à ceux qui ont été mis à disposition d'autres institutions. Les magistrats ne cachent pas leur étonnement à la vue des conditions dans lesquelles étaient «prêtés» ces personnels. On retrouve des professeurs dans des univers très différents : Fondation Jean-Jaurès, associations de parents d'élèves (Peep et FCPE), Association des marais mouillés du Poitevin, chaînes de télévision (TV 5), associations culturelles ou sportives (rugby, Association du Québec...), mutuelles comme la MGEN, fondations comme celle de Nicolas Hulot ou encore l'Institut François- Mitterrand et celui du Monde arabe. La Cour n'a pas été jusqu'à contrôler la réalité de ces emplois. Les magistrats ont cependant été surpris par la diversité des situations de ces mises à disposition.[…]
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Des disciplines en surnombre chronique .
L'allemand, la philosophie mais aussi le génie civil et l'électronique se caractérisent par l'importance des sureffectifs
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Les inactifs insatisfaits de leur sort .
Jeanne, enseignante d'allemand en Bretagne, est TZR (titulaire sur zone de remplacement), «un poste dont les conditions de travail sont dures car on est toujours dans l'incertitude». Cette jeune femme de 28 ans n'a pas travaillé pendant cinq mois l'année dernière, faute d'affectation : «Au début j'étais contente de cette liberté momentanée mais à la fin je déprimais. Mes amis au chômage me jalousaient... Mais je n'y peux rien !» Depuis cette rentrée, la jeune femme est affectée dans deux établissements scolaires de son académie et effectue chaque jour cent cinquante kilomètres aller-retour pour s'y rendre. «Avec la philosophie, l'allemand est une des pires matières à enseigner en TZR, car on est sûr de faire la navette entre plusieurs lycées et de changer à chaque rentrée. C'est très déstabilisant.»
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Infographie : Que font les professeurs qui ne sont pas devant leurs élèves ?.
Petit tableau statistique
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Éditorial Réformer l'État
Alexis Brézet .
Les enseignants qui, hier, battaient le pavé au coude à coude avec leurs collègues fonctionnaires n'ont pas lu le rapport de la Cour de comptes, dont Le Figaro dévoile aujourd'hui le contenu. Et pour cause : le caractère sidérant des dysfonctionnements qu'il révèle le vouait, à n'en pas douter, à rester au fond d'un tiroir.
Dans l'Éducation nationale, trente-deux mille postes «équivalent temps plein» ne sont donc justifiés par aucune heure de cours. Des dizaines de milliers d'enseignants, qui bénéficient d'une rémunération complète, sont occupés partiellement. Certains ne voient pas un élève dans l'année ! Coût budgétaire : 1,5 milliard d'euros. La moitié du budget de la Culture. Plus du quart des moyens alloués à la Justice. Imagine-t-on l'usage qui pourrait être fait de cette somme pour améliorer le traitement des professeurs, recruter des surveillants... ou baisser les impôts ?[…]
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L'Humanité du 11/03/05
Une grève massive des enseignants .
Les organisations syndicales ont annoncé des taux de participation de 54 % dans le secondaire, et de 60 % dans le primaire.
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Journée d’action Les lycéens remettent ça le 15 mars .
Les deux syndicats de lycéens, l’UNL et la FIDL, ont appelé hier à une nouvelle journée d’action, le 15 mars prochain.
Lire la suite de l’article
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Le Parisien du 11/03/05
97 000 enseignants sans élèves .
CETTE RÉVÉLATION, au lendemain de la forte mobilisation des profs, va faire du bruit. 97 000 enseignants seraient « sans classe ni activités pédagogiques », selon une note confidentielle de la Cour des comptes publiée ce matin par « le Figaro ».
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La Croix du 11/03/05
Rien vu… .
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20 minutes du 11/03/05
Transports et écoles très perturbés.
Les transports ont été très affectés par les grèves. Entre 30 et 50 % des trains ont circulé selon les régions. Le métro parisien a été plus durement touché, certaines lignes étant purement et simplement fermées. Du côté des aéroports, 50 % des vols ont été assurés à Orly et 75 % à Roissy-Charles-de-Gaulle. Dans l’éducation, un tiers des enseignants ont fait grève selon le ministère, plus de 50 % selon les syndicats. De nombreuses écoles primaires ont fermé faute de personnel.
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Bourses d’études : il est temps de les demander.
Besoin d’une aide financière pour la prochaine année scolaire ? Remplissez dès maintenant une demande de bourse. Pour les lycéens, il faut constituer un dossier dans son établissement. Pour les étudiants, cela passe par le dossier social étudiant (DSE), à remplir avant le 30 avril, auprès du Crous de votre région. Cette formalité concerne aussi les élèves de terminale, futurs étudiants.
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Ouest-France du 11/03/05
La belle revanche de ceux qui peinent.
Au collège, ils sont « ceux qui ne savent rien ». Les élèves de Segpa (enseignement adapté) ont souvent de grandes difficultés à lire et à écrire. Expérience unique au Mans, ces collégiens font la lecture à voix haute aux bambins de la maternelle. Ils prouvent ainsi qu'ils ne sont pas ignorants et découvrent le plaisir de lire.
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Le Monde daté du 12/03/05
32 000 enseignants se trouvent "sans classe".
L'équivalent de 32 000 professeurs à temps plein se trouvent sans classe ou sans affectation pédagogique, selon une note confidentielle de la Cour des comptes révélée, vendredi 11 mars, par Le Figaro. Réalisé à la demande de Pierre Méhaignerie, président (UMP) de la commission des finances de l'Assemblée nationale, le document chiffre à 1,5 milliard d'euros le coût de ces enseignants non utilisés. La publication de cette note, sur un sujet traité par de nombreux rapports officiels, intervient alors que les enseignants se mobilisent pour obtenir plus de moyens.
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A Paris, quatre jeunes gens jugés pour des incidents en marge de la manifestation lycéenne.
Casseurs ? ou pas ? La 23e chambre du tribunal correctionnel de Paris n'a pas répondu à cette question, jeudi 10 mars, au moment de juger, en comparution immédiate, quatre jeunes gens interpellés en marge de la manifestation lycéenne de mardi. Seulement quatre prévenus ? Le chiffre peut paraître faible au vu des incidents qui ont perturbé le défilé. Sur les 32 personnes placées en garde à vue, 19 sont des mineurs et ont été déférés à leur parquet d'origine, celui de Bobigny pour la majorité d'entre eux. Les autres ont été relâchés, maintenus en garde à vue ou écartés du dossier lycéen car les faits qui leur sont reprochés n'ont pas de lien avec la manifestation.
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On peut craindre que ce genre d’information s’appuyant sur un vieux fond démagogique ne serve à justifier une remise en question des « mise à disposition » dont bénéficient les associations complémentaires de l’école (dont le CRAP qui a l’équivalent de deux postes) et les syndicats. Ce rapport et son utilisation aujourd’hui par le Figaro ne sont pas innocents après la manifestation de jeudi dernier. Il suffit de lire l’éditorial du même journal pour le vérifier…
Bonne Lecture...
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Libération du 11/03/05
Les casseurs de mouvement, hantise des lycéens.
Hier, nouvelle manifestation contre Fillon, empoisonnée par la présence de bandes.
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Vols de portables au tribunal.
Quatre des trente-deux interpellés de mardi comparaissaient hier à Paris.
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Le Figaro du 11/03/05
Enseignement : le grand gaspillage.
Une note confidentielle de la Cour des Comptes révèle de coûteux dysfonctionnements dans la gestion du personnel enseignant de l'Education nationale. Selon ce rapport, remis au début du mois de février par Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes, à Pierre Méhaignerie, président (UMP) de la commission des finances de l'Assemblée nationale, l'équivalent du temps de travail de 32 000 professeurs – sur 665 000 – ne sert pas à enseigner.
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Le maquis des professeurs mis à disposition .
Parmi les enseignants qui ne voient pas d'élèves, la Cour s'est intéressée à ceux qui ont été mis à disposition d'autres institutions. Les magistrats ne cachent pas leur étonnement à la vue des conditions dans lesquelles étaient «prêtés» ces personnels. On retrouve des professeurs dans des univers très différents : Fondation Jean-Jaurès, associations de parents d'élèves (Peep et FCPE), Association des marais mouillés du Poitevin, chaînes de télévision (TV 5), associations culturelles ou sportives (rugby, Association du Québec...), mutuelles comme la MGEN, fondations comme celle de Nicolas Hulot ou encore l'Institut François- Mitterrand et celui du Monde arabe. La Cour n'a pas été jusqu'à contrôler la réalité de ces emplois. Les magistrats ont cependant été surpris par la diversité des situations de ces mises à disposition.[…]
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Des disciplines en surnombre chronique .
L'allemand, la philosophie mais aussi le génie civil et l'électronique se caractérisent par l'importance des sureffectifs
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Les inactifs insatisfaits de leur sort .
Jeanne, enseignante d'allemand en Bretagne, est TZR (titulaire sur zone de remplacement), «un poste dont les conditions de travail sont dures car on est toujours dans l'incertitude». Cette jeune femme de 28 ans n'a pas travaillé pendant cinq mois l'année dernière, faute d'affectation : «Au début j'étais contente de cette liberté momentanée mais à la fin je déprimais. Mes amis au chômage me jalousaient... Mais je n'y peux rien !» Depuis cette rentrée, la jeune femme est affectée dans deux établissements scolaires de son académie et effectue chaque jour cent cinquante kilomètres aller-retour pour s'y rendre. «Avec la philosophie, l'allemand est une des pires matières à enseigner en TZR, car on est sûr de faire la navette entre plusieurs lycées et de changer à chaque rentrée. C'est très déstabilisant.»
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Infographie : Que font les professeurs qui ne sont pas devant leurs élèves ?.
Petit tableau statistique
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Éditorial Réformer l'État
Alexis Brézet .
Les enseignants qui, hier, battaient le pavé au coude à coude avec leurs collègues fonctionnaires n'ont pas lu le rapport de la Cour de comptes, dont Le Figaro dévoile aujourd'hui le contenu. Et pour cause : le caractère sidérant des dysfonctionnements qu'il révèle le vouait, à n'en pas douter, à rester au fond d'un tiroir.
Dans l'Éducation nationale, trente-deux mille postes «équivalent temps plein» ne sont donc justifiés par aucune heure de cours. Des dizaines de milliers d'enseignants, qui bénéficient d'une rémunération complète, sont occupés partiellement. Certains ne voient pas un élève dans l'année ! Coût budgétaire : 1,5 milliard d'euros. La moitié du budget de la Culture. Plus du quart des moyens alloués à la Justice. Imagine-t-on l'usage qui pourrait être fait de cette somme pour améliorer le traitement des professeurs, recruter des surveillants... ou baisser les impôts ?[…]
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L'Humanité du 11/03/05
Une grève massive des enseignants .
Les organisations syndicales ont annoncé des taux de participation de 54 % dans le secondaire, et de 60 % dans le primaire.
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Journée d’action Les lycéens remettent ça le 15 mars .
Les deux syndicats de lycéens, l’UNL et la FIDL, ont appelé hier à une nouvelle journée d’action, le 15 mars prochain.
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Le Parisien du 11/03/05
97 000 enseignants sans élèves .
CETTE RÉVÉLATION, au lendemain de la forte mobilisation des profs, va faire du bruit. 97 000 enseignants seraient « sans classe ni activités pédagogiques », selon une note confidentielle de la Cour des comptes publiée ce matin par « le Figaro ».
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La Croix du 11/03/05
Rien vu… .
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20 minutes du 11/03/05
Transports et écoles très perturbés.
Les transports ont été très affectés par les grèves. Entre 30 et 50 % des trains ont circulé selon les régions. Le métro parisien a été plus durement touché, certaines lignes étant purement et simplement fermées. Du côté des aéroports, 50 % des vols ont été assurés à Orly et 75 % à Roissy-Charles-de-Gaulle. Dans l’éducation, un tiers des enseignants ont fait grève selon le ministère, plus de 50 % selon les syndicats. De nombreuses écoles primaires ont fermé faute de personnel.
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Bourses d’études : il est temps de les demander.
Besoin d’une aide financière pour la prochaine année scolaire ? Remplissez dès maintenant une demande de bourse. Pour les lycéens, il faut constituer un dossier dans son établissement. Pour les étudiants, cela passe par le dossier social étudiant (DSE), à remplir avant le 30 avril, auprès du Crous de votre région. Cette formalité concerne aussi les élèves de terminale, futurs étudiants.
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Ouest-France du 11/03/05
La belle revanche de ceux qui peinent.
Au collège, ils sont « ceux qui ne savent rien ». Les élèves de Segpa (enseignement adapté) ont souvent de grandes difficultés à lire et à écrire. Expérience unique au Mans, ces collégiens font la lecture à voix haute aux bambins de la maternelle. Ils prouvent ainsi qu'ils ne sont pas ignorants et découvrent le plaisir de lire.
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Le Monde daté du 12/03/05
32 000 enseignants se trouvent "sans classe".
L'équivalent de 32 000 professeurs à temps plein se trouvent sans classe ou sans affectation pédagogique, selon une note confidentielle de la Cour des comptes révélée, vendredi 11 mars, par Le Figaro. Réalisé à la demande de Pierre Méhaignerie, président (UMP) de la commission des finances de l'Assemblée nationale, le document chiffre à 1,5 milliard d'euros le coût de ces enseignants non utilisés. La publication de cette note, sur un sujet traité par de nombreux rapports officiels, intervient alors que les enseignants se mobilisent pour obtenir plus de moyens.
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A Paris, quatre jeunes gens jugés pour des incidents en marge de la manifestation lycéenne.
Casseurs ? ou pas ? La 23e chambre du tribunal correctionnel de Paris n'a pas répondu à cette question, jeudi 10 mars, au moment de juger, en comparution immédiate, quatre jeunes gens interpellés en marge de la manifestation lycéenne de mardi. Seulement quatre prévenus ? Le chiffre peut paraître faible au vu des incidents qui ont perturbé le défilé. Sur les 32 personnes placées en garde à vue, 19 sont des mineurs et ont été déférés à leur parquet d'origine, celui de Bobigny pour la majorité d'entre eux. Les autres ont été relâchés, maintenus en garde à vue ou écartés du dossier lycéen car les faits qui leur sont reprochés n'ont pas de lien avec la manifestation.
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jeudi, mars 10, 2005
Revue de presse du jeudi 10 mars 2005
150 000 manifestants dans les rues de Paris. Selon un décompte effectué par l'AFP, les manifestations ont réuni dans toute la France 1 040 000 personnes selon les syndicats et 570 000 selon la police.La semaine sociale se poursuit avec ce jeudi la journée d’action pour le pouvoir d’achat, la défense des 35 heures et l’emploi. Les enseignants étaient très présents dans les cortèges et la défense des emplois dans le secteur de l’éducation était un thème parallèle à celui du refus de l’austérité qui est au cœur de la loi Fillon.
Bonne Lecture...
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Libération du 10/03/05
Les enseignants agrégés au cortège
L’analyse qui prévalait au lendemain du mouvement du printemps 2003 n'a guère évolué : seuls, les enseignants ne vaincront pas. Résultat dans la rue aujourd'hui : les syndicats enseignants, vent debout contre les suppressions de moyens, ont à nouveau choisi d'adosser leur protestation à une journée interprofessionnelle plutôt que de (re) faire cavalier seul. La stratégie avait fonctionné le 20 janvier lors de la précédente journée d'action de la fonction publique : le taux de grévistes dans les établissements scolaires se situait entre 40 et 50 % selon le ministère (60 % selon les syndicats), contre 20 à 25 % pour les autres fonctionnaires. Selon le Snuipp-FSU, majoritaire dans le primaire, 60 % des enseignants de maternelle et d'élémentaire devraient être en grève aujourd'hui.
Opération tout bénéfice. Elle permet d'abord de revivifier une unité syndicale mise à mal par les divergences sur la loi Fillon, qui divisent y compris à l'intérieur des fédérations. Aujourd'hui, pas de quartier : l'intersyndicale de l'enseignement (CFDT, CGT, Faen, FSU, Unsa-Education) se présente unie pour «s'associer aux autres salariés en lutte». Elle a été rejointe par d'autres syndicats de l'éducation (FO, Sud, EIL), par les parents d'élèves de la FCPE, qui appellent à une journée «école morte», par les étudiants de l'Unef et par les lycéens de la Fidl et de l'UNL. Ceux-ci, en tout cas à Paris, espèrent défiler dans un contexte plus calme qu'avant-hier.
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Leçon de paix en apprenant l'arabe et l'hébreu
Enseignement. A Paris, Laure, franco-israélienne, et Yahya, d'origine marocaine, proposent un cours où l'on acquiert les deux langues ensemble.
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Le Figaro du 10/03/05
Les fonctionnaires attendent «un geste»
Professeurs, inspecteurs des impôts, cheminots ou postiers : les agents du secteur public seront présents en masse, aujourd'hui, aux côtés des salariés des entreprises privées. Organisée à l'origine pour combattre la réforme des 35 heures – qui ne s'appliquera pas à la fonction publique –, la manifestation a en effet fini par rassembler les mécontents de tout bord, parmi lesquels les fonctionnaires. Contestant la politique salariale menée par le gouvernement, craignant les conséquences sur l'emploi des réorganisations de services de l'État ou subissant le non-remplacement des départs en retraite, ces derniers sont nombreux à se ranger spontanément dans le camp des contestataires. «La mobilisation devrait être forte. Paradoxalement, j'ai tout de même l'impression qu'elle ne sera pas à la hauteur du malaise», affirme Marie-Claude Kervella, de la CFDT-Fonctionnaires.
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Manifestations : pourquoi la police n'intervient pas à chaud
Le syndicat lycéen FIDL a appelé hier à «une grève générale» des lycéens le mardi 15 mars, jour de l'ouverture au Sénat du débat sur le projet de loi Fillon sur l'Ecole. Stigmatisant «le silence et le dédain du gouvernement», la FIDL adresse également son mot d'ordre à «l'ensemble des forces du milieu enseignant (...), professeurs, parents d'élèves, personnel Atos, organisations lycéennes».
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L'Humanité du 10/03/05
Les chercheurs réécrivent le « brouillon » de Fillon
Quatre mois se sont écoulés depuis que le monde de la recherche a remis ses propositions de réforme à François d’Aubert, ministre délégué à la Recherche, et à son supérieur de l’Éducation nationale, François Fillon. Ceux-ci devaient présenter leur version de la réforme deux mois plus tard. Mais il a fallu en attendre quatre pour qu’un « brouillon » s’échappe du ministère et jette de nouveau les chercheurs dans la rue.
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École morte pour raviver l’éducation
Les enseignants devraient être nombreux à participer à la grève aujourd’hui. Pour la troisième année consécutive, les dotations horaires s’affichent à la baisse.
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Les lycéens préparent la suite
Après le succès de la manifestation de mardi, FIDL et UNL appellent à rejoindre le mouvement de ce jeudi. Tout en imaginant d’autres formes d’action.
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Le Parisien du 10/03/05
Les syndicats augmentent la pression sur le gouvernement
DES METROS et des RER au compte-gouttes, des trains de banlieue et régionaux à la portion congrue, des écoles fermées, des retards dans le courrier et les aéroports... Pour la première fois depuis les grandes grèves de mai 2003 contre la réforme des retraites - une bataille à l'époque perdue par les syndicats -, les conséquences du mécontentement social seront directement perceptibles, aujourd'hui, pour de très nombreux Français. Timidement partie du secteur public en janvier puis étendue le mois dernier à l'occasion de l'assouplissement des 35 heures et de la réforme Fillon de l'Education nationale, la grogne semble en mesure de gagner encore du terrain.
En particulier dans le secteur privé, où les annonces de bénéfices plus que confortables en 2004 ont pour le moins attisé les esprits.
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Perturbations en cascade dans tous les secteurs
Attention, de nombreuses écoles maternelles et élémentaires seront fermées car les syndicats attendent près de 60 % de grévistes dans le premier degré. Dans le secondaire, des cours seront également supprimés. Mais les établissements resteront ouverts et l'accueil des élèves pourra être assuré (même s'ils passent une partie de leur journée en salle de permanence). Attention aussi, la cantine peut ne pas fonctionner, de même que les services scolaires « habituels » (centre de documentation, infirmerie...). Pour la première fois, la FCPE, première association de parents d'élèves, appelle à ne pas envoyer les enfants en classe.
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La Croix du 10/03/05
Quand le pouvoir d'achat piétine...
Les syndicats appellent jeudi 10 mars à une journée de grèves pour notamment «la défense des salaires». La progression du pouvoir d’achat demeure en effet limitée
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20 minutes du 10/03/05
Rien vu...
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Ouest-France du 10/03/05
Editorial
Emploi et pouvoir d'achat
Des lycéens encore mobilisés, des chercheurs en quête lancinante de moyens et d'avenir, des élus locaux en manque de services publics, des salariés en attente d'hypothétiques augmentations plus que de réduction d'horaires... Le patchwork des fortes mobilisations successives de la semaine est impressionnant. Il ne doit pas être mesuré avec des regroupements artificiels ou avec des amalgames hâtifs.
Enchaînement de mobilisations ne rime pas avec jonction. Diversité ne dit pas unité. Addition ne vaut pas union ni généralisation. Bref, la France ne semble pas menacée, dans l'immédiat, par une fronde sociale généralisée. Et pourtant, le gouvernement a beaucoup à craindre d'une contestation qui a mûri depuis janvier. Ceux qui pariaient sur un simple feu de paille en sont pour leurs frais. Certes, il est intermittent, mais ce mouvement s'inscrit dans une durée inhabituelle. Les syndicats ont surmonté le syndrome de la grève rituelle de 24 heures. Ils parviennent à maintenir la pression.[…]
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Le Monde daté du 11/03/05
Lycéens allemands et français auront bientôt un manuel d'histoire commun
Une étape décisive de l'élaboration du futur manuel d'histoire commun à la France et à l'Allemagne devait être franchie, jeudi 10 mars à Berlin, par François Fillon, ministre français de l'éducation, et Peter Müller, ministre-président de la Sarre et coordinateur des Länder allemands pour la coopération avec la France, lors d'une rencontre inédite avec les responsables de la conférence permanente des ministres de l'éducation régionaux allemands. Celle-ci a la haute main sur l'éducation dans le système fédéral de l'Allemagne.Le premier tome de ce manuel, qui couvrira la période de la reconstruction européenne après la seconde guerre mondiale, devra être disponible pour les élèves de terminale lors de la rentrée scolaire 2006-2007.[…]
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Manifestations lycéennes : 32 casseurs placés en garde à vue
Quarante et une personnes ont été interpellées par la police lors de la manifestation lycéenne à Paris, mardi 8 mars. Selon le parquet de Paris, 32 d'entre elles ont été placées en garde à vue pour avoir commis des vols en réunion ou, moins fréquemment, pour jets d'objets sur les forces de l'ordre. En raison des violences, les organisateurs avaient préféré interrompre le défilé avant son terme. La police avait recensé 9 000 manifestants - 40 000 selon les organisateurs -, dont un millier environ identifiés comme casseurs.
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Bonne Lecture...
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Libération du 10/03/05
Les enseignants agrégés au cortège
L’analyse qui prévalait au lendemain du mouvement du printemps 2003 n'a guère évolué : seuls, les enseignants ne vaincront pas. Résultat dans la rue aujourd'hui : les syndicats enseignants, vent debout contre les suppressions de moyens, ont à nouveau choisi d'adosser leur protestation à une journée interprofessionnelle plutôt que de (re) faire cavalier seul. La stratégie avait fonctionné le 20 janvier lors de la précédente journée d'action de la fonction publique : le taux de grévistes dans les établissements scolaires se situait entre 40 et 50 % selon le ministère (60 % selon les syndicats), contre 20 à 25 % pour les autres fonctionnaires. Selon le Snuipp-FSU, majoritaire dans le primaire, 60 % des enseignants de maternelle et d'élémentaire devraient être en grève aujourd'hui.
Opération tout bénéfice. Elle permet d'abord de revivifier une unité syndicale mise à mal par les divergences sur la loi Fillon, qui divisent y compris à l'intérieur des fédérations. Aujourd'hui, pas de quartier : l'intersyndicale de l'enseignement (CFDT, CGT, Faen, FSU, Unsa-Education) se présente unie pour «s'associer aux autres salariés en lutte». Elle a été rejointe par d'autres syndicats de l'éducation (FO, Sud, EIL), par les parents d'élèves de la FCPE, qui appellent à une journée «école morte», par les étudiants de l'Unef et par les lycéens de la Fidl et de l'UNL. Ceux-ci, en tout cas à Paris, espèrent défiler dans un contexte plus calme qu'avant-hier.
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Leçon de paix en apprenant l'arabe et l'hébreu
Enseignement. A Paris, Laure, franco-israélienne, et Yahya, d'origine marocaine, proposent un cours où l'on acquiert les deux langues ensemble.
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Le Figaro du 10/03/05
Les fonctionnaires attendent «un geste»
Professeurs, inspecteurs des impôts, cheminots ou postiers : les agents du secteur public seront présents en masse, aujourd'hui, aux côtés des salariés des entreprises privées. Organisée à l'origine pour combattre la réforme des 35 heures – qui ne s'appliquera pas à la fonction publique –, la manifestation a en effet fini par rassembler les mécontents de tout bord, parmi lesquels les fonctionnaires. Contestant la politique salariale menée par le gouvernement, craignant les conséquences sur l'emploi des réorganisations de services de l'État ou subissant le non-remplacement des départs en retraite, ces derniers sont nombreux à se ranger spontanément dans le camp des contestataires. «La mobilisation devrait être forte. Paradoxalement, j'ai tout de même l'impression qu'elle ne sera pas à la hauteur du malaise», affirme Marie-Claude Kervella, de la CFDT-Fonctionnaires.
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Manifestations : pourquoi la police n'intervient pas à chaud
Le syndicat lycéen FIDL a appelé hier à «une grève générale» des lycéens le mardi 15 mars, jour de l'ouverture au Sénat du débat sur le projet de loi Fillon sur l'Ecole. Stigmatisant «le silence et le dédain du gouvernement», la FIDL adresse également son mot d'ordre à «l'ensemble des forces du milieu enseignant (...), professeurs, parents d'élèves, personnel Atos, organisations lycéennes».
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L'Humanité du 10/03/05
Les chercheurs réécrivent le « brouillon » de Fillon
Quatre mois se sont écoulés depuis que le monde de la recherche a remis ses propositions de réforme à François d’Aubert, ministre délégué à la Recherche, et à son supérieur de l’Éducation nationale, François Fillon. Ceux-ci devaient présenter leur version de la réforme deux mois plus tard. Mais il a fallu en attendre quatre pour qu’un « brouillon » s’échappe du ministère et jette de nouveau les chercheurs dans la rue.
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École morte pour raviver l’éducation
Les enseignants devraient être nombreux à participer à la grève aujourd’hui. Pour la troisième année consécutive, les dotations horaires s’affichent à la baisse.
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Les lycéens préparent la suite
Après le succès de la manifestation de mardi, FIDL et UNL appellent à rejoindre le mouvement de ce jeudi. Tout en imaginant d’autres formes d’action.
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Le Parisien du 10/03/05
Les syndicats augmentent la pression sur le gouvernement
DES METROS et des RER au compte-gouttes, des trains de banlieue et régionaux à la portion congrue, des écoles fermées, des retards dans le courrier et les aéroports... Pour la première fois depuis les grandes grèves de mai 2003 contre la réforme des retraites - une bataille à l'époque perdue par les syndicats -, les conséquences du mécontentement social seront directement perceptibles, aujourd'hui, pour de très nombreux Français. Timidement partie du secteur public en janvier puis étendue le mois dernier à l'occasion de l'assouplissement des 35 heures et de la réforme Fillon de l'Education nationale, la grogne semble en mesure de gagner encore du terrain.
En particulier dans le secteur privé, où les annonces de bénéfices plus que confortables en 2004 ont pour le moins attisé les esprits.
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Perturbations en cascade dans tous les secteurs
Attention, de nombreuses écoles maternelles et élémentaires seront fermées car les syndicats attendent près de 60 % de grévistes dans le premier degré. Dans le secondaire, des cours seront également supprimés. Mais les établissements resteront ouverts et l'accueil des élèves pourra être assuré (même s'ils passent une partie de leur journée en salle de permanence). Attention aussi, la cantine peut ne pas fonctionner, de même que les services scolaires « habituels » (centre de documentation, infirmerie...). Pour la première fois, la FCPE, première association de parents d'élèves, appelle à ne pas envoyer les enfants en classe.
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La Croix du 10/03/05
Quand le pouvoir d'achat piétine...
Les syndicats appellent jeudi 10 mars à une journée de grèves pour notamment «la défense des salaires». La progression du pouvoir d’achat demeure en effet limitée
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20 minutes du 10/03/05
Rien vu...
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Ouest-France du 10/03/05
Editorial
Emploi et pouvoir d'achat
Des lycéens encore mobilisés, des chercheurs en quête lancinante de moyens et d'avenir, des élus locaux en manque de services publics, des salariés en attente d'hypothétiques augmentations plus que de réduction d'horaires... Le patchwork des fortes mobilisations successives de la semaine est impressionnant. Il ne doit pas être mesuré avec des regroupements artificiels ou avec des amalgames hâtifs.
Enchaînement de mobilisations ne rime pas avec jonction. Diversité ne dit pas unité. Addition ne vaut pas union ni généralisation. Bref, la France ne semble pas menacée, dans l'immédiat, par une fronde sociale généralisée. Et pourtant, le gouvernement a beaucoup à craindre d'une contestation qui a mûri depuis janvier. Ceux qui pariaient sur un simple feu de paille en sont pour leurs frais. Certes, il est intermittent, mais ce mouvement s'inscrit dans une durée inhabituelle. Les syndicats ont surmonté le syndrome de la grève rituelle de 24 heures. Ils parviennent à maintenir la pression.[…]
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Le Monde daté du 11/03/05
Lycéens allemands et français auront bientôt un manuel d'histoire commun
Une étape décisive de l'élaboration du futur manuel d'histoire commun à la France et à l'Allemagne devait être franchie, jeudi 10 mars à Berlin, par François Fillon, ministre français de l'éducation, et Peter Müller, ministre-président de la Sarre et coordinateur des Länder allemands pour la coopération avec la France, lors d'une rencontre inédite avec les responsables de la conférence permanente des ministres de l'éducation régionaux allemands. Celle-ci a la haute main sur l'éducation dans le système fédéral de l'Allemagne.Le premier tome de ce manuel, qui couvrira la période de la reconstruction européenne après la seconde guerre mondiale, devra être disponible pour les élèves de terminale lors de la rentrée scolaire 2006-2007.[…]
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Manifestations lycéennes : 32 casseurs placés en garde à vue
Quarante et une personnes ont été interpellées par la police lors de la manifestation lycéenne à Paris, mardi 8 mars. Selon le parquet de Paris, 32 d'entre elles ont été placées en garde à vue pour avoir commis des vols en réunion ou, moins fréquemment, pour jets d'objets sur les forces de l'ordre. En raison des violences, les organisateurs avaient préféré interrompre le défilé avant son terme. La police avait recensé 9 000 manifestants - 40 000 selon les organisateurs -, dont un millier environ identifiés comme casseurs.
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mercredi, mars 09, 2005
Revue de presse du mercredi 9 mars 2005
« Nous allons continuer et même amplifier notre action. Le ministre se montre autiste et dédaigneux mais il va bien falloir trouver une solution », assure Constance Blanchard, présidente de l'Union nationale lycéenne. Cela, malgré les incidents qui ont compromis le défilé parisien. Tous les journaux reviennent sur ces évenements avec des appréciations différentes sur la mobilisation. On apprend quand même que les manifestants étaient plus de 165 000 en tout. Mais le Ministre (sec) a estimé que les manifestants "ne représentent pas l'ensemble des lycéens" ni "l'ensemble de l'opinion publique".
Bonne Lecture...
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Libération du 09/03/05
La violence entache le mouvement lycéen
Ironie de l'Histoire, la loi Fillon sera peut-être sauvée par ceux-là même qu'elle prétend aider : les jeunes qui rencontrent le plus de difficultés d'insertion. Les débordements qui ont émaillé plusieurs manifestations lycéennes, hier, risquent en effet de discréditer un mouvement qui peine à trouver un second souffle au lendemain des vacances d'hiver et, surtout, de décourager un peu plus des lycéens moins mobilisés que ne l'espéraient les organisations qui appelaient à manifester _ la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl, proche de SOS Racisme), l'Union nationale lycéenne (UNL, proche des étudiants de l'Unef) et les comités d'action lycéens (proches des Jeunesses communistes révolutionnaires).
Outre les incidents parisiens (lire page 5), une bataille rangée a opposé, à Lyon, des casseurs qui s'étaient mêlés au cortège et des supporteurs du club de football du Werder de Brême (lire page 22) ; la dispersion du cortège toulousain s'est accompagnée de quelques débordements et de plusieurs interpellations ; idem à Rouen, où plusieurs centaines de casseurs ont jeté des pierres sur des voitures ; dans l'Eure, au Val-de-Reuil, quelques centaines de jeunes qui voulaient prendre le train sans billet pour aller manifester à Paris ont envahi les voies et perturbé la circulation des trains entre la capitale et Rouen.
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Fragilisés
Pas mal pour une reprise, trop court pour une relance. Après le temps de réflexion obligé des vacances scolaires, la participation des lycéens aux diverses manifestations, ratée à Paris mais honorable en province, montre leur hostilité persistante à la loi Fillon, malgré son adoption par l'Assemblée. Mais elle ne semble pas susceptible de faire lever la fin de non-recevoir que leur a opposée le ministre, une fois qu'il a édulcoré son projet de ses dispositions visant le bac.
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A Paris, les casseurs infiltrent la manif
Vols, tabassages : le défilé a été gâché.
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«L'école, c'est pas une entreprise»
A Paris, Lille, Bordeaux et Strasbourg, «Libération» a rencontré des lycéens engagés, mêlant pragmatisme et conscience politique.
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Le Figaro du 09/03/05
Lycéens : Fillon affiche sa détermination
Les chiffres de la mobilisation connus hier soir ont été accueillis avec soulagement dans l'entourage de François Fillon, lequel a pu, dans le journal de 20h de France 2, afficher une totale détermination sur son texte. «Je ne joue pas l'avenir de l'école en fonction du nombre de manifestants», a-t-il déclaré en précisant que sa loi d'orientation, votée mercredi dernier à l'Assemblée nationale, serait adoptée dans les mêmes termes la semaine prochaine au Sénat. Soutenu par Jean-Pierre Raffarin, et malgré les inquiétudes exprimées dans l'entourage du président de la République, François Fillon s'est vu conforté dans sa conviction que «tout recul serait catastrophique pour le gouvernement».
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Les casseurs ont terrorisé le cortège parisien
«Attention, la racaille débarque !», s'affole un groupe de jeunes filles serrées les unes contre les autres, place de la République, à Paris. A quelques mètres, une dizaine d'adolescents se mettent à courir de front, des foulards camouflant leur visage, des casquettes enfoncées jusqu'aux oreilles. L'un d'eux se rue sur une fille isolée et lui arrache son sac à main. Deux autres traînent un lycéen sur plusieurs mètres et lui donnent des coups de pied, le temps qu'il lâche son téléphone portable. Il se relève le visage en sang.[…]
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Le combat fratricide des deux syndicats
La FIDL et l'UNL, les deux principaux syndicats lycéens – ils ne revendiquent pourtant chacun que 3500 membres –, qui appellent aux manifestations depuis un mois, se disputent le leadership de la contestation avec âpreté, histoire de grappiller le maximum de notoriété. Et les coups bas sont nombreux. Lors de la dernière grande manifestation parisienne en février, le service d'ordre de l'un a ainsi crevé les pneus des véhicules de l'autre pour prendre la tête de la «manif». Ils ont d'ailleurs organisé leurs assemblées générales séparément ce week-end, à la veille d'un vote organisé pour élire les élus lycéens au Conseil supérieur de l'éducation. La FIDL espère en effet prendre sa revanche sur l'UNL qui l'a supplantée depuis deux ans. Plus active dans les lycées, l'UNL a effectué «davantage de travail que la FIDL depuis quelques années. Cela a fini par payer», expliquent les lycéens.
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Le lycéen et le sociologue par Alexis Brezet (Éditorial)
Demi-échec ? Demi-succès ? Trois fois moins de lycéens dans les rues de Paris que lors de la manifestation du 15 février. Mobilisation plus soutenue en province, mais qui reste loin du raz de marée annoncé. S'il n'a pas gelé toutes les ardeurs revendicatrices, le coup de froid des vacances d'hiver semble à tout le moins avoir donné un certain coup d'arrêt à la poussée de fièvre juvénile. Et le déchaînement des voyous encagoulés, prenant d'assaut vitrines et Abribus, extorquant téléphones portables et appareils photo aux lycéens contraints à la fuite, fait peser une lourde hypothèque sur la poursuite du mouvement.
Pour le gouvernement, qui semblait ces temps-ci abonné aux mauvaises nouvelles, ce n'est qu'un signe, mais un signe positif. Fermement incité par l'Elysée à lâcher du lest sur l'accessoire – la réforme du bac – pour mieux sauver l'essentiel – la réforme de l'école –, François Fillon peut légitimement considérer que la journée d'hier valide la stratégie de fermeté élastique qui lui avait déjà permis de faire adopter la réforme des retraites. Un retour de flamme, bien sûr, reste possible, mais le ministre de l'Education peut envisager l'avenir avec davantage de sérénité.
Dieu sait pourtant que, depuis trois semaines, tout avait été fait pour préparer les esprits à l'explosion du 8 mars ! A la télévision, de jeunes leaders lycéens, forcément «apolitiques», mais pratiquant la dialectique avec une maestria digne de Léon Trotski, vitupéraient sans être contredit cette école qu'on allait «livrer aux flics et aux patrons». Couvant leurs cadets d'un regard ému, d'anciens agitateurs, reconvertis en parlementaires socialistes, épiloguaient sur les causes, évidemment «néolibérales», du «malaise des jeunes». Dans la bouche des sociologues, et même d'anciens ministres, une thèse faisait florès : les mouvements lycéens qui, depuis vingt ans, reviennent avec une régularité de métronome seraient un «rite de passage», marquant l'entrée dans l'adolescence – ou la postadolescence, on ne sait. Une danse du scalp symbolique. Une coutume innocente à inscrire au registre des traditions nouvelles des sociétés développées. Une tradition dont, curieusement, les lycéens britanniques, espagnols ou allemands n'ont jamais entendu parler... De la loi Fillon, et de son contenu réel, il n'était, dans ce déluge de glose, quasiment pas question. Et pour cause : hormis l'introduction d'une dose de contrôle continu au bac – solution de bon sens au demeurant mais qui touchait à un symbole sensible – rien, dans le texte bien anodin du ministre de l'Education (socle de connaissance, langues étrangères, soutien des élèves en difficulté) ne donnait matière à mobilisation. Restaient des fantasmes, cultivés par certains enseignants hostiles par principe à toute réforme, relayés par des syndicats inquiets pour leur pouvoir, et entretenus par les professionnels de l'agitation. Il semblerait que ces fantasmes, lentement, soient en train de se dissiper. Si tel était le cas, ce serait la preuve que les lycéens, parfois, sont plus raisonnables que les sociologues.
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L'Humanité du 09/03/05
« Nous sommes très énervés »
Lycéens. Journée de protestation réussie contre la loi Fillon et pour exiger des moyens. Il y avait, selon la police, 130 0000 manifestants dans le pays
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Dans le cortège avec Utrillo
Sous les banderoles, des élèves de Stains, lucides et combatifs.
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À Marseille, la mobilisation s’accentue
Les lycéens des Bouches-du-Rhône étaient plus nombreux encore que le 10 février dernier.
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Editorial par Michel Guilloux
Écoutez-les
Ces jeunes savent bien ce qu’ils veulent et n’acceptent pas d’être payés de mots. Ces lycéens savent lire, écrire et compter. Il faudra bien que, d’une façon ou d’une autre, le pouvoir les entende.[…]
Dans ce contexte, prétendre avoir les lycéens à l’usure, c’est jouer avec le feu. C’est bien sous-estimer toute une jeunesse que de confondre le principal ressort de leur mouvement avec un bien pauvre « rite de passage » que serait le fait de battre le pavé. La force de leur mouvement réside au contraire dans une revendication farouche et légitime à l’égalité. Pareille aspiration ne s’étouffe pas comme on souffle une bougie.
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Le Parisien du 09/03/05
Les lycéens résistent
«Cette réforme se fera. » Telle est la réponse, ferme, de François Fillon, hier sur France 2, au soir d'une nouvelle journée - réussie - de mobilisation lycéenne. Pas question donc pour le ministre de l'Education nationale de répondre aux revendications des jeunes, de réintroduire, par exemple, les TPE (travaux personnels encadrés) en terminale.« J'écoute les lycéens, a assuré l'hôte de la rue de Grenelle. Mais je ne joue pas l'avenir de l'école en fonction du nombre de manifestants dans les rues. Il n'y a plus de possibilité de revenir en arrière. »
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Jeudi noir dans les transports et l'enseignement
Métros et trains au ralenti, écoles fermées, entreprises perturbées... La journée de grève et de manifestation organisée demain à l'appel de tous les syndicats devrait être bien suivie. Il va falloir s'armer de patience et s'organiser.
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Des interpellations à Paris
Malgré un gros service d'ordre mis en place par les lycéens et une forte mobilisation policière, des incidents ont eu lieu en marge de la manifestation parisienne.
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Matignon reste serein
La mobilisation lycéenne n'impressionne plus le gouvernement. Hier, à Matignon, on regardait les chiffres des manifestants comme surpris qu'il y ait eu si peu de monde dans les rues de Paris. La crainte, c'était qu'au retour des vacances de février qui se sont terminées dimanche pour la zone parisienne et Bordeaux, les lycéens ne repartent de plus belle. Mais 165 000 personnes dans l'ensemble de la France, c'est, disait-on, du même ordre que lors de la dernière manif, alors même que tout le monde est rentré de vacances, ce qui aurait dû grossir les rangs des défilés. Donc, pas question de changer de cap.
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La Croix du 09/03/05
Rien vu...
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20 minutes du 09/03/05
Plus de cent mille lycéens dans les rues
Record battu : 165 000 lycéens, selon la police ont défilé hier partout en France, à l’appel de la FIDL et de l’UNL contre le projet de loi du ministre de l’Education nationale, François Fillon. Le 10 février dernier, 100 000 manifestants avaient suffi à faire reculer François Fillon sur la réforme du bac. Les élèves entendent faire pression sur le Sénat qui doit examiner la loi, déjà votée par les députés le 2 mars à l’Assemblée.
La manifestation a été ternie par des actes de violence. A Paris, où 40 000 jeunes ont défilé selon les organisateurs, une centaine de casseurs ont investi le cortège. Une bande extérieure a très tôt jeté des bouteilles en verre sur les forces de l’ordre. Des vitrines ont été brisées, des vols de portables commis et quelques bagarres ont éclaté. Plusieurs blessés sont à déplorer. En intervenant, les forces de l’ordre ont aussi entraîné des mouvements de panique. La foule s’est finalement dispersée vers 17 h 30. « J’espère que l’action des casseurs ne va pas occulter notre mouvement», se lamentait un jeune manifestant.
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Ouest-France du 09/03/05
Les lycéens lancent la semaine sociale
Qui avait prédit une érosion de leur enthousiasme militant ? Avec 165 000 manifestants dans plus de 150 villes, les lycéens ont montré hier qu'ils n'ont rien perdu de leur détermination. La semaine sociale s'annonce rude pour le gouvernement.
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Le Monde daté du 10/03/05
La mobilisation lycéenne s'amplifie en province et s'essouffle à Paris
De 165 000 à 200 000 élèves ont défilé, mardi 8 mars, à Paris et dans plusieurs grandes villes de province, pour demander le retrait du projet de loi sur l'école. Le ministre de l'éducation nationale, François Fillon, leur a répondu, le soir même, qu'il n'abandonnerait pas son texte
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A Paris, les casseurs ont frappé et volé de nombreux manifestants
[…]Des lycéens déploraient la passivité des CRS et des policiers en civil. "Les racailles étaient cinquante sur une femme, explique Thomas d'un lycée de l'Essonne.Les CRS n'ont pas bougé. Quand on a été les voir, ils nous ont dit que ce n'était pas leur boulot." Au moment de la dispersion, les consignes étaient claires : "Rentrez chez vous, prenez le métro, partez."
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Aux lycéens mobilisés, François Fillon répond par la fermeté
La forte mobilisation des lycéens, qui, selon la police, étaient encore plus de 165 000 à manifester, mardi 8 mars, contre la loi Fillon et la politique gouvernementale sur l'école, n'a pas entamé la détermination du ministre de l'éducation nationale à imposer sa réforme. Le 10 février, les lycéens étaient 100 000 à défiler dans les rues.
C'était également une journée "test" d'une mobilisation qui dure depuis près de deux mois, pour réclamer le retrait d'une loi votée le 2 mars par l'Assemblée nationale. Le Sénat l'examine à partir du 15 mars et devrait l'adopter. Au terme de cette journée, le ministre de l'éducation nationale, François Fillon, est resté très ferme, jugeant sur France 2 qu'"une fois le Parlement saisi, il n'y a plus de variation possible".
Il a également estimé que les manifestants "ne représentent pas l'ensemble des lycéens" ni "l'ensemble de l'opinion publique". Il y a près de deux millions de lycéens en France.
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Bonne Lecture...
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Libération du 09/03/05
La violence entache le mouvement lycéen
Ironie de l'Histoire, la loi Fillon sera peut-être sauvée par ceux-là même qu'elle prétend aider : les jeunes qui rencontrent le plus de difficultés d'insertion. Les débordements qui ont émaillé plusieurs manifestations lycéennes, hier, risquent en effet de discréditer un mouvement qui peine à trouver un second souffle au lendemain des vacances d'hiver et, surtout, de décourager un peu plus des lycéens moins mobilisés que ne l'espéraient les organisations qui appelaient à manifester _ la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl, proche de SOS Racisme), l'Union nationale lycéenne (UNL, proche des étudiants de l'Unef) et les comités d'action lycéens (proches des Jeunesses communistes révolutionnaires).
Outre les incidents parisiens (lire page 5), une bataille rangée a opposé, à Lyon, des casseurs qui s'étaient mêlés au cortège et des supporteurs du club de football du Werder de Brême (lire page 22) ; la dispersion du cortège toulousain s'est accompagnée de quelques débordements et de plusieurs interpellations ; idem à Rouen, où plusieurs centaines de casseurs ont jeté des pierres sur des voitures ; dans l'Eure, au Val-de-Reuil, quelques centaines de jeunes qui voulaient prendre le train sans billet pour aller manifester à Paris ont envahi les voies et perturbé la circulation des trains entre la capitale et Rouen.
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Fragilisés
Pas mal pour une reprise, trop court pour une relance. Après le temps de réflexion obligé des vacances scolaires, la participation des lycéens aux diverses manifestations, ratée à Paris mais honorable en province, montre leur hostilité persistante à la loi Fillon, malgré son adoption par l'Assemblée. Mais elle ne semble pas susceptible de faire lever la fin de non-recevoir que leur a opposée le ministre, une fois qu'il a édulcoré son projet de ses dispositions visant le bac.
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A Paris, les casseurs infiltrent la manif
Vols, tabassages : le défilé a été gâché.
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«L'école, c'est pas une entreprise»
A Paris, Lille, Bordeaux et Strasbourg, «Libération» a rencontré des lycéens engagés, mêlant pragmatisme et conscience politique.
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Le Figaro du 09/03/05
Lycéens : Fillon affiche sa détermination
Les chiffres de la mobilisation connus hier soir ont été accueillis avec soulagement dans l'entourage de François Fillon, lequel a pu, dans le journal de 20h de France 2, afficher une totale détermination sur son texte. «Je ne joue pas l'avenir de l'école en fonction du nombre de manifestants», a-t-il déclaré en précisant que sa loi d'orientation, votée mercredi dernier à l'Assemblée nationale, serait adoptée dans les mêmes termes la semaine prochaine au Sénat. Soutenu par Jean-Pierre Raffarin, et malgré les inquiétudes exprimées dans l'entourage du président de la République, François Fillon s'est vu conforté dans sa conviction que «tout recul serait catastrophique pour le gouvernement».
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Les casseurs ont terrorisé le cortège parisien
«Attention, la racaille débarque !», s'affole un groupe de jeunes filles serrées les unes contre les autres, place de la République, à Paris. A quelques mètres, une dizaine d'adolescents se mettent à courir de front, des foulards camouflant leur visage, des casquettes enfoncées jusqu'aux oreilles. L'un d'eux se rue sur une fille isolée et lui arrache son sac à main. Deux autres traînent un lycéen sur plusieurs mètres et lui donnent des coups de pied, le temps qu'il lâche son téléphone portable. Il se relève le visage en sang.[…]
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Le combat fratricide des deux syndicats
La FIDL et l'UNL, les deux principaux syndicats lycéens – ils ne revendiquent pourtant chacun que 3500 membres –, qui appellent aux manifestations depuis un mois, se disputent le leadership de la contestation avec âpreté, histoire de grappiller le maximum de notoriété. Et les coups bas sont nombreux. Lors de la dernière grande manifestation parisienne en février, le service d'ordre de l'un a ainsi crevé les pneus des véhicules de l'autre pour prendre la tête de la «manif». Ils ont d'ailleurs organisé leurs assemblées générales séparément ce week-end, à la veille d'un vote organisé pour élire les élus lycéens au Conseil supérieur de l'éducation. La FIDL espère en effet prendre sa revanche sur l'UNL qui l'a supplantée depuis deux ans. Plus active dans les lycées, l'UNL a effectué «davantage de travail que la FIDL depuis quelques années. Cela a fini par payer», expliquent les lycéens.
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Le lycéen et le sociologue par Alexis Brezet (Éditorial)
Demi-échec ? Demi-succès ? Trois fois moins de lycéens dans les rues de Paris que lors de la manifestation du 15 février. Mobilisation plus soutenue en province, mais qui reste loin du raz de marée annoncé. S'il n'a pas gelé toutes les ardeurs revendicatrices, le coup de froid des vacances d'hiver semble à tout le moins avoir donné un certain coup d'arrêt à la poussée de fièvre juvénile. Et le déchaînement des voyous encagoulés, prenant d'assaut vitrines et Abribus, extorquant téléphones portables et appareils photo aux lycéens contraints à la fuite, fait peser une lourde hypothèque sur la poursuite du mouvement.
Pour le gouvernement, qui semblait ces temps-ci abonné aux mauvaises nouvelles, ce n'est qu'un signe, mais un signe positif. Fermement incité par l'Elysée à lâcher du lest sur l'accessoire – la réforme du bac – pour mieux sauver l'essentiel – la réforme de l'école –, François Fillon peut légitimement considérer que la journée d'hier valide la stratégie de fermeté élastique qui lui avait déjà permis de faire adopter la réforme des retraites. Un retour de flamme, bien sûr, reste possible, mais le ministre de l'Education peut envisager l'avenir avec davantage de sérénité.
Dieu sait pourtant que, depuis trois semaines, tout avait été fait pour préparer les esprits à l'explosion du 8 mars ! A la télévision, de jeunes leaders lycéens, forcément «apolitiques», mais pratiquant la dialectique avec une maestria digne de Léon Trotski, vitupéraient sans être contredit cette école qu'on allait «livrer aux flics et aux patrons». Couvant leurs cadets d'un regard ému, d'anciens agitateurs, reconvertis en parlementaires socialistes, épiloguaient sur les causes, évidemment «néolibérales», du «malaise des jeunes». Dans la bouche des sociologues, et même d'anciens ministres, une thèse faisait florès : les mouvements lycéens qui, depuis vingt ans, reviennent avec une régularité de métronome seraient un «rite de passage», marquant l'entrée dans l'adolescence – ou la postadolescence, on ne sait. Une danse du scalp symbolique. Une coutume innocente à inscrire au registre des traditions nouvelles des sociétés développées. Une tradition dont, curieusement, les lycéens britanniques, espagnols ou allemands n'ont jamais entendu parler... De la loi Fillon, et de son contenu réel, il n'était, dans ce déluge de glose, quasiment pas question. Et pour cause : hormis l'introduction d'une dose de contrôle continu au bac – solution de bon sens au demeurant mais qui touchait à un symbole sensible – rien, dans le texte bien anodin du ministre de l'Education (socle de connaissance, langues étrangères, soutien des élèves en difficulté) ne donnait matière à mobilisation. Restaient des fantasmes, cultivés par certains enseignants hostiles par principe à toute réforme, relayés par des syndicats inquiets pour leur pouvoir, et entretenus par les professionnels de l'agitation. Il semblerait que ces fantasmes, lentement, soient en train de se dissiper. Si tel était le cas, ce serait la preuve que les lycéens, parfois, sont plus raisonnables que les sociologues.
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L'Humanité du 09/03/05
« Nous sommes très énervés »
Lycéens. Journée de protestation réussie contre la loi Fillon et pour exiger des moyens. Il y avait, selon la police, 130 0000 manifestants dans le pays
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Dans le cortège avec Utrillo
Sous les banderoles, des élèves de Stains, lucides et combatifs.
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À Marseille, la mobilisation s’accentue
Les lycéens des Bouches-du-Rhône étaient plus nombreux encore que le 10 février dernier.
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Editorial par Michel Guilloux
Écoutez-les
Ces jeunes savent bien ce qu’ils veulent et n’acceptent pas d’être payés de mots. Ces lycéens savent lire, écrire et compter. Il faudra bien que, d’une façon ou d’une autre, le pouvoir les entende.[…]
Dans ce contexte, prétendre avoir les lycéens à l’usure, c’est jouer avec le feu. C’est bien sous-estimer toute une jeunesse que de confondre le principal ressort de leur mouvement avec un bien pauvre « rite de passage » que serait le fait de battre le pavé. La force de leur mouvement réside au contraire dans une revendication farouche et légitime à l’égalité. Pareille aspiration ne s’étouffe pas comme on souffle une bougie.
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Le Parisien du 09/03/05
Les lycéens résistent
«Cette réforme se fera. » Telle est la réponse, ferme, de François Fillon, hier sur France 2, au soir d'une nouvelle journée - réussie - de mobilisation lycéenne. Pas question donc pour le ministre de l'Education nationale de répondre aux revendications des jeunes, de réintroduire, par exemple, les TPE (travaux personnels encadrés) en terminale.« J'écoute les lycéens, a assuré l'hôte de la rue de Grenelle. Mais je ne joue pas l'avenir de l'école en fonction du nombre de manifestants dans les rues. Il n'y a plus de possibilité de revenir en arrière. »
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Jeudi noir dans les transports et l'enseignement
Métros et trains au ralenti, écoles fermées, entreprises perturbées... La journée de grève et de manifestation organisée demain à l'appel de tous les syndicats devrait être bien suivie. Il va falloir s'armer de patience et s'organiser.
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Des interpellations à Paris
Malgré un gros service d'ordre mis en place par les lycéens et une forte mobilisation policière, des incidents ont eu lieu en marge de la manifestation parisienne.
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Matignon reste serein
La mobilisation lycéenne n'impressionne plus le gouvernement. Hier, à Matignon, on regardait les chiffres des manifestants comme surpris qu'il y ait eu si peu de monde dans les rues de Paris. La crainte, c'était qu'au retour des vacances de février qui se sont terminées dimanche pour la zone parisienne et Bordeaux, les lycéens ne repartent de plus belle. Mais 165 000 personnes dans l'ensemble de la France, c'est, disait-on, du même ordre que lors de la dernière manif, alors même que tout le monde est rentré de vacances, ce qui aurait dû grossir les rangs des défilés. Donc, pas question de changer de cap.
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La Croix du 09/03/05
Rien vu...
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20 minutes du 09/03/05
Plus de cent mille lycéens dans les rues
Record battu : 165 000 lycéens, selon la police ont défilé hier partout en France, à l’appel de la FIDL et de l’UNL contre le projet de loi du ministre de l’Education nationale, François Fillon. Le 10 février dernier, 100 000 manifestants avaient suffi à faire reculer François Fillon sur la réforme du bac. Les élèves entendent faire pression sur le Sénat qui doit examiner la loi, déjà votée par les députés le 2 mars à l’Assemblée.
La manifestation a été ternie par des actes de violence. A Paris, où 40 000 jeunes ont défilé selon les organisateurs, une centaine de casseurs ont investi le cortège. Une bande extérieure a très tôt jeté des bouteilles en verre sur les forces de l’ordre. Des vitrines ont été brisées, des vols de portables commis et quelques bagarres ont éclaté. Plusieurs blessés sont à déplorer. En intervenant, les forces de l’ordre ont aussi entraîné des mouvements de panique. La foule s’est finalement dispersée vers 17 h 30. « J’espère que l’action des casseurs ne va pas occulter notre mouvement», se lamentait un jeune manifestant.
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Ouest-France du 09/03/05
Les lycéens lancent la semaine sociale
Qui avait prédit une érosion de leur enthousiasme militant ? Avec 165 000 manifestants dans plus de 150 villes, les lycéens ont montré hier qu'ils n'ont rien perdu de leur détermination. La semaine sociale s'annonce rude pour le gouvernement.
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Le Monde daté du 10/03/05
La mobilisation lycéenne s'amplifie en province et s'essouffle à Paris
De 165 000 à 200 000 élèves ont défilé, mardi 8 mars, à Paris et dans plusieurs grandes villes de province, pour demander le retrait du projet de loi sur l'école. Le ministre de l'éducation nationale, François Fillon, leur a répondu, le soir même, qu'il n'abandonnerait pas son texte
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A Paris, les casseurs ont frappé et volé de nombreux manifestants
[…]Des lycéens déploraient la passivité des CRS et des policiers en civil. "Les racailles étaient cinquante sur une femme, explique Thomas d'un lycée de l'Essonne.Les CRS n'ont pas bougé. Quand on a été les voir, ils nous ont dit que ce n'était pas leur boulot." Au moment de la dispersion, les consignes étaient claires : "Rentrez chez vous, prenez le métro, partez."
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Aux lycéens mobilisés, François Fillon répond par la fermeté
La forte mobilisation des lycéens, qui, selon la police, étaient encore plus de 165 000 à manifester, mardi 8 mars, contre la loi Fillon et la politique gouvernementale sur l'école, n'a pas entamé la détermination du ministre de l'éducation nationale à imposer sa réforme. Le 10 février, les lycéens étaient 100 000 à défiler dans les rues.
C'était également une journée "test" d'une mobilisation qui dure depuis près de deux mois, pour réclamer le retrait d'une loi votée le 2 mars par l'Assemblée nationale. Le Sénat l'examine à partir du 15 mars et devrait l'adopter. Au terme de cette journée, le ministre de l'éducation nationale, François Fillon, est resté très ferme, jugeant sur France 2 qu'"une fois le Parlement saisi, il n'y a plus de variation possible".
Il a également estimé que les manifestants "ne représentent pas l'ensemble des lycéens" ni "l'ensemble de l'opinion publique". Il y a près de deux millions de lycéens en France.
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mardi, mars 08, 2005
Revue de presse du mardi 8 mars 2005
Retour avec un jour de retard de la revue de presse pour cause de décalage horaire…Bonne rentrée à tous !
Aujourd’hui, journée de la femme… et des lycéens. Les journaux s’intéressent bien sûr aux femmes, à lire en particulier le dossier du journal « La Parisienne » (le Parisien renommé pour l’occasion). Mais surtout, les quotidiens se penchent sur les lycéens, leurs leaders (Le Monde) et leurs revendications ( Libération, L’Humanité,…). Le « péril jeune » est de retour et c’est plutôt vivifiant… !
Bonne Lecture...
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Libération du 00/01/05
Les lycéens rouvrent le bal anti-raffarin
Circulez, y a rien à négocier. François Fillon aborde sa semaine sociale plus flegmatique que jamais : pour lui, d'une part, «la loi ne se fait pas dans la rue», d'autre part «rien ne pourra faire que (sa) réforme soit retirée». C'est pourtant très précisément ce que réclameront les lycéens, appelés à manifester aujourd'hui partout en France. Avec peut-être plus de vigueur qu'avant les vacances : par le passé, laisser entendre à la jeunesse qu'elle méconnaît la justice, que sa voix ne compte pas, ou qu'elle serait collectivement engagée par les débordements de quelques-uns s'est révélé un moyen relativement sûr de faire gonfler les mouvements.
Or le gouvernement semble prendre un malin plaisir à souffler sur les braises : après que Fillon eut stigmatisé les «manipulations» des lycéens (hypothèse toujours vive rue de Grenelle), que Raffarin eut déclaré l'urgence sur le texte au Parlement, Dominique de Villepin a agité le spectre de la chienlit : il a donné «des instructions très précises à l'ensemble des forces de l'ordre afin de veiller à ce que [des débordements tels que ceux du 10 février] n'aient pas lieu». Les recteurs d'académie complètent le dispositif : certains ont opportunément rappelé aux chefs d'établissement qu'ils devaient veiller à éviter tout absentéisme intempestif, mise en garde à peine voilée à l'intention des élèves qui ont prévu de sécher.
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Nasser Ramdane, ancien leader du mouvement lycéen de 1990:
«La jeunesse montre ici son désir d'émancipation»
A l'époque, il avait obtenu 4,5 milliards de francs et 1 700 postes... Leader du mouvement lycéen de 1990, Nasser Ramdane, 33 ans, est aujourd'hui membre du bureau national de SOS Racisme. Pour lui, le mouvement lycéen actuel oppose la «fraternité» aux «communautarismes».
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Editorial : L'hirondelle et le lycéen
Ils avaient obtenu le report de la réforme du bac avant la Saint-Valentin, obtiendront-ils davantage avant la Saint-Glin-Glin ? De la mobilisation lycéenne d'aujourd'hui beaucoup va dépendre. Faible, elle redonnerait du souffle à un ministre qui a su lâcher du lest. Forte, elle ferait entrer François Fillon dans une zone dangereuse. Celle où les demi-concessions ne sont plus de mise car plus audibles. Où la seule annonce pour éteindre le mouvement serait alors celle du retrait du projet. Le ministre de l'Education y entacherait sa réputation, lui qui n'a pas su s'en bâtir une indiscutable avec sa réforme des retraites. Mais il ne serait pas le premier à devoir battre... en retraite, Alain Devaquet ou François Bayrou, en leur temps, ont dû en passer par là. Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais un lycéen de retour de vacances peut influer sur le climat social. Au-delà du rite de passage qui existe dans tout mouvement lycéen, les jeunes pourraient bien donner le ton aujourd'hui d'une France fatiguée de voir des taux de profits, dont elle ne profite pas, décider des valeurs d'une société. Car, qu'ils soient lycéens, chercheurs ou salariés, qu'ils manifestent le mardi, le mercredi ou le jeudi, tous expriment une même inquiétude devant un pays de plus en plus à la botte d'une seule logique financière. Crainte des ados d'une école soumise aux seuls besoins des entreprises, crainte des chercheurs d'une recherche publique amputée au profit du privé, crainte des salariés de voir leur emploi et leur pouvoir d'achat sacrifiés pour satisfaire les actionnaires. Une anxiété qui pourrait tourner colère si la politique du gouvernement qui prétendait réconcilier les Français et l'entreprise continue à les en éloigner
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«Fermeté» en cas de violences
Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix, a mis en garde hier contre les risques d'incidents en marge de la manifestation parisienne des lycéens prévue aujourd'hui à Paris et a demandé aux organisateurs de mettre en place un «service d'ordre efficace et opérationnel pour éviter tout dérapage». Dans un communiqué, le syndicat de policiers «rappelle que ce genre de mobilisation sans réel service d'ordre interne peut très rapidement dégénérer et causer de graves troubles à l'ordre public» et redoute «de voir arriver des bandes de casseurs structurés qui se serviraient du manque de coordination pour infiltrer». Les organisateurs ont donc prévu un service d'ordre d'une centaine de personnes de SOS Racisme, la FIDL, la CGT, CFDT, FO et FSU. La préfecture de police de Paris met en place un gros dispositif de sécurité et annonce une «grande fermeté en cas de violence ou de déprédations».
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Matignon et l'Elysée misent sur le pourrissement
Le duo Chirac-Raffarin joue la carte de la fermeté alors que s'ouvre une semaine sociale très chargée.
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Le Figaro du 00/01/05
Les syndicats lycéens en ordre dispersé
Rivaux, les lycéens de l'UNL (Union nationale lycéenne) et de la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne) se sont désolidarisés ce week-end et ont décidé d'organiser séparément leurs réunions pour préparer la manifestation nationale du 8 mars. En dépit de l'ajournement de la réforme du bac, les deux syndicats continuent de réclamer le retrait de la réforme de François Fillon.
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Vers des universités payantes en Allemagne
Après 35 ans de gratuité, certains Länder vont autoriser les droits universitaires, pouvant atteindre 1 000 €
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Europe : la facture des études
Il n'y a que sept pays de l'Union européenne où les étudiants ne contribuent pas du tout au coût de l'enseignement supérieur et n'ont pas de cotisations obligatoires : Danemark, Grèce, Luxembourg, Hongrie, Malte, République tchèque et Pologne (sauf en cas de redoublement pour les deux derniers). Il est également considéré comme gratuit en Finlande et en Suède, où les étudiants sont amenés à payer uniquement des cotisations (infimes), à des organisations d'étudiants. C'était aussi le cas en Allemagne (à l'exception de quatre Länder). A Chypre, la situation varie d'un établissement à l'autre.
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Sciences po : les riches paieront encore plus
Dans un courrier adressé aux élèves en janvier, Richard Descoings, directeur de Sciences po Paris, dresse un bilan des premiers résultats du nouveau système de droits de scolarité (modulables en fonction des revenus des familles, qui, pour les plus nanties, ont payé jusqu'à 4 000 €, contre 1 050 € pour tous auparavant). Introduit pour la première fois en octobre 2004, le système devait aider les plus défavorisés et augmenter les ressources de l'Institut.
Richard Descoings y annonce des «ajustements» techniques prévus pour la rentrée 2005, car la mise en oeuvre a «produit des effets contraires aux objectifs», même si le «nouveau système a permis de dégager un produit supplémentaire de 2,2 millions d'euros».
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Portables pour enfants : le distributeur contre-attaque
Le distributeur du portable pour enfants et les associations qui en combattent l'utilisation devraient se retrouver face-à-face, cet après-midi, au palais de justice de Paris. La société ITT a en effet assigné les militants de Priartem et Agir pour l'environnement devant le juge des référés. L'entreprise reproche à ces associations d'avoir, en janvier dernier, mené une campagne d'«agit-prop» sur la nocivité supposée de leur produit. Relayés par les médias, leurs arguments alarmants avaient conduit le BHV et Carrefour à le retirer de la vente.
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L'Humanité du 00/01/05
Lycéens entêtés !
Décidément, ils n’écoutent rien. Lundi, sur LCI, François Fillon déclarait que les lycéens n’avaient plus aucune raison de manifester. Sourds aux remontrances ministérielles, ces derniers devraient, malgré cela, être plusieurs milliers à défiler, aujourd, dans les grandes villes de France et plus singulièrement à Paris (départ 14 heures de la place de la République). Entre les deux parties, l’ultime bras de fer s’engage, à huit jours du passage devant le Sénat du projet de loi d’orientation pour l’école
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« Nous sommes dans une seule logique budgétaire »
C’est d’abord le budget de l’éducation qui inquiète les parents d’élèves, explique Faride Hamana secrétaire général de la FCPE.
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« À 10, à 50 ou à 100, Condorcet sera présent dans la manif »
Au lycée Condorcet de Paris, hier, le mouvement n’avait pas encore repris. Mais la volonté de faire obstacle au projet Fillon ne s’est cependant pas envolée.
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Le Parisien du 00/01/05
Pourquoi les lycéens sont encore dans la rue
ILS MANIFESTENT encore. Près de deux mois après les premiers rassemblements contre la politique éducative du gouvernement, les lycéens vont une nouvelle fois aujourd'hui battre le pavé. A peine rentrés de vacances, les élèves parisiens vont ainsi défiler dès 14 heures de la place de la République à Denfert-Rochereau.Dans une soixantaine d'autres villes, y compris les plus « improbables » comme Fontenay-le-Comte en Vendée ou Neufchâteau dans les Vosges, des points de ralliement sont prévus. Un test essentiel quant à l'avenir du mouvement. Pour la première fois depuis le 10 février où ils avaient été 100 000 à réclamer - déjà - le retrait de la loi Fillon sur l'école, le mouvement sera en effet national.
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Ce que veulent les jeunes filles
Au lendemain des 30 ans de la loi sur l'IVG et à la veille des 60 ans du droit de vote, comment les adolescentes voient-elles leur vie de femme ? Tiraillées entre l'envie de tout réussir et la lutte contre les inégalités qui les révoltent.
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« Les garçons se croient supérieurs »
«La journée de quoi ? » Marine esquisse une petite moue coupable. « Pour tout t'avouer, je n'ai jamais entendu parler du 8 mars... » Cette jolie collégienne aux airs affranchis et à l'attitude posée marque un temps d'arrêt, sincèrement étonnée.
« Je trouve bizarre de dédier une journée aux femmes, comme on le fait pour les grandes causes ou les maladies... » A 14 ans, cette bonne élève a pourtant déjà fait sienne cette identité féminine qu'elle trouve si étrange de célébrer et déjà perdu bien des illusions sur l'égalité. « Les garçons se croient supérieurs à nous, ce sont des petits machos prétentieux qui savent déjà qu'ils nous marcheront sur les pieds plus tard... » Elle tempère : « Bon, c'est vrai qu'ils sont en plein âge bête... On a quinze ans pour les faire évoluer ! »
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Quelle image avez-vous des filles de votre âge ?
« Les filles sont plus sérieuses et meilleures en cours. Nous sommes plus forts physiquement. Cela crée une rivalité. Sur le plan professionnel, je regrette qu'il n'y ait pas assez de femmes dans les postes à responsabilité. A elles de s'imposer et de prouver qu'elles sont aussi capables que les hommes ! Même s'il est difficile pour un homme de reconnaître la supériorité d'une femme. » Stephan 18 ANS LYCEEN SEVRAN (93)
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La Croix du 00/01/05
Les lycéens retournent dans la rue
Les organisations lycéennes attendent des signes, comme le rétablissement des travaux personnels encadrés ou la création de postes à la rentrée[…]
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20 minutes du 00/01/05
Une manif « record » promise à Fillon
C’est la dernière ligne droite. Les lycéens manifesteront cet après-midi dans toute la France contre la réforme de l’éducation de François Fillon, avant qu’elle ne soit validée par le Sénat.
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L’entreprise drague les écoliers
Le mouvement Entreprises de taille humaine indépendantes et de croissance (Ethic) a lancé hier un appel national afin que les entrepreneurs viennent raconter aux élèves « l’aventure de la création d’une entreprise ». Cette action s’appuie sur deux études Ifop et Ipsos, dont une révèle notamment que 93 % des Français sont favorables à un dialogue sur les entreprises à l’école. Le lancement de l’appel, hier à l’Institut du monde arabe, était intitulé « Doit-on parler de l’entreprise à l’école ? ». Tous les participants – aucun de l’Education nationale – étaient d’accord sur ce point. Pour Ethic, il s’agit de contrer le « désamour du capitalisme » et la mauvaise image de l’entreprise « transmise par les médias », en insistant sur la capacité de chacun à créer son entreprise. Un patron a par exemple rendu compte de l’aptitude au travail de « ses employés en échec scolaire » et un membre du Haut Conseil à l’intégration a loué la capacité des « cancres » à monter leur société. Ethic a déjà contacté les recteurs d’académie et s’apprête à envoyer aux directeurs d’école les résultats des études sur la relation école-entreprise. La prudence des intervenants sur la réception de cette initiative par les enseignants laisse entrevoir les difficultés auxquelles seront confrontés les futurs intervenants. Si Sophie de Menthon, la présidente d’Ethic, s’est défendue hier de « toute guerre idéologique », des intervenants ont dénoncé la vision caricaturale de l’entreprise telle qu’elle leur semble enseignée dans les manuels scolaires
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Ouest-France du 00/01/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 00/01/05
L'emploi demeure le principal sujet d'inquiétude de Jean-Pierre Raffarin
édition datée du 8 mars)
Journées difficiles pour le gouvernement. Alors que la campagne pour le référendum sur la Constitution européenne débute, il va devoir affronter une nouvelle semaine sociale chargée. Les lycéens, tous rentrés de vacances désormais, ont prévu, mardi 8 mars, une "grande journée nationale de manifestations" contre le projet de loi Fillon sur l'école.
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De Bordeaux à Lille, les mille et un griefs des lycéens à l'encontre de la politique éducative du gouvernement
édition datée du 8 mars)
L'abandon de la réforme du baccalauréat ne suffit pas aux lycéens. Mardi 8 mars, puis jeudi 10 mars, à l'appel de leurs syndicats et des coordinations, ils doivent manifester un peu partout en France pour demander au ministre de l'éducation nationale, François Fillon, de retirer le projet de loi sur l'école. Le fond du texte, voté en première lecture par l'Assemblée nationale le 2 mars, inquiète les élèves qui craignent une école plus inégalitaire et soumise à la pression des entreprises. Suppressions d'options au lycée, diminution des moyens d'encadrement, disparition des TPE (travaux personnels encadrés) en terminale... C'est l'ensemble de la politique éducative du gouvernement qui est contesté. Témoignages de lycéens mobilisés.
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Ces anciens porte-parole reconvertis dans la politique
édition datée du 8 mars)
Julien Dray, Michel Field, David Assouline, Isabelle Thomas, Loubna Méliane ont un point commun : avoir été leader d'un mouvement lycéen ou étudiant et avoir, ensuite, embrassé une carrière dans les médias ou la politique. Depuis trente ans, les mouvements lycéens ne durent généralement que quelques semaines mais bousculent les gouvernements et servent de tremplins pour leurs porte-parole les plus brillants, propulsés très rapidement dans des fonctions publiques
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La sage révolte des lycéens
édition datée du 8 mars)
Un lycée comme un autre, dans le centre de la France. Avec des lycéens pareils aux autres, c'est-à-dire dans la rue. Ce jeudi 24 février à Blois, les élèves du lycée Dessaignes, le plus important de la ville avec 1 700 élèves et 160 enseignants, manifestent contre le projet de loi Fillon.
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Constance Blanchard, agitatrice précoce
La présidente de l'Union nationale lycéenne a 17 ans et des convictions. Si elle se bat contre le projet Fillon, c'est, dit-elle, parce qu'il y a "un malaise profond" et pour défendre le "droit à l'avenir" des élèves.
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Nouvelle mobilisation des lycéens contre le projet de loi Fillon
Les deux syndicats lycéens, la FIDL et l'UNL, ont appelé mardi à une nouvelle mobilisation, malgré leurs divergences, pour demander le retrait du projet de loi Fillon sur l'éducation. Il s'agit de la première journée d'action nationale depuis la manifestation du 10 février.
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Aujourd’hui, journée de la femme… et des lycéens. Les journaux s’intéressent bien sûr aux femmes, à lire en particulier le dossier du journal « La Parisienne » (le Parisien renommé pour l’occasion). Mais surtout, les quotidiens se penchent sur les lycéens, leurs leaders (Le Monde) et leurs revendications ( Libération, L’Humanité,…). Le « péril jeune » est de retour et c’est plutôt vivifiant… !
Bonne Lecture...
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Libération du 00/01/05
Les lycéens rouvrent le bal anti-raffarin
Circulez, y a rien à négocier. François Fillon aborde sa semaine sociale plus flegmatique que jamais : pour lui, d'une part, «la loi ne se fait pas dans la rue», d'autre part «rien ne pourra faire que (sa) réforme soit retirée». C'est pourtant très précisément ce que réclameront les lycéens, appelés à manifester aujourd'hui partout en France. Avec peut-être plus de vigueur qu'avant les vacances : par le passé, laisser entendre à la jeunesse qu'elle méconnaît la justice, que sa voix ne compte pas, ou qu'elle serait collectivement engagée par les débordements de quelques-uns s'est révélé un moyen relativement sûr de faire gonfler les mouvements.
Or le gouvernement semble prendre un malin plaisir à souffler sur les braises : après que Fillon eut stigmatisé les «manipulations» des lycéens (hypothèse toujours vive rue de Grenelle), que Raffarin eut déclaré l'urgence sur le texte au Parlement, Dominique de Villepin a agité le spectre de la chienlit : il a donné «des instructions très précises à l'ensemble des forces de l'ordre afin de veiller à ce que [des débordements tels que ceux du 10 février] n'aient pas lieu». Les recteurs d'académie complètent le dispositif : certains ont opportunément rappelé aux chefs d'établissement qu'ils devaient veiller à éviter tout absentéisme intempestif, mise en garde à peine voilée à l'intention des élèves qui ont prévu de sécher.
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Nasser Ramdane, ancien leader du mouvement lycéen de 1990:
«La jeunesse montre ici son désir d'émancipation»
A l'époque, il avait obtenu 4,5 milliards de francs et 1 700 postes... Leader du mouvement lycéen de 1990, Nasser Ramdane, 33 ans, est aujourd'hui membre du bureau national de SOS Racisme. Pour lui, le mouvement lycéen actuel oppose la «fraternité» aux «communautarismes».
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Editorial : L'hirondelle et le lycéen
Ils avaient obtenu le report de la réforme du bac avant la Saint-Valentin, obtiendront-ils davantage avant la Saint-Glin-Glin ? De la mobilisation lycéenne d'aujourd'hui beaucoup va dépendre. Faible, elle redonnerait du souffle à un ministre qui a su lâcher du lest. Forte, elle ferait entrer François Fillon dans une zone dangereuse. Celle où les demi-concessions ne sont plus de mise car plus audibles. Où la seule annonce pour éteindre le mouvement serait alors celle du retrait du projet. Le ministre de l'Education y entacherait sa réputation, lui qui n'a pas su s'en bâtir une indiscutable avec sa réforme des retraites. Mais il ne serait pas le premier à devoir battre... en retraite, Alain Devaquet ou François Bayrou, en leur temps, ont dû en passer par là. Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais un lycéen de retour de vacances peut influer sur le climat social. Au-delà du rite de passage qui existe dans tout mouvement lycéen, les jeunes pourraient bien donner le ton aujourd'hui d'une France fatiguée de voir des taux de profits, dont elle ne profite pas, décider des valeurs d'une société. Car, qu'ils soient lycéens, chercheurs ou salariés, qu'ils manifestent le mardi, le mercredi ou le jeudi, tous expriment une même inquiétude devant un pays de plus en plus à la botte d'une seule logique financière. Crainte des ados d'une école soumise aux seuls besoins des entreprises, crainte des chercheurs d'une recherche publique amputée au profit du privé, crainte des salariés de voir leur emploi et leur pouvoir d'achat sacrifiés pour satisfaire les actionnaires. Une anxiété qui pourrait tourner colère si la politique du gouvernement qui prétendait réconcilier les Français et l'entreprise continue à les en éloigner
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«Fermeté» en cas de violences
Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix, a mis en garde hier contre les risques d'incidents en marge de la manifestation parisienne des lycéens prévue aujourd'hui à Paris et a demandé aux organisateurs de mettre en place un «service d'ordre efficace et opérationnel pour éviter tout dérapage». Dans un communiqué, le syndicat de policiers «rappelle que ce genre de mobilisation sans réel service d'ordre interne peut très rapidement dégénérer et causer de graves troubles à l'ordre public» et redoute «de voir arriver des bandes de casseurs structurés qui se serviraient du manque de coordination pour infiltrer». Les organisateurs ont donc prévu un service d'ordre d'une centaine de personnes de SOS Racisme, la FIDL, la CGT, CFDT, FO et FSU. La préfecture de police de Paris met en place un gros dispositif de sécurité et annonce une «grande fermeté en cas de violence ou de déprédations».
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Matignon et l'Elysée misent sur le pourrissement
Le duo Chirac-Raffarin joue la carte de la fermeté alors que s'ouvre une semaine sociale très chargée.
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Le Figaro du 00/01/05
Les syndicats lycéens en ordre dispersé
Rivaux, les lycéens de l'UNL (Union nationale lycéenne) et de la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne) se sont désolidarisés ce week-end et ont décidé d'organiser séparément leurs réunions pour préparer la manifestation nationale du 8 mars. En dépit de l'ajournement de la réforme du bac, les deux syndicats continuent de réclamer le retrait de la réforme de François Fillon.
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Vers des universités payantes en Allemagne
Après 35 ans de gratuité, certains Länder vont autoriser les droits universitaires, pouvant atteindre 1 000 €
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Europe : la facture des études
Il n'y a que sept pays de l'Union européenne où les étudiants ne contribuent pas du tout au coût de l'enseignement supérieur et n'ont pas de cotisations obligatoires : Danemark, Grèce, Luxembourg, Hongrie, Malte, République tchèque et Pologne (sauf en cas de redoublement pour les deux derniers). Il est également considéré comme gratuit en Finlande et en Suède, où les étudiants sont amenés à payer uniquement des cotisations (infimes), à des organisations d'étudiants. C'était aussi le cas en Allemagne (à l'exception de quatre Länder). A Chypre, la situation varie d'un établissement à l'autre.
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Sciences po : les riches paieront encore plus
Dans un courrier adressé aux élèves en janvier, Richard Descoings, directeur de Sciences po Paris, dresse un bilan des premiers résultats du nouveau système de droits de scolarité (modulables en fonction des revenus des familles, qui, pour les plus nanties, ont payé jusqu'à 4 000 €, contre 1 050 € pour tous auparavant). Introduit pour la première fois en octobre 2004, le système devait aider les plus défavorisés et augmenter les ressources de l'Institut.
Richard Descoings y annonce des «ajustements» techniques prévus pour la rentrée 2005, car la mise en oeuvre a «produit des effets contraires aux objectifs», même si le «nouveau système a permis de dégager un produit supplémentaire de 2,2 millions d'euros».
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Portables pour enfants : le distributeur contre-attaque
Le distributeur du portable pour enfants et les associations qui en combattent l'utilisation devraient se retrouver face-à-face, cet après-midi, au palais de justice de Paris. La société ITT a en effet assigné les militants de Priartem et Agir pour l'environnement devant le juge des référés. L'entreprise reproche à ces associations d'avoir, en janvier dernier, mené une campagne d'«agit-prop» sur la nocivité supposée de leur produit. Relayés par les médias, leurs arguments alarmants avaient conduit le BHV et Carrefour à le retirer de la vente.
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L'Humanité du 00/01/05
Lycéens entêtés !
Décidément, ils n’écoutent rien. Lundi, sur LCI, François Fillon déclarait que les lycéens n’avaient plus aucune raison de manifester. Sourds aux remontrances ministérielles, ces derniers devraient, malgré cela, être plusieurs milliers à défiler, aujourd, dans les grandes villes de France et plus singulièrement à Paris (départ 14 heures de la place de la République). Entre les deux parties, l’ultime bras de fer s’engage, à huit jours du passage devant le Sénat du projet de loi d’orientation pour l’école
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« Nous sommes dans une seule logique budgétaire »
C’est d’abord le budget de l’éducation qui inquiète les parents d’élèves, explique Faride Hamana secrétaire général de la FCPE.
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« À 10, à 50 ou à 100, Condorcet sera présent dans la manif »
Au lycée Condorcet de Paris, hier, le mouvement n’avait pas encore repris. Mais la volonté de faire obstacle au projet Fillon ne s’est cependant pas envolée.
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Le Parisien du 00/01/05
Pourquoi les lycéens sont encore dans la rue
ILS MANIFESTENT encore. Près de deux mois après les premiers rassemblements contre la politique éducative du gouvernement, les lycéens vont une nouvelle fois aujourd'hui battre le pavé. A peine rentrés de vacances, les élèves parisiens vont ainsi défiler dès 14 heures de la place de la République à Denfert-Rochereau.Dans une soixantaine d'autres villes, y compris les plus « improbables » comme Fontenay-le-Comte en Vendée ou Neufchâteau dans les Vosges, des points de ralliement sont prévus. Un test essentiel quant à l'avenir du mouvement. Pour la première fois depuis le 10 février où ils avaient été 100 000 à réclamer - déjà - le retrait de la loi Fillon sur l'école, le mouvement sera en effet national.
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Ce que veulent les jeunes filles
Au lendemain des 30 ans de la loi sur l'IVG et à la veille des 60 ans du droit de vote, comment les adolescentes voient-elles leur vie de femme ? Tiraillées entre l'envie de tout réussir et la lutte contre les inégalités qui les révoltent.
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« Les garçons se croient supérieurs »
«La journée de quoi ? » Marine esquisse une petite moue coupable. « Pour tout t'avouer, je n'ai jamais entendu parler du 8 mars... » Cette jolie collégienne aux airs affranchis et à l'attitude posée marque un temps d'arrêt, sincèrement étonnée.
« Je trouve bizarre de dédier une journée aux femmes, comme on le fait pour les grandes causes ou les maladies... » A 14 ans, cette bonne élève a pourtant déjà fait sienne cette identité féminine qu'elle trouve si étrange de célébrer et déjà perdu bien des illusions sur l'égalité. « Les garçons se croient supérieurs à nous, ce sont des petits machos prétentieux qui savent déjà qu'ils nous marcheront sur les pieds plus tard... » Elle tempère : « Bon, c'est vrai qu'ils sont en plein âge bête... On a quinze ans pour les faire évoluer ! »
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Quelle image avez-vous des filles de votre âge ?
« Les filles sont plus sérieuses et meilleures en cours. Nous sommes plus forts physiquement. Cela crée une rivalité. Sur le plan professionnel, je regrette qu'il n'y ait pas assez de femmes dans les postes à responsabilité. A elles de s'imposer et de prouver qu'elles sont aussi capables que les hommes ! Même s'il est difficile pour un homme de reconnaître la supériorité d'une femme. » Stephan 18 ANS LYCEEN SEVRAN (93)
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La Croix du 00/01/05
Les lycéens retournent dans la rue
Les organisations lycéennes attendent des signes, comme le rétablissement des travaux personnels encadrés ou la création de postes à la rentrée[…]
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20 minutes du 00/01/05
Une manif « record » promise à Fillon
C’est la dernière ligne droite. Les lycéens manifesteront cet après-midi dans toute la France contre la réforme de l’éducation de François Fillon, avant qu’elle ne soit validée par le Sénat.
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L’entreprise drague les écoliers
Le mouvement Entreprises de taille humaine indépendantes et de croissance (Ethic) a lancé hier un appel national afin que les entrepreneurs viennent raconter aux élèves « l’aventure de la création d’une entreprise ». Cette action s’appuie sur deux études Ifop et Ipsos, dont une révèle notamment que 93 % des Français sont favorables à un dialogue sur les entreprises à l’école. Le lancement de l’appel, hier à l’Institut du monde arabe, était intitulé « Doit-on parler de l’entreprise à l’école ? ». Tous les participants – aucun de l’Education nationale – étaient d’accord sur ce point. Pour Ethic, il s’agit de contrer le « désamour du capitalisme » et la mauvaise image de l’entreprise « transmise par les médias », en insistant sur la capacité de chacun à créer son entreprise. Un patron a par exemple rendu compte de l’aptitude au travail de « ses employés en échec scolaire » et un membre du Haut Conseil à l’intégration a loué la capacité des « cancres » à monter leur société. Ethic a déjà contacté les recteurs d’académie et s’apprête à envoyer aux directeurs d’école les résultats des études sur la relation école-entreprise. La prudence des intervenants sur la réception de cette initiative par les enseignants laisse entrevoir les difficultés auxquelles seront confrontés les futurs intervenants. Si Sophie de Menthon, la présidente d’Ethic, s’est défendue hier de « toute guerre idéologique », des intervenants ont dénoncé la vision caricaturale de l’entreprise telle qu’elle leur semble enseignée dans les manuels scolaires
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Ouest-France du 00/01/05
Rien vu...
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Le Monde daté du 00/01/05
L'emploi demeure le principal sujet d'inquiétude de Jean-Pierre Raffarin
édition datée du 8 mars)
Journées difficiles pour le gouvernement. Alors que la campagne pour le référendum sur la Constitution européenne débute, il va devoir affronter une nouvelle semaine sociale chargée. Les lycéens, tous rentrés de vacances désormais, ont prévu, mardi 8 mars, une "grande journée nationale de manifestations" contre le projet de loi Fillon sur l'école.
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De Bordeaux à Lille, les mille et un griefs des lycéens à l'encontre de la politique éducative du gouvernement
édition datée du 8 mars)
L'abandon de la réforme du baccalauréat ne suffit pas aux lycéens. Mardi 8 mars, puis jeudi 10 mars, à l'appel de leurs syndicats et des coordinations, ils doivent manifester un peu partout en France pour demander au ministre de l'éducation nationale, François Fillon, de retirer le projet de loi sur l'école. Le fond du texte, voté en première lecture par l'Assemblée nationale le 2 mars, inquiète les élèves qui craignent une école plus inégalitaire et soumise à la pression des entreprises. Suppressions d'options au lycée, diminution des moyens d'encadrement, disparition des TPE (travaux personnels encadrés) en terminale... C'est l'ensemble de la politique éducative du gouvernement qui est contesté. Témoignages de lycéens mobilisés.
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Ces anciens porte-parole reconvertis dans la politique
édition datée du 8 mars)
Julien Dray, Michel Field, David Assouline, Isabelle Thomas, Loubna Méliane ont un point commun : avoir été leader d'un mouvement lycéen ou étudiant et avoir, ensuite, embrassé une carrière dans les médias ou la politique. Depuis trente ans, les mouvements lycéens ne durent généralement que quelques semaines mais bousculent les gouvernements et servent de tremplins pour leurs porte-parole les plus brillants, propulsés très rapidement dans des fonctions publiques
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La sage révolte des lycéens
édition datée du 8 mars)
Un lycée comme un autre, dans le centre de la France. Avec des lycéens pareils aux autres, c'est-à-dire dans la rue. Ce jeudi 24 février à Blois, les élèves du lycée Dessaignes, le plus important de la ville avec 1 700 élèves et 160 enseignants, manifestent contre le projet de loi Fillon.
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Constance Blanchard, agitatrice précoce
La présidente de l'Union nationale lycéenne a 17 ans et des convictions. Si elle se bat contre le projet Fillon, c'est, dit-elle, parce qu'il y a "un malaise profond" et pour défendre le "droit à l'avenir" des élèves.
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Nouvelle mobilisation des lycéens contre le projet de loi Fillon
Les deux syndicats lycéens, la FIDL et l'UNL, ont appelé mardi à une nouvelle mobilisation, malgré leurs divergences, pour demander le retrait du projet de loi Fillon sur l'éducation. Il s'agit de la première journée d'action nationale depuis la manifestation du 10 février.
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